Vietnam’s fishers face rising costs, declining catches and a contested sea


Le monde de l'éducation aura vécu une fin d'année agitée. À la protestation contre la hausse des frais de scolarité pour les étudiants étrangers non européens s'est greffée une mobilisation lycéenne inédite, apparue dans la France périurbaine.
Un courriel suffit parfois pour saisir l'affolement d'un ministère en butte à la contestation. Ce 12 décembre, voilà deux semaines que l'agitation se répand dans les lycées français. Un directeur des services de l'éducation nationale écrit aux chefs d'établissement de son académie : « Afin d'éviter que ne s'installent chez nos élèves et leurs parents des éléments d'information relatifs à la réforme du lycée et du baccalauréat tronqués, incomplets, voire fallacieux, je vous demanderai de bien vouloir veiller à ce que nos établissements ne puissent accueillir des temps de réunion communs entre enseignants, parents d'élèves et élèves (1). » Interdire la discussion pour étouffer l'opposition : cette méthode illustre le pouvoir démesuré gagné par les proviseurs, devenus « managers de la République (2) », au détriment des enseignants — une évolution que la réforme du lycée et de l'accès à l'enseignement supérieur ne fera qu'amplifier.
Tout a commencé le 30 novembre, à l'appel de l'Union nationale lycéenne (UNL). Souhaitant faire savoir que « la jeunesse aussi est en colère », le syndicat a exhorté les élèves à bloquer leurs établissements pour dénoncer, pêle-mêle, le lycée à la carte, la sélection à l'université, les suppressions de postes, la réduction des enseignements généraux dans les filières professionnelles, mais aussi la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG), la réforme de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), le service national universel… Au printemps dernier, l'UNL avait échoué à mobiliser contre Parcoursup, la nouvelle plate-forme d'inscription en ligne dans l'enseignement supérieur. Les problèmes soulevés par le syndicat demeuraient abstraits aux yeux de nombreux élèves ; les organisations d'enseignants, dont l'engagement aux côtés des lycéens joue souvent un rôle moteur, étaient divisées. Quelques mois plus tard, une génération de bacheliers a essuyé les plâtres, et l'histoire va se dérouler autrement.
Au jour dit, plus de cent lycées sont totalement bloqués. Non pas dans les grands centres urbains, comme il est de coutume dans ce type de mouvement, mais dans des zones rurales et périurbaines, dans des villes petites et moyennes — à Gien, Ingré, Laval, Beaugency, Pithiviers, Saint-Priest, Givors, Neuville-sur-Saône, Guérande, Tours, Sète, Vitré, Blagnac… La protestation continue les jours suivants et s'étend bientôt aux banlieues populaires et aux grandes métropoles. Le 11 décembre, plus de 450 établissements sont bloqués ou fortement perturbés ; des manifestations rassemblent des milliers d'élèves.
Cette cartographie particulière ne s'explique pas seulement par l'effet d'entraînement du mouvement des « gilets jaunes ». Les territoires périurbains pourraient être les premiers à pâtir des réformes en cours. Celle du lycée prévoit de substituer aux filières actuelles (scientifique, littéraire…) un système « à la carte », où les élèves pourront choisir entre douze « enseignements de spécialité » selon le parcours qu'ils veulent suivre à l'université. Si plusieurs enseignements (mathématiques, histoire-géographie, physique-chimie…) seront a priori disponibles partout, d'autres (numérique et sciences informatiques, sciences de l'ingénieur, arts…) ne le seront que dans certains établissements — la décision appartient aux rectorats, après demande des proviseurs —, au risque de créer une logique de spécialisation. Pour les élèves des grandes villes, celle-ci sera peu préjudiciable : il y aura bien, dans les environs, un établissement proposant le bon cocktail. Mais, dans les petites villes, les lycéens devront-ils renoncer à la formation de leur choix ? Ou parcourir des dizaines de kilomètres ?
À cette crainte s'ajoute le souvenir de la désastreuse première campagne Parcoursup : des dossiers d'inscription pléthoriques, des listes d'attente interminables, l'angoisse des réponses négatives, l'opacité de la procédure… Tout le monde connaît quelqu'un qui voulait s'inscrire dans une discipline mais s'est retrouvé dans une autre ; ou qui a pu rejoindre la filière désirée, mais à trois cents kilomètres de chez lui. Lors de sa conférence de presse de rentrée, la ministre de l'enseignement supérieur, Mme Frédérique Vidal, avait minimisé ces difficultés. Selon elle, Parcoursup a été une « vraie réussite » qui, loin d'avoir instauré la sélection, a « favorisé la démocratisation de l'enseignement supérieur », tous les candidats ayant reçu des propositions « au plus près de leurs vœux ».
En réalité, il est très difficile de mesurer le niveau de satisfaction des élèves, un élément rarement pris en compte dans le discours institutionnel — sans même parler de leur niveau d'anxiété. Chaque candidat de terminale était invité, en mars, à émettre dix vœux, sans les hiérarchiser (3). On pouvait donc « accepter une proposition d'admission », mais par défaut, car on jugeait sa place trop incertaine sur la liste d'attente de la filière désirée. Parmi les 583 000 candidats ayant accepté une proposition (sur 812 000 inscrits en mars 2018), plus de 71 000 conservaient à la fin de la procédure principale (le 5 septembre) d'autres vœux en attente ; on peut supposer qu'ils espéraient mieux (4). À ces insatisfaits il faut ajouter près de 40 000 « inactifs » — les radiés du système, restés trop longtemps passifs — et les quelque 180 000 candidats ayant « quitté la procédure ». Soit parce qu'ils n'ont pas obtenu le baccalauréat (la moitié), soit parce qu'ils ont disparu des radars. Ont-ils renoncé aux études supérieures ? Se sont-ils inscrits dans un établissement privé ? Le ministère ne donne aucun détail. Mais nombre d'écoles privées se sont félicitées d'une explosion des demandes.
L'angoisse générée par Parcoursup a particulièrement frappé les élèves des établissements accueillant une population défavorisée, où les premiers résultats ont fait l'effet d'une douche froide. À Nanterre, 76 % des élèves d'une classe de filière littéraire n'ont alors eu que des réponses négatives ou « en attente ». La proportion s'élevait à 82 % dans une terminale technologique de Beauvais, et même à 92 % dans une classe technologique d'Asnières-sur-Seine (5). En moyenne, 71 % des élèves de série générale ont reçu une réponse positive dès le premier jour, contre 50 % dans les séries technologiques et 45 % dans les séries professionnelles (6). Si ces résultats ne valaient pas rejet définitif, ils furent source de frustration et de découragement pour de nombreux élèves, poussés à sauter sur le premier accord en sous-estimant leurs chances d'obtenir mieux. Parcoursup a ainsi pénalisé les bacheliers des filières professionnelles, dont les inscriptions à l'université ont chuté de 13,7 % entre 2017 et 2018. « Nous ferons en sorte que l'on arrête, par exemple, de faire croire à tout le monde que l'université est la solution pour tout le monde », avait annoncé le président Emmanuel Macron peu après son élection. En ce sens, la plate-forme a effectivement été une « vraie réussite ».
La gestion du temps s'est imposée comme un critère central de l'accès à l'enseignement supérieur. En 2018, la procédure s'étalait sur près de neuf mois, de janvier à septembre. Pendant l'été, environ 66 000 candidats se trouvaient toujours sur liste d'attente. Cela a désorganisé les filières du supérieur, qui se voyaient dans l'impossibilité de dresser la liste de leurs inscrits, et retardé l'accès au logement des étudiants : difficile de postuler pour une place dans une résidence universitaire sans connaître son lieu d'études… « La durée de la procédure a entretenu un sentiment d'insécurité », a reconnu Mme Vidal, qui a décidé d'écourter l'anxiété de deux mois pour la session 2019.
Cet ajustement n'est pas seulement technique. Le dispositif Parcoursup saucissonne le jugement scolaire — le processus de classement, d'appréciation, de notation des élèves — en une suite de phases auxquelles le lycéen doit se conformer. Il structure l'orientation et la candidature selon un parcours linéaire qui ne souffre aucun accroc : de décembre à avril, l'information et la formulation des vœux ; d'avril à mai, l'attente des résultats ; de mai à juillet, le choix. La plate-forme s'impose ainsi comme un levier proprement « disciplinaire », au sens où elle contraint chaque famille et chaque élève à des cycles et à des tâches ritualisées face auxquels tous ne sont pas égaux : aller chercher l'information sur les filières, préparer les lettres de motivation… Pendant de longs mois, le lycéen devient le produit d'une série d'opérations de tri, de classement et de calcul qu'il ne contrôle pas. Son avenir se joue à coups d'algorithmes fondés sur des critères dont il ne connaît rien, ou presque.
Dans un tel système, le droit à l'erreur ou le droit de « ne pas savoir quoi faire » n'existe pas. Tout déraillement, tout ralentissement est sanctionné par un rappel à l'ordre. On pense aux mises en garde adressées par l'administration aux lycéens demeurant « en attente » d'une réponse alors qu'une formation leur avait déjà donné un accord. « On encourage tous ceux qui ont eu une proposition à aller s'inscrire », n'a cessé de répéter le ministère. Pour faire plier les hésitants, les règles ont même changé en cours de route. À partir de juillet, les inscrits n'avaient plus que trois jours pour confirmer un vœu, faute de quoi toutes les propositions étaient annulées. Ces candidats indécis espéraient sans doute une meilleure proposition, mais on les accusait de ne pas libérer les places assez vite. Ils étaient rendus responsables non seulement de leur propre attente, mais aussi de celle des autres.
Traditionnellement, les sociologues considèrent que la légitimité du jugement scolaire relève de l'organisation de sa procédure. Son caractère acceptable dépend de la transparence des critères, de l'équité de leur usage, mais aussi de la publication des résultats dans un délai raisonnable. Or les élèves des filières professionnelles, souvent issus des milieux populaires, ont patienté en moyenne dix-sept jours pour recevoir une première réponse positive, contre quatre pour les titulaires d'un bac général. L'attente est devenue le reflet des inégalités sociales, incarnant et redoublant la violence du classement.
Avec Parcoursup, des dizaines de milliers de jeunes sont restés dans l'incertitude durant des mois, pour des raisons qui leur paraissaient obscures et parfois injustes. En procédant ainsi, l'institution les a poussés à perdre confiance en eux, mais également à douter du système scolaire, social et politique qui produit le classement — un constat également valable pour l'enseignant qui prépare l'élève et pour la famille qui l'accompagne. Voilà, pour le moment, le principal acquis des réformes éducatives de la présidence de M. Macron.
(1) Courriel révélé par le Syndicat national des enseignements de second degré (SNES).
(2) Anne Barrère, Sociologie des chefs d'établissement. Les managers de la République, Presses universitaires de France, coll. « Éducation et société », Paris, 2013.
(3) Lire « Les étudiants livrés au marché de l'anxiété », Le Monde diplomatique, avril 2018.
(4) Ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, « Tableaux de bord Parcoursup », « Parcoursup 2018 : propositions d'admission dans l'enseignement supérieur et réponses des bacheliers », note Flash no 17, Paris, octobre 2018, et « Inscription de nouveaux bacheliers entrant en première année à l'université en 2018-2019 », note Flash no 20, novembre 2018.
(5) « Parcoursup : les premières remontées montrent une nette inégalité entre lycées », Sud Éducation, 25 mai 2018.
(6) Lire Jean-Michel Dumay, « Les lycées professionnels, parents pauvres de l'éducation », Le Monde diplomatique, mars 2018.
Lire aussi le courrier des lecteurs dans notre édition de mars 2019.

Tennessee Governor Bill Lee has halted the one remaining execution for 2026 after a woman named Christa Pike on Wednesday survived two injections of pentobarbital, a situation described as unprecedented.

© Correccionales De Tennessee (EFE)

The state of Tennessee has ordered a stay on the execution of a woman who was sentenced to death for the murder of a fellow student when she was 18. If it had been carried out as planned on Wednesday, Christa Pike, now 50, would have been be the first woman put to death in the mid-southeastern state in more than two centuries.

© George Walker IV (AP Photo/George Walker IV)

Suppressing debate about English ethnicity, and labelling those who claim to be ethnically English 'fascists', doesn’t prevent resentment – it fuels it. Konstantin Kisin is right and Rishi Sunak is wrong.
The post The Quickest Way to Fuel an English Ethnonationalist Movement is to Deny that English Ethnicity Exists appeared first on The Daily Sceptic.

Menos de dois meses depois de uma operação da Polícia Federal, o avanço de uma invasão de garimpeiros na Terra Indígena Baú, no sudeste do Pará, forçou indígenas Kayapó a tomarem uma atitude de alto risco. Desde segunda-feira, 21 de setembro, um grupo de guerreiros Kayapó bloqueia a via de acesso a um garimpo ilegal chamado Pista Velha, próximo ao rio Curuazinho, no meio do território.
Com o bloqueio, os indígenas tentam frear a logística de abastecimento do garimpo, que vem atraindo cada vez mais invasores pelo alto volume de ouro extraído no local. Segundo informações das organizações da Rede Xingu+, que atuam nas terras indígenas Baú e Menkragnoti e monitoram o local, o número de garimpeiros quadruplicou apenas nos últimos dois meses, chegando a aproximadamente 400 pessoas.
A cada dia de espera, cresce a tensão e o medo de um novo conflito. Informações passadas ao grupo que está bloqueando o acesso ao garimpo apontam que há armas de vários calibres no local, incluindo armas pesadas, como pelo menos quatro fuzis. Por conta desse armamento, os indígenas suspeitam de participação de facções criminosas ligadas ao narcotráfico na extração ilegal de ouro.
Ainda assim, os indígenas afirmam que não estão dispostos a sair do local enquanto não houver uma ação do poder público para retirar os invasores. À reportagem, a Polícia Federal (PF) afirmou estar acompanhando a situação.
O garimpo criminoso na Terra Indígena (TI) Baú é um problema desde 2019 e tem provocado vários conflitos entre garimpeiros e indígenas Kayapó (autodenominados Mebengôkre), que tentam proteger o território. A atividade, porém, vem se intensificando desde o ano passado, sem que as autoridades tenham conseguido desestruturá-la de forma efetiva.
No final de julho, a PF e o Instituto Brasileiro do Meio Ambiente e dos Recursos Naturais Renováveis (Ibama) realizaram uma operação na Terra Indígena Baú. Na ação, as equipes realizaram autuações, registraram as áreas degradadas e inutilizaram dois acampamentos, além de pás-carregadeiras, motores usados em balsas de garimpo, gerador, tanque e galões de combustível. Mas a operação não chegou ao garimpo de Pista Velha e apenas dispersou os infratores momentaneamente, segundo as organizações que acompanham de perto a situação. A TI Baú é um vasto território de 1,5 milhão de hectares (dez vezes a cidade de São Paulo), onde vivem os povos Kayapó e os isolados Pu´rô.

Meses antes da operação, em fevereiro, a Rede Xingu+, formada por 53 organizações indígenas, ribeirinhas e da sociedade civil com atuação na bacia do rio Xingu, alertou a vários órgãos do governo federal que uma expedição de vigilância realizada pelos Kayapó havia interceptado dois grupos de garimpeiros. Na ocasião, um dos responsáveis pelo garimpo disse que havia dezenas de mineradores ilegais instalados no território, e os próprios indígenas apreenderam duas armas de fogo.
No começo do ano, o trabalho de vigilância dos Kayapó identificou outro ponto de garimpo ilegal, além do Pista Velha, e informou às autoridades a localidade que serviria como “porta de entrada” para a invasão do território. Agora, com a chegada de mais garimpeiros ao Pista Velha, os indígenas da TI Baú e da vizinha Terra Indígena Menkragnoti se uniram para tentar impedir a continuidade do funcionamento do garimpo.
Nesta quinta-feira, 24 de setembro, uma equipe indígena de vigilância encontrou uma espingarda calibre 28 e um motor de barco escondidos em uma área próxima ao Pista Velha. Em sites na internet, esse motor custa entre R$ 10 mil e R$ 12 mil.
O medo é que o garimpo cresça ainda mais nos próximos meses. Ali, a extração ilegal de ouro se dá em barrancos abertos no meio da floresta. As árvores são derrubadas, a vegetação é destruída e o solo é revirado na busca predatória por minério. A atividade de mineração é proibida em terras indígenas pela legislação e, além de provocar impactos graves para a natureza, também causa conflitos sociais nas comunidades indígenas.
A Agência Pública procurou o Ministério dos Povos Indígenas (MPI) e a Fundação Nacional dos Povos Indígenas (Funai), mas não teve resposta até a publicação desta reportagem.
Já a PF afirmou que a operação na TI, realizada entre os dias 28 de julho e 1º de agosto, empregou três aeronaves para combater “atividades ilegais de extração mineral na região e em áreas externas que, conforme informações reunidas pelos órgãos participantes, impactam cursos d’água e comunidades indígenas”.
“Diante da situação, a Polícia Federal segue atuando no acompanhamento da região e na adoção de medidas cabíveis para o enfrentamento de atividades ilícitas”, completou o órgão.
Desde 2019, ano em que o garimpo Pista Velha foi reativado, a área afetada pela mineração ilegal na Terra Indígena Baú vem crescendo. A maior parte da expansão garimpeira se deu durante o governo Bolsonaro. Até 2017, 150 hectares haviam sido desmatados no território, mas apenas entre 2018 e 2022, as áreas de garimpo superaram 308 hectares, segundo levantamento do Instituto Socioambiental. Em 2025, elas chegaram a um total acumulado de 332 hectares, o equivalente a cerca de 460 campos de futebol, conforme dados disponibilizados pela plataforma Amazon Watch.
No ano passado, já haviam sido detectados vários pontos ativos de garimpo em diversas partes do território, e um sobrevoo confirmou que havia mineração ilegal em expansão na área do Pista Velha. Ao longo de 2025, a Rede Xingu+ enviou alertas formais aos órgãos governamentais com denúncias sobre a atuação criminosa.
Além dos pontos de garimpo identificados dentro do território, há vários outros dispostos ao longo das fronteiras oeste das Terras Indígenas Baú e Menkragnoti. Em maio, uma decisão da Justiça Federal no Pará determinou que o Ibama realizasse ações de fiscalização para desmobilizar um desses garimpos, o “Esperança IV”. Às margens do rio Curuá, a atividade minerária ilegal ameaça diretamente o rio – e todos que dependem dele e de seus mais de cem igarapés e afluentes.

Uma análise do monitoramento da Rede Xingu+ mostra que a área desmatada por garimpo no entorno oeste das duas terras indígenas cresceu 11% entre 2024 e 2025 e que quase 80% dessas áreas de garimpo não possuíam autorização da Agência Nacional de Mineração (ANM) para exploração.
A Terra Indígena Baú tem uma longa história de resistência à pilhagem da natureza. No início dos anos 1990, quando o território foi declarado como de posse indígena, invasores impediram várias vezes a demarcação física da área. Em 2003, quando o processo de demarcação foi retomado, os Kayapó aceitaram abrir mão de uma faixa equivalente a 3 mil km² do lado oeste da terra indígena com a promessa de que as invasões seriam interrompidas. A homologação do território, etapa final da demarcação, só aconteceu cinco anos depois.
Os demais territórios Kayapó no eixo da rodovia BR-163 (que liga Cuiabá, no Mato Grosso, a Santarém, no Pará) também sofrem os impactos da extração ilegal de ouro. No caso das TI Panará e da TI Menkragnoti, há denúncias de contaminação dos rios, que têm adquirido um aspecto barrento, ameaçando a disponibilidade de água para as comunidades indígenas.
As terras onde vivem os Kayapó fazem parte de um mosaico de territórios indígenas e unidades de conservação que formam uma grande área contínua de conservação na bacia do Xingu. Na região, o garimpo tem promovido o avanço do desmatamento também nas Terras Indígenas Kuruaya, Trincheira Bacajá e Apyterewa e em outras cinco áreas protegidas. Uma das situações mais críticas, segundo o monitoramento da Rede Xingu+, é na Reserva Biológica Nascentes da Serra do Cachimbo, onde nascem vários dos rios que banham a bacia.

More than 800,000 people are hoping to move to a self-proclaimed crypto micronation called ‘Liberland’ that is on a patch of muddy floodplain along the Danube River.
The uninhabited seven-square-kilometre land on the border of Serbia and Croatia was founded by Czech libertarian politician Vit Jedlicka who claimed the territory in 2015.
There, Mr Jedlicka said he founded a new country with the aim of creating a libertarian state founded on the blockchain technology underpinning cryptocurrencies – or, as a haven for crypto billionaires.
According to the self-declared president, the small ‘nation’ has received 804,000 citizenship applications – enticed by the eradication of tax and government regulation. Its motto is: To Live and Let Live.
It comes as the UK faces an exodus in the tech sector after nearly 6,000 entrepreneurs fled the UK in the past two years, with many fleeing to destinations with more forgiving tax regimes, such as Dubai.
The group of 30 tech billionaires are using blockchain – effectively a secure digital ledger – to construct the first decentralised autonomous government and also the world’s ‘freest country’.
The micronation of around 1,200 citizens has its own official language of ‘Liberlandish’, will be holding a congressional election later this month, has its own passports as well as its own navy, known as the ‘Liberty’.
Meanwhile, its ‘administration’ has appointed three ‘legal professionals’ to form a Supreme Court to oversee applications. It added an app will soon be used to fast track applications from those without a criminal record.
Vit Jedlicka had a vision to create a nation which eradicates tax and government regulation
In lieu of tax, a voluntary monthly contribution system was created that is claimed ‘inherently superior to forced tax’ which allows one to ‘become a true co-owner’ of the ‘nation’.
Liberland citizens use cryptocurrency to pay voluntary taxes for the upkeep of the heavily-forested island and its navy. The tokens are the Liberland Dollar, which handles money and network fees; and Liberland Merit, which handles voting and laws. Both can be bought with bitcoin.
One’s ‘dedication’ will be ‘recognised’ through the Liberland app and a rating ‘badge’ system based on monthly contributions – spanning from Bronze (one to ten Merits) to Diamond (more than 10,000 Merits). The chart will be published publicly monthly, justified as a way to maintain ‘radical transparency’.
‘Liberland,’ officially known as the Free Republic of Liberland, joins a movement by the ultra-wealthy of creating micro-states and special economic zones.
These ‘bubbles of capitalism’ have popped up in Honduras, where Peter Thiel, a PayPal co-founder, financially supported the founding of the private city of Prospera. Elsewhere, a ‘Crypto City’ is being built in Venezuela, while ‘Liberstad’, a private member-based city, is being created in Norway.
Liberland is yet to be recognised by other nations, with a lack of proper infrastructure and 200 registered companies. Those behind the project have set up a permanent outpost across the river called ‘Ark Village’ which has shared rooms, kitchenettes and a meeting room.
The territory had been long contested between Croatia and Serbia since the dissolution of Yugoslavia and the 1990s Balkan wars. Mr Jedlicka claimed the land on the principle of ‘terra nullius’, effectively that unclaimed land belongs to the first person to occupy it.
Croatia deployed border police units and patrol boats to prevent repeated attempts by Liberland organisers to reach the area when it was first set up in 2015. Serbian police prevented them from crossing the border from their side.
Since being declared independent by Mr Jedlicka, there are now more than 1,262 registered citizens and 804,000 applications for citizenship.
A settlement on the island – which is about the size of Gibraltar – has been up and running since August 2023, with a core group of people maintaining a continuous physical presence.
They have been developing the land, having already constructed the first house, set up basic infrastructure and marina facilities.
Liberland’s website states that non-EU visitors who cross into the area from the Croatian side are usually issued a notice requiring them to leave Croatian territory within seven days, accompanied by a temporary re-entry ban.
However, it also says those seven days are ‘more than enough to earn full Liberland citizenship’, by helping with construction, clearing land, building infrastructure or other community projects.
Other individuals in Europe have previously declared the formation of a micronation state – including the Principality of Sealand, an abandoned North Sea oil rig off the coast of Suffolk which declared independence in 1967.
An exodus of the wealthy from the UK has been fuelled from changes to Capital Gains Tax, the mansion tax on properties worth more than £2million, Inheritance Tax changes and VAT on private schools.
The figures showed that 5,940 business owners left the UK between January 2024 and January 2026. The analysis showed that 10 per cent of those leaving were from the software sector, more than three times higher than the next most affected, property development.
The United Arab Emirates – which includes Dubai and Abu Dhabi – as well as Spain and the US were among popular destinations for business owners, according to wealth managers Rathbones.
Michelle White, head of Rathbones’ private client office, said: ‘We are talking to more individuals and families – particularly younger business owners – considering relocation.’

Despite her diminutive stature, Emma Bonino was a giant of European foreign policy. She made a critical difference on a bewildering range of causes. She was a master at operating in a diverse array of settings: protesting on the streets, mobilising NGOs, shaping the agenda of the European Commission, creating unlikely coalitions in the European Parliament and chairing the Italian Senate. She managed to make such a difference in all these places because, wherever she found herself, she was always an activist fighting for civil rights, for justice, for equality.
Emma was also a rebel. She used her charm, humour and honesty to puncture pomposity and force people into a real conversation. She embraced controversy, both in her advocacy for challenging causes like women’s rights, abortion access and drug legalisation, and in her methods such as protests and hunger strikes.
She knew how to translate lofty goals into concrete steps which had some hope of being implemented, whether it was setting up the European Commission’s humanitarian office, campaigning for the establishment of the International Criminal Court, advocating to ban female genital mutilation, or working to change Italian electoral law. She had a sense of history and understood how to use crises to shift the agenda—as she did when she moved to Cairo after 9/11, deciding to learn Arabic and to push for a better understanding between Europeans and the Muslim world. And she was willing to assemble and work with unlikely coalitions to advance her causes, from joint projects with the Egyptian former president’s wife Mrs Mubarak to campaigns with the Pope.
Emma was a founding member of ECFR and helped turn it into the organisation it has become. We assumed when she became Italian foreign minister in 2013 that she would step down as a member, but instead she wanted to stay involved and constantly drew on ECFR’s ideas, expertise and pan-European networks to shape the Italian and European agenda. When she stepped down as foreign minister she became a co-chair of the organisation, and we felt her sense of urgency, ambition and pro-Europeanism in every board meeting.
Emma helped shape the DNA of ECFR. She encouraged us to be courageous, not to be afraid of controversy and to challenge conventional wisdom. She pushed us to be as pragmatic about how to make a difference as we were principled about our goals. Always inspiring others, Emma was a friend and a role model to so many of us—but she didn’t do small talk or make time for idle fun. When the substantive discussions were finished, she would say “va bene” and move on to the next fight (or go out to smoke a cigarette). Her death leaves Europe a greyer and less vital place. We need more Emmas.
We are deeply saddened to share the news of Emma Bonino’s passing
Messages in memory of Emma Bonino from ECFR’s council members
O Departamento de Guerra, antigo Departamento de Defesa dos Estados Unidos, anunciou um investimento de 750 milhões de dólares (cerca de R$ 3,8 bilhões) na compra de terras raras produzidas no Brasil pela mineradora Serra Verde.
Na prática, o anúncio coloca as terras raras extraídas no Brasil diretamente no ecossistema da indústria militar estadunidense – elementos de terras raras são utilizados pela indústria de armamentos dos EUA por seu magnetismo e resistência a altas temperaturas. Essa possibilidade já havia sido apontada por reportagem da Agência Pública, que mostrou as conexões da Serra Verde com os interesses do governo americano.
Segundo o Departamento de Guerra, os recursos serão aportados em uma “Empresa de Propósito Específico” para viabilizar um acordo de compra do concentrado de terras raras (chamado de carbonato) produzido pela Serra Verde no projeto Pela Ema, no norte de Goiás.
Esse acordo já tinha sido tornado público pela própria mineradora em abril, quando a Serra Verde comunicou uma operação de fusão e aquisição com a empresa americana USA Rare Earth e a formalização de um contrato para fornecer 100% da sua produção por 15 anos para uma “Empresa de Propósito Específico”, que à época não foi nomeada ou especificada, mas que seria capitalizada por agências do governo americano e fontes privadas.
Agora, o próprio Departamento de Guerra deu mais detalhes sobre o investimento na “Empresa de Propósito Específico”, chamada “US SIIE”. O montante de 750 milhões de dólares faz parte de um pacote de investimentos de 1,55 bilhão de dólares no total, que inclui um compromisso de compra de 300 milhões pela Agência de Logística de Defesa do Departamento e outro compromisso de compra de 500 milhões por parte de um grande banco comercial que não foi especificado.
“Garantir cadeias de suprimentos resilientes, tanto domésticas quanto de aliados, é um requisito fundamental para operações de guerra”, afirmou Mike Cadenazzi, Secretário-Assistente de Guerra para Política de Base Industrial.
“Ao estabelecer parceria com a Serra Verde, damos um passo decisivo para quebrar o quase monopólio de nossos adversários sobre os elementos de terras raras. Esse esforço conjunto assegura que nossa base industrial de defesa tenha acesso garantido e de longo prazo aos materiais críticos necessários para fabricar sistemas de armas de última geração e manter nossa vantagem tecnológica”, completou ele, em referência à China, que controla mais de 90% do processamento industrial desses elementos químicos.
Elementos de terras raras são utilizados em ímãs de caças F-35, drones e mísseis Tomahawk, produzidos pela indústria de armamentos dos EUA. Não à toa, o governo americano tem pressa em quebrar esse monopólio. O Departamento de Guerra decidiu proibir, a partir de 2027, a aquisição de ímãs feitos com terras raras extraídos ou processados na China e em outros países considerados inimigos, como Rússia, Irã e Coreia do Norte.
No meio dessa disputa, o Brasil, dono da segunda maior reserva de terras raras no mundo, é estratégico. Assim como a Serra Verde, que é a única mineradora no país a já produzir terras raras em escala comercial. A empresa produz um concentrado com vários elementos de terras raras, entre eles o samário, que é majoritariamente usado pela indústria militar por conta de sua resistência a altas temperaturas. Desde abril do ano passado, a China restringiu a exportação desse elemento e seus derivados, como as ligas metálicas, e passou a exigir uma série de documentos para a obtenção de licenças de exportação, incluindo a identificação do usuário final dos produtos – que, em muitos casos, são fabricantes de armamentos.
“A Serra Verde é a única produtora das terras raras pesadas fora da Ásia e ela tem as quatro terras raras magnéticas”, disse Barbara Humpton, CEO da USA Rare Earth, em uma entrevista à Fox News. “E a iniciativa brilhante do governo dos EUA foi criar uma sociedade de propósito específico, com apoio de várias agências governamentais e investimento privado, para garantir um contrato de compra de 100% da produção por 15 anos, assegurando que nós tenhamos acesso aos materiais necessários para a nossa economia e para a nossa defesa”, completou a executiva.
Para isso, a USA Rare Earth, dona da Serra Verde, já garantiu 1,6 bilhão de dólares em financiamento do governo americano, que terá participação acionária na companhia. Também comprou a britânica Less Common Metals, uma das maiores fornecedoras de ligas metálicas de terras raras, e firmou um acordo de vendas mútuas com a Arnold Magnets. Diante das restrições chinesas, essas duas empresas – Less Common Metals e Arnold Magnets – trabalharam ao longo do ano passado para encontrar fontes alternativas de samário a fim de continuar produzindo os ímãs usados em mísseis Tomahawk, como mostrou o jornal americano New York Times.
