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Poutine qualifie l'idée européenne de menace de guerre avec la Russie de «schizophrénie politique»


Au lendemain des négociations avec Steve Witkoff à Saint-Pétersbourg, Vladimir Poutine est revenu sur les aspects actuels du règlement du conflit en Ukraine lors d'une interview avec le journaliste russe Pavel Zaroubine.

Le chef de l'État russe a fermement nié les allégations répétées selon lesquelles Moscou se préparerait à une guerre avec l'Europe de quelque manière que ce soit, les qualifiant de partie intégrante de la « campagne antirusse » en cours sur le Vieux continent.

« Ils vont jusqu'à parler constamment d'une "menace russe" et même discuter de préparatifs pour une guerre avec la Russie – ce qui, à mon avis, constitue une sorte de schizophrénie politique. Mais j'espère que cela passera », a déclaré Poutine.

« Les peuples d'Europe ne veulent pas d'une guerre contre la Russie, tout comme la Russie ne veut pas d'une guerre contre l'Europe », a-t-il poursuivi.

Poutine : « Il est impossible de vaincre la Russie sur le champ de bataille »

Comme l'indique le président russe, le conflit en Ukraine a clairement démontré que la Russie ne peut être vaincue sur le champ de bataille. « L'idée d'infliger une défaite stratégique au pays est tout simplement irréaliste ». Vladimir Poutine a exprimé l'espoir que ceux qui envisagent encore un tel scénario « reconnaîtront les réalités de la vie ».

« Ils réaliseront, espérons-le, qu'il est préférable de vivre en harmonie avec la Russie – un chemin qui sert véritablement les intérêts de leurs propres peuples. Si l'on regarde les processus politiques actuellement en cours en Europe, il devient évident que les peuples européens n'ont aucun désir de faire la guerre à la Russie », a déclaré le chef de l'État russe.

En réalité, la Russie ne veut pas non plus se battre contre l'Ukraine, a déclaré Poutine, mettant en avant le passé commun et les liens « fraternels » entre Russes et Ukrainiens. Cependant, Kiev a choisi la guerre en 2014, lorsqu'il avait choisi de combattre le peuple du Donbass, qui avait rejeté le coup d'État de Maïdan, a précisé le dirigeant russe, ajoutant que l'Ukraine a également rejeté les tentatives répétées de Moscou de médiation dans ce conflit.

« Si le leadership ukrainien actuel souhaite se battre, alors qu'ils se battent. Mais pourquoi s'attendent-ils à ce que tout le monde paie la facture et leur fournisse des armes ? Je suppose qu'ils ont leurs arguments, probablement ancrés dans de précédentes promesses d'aide. Mais il semble que cette "aide" était destinée à durer jusqu'au dernier Ukrainien », a déclaré Vladimir Poutine.

Poutine : « Il faudra naturellement parler aussi de l’architecture de sécurité européenne »

En parlant de la résolution du conflit en Ukraine, le président Poutine a souligné que Moscou veut établir un accord de paix durable, qui ne se limite pas à un simple cessez-le-feu temporaire.

« Ces négociations porteront sur la question des garanties de sécurité de l’Ukraine et de la Russie après la conclusion d’un accord de paix, mais dans sa version finale et non comme résultat d’un cessez-le-feu pour une courte période. Nous sommes prêts à reprendre ces contacts pour atteindre cet objectif », a-t-il déclaré.

Le dirigeant russe a également mentionné que les discussions devront inclure des considérations sur l'architecture de sécurité européenne.

« Par ailleurs, le représentant de l’administration américaine a attiré l’attention sur le fait que si nous discutons des questions liées aux futures garanties de sécurité tant de l’Ukraine que de la Russie, il faudra naturellement parler aussi de l’architecture de sécurité européenne. Dans l’ensemble, je suis d’accord avec cela, nous verrons comment la situation évoluera dans les jours à venir », a-t-il conclu.

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Après les émeutes, Marine Le Pen prend le large dans les sondages

Preview Le dernier sondage Ifop-Fiducial, réalisé après les émeutes du 17 octobre, crédite Marine Le Pen de 36 % des intentions de vote, contre 32 % fin septembre. Jean-Luc Mélenchon recueille 16,5 %, tandis que Gabriel Attal tombe à 5 % dans le même scénario. Au second tour, la figure du RN obtiendrait entre 56 et 68 % des voix.
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États-Unis : Meta condamné à une amende de 25 milliards de dollars au Nouveau-Mexique

Preview Un juge du Nouveau-Mexique a condamné Meta, le 21 octobre, à payer 25 milliards de dollars de pénalités pour avoir trompé les utilisateurs de Facebook sur l’utilisation de leurs données personnelles. Plus de 43 millions d’infractions aux lois de l’État sur la protection des consommateurs ont été retenues. Le groupe prévoit de faire appel.
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Nigeria : l’introduction en Bourse de la raffinerie Dangote pourrait multiplier le nombre d’investisseurs actifs

Preview L’introduction en Bourse de la raffinerie Dangote, d’un montant de 1,6 milliard de dollars, pourrait multiplier par trois à cinq le nombre d’investisseurs actifs au Nigeria, selon le directeur général de la Bourse nigériane Temi Popoola. L’opération vise aussi à renforcer les liens entre les marchés financiers africains.
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À Paris, une manifestation interdite puis autorisée… mais condamnée à rester sur place

Le cortège devait rejoindre la Bastille depuis la Pitié-Salpêtrière. La préfecture avait interdit son parcours, mais le tribunal administratif a levé cette interdiction le 22 octobre, après un recours du collectif Interfac Île-de-France. Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés dans le sud-est de Paris, sous une forte présence policière.

La décision n’a pourtant pas rendu son parcours au cortège. D’après l’Associated Press, les organisateurs ont signé un document de la police prévoyant que le rassemblement resterait statique, en raison des risques de violences. Une manifestation autorisée, donc, à condition de ne pas marcher.

La justice dit oui, les restrictions restent

La préfecture avait invoqué les incidents survenus lors des mobilisations des 13 et 17 octobre. Un autre arrêté continuait d’interdire le 22 octobre, de 8 heures à 20 heures, les rassemblements non déclarés dans plusieurs secteurs de Paris, notamment autour des institutions et des grandes gares. La décision du tribunal ne supprimait pas ces restrictions.

Au même moment, les regards se tournent déjà vers le 24 octobre. Emmanuel Macron a annoncé un durcissement des conditions de manifestation après une réunion de sécurité à l’Élysée. À Lyon, les rassemblements prévus ont été interdits.

Vitrines protégées, armureries débordées

Dans le centre de Paris, des commerçants font poser des panneaux de bois devant leurs vitrines. Le groupe Hermès a renforcé la sécurité de ses boutiques françaises, rapporte Reuters. Cette fois, les magasins anticipent les risques avant la mobilisation, après les pillages du 17 octobre.

La mairie se prépare également. Depuis le 22 octobre, ses agents retirent les barrières mobiles, les conteneurs et les objets pouvant servir à dresser des barricades. Les commerçants sont invités à rentrer leur mobilier extérieur le 24 octobre à midi. Plus de 1 000 agents de la propreté seront mobilisés pendant le week-end.

Certains ne s’en remettent plus aux seules vitrines renforcées. Dans les armureries, la demande de moyens de défense a explosé depuis les pillages. Jean-Pierre Bastié, président de l’Union française des amateurs d’armes, a déclaré à L’Est Républicain : « En région parisienne, les ventes ont été multipliées par dix et les armuriers sont désormais en manque de matériel. » Les achats portent principalement sur les bombes lacrymogènes et les armes de défense non létales.

Selon le premier bilan du ministre du Commerce Serge Papin, au moins 3 000 entreprises ont été touchées par les violences des 17 et 18 octobre. La Ville de Paris activera le 24 octobre à midi une cellule de crise et prévoit des équipes supplémentaires pour nettoyer les rues.

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France : quatre usines de Stellantis à l’arrêt, l’inquiétude monte pour 2027

Le constructeur automobile Stellantis (ex-Peugeot-Citroën) met temporairement à l’arrêt quatre de ses usines hexagonales, plaçant des milliers de salariés en chômage partiel et suscitant des interrogations sur l’avenir du secteur en France alors que le Mondial de l’auto a montré la crise européenne en la matière.

À partir du 22 octobre, les usines de Sochaux (Doubs) et de Rennes (Ille-et-Vilaine) cessent leur activité jusqu’à la fin du mois. Le site de Mulhouse (Haut-Rhin) est déjà à l’arrêt depuis mi-octobre, tandis que celui de Poissy (Yvelines) a interrompu son activité le 19 octobre.

Au total, 8 400 salariés passent en chômage partiel et près de 1 900 intérimaires sont placés en chômage technique.

Stellantis met 8 400 salariés en chômage partiel dans quatre usines françaises parce que les batteries manquent l'assemblage final est en France, les ouvriers sont là, mais une seule pièce manque en amont et la production s'arrête les voitures électriques ont un seul composant qui bloque tout quand il manque, la batterie, et sa fabrication on l'a laissée se concentrer ailleurs pour de bonnes raisons à l'époque et plus tu pousses l'électrification, plus tu renforces une dépendance que tu n'as pas cherché à réduire avant la vraie question sur la souveraineté industrielle c'est quel maillon de la chaîne est concentré chez un seul fournisseur et impossible à remplacer rapidement si ça coupe

— Léo Bachelot (@egocgp) October 19, 2026

À Sochaux, où sont assemblées les Peugeot 3008 et 5008, et à Rennes, qui produit le Citroën C5 Aircross, les interruptions sont principalement dues à une pénurie de batteries à grande autonomie fournies par Automotive Cells Company (ACC).

Cette entreprise, détenue notamment par Stellantis, TotalEnergies et Mercedes-Benz, peine à satisfaire la demande, particulièrement soutenue chez les clients professionnels. « On tourne vraiment au maximum de nos capacités actuelles », a reconnu le secrétaire général d’ACC, Matthieu Hubert, auprès de BFMTV, le 19 octobre. Les interruptions doivent permettre de reconstituer les approvisionnements avant une reprise de la production début novembre.

À Mulhouse et à Poissy, les motifs sont différents. Les arrêts visent principalement à réduire les stocks et à accompagner la fin du cycle de production de certains modèles, notamment les Peugeot 308 et 408 à Mulhouse. L’usine de Poissy doit, quant à elle, cesser l’assemblage automobile en 2027, avant sa reconversion en site de recyclage.

Sur CNews, le 20 octobre, l’économiste Marc Touati a alerté sur les difficultés du constructeur, malgré la perspective du lancement d’une nouvelle 2CV : « Stellantis s’est effondrée en bourse. »

Marc Touati, économiste CNEWS : «Stellantis s’est effondrée en bourse», dans #LaMatinale Toute l'info est à retrouver sur https://t.co/NVs1Rf6rXd https://t.co/NVdv8BLNup

— CNEWS (@CNEWS) October 20, 2026

De son côté, Fabien Roussel, candidat communiste à la présidentielle, a plaidé pour la fabrication de cette nouvelle 2CV sur le territoire français. Depuis le site de Poissy, dans les Yvelines, il a lancé : « Produisons en France ces petits véhicules électriques avec les aides de l’État, pour les rendre pas chers et créer plusieurs milliers d’emplois. »

À Poissy, sur le site Stellantis, un seul mot d’ordre : la nouvelle 2CV doit être fabriquée ici ! Produisons en France ces petits véhicules électriques avec les aides de l’État, pour les rendre pas chers et créer plusieurs milliers d’emplois. L’argent public doit servir à ça ! https://t.co/VT3k3BFPES

— Fabien Roussel (@Fabien_Roussel) October 15, 2026

Les aides publiques à l’industrie automobile française, vivement critiquées par la Cour des comptes, soulèvent également des interrogations quant à leur compatibilité avec les règles européennes.

Chez Stellantis, les regards se tournent déjà vers 2027. La direction doit présenter, fin octobre, ses prévisions de production pour les trois prochaines années. 

À Rennes, les syndicats redoutent la suppression d’une équipe si les volumes continuent de diminuer. À Mulhouse, la production pourrait fortement reculer dans l’attente de nouveaux modèles Peugeot. Sochaux semble mieux résister, mais sa direction craint qu’une partie de sa production ne soit transférée vers d’autres sites afin de mieux répartir la charge industrielle.

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Algérie : la France aurait demandé davantage de pétrole et de GNL

La France aurait demandé à l’Algérie d’augmenter « au plus vite » ses livraisons de pétrole et de gaz naturel liquéfié, rapporte le média spécialisé dans l’énergie Attaqa, qui cite des sources proches du dossier, dans un article publié le 19 octobre.

Selon cette publication, la demande française porterait sur une hausse urgente des approvisionnements afin de répondre aux besoins énergétiques du pays. Aucun volume supplémentaire ni calendrier de livraison n’a toutefois été communiqué publiquement. Le ministère algérien de l’Énergie n’avait pas répondu aux sollicitations du média au moment de la parution de l’article.

Cette démarche présumée survient alors que les marchés européens de l’énergie restent soumis à des tensions, sur fond de conflit au Moyen-Orient. L’approche de la période hivernale, marquée par une hausse habituelle de la consommation de gaz, renforce les enjeux de sécurité d’approvisionnement.

La proximité géographique de l’Algérie constitue un atout pour les livraisons vers la France, notamment par rapport aux importations en provenance de régions exposées à des perturbations du transport maritime. Alger figure parmi les fournisseurs de gaz et de pétrole du marché européen.

Des capacités soumises aux engagements contractuels

Selon Attaqa, les exportations de pétrole algérien vers la France auraient atteint environ 138 000 barils par jour en avril 2026, contre 43 000 en mars. Cette progression ne suffit pas à établir que l’Algérie dispose de volumes supplémentaires immédiatement disponibles pour répondre à une nouvelle demande française.

La capacité d’Alger à accroître ses livraisons dépendrait notamment des discussions entre les deux parties, des possibilités de production et d’exportation de Sonatrach, la compagnie nationale algérienne, ainsi que de ses engagements contractuels envers d’autres clients.

Le gaz naturel liquéfié est particulièrement concerné par ces contraintes. Une éventuelle hausse des livraisons à la France devrait tenir compte des contrats déjà conclus avec d’autres partenaires, en particulier européens. L’Algérie a en effet renforcé ses relations énergétiques avec plusieurs pays du continent depuis la réduction des livraisons russes.

L’Europe cherche à sécuriser ses approvisionnements

La France ne serait pas le seul pays européen à s’intéresser davantage au gaz et au pétrole algériens. L’Allemagne, l’Italie et l’Espagne ont aussi multiplié les échanges avec Alger autour de la coopération énergétique.

L’Italie a ainsi placé la question du gaz au cœur de ses discussions avec les autorités algériennes lors de la visite de la Première ministre italienne Giorgia Meloni en mars 2026. L’Allemagne cherche, de son côté, à diversifier ses sources d’approvisionnement, tandis que l’Espagne entretient des relations énergétiques étroites avec l’Algérie.

Ces sollicitations s’inscrivent dans un contexte de concurrence entre acheteurs pour l’accès au gaz. La capacité de l’Algérie à répondre à d’éventuelles demandes supplémentaires dépendra néanmoins de ses disponibilités et de ses engagements commerciaux existants.

Des relations politiques toujours délicates

La demande française rapportée par Attaqa survient alors que les relations entre Paris et Alger restent marquées par des différends diplomatiques, notamment sur le Sahara occidental, l’immigration, la sécurité et la mémoire de la colonisation.

Le président français Emmanuel Macron s’est aussi rendu dans quatre pays du Golfe, du 19 au 21 octobre, pour discuter de l’approvisionnement énergétique et de la hausse des prix des carburants.

À ce stade, aucune confirmation officielle de la demande française ni aucun accord portant sur des volumes supplémentaires n’ont été rendus publics. Les éventuelles conséquences de cette démarche sur l’approvisionnement de la France dépendront donc des discussions entre Paris et Alger et des capacités de livraison de Sonatrach.

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Deux failles majeures provoquent des millions de tentatives de cyberattaque dans le monde

Dès la divulgation, le 21 octobre, de deux vulnérabilités majeures affectant PHP, les tentatives d’exploitation se sont multipliées. Ce langage de programmation est utilisé par de nombreux sites internet, exposant potentiellement un grand nombre de serveurs. Les administrateurs ont dû déployer rapidement des mises à jour de sécurité pour empêcher l’exploitation de ces failles.

Cloudflare, dont les systèmes protègent de nombreux sites internet, a observé l’explosion du nombre de tentatives. Son directeur général, Matthew Prince, a raconté sur X, le 21 octobre, la vitesse à laquelle les attaques avaient progressé.

« Dans les dix heures précédant l’annonce publique, nous avons observé sur l’ensemble de notre réseau des milliers de tentatives d’exploitation. Ce chiffre est passé à des dizaines de milliers dans les 45 minutes suivant l’annonce, à des centaines de milliers en deux heures et se compte désormais en millions. »

Ces vulnérabilités existaient depuis plusieurs années dans PHP. Elles ont été repérées avec l'aide de l'intelligence artificielle et permettent, lorsqu'elles sont exploitées, d'accéder à certaines données ou d'exécuter du code sur un serveur. Les versions corrigées ont été publiées le 21 octobre.

Des services bancaires, administratifs et de transport suspendus

Au Japon, Mitsubishi UFJ, la compagnie aérienne ANA et East Japan Railway ont suspendu une partie de leurs services en ligne. Même précaution dans plusieurs administrations. Pour les utilisateurs, les interruptions ont été immédiates, alors que les équipes techniques s’efforçaient de mettre les systèmes à jour.

Le groupe français Orange a suspendu l’accès à certains sites et applications utilisant PHP dans plusieurs de ses filiales, sans préciser tous les services concernés. À Paris, la mairie a également placé plusieurs sites municipaux en maintenance pour installer les correctifs. En Finlande, des services publics ont commencé à rouvrir après leur mise à jour. La Chine a demandé aux organisations de vérifier leurs installations et la Corée du Sud a relevé son niveau d’alerte pour le secteur privé.

Les millions de tentatives signalées par Cloudflare ne représentent pas autant de piratages réussis. Mais les correctifs ne suffisent pas toujours à rouvrir un service immédiatement. Certains systèmes doivent encore être testés et les plus anciens nécessitent des modifications plus importantes. En Finlande, l’opérateur public Valtori prévient que le retour à la normale peut prendre plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

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ONU : les Émirats arabes unis présentent la candidature de Lana Nusseibeh au poste de secrétaire général

Les Émirats arabes unis ont présenté la candidature de Lana Nusseibeh au poste de secrétaire général des Nations unies, dont le prochain mandat débutera le 1er janvier 2027. Le nom de cette diplomate, actuellement ministre d’État au ministère émirati des Affaires étrangères, est apparu le 21 octobre sur la page officielle de l’ONU consacrée à la sélection du successeur d’Antonio Guterres.

Selon l’agence de presse émiratie WAM, Lana Nusseibeh a pris un congé afin de se consacrer à sa candidature. Née en 1978, elle est la plus jeune des personnalités ayant annoncé leur candidature à ce poste.

Elle a représenté les Émirats arabes unis auprès des Nations unies de 2013 à 2024. Durant cette période, son pays a notamment siégé au Conseil de sécurité en tant que membre non permanent en 2022 et 2023. Elle a également assuré à deux reprises la présidence tournante de cet organe.

Sa candidature intervient dans un processus de sélection qui reste ouvert. Les consultations indicatives organisées jusqu’à présent par les membres du Conseil de sécurité n’ont permis à aucun candidat de réunir le soutien nécessaire pour être recommandé à l’Assemblée générale.

Une sélection toujours sans consensus

Sept candidats étaient en lice avant l’annonce de la candidature émiratie : Ivonne A-Baki, Maria Fernanda Espinosa, Rafael Grossi, Rebeca Grynspan, Olara Otunnu, Carolyn Rodrigues-Birkett et l’ancien président sénégalais Macky Sall.

Ce dernier a toutefois annoncé le retrait de sa candidature. Lors du scrutin indicatif du 16 octobre, aucun des prétendants n’avait échappé à l’opposition d’au moins un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité : les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni.

Conformément à la Charte des Nations unies, le Conseil de sécurité doit recommander un candidat à l’Assemblée générale, qui procède ensuite à sa nomination. Les cinq membres permanents disposent d’un droit de veto, ce qui rend leur soutien déterminant dans le processus.

L’entrée en lice de Lana Nusseibeh ajoute ainsi une nouvelle prétendante à une sélection qui n’a pas encore permis de dégager un consensus. Le prochain secrétaire général doit prendre ses fonctions le 1er janvier 2027, à l’expiration du mandat d’Antonio Guterres.

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Tatiana Dovgalenko sur RT : Moscou salue le rapprochement entre Alger et les pays du Sahel

Après une période de tensions, le dialogue a repris entre l’Algérie et ses voisins sahéliens. Pour Tatiana Dovgalenko, les liens historiques entre ces pays ont compté dans ce rapprochement. Sur RT, la diplomate russe a rappelé leur lutte commune pour l’indépendance et les relations qu’ils ont nouées au fil des décennies.

« Pour être court, je peux dire que Moscou ne peut que s’en réjouir. Nous saluons très vivement cette amélioration des relations entre l’Algérie et les pays de l’[Alliance des États du Sahel] », a-t-elle déclaré.

Alger et ses voisins renouent le dialogue

Les premiers rapprochements ont eu lieu avec le Niger et le Burkina Faso, dès le début de 2026. Le Mali a renoué plus récemment le dialogue avec Alger. Parmi les signes de ce dégel, Dovgalenko a cité le retour des ambassadeurs et la réouverture des espaces aériens. À Bamako, Algériens et Maliens ont aussi repris les travaux de leur commission intergouvernementale, qui ne s’était plus réunie depuis près de dix ans.

La diplomate voit surtout dans cette évolution le résultat des décisions prises par les dirigeants africains. « Je dirais que le facteur clé, c’est la sagesse des dirigeants politiques des quatre pays », a-t-elle expliqué. Les échanges ne se limitent pas à la diplomatie. Dovgalenko a parlé du gazoduc transsaharien, prévu pour relier le Nigeria à l’Algérie en passant par le Niger, ainsi que d’une liaison en fibre optique. Elle a par ailleurs indiqué qu’Alger avait apporté son soutien à la Confédération des États du Sahel, qui regroupe le Mali, le Niger et le Burkina Faso.

« De son côté, la Russie soutient pleinement ce rétablissement de confiance. C’est très, très important pour la stabilité régionale », a-t-elle souligné.

La France mise en cause au Sahel

Abordant l’insécurité dans la région, Dovgalenko a vivement critiqué la place que Paris entend encore y occuper.

« Si on parle de la situation de sécurité, il ne faut pas oublier que l’Occident et surtout l’ancienne métropole regardent toujours cette région comme son fief », a-t-elle affirmé.

Elle a ensuite détaillé ses accusations : « Et Paris ne se gêne pas [dans le choix des] méthodes : les coups d’État, la désinformation, le terrorisme médiatique, le soutien accordé à des acteurs terroristes, sans parler des mercenaires ukrainiens. »

Dovgalenko a fait référence à la condamnation, dans un communiqué commun adopté avec les partenaires sahéliens le 8 juillet, de ce qu’ils présentent comme une collusion entre la France, l’Ukraine et des groupes terroristes. Elle a aussi évoqué l’appui russe à la lutte contre le terrorisme, notamment à travers le Corps africain.

S’agissant de l’ambition des quatre pays de renforcer la sécurité régionale, elle a conclu : « La Russie reste à côté comme partenaire fiable de tous les quatre pays pour aider à faire de ce rêve la réalité. »

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Moscou et Washington ne prennent plus l’Europe au sérieux, reconnaît le président tchèque Petr Pavel

Les Européens peinent à s’entendre, y compris sur leur propre sécurité. Dans un entretien à Bild, le président tchèque Petr Pavel constate que leurs désaccords et la lenteur des décisions les affaiblissent face à Moscou et Washington. Il met en garde contre une perte d’influence de l’Europe.

À propos de la Russie et des États-Unis, Pavel a déclaré : « Ils ne prennent pas l’Europe au sérieux. Ils voient à quel point nous sommes divisés, à quel point nous sommes faibles, et combien de temps il nous faut pour prendre une décision. Si nous ne changeons pas cela très vite, nous deviendrons insignifiants. » 

Des négociateurs pour discuter avec Moscou

Pavel défend l’idée de désigner des représentants européens chargés de dialoguer directement avec la Russie. Les gouvernements devraient d’abord s’accorder sur une position commune concernant l’Ukraine, puis mandater des personnalités politiques pour mener les négociations.

Ces représentants, précise-t-il, ne seraient pas nécessairement issus des institutions de l’Union européenne ou de l’OTAN. Ils devraient avant tout bénéficier du soutien des pays au nom desquels ils s’exprimeraient.

La veille de la publication de l’entretien, Vladimir Poutine avait reçu Steve Witkoff à Saint-Pétersbourg. L’envoyé de Donald Trump venait de participer à des consultations avec Kiev et des représentants européens à Oslo. Leur rencontre au palais Constantin avait duré près de trois heures.

Iouri Ouchakov, conseiller du président russe, a ensuite annoncé que Moscou était prêt à reprendre les pourparlers trilatéraux vers la mi-novembre, peut-être à Abou Dhabi. Les discussions porteraient notamment sur la sécurité de la Russie et de l’Ukraine après le conflit.

Le commerce avec la Russie revient dans le débat

Petr Pavel va au-delà du simple appel au dialogue. Il suggère de faire de la reprise des relations économiques avec Moscou un argument dans les négociations. Une perspective qui tranche avec la politique de sanctions et de restrictions commerciales menée par l’Union européenne.

Le président tchèque a expliqué à Bild ce qu’il entendait par une telle contrepartie : « Si nous lançons un processus qui puisse mener à la fin du conflit en Ukraine, alors il n’y aurait plus aucune raison de lancer de nouvelles attaques hybrides, surtout s’il y a une contrepartie à la clé. Et par contrepartie, j’entends la reprise des relations économiques, de la coopération et des échanges commerciaux, ce qui est très tentant pour la Russie. »

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Kenya : le pasteur Paul Mackenzie reconnu coupable du meurtre de 191 personnes

La Haute Cour de Mombasa, dans l’est du Kenya, a reconnu coupables, le 19 octobre, le pasteur autoproclamé Paul Mackenzie et 28 de ses coaccusés du meurtre de 191 personnes, dont 190 enfants, dans l’affaire de Shakahola.

« J’estime que l’accusation a apporté la preuve de la culpabilité des 29 prévenus dans le meurtre de 190 enfants et d’un adulte », a déclaré la juge Diana Kavedza Mochache, citée dans le compte rendu du procès.

Les prévenus étaient poursuivis pour la mort d’adeptes de la Good News International Church, dirigée par Paul Mackenzie. Selon l’accusation, le prédicateur encourageait ses fidèles à jeûner jusqu’à la mort afin de « rencontrer Jésus », dans la perspective d’une fin du monde qu’il annonçait comme imminente.

La magistrate a rejeté l’argument de la défense selon lequel les victimes auraient volontairement choisi de se laisser mourir de faim. Le procès, ouvert en 2024, a donné lieu à l’audition de plus de 200 témoins.

La découverte de fosses communes en 2023

L’affaire remonte à avril 2023, lorsque les autorités kényanes ont commencé à exhumer des corps dans la forêt de Shakahola, dans le comté de Kilifi, près de la côte kényane. Les fouilles ont révélé plusieurs fosses communes contenant les dépouilles de fidèles associés au mouvement religieux de Paul Mackenzie.

Au fil des opérations, le bilan s’est alourdi, dépassant les 400 morts selon les chiffres officiels communiqués sur cette affaire. Les victimes auraient notamment été soumises à des pratiques de jeûne extrême encouragées par le prédicateur et son entourage.

La découverte avait provoqué une vive émotion au Kenya et soulevé des interrogations sur les mécanismes de contrôle des organisations religieuses ainsi que sur la capacité des autorités à détecter les dérives avant qu’elles ne conduisent à des drames.

La régulation des organisations religieuses en question

Le verdict constitue une étape judiciaire majeure dans cette affaire, considérée comme l’une des tragédies liées à un mouvement religieux les plus meurtrières de l’histoire récente du pays.

Il pourrait également raviver le débat sur la surveillance des organisations religieuses au Kenya, notamment sur les moyens de prévenir les abus commis au nom de croyances spirituelles et de protéger les personnes vulnérables.

La condamnation de Paul Mackenzie et de ses co-accusés intervient toutefois dans le cadre de cette procédure pour meurtre. Le bilan global de la tragédie de Shakahola, qui dépasse les 400 morts, est supérieur aux 191 victimes concernées par ce verdict.

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Israël menace directement le chef du Hezbollah d’élimination

Preview Le ministre israélien de la Défense Israel Katz a averti que le chef du Hezbollah Naïm Qassem pourrait connaître « le même sort » que son prédécesseur Hassan Nasrallah, tué par Israël en septembre 2024. Katz a aussi menacé le mouvement d’un « coup extrêmement dur » s’il se joignait à une attaque iranienne contre Israël.
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Washington accuse le Canada d’ingérence avant les élections de mi-mandat

Preview L’ambassade des États-Unis à Ottawa accuse des responsables canadiens de chercher à influencer la politique américaine avant le scrutin du 3 novembre, par des campagnes contre les droits de douane et des pressions ciblées sur des États. L’ambassadeur Pete Hoekstra avait déjà averti que Washington surveillait de près les positions canadiennes.
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Turquie, Qatar, Pakistan et Indonésie : l’accord «Badr» pour produire conjointement des armements

La Turquie, le Qatar, le Pakistan et l’Indonésie ont signé le 21 octobre à Doha le mémorandum « Badr », un accord destiné à renforcer leur coopération dans l’industrie de défense et à développer des capacités de production conjointes. Les ministres de la Défense des quatre pays ont paraphé le texte, qui couvre la production militaire, la formation technique, la recherche-développement et l’intégration des chaînes d’approvisionnement.

L’ambition va au-delà de simples achats croisés. Ankara veut faire évoluer ses partenariats vers la coproduction, le transfert de technologies et l’interopérabilité. La Turquie apporte son savoir-faire industriel et ses capacités d’intégration de systèmes, le Pakistan et l’Indonésie disposent de capacités de production importantes et de vastes marchés intérieurs, tandis que le Qatar peut fournir du financement et une demande soutenue.

Le Qatar renforce ses partenariats de défense

Aucune liste précise d’armements n’a encore été dévoilée. Les autorités parlent plutôt de futurs projets communs adaptés aux besoins des quatre partenaires et éventuellement de pays alliés. Le Pakistan a explicitement évoqué la production conjointe, le renforcement de l’autonomie industrielle et les transferts de technologies.

L’accord intervient dans un contexte de rapprochement militaire accéléré entre ces États. Ankara possède déjà une base militaire au Qatar, coopère étroitement avec Islamabad et a signé en août avec le Pakistan et l’Arabie saoudite un pacte de défense mutuelle. L’Indonésie entretient elle aussi des liens croissants avec l’industrie turque de défense.

« Badr », qui signifie « pleine lune », doit donc servir de cadre à une véritable plateforme industrielle commune. Plus qu’un simple accord de coopération, il traduit la volonté de réduire les dépendances extérieures et de bâtir des chaînes de production militaires davantage contrôlées par les quatre pays.

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Sénégal : la grève générale se poursuit à une semaine des JO de la jeunesse

La grève générale de 72 heures se poursuit le 22 octobre au Sénégal. Lancé la veille à l’appel du Front syndical pour la défense du travail (FSDT), le mouvement vise à obtenir une amélioration des conditions de travail dans plusieurs secteurs. Le collectif, qui rassemble 13 organisations syndicales, s’est félicité d’une première journée « bien suivie », malgré une mobilisation variable selon les professions.

À Dakar, les perturbations ont notamment affecté les transports en commun. Une grande partie des bus publics est restée au dépôt de la société nationale de transport, compliquant les déplacements des usagers. Certains ont exprimé leur mécontentement face aux difficultés rencontrées pour rejoindre leur destination.

La mobilisation a également été observée chez des agents de l’administration municipale. Pour certains grévistes, le mouvement est nécessaire pour attirer l’attention sur les revendications des travailleurs, alors que le Sénégal s’apprête à accueillir les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ), du 31 octobre au 13 novembre.

Un agent municipal en grève a estimé que l’organisation de cet événement sportif, qui mobilise des moyens financiers importants, ne devait pas se faire au détriment du respect des travailleurs. Il a appelé à privilégier le dialogue plutôt que l’intimidation.

Des réquisitions contestées par les syndicats

Le mouvement n’a toutefois pas été suivi de manière uniforme. Dans l’enseignement, certains personnels ont choisi de ne pas participer à la grève, estimant que les précédents mouvements n’avaient pas permis d’obtenir des résultats durables.

Dans les transports, les autorités ont pris des mesures pour assurer la continuité du service public. Après la réquisition d’agents de la Senelec, la compagnie nationale d’électricité, le gouverneur de Dakar a annoncé le 21 octobre la réquisition de certains conducteurs de la société publique de transport Dakar Dem Dikk.

Cette décision a suscité la contestation du FSDT. Son coordonnateur technique, Pape Birama Diallo, a dénoncé une mesure qu’il juge abusive et accusé les autorités de chercher à entraver le mouvement social. Il a néanmoins affirmé que la plateforme restait ouverte au dialogue.

La grève doit se poursuivre jusqu’au 23 octobre, alors que Dakar s’apprête à accueillir les Jeux olympiques de la jeunesse, dans un climat social toujours tendu.

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Inquiétude en France face aux taux d’intérêt à 5%

Le rendement de l’obligation assimilable du Trésor à dix ans a franchi le seuil symbolique des 5 %, alimentant les craintes sur le coût de la dette et la capacité du pays à redresser ses finances publiques.

Un cap franchi et des alertes à répétition

Mercredi 21 octobre, le taux auquel la France emprunte sur dix ans a atteint 5,005 % en séance, avant de se stabiliser autour de 4,99 %.

C’est une première depuis juillet 2002. L’écart avec le Bund allemand, référence de la zone euro, s’est creusé à près de 158 points de base, le plus large depuis la crise des dettes souveraines de 2011. La France emprunte désormais plus cher que l’Italie. Une donnée qui n’a pas échappé aux agences de notation, notamment à Fitch, qui a fait savoir que la note de Paris pourrait se dégrader si la dette continuait de grimper.

Devant l’Assemblée nationale, le 21 octobre, le ministre de l’Action et des Comptes publics David Amiel a averti : « Il y a un moment dans la discussion que nous avons […] il faut prendre le sens de ce qui est en train de se passer […] à un moment nos débats doivent prendre en compte la réalité de ce qui se passe. »

Le ronron est mortifère. Les taux d’intérêt dépassent les 5% et pourtant on a à l’Assemblée les mêmes débats que d’habitude, le même refus des économies ! Écoutons ce qui se passe à l’extérieur, réveillons-nous ! https://t.co/Vy5GpR5mpt

— David Amiel (@Amiel_David_) October 21, 2026

L’envolée s’inscrit dans un contexte tendu. Les violences du 17 octobre ont renforcé la défiance des investisseurs, déjà inquiets face au déficit public et aux débats budgétaires difficiles. Sur X, l’économiste Marc Touati a tiré la sonnette d’alarme : « ALERTE ROUGE : France : le taux d’intérêt des obligations d’État à 10 ans vient de dépasser les 5 % ! Du jamais vu depuis le 10 juillet 2002 ! Préparez-vous au pire ! »

ALERTE ROUGE : France : le taux d'intérêt des obligations d'Etat à 10 ans vient de dépasser les 5 % ! Du jamais vu depuis le 10 juillet 2002 ! Préparez-vous au pire ! Explications et prévisions dans ma vidéo YouTube : https://t.co/LGI3u5oyNN #France #faillite #emeutes #crise #dette

— Marc Touati (@MarcTouati) October 21, 2026

L’économiste insiste aussi sur la dépendance croissante aux investisseurs étrangers, qui détiennent près de 60 % de la dette française. « On est en train de perdre notre souveraineté financière », a-t-il déclaré, soulignant un « mouvement de panique » sur les marchés.

Le précédent gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, avait déjà mis en garde en mai, puis son successeur Emmanuel Moulin début octobre : sans assainissement des finances publiques, la France risquait d’être « étranglée par les taux d’intérêt ». Moulin appelle à « rester maîtres de notre destin ». Le 14 octobre, la présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde affirmait que « la solution se trouve d’abord en France ».

La charge de la dette pourrait dépasser 90 milliards d’euros en 2027, selon le projet de budget.

Au-delà des comptes publics, la hausse des taux de référence menace de renchérir les crédits immobiliers et les prêts aux entreprises.

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Golfe : les exportations de pétrole dépassent leur niveau d’avant-guerre

Malgré les attaques contre les pétroliers et les perturbations du trafic dans le détroit d’Ormuz, les exportations de pétrole du Golfe ont retrouvé, puis dépassé, leur niveau d’avant la guerre contre l’Iran. Selon les données préliminaires de Kpler, les flux régionaux, hors Iran, ont dépassé en moyenne 24,5 millions de barils par jour durant la semaine achevée le 18 octobre, contre environ 24,4 millions durant la semaine précédant le déclenchement du conflit, fin février.

Ce rebond tient surtout à l’adaptation rapide des producteurs. L’Arabie saoudite a augmenté ses exportations via Yanbu, sur la mer Rouge, grâce à l’oléoduc Est-Ouest, tandis que les Émirats utilisent davantage leur liaison vers Fujairah, qui débouche directement sur le golfe d’Oman. Les transferts de pétrole de navire à navire se sont également multipliés au large d’Oman et des Émirats. Avant la guerre, environ 17 % du brut régional évitait Ormuz ; cette proportion avoisine désormais 40 %.

Loin d'un retour à la normale

Le détroit reste pourtant loin d’un retour complet à la normale. Les volumes qui y transitent demeurent inférieurs à ceux d’avant-guerre, tandis que les attaques contre les navires se poursuivent. Mais le recours aux convois protégés, aux itinéraires alternatifs et aux transferts en mer a permis de compenser une grande partie des pertes.

Cette résilience a cependant un coût. Les primes d’assurance et les tarifs des pétroliers restent très élevés, ce qui renchérit fortement l’acheminement du brut vers l’Asie. Saudi Aramco et ADNOC ont même dû adapter leurs conditions commerciales pour maintenir l’intérêt des raffineurs asiatiques.

L’Iran constitue l’exception majeure : ses exportations restent pratiquement à l’arrêt sous l’effet du blocus américain. Le paradoxe est donc saisissant : malgré une guerre toujours active et un Ormuz sous tension, les autres producteurs du Golfe parviennent désormais à exporter davantage de pétrole qu’avant le conflit.

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Algérie : un accord de coopération militaire signé avec le Niger

L’Algérie et le Niger ont signé le 21 octobre un protocole d’accord de coopération militaire, à l’issue d’une rencontre à Alger entre les responsables militaires des deux pays, selon un communiqué du ministère algérien de la Défense nationale.

Le général d’armée algérien Saïd Chanegriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), a reçu au siège de l’état-major le général d’armée nigérien Salifou Modi, ministre d’État et ministre de la Défense nationale. Il effectuait une visite de travail en Algérie à la tête d’une délégation militaire de haut rang.

Au cours de la rencontre, Chanegriha a souligné la volonté commune des deux pays de renforcer leur coopération militaire, rappelant que la visite faisait suite à un déplacement du ministre nigérien quelques jours plus tôt.

Le chef d’état-major algérien a par ailleurs réaffirmé la disponibilité de l’ANP à examiner toute proposition nigérienne susceptible de consolider la coopération bilatérale dans les domaines militaire et sécuritaire, dans l’intérêt des deux pays et conformément à la volonté de leurs dirigeants.

De son côté, Modi a salué le niveau de coordination multidimensionnelle entre les armées algérienne et nigérienne.

La rencontre s’est déroulée en présence de plusieurs hauts responsables algériens : les commandants des forces terrestres et aériennes, celui de la Gendarmerie nationale, ainsi que des responsables du ministère de la Défense nationale et de l’état-major de l’ANP.

Une coopération militaire déjà concrétisée par une aide matérielle

La rencontre du 21 octobre s’inscrit dans la continuité des échanges entre Alger et Niamey. Le 13 octobre, Modi avait été reçu par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, qui est aussi chef suprême des forces armées et ministre de la Défense nationale.

La coopération entre les deux pays s’est aussi traduite par un soutien matériel algérien à l’armée nigérienne. Le 9 août 2026, le ministère algérien de la Défense nationale avait annoncé le don au Niger de quatre hélicoptères, à savoir deux Mi-24V et deux Mi-171.

La livraison comprenait en outre des munitions, des pièces de rechange et des équipements d’appui, de maintenance et de soutien logistique, selon les autorités algériennes.

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