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Ecrits antisémites attribués à Jordan Bardella Le RN sue du front

Le président du Rassemblement national a annoncé porter plainte pour diffamation après les révélations de Mediapart l'accusant d'avoir étalé ouvertement sa haine des Juifs au cours de ses premières années de militantisme. L'étalon sur lequel Marine Le Pen…

© Aurel

Jordan Bardella : « Moi, antisémite ?  »
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Immobilier Le fiscodrame du logement des jeunes

Avec un nombre d'appartements neufs mis sur le marché en chute libre ces dernières années, les plus précaires peinent de plus en plus à se loger, préférant - quand ils le peuvent - rester dans le domicile parental. De quoi s'interroger sur l'efficacité réelle…
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Visite du pape en France L’Eglise a du mal à rendre des comptes

Le mystère continu de planer sur la facture réelle du voyage de Léon XIV. Les évêques jurent leur grand Dieu que la douloureuse atteint bien les 27 millions d'euros annoncés (hors frais de « sécurité »), mais s'abstiennent de montrer les factures. En attendant,…

© Aurel

L'Eglise doit trouver 15 millions d'euros pour la venue du Pape en France
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Nucléaire A Flamanville, EDF remet le couvercle

Deux ans après son entrée en service, l'EPR de Flamanville a été mis à l’arrêt pour quasiment un an. Le temps de réaliser une révision XXL du réacteur et de changer le couvercle de sa cuve nucléaire, pourtant détecté comme défectueux depuis une dizaine d'années.…

© Lefred-Thouron

Le super EPR à l'arrêt pour un an
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Terrorisme Washington-Riyad : double jeu

Vingt-cinq ans après les attentats du 11-Septembre, des documents déclassifiés par la CIA montrent qu'Oussama ben Laden, le fondateur d'Al-Qaida, a été protégé jusqu'en 2003 par de riches Saoudiens avec la bénédiction des élites religieuses. Et que ni Bush…
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Cour des comptes L'Elysée victime de sévice postal

Emmanuel Macron reçoit à présent trois fois moins de courriers des Français qu'au début de son second mandat, comme l'a constaté la Cour des comptes. Fort désœuvrées, les personnes chargées d'y répondre devront-elles traverser la rue pour trouver une nouvelle…
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Carcassonne, Béziers, Tarascon, Grenay… Ces villes RN où règne un drôle de pluralisme

Pendant que le parti de Marine Le Pen et de Jordan Bardella se la joue grand défenseur de la liberté d'expressions, ses maires pratiquent ouvertement la censure. Opposants muselés au conseil municipal, pièce de théâtre annulée, bibliothèques expurgées… L'extrême…

© Aurel

Des villes RN où règne un drôle de pluralisme
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Bagayoko, Bardella ? ou le procès avant la preuve

par Eric V.

Lundi, Mediapart attribue à Jordan Bardella des propos antisémites écrits il y a plus de dix ans. Mardi, un média d'extrême droite diffuse vingt secondes où le maire de Saint-Denis danse près d'une poubelle en feu. Deux camps, deux dossiers ouverts, et déjà deux verdicts.

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La poubelle

Un homme se penche, saisit une poubelle qui brûle, la traîne loin des grilles d'un lycée, se relève et danse avec les élèves qui l'applaudissent. Un peu plus tard, il applaudit les pompiers. C'est la séquence complète, publiée par L'Humanité. Celle qui a tourné d'abord, diffusée par le site militant Frontières, commence après le geste : on y voit un élu s'écarter d'un feu et danser. Vingt secondes, et l'affaire était faite.

Bally Bagayoko, élu maire de Saint-Denis en mars, a démenti mardi devant la presse, au lycée Paul-Éluard : « Je n'ai évidemment ni allumé ni encouragé de feu de poubelle », « j'ai au contraire tenté de l'éteindre ». Des lycéens ont raconté à l'AFP qu'il leur criait d'arrêter de mettre le feu. Le député RN Julien Odoul avait dénoncé la scène sur CNews avant que la version longue ne circule.

Le montage n'est pas un mensonge. C'est une vérité à laquelle on a retiré ce qui la contredit.

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Le fichier

La veille, lundi, Mediapart publiait des dizaines de conversations écrites datées de 2013 à 2015, qu'il dit avoir vérifiées de façon indépendante, et qui attribuent à Jordan Bardella des propos antisémites. Le président du Rassemblement national parle de « propos parfaitement délirants », de faux grossiers, et a chargé son avocat d'engager les actions nécessaires. Marine Le Pen dénonce des manigances. Aucune expertise technique extérieure des pièces n'a été rendue publique à ce jour.

Disons-le sans détour, parce que c'est la ligne de ce journal et non une précaution d'écriture : si ces écrits sont authentiques, rien ne les excuse, aucune position diplomatique ne les rachète, et il n'y a pas d'indulgence à négocier. Mais nous ne le savons pas encore. Et « nous ne le savons pas encore » est exactement ce que plus personne ne supporte d'entendre.

Car les deux camps ont fait le même calcul en vingt-quatre heures. D'un côté, le clip a valu constat. De l'autre, le fichier vaut condamnation. Chacun a reconnu dans la pièce ce qu'il savait déjà, et s'est épargné la peine de l'ouvrir.

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Ce que coûtent vingt-quatre heures

On m'objectera que le journalisme ne peut pas attendre les tribunaux, et c'est vrai : un journal qui ne publierait qu'après un arrêt définitif ne publierait jamais rien. Mais publier une pièce et prononcer une sentence sont deux actes distincts, et ce ne sont pas les mêmes gens qui les commettent. Mediapart a publié et dit avoir vérifié — c'est son métier, et il en répondra. Frontières a coupé. Ceux qui ont conclu, dans les deux affaires, ce sont ceux qui regardaient.

Or une accusation et sa rectification ne circulent pas à la même vitesse, pour une raison qui n'a rien de mystérieux : la rectification n'est pas amusante. La séquence longue de Saint-Denis existe, elle est datée, elle est accessible à quiconque veut cliquer — elle ne fera pas le tiers du chemin des vingt secondes. Et si les conversations publiées lundi sont un jour écartées par un juge, dans dix-huit mois, à la page des brèves, qui le lira ?

Nous avons donc deux régimes de preuve pour un seul pays. Quand la pièce accuse l'adversaire, elle suffit. Quand elle accuse les nôtres, on demande une expertise, un contradictoire, un délai. Et chacun trouve l'autre partial, ce qui est la seule chose sur laquelle les deux camps aient raison.

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Dernier mot

Il faudrait se demander ce que nous avons fait, nous, pendant ces vingt-quatre heures. Pas les médias, pas les partis : nous, qui avons regardé, partagé, tranché. Le test est simple et il ne coûte rien à passer : sommes-nous aussi pressés de vérifier lorsque la pièce accuse quelqu'un de notre bord ? Si la réponse est non, nous ne sommes pas des citoyens informés. Nous sommes des supporters avec une connexion.

Voilà ce que la liberté demande de plus banal et de plus difficile : accepter de rester vingt-quatre heures sans avis. Ce n'est pas de la prudence, c'est un exercice, et il se pratique contre soi.

En France, le verdict ne suit plus l'enquête. Il l'attend, déjà rédigé.

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À part Christine Lagarde, qui peut encore donner une chance au bloc central à la présidentielle ?

par Eric V.

Le 16 novembre 2016, un homme qui n'avait jamais été élu à quoi que ce soit annonçait sa candidature à la présidence de la République. Dix ans plus tard, le bloc central aligne quatre candidats et pas un présidentiable. Il lui reste une carte, et elle est à Francfort.

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Bobigny, il y a dix ans

Le 16 novembre 2016, à Bobigny, Emmanuel Macron annonçait sa candidature. Il avait trente-huit ans, aucun mandat électif derrière lui, trois mois de vie civile depuis sa démission du gouvernement, et une dizaine de points dans les sondages. Cinq mois plus tard il était élu. On a beaucoup écrit sur le personnage ; on a moins regardé le gabarit. Ni élu, ni militant, ni comptable d'un bilan devant des électeurs, mais lourd d'une excellence certifiée par des institutions — l'Inspection des finances, une banque d'affaires, un secrétariat général adjoint, un ministère par nomination.

Ce gabarit n'était pas un accident. C'était une réponse à une panne, et la panne est revenue.

La campagne d’Édouard Philippe décroche dans les sondages
Popularité à 27 % chez Odoxa, 46 % chez l’Ifop, 45 % au second tour contre 49 % en août : ce que trois séries de mesures disent d’Édouard Philippe depuis mai.
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Quatre candidats et pas un présidentiable

Regardons l'offre. Édouard Philippe est mesuré à 19 % d'intentions de vote quand il n'a qu'un concurrent au centre, à 17 % quand il en a deux, à 14 % quand ils sont trois, selon la notice déposée le 14 septembre à la Commission des sondages par Toluna Harris Interactive. Sa cote de popularité recule de trois points en un mois chez Odoxa, à 27 %, et de dix points depuis mai 2025. Une information judiciaire a été ouverte au printemps sur la gestion du pôle numérique du Havre ; il n'a pas été mis en examen et bénéficie de la présomption d'innocence, mais le dossier existe et il pèse.

Gabriel Attal va de 8 à 15 % selon le nombre de concurrents. Il progresse — trois points et huit places au baromètre Cluster 17 de septembre — et c'est précisément son problème : à trente-sept ans, après un passage à Matignon qui aura duré huit mois, il monte dans les classements de sympathie sans jamais franchir le plafond de la crédibilité présidentielle. Bruno Retailleau ne dépasse jamais 10 % dans aucune hypothèse, et perd six points de popularité en un mois, à 20 %. Il tient une ligne, ce qui est déjà rare ; il ne tient pas un électorat.

Élargissons, puisque c'est la mode, et comptons le Parti socialiste dans le bloc central — ce que personne n'assume et que tout le monde pratique. Raphaël Glucksmann a annoncé sa candidature le 23 août, ce qui lui donne un avantage sur les trois précédents : il existe. Il est mesuré entre 9 et 12 %. On dira qu'il progresse, et c'est vrai — il est le seul du haut de tableau à gagner un point en septembre chez Odoxa. Mais une candidature déclarée qui ne décolle pas est un plafond, pas un plancher, et il lui manque les trois choses qu'on ne fabrique pas en dix-huit mois : le charisme, l'habileté de manœuvre, et cette crédibilité gouvernementale qui ne s'acquiert qu'en ayant tenu un ministère par gros temps.

Quatre hommes, quatre plafonds. Aucun n'émerge, et chacun empêche les autres.

L'arithmétique qui donne des sueurs froides

Voilà où le sujet devient sérieux. Dans l'hypothèse où le centre et la gauche non insoumise présentent trois candidats, le mieux placé d'entre eux est à 14 %. Jean-Luc Mélenchon est à 16. Marine Le Pen est à 33. Faites l'addition : le second tour se joue sans le bloc central.

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L’Urssaf réclame 2,7 millions pour elle - même, les 231 livreurs attendent toujours

Le 23 septembre 2026, l’Urssaf a exigé 2,7 millions d’euros de Foodora et de deux anciens dirigeants pour travail dissimulé.L'audience d'indemnisation est renvoyée au 27 janvier. Dans le même temps, les 231 anciens coursiers, eux, patientent toujours.

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Le feuilleton judiciaire Foodora illustre une mécanique institutionnelle où les créances sociales et les droits individuels s’affrontent désormais devant le tribunal judiciaire de Paris. Et rien n’est encore définitivement réglé.

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2,7 millions réclamés, l’Urssaf passe avant les coursiers

Le 23 septembre 2026, l’Urssaf a demandé la condamnation solidaire de Foodora et de deux anciens dirigeants à lui verser 2,7 millions d’euros. La somme correspond aux cotisations sociales que l’organisme estime avoir été éludées lorsque les coursiers étaient présentés comme indépendants alors que leur relation de travail relevait, selon l’accusation, du salariat. Foodora a cessé son activité en France en 2018 ; 4 600 coursiers avaient été recensés par l’Urssaf.

Travail dissimulé chez Foodora : l’Urssaf réclame 2,7 millions d’euros, le feuilleton continue
Nouvel épisode du feuilleton judiciaire autour de Foodora : l’Urssaf réclame désormais 2,7 millions d’euros alors que 231 ex-coursiers attendent déjà des dommages et intérêts auprès de cette plateforme allemande de livraison de repas ayant plaidé coupable pour

L’entreprise et ses deux anciens dirigeants avaient déjà reconnu leur culpabilité dans une procédure de plaider-coupable en mars. Foodora avait accepté une amende de 200 000 euros, tandis que Boris Mittermüller et Stéphane Mac Millan Gay avaient accepté respectivement 50 000 et 20 000 euros d’amende, ainsi qu’une interdiction de gérer de trois ans avec sursis.

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L’Urssaf négocie, les victimes patientent

Le nouveau volet financier a toutefois provoqué le report au 27 janvier de l’examen des dommages et intérêts réclamés par les 231 anciens coursiers. La défense invoque des discussions en cours avec l’Urssaf. Son avocat affirme que des « pourparlers avancés » pourraient aboutir à de nouvelles informations début 2027. L’Urssaf elle-même a évoqué un préjudice susceptible d’évoluer puisque des versements de Foodora ont déjà été perçus.

URSSAF : il déclare tout, on lui réclame quand même 17 837 €
n auto-entrepreneur de l’Yonne fournit à l’URSSAF l’intégralité de ses factures, corrige ses déclarations et demande le recalcul de ses cotisations sur son chiffre d’affaires réel. Malgré cela, l’organisme lui réclame 17 837 € sur la base de montants qu’il sait inexacts. Le tribunal

Les avocats des livreurs demandent, eux, plusieurs milliers d’euros par personne au titre du préjudice moral et de la précarité financière. Ils soulignent également que certains documents professionnels, comme les certificats de travail ou attestations France Travail, ne seraient toujours pas régularisés.La procédure est en cours. Aucune décision définitive n'est rendue sur ce redressement, dont le montant et le sort restent à trancher.

Pendant ce temps, les coursiers attendent une réparation que Foodora a pourtant admis leur devoir. On ignore comment l'éventuel redressement s'articulerait avec les indemnités des livreurs, et si la plateforme peut honorer les deux. Une transaction entre la société et l'Urssaf ne prévoit rien pour les victimes, qui n'y sont pas parties.Les livreurs ont été privés de leurs droits une première fois. Ils risquent de l'être une seconde, par une puissance publique qui règle ses comptes d'abord.

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Rennes: louer son deux-pièces deviendra une demande d'autorisation, sous peine de 15 000 euros

À partir d’avril 2027, louer certains petits logements dans le centre ancien de Rennes ne relèvera plus de la seule décision du propriétaire. Environ 900 logements de moins de 20 m² seront soumis à un « permis de louer », avec dossier administratif, visite municipale et jusqu’à 15 000 euros d’amende en cas de récidive.

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La Ville de Rennes a annoncé le 24 septembre 2026 la mise en place de ce dispositif, officiellement destiné à lutter contre l’habitat indigne. Mais derrière cet objectif légitime se dessine aussi une nouvelle étape dans l’encadrement administratif du marché locatif privé.

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Un logement à louer, une autorisation à obtenir

Le dispositif concernera les logements de moins de 20 m² construits avant 1975 dans le centre ancien. Avant chaque nouvelle mise en location, le propriétaire devra déposer une demande sur une plateforme en ligne, puis accepter une visite de contrôle organisée par la municipalité.

Avec le permis de louer, la Ville de Rennes lutte contre l’habitat indigne | Espace presse | Rennes Ville et Métropole
La Ville de Rennes complète son arsenal de lutte contre l’habitat indigne grâce à un nouveau dispositif : le permis de louer. À partir d’avril 2027, …

La mairie disposera ensuite d'un délai d'un mois pour répondre. L'autorisation accordée sera valable deux ans. En l'absence de demande ou d'autorisation, les sanctions pourront atteindre 5 000 euros, puis 15 000 euros en cas de récidive dans les trois ans.

Comment la France a interdit, puis “dés-interdit”, de louer 700 000 logements
Après avoir interdit progressivement la location des logements classés G, puis F et bientôt E, le gouvernement reconnaît implicitement les effets pervers de sa propre politique. Le projet de loi « Relance du logement », présenté le 24 juin 2026, prévoit de remettre sur le marché près de 700 000 logements sous

Le mécanisme n'est pas une invention rennaise. Créé en 2014, le « permis de louer » est déjà appliqué dans plus de 700 communes françaises. Rennes étend donc à son tour une logique où la collectivité intervient directement avant qu'un propriétaire puisse proposer son bien à la location.

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Lutter contre l'habitat indigne… en contrôlant le propriétaire

Sur le principe, contrôler les logements présentant des risques pour leurs occupants peut se comprendre. Mais le changement de logique mérite d'être regardé de près : le propriétaire ne se contente plus de respecter les normes applicables ; il doit désormais solliciter une validation administrative préalable.

Comment la France a interdit, puis “dés-interdit”, de louer 700 000 logements
Après avoir interdit progressivement la location des logements classés G, puis F et bientôt E, le gouvernement reconnaît implicitement les effets pervers de sa propre politique. Le projet de loi « Relance du logement », présenté le 24 juin 2026, prévoit de remettre sur le marché près de 700 000 logements sous

Pour un propriétaire d'un petit deux-pièces, la location devient ainsi une procédure : dossier, inspection, délai d'attente et renouvellement périodique de l'autorisation. Le risque financier, lui, est loin d'être symbolique.

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La question dépasse donc Rennes. La mairie contrôle, le propriétaire supporte le risque, le locataire subit la rareté. Un droit de propriété qu'il faut faire valider tous les deux ans par l'administration n'est plus un droit : c'est une concession.

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