❌

Normal view

A 15 años de la muerte de Laura Pollán, destacan su legado en favor de los prisioneros políticos

A 15 años de la muerte de Laura Pollán Toledo, fundadora de las Damas de Blanco, la actual líder del movimiento, Berta Soler, recordó su legado y denunció que la situación de los presos políticos y la crisis en Cuba mantienen vigente la causa que ella impulsó.

Vivre et mourir en cellule

Souvent condamnés jeunes à des très longues peines, des dizaines de milliers de détenus américains ont aujourd'hui atteint un âge canonique, obligés de finir leurs jours dans des prisons où rien n'a été pensé pour eux. Grimper sur un lit superposé, attendre debout dans une file, mastiquer une nourriture inadaptée, sans même parler de rencontrer un médecin : chaque tâche du quotidien est une épreuve.

L'imam Jamil Abdullah Al-Amin, également connu sous le nom de H. Rap Brown, fut l'une des voix les plus influentes du mouvement pour les droits civiques et du Black Power aux États-Unis, au sein du Student Nonviolent Coordinating Committee (SNCC) et du Black Panther Party notamment. Surveillé par le Bureau fédéral d'enquête (FBI), il a été condamné à la prison à perpétuité en 2002 pour le meurtre de l'adjoint d'un shérif, une accusation qu'il a toujours rejetée. Il est mort le 23 novembre 2025, à 82 ans, dans un hôpital pénitentiaire de Caroline du Nord, après une longue dégradation de son état de santé.

H. Rap Brown est loin d'être le seul à avoir vieilli et péri derrière les barreaux. En 2022, 186 146 personnes incarcérées aux États-Unis avaient dépassé les 55 ans — le seuil pour être considéré comme « âgé » dans de nombreux États —, contre environ 42 300 en 2000 (1). « On vieillit plus vite en prison, explique M. Jose Saldaña, ancien militant de l'organisation révolutionnaire portoricaine Young Lords, libéré en 2018 après trente-huit ans d'incarcération. Le stress, le manque de nourriture, être jour et nuit enfermé dans une cellule, être séparé de sa famille… Ça accélère le vieillissement. » Les personnes détenues présentent en effet, plus tôt et plus fréquemment que la population générale, des pathologies chroniques, des handicaps, des troubles cognitifs ou des maladies cardio-vasculaires. Un prisonnier de 59 ans présenterait ainsi, en moyenne, les conditions gériatriques d'un homme de 75 ans, tandis que l'espérance de vie diminue de deux ans pour chaque année d'enfermement (2).

Ce vieillissement est en grande partie l'héritage différé de plusieurs décennies de politiques répressives et d'incarcération de masse. À partir des années 1970, puis surtout dans les années 1980 et 1990, les États et le gouvernement fédéral ont multiplié les peines minimales obligatoires, les lois dites « three strikes » (des « trois prises »), qui prévoient des peines très lourdes, voire la perpétuité, en cas de récidives successives, et les dispositifs de « truth in sentencing » (« vérité des peines »), qui obligent les condamnés à purger une large part de leur peine avant de pouvoir prétendre à une libération. En allongeant considérablement les durées d'incarcération et en restreignant les possibilités de sortie, ces politiques ont progressivement transformé la population carcérale : des hommes et des femmes entrés en prison jeunes ou à l'âge adulte y sont restés pendant des décennies, jusqu'à vieillir derrière les barreaux. La part des prisonniers seniors a ainsi bondi de 3 % en 1991 à 15,7 % en 2022. En Floride, 29 % de la population carcérale actuelle a plus de 50 ans. Dans moins de cinq ans, ce sera le cas d'un tiers des prisonniers américains.

À même le sol pendant des heures

Cette transformation pose une myriade de difficultés logistiques et financières. Les prisons ont été pensées pour des personnes autonomes, mobiles et capables de supporter les contraintes physiques de la détention. « Elles ne sont pas construites pour les personnes porteuses de handicap, qui ont besoin d'un fauteuil roulant, d'un déambulateur ou même d'une canne », observe le chercheur Thomas Baker. Un migrant mexicain actuellement enfermé à Adelanto, en Californie, nous raconte qu'un de ses codétenus âgés se douche rarement, l'opération étant trop périlleuse avec un déambulateur. « Les détenus âgés n'ont pas accès au soutien dont ils ont besoin : ils doivent quotidiennement accomplir des tâches au-delà de leurs capacités physiques, comme monter sur un lit superposé, attendre debout dans une file, mastiquer de la nourriture inadaptée… », détaille la chercheuse et avocate Michele Deitch, directrice du Prison and Jail Innovation Lab. Quant aux personnes atteintes de démence, elles sont incapables d'obéir aux règles drastiques de la détention, ce que les surveillants ne tolèrent pas.

Les prisons américaines manquent de moyens et de personnel. Dans le Michigan, par exemple, 910 postes pénitentiaires, 504 postes médicaux et 55 postes administratifs étaient vacants en décembre 2024, soit près de 15 % des effectifs (3). Dans le Colorado, pour pallier cette situation, l'administration pénitentiaire a réassigné des agents à des postes de sécurité, abaissé l'âge de recrutement à 18 ans et imposé de nombreuses heures supplémentaires à ses employés. Pour les détenus âgés, ce sous-effectif a des conséquences très concrètes : consultations médicales retardées, diagnostics et traitements repoussés, déplacements limités… Dans une prison de Los Angeles visitée par l'American Civil Liberties Union (ACLU), les patients devaient attendre leurs soins à même le sol pendant des heures. Selon Baker, le problème est notamment géographique. « Les prisons américaines se trouvent souvent dans des zones rurales éloignées. Il est difficile de convaincre les rares professionnels de santé qui voudraient bien travailler en prison de faire de longs déplacements vers ces lieux peu attractifs. » Le vieillissement des détenus accentue les failles d'un système déjà sous tension.

Ces difficultés n'exonèrent pas les établissements pénitentiaires de leurs obligations légales. La loi relative aux Américains porteurs de handicap (ADA) les oblige en effet à rendre leurs espaces comme leurs activités accessibles à tous, et à fournir certains équipements et aménagements adaptés. Mais beaucoup de détenus connaissent mal leurs droits ou n'ont pas les moyens de les faire valoir. Ils doivent donc le plus souvent se débrouiller seuls, ou s'entraider. « Quand je suis arrivé en prison en 1980, j'ai croisé un autre prisonnier, plus vieux. Il m'avait dit : “Si tu ne dois avoir que deux livres avec toi, que ce soient ton livre sacré et un dictionnaire médical.” C'est devenu ma deuxième Bible. J'ai appris à lire mes résultats d'examens et, dès que quelque chose clochait, j'écrivais pour demander à voir un médecin », relate M. Saldaña. À son tour, il a aidé un autre prisonnier : « Je lui ai montré comment porter plainte parce que sa cellule ne respectait pas la loi. Ils étaient censés tout adapter : le lit, le fauteuil, les toilettes, les lavabos… Pour se venger de sa plainte, ils l'ont mis à l'isolement, l'ont laissé tout seul sur un lit, où il se souillait ; ils glissaient sur le sol un plateau-repas qu'il ne pouvait pas attraper… » Difficile de savoir combien de détenus âgés vivent de telles situations. Selon les associations spécialisées, les abus et maltraitances seraient monnaie courante, mais la plupart ne sont pas signalés, faute de pouvoir recueillir aisément la parole des détenus. « Cela passe essentiellement par des échanges de courriers. Cela prend du temps, les gens ne savent pas toujours bien écrire ou donner les détails qui nous sont utiles », explique Mme Jia Min Cheng, avocate de l'organisation Disability Rights California (DRC).

Faut-il maintenir en détention des individus âgés dont le risque de récidive est faible, alors que leur prise en charge coûte cher ? Une étude publiée en 2017, portant sur plus de 25 000 personnes libérées de prison, montre que 13,4 % de celles qui avaient 65 ans ou plus ont été de nouveau arrêtées dans les huit années suivantes, contre 67,7 % des moins de 21 ans (4). En outre, les prisonniers âgés coûtent environ trois fois plus cher à l'administration pénitentiaire que les détenus plus jeunes, principalement en raison de leurs besoins médicaux. « Difficile à défendre auprès des contribuables », souligne Baker. Dans ce contexte, de nombreux États prévoient des dispositifs permettant d'abréger l'incarcération des personnes âgées ou gravement malades : la medical parole, ou libération pour « raison médicale », et la geriatric parole, qui permet d'examiner le cas d'un détenu à partir d'un certain âge. Dans les faits, ces mécanismes restent peu utilisés. « La plupart des membres des commissions sont nommés par le gouverneur. Et ils sont très frileux, ils ont peur de prendre les mauvaises décisions, que ça se répercute sur le gouverneur. Alors ils jouent la sécurité », constate Deitch. Selon les données fédérales, 84 % des 31 069 demandes de libération compassionnelle soumises aux tribunaux entre 2019 et 2023 ont été rejetées (5).

Pour ceux qui sortent, une autre épreuve commence : la réinsertion. Comment retrouver un logement et des repères après plusieurs décennies derrière les barreaux ? « Il ne s'agit pas de relâcher les prisonniers si c'est pour qu'ils deviennent des sans-abri. Il faut des soutiens pour les accompagner », rappelle la chercheuse. « La réinsertion est difficile, confirme M. Saldaña. C'est pour ça qu'on se bat pour que les gens soient libérés à un âge où ils sont encore “productifs''. » Il cite l'exemple d'Osborne, un programme de logements à New York pour les personnes âgées anciennement incarcérées : une résidence entièrement adaptée, avec des logements indépendants et accessibles, une cour… Mais les secondes chances comme celle-ci restent rares. M. Saldaña a lui-même essuyé quatre refus de libération conditionnelle avant de convaincre la commission.

Et, pour ceux qui ne sortiront jamais, reste une question : comment mourir en prison ? Gravement malades ou condamnés à la perpétuité, les détenus finissent souvent leurs jours en cellule ou dans un service de soins palliatifs — quand il en existe… À Kilby, en Alabama, où il a passé treize ans derrière les barreaux, M. David Garlock a participé à un programme d'hospice assuré par des détenus volontaires. « Ils ont mis une affichette à la recherche de bénévoles pour l'hospice. On était trente-deux volontaires au départ de la formation. Après avoir appris qu'on devrait changer des couches, des pansements, laver les patients…, nous n'étions plus que trois », racontait-il lors d'une conférence (6). Ce modèle de soins par des pairs existe dans plusieurs prisons américaines mais reste peu répandu. À Vacaville, en Californie, le service de soins palliatifs fait lui aussi appel à des détenus pour accompagner les patients. Ils sont rémunérés 24 cents de l'heure, contre environ 1 dollar pour ceux employés au nettoyage de l'établissement. En prison, loin de leur famille, les détenus sont aussi condamnés à prendre soin des autres jusqu'à leur dernier souffle.


(1) « Trapped in times. The silent crisis of elderly incarceration », American Civil Liberties Union (ACLU), septembre 2025.

(2) Farah Acher Kaiksow, Lars Brown et Kristin Brunsell Merss, « Caring for the rapidly aging incarcerated population : The role of policy », Journal of Gerontological Nursing, vol. 49, n° 3, Thorofare (New Jersey), mars 2023.

(3) « Budget briefing : General Government », House Fiscal Agency, Chambre des représentants du Michigan, Lansing, décembre 2024.

(4) « The effect of aging on recidivism among federal offenders », United States Sentencing Commission (USSC), Washington, DC, décembre 2017.

(5) « Compassionate release data reports », USSC, 2026.

(6) « Deaths in custody » session 5, université du Texas, Austin, 16 novembre 2024.

Domiziano II: l’imperatore romano restituito alla storia da due monete

28 August 2026 at 10:50

di Matteo Forlani

Per oltre diciassette secoli il suo nome rimase sepolto in un campo dell’Oxfordshire. A riportarlo alla luce, nell’aprile del 2003, fu il segnale di un metal detector.

Brian Malin stava esplorando un terreno nei pressi di Chalgrove, a meno di sedici chilometri da Oxford, quando lo strumento reagì a qualcosa nascosto fra trenta e sessanta centimetri di profondità. Per lui non era un luogo qualunque: nel 1989, appena trenta metri più in là, insieme al fratello Ian aveva già trovato 4.145 monete romane chiuse in due vasi.

Il nuovo recipiente, modellato in una ceramica grigia di produzione locale, sembrava la continuazione di quella scoperta. I due depositi avevano dimensioni e composizione simili; entrambi terminavano con emissioni di Probo del 278-279. Jérôme Mairat ha proposto che appartenessero alla stessa persona, forse qualcuno che aveva preferito dividere i propri risparmi in nascondigli separati. Non possiamo sapere chi fosse né perché non tornò a recuperarli. Resta però difficile considerare casuale la presenza di due fortune quasi gemelle nello stesso campo.

Dentro il secondo vaso c’erano 4.957 monete coniate fra il 251 e il 279. Erano quasi tutte monete radiate di lega povera, rese più brillanti da un velo d’argento ormai in gran parte scomparso. Sette su dieci provenivano dall’Impero delle Gallie; le altre dalle officine controllate dagli imperatori di Roma. Chi aveva raccolto quel denaro, insomma, usava senza distinzione le valute dei due poteri che si contendevano l’Occidente romano.

Quando venne estratto dal terreno, il tesoro non aveva l’aspetto di una cascata di monete. La corrosione aveva saldato i pezzi fra loro e alle pareti del contenitore, formando un blocco compatto. Il vaso arrivò intatto all’Ashmolean Museum e fu poi affidato ai restauratori del British Museum. Per mesi, acqua tiepida e alcol sciolsero il terreno, mentre ultrasuoni e solventi rimossero le incrostazioni. Ogni esemplare venne separato, asciugato, stabilizzato e protetto. Fu un lavoro lento, quasi una seconda esplorazione del tesoro. All’inizio del 2004, da quella massa indistinta comparve un volto che non avrebbe dovuto esserci.

Il pezzo era ben battuto e mostrava pochissimi segni d’usura. Sul diritto si vedeva il busto barbuto di un uomo con la corona radiata, il mantello e la corazza. Intorno al ritratto correva la legenda:

IMP C DOMITIANVS P F AVG

Per esteso significava Imperator Caesar Domitianus Pius Felix Augustus. Il nome era quello di Domiziano, ma non dell’imperatore flavio assassinato nel 96. Lo stile del ritratto e il tipo monetale appartenevano alla seconda metà del III secolo. Gli studiosi lo chiamano Domiziano II soltanto per distinguerlo dal sovrano vissuto quasi duecento anni prima.

Non bastava a raccontare un regno, ma bastava a dimostrare una pretesa. Un uomo chiamato Domitianus aveva assunto il titolo di Augusto, ottenuto l’appoggio necessario per usare una zecca e fatto incidere il proprio nome sul denaro. Le cronache lo avevano dimenticato; il metallo no.

Il falso che non era falso

La scoperta di Chalgrove aveva però un precedente. Il 28 novembre 1900, durante alcuni lavori in un vigneto di Les Cléons, presso Nantes, era emerso un ripostiglio di 1.456 radiati. Fra le monete di Gordiano III, Aureliano e Tetrico ce n’era una intestata a Domiziano. La notizia fu pubblicata l’anno seguente. Proprio l’eccezionalità del ritrovamento, tuttavia, finì per renderlo sospetto.

Nel 1929 l’esemplare entrò nelle collezioni del Musée Dobrée. Poi se ne persero le tracce fra i depositi del museo e per decenni rimase accessibile soltanto attraverso fotografie, disegni e un calco in gesso riprodotto nel Roman Imperial Coinage. Il numismatico Lodovico Laffranchi lo interpretò come una moneta di Tetrico ritoccata; Lawrence Okamura riassunse i dubbi nel titolo di uno studio del 1992, Forging a Usurper in Late Roman Aquitania.

La moneta ricomparve nel 1996 e fu portata a Parigi per essere pulita ed esaminata. Il risultato incrinò l’ipotesi del falso: le lettere di DOMITIANVS erano incorporate in prodotti di corrosione antichi. Nessun falsario moderno poteva averle reincise sopra una legenda precedente senza alterare quelle incrostazioni. Anche il ritratto, pur vicino ai modelli di Vittorino e Tetrico, mostrava caratteristiche proprie.

Poi il presunto falso trovò il proprio gemello.

L’antoniniano inglese era identico per conio a quello di Cléons e persino un poco meglio impresso. Coincidevano il profilo del volto, la posizione delle lettere e le irregolarità più minute. I conii antichi erano incisi a mano: due monete che condividono gli stessi piccoli difetti provengono dalla medesima coppia di matrici, come fogli stampati dallo stesso torchio.

A chiudere la discussione fu soprattutto il contesto. Il nuovo pezzo era ancora saldato a un deposito romano intatto, in mezzo a migliaia di emissioni comuni recuperate in condizioni documentate. Nessuno avrebbe potuto introdurlo in quella massa di corrosione. Domiziano continuava a non avere una biografia, ma da quel momento ebbe un’esistenza storica.

Il vuoto lasciato da Vittorino

Il momento in cui Domiziano tentò la fortuna era uno dei più confusi della storia romana. Nel 260 l’imperatore Valeriano era caduto prigioniero del re sasanide Sapore I. Suo figlio Gallieno si ritrovò solo al comando di un impero attaccato su più fronti e attraversato dalle rivolte degli eserciti.

In Occidente le truppe acclamarono il generale Postumo, che diede forma a quello che oggi chiamiamo Impero delle Gallie. Comprendeva la Gallia e la Britannia, per qualche tempo anche la Hispania. Il nome può trarre in inganno: non era uno Stato nazionale staccatosi da Roma. Postumo e i suoi successori si consideravano imperatori romani, nominavano consoli e governatori, proteggevano le frontiere e battevano moneta come qualunque altro Augusto.

Postumo riuscì a governare per quasi dieci anni. Nel 269 sconfisse il rivale Leliano, ma vietò ai soldati di saccheggiare Magonza e fu ucciso dai suoi stessi uomini. Gli succedette Mario, rimasto al potere per poche settimane o pochi mesi, quindi Vittorino. Nella primavera del 271 anche Vittorino morì assassinato. Per la terza volta in meno di due anni, il trono gallico era disponibile.

Secondo una tradizione tarda e non del tutto affidabile, Victoria, madre di Vittorino, usò denaro e influenza per favorire Tetrico, allora governatore in Aquitania. Ma un imperatore non poteva imporsi nello stesso istante da una provincia all’altra. Nel tempo necessario a Tetrico per raccogliere consensi, guarnigioni e officine monetarie potevano scegliere altri candidati.

Fu con ogni probabilità in quel vuoto che Domiziano fece la sua mossa.

Le monete lo collocano come un concorrente di Tetrico alla guida dell’Impero delle Gallie, non come il sovrano di un regno britannico e neppure come un avversario in grado di minacciare direttamente Aureliano. La città in cui fu proclamato e i reparti che lo sostennero restano sconosciuti. Il suo tentativo, però, superò il fragore di un’acclamazione militare: arrivò fino a un’officina monetaria.

Per battere denaro servivano incisori, metallo, tondelli, incudini, martelli e maestranze abituate a lavorare in serie. Domiziano controllò quell’organizzazione almeno per il tempo necessario a preparare due conii e avviare la produzione. Non era dunque soltanto un nome gridato dai soldati: uomini, strumenti e metallo erano stati messi al servizio della sua candidatura.

La concordia dei soldati

Il pezzo di Chalgrove è un antoniniano di 22 millimetri e 2,07 grammi. La corona radiata indossata dal sovrano identifica la denominazione. Il colore attuale è quello del bronzo, ma all’origine una sottile argentatura copriva la lega povera e faceva apparire la moneta assai più preziosa di quanto fosse davvero.

Dal ritratto non ricaveremo il vero volto di Domiziano. Barba, sguardo fermo, mantello e corazza appartenevano al repertorio con cui gli incisori costruivano l’immagine di un imperatore. Eppure non si limitarono a cambiare il nome su un modello di Tetrico. Il diritto venne preparato appositamente per Domiziano, e il rovescio fu inciso per la stessa emissione. Anche un potere destinato a durare pochissimo volle dunque un’immagine propria.

Sul rovescio compare Concordia, con la coppa delle libagioni in una mano e una cornucopia nell’altra. La legenda CONCORDIA MILITVM significa «la concordia dei soldati». Nessun messaggio poteva essere più opportuno. In un’epoca in cui gli imperatori salivano al potere sulle spalle delle legioni e spesso morivano per mano delle stesse truppe, Domiziano presentava l’esercito come compatto attorno a lui. Forse descriveva una realtà momentanea; forse esprimeva soltanto un desiderio.

I conii conservano anche una traccia del disordine di quei mesi. Il diritto sembra opera dell’incisore legato alla cosiddetta officina II; il rovescio ricorda invece la mano attiva nell’officina I e anticipa alcune monete di Tetrico. Una matrice, o forse lo stesso artigiano, potrebbe essersi spostata fra le due zecche durante la crisi. Persino la sede della coniazione è ancora discussa: il catalogo dell’Ashmolean indica Colonia, mentre MER-RIC assegna l’emissione a Treviri. Sono divergenze che raccontano quanto poco conosciamo ancora dell’organizzazione delle zecche galliche.

Quei piccoli dischi erano il mezzo di comunicazione più capillare di cui disponesse un sovrano. Entravano nelle paghe, passavano di mano nei mercati e viaggiavano insieme agli eserciti. Il ritratto annunciava chi comandava, i titoli ne proclamavano l’autorità e il rovescio spiegava su quale sostegno diceva di fondarsi. Domiziano parlò lo stesso linguaggio degli imperatori che lo avevano preceduto.

I due esemplari sicuramente autentici provengono dalla stessa coppia di conii, un indizio forte di una produzione limitata. Non significa che fossero le uniche matrici: altre monete possono essere state ritirate, rifuse o perdute. Per questo i «quattro giorni di regno» spesso attribuiti a Domiziano sono una formula giornalistica senza fondamento. Possiamo dire che la sua occasione durò poco, non contare i giorni.

Il ritrovamento inglese non prova che Domiziano governasse la Britannia. Il vaso fu sepolto negli anni Ottanta del III secolo, anni dopo l’emissione. L’antoniniano ebbe tempo per attraversare la Manica: documenta il viaggio della moneta, non i confini del suo potere.

Un uomo senza biografia

Una volta accertata l’esistenza di Domiziano, restava da capire chi fosse. Le fonti antiche offrono due possibili tracce, entrambe troppo incerte per trasformarsi in un’identità.

La Historia Augusta attribuisce la vittoria sui Macriani nel 261 a Domitianus, «il più valoroso e attivo» dei comandanti di Aureolo. Aggiunge che si diceva discendente dell’imperatore Domiziano e di Domitilla. Se quel comandante fosse l’uomo delle monete, il tentativo del 271 sarebbe l’ultima tappa di una carriera militare lunga almeno dieci anni, non il gesto improvviso di uno sconosciuto.

La fonte, però, impone prudenza. La Historia Augusta mescola documenti, errori e personaggi inventati ed è stata composta molto tempo dopo i fatti. La discendenza dalla dinastia flavia assomiglia a una genealogia costruita per nobilitare il protagonista. Il racconto può custodire un dato autentico, ma non basta a sovrapporre con sicurezza il generale e il pretendente.

All’inizio del VI secolo Zosimo ricordò invece Epitimio, Urbano e Domiziano come innovatori rapidamente arrestati e puniti durante il regno di Aureliano. Non disse dove avessero agito, quali truppe li sostenessero o quale autorità avessero sfidato. Nome e cronologia possono adattarsi all’usurpatore gallico; la certezza, ancora una volta, resta fuori portata.

La sua fine resta completamente oscura. Potrebbe essere caduto combattendo Tetrico, essere stato abbandonato dalle truppe o essere sopravvissuto abbastanza da subire la punizione di Aureliano. Quando Tetrico consolidò il potere, il rivale era già scomparso dalla scena. Tre anni più tardi anche l’Impero delle Gallie cessò di esistere e le province occidentali tornarono sotto Roma.

Persino il numero ordinale «II» appartiene alla storiografia moderna. Sulle monete compare soltanto DOMITIANVS e nessun contemporaneo lo chiamò «secondo». Un possibile terzo antoniniano proveniente dalla regione bulgara di Vidin è stato attribuito allo stesso pretendente, ma stile, dimensioni e rovescio sono diversi. Finché l’attribuzione resterà discussa, la sua storia continuerà a poggiare sui due esemplari di Cléons e Chalgrove.

Uno rimase dimenticato nel deposito di un museo. L’altro trascorse oltre diciassette secoli dentro un vaso, confuso fra migliaia di pezzi corrosi. Insieme conservano ciò che gli storici antichi non raccontarono: nel 271 un uomo assunse il titolo di Augusto, riuscì per breve tempo a servirsi di una zecca e cercò di prendere il controllo dell’Impero delle Gallie.

Il suo potere scomparve quasi subito. Le due monete sopravvissero abbastanza a lungo da restituirgli un posto nella storia.

L'articolo Domiziano II: l’imperatore romano restituito alla storia da due monete su Vanilla Magazine scritto da Arianna Mecozzi

❌