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Présentation des artistes

16 September 2026 at 13:50

Pierre Assemat (Œildepierre). Le photographe indépendant installé dans le département du Tarn s'adonne à un large éventail d'activités : reportages et photographie en studio, pour des particuliers, des entreprises ou des collectivités. Il enseigne, aussi. Sa série Port du masque obligatoire (PMO), réalisée entre mars 2020 et octobre 2022, alors que sévissait la pandémie de Covid-19, est une tentative d'introduire de la distance entre la réalité des événements et les émotions ressenties par la plupart. Des représentations douces-amères pour cultiver le sens de l'humour et de la dérision.

Mikiko Kumazawa. Originaire de la préfecture d'Aichi et installée à Tokyo, où elle enseigne à l'université d'art de Musashino, dont elle est diplômée, l'artiste excelle dans la composition de scènes chaotiques d'une grande densité. S'y entrechoquent des éléments du quotidien et de l'extraordinaire, clins d'œil malicieux et représentations horrifiques. Son dessin infiniment minutieux confère une énergie frénétique à ces œuvres de grande taille.

Joschi Herczeg. Né à Bâle, le photographe a étudié à Londres, Prague et Sydney. Depuis 2008, il travaille au sein du collectif d'artistes JocJonJosch tout en développant ses propres réalisations, dont le projet Explosions, démarré à la fin des années 2000. La synchronie entre appareil photo et matière explosive lui permet d'interroger le temps, le chaos et l'entropie. « La plupart des explosions que je réalise aujourd'hui s'effectuent en groupe, sous forme de rituels performatifs au cours desquels les participants se libèrent de sentiments indésirables ou de choses qui leur pèsent, et s'ouvrent à la nouveauté, explique-t-il. Ils font exploser des objets qu'ils ont eux-mêmes fabriqués. Les images qui en résultent sont le symbole de cette libération. »

Yael Martínez. Originaire de l'État du Guerrero, au Mexique, le photographe explore ce qui fragmente son pays, et plus largement le continent latino-américain. Son œuvre, profondément humaine, se situe à la confluence du documentaire et du conceptuel. Luciérnagas (Lucioles), la série ici présentée, a vu le jour après la disparition de trois membres de sa famille. Elle se compose de photographies nocturnes traversées par la lumière — les images sont perforées et rétroéclairées —, chaque point lumineux représentant une vie, une absence, un souvenir : tout ce qui ne peut être saisi directement par l'appareil. Depuis 2024, Yael Martínez est membre de l'agence Magnum.

Voir en ligne : /mav/208/A/69757
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