Retards dans l’enregistrement des réfugiés, fermeture de foyers, recul de la protection de l’enfance. La crise financière qui frappe l’agence de l’ONU pour les réfugiés ne se traduit plus seulement par une diminution de l’aide, mais par un début d’effondrement des dispositifs censés protéger les plus vulnérables. Près de 8,3 millions de personnes de force pourraient en faire les frais cette année.
Alors que les négociations diplomatiques se multiplient concernant la République démocratique du Congo, les combats se poursuivent dans l’Est, où le M23 conserve de vastes territoires et où d’autres groupes armés continuent de s’en prendre aux civils. À cette guerre désormais chronique s’ajoute la plus grave épidémie d’Ebola jamais enregistrée dans le pays.
« Tous les voyants sont au rouge ». Devant l’Assemblée générale de l’ONU, le Secrétaire général a lancé mardi cette mise en garde, 81 ans après les bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki, alors que le risque nucléaire atteint, selon lui, son niveau le plus élevé depuis la fin de la Guerre froide. António Guterres a appelé les États à renouer d’urgence le dialogue, enrayer la course aux armements et relancer les efforts en faveur du désarmement.
Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté mardi une résolution prorogeant de six mois, jusqu’au 31 mars 2027, le mandat de la Force de répression des gangs (FRG) en Haïti.
Conseil de sécurité, ressources naturelles, intelligence artificielle. À la tribune de l’Assemblée générale, plusieurs dirigeants d’Afrique francophone ont décliné ces derniers jours une même frustration. Celle d’un ordre international qui, plus de 80 ans après la création de l’ONU, continue selon eux de distribuer inégalement le pouvoir, les richesses et le droit de fixer les règles.
L’ONU a appelé lundi à une désescalade urgente dans le nord de l’Éthiopie, alors que la dégradation de la situation sécuritaire perturbe l’aide humanitaire et fait craindre une aggravation du conflit.