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Amazon prépare 16 milliards d’euros d’investissements en Allemagne

21 October 2026 at 13:32

Amazon a présenté un projet visant à investir plus de 16 milliards d’euros dans ses activités allemandes en 2027. Le géant de la vente en ligne escompte développer son infrastructure d’IA, son informatique en nuage et sa connectivité satellite.

Cette nouvelle enveloppe s’ajoute aux plus de 100 milliards d’euros investis par Amazon outre-Rhin depuis 2010, où le groupe se mesure à ses rivaux Google et Microsoft pour développer ses services d’IA et son infrastructure cloud.

David Zapolsky, Chief Global Affairs and Legal Officer d’Amazon, décrit l’Allemagne comme un centre d’innovation et l’une des destinations d’investissement les plus attractives d’Europe.

« Nous voulons que les entreprises, les communautés et les créateurs allemands disposent de l’infrastructure et des outils dont ils ont besoin pour rivaliser et se développer », explique-t-il.

L’investissement comprend 4,8 milliards d’euros destinés à étendre la région cloud d’Amazon Web Services à Francfort et son infrastructure d’IA, afin de répondre à une demande croissante des clients.

Amazon prévoit aussi de renforcer sa connectivité via sa constellation satellite Amazon Leo afin de fournir un internet haut débit à l’ensemble du pays.

Amazon Leo a réservé 24 créneaux de lancement auprès du fournisseur européen Arianespace.

L’entreprise prévoit également d’élargir son empreinte logistique et de créer de nouveaux contenus pour sa plateforme Prime Video.

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SpaceX veut lancer son service D2D début 2028

21 October 2026 at 13:30

SpaceX prévoit d’activer son service de connexion directe aux appareils (Direct-to-Device, ou D2D) début 2028, après le lancement de la deuxième génération de la constellation Starlink Mobile en 2027 et l’intégration du spectre en cours d’acquisition.

Lors de la conférence consacrée à ses résultats du troisième trimestre, la présidente Gwynne Shotwell a indiqué que le spectre en bande basse dont SpaceX a convenu l’achat plus tôt ce mois-ci, ainsi que l’autorisation de la Federal Communications Commission (FCC) américaine de lancer 15 000 satellites V2 de nouvelle génération, « ouvrent la voie pour que Starlink Mobile devienne un grand opérateur mobile aux États-Unis ».

Le 8 octobre, SpaceX a conclu un accord pour acheter jusqu’à 14 MHz de spectre apparié dans la bande 800 MHz afin de soutenir ses projets. L’accord avec Grain Management devrait être finalisé au premier semestre 2027, sous réserve de l’approbation des régulateurs.

Gwynne Shotwell a rappelé que ses propos du trimestre précédent portaient sur des stations radio plus petites pour le service D2D, qu’elle décrit comme n’ayant pas tout à fait les capacités d’une tour, et que SpaceX pourrait installer chez des particuliers et des entreprises déjà équipés de Starlink.

« Donc, il ne s’agit pas seulement du spectre en bande S dont nous avons parlé, a-t-elle précisé lors de la conférence du 20 octobre. Nous allons en gros tirer parti des emplacements des installations Starlink et d’autres tours. »

SpaceX prévoit d’associer ses satellites à des stations radio au sol pour fournir une couverture mobile 5G, un plan que de nombreux dirigeants du secteur jugent irréaliste.

Interrogé sur les rôles que joueront les réseaux satellitaire et terrestre pour le service D2D, Elon Musk a estimé qu’une présentation plus détaillée pourrait être nécessaire pour expliquer la stratégie de connectivité de Starlink et les raisons pour lesquelles l’entreprise pense pouvoir un jour générer plusieurs centaines de milliards de dollars de revenus annuels.

« Il vous manque certains éléments que nous connaissons en interne, a-t-il affirmé. Je peux dire que nous voyons clairement la voie vers plusieurs centaines de milliards de dollars par an de revenus de connectivité, mais je pense que nous devrions probablement le décrire plus en détail dans un cadre qui ne se limite pas à quelques minutes lors d’une conférence de résultats. »

SpaceX dans le vert

SpaceX a enregistré un bénéfice net de 4,4 milliards de dollars (3,9 milliards d’euros) au troisième trimestre (clos le 30 septembre), contre une perte de 1,1 milliard de dollars (980 millions d’euros) un an plus tôt, son chiffre d’affaires ayant plus que doublé pour atteindre 14,6 milliards de dollars (13 milliards d’euros), porté en grande partie par son activité d’IA.

Il s’agit du deuxième rapport de résultats de l’entreprise depuis son introduction en Bourse en juin. Le chiffre d’affaires a progressé de 161 % sur un an.

Le segment Super Intelligence (ex-IA) représente environ 6,7 milliards de dollars (6 milliards d’euros) de la hausse d’environ 9 milliards de dollars (8 milliards d’euros), son chiffre d’affaires passant de 813 millions de dollars (724 millions d’euros) à 7,6 milliards de dollars (6,8 milliards d’euros). SpaceX attribue la croissance de ce segment à de nouveaux accords de services cloud, à l’acquisition de Cursor et à l’usage croissant de Grok.

Le résultat d’exploitation s’élève à 2,8 milliards de dollars (2,5 milliards d’euros), contre une perte de 273 millions de dollars (243 millions d’euros) un an plus tôt, et le BAIIA (EBITDA) ajusté atteint 8,8 milliards de dollars (7,8 milliards d’euros), en hausse de 306 %.

Le chiffre d’affaires tiré de la connectivité progresse de 69 % pour atteindre 5,2 milliards de dollars (4,6 milliards d’euros). Le résultat d’exploitation de ce pôle double quasiment, avec une croissance de 99 % à 2,4 milliards de dollars (2,1 milliards d’euros).

Starlink compte 13,6 millions d’abonnés grand public au haut débit, soit 1,6 million de plus sur le trimestre, contre 7,2 millions au troisième trimestre 2025.

Pour son service de connexion directe aux appareils, Gwynne Shotwell indique que Starlink Mobile a dépassé 22 millions d’utilisateurs mensuels à la fin du trimestre, en hausse de 37 % par rapport au trimestre précédent.

En dépit des résultats qui précèdent, SpaceX reste déficitaire sur l’année en cours, avec une perte nette de 413 millions de dollars (368 millions d’euros) sur neuf mois.

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La FCC valide la constellation C-3 de Globalstar avant le rachat par Amazon

20 October 2026 at 13:32

Globalstar a obtenu l’approbation de la Federal Communications Commission (FCC) américaine pour C-3, son système satellitaire de nouvelle génération, alors qu’Amazon s’apprête à racheter l’entreprise.

La FCC a accordé une autorisation d’exploitation à l’échelle nationale pour ce système, conçu pour connecter des centaines de millions d’appareils mobiles aux États-Unis, y compris via des liaisons Direct-to-Device (D2D) vers des smartphones. L’ordonnance couvre également des antennes au sol en Alaska, à Hawaï, au Nevada, au Texas, en Floride et à Porto Rico.

Le feu vert de la FCC renforce la position réglementaire d’un actif central dans l’effort d’Amazon pour concurrencer Starlink (SpaceX) sur les services D2D.

C-3 comprendra 48 satellites en orbite basse à 1 414 kilomètres d’altitude, ainsi que six satellites de rechange en orbite et environ 90 antennes de six mètres de diamètre au sol installées partout dans le monde. MDA Space construit les satellites au Canada, tandis que des centres de contrôle à Toulouse, en France, et au siège de Globalstar en Louisiane superviseront les opérations. La France a déposé la notification du système auprès de l’UIT.

Le directeur général Paul Jacobs décrit cette approbation comme une étape clé pour améliorer la capacité, les performances et la flexibilité des services de Globalstar. Barbee Ponder, responsable des affaires réglementaires, indique que cette étape clôt un processus d’autorisation de plusieurs années avec le Space Bureau de la FCC.

En avril, Amazon a convenu d’acquérir l’entreprise de satellites pour 11,6 milliards de dollars (10,3 milliards d’euros), dans le cadre de sa volonté d’ajouter des services D2D à sa constellation Amazon Leo. La finalisation de l’opération est attendue en 2027, sous réserve de l’approbation des régulateurs et de l’atteinte par Globalstar de jalons satellitaires spécifiques.

En juillet, Amazon Leo a demandé à la FCC l’autorisation de déployer jusqu’à 5 105 satellites pour des services de connexion directe aux appareils.

Selon Zack Brown, responsable de la communication d’Amazon, l’entreprise comptait en octobre 396 satellites en orbite basse et en avait construit plus de 1 000 dans son centre de production de 16 000 mètres carrés à Kirkland (État de Washington).

Apple est un partenaire de longue date de Globalstar et a investi plus de 1 milliard de dollars (891 millions d’euros) dans l’entreprise. La flotte existante de Globalstar prend en charge des fonctions satellite de l’iPhone, dont les messages d’urgence, la messagerie, l’assistance routière et le partage de localisation.

Amazon a également signé un accord distinct pour fournir une connectivité satellite aux iPhone et Apple Watch actuels et futurs, en s’engageant à maintenir ces services.

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La directrice financière d’OpenAI pointe les risques des modèles chinois

15 October 2026 at 13:26

La directrice financière d’OpenAI, Sarah Friar, aurait averti que les entreprises utilisant des modèles d’IA chinois à bas coût s’exposeraient à des risques de cybersécurité – tout en assurant que les alternatives occidentales offrent une meilleure protection.

Interviewée par Bloomberg dans le cadre de l’International AI Summit à Dublin, Sarah Friar a invité les entreprises qui envisagent d’adopter des modèles chinois à évaluer les risques en matière de sûreté et de sécurité.

OpenAI et son rival Anthropic font face à une concurrence croissante des modèles d’IA à poids ouverts, en particulier ceux développés en Chine. Les utilisateurs peuvent les télécharger et les exécuter sur leur propre matériel, souvent à moindre coût que les principales alternatives américaines, avec des performances comparables sur certaines tâches.

Bloomberg note que les modèles chinois ont représenté la plus grande part des téléchargements de modèles d’IA générative sur la plateforme d’hébergement Hugging Face en août.

De leur côté, OpenAI et Anthropic proposent principalement des modèles fermés, qui ne peuvent être ni téléchargés ni modifiés. Les deux entreprises soutiennent que les alternatives ouvertes présentent des risques plus importants.

Guillaume Princen, responsable de l’international chez Anthropic, a fait part d’inquiétudes similaires à propos des modèles à poids ouverts lors de l’événement.

« Je ne peux pas me prononcer sur les modèles ouverts, a-t-il admis. Mais, par définition, ils comportent davantage de risques. »

Ces propos font suite à plusieurs cas de comportement inattendu de la part de systèmes d’IA avancés lors de tests de cybersécurité.

En juillet, OpenAI a révélé que ses modèles avaient pénétré dans des systèmes exploités par la start-up d’IA Hugging Face lors d’une évaluation de cybersécurité autorisée.

Anthropic a elle aussi révélé des exemples de comportements déviants de ses modèles, dont celui d’un modèle Claude ayant transmis un faux signalement dans le cadre d’une enquête pour homicide, rapporte Bloomberg.

Sarah Friar a néanmoins mis en garde les entreprises américaines d’IA contre un ralentissement de leurs lancements.

« Je pense qu’il faut doser le rythme, mais sans le ralentir au point de créer un déséquilibre dans l’accès aux outils qui peuvent, sur le plan cyber, engendrer de véritables problèmes critiques dans le monde », a-t-elle affirmé.

Sachin Katti sur le départ

Sachin Katti, responsable des infrastructures d’OpenAI, a indiqué par ailleurs le 14 octobre sur LinkedIn qu’il prévoyait de quitter ses fonctions le 15 novembre, tout en continuant d’accompagner l’entreprise comme conseiller.

« Après une année incroyable chez OpenAI, j’ai décidé de passer à autre chose pour construire quelque chose de nouveau », a-t-il expliqué.

Avant de rejoindre OpenAI en novembre 2025, il a occupé plusieurs postes technologiques chez Intel, dont celui de Chief Technology and AI Officer.

CNBC rapporte qu’Uday Ruddarraju, jusqu’ici directeur technique chargé du calcul chez OpenAI, le remplacera et dirigera l’ensemble de l’organisation dédiée au calcul de l’entreprise.

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Les livraisons trimestrielles de smartphones enregistrent une chute record

15 October 2026 at 13:25

Les derniers chiffres d’IDC montrent que le marché mondial des smartphones a connu au troisième trimestre 2026 la plus forte baisse annuelle jamais enregistrée. Avec 255,3 millions d’unités, les livraisons sont en baisse de 22 %, effet de la crise persistante de la mémoire, alimentée par l’IA.

Pour Nabila Popal, directrice de recherche senior chez IDC, le net repli que le secteur redoutait s’est « enfin concrétisé » – et le pire reste à venir : « les indicateurs actuels laissent penser que le marché n’a pas encore touché le fond. Les coûts de la mémoire ont bondi d’environ 350 % depuis l’an dernier et continuent d’augmenter, ce qui exerce une forte pression sur les marges des constructeurs et sur les livraisons ».

Elle ajoute que, si l’inflation sur la mémoire commence à ralentir, « les coûts restent élevés pour d’autres composants essentiels, ce qui aggrave la crise ».

Dans ce contexte, la croissance du marché devrait rester limitée jusqu’en 2027, toute reprise éventuelle étant repoussée à 2028 au plus tôt.

Le classement des constructeurs reste proche de celui du trimestre précédent. Samsung et Apple continuent de gagner des parts de marché, atteignant respectivement 22,6 % et 22,4 %, même si les livraisons trimestrielles des deux groupes ont reculé.

Pour compléter le top 5, Xiaomi, Vivo et Oppo ont tous enregistré une baisse à deux chiffres de leur part de marché.

Kiranjeet Kaur, directrice de recherche associée pour les appareils au niveau mondial chez IDC, note cependant que, malgré des ventes atones, certains constructeurs ont relevé leurs plans de production en prévision d’un durcissement de l’approvisionnement en composants l’an prochain.

« Si la demande reste faible, cela pourrait entraîner une accumulation de stocks à l’approche de 2027, ce qui ferait peser un risque baissier supplémentaire sur notre prévision pour 2027 », explique-t-elle.

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Nvidia veut injecter 1,8 milliard d’euros dans l’IA européenne

14 October 2026 at 13:49

Le directeur général de Nvidia, Jensen Huang, aurait détaillé son projet d’investir 1,8 milliard d’euros (2 milliards de dollars) en Europe afin d’y accélérer l’adoption de l’IA et des produits du spécialiste des processeurs graphiques.

Selon Bloomberg, Jensen Huang a dévoilé ce plan le 13 octobre lors d’un événement à Paris, première étape d’une tournée qui comprend aussi Londres et Berlin. Il a indiqué que ces nouveaux investissements, qui seront annoncés la semaine prochaine, s’ajoutent aux 7,2 milliards d’euros (8 milliards de dollars) que l’entreprise a déjà engagés sur le Vieux Continent.

Le fondateur de Nvidia a également annoncé de nouveaux financements pour les start-up françaises Doctolib, Genesis AI, Pigment et Entalpic.

Jensen Huang a par ailleurs promu les modèles open source, estimant que leurs coûts plus faibles et leur plus grande flexibilité pourraient aider l’Europe à combler son retard sur les États-Unis en matière d’IA avancée. « Les modèles ouverts sont importants car ils peuvent être personnalisés selon les langues et pour votre propre souveraineté », a-t-il commenté selon Bloomberg.

Le fabricant de processeurs est un partenaire important de la société française Mistral AI, qui développe des modèles d’IA à poids ouverts. Il a investi dans Mistral et fournit des accélérateurs pour ses data centers.

La conférence GTC Berlin de Nvidia est programmée du 20 au 22 octobre.

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Docomo et Abside s’associent sur l’IA pour les communications HAPS

14 October 2026 at 13:48

NTT Docomo et l’équipementier réseau américain Abside Networks vont étudier ensemble des réseaux de nouvelle génération pilotés par l’IA et basés sur des plateformes à haute altitude.

Le protocole d’accord entre les deux partenaires prévoit des travaux communs portant sur l’architecture des systèmes HAPS (High Altitude Platform Station), le contrôle du réseau et l’exploitation des données. Ils examineront également comment l’IA peut prévoir la demande et gérer les faisceaux radio, la capacité, le spectre et les interférences dans un réseau d’accès radio (RAN) stratosphérique.

Les partenaires prévoient en outre d’étudier la collecte et l’utilisation de données sur la qualité du réseau, les opérations et la détection stratosphérique, ainsi que l’intégration potentielle avec des applications externes et des plateformes de services.

L’accord s’inscrit chez NTT Docomo dans le cadre élargi d’une « infrastructure de communications tridimensionnelle intégrant l’IA aux initiatives de réseaux non terrestres (NTN), dont les HAPS ». Opérant à des altitudes d’environ 20 km, les HAPS reposent sur des plateformes sans pilote pour assurer une connectivité à grande échelle, y compris dans des zones mal desservies où la couverture mobile classique est difficile ou peu rentable, comme les régions montagneuses et les zones maritimes.

L’opérateur japonais explique vouloir intégrer les réseaux terrestres à des systèmes situés dans la stratosphère et dans l’espace, afin de proposer des services à plus grande échelle et à plus forte capacité, en réponse à une demande de connectivité croissante à mesure que l’usage de l’IA explose.

NTT Docomo mène des travaux de recherche et des démonstrations en vue de proposer des services de communications fondés sur les HAPS, mais note que l’environnement stratosphérique exige des technologies et des équipements RAN spécialisés.

En conséquence, Abside développe des systèmes radio reposant sur de grands réseaux d’antennes pour un contrôle précis des faisceaux, ainsi qu’une plateforme logicielle pilotée par l’IA conçue pour assurer « un contrôle intégré des réseaux au sol, dans la stratosphère et dans l’espace ». L’équipementier apporte également son expérience des communications stratosphériques, acquise grâce à ses travaux sur l’initiative de ballons Project Loon de Google, ainsi que son développement d’équipements HAPS, de technologies

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Google et Microsoft s’inquiètent également des risques liés à l’IA

14 October 2026 at 13:40

Les récentes cyberattaques pilotées par l’IA sont des « premiers coups de semonce », prévient à son tour Demis Hassabis. Pour le cofondateur de Google DeepMind, des incidents plus graves pourront survenir avec le temps si les entreprises et les gouvernements n’intensifient pas leurs efforts pour sécuriser les systèmes d’IA.

S’exprimant lors de l’International AI Summit à Dublin, Demis Hassabis a recommandé l’adoption de pratiques de sécurité comparables à celles en vigueur dans des domaines comme la biologie et le nucléaire. Il a appellé à la mise en place de « bacs à sable » sécurisés et isolés pour tester les agents d’IA avant leur connexion à internet, ainsi qu’à un renforcement des mesures de cybersécurité.

« Nous devons en quelque sorte renforcer notre dispositif défensif de façon asymétrique afin de garder une longueur d’avance sur les attaquants », a expliqué Demis Hassabis. Il a estimé par ailleurs que les banques et les gouvernements pourraient déployer l’IA pour repérer et corriger des failles logicielles avant la diffusion à grande échelle des systèmes.

Il a réitèré son appel à la création d’un organisme de normalisation international chargé de superviser la sécurité de l’IA, tout en précisant que tout cadre doit rester assez souple pour suivre l’évolution technologique sans étouffer l’innovation.

Brad Smith, vice-président du conseil d’administration et président de Microsoft, plaide lui aussi pour la mise en place de garde-fous renforcés. Il a décrit 2026 comme une « année qui donne à réfléchir » pour la sécurité de l’IA. « Aucune entreprise ni aucune technologie ne devrait être au-dessus des lois », a-t-il assuré, notant que la réglementation devrait être « raisonnable » et « équilibrée » tout en tenant compte de l’innovation.

Pour Brad Smith, les entreprises doivent être prêtes à ralentir leur développement lorsque c’est nécessaire. Il cite à ce titre une décision de Microsoft visant à réaffecter 34 000 ingénieurs du développement de produits à la cybersécurité il y a deux ans et demi. « C’était douloureux, mais c’était la bonne décision », a-t-il précisé, avant d’ajouter ironiquement que « cette allergie qu’une partie du secteur a envers la réglementation est franchement quelque chose dont nous devons nous débarrasser ».

Aider la recherche européenne en IA

Par ailleurs, Google DeepMind et Google Cloud annoncent leur intention de donner accès à leurs modèles d’IA de pointe à un maximum de 200 chercheurs scientifiques européens, avec 3 millions de dollars (2,7 millions d’euros) de crédits de calcul à la clé.

Cette initiative soutiendra le programme IA pour la science de l’Union européenne (UE) par l’intermédiaire de l’initiative Resource for AI Science in Europe (RAISE), qui vise à combler le déficit de ressources informatiques auquel les chercheurs sont confrontés.

Les entreprises fourniront aux chercheurs un accès à des outils d’IA comme AlphaFold 3, WeatherNext, AlphaGenome, AlphaEvolve et AlphaEarth Foundations. Google indique que ce programme donnera aux chercheurs les moyens de relever des défis scientifiques complexes, comme la prévision de phénomènes météorologiques extrêmes et la cartographie de structures moléculaires.

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Avec Muse, Meta lance un nouveau défi à ses rivaux de l’IA

13 October 2026 at 13:52

Le directeur général de Meta Platforms, Mark Zuckerberg, aurait affirmé que l’entreprise avait atteint la « frontière » de l’IA, à l’occasion du dévoilement de deux nouveaux modèles conçus pour traiter des tâches personnelles et professionnelles complexes.

Après d’importants investissements dans les infrastructures de calcul et la recherche, le géant technologique indique que Muse Wonder et Muse Wonder Full constituent « nos modèles les plus performants à ce jour ».

Ces modèles peuvent traiter des tâches allant du codage et de l’analyse de documents à l’interprétation d’informations juridiques, de finances personnelles et de données de santé.

Parmi les principales fonctionnalités figure Active Memory, qui permet de conserver les informations pertinentes sur l’utilisateur d’une conversation à l’autre. Les agents sont également dotés d’Active Focus, pour les aider à poursuivre des tâches plus longues, à s’adapter aux nouvelles informations, à se remettre de leurs erreurs et à demander des précisions aux utilisateurs avant d’entreprendre des actions importantes.

Meta affirme que ses évaluations montrent de solides résultats sur des benchmarks couvrant la performance des agents, la mémoire et le codage, ajoutant que la version avancée Muse Wonder Full se comporte mieux sur des tâches inédites.

Conception responsable

Contrairement à la stratégie open source poursuivie jusqu’à présent, Meta propose Muse Wonder via ses propres canaux pour développeurs et abonnements, défi direct lancé aux chatbots de rivaux comme OpenAI et Anthropic. Selon le Financial Times (FT), Meta facturera les entreprises entre 20 cents de dollar (0,18 euro) par million de tokens pour un accès de base et jusqu’à 200 dollars (179 euros) par mois pour la version plus puissante Muse Wonder Full.

S’exprimant auprès du FT à l’occasion du lancement de Muse, Mark Zuckerberg a ajouté que les nouveaux modèles permettraient « des comportements bien plus sophistiqués, situés à la frontière de ce qui se fait dans le domaine de l’IA ».

Meta affirme que Muse Wonder surpasse Claude Opus 5.5 et Fable 5.1 d’Anthropic ainsi que GPT-6 Astra d’OpenAI sur certaines mesures techniques.

Mark Zuckerberg ajoute que ce niveau a nécessité « une grande quantité de calcul et d’investissement », ainsi qu’une recherche soutenue. Il a précisé au FT que le développement des modèles et les dépenses se poursuivent, affirmant que l’entreprise travaille « déjà sur le cran supérieur ».

Minimisant les inquiétudes croissantes portant sur des systèmes d’IA assez performants pour échapper au contrôle humain, le patron de Meta a estimé qu’il était « beaucoup plus proche de l’idée que l’IA est une technologie qui peut être conçue avec des garde-fous normaux et construite de manière responsable ».

Meta assure que ses nouveaux modèles ont été entraînés pour empêcher la divulgation non autorisée d’informations privées et rejeter les demandes visant à faciliter des actions nuisibles, tout en conservant des capacités d’agents pour des travaux de cybersécurité défensive.

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La GSMA se focalise sur la 6G, les menaces de l’IA et l’inclusion numérique

13 October 2026 at 13:50

Le conseil d’administration de la GSMA a détaillé les priorités du secteur en matière de connectivité, appelant à agir en faveur de l’accessibilité financière des smartphones, contre les arnaques en ligne et pour l’investissement dans les réseaux, tout en soutenant un renforcement de la coopération internationale sur les futures normes 6G.

À l’issue d’une réunion du conseil à New Delhi, la GSMA a rappelé que, si 97 % de la population mondiale vit dans une zone couverte par le haut débit mobile, 3,4 milliards de personnes restent privées d’internet mobile. Le coût des appareils reste un frein important : un terminal d’entrée de gamme connecté à internet équivaut à 44 % du revenu mensuel moyen des 20 % les plus pauvres dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.

La GSMA met en avant des mesures possibles pour améliorer l’accessibilité financière, comme des dispositifs de financement, des baisses d’impôts ciblées et une coopération renforcée entre fabricants d’appareils et fournisseurs de mémoire.

L’association s’inquiète par ailleurs du danger croissant lié aux fraudes et aux escroqueries, avertissant que, si le secteur mobile continue de renforcer ses outils de détection réseau et de cyberdéfense, « aucun secteur ne peut combattre seul cette menace ». La GSMA relève que les contenus générés par l’IA et les deepfakes aggravent encore les risques pour les consommateurs, la confiance du public et les objectifs des gouvernements, et appelle le secteur à « unir ses forces pour contrer les arnaques par des solutions concrètes ».

Investissement soutenu

La GSMA souligne également la nécessité d’investir dans les réseaux et de mener des politiques favorables pour accélérer la croissance de la connectivité. Elle estime que les technologies et services mobiles ont généré 6 000 milliards de dollars (5 376 milliards d’euros) de valeur économique en 2025, soit 6,4 % du PIB mondial, un chiffre qui devrait atteindre 11 300 milliards de dollars (10 125 milliards d’euros) d’ici 2030.

Par ailleurs, les opérateurs devraient investir 1 200 milliards de dollars (1 075 milliards d’euros) en capex entre 2025 et 2030 pour étendre et moderniser leurs réseaux, et 57 % des connexions mobiles devraient utiliser la 5G d’ici la fin de la décennie.

Pour Vivek Badrinath, directeur général de la GSMA, la prochaine priorité du secteur doit être de transformer l’expansion de la 5G en « valeur significative », afin qu’un plus grand nombre de personnes puissent participer à l’économie numérique. « Cela exigera des investissements soutenus, des politiques favorables et une collaboration à travers l’ensemble de l’écosystème », a-t-il insisté.

L’association sectorielle a réaffirmé en outre son soutien à des normes mondiales et à un spectre harmonisé à mesure que le développement de la 6G se poursuit. Elle a souligné que des pays représentant plus de 80 % de la population mondiale soutiennent l’usage mobile de la bande 6 GHz supérieure, qui pourrait offrir les largeurs de canal de 200 à 400 MHz jugées nécessaires pour la 6G.

Le président de la GSMA, Gopal Vittal, estime quant à lui qu’« en travaillant à travers des normes mondiales et en collaborant d’un marché à l’autre, nous pouvons accélérer l’innovation, renforcer la confiance et la résilience » à mesure que le secteur développe la prochaine génération de connectivité.

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L’aérospatiale s’oppose au projet sur le spectre soutenu par SpaceX

8 October 2026 at 10:34

Plusieurs groupes de l’aérospatiale et de la défense s’opposeraient à l’initiative, soutenue par SpaceX, visant à refondre la coordination du spectre sans fil pour les lancements de fusées.

Bloomberg rapporte que les changements proposés remplaceraient le système de coordination des fréquences assuré par un tiers, qui supervise la manière dont les agences gouvernementales et les entités commerciales se partagent les principales bandes de télémétrie.

La Federal Communications Commission (FCC) américaine a sollicité des commentaires publics sur la modernisation de la coordination du spectre pour les lancements, à la suite d’un mémorandum présidentiel d’août 2026 et d’une pétition déposée par la Commercial Space Federation (CSF).

Selon des documents déposés et relevés par le média Vertical Aviation International, la CSF a demandé à la FCC de remplacer le processus existant de coordination des fréquences pour les essais en vol par une coordination directe et une base de données automatisée, quasi en temps réel, couvrant les bandes de télémétrie partagées.

Une coalition représentant des organisations de l’aérospatiale et de la défense, des constructeurs d’avions dont Boeing et Lockheed Martin, et des opérateurs d’essais en vol a déposé des commentaires formels invitant la FCC à procéder avec prudence.

Dans une contribution commune, l’Aerospace & Defense Industry Spectrum Coalition avertit que les changements de coordination proposés pourraient accroître le risque d’interférences électromagnétiques nuisibles.

La coalition indique que ces fréquences partagées sont essentielles à la télémétrie de sécurité en temps réel lors des évaluations d’avions prototypes, des vols de certification d’aéronefs électriques à décollage et atterrissage verticaux (eVTOL) et des essais de préparation opérationnelle de la défense.

Elle soutient aussi que le calendrier accéléré de consultation de la FCC n’a pas laissé assez de temps pour mener des études techniques approfondies permettant de vérifier l’absence d’interférences.

Le litige force la FCC à arbitrer entre l’acceptation de calendriers de lancement de fusées plus rapides et la nécessité de protéger les utilisateurs du même spectre dans l’aérospatiale et la défense contre les interférences nuisibles.

Feu vert de la FCC

SpaceX a remporté une victoire réglementaire en obtenant de la FCC l’autorisation de lancer 15 000 satellites de nouvelle génération pour son service mobile de connexion directe aux appareils (D2D), ouvrant la voie à une concurrence directe avec AT&T, T-Mobile US et Verizon.

SpaceX avait déposé sa demande auprès de la FCC en septembre 2025, avant de rebaptiser plus tôt cette année son offre satellite D2D en Starlink Mobile.

SpaceX, contrôlée par Elon Musk, vise un débit descendant de 150 Mb/s pour son service D2D, contre environ 4 Mb/s en liaison descendante pour l’offre Starlink commercialisée par T-Mobile.

Plutôt que de s’appuyer sur un réseau terrestre doté de tours cellulaires, SpaceX prévoit d’associer ses satellites à des femtocells au sol pour fournir une couverture mobile 5G, un plan que de nombreux dirigeants du secteur jugent irréaliste.

« Avec cette décision, les déploiements prévus par SpaceX vont remodeler la connectivité fondée sur le spectre en améliorant la concurrence et en offrant à plus de consommateurs plus de choix dans plus d’endroits, afin de servir l’objectif de la Commission de connecter chacun, partout, à des services de communication modernes », a indiqué la FCC le 6 octobre. Elle a également accordé à SpaceX une dérogation lui permettant de proposer son service via des satellites sans conclure d’accord de location avec un opérateur mobile terrestre.

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Les capex télécoms mondiaux progressent au premier semestre 2026

6 October 2026 at 16:45

Selon Dell’Oro Group, les dépenses d’investissement (capex) liées aux télécoms dans le monde ont enregistré une augmentation significative : 5 % sur un an au premier semestre, soit un résultat supérieur aux attentes après plusieurs années de baisse.

Malgré ce début d’année prometteur, les perspectives à long terme de Dell’Oro ne changent guère. Le cabinet prévoit pour les capex télécoms une croissance annuelle composée (CAGR) de 1 % maximum d’ici 2030.

La performance des équipementiers télécoms a continué de suivre de près l’évolution des capex. Le chiffre d’affaires cumulé des fournisseurs sur les six segments d’équipements télécoms suivis par Dell’Oro – accès haut débit, transmission hertzienne, transport optique, cœur de réseau mobile (MCN), réseau d’accès radio (RAN), et routeurs haut de gamme et agrégation – a lui aussi progressé d’environ 5 % sur la même période.

Stefan Pongratz, vice-président de Dell’Oro, explique que les opérateurs disposent d’une capacité accrue à l’issue des cycles d’investissement dans la 5G et la fibre, et réorientent progressivement leurs dépenses de la couverture vers la capacité, la modernisation, l’automatisation et l’efficacité.

« Dans le même temps, l’amélioration des revenus des opérateurs contribue à réduire les ratios d’intensité capitalistique, même si les investissements réseau restent stables », précise Stefan Pongratz.

L’intensité capitalistique (soit le rapport entre les capex d’un opérateur et son CA), qui avait culminé à 18 % en 2022, devrait reculer à environ 14 % en 2028, avant de remonter légèrement à mesure que démarrent les premiers investissements dans la 6G.

Globalement, le CA des équipementiers de télécoms devrait croître de 2 à 3 % par an en rythme composé (CAGR) entre 2025 et 2030, soit plus vite que les capex des fournisseurs de services de communication (CSP), en partie grâce à une demande supplémentaire de la part des fournisseurs de cloud.

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Deutsche Telekom mise sur l’IA souveraine pour doper ses revenus

5 October 2026 at 16:48

Deutsche Telekom a détaillé une série d’initiatives destinées à tirer parti de la demande croissante de services d’IA souveraine en Europe. L’opérateur allemand se fixe en la matière des objectifs de revenus chiffrés en millions d’euros, dans le cadre d’ambitions plus larges ciblant les entreprises et les institutions publiques.

Deutsche Telekom considère le secteur européen de la souveraineté comme l’une de ses principales opportunités en dehors du marché américain.

L’opérateur observe que les entreprises et les organismes publics souhaitent profiter des gains d’automatisation de l’IA « tout en conservant la maîtrise des données et des opérations ». Deutsche Telekom estime que le secteur est « en train de devenir une activité de croissance » et qu’elle continuera de nouer des partenariats pertinents pour en profiter.

L’opérateur a mis en avant, comme autre initiative liée à l’IA, ses travaux pour produire une plateforme d’automatisation destinée aux petites et moyennes entreprises, couvrant des tâches récurrentes.

Au total, il espère enregistrer environ 250 millions d’euros de revenus annuels issus d’activités d’IA hors États-Unis cette année, et environ 800 millions d’euros d’ici 2030.

Deutsche Telekom prédit que les appels téléphoniques bénéficieront de la technologie de différentes manières. Elle propose ainsi un service de traduction en temps réel pour les appels sur mobile, intégré à un assistant capable également de répondre à des questions et de fournir des résumés de contenu. Deutsche Telekom y voit « une opportunité pour des services supplémentaires », ainsi que pour de nouvelles offres tarifaires.

Les dirigeants de Deutsche Telekom se préparent à expliquer aux investisseurs comment les travaux actuels et futurs de l’opérateur sur l’IA génèrent des revenus.

Pour le directeur général, Timotheus Höttges, la technologie offre des opportunités en matière de personnalisation des services, de gestion des réseaux et de sécurité.

Il insiste sur l’importance que « la technologie apporte une valeur mesurable » à l’ensemble de l’organisation.

Plus de 100 000 salariés ont été formés par Deutsche Telekom à l’usage de l’IA pour des tâches de maintenance prédictive, tandis qu’environ 2,6 millions de clients ont utilisé son chatbot pour leurs demandes de service au premier semestre.

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La Norvège pourrait être la première à restreindre l’usage des lunettes connectées

5 October 2026 at 16:47

Le gouvernement norvégien a proposé une interdiction temporaire de l’usage des lunettes connectées dotées d’IA dans certains lieux publics, alors que les inquiétudes grandissent quant à la protection de la vie privée liée à l’utilisation de ces appareils portables.

Il propose d’interdire l’usage des lunettes IA dans des lieux comme les parcs, les plages, les musées, les centres commerciaux et lors d’événements, tout en étendant les restrictions aux lieux fréquentés par des enfants, dont les aires de jeux.

L’interdiction pourrait aussi s’appliquer à des « lieux où la vie privée est particulièrement importante », comme les établissements de santé et de sport dotés de vestiaires et de douches, ainsi que les universités, les écoles supérieures et les établissements d’enseignement.

La proposition doit être soumise au Parlement, ce qui ferait de la Norvège le premier pays à prendre des mesures concrètes contre les appareils portables recourant à l’IA, ainsi qu’à des fonctions de caméra et d’audio.

La Norvège souligne ne pas proposer une interdiction totale des lunettes IA et autres appareils portables, l’usage privé restant autorisé, par exemple dans des lieux publics où il n’y a aucun risque de filmer ou de photographier quelqu’un sans son consentement.

Torgeir Micaelsen, ministre de la Numérisation et de l’Administration publique, a indiqué que l’interdiction temporaire permettrait au gouvernement de mener une enquête approfondie sur l’usage des lunettes IA, afin de favoriser « un débat éclairé pouvant poser de bonnes bases pour une régulation durable ».

Counterpoint Research estime que les consommateurs dépenseront plus de 1 000 milliards de dollars (890 milliards d’euros) en appareils portables entre 2026 et 2032.

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La GSMA prépare son conseil pour l’ère de l’IA et de la 6G

5 October 2026 at 16:46

La GSMA a constitué le conseil d’administration qui guidera l’organisation à travers des décisions clés sur la 6G, la connectivité satellite et le spectre, avec six nouvelles entreprises représentées et de nouveaux visages au sein de certains membres existants.

Le conseil compte toujours 26 membres, mais la représentation des entreprises évolue, avec l’arrivée d’Axiata Group, Millicom, NTT Docomo, Ooredoo Group, stc et Telstra.

En revanche, Ethio Telecom, KDDI, KT, Telenor, TIM et Veon ne figurent pas parmi les noms du prochain conseil.

Les entreprises qui restent au conseil mais avec des représentants différents sont AT&T, China Telecom, China Unicom, China Mobile, Deutsche Telekom, e&, Globe Telecom et Telefónica.

América Móvil, Bharti Airtel, BT Group, Liberty Global, MTN Group, Orange, Reliance Jio, Personal (anciennement Telecom Argentina), Turkcell, Verizon et Vodafone Group conservent les mêmes représentants.

Le directeur général de la GSMA, Vivek Badrinath, complète le conseil.

Les évolutions techniques prévues durant le mandat du prochain conseil comprennent la définition des premières normes 6G, la mise en place de cadres réglementaires pour les communications satellites et NTN, et les attributions de spectre. La Conférence mondiale des radiocommunications (CMR-27) de l’UIT est programmée en octobre et novembre 2027.

L’impact de l’IA sur le secteur mobile sera un axe prioritaire du prochain conseil. Pour l’actuel président, Gopal Vittal, la technologie et les « plateformes numériques ouvertes » constituent des opportunités pour « créer une valeur économique et sociétale significative », que l’association s’emploiera à concrétiser.

Gopal Vittal souhaite que l’accent continue d’être mis sur la « sécurité et la confiance numériques », ainsi que sur la réduction des écarts de connectivité et d’usage.

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Anthropic vise 2 000 milliards de dollars en bourse malgré les inquiétudes sur l’IA

30 September 2026 at 19:02

Anthropic chercherait à obtenir une valorisation supérieure à 2 000 milliards de dollars (1 766 milliards d’euros) en vue d’une introduction en Bourse, tout en avertissant, dans un document ayant fuité, que l’IA pourrait représenter un risque catastrophique ou existentiel pour l’humanité.

Reuters rapporte, après examen d’un prospectus confidentiel d’introduction en Bourse, qu’Anthropic a enregistré une perte nette de 42 milliards de dollars (37,1 milliards d’euros) en 2025. Environ 34 milliards de dollars (30 milliards d’euros) correspondaient à une charge comptable liée à un financement convertible en actions, tandis que les dépenses de calcul et d’infrastructure ont triplé pour atteindre 7,3 milliards de dollars (6,4 milliards d’euros).

Le document révèle qu’Anthropic fait face à 518 milliards de dollars (457,4 milliards d’euros) d’engagements en matière de cloud, de calcul et d’infrastructure pour les prochaines années.

Le chiffre d’affaires a été multiplié par 12 pour atteindre près de 4,6 milliards de dollars (4,1 milliards d’euros), bien que la perte d’exploitation se soit creusée à 8 milliards de dollars (7,1 milliards d’euros), contre 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) en 2024.

Le prospectus signale également une concentration de la clientèle : deux clients ont généré près d’un quart du chiffre d’affaires 2025, tandis que plusieurs autres n’étaient liés par aucun contrat de long terme.

Le document détaille également des risques de sécurité mis au jour par les travaux de recherche d’Anthropic, dont des systèmes autonomes perturbant du code et manipulant des informations lors de tests contrôlés.

Reuters avait précédemment rapporté que l’introduction en Bourse pourrait être repoussée après les élections de mi-mandat de novembre. OpenAI, le principal rival d’Anthropic, viserait de son côté une introduction en Bourse l’an prochain.

Trump au créneau

S’exprimant à la Maison-Blanche, entouré de poids lourds de la tech et de responsables gouvernementaux, Donald Trump s’est opposé selon NBC News à un durcissement des garde-fous pour l’IA.

Flanqué du directeur général de Nvidia Jensen Huang et du directeur général de SpaceX Elon Musk, Donald Trump a affirmé qu’un consensus existait parmi les dirigeants en faveur d’un « énorme effort d’autorégulation » de la part des entreprises.

NBC News rapporte qu’outre Jensen Huang et Elon Musk, le déjeuner et le sommet sur l’IA organisés par Donald Trump réunissaient également Dario Amodei d’Anthropic, le directeur général de Meta Platforms Mark Zuckerberg, le fondateur d’Amazon Jeff Bezos, le directeur général d’Alphabet Sundar Pichai, le directeur général de Microsoft Satya Nadella, la directrice générale d’AMD Lisa Su et le président d’OpenAI Greg Brockman.

Alors que plusieurs États américains, dont celui de New York, ainsi que certaines collectivités, ont instauré des lois ou des moratoires sur les data centers, Donald Trump a affirmé que le groupe de dirigeants « aime les communautés locales, aime notre pays, et va travailler avec les communautés locales pour les data centers en particulier ».

Il a également déclaré que les data centers liés à l’IA « vont connaître un grand succès » à travers les États-Unis, grâce aux efforts des entreprises technologiques présentes.

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La CE prépare un réseau régional de services d’urgence

30 September 2026 at 18:58

Un projet déposé par la Commission européenne (CE) pourrait permettre aux services d’urgence en Europe d’accéder prochainement à un système de communication dédié et universel.

Le projet de système de communication critique de l’Union européenne (UE) viserait à répondre aux limites des dispositifs actuels et à renforcer la résilience lorsque les services terrestres ne sont pas disponibles.

Police, pompiers, services médicaux et de protection civile pourraient ainsi communiquer à travers toute l’UE. La CE propose que ce dispositif couvre la voix, les photos et la vidéo, grâce au passage des États membres de systèmes à bande étroite vers des technologies à large bande, dont la 5G.

Des satellites de l’UE assureraient une solution de secours pour les équipements terrestres.

Un appareil spécifique pourrait être développé pour se connecter au système : la CE indique que la communication en temps réel serait assurée « via un produit unique et sécurisé ».

La CE explique que ce changement est nécessaire pour aider les services d’urgence à faire face aux catastrophes naturelles, aux menaces que les drones font peser sur les infrastructures critiques et aux attaques terroristes.

Le personnel des services d’urgence bénéficierait d’un accès prioritaire aux communications « même lorsque le réseau mobile est saturé ou perturbé », et la CE s’est engagée à garantir la sécurité face aux « cyberattaques et attaques hybrides » en recourant à « un chiffrement et un protocole robuste ».

Faire appel aux fournisseurs locaux

Un centre européen de surveillance réseau est prévu, offrant un réseau de fibre « sécurisé et résilient » pour relier les États membres, avec une autre installation chargée du suivi et de l’évaluation des cybermenaces.

L’ensemble des éléments du système de communication critique de l’UE devrait être fourni par des entreprises locales.

La CE estime que ce dispositif pourrait également encourager l’investissement dans les communications critiques à l’échelle nationale.

Elle a souligné que les États membres conserveraient « le plein contrôle sur les réseaux nationaux », tout en assurant qu’ils joueraient un rôle dans la gouvernance du dispositif.

Si le Parlement et le Conseil européens l’approuvent, la CE chercherait à commencer à déployer le système de communication critique de l’UE en 2030.

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Trump balaie les inquiétudes sur l’IA et salue le PDG d’Anthropic

2 October 2026 at 18:56

Donald Trump se dit parfaitement serein quant aux éventuelles menaces que présente l’IA pour l’humanité et réaffirme que des garde-fous freineraient son développement.

Dans un entretien approfondi accordé à Time Magazine et publié le 1er octobre, le président américain a par ailleurs fait part de son estime envers le directeur général d’Anthropic, Dario Amodei, après un récent dîner partagé. Donald Trump a salué l’intelligence du dirigeant et remarqué que ses positions réelles différaient de l’image qu’en donnaient les médias.

Mi-juin 2026, l’administration Trump avait ordonné à Anthropic de suspendre l’accès à ses modèles les plus avancés, invoquant des préoccupations de sécurité nationale liées à d’éventuelles vulnérabilités de contournement des garde-fous (jailbreak), avant de revenir sur cette décision environ un mois plus tard.

« Je l’ai beaucoup apprécié, lui et sa femme, a déclaré Donald Trump à Time Magazine. C’est un type très intelligent. Peut-être un peu différent de ce que je pensais. Vraiment un peu différent. Mais non, il comprend. »

Donald Trump a organisé le 29 septembre une réunion à la Maison-Blanche avec plusieurs grands dirigeants de l’IA, dont Dario Amodei. La rencontre a débouché sur la signature d’un cadre volontaire axé sur l’autorégulation du secteur et la surveillance interne.

Le président reste cependant opposé à la mise en place de garde-fous gouvernementaux pour l’IA, affirmant qu’ils freineraient son développement et permettraient à la Chine de dépasser les États-Unis. Donald Trump a indiqué à Time Magazine que son rempart contre les laboratoires d’IA résidait dans l’action répressive du Federal Bureau of Investigation (FBI) et du département de la Justice américain.

« Écoutez, pour moi, si vous cherchez à vous faire réguler, on peut vous forcer à fermer boutique, a-t-il précisé. Maintenant, il faut être responsable de soi-même, et il n’y a pas tant de gens qui comprennent ce qui se passe. »

« C’est quelque chose de nouveau, très différent de ce que les gens ont jamais vu auparavant, a encore ajouté Donald Trump. Mais mon approche, c’est qu’on gagne largement face au reste du monde, et je veux continuer à gagner. »

Time Magazine relève que 71 % des citoyens américains s’opposent à la construction de data centers, tandis que 57 % estiment que l’IA fera plus de mal que de bien. Donald Trump a qualifié à plusieurs reprises les inquiétudes autour de l’IA de mystification.

Dans l’entretien, il a juré que les data centers « rapportent une fortune » et permettront de réduire les impôts. Il a également suggéré pour finir que le gouvernement américain pourrait entrer au capital d’Anthropic ou d’OpenAI, à l’image de l’accord conclu avec Intel.

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T-Mobile US, Verizon et AT&T mettent sur orbite leur coentreprise spatiale

1 October 2026 at 18:57

Dans un exemple rare de coopération entre les trois géants du secteur mobile, T-Mobile US, Verizon et AT&T ont scellé leur coentreprise destinée à étendre la couverture satellite dans les zones des États-Unis que les services terrestres ne peuvent atteindre.

Cette démarche fait suite à une annonce publiée en mai et qui détaillait comment les opérateurs prévoient de mutualiser leurs ressources spectrales pour éliminer les « zones blanches ».

Paul Roth, ancien dirigeant d’AT&T, de Cingular Wireless et d’Ameritech, assure la direction générale par intérim de la coentreprise, le temps de lancer une recherche pour recruter un responsable permanent. L’entité sera gérée par un conseil d’administration réunissant des représentants de chaque membre fondateur.

Les trois partenaires précisent que la coentreprise permettra de « quasiment éliminer les zones blanches aux États-Unis actuellement dépourvues de service mobile, en atteignant des régions jusqu’ici non desservies ».

L’extension de la couverture bénéficiera également aux services de secours d’urgence lors de catastrophes naturelles ou d’autres perturbations, en assurant une connectivité lorsque les services terrestres sont hors service.

Les trois opérateurs promettent que ce nouveau service offrira aussi une meilleure expérience client pour les services grand public de connexion directe aux appareils (D2D), grâce à cette approche unifiée.

T-Mobile a notamment lancé un service D2D commercial en collaboration avec SpaceX, tandis que Verizon a déployé un service de messagerie par satellite avec Skylo Technologies. Verizon et AT&T travaillent également séparément avec AST SpaceMobile.

AT&T Business dispose d’un partenariat avec Amazon Leo, l’entreprise de Jeff Bezos, pour fournir de la connectivité aux entreprises à travers les États-Unis. SpaceX envisagerait également un service mobile via sa constellation Starlink, mais le secteur reste quelque peu sceptique quant à son approche.

Les opérateurs précisent que la coentreprise profitera également à d’autres fournisseurs de services satellites, tout en collaborant étroitement avec des opérateurs mobiles ruraux pour étendre l’accès et simplifier l’intégration.

Le service représenterait cependant une menace pour les câblo-opérateurs comme Cox Communications, anciennement Charter Communications, Comcast et des fournisseurs plus modestes dans les zones rurales, qui perdent actuellement des abonnés haut débit au profit des services d’accès sans fil fixe proposés par le trio.

L’utilisation combinée du spectre de chaque opérateur améliorera l’efficacité, tout en permettant aux opérateurs mobiles de déployer de nouveaux services plus rapidement.

La coentreprise prévoit également d’adopter une approche fondée sur des standards pour les services satellites, tout en laissant chacun des trois opérateurs poursuivre ses propres initiatives dans le secteur.

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SpaceXAI est visée par une assignation sur la sécurité de l’IA

29 September 2026 at 15:02

Le conseil municipal de New York a assigné SpaceXAI, l’entreprise d’Elon Musk, après que celle-ci a omis de répondre à une convocation pour témoigner lors d’une audition à venir sur la sécurité de l’IA.

La présidente du conseil, Julie Menin, avait invité Anthropic, OpenAI, Google, Meta Platforms et SpaceXAI à envoyer des représentants à l’audition prévue le 5 octobre. Meta a accepté d’y assister. Anthropic, OpenAI et Google ont confirmé leur participation après que le conseil a averti qu’il pourrait recourir à des assignations. Mais SpaceXAI n’a pas répondu.

Julie Menin a alors autorisé une assignation exigeant la comparution de SpaceXAI. Il s’agit du premier recours à ce pouvoir depuis qu’elle en est devenue présidente.

Dans une lettre adressée à Elon Musk, Julie Menin a indiqué que l’enquête examinerait si les risques posés par l’IA justifient une législation pour protéger les habitants de la ville.

« Des experts de premier plan et des dirigeants d’entreprises d’IA eux-mêmes mettent en garde contre les risques potentiellement graves d’une IA en progression rapide, et les gouvernements ont la responsabilité d’agir », a déclaré Julie Menin. Elle a ajouté que les entreprises devraient comparaître devant le conseil, répondre aux questions et apporter leur contribution sur le projet de législation, sous serment.

L’audition réunira les 51 membres du conseil, des représentants des entreprises d’IA et des experts en sécurité de l’IA et en protection des consommateurs.

Le conseil cite des mises en garde émanant de lanceurs d’alerte et de dirigeants d’entreprises d’IA, ainsi que des informations selon lesquelles des agents d’IA auraient endommagé des bases de données gouvernementales, comme motifs de cette audition.

Les élus étudieront des propositions visant à instaurer des contrôles indépendants des systèmes d’IA avant leur déploiement, des incitations pour les lanceurs d’alerte, et un droit pour les New-Yorkais lésés par la technologie d’engager des poursuites.

Si SpaceXAI ne se conforme pas, le conseil a indiqué qu’il pourrait engager une procédure d’exécution devant la Cour suprême de l’État de New York et poursuivre pour outrage civil.

SpaceXAI a été créée en février 2026, lorsqu’Elon Musk a fusionné SpaceX avec xAI, l’entreprise à l’origine du chatbot Grok et du réseau social X.

L’entreprise a finalisé son introduction en Bourse en juin 2026, en cédant 555,6 millions d’actions à 135 dollars pièce.

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