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Anthropic vise 2 000 milliards de dollars en bourse malgré les inquiétudes sur l’IA

30 September 2026 at 19:02

Anthropic chercherait à obtenir une valorisation supérieure à 2 000 milliards de dollars (1 766 milliards d’euros) en vue d’une introduction en Bourse, tout en avertissant, dans un document ayant fuité, que l’IA pourrait représenter un risque catastrophique ou existentiel pour l’humanité.

Reuters rapporte, après examen d’un prospectus confidentiel d’introduction en Bourse, qu’Anthropic a enregistré une perte nette de 42 milliards de dollars (37,1 milliards d’euros) en 2025. Environ 34 milliards de dollars (30 milliards d’euros) correspondaient à une charge comptable liée à un financement convertible en actions, tandis que les dépenses de calcul et d’infrastructure ont triplé pour atteindre 7,3 milliards de dollars (6,4 milliards d’euros).

Le document révèle qu’Anthropic fait face à 518 milliards de dollars (457,4 milliards d’euros) d’engagements en matière de cloud, de calcul et d’infrastructure pour les prochaines années.

Le chiffre d’affaires a été multiplié par 12 pour atteindre près de 4,6 milliards de dollars (4,1 milliards d’euros), bien que la perte d’exploitation se soit creusée à 8 milliards de dollars (7,1 milliards d’euros), contre 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) en 2024.

Le prospectus signale également une concentration de la clientèle : deux clients ont généré près d’un quart du chiffre d’affaires 2025, tandis que plusieurs autres n’étaient liés par aucun contrat de long terme.

Le document détaille également des risques de sécurité mis au jour par les travaux de recherche d’Anthropic, dont des systèmes autonomes perturbant du code et manipulant des informations lors de tests contrôlés.

Reuters avait précédemment rapporté que l’introduction en Bourse pourrait être repoussée après les élections de mi-mandat de novembre. OpenAI, le principal rival d’Anthropic, viserait de son côté une introduction en Bourse l’an prochain.

Trump au créneau

S’exprimant à la Maison-Blanche, entouré de poids lourds de la tech et de responsables gouvernementaux, Donald Trump s’est opposé selon NBC News à un durcissement des garde-fous pour l’IA.

Flanqué du directeur général de Nvidia Jensen Huang et du directeur général de SpaceX Elon Musk, Donald Trump a affirmé qu’un consensus existait parmi les dirigeants en faveur d’un « énorme effort d’autorégulation » de la part des entreprises.

NBC News rapporte qu’outre Jensen Huang et Elon Musk, le déjeuner et le sommet sur l’IA organisés par Donald Trump réunissaient également Dario Amodei d’Anthropic, le directeur général de Meta Platforms Mark Zuckerberg, le fondateur d’Amazon Jeff Bezos, le directeur général d’Alphabet Sundar Pichai, le directeur général de Microsoft Satya Nadella, la directrice générale d’AMD Lisa Su et le président d’OpenAI Greg Brockman.

Alors que plusieurs États américains, dont celui de New York, ainsi que certaines collectivités, ont instauré des lois ou des moratoires sur les data centers, Donald Trump a affirmé que le groupe de dirigeants « aime les communautés locales, aime notre pays, et va travailler avec les communautés locales pour les data centers en particulier ».

Il a également déclaré que les data centers liés à l’IA « vont connaître un grand succès » à travers les États-Unis, grâce aux efforts des entreprises technologiques présentes.

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Des gouvernements incitent l’UE à revoir son plan sur les fournisseurs à risque

30 September 2026 at 19:00

Les opérateurs européens pourraient se voir accorder davantage de temps pour retirer les équipements réseau des fournisseurs dits à haut risque, à la suite d’une proposition de la Commission européenne (CE) prévoyant une période de transition de trois ans.

Un document consulté par Reuters montre que des gouvernements du bloc ont demandé des amendements à la proposition de la CE. Ils réclament que la durée de la période de transition soit déterminée par plusieurs facteurs plutôt que par une date fixe.

Ces facteurs incluraient l’évaluation des niveaux de risque, la durée de vie des équipements, les besoins de compatibilité et « la disponibilité d’options de remplacement adaptées », précise Reuters.

Reuters rapporte que les États membres devront discuter des changements envisagés avec les responsables politiques avant l’adoption du règlement sur la cybersécurité (Cybersecurity Act), qui couvre l’obligation de remplacement des équipements.

Réduction des risques

La CE avait proposé en janvier une révision du règlement sur la cybersécurité pour tenir compte des risques croissants pesant sur la chaîne d’approvisionnement TIC du bloc en provenance de fournisseurs tiers, estimant que cette mesure permettrait de réduire les dangers pesant sur les réseaux mobiles régionaux.

Cette mesure devrait concerner les équipementiers chinois Huawei et ZTE.

À l’époque, Huawei avait déclaré à Mobile World Live que cette mesure enfreindrait les principes juridiques fondamentaux de l’UE, et que l’entreprise continuerait de fournir des « produits et services sûrs et fiables ».

Selon GSMA Intelligence, le remplacement des équipements concernés pourrait coûter entre 30 et 40 milliards d’euros aux opérateurs européens.

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La CE prépare un réseau régional de services d’urgence

30 September 2026 at 18:58

Un projet déposé par la Commission européenne (CE) pourrait permettre aux services d’urgence en Europe d’accéder prochainement à un système de communication dédié et universel.

Le projet de système de communication critique de l’Union européenne (UE) viserait à répondre aux limites des dispositifs actuels et à renforcer la résilience lorsque les services terrestres ne sont pas disponibles.

Police, pompiers, services médicaux et de protection civile pourraient ainsi communiquer à travers toute l’UE. La CE propose que ce dispositif couvre la voix, les photos et la vidéo, grâce au passage des États membres de systèmes à bande étroite vers des technologies à large bande, dont la 5G.

Des satellites de l’UE assureraient une solution de secours pour les équipements terrestres.

Un appareil spécifique pourrait être développé pour se connecter au système : la CE indique que la communication en temps réel serait assurée « via un produit unique et sécurisé ».

La CE explique que ce changement est nécessaire pour aider les services d’urgence à faire face aux catastrophes naturelles, aux menaces que les drones font peser sur les infrastructures critiques et aux attaques terroristes.

Le personnel des services d’urgence bénéficierait d’un accès prioritaire aux communications « même lorsque le réseau mobile est saturé ou perturbé », et la CE s’est engagée à garantir la sécurité face aux « cyberattaques et attaques hybrides » en recourant à « un chiffrement et un protocole robuste ».

Faire appel aux fournisseurs locaux

Un centre européen de surveillance réseau est prévu, offrant un réseau de fibre « sécurisé et résilient » pour relier les États membres, avec une autre installation chargée du suivi et de l’évaluation des cybermenaces.

L’ensemble des éléments du système de communication critique de l’UE devrait être fourni par des entreprises locales.

La CE estime que ce dispositif pourrait également encourager l’investissement dans les communications critiques à l’échelle nationale.

Elle a souligné que les États membres conserveraient « le plein contrôle sur les réseaux nationaux », tout en assurant qu’ils joueraient un rôle dans la gouvernance du dispositif.

Si le Parlement et le Conseil européens l’approuvent, la CE chercherait à commencer à déployer le système de communication critique de l’UE en 2030.

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Trump balaie les inquiétudes sur l’IA et salue le PDG d’Anthropic

2 October 2026 at 18:56

Donald Trump se dit parfaitement serein quant aux éventuelles menaces que présente l’IA pour l’humanité et réaffirme que des garde-fous freineraient son développement.

Dans un entretien approfondi accordé à Time Magazine et publié le 1er octobre, le président américain a par ailleurs fait part de son estime envers le directeur général d’Anthropic, Dario Amodei, après un récent dîner partagé. Donald Trump a salué l’intelligence du dirigeant et remarqué que ses positions réelles différaient de l’image qu’en donnaient les médias.

Mi-juin 2026, l’administration Trump avait ordonné à Anthropic de suspendre l’accès à ses modèles les plus avancés, invoquant des préoccupations de sécurité nationale liées à d’éventuelles vulnérabilités de contournement des garde-fous (jailbreak), avant de revenir sur cette décision environ un mois plus tard.

« Je l’ai beaucoup apprécié, lui et sa femme, a déclaré Donald Trump à Time Magazine. C’est un type très intelligent. Peut-être un peu différent de ce que je pensais. Vraiment un peu différent. Mais non, il comprend. »

Donald Trump a organisé le 29 septembre une réunion à la Maison-Blanche avec plusieurs grands dirigeants de l’IA, dont Dario Amodei. La rencontre a débouché sur la signature d’un cadre volontaire axé sur l’autorégulation du secteur et la surveillance interne.

Le président reste cependant opposé à la mise en place de garde-fous gouvernementaux pour l’IA, affirmant qu’ils freineraient son développement et permettraient à la Chine de dépasser les États-Unis. Donald Trump a indiqué à Time Magazine que son rempart contre les laboratoires d’IA résidait dans l’action répressive du Federal Bureau of Investigation (FBI) et du département de la Justice américain.

« Écoutez, pour moi, si vous cherchez à vous faire réguler, on peut vous forcer à fermer boutique, a-t-il précisé. Maintenant, il faut être responsable de soi-même, et il n’y a pas tant de gens qui comprennent ce qui se passe. »

« C’est quelque chose de nouveau, très différent de ce que les gens ont jamais vu auparavant, a encore ajouté Donald Trump. Mais mon approche, c’est qu’on gagne largement face au reste du monde, et je veux continuer à gagner. »

Time Magazine relève que 71 % des citoyens américains s’opposent à la construction de data centers, tandis que 57 % estiment que l’IA fera plus de mal que de bien. Donald Trump a qualifié à plusieurs reprises les inquiétudes autour de l’IA de mystification.

Dans l’entretien, il a juré que les data centers « rapportent une fortune » et permettront de réduire les impôts. Il a également suggéré pour finir que le gouvernement américain pourrait entrer au capital d’Anthropic ou d’OpenAI, à l’image de l’accord conclu avec Intel.

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T-Mobile US, Verizon et AT&T mettent sur orbite leur coentreprise spatiale

1 October 2026 at 18:57

Dans un exemple rare de coopération entre les trois géants du secteur mobile, T-Mobile US, Verizon et AT&T ont scellé leur coentreprise destinée à étendre la couverture satellite dans les zones des États-Unis que les services terrestres ne peuvent atteindre.

Cette démarche fait suite à une annonce publiée en mai et qui détaillait comment les opérateurs prévoient de mutualiser leurs ressources spectrales pour éliminer les « zones blanches ».

Paul Roth, ancien dirigeant d’AT&T, de Cingular Wireless et d’Ameritech, assure la direction générale par intérim de la coentreprise, le temps de lancer une recherche pour recruter un responsable permanent. L’entité sera gérée par un conseil d’administration réunissant des représentants de chaque membre fondateur.

Les trois partenaires précisent que la coentreprise permettra de « quasiment éliminer les zones blanches aux États-Unis actuellement dépourvues de service mobile, en atteignant des régions jusqu’ici non desservies ».

L’extension de la couverture bénéficiera également aux services de secours d’urgence lors de catastrophes naturelles ou d’autres perturbations, en assurant une connectivité lorsque les services terrestres sont hors service.

Les trois opérateurs promettent que ce nouveau service offrira aussi une meilleure expérience client pour les services grand public de connexion directe aux appareils (D2D), grâce à cette approche unifiée.

T-Mobile a notamment lancé un service D2D commercial en collaboration avec SpaceX, tandis que Verizon a déployé un service de messagerie par satellite avec Skylo Technologies. Verizon et AT&T travaillent également séparément avec AST SpaceMobile.

AT&T Business dispose d’un partenariat avec Amazon Leo, l’entreprise de Jeff Bezos, pour fournir de la connectivité aux entreprises à travers les États-Unis. SpaceX envisagerait également un service mobile via sa constellation Starlink, mais le secteur reste quelque peu sceptique quant à son approche.

Les opérateurs précisent que la coentreprise profitera également à d’autres fournisseurs de services satellites, tout en collaborant étroitement avec des opérateurs mobiles ruraux pour étendre l’accès et simplifier l’intégration.

Le service représenterait cependant une menace pour les câblo-opérateurs comme Cox Communications, anciennement Charter Communications, Comcast et des fournisseurs plus modestes dans les zones rurales, qui perdent actuellement des abonnés haut débit au profit des services d’accès sans fil fixe proposés par le trio.

L’utilisation combinée du spectre de chaque opérateur améliorera l’efficacité, tout en permettant aux opérateurs mobiles de déployer de nouveaux services plus rapidement.

La coentreprise prévoit également d’adopter une approche fondée sur des standards pour les services satellites, tout en laissant chacun des trois opérateurs poursuivre ses propres initiatives dans le secteur.

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