En République démocratique du Congo (RDC), la paix reste suspendue aux armes. Alors que les violences se poursuivent dans l’est du pays et que plus de six millions de personnes sont déplacées à l’intérieur du territoire, l’ONU appelle à placer les droits humains au cœur des efforts visant à mettre fin au conflit.
Les Nations Unies ont débloqué 160 millions de dollars pour financer des opérations d’urgence dans 12 des crises humanitaires les plus sous-financées au monde, en Afrique, en Asie, en Amérique latine et au Moyen-Orient.
La ligne de front bouge peu, mais la guerre, elle, gagne du terrain dans la vie des civils. Frappes de drones à longue portée, bombardements près des zones de combat, attaques contre les infrastructures énergétiques : les huit premiers mois de 2026 ont été nettement plus meurtriers que la même période de 2025. Vendredi, le chef des droits humains de l'ONU a appelé à enrayer une escalade qui menace, selon lui, d’instaurer durablement une « spirale de vengeance et de représailles ».
Près d’un an après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, aucun des 36 hôpitaux de Gaza n’est pleinement opérationnel. Alors que les besoins médicaux restent immenses, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dénonce les délais et les restrictions qui continuent d’entraver l’acheminement de médicaments, de prothèses et d’équipements indispensables dans l’enclave palestinienne.
En Haïti, les gangs paralysent l’économie, terrorisent les populations et coupent l’accès aux services essentiels. Leur emprise gagne aussi les enfants : entre 30 % et 50 % de leurs membres seraient des mineurs. En 2025, le recrutement et l’utilisation d’enfants par ces groupes ont presque triplé, alerte le chef des droits de l’homme de l’ONU.
L’espérance de vie mondiale est quasiment revenue à son niveau d’avant la pandémie de Covid-19, mais le paysage sanitaire continue de se transformer, avec une progression des maladies non transmissibles, notamment le diabète, les démences et les troubles de santé mentale, selon de nouvelles estimations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
L’escalade des tensions au Moyen-Orient et les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz pourraient avoir des répercussions jusque dans les assiettes. Selon une analyse d’ONU Femmes, 11,7 millions de femmes et de filles supplémentaires pourraient être confrontées à l’insécurité alimentaire d’ici à la fin de 2026.
Près d’un enfant réfugié sur deux dans le monde n’était pas scolarisé en 2025. Alors que l’accès à l’université progresse, le passage au secondaire demeure un point de rupture majeur. Une fragilité que la contraction brutale de l’aide internationale menace désormais d’aggraver.
Sur les hauteurs de Port-au-Prince, les patients continuent de pousser la porte de centres de santé fragilisés par l’insécurité et des années de sous-investissement. Avec le soutien du Fonds humanitaire pour Haïti, les soignants maintiennent les services et les établissements se réhabilitent, pour préserver un accès aux soins devenu toujours plus difficile.
Les femmes doivent être au cœur des efforts visant à prévenir les conflits et à construire une paix durable, a déclaré jeudi le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, appelant à reconnaître leur rôle comme actrices de la protection, de la médiation et de la consolidation de la paix.
L’intelligence artificielle (IA) progresse à une vitesse fulgurante. Mais à mesure que ses capacités se développent, une question s’impose aux gouvernements du monde entier : qui doit décider de la manière dont elle est utilisée, qui doit en fixer les règles et qui doit pouvoir en bénéficier ?
Les habitants de Gaza aspirent désormais à « une vie normale », avec un logement décent, de l’eau potable, des écoles pour leurs enfants et la possibilité de travailler, selon Ramiz Alakbarov, Coordonnateur spécial des Nations Unies par intérim pour le processus de paix au Moyen-Orient.
Entre 1946 et 1958, les États-Unis ont procédé à 67 essais nucléaires dans l’archipel du Pacifique. Des générations plus tard, les conséquences sanitaires, environnementales et sociales continuent de peser sur le quotidien des Marshallais. L’ONU appelle Washington à ouvrir ses archives et à garantir aux victimes un droit effectif à réparation.
En Ituri, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), les violences reprennent et poussent des milliers de personnes sur les routes, tout en menaçant de ralentir la riposte contre Ebola. Plus de 5 000 personnes ont déjà fui les affrontements, dont plus de 3 000 le site de déplacés de Rhoe, tandis que l’insécurité restreint l’accès des humanitaires à plusieurs zones de santé.
Alors que plus de 148.000 personnes ont désormais été déplacées par les combats au Yémen, l’ONU s’inquiète d’une aggravation de la situation sanitaire, avec des risques accrus de choléra, de rougeole et d’autres maladies évitables dans des sites de déplacement déjà surpeuplés.
Les homicides reculent dans une grande partie du monde, mais les réseaux criminels se diversifient et s’intègrent davantage aux économies légales, notamment à travers le trafic de migrants, l’exploitation des ressources naturelles et la cybercriminalité, selon un nouveau rapport de l’ONU.
Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s’est dit « inquiet » du renvoi, entamé mardi par la Malaisie, de 1.500 ressortissants birmans vers leur pays, estimant que « les conditions actuelles ne permettent pas des retours sûrs, dignes et durables ».
Plus d’un milliard de repas sont jetés chaque jour dans le monde. Un gaspillage qui nourrit aussi la crise climatique, en particulier à travers les émissions de méthane produites par la décomposition des déchets organiques.
Au Liban, quatre familles sur cinq peinent désormais à couvrir leurs besoins essentiels. Entre conflit et crise économique persistante, les enfants paient un prix croissant : faim, renoncement aux soins et à l’école, travail précoce et détresse psychologique.
La misogynie n’est pas une norme, le patriarcat n’est pas une valeur et le sexisme n’est pas une plaisanterie. Devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, Awa Dabo a dénoncé les stéréotypes de genre qui entretiennent les discriminations. Ces « idées fausses et néfastes » sont parfois propagées délibérément pour renforcer le pouvoir et le contrôle.