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Normal view

Bond markets aren’t buying the inflation-is-tamed fairy tale

30 September 2026 at 10:17

TOKYO — Anyone betting that inflation risks are fading should look at the US Treasury market. The sharp selloff in Treasury Inflation-Protected Securities (TIPS) suggests the world’s biggest bond market is growing less convinced that price pressures are contained. Investors are rethinking the inflation outlook, with implications for Federal Reserve policy, real rates and stock […]

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Dette américaine, rien ne va plus

Depuis plusieurs mois, entre « private credit » et bulle de l'intelligence artificielle, l'édifice de la finance craque de toutes parts… Voici que des lézardes apparaissent dans le compartiment réputé le plus solide, vers lequel les investisseurs se précipitaient jusque-là pour trouver refuge : le secteur des titres de la dette américaine. Qui semble désormais échapper à tout contrôle.

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Vitor Reis. – « Trap 1 » (Piège 1), 2022
© Vitor Reis

On regarde les taux de défaut qui montent dans le private credit. On regarde l'extravagante pyramide financière de l'intelligence artificielle (IA) — sur la pointe — qui commence à vaciller (1). Et, comme si ça n'était pas suffisant, voilà qu'un autre secteur, cette fois dans la monnaie-finance internationale, se réveille et s'agite, comme pour ne pas être en reste dans le tableau passablement dantesque en train de se former d'une crise qui, décidément, vient de tous côtés : le côté des taux d'intérêt souverains maintenant. On ne sait plus trop d'ailleurs s'il faut le ranger dans la catégorie des explosifs ou bien dans celle des détonateurs. La question n'est pas anecdotique ou vaine : elle emporte des enjeux assez cruciaux — politiques notamment. Car, lorsque les dettes souveraines déboulent au milieu d'un désastre causé en première instance par des dettes privées, c'est pour leur faire porter le chapeau.

Les taux souverains remontent sourdement mais inexorablement, un peu partout, depuis le début de l'année, spécialement sur les dettes japonaise et américaine. C'est une histoire qui commence dans un coin retiré de la monnaie-finance, une affaire obscure et technique, réservée aux milieux spécialisés : le carry trade. Le carry trade est une opération spéculative qui consiste à emprunter dans une devise à faible taux d'intérêt pour placer dans une autre avec de meilleurs rendements (des taux plus hauts), et empocher sa petite plus-value. Par exemple : le Japon, terre de taux d'intérêt nuls depuis la fin des années 1990 — formidable. Les carry traders se sont donc installés de longue date dans ce business simple et profitable : emprunter japonais, placer américain. On en était là, et puis voilà que les taux japonais se sont mis à remonter. Mais pourquoi donc ? Parce que l'économie japonaise est progressivement sortie de son long coma déflationniste, par-dessus quoi les amusements de M. Donald Trump dans le détroit d'Ormuz sont venus bien pousser la remontée d'inflation (le Japon est très dépendant du Golfe pour ses approvisionnements énergétiques), et que les autorités japonaises se mettent maintenant en devoir d'y faire quelque chose. Ceci d'autant plus que le yen est tombé à des niveaux inquiétants : de 80 yens pour 1 dollar en 2011, il est autour de 160 au milieu de l'été 2026. Or le yen faible nourrit l'inflation, par la composante des prix importés. Voilà deux raisons d'augmenter les taux d'intérêt : par action directe sur le rythme de l'économie, par action indirecte sur le taux de change.

Et c'est une catastrophe.

D'abord de ce que les investisseurs japonais sont tout bonnement les premiers créanciers de la dette publique américaine : pour 1 200 milliards de dollars (en deuxième, le Royaume-Uni, la Chine a depuis longtemps sorti les aérofreins : de 1 300 milliards en 2013, elle est descendue à 660 milliards de dollars). À des niveaux de détention pareils, un mouvement des investisseurs japonais peut entraîner des effets de grande ampleur. Or ils semblent faire mouvement, d'abord du simple fait que les rendements au Japon se redressent, encouragés également par la ministre des finances, qui en appelle au retour des capitaux au pays. Où l'on a besoin d'eux : pour soutenir le yen.

C'est le détonateur

Ensuite parce qu'il y a du désastre dans l'air si le marché des US Bonds (obligations américaines) commence à être secoué. Il l'est. En septembre, le titre à trente ans atteint son plus haut depuis 2007. Toutes choses égales par ailleurs (notamment de savantes opérations de couverture), les hausses de taux entraînent la baisse des cours des titres échangés sur les marchés secondaires. Contrairement à ce qu'on attendrait de la part du phare de la finance globalisée, la détention de la dette américaine est peu extravertie puisqu'elle est résidente à 70-75 %. Pour un encours total de 40 000 milliards de dollars tout de même. Le potentiel de perte est gigantesque. C'est l'explosif.

Le risque d'ensemble, pourtant, va bien au-delà — c'est le détonateur. Avec les taux d'intervention de la Réserve fédérale (Fed), les taux longs de la dette publique sont des taux de référence, dont le mouvement, par translation, affecte la structure entière des taux d'intérêt. Par exemple : les taux des crédits immobiliers — au moment où le déséquilibre offre-demande est le plus grand jamais enregistré sur le marché immobilier. Mais en réalité ceux de l'économie entière. Crédits plus chers : crédits découragés. Aux États-Unis spécialement, où la dette est la béquille de la dépense des ménages. Comme si la récession qui commence à se propager depuis le choc Ormuz avait besoin de ça. La combinaison de hausses de taux et de récession promet d'être meurtrière dans le secteur du private credit, dont le paramètre vital, le taux de défaut des entreprises emprunteuses, va sortir de ses moyennes admissibles — il a déjà commencé : au plus haut à 6,3 % dit Fitch, peut-être à… 19 % selon Pimco, c'est dire dans quelle rassurante opacité on navigue. Le private credit qui, au passage, est devenu, les banques commençant à trouver que ça sent le roussi, la solution de refinancement de toute la pyramide IA. Si l'on y ajoute le maquis des opérations dites « à effet de levier », qui parient sur des hypothèses de taux à ne surtout pas chahuter, c'est l'édifice entier des dettes privées qui est à la veille de déstabilisations majeures.

M. Scott Bessent, le secrétaire au Trésor, en a parfaitement conscience. Si elle n'est pas enrayée, la montée continue des taux des US Bonds peut tout déclencher — tout : l'effondrement de la finance entière. Mettons-nous un instant dans sa tête : l'enchaînement des impératifs est simple. 1) Pour que les taux américains ne montent pas, il faut dissuader les investisseurs japonais de vendre leurs titres de la dette américaine ; 2) pour les en dissuader, il ne faut pas que le taux d'intérêt remonte au Japon, où les investisseurs seraient de nouveau attirés par de meilleurs rendements ; 3) pour que le taux d'intérêt japonais ne remonte pas, il faut que le yen s'apprécie et n'ait plus à être soutenu par des taux plus élevés, précisément. Par conséquent, il faut aider le yen dans les marchés des changes. Si telle est la condition logique pour éviter l'effondrement de « tout », alors M. Bessent, lui aussi, est prêt à tout. En cet été 2026, il ne va pas y aller de main morte. Action coordonnée avec la Banque du Japon, pressions sur la Réserve fédérale pour la faire intervenir directement dans le marché des changes en faveur du yen, et surtout : opérations de buybacks. Buyback : rachat par le Trésor de sa propre dette dans les marchés obligataires.

Ces opérations ne sont pas exceptionnelles. Ce qui l'est davantage est que M. Bessent annonce soudainement à la mi-août le relèvement de leur plafond usuel : de 2 à 4 milliards de dollars. Quasi routinières jusqu'à présent, ces interventions sont en train de prendre un tout autre statut. Elles étaient destinées à régler finement la liquidité dans le marché de la dette souveraine, elles visent maintenant à y influencer directement les taux. Les investisseurs ne s'y trompent pas : M. Bessent est en train d'en faire un gros bâton. Pour les cogner. Le 9 septembre 2026, il l'annonce d'ailleurs sans ambages : « Maintenant, la banque, c'est moi (2) », déclare-t-il à la stupeur générale. Ici, il ne faut pas se tromper à propos de la « banque » : Bessent parle le langage du casino, la banque c'est l'entité contre laquelle personne ne gagne. Il est acquis que ce « la banque, c'est moi » va entrer dans l'histoire des crises de la monnaie-finance. Car il est une déclaration de guerre aux marchés obligataires, qui disent rarement non à un bon vieux fight. À ce moment précis, tout le monde a en tête celui que crut pouvoir mener la Bank of England en 1992 pour protéger le taux de change de la livre sterling. La Bank mordit la poussière, submergée par les forces du marché, et la livre finit éjectée du système monétaire européen. À l'appui de ses propos, M. Bessent annonce que le doublement du plafond des buybacks à 4 milliards de dollars ne s'arrêtera pas là et qu'il en jettera 6 dans la bataille. Ceux qui jouent la baisse (« shortent ») des US Bonds en seront pour leur frais : les bonds seront soutenus par les rachats du Treasury, leur prix ne fléchira pas, les investisseurs qui s'y seront essayés n'auront plus qu'à prendre leurs pertes — et à n'y plus revenir. Comme au poker, les marchés « appellent » le bluff. 6 milliards ? En fin de journée du 9 septembre, les taux américains continuent de monter. Les investisseurs non plus ne manquent pas de souffle : « décevant » (sic), ont-ils lâché (3), ils s'attendaient à 8, et même plutôt 10.

Monumentale raclée : le 9 septembre 2026 de l'US Bond va rejoindre le 16 septembre 1992 de la livre sterling.

Dans l'affrontement des marchés et des autorités publiques, les marchés auront eu le dessus. C'est le genre d'événement dont il ne faut pas manquer de mesurer la portée : l'événement d'une ruine invisible, en avance des autres, la ruine d'un capital symbolique.

Les investisseurs ne sont pas près de lâcher leur avantage, et d'autant moins qu'ils se font une nouvelle musique et qu'ils se la chantent : « La “dette US” est hors de contrôle, voilà la cause de tout. » C'est le mouvement tournant qui consommera la défaite de M. Bessent. Car, dans cet argument, il n'est plus question de yen, de carry trade ou de quelque autre donnée extrinsèque : on ne regarde plus que la « dette US », la dette toute seule, la dette toute nue. Dès la fin août 2026, tout ce que la finance compte de voix autorisées s'est manifesté pour sommer M. Bessent de cesser ses « bricolages » (tinkering), pour lui expliquer que ce sont les marchés à qui il revient de fixer les prix, en l'occurrence celui de la dette américaine, non aux gouvernements ni à leurs importunes interventions, n'ayant d'autre effet que de « distorsion » — « le marché » revendique le monopole de la vérité des prix et n'est pas décidé à le laisser contester. « Let the bond market speak » (« Laissez parler le marché des obligations »), enjoint le milliardaire et investisseur Stanley Druckenmiller à la « une » du Wall Street Journal (4).

Ce qui se joue cet été 2026 est une gigantomachie, et elle-même est un symptôme : l'autorité des autorités s'effondre. On ne les écoute plus. Terrible spirale dans laquelle la Bank of England avait été jadis engloutie : tout ce que fera M. Bessent pour tenir sa stratégie sera retenu contre lui. Que l'autorité de la puissance détentrice de la devise-clé soit ainsi atteinte est un événement considérable, annonciateur de très grandes bascules : celle de l'ordre dollar, ni plus ni moins. La dette américaine est maintenant questionnée. Comme celle d'un vulgaire État européen. Le statut d'hégémon, une fois installé, est cela même qui protège de ce genre de question, comme de celle de la parité d'ailleurs — dans l'histoire de sa domination, la parité du dollar a pu connaître d'amples fluctuations sans que ça lui pose le moindre problème de statut. La dette et la monnaie de l'hégémon sont le pivot du système monétaire et financier international, c'est-à-dire le lieu supérieur depuis lequel on émet les questions à l'usage des autres. Pas le lieu qu'on questionne.

Vers la grande explosion ?

De ces remaniements silencieux dans l'ordre dollar, il suit deux conséquences. La première est qu'on peut compter sur le discours des marchés pour ramener le tableau entier de la finance à l'unique problème de la « dette publique ». Alors que la situation d'extrême fragilité financière, en première instance, doit tout à la dette privée. Revoilà la dialectique de l'explosif et du détonateur — en l'occurrence du détonateur qu'on va faire passer pour l'explosif. Et l'on anticipe déjà le parfait escamotage : à la trappe les énormités du private credit et de l'IA (5), leurs invraisemblables montagnes de dettes au bord de s'écrouler, mais en attente d'un krach des US Bonds qui viendrait in extremis les sauver idéologiquement.

Les investisseurs n'emporteront pas cette malversation au paradis : car un krach dans le marché de la dette américaine aura pour effet de détruire le safe haven : l'« actif sans risque ». L'actif sans risque est celui vers lequel se tournent tous les agents de la finance quand le sinistre est général, que tous les autres actifs connaissent les dévalorisations massives du krach, qu'il faut fuir tous les compartiments car plus aucun n'est sûr — mais qu'il faut bien aller quelque part, parce que rester juste avec du cash sur les bras, c'est trop triste. Alors, dans un mouvement dit de flight to quality (« fuite vers la qualité »), les investisseurs qui ont réussi à se dégager comme ils pouvaient des compartiments en ruine se ruent vers la dernière solution de placement : l'actif sans risque.

Il n'y a pas de mystère : l'actif élu à cette dignité est toujours un titre souverain, estimé de la meilleure qualité. Peut-on imaginer meilleure qualité pour le flight que celle de la dette de l'hégémon ? Apparemment la question, qu'on ne soulevait même pas tant la réponse allait de soi, commence à se poser. Mais, alors, dans quelle situation nous retrouverons-nous au moment de la grande explosion ? Privés d'actif sans risque, le safe haven disparu. Les investisseurs à poil dans le Grand Nord, sans plus aucune idée un peu fiable d'où aller chercher abri. Puisque la finance convoque plus souvent qu'à son tour la langue anglaise, on va le dire ainsi : you can run but you can't hide (« cours toujours, tu n'as plus nulle part où te cacher »). Disparition de l'actif sans risque, mort de l'hégémon : nous entrons en territoire sérieusement inconnu.

Voir en ligne : /2026/10/LORDON/70064

(1) « IA, le mur », La pompe à phynance, 4 septembre 2026.

(2) Emily Herbert, Ramsay Hodgson et Ian Smith, « “I'm the house now” : Bessent warns currency traders not to bet against yen », Financial Times, Londres, 9 septembre 2026.

(3) Kate Duguid, Myles McCormick et George Steer, « Treasury yields jump as Scott Bessent's $6bn buyback plan disappoint investors », Financial Times, 9 septembre 2026.

(4) Stanley F. Druckenmiller, « Let the bond market speak », The Wall Street Journal, New York, 24 août 2026.

(5) Lire « La crise scélérate », Le Monde diplomatique, mai 2026.

New York’s Climate Circus: Same Clowns, Emptier Promises

28 September 2026 at 09:00

Climate Week NYC is packing its tent after another week of green grandstanding, empty promises and soaring energy bills, says Dr Tilak Doshi. Same circus, same clowns, same time next year.

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Bond vigilantes on a savage hunt as global yields run wild

25 September 2026 at 06:59

TOKYO — The bond vigilantes are back — and now they’re patrolling every major debt market at once. As deficits balloon, spending runs unchecked and oil prices spike, investors are reasserting control over markets that once seemed shielded from shocks and sending yields skyrocketing. The revolt spans the US, Japan, Europe and beyond as a […]

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Paid Phones

16 September 2026 at 14:00

The most recent winner of the National Magazine Award for feature writing describes his turn to payday lending apps when AI gobbled up his livelihood (aka penning promotional web content for business clients). Sharp and darkly funny, the essay chronicles yet another nail in the coffin of the American dream:

Albert founder Yinon Ravid has said that he chose his app’s name for its suggestion of the kind of “smart, unassuming friend” you might come to for financial advice, but today, when I hear the name Albert, I am far more likely to picture an overwhelming force bent on my total destruction, a figure you might spot while being burned alive in a dream—black-robed, pale, teeth bared. When I first joined the app, about eighteen months ago, Albert offered me $25.00. To acquire this loan, I was required to pay an additional fee: A $6.99 instant deposit charge plus the cost of a $19.99-per-month subscription to Albert’s Standard plan, due in one week’s time alongside the full loan repayment. (If I really wanted to make the most of my $25.00, I also had the option of Albert’s $39.99-per-month Genius plan, which, among a very small handful of other talents, can “find restaurants based on your location, or in a specific area.”) On its own, this might’ve been manageable, but, true to the CRL’s findings, Albert’s offerings alone couldn’t keep me afloat, and so I soon signed up for the rest of the payday apps, each one toting its share of instant deposit and subscription fees. (Gallingly, Dave—the only publicly traded company of the bunch, valued at $4.72 billion as of this writing—has the nerve to ask for a tip after each transaction, a move that I suspect even the flintiest strip mall grift artists would dismiss as gauche.)

State Bank of Pakistan profit falls 20% to Rs 2 trillion

28 August 2026 at 06:50

KARACHI: The State Bank of Pakistan’s consolidated profit fell nearly 20% to Rs 1.999 trillion for the fiscal year ended June 30, 2026, as a sharp decline in interest and markup earnings outweighed a turnaround in exchange-related gains, according to the central bank’s consolidated financial statements approved Thursday. The central bank reported profit after tax ... Read more

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Iran War: Wall Street’s Quiet Jackpot

2 August 2026 at 09:35
Billions of dollars (UnlimPhotos)

Billions of dollars (UnlimPhotos)

Since the outbreak of the US-Israeli conflict with Iran in late February 2026, the six largest Wall Street banks have posted one blockbuster quarter after another. It’s a paradox that isn’t really one: market volatility — the very thing savers and businesses dread — is precisely what trading desks feed on.

Numbers That Boggle the Mind

On July 14, 2026, five of the biggest US banks reported earnings on the same day, and the results surprised even the most bullish analysts. JPMorgan Chase, the nation’s largest bank by assets, posted quarterly profit of $16.9 billion, once again driven by its equities trading division, which “took advantage of market volatility triggered by the war in Iran.” Revenue in that division jumped 35% year-over-year, and equity markets revenue soared 86%.

According to several financial outlets, JPMorgan’s profit — including gains on its equity holdings — actually came close to $21 billion for the quarter, an all-time record for the bank.

Goldman Sachs was no exception: the investment bank also handily beat forecasts, lifted both by conflict-driven volatility and by SpaceX’s record-breaking IPO, which Goldman co-led. Its merger-advisory fees rose 55%, and in the first half of 2026 alone it advised on $1.2 trillion in announced mergers and acquisitions — an unprecedented pace for any investment bank, putting it $425 billion ahead of its nearest rival.

All told, in the second quarter of 2026 alone, the five biggest banks combined (JPMorgan, Bank of America, Goldman Sachs, Citigroup and Wells Fargo) posted roughly $49 billion in combined profit. In the first quarter, the six largest US banks — those five plus Morgan Stanley — had already collectively booked nearly $48 billion in profit, well above year-earlier levels.

Why Does War Benefit the Banks?

The mechanism is no mystery to market professionals, even if it startles the general public. A trading floor doesn’t make money when markets are calm — it makes money when they move. Every geopolitical jolt — a military strike, a rumored ceasefire, a partial closure of the Strait of Hormuz — triggers waves of buying and selling across stocks, currencies and commodities. Every transaction generates fees.

Since the first US-Israeli strikes on February 28, 2026, bond, oil and stock markets have swung wildly with each twist of the conflict and every dashed hope of a truce. That chronic instability has directly fueled investment banks’ trading revenues.

On top of that comes an indirect effect: the war slowed, then unleashed in waves, mergers-and-acquisitions activity and IPOs — two highly lucrative businesses for investment banks, which collect substantial advisory fees on every deal.

Goldman Sachs itself acknowledges as much in black and white in its quarterly financial report filed with the US securities regulator (SEC): the Iranian conflict has had “significant implications for the global economy,” combining disrupted oil supply, higher oil prices and heightened equity-market volatility — precisely the ingredients of the trading desk’s playbook.

A Paradox That Goes Beyond the Banks

This phenomenon isn’t confined to the banking sector. Major oil companies — especially European majors with large trading arms, such as TotalEnergies — have seen profits surge on the back of price swings following the partial closure of the Strait of Hormuz, a route for roughly a fifth of the world’s oil and gas. Defense contractors, for their part, are reporting record order backlogs, led by Lockheed Martin, Boeing and Northrop Grumman, buoyed by allied nations rearming.

Meanwhile, households and non-financial businesses bear the flip side of that same volatility: higher energy prices, costlier freight, and mounting uncertainty for long-term investment. The conflict has thus become a vast transfer of wealth, in which the very instability harming the real economy is simultaneously enriching a handful of financial and industrial players positioned to capitalize on it.

At a Glance

  • Q1 2026: the six largest US banks combined for nearly $48 billion in profit.
  • Q2 2026: five of them posted roughly $49 billion in combined quarterly profit.
  • JPMorgan: record quarterly profit of nearly $21 billion (including gains).
  • Goldman Sachs: M&A advisory fees up 55%, with its M&A backlog at a five-year high.
  • Mechanism: market volatility, driven by the twists and turns of the US-Israeli conflict with Iran since February 28, 2026, has mechanically boosted investment banks’ trading and advisory revenues.

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France: Public Debt Surges Past €3.5 Trillion, Raising Serious Concerns

25 June 2026 at 08:39
The Ministry of Finance in Paris (Bercy). Jean-François Gornet / Flickr, CC BY-SA

The Ministry of Finance in Paris (Bercy). Jean-François Gornet / Flickr, CC BY-SA

France has crossed a critical threshold as its public debt exceeded €3.5 trillion in the first quarter of 2026, reaching 117.5% of GDP. The French Court of Auditors has sounded the alarm over what it describes as an “alarming” fiscal situation, as public deficits hit record levels and debt-interest costs continue to soar.

The Ministry of Finance in Paris (Bercy). Jean-François Gornet / Flickr, CC BY-SA
The Ministry of Finance in Paris (Bercy). Jean-François Gornet / Flickr, CC BY-SA

Public Debt Exceeds €3.5 Trillion

During the first quarter of 2026, France’s public debt passed the symbolic milestone of €3.5 trillion, reaching €3.5361 trillion at the end of March. The figure underscores the scale of the country’s budgetary challenges.
To put this amount into perspective, France would theoretically have to sell its entire gold reserve, all publicly traded and privately held state assets—including companies such as EDF, Engie, and Airbus—as well as all government-owned buildings and land in an attempt to repay the debt in a single payment. Even such a drastic measure would likely fall short.

In just one quarter, France’s Maastricht-defined public debt increased by €75.6 billion, a sharp rise in a very short period. This growing debt burden reflects a longstanding reality: for more than fifty years, the French government, local authorities, and social security system have collectively spent more each year than they have collected in revenue, particularly through taxation. To cover this structural gap, France has continued borrowing from financial markets.

Debt-to-GDP Ratio Nears Historic High

Beyond the headline figure, analysts and financial institutions are particularly concerned about debt relative to economic output. According to France’s National Institute of Statistics and Economic Studies (INSEE), public debt now equals 117.5% of gross domestic product.

The increase has been dramatic. In 1980, public debt represented only 20% of GDP. By 2000, it had risen to approximately 60%. Over four decades, the debt-to-GDP ratio has nearly increased sixfold.

The current level of 117.5% is approaching the all-time record of 117.8% recorded in the first quarter of 2021 during the COVID-19 pandemic. At that time, President Emmanuel Macron launched an unprecedented economic rescue effort, pledging to spend “whatever it takes” to prevent economic collapse.

Although the health crisis has long since passed, France’s debt trajectory has not slowed significantly. Within the European Union, only Greece and Italy have higher debt ratios, making France the third most indebted country in Europe.

Warnings from the Court of Auditors

In response to what it views as a critical situation, France’s independent Court of Auditors, responsible for overseeing public finances, issued a warning report describing the state of the nation’s finances as “alarming.”

The report, revealed by France Inter and released ten months before the 2027 elections, calls for “strong, credible, and swift measures” to restore fiscal stability.

The court highlights several aggravating factors. First, France remains the only country in the eurozone whose debt level is higher today than it was at the end of the COVID-19 crisis. Second, public deficits continue to break records. France posted a budget deficit equal to 5.1% of GDP in 2025, the second-highest in the eurozone after Italy.

The government’s goal of keeping the deficit at 5% is viewed as unrealistic by the Court of Auditors, which fears a further deterioration of public finances.

Debt-Interest Costs Are Soaring

A particularly troubling development is the rapid increase in debt-servicing costs. As debt accumulates and interest rates rise in financial markets, the amount spent on interest payments has grown dramatically.

In the current state budget, debt-servicing expenses have become the government’s single largest expenditure category, surpassing spending on the national education system (excluding pension obligations).

Paradoxically, this situation coincides with a significant increase in taxation. Taxes rose by €38 billion across 2025 and 2026 as part of efforts to limit further deficit growth. Yet France already has the highest overall tax burden in Europe when taxes and social contributions are combined.

This creates both political and economic tensions: higher taxes have not been sufficient to slow the growth of public debt, raising questions about the effectiveness of current fiscal measures.

Structural Challenges Extend Beyond Short-Term Solutions

France’s current trajectory highlights a troubling economic reality: structural public spending is growing faster than tax revenues, creating a persistent deficit that is difficult to eliminate.

Programs such as social welfare, pensions, healthcare, and public investment involve long-term commitments, while tax revenues tend to fluctuate with economic conditions.

This divergence between economic growth and debt growth raises a fundamental question for France’s public finances. If GDP expands by only 1% to 2% annually while debt continues to grow by 3% to 4% per year, the debt-to-GDP ratio will inevitably continue rising unless major policy changes are implemented.

French voters heading to the polls in 2027 will likely face a difficult choice between maintaining current levels of public services and restoring fiscal sustainability.

Breaking the Debt Spiral

To reverse the trend, experts and institutions such as the Court of Auditors recommend a combination of measures: controlling the growth of public spending, improving the efficiency of existing expenditures, broadening the tax base without increasing marginal tax rates, and accelerating economic growth to boost revenues.

As the eurozone’s second-largest economy after Germany, France possesses significant economic resources. However, meaningful structural reforms will require political consensus and a willingness to accept difficult compromises.

In the short term, the government must demonstrate that its deficit-reduction commitments are credible. In the medium term, comprehensive reforms of public spending—particularly in pensions and healthcare—appear unavoidable. Over the long term, only sustained economic growth combined with spending discipline will be capable of reversing the debt dynamics that have characterized France for decades.

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