❌

Reading view

Pression fiscale en France : la taxe foncière a presque doublé en vingt ans

« Il faut arrêter d’urgence de surtaxer les Français et leurs entreprises », a enjoint la directrice de la Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques (Ifrap), Agnès Verdier-Molinié, dans une interview parue ce 16 octobre dans les colonnes du Figaro, alors que le gouvernement Lecornu est en quête de 54 milliards d’euros supplémentaires pour boucler le dernier budget de ce quinquennat Macron.

La veille de cette publication, l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) a rendu publique la vingtième édition de son Observatoire national des taxes foncières. On y apprend qu’en l’espace d’une génération — comme l’ont imagé certains médias français —, cet impôt a presque doublé, avec une hausse moyenne de 93,4 % entre 2005 et 2025.

« Son montant a ainsi quasiment doublé en vingt ans alors que l’inflation, dont on parle tous les jours, n’a crû sur vingt ans que de 36,8 %, tandis que les loyers n’ont augmenté que de 27 % », a souligné le président de l’UNPI, Sylvain Grataloup, cité par Le Parisien.

Vers une pression fiscale record en 2027

Les propriétaires subissent à la fois les taux appliqués aux biens immobiliers, votés par les collectivités, et les valeurs locatives cadastrales estimées par l’administration fiscale. Selon Le Figaro, les premiers ont augmenté de 32,2 % en vingt ans, tandis que les valeurs locatives cadastrales ont progressé de 46,3 % sur la même période.

Face à cet impôt, tous les propriétaires ne sont pas logés à la même enseigne. À Paris, dirigé par le Parti socialiste depuis le début des années 2000, la taxe foncière a explosé de 261,2 % — parallèlement à la hausse de la dette de la ville —, un taux qui ne prend pas en compte la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. À l’opposé, on retrouve Colombes, dans les Hauts-de-Seine, où cet impôt a progressé de 36 %.

Présentant cet impôt comme « extrêmement injuste », l’économiste Thomas Piketty a appelé, le 15 octobre sur BFMTV, à « passer à un impôt progressif sur le patrimoine net d’emprunt », en somme à faire payer davantage ceux qui sont pleinement propriétaires de leur logement. Selon lui, cela reviendrait à « une baisse de la taxe foncière pour 90 % des Français ».

Pour rappel, la France dispute au Danemark le titre de pays de l’OCDE qui taxe le plus. Après une pression fiscale atteignant 43,9 % du PIB en 2026, Bercy se pencherait sur une hausse de ce taux à 44,2 % l’année prochaine.

  •  

France : le cercueil d’un Tunisien envoyé par erreur en Espagne

Le cercueil d’Abdallah, décédé le 9 octobre à Meaux, en Seine-et-Marne, a été envoyé par erreur en Espagne alors qu’il devait rejoindre la Tunisie pour y être enterré. Une confusion survenue à l’aéroport de Paris-Orly a contraint sa famille à reporter les obsèques, auxquelles près de 3 000 personnes étaient attendues, selon le récit de son fils Abdelkarim.

Âgé de 75 ans, Abdallah souhaitait être inhumé dans son village natal, près de Monastir, en Tunisie. Son fils avait organisé son transfert par un vol Tunisair reliant Orly à Monastir, prévu le 12 octobre au soir. Mais, à la suite du retard d’un vol précédent et des contraintes liées au couvre-feu de l’aéroport, la compagnie lui a proposé un départ depuis Roissy-Charles-de-Gaulle.

Abdelkarim a refusé cette solution, le cercueil ne pouvant être transféré vers cet aéroport. Il a alors convenu avec Tunisair d’un nouveau départ depuis Orly, le lendemain à 11 heures, afin de permettre une inhumation prévue à 15 heures.

Le cercueil acheminé à Malaga

Le 13 octobre, alors qu’il s’apprêtait à embarquer, Abdelkarim a appris que le cercueil de son père avait été chargé sur un vol de la compagnie espagnole Vueling à destination de Malaga. Selon son témoignage, le cercueil avait été embarqué vers 7 heures du matin sur cet appareil, au lieu du vol prévu vers la Tunisie.

La famille a dû réorganiser les obsèques et prévenir les proches qui comptaient assister à la cérémonie, notamment plusieurs centaines de personnes qui avaient prévu de prendre l’avion. L’enterrement a finalement été reporté au 14 octobre.

Une solution a été mise en place pour rapatrier le cercueil à Orly par un vol Vueling en provenance de Malaga, puis le transférer sur un vol Tunisair à destination de Tunis. L’avion a quitté Orly vers 23 heures, avec Abdelkarim et la dépouille de son père à bord. Ils sont arrivés à Tunis peu après minuit, avant de rejoindre le village familial au petit matin. L’inhumation a pu avoir lieu à 10 heures.

Abdelkarim a contacté les deux compagnies aériennes pour obtenir des explications. Il affirme ne pas chercher de compensation financière, mais souhaite que les circonstances de cette erreur soient établies afin qu’une situation similaire ne se reproduise pas.

  •  

«Nous ne pouvons plus financer l’Ukraine» : Marine Le Pen prévoit, en cas d’élection en 2027, l’arrêt de l’aide financière après six mois

Marine Le Pen s’est déclarée prête, le 15 octobre, à se rendre à Kiev pour expliquer à Volodymyr Zelensky pourquoi la France ne pourrait plus continuer à financer l’Ukraine. La candidate du Rassemblement national à l’élection présidentielle de 2027 a assuré ne nourrir aucune animosité personnelle à l’égard du dirigeant ukrainien et être disposée à le rencontrer s’il l’y invitait.

La veille, à Bruxelles, elle avait annoncé qu’en cas d’élection, elle maintiendrait les aides pendant six mois avant de mettre fin au soutien financier français.

Interrogée par la télévision flamande VRT News, Marine Le Pen a expliqué vouloir éviter de mettre « personne au pied du mur ». Elle a justifié sa décision par la situation des finances publiques françaises, affirmant que le pays se trouvait « au bord du défaut » de paiement et n’avait « plus les moyens » de poursuivre ce financement.

Elle juge nécessaire d’en informer Zelensky dès maintenant, plutôt que de lui laisser croire que Paris pourrait financer Kiev indéfiniment. Selon elle, d’autres pays européens disposant de finances plus solides pourraient prendre le relais.

Zelensky conteste sa position, Le Pen maintient son projet

Interrogé par le Financial Times, Volodymyr Zelensky a d’abord répondu avec ironie, déclarant qu’il ne voterait pas pour Marine Le Pen.

Le dirigeant ukrainien a ensuite critiqué ses arguments, estimant que « Madame Le Pen ne maîtrise pas bien certains détails ». Il a défendu la poursuite de la coopération avec Kiev, affirmant qu’elle présenterait également des avantages pour la France en matière de sécurité et de technologies militaires.

Marine Le Pen a toutefois précisé qu’elle envisageait de maintenir une assistance militaire, notamment par la fourniture de matériel, tout en donnant la priorité aux besoins de la population française.

Le coût du soutien à Kiev au centre des tensions

Marine Le Pen évalue à environ six milliards d’euros par an les engagements français en faveur de l’Ukraine. Ce montant englobe néanmoins plusieurs formes de soutien et ne correspond pas uniquement à des versements financiers directs.

Selon les données de l’institut Kiel, les engagements français envers Kiev ont atteint environ 27 milliards d’euros entre février 2022 et août 2026, en tenant compte de différentes contributions. L’aide financière bilatérale directe représente, quant à elle, 799 millions d’euros sur cette période.

Les critiques de Zelensky ont également provoqué des réactions au Rassemblement national. Le 16 octobre, sur LCI, le vice-président du parti, Sébastien Chenu, a dénoncé la « condescendance » du dirigeant ukrainien. Il a mis en garde contre le risque d’une dégradation des finances publiques françaises. La députée RN Laure Lavalette a, de son côté, accusé Zelensky de pratiquer un « chantage affectif ».

Le désaccord autour de la poursuite du financement de Kiev persiste au sein de la classe politique française. Marine Le Pen entend mettre fin à l’aide financière française après une période de transition de six mois si elle accède à l’Élysée, sans exclure le maintien de livraisons de matériel militaire.

  •  

Tensions entre l’Éthiopie et l’Érythrée : la Russie prête à jouer un rôle de médiateur

Preview «Si les deux parties le souhaitent, nous sommes prêts à offrir une plateforme de contact entre leurs représentants afin de trouver des solutions de compromis, y compris en marge du troisième sommet Russie-Afrique à Moscou», a déclaré au quotidien Izvestia, à l’approche de ce sommet, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Alimov.
  •  

La Russie prête à augmenter ses livraisons d’énergie à l’Europe, affirme le vice-Premier ministre russe

La Russie reste disposée à fournir davantage de ressources énergétiques à l’Europe, a affirmé, ce 16 octobre, le vice-Premier ministre Alexandre Novak, lors de la Semaine russe de l’énergie à Moscou. Il a insisté sur la volonté des autorités russes de poursuivre les livraisons prévues par les accords existants, malgré la réduction des achats européens.

« Ce n’est pas nous qui avons renoncé aux livraisons bon marché et stables de ressources énergétiques russes. C’est l’Europe qui a pris cette décision pour des raisons politiques. Nous sommes prêts à continuer d’honorer nos contrats », a déclaré Alexandre Novak.

Le vice-Premier ministre a rappelé que plusieurs contrats à long terme demeuraient en vigueur, notamment dans le secteur gazier, certains courant jusqu’en 2035, voire 2040. Il a contesté la remise en cause unilatérale de ces accords, estimant qu’elle ne reposait pas sur le cadre juridique existant et répondait à des considérations politiques, au détriment des consommateurs européens.

Les livraisons russes se poursuivent vers l’Europe

Les exportations de gaz russe vers l’Union européenne se poursuivent, notamment par le gazoduc TurkStream. D’après les données du Réseau européen des gestionnaires de réseaux de transport de gaz (ENTSOG), les volumes acheminés par cette voie ont atteint 44,5 millions de mètres cubes par jour en septembre 2026, soit un recul de seulement 14 % par rapport au même mois de l’année précédente.

Moscou entend parallèlement poursuivre ses activités sur les marchés énergétiques internationaux. Le 13 octobre, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait réaffirmé que la Russie continuerait, quoi qu’il arrive, d’exporter son pétrole et ses produits pétroliers sur les marchés mondiaux.

La Russie souligne l’importance de la coopération énergétique mondiale

Alexandre Novak a également évoqué les difficultés rencontrées sur les marchés énergétiques internationaux. Selon lui, les prix du pétrole et des produits pétroliers ont presque doublé depuis le début de l’année, tandis que le déficit mondial de gazole est estimé à environ 25 %. Il a notamment mis en avant les transformations du marché et les conséquences des événements survenus dans le détroit d’Ormuz.

Dans ce contexte, le vice-Premier ministre a qualifié de « pragmatique » l’accord conclu le 9 octobre entre Moscou et Washington sur les livraisons de gazole russe. Les volumes annoncés s’élèvent à 300 000 tonnes en octobre, 500 000 tonnes en novembre et jusqu’à un million de tonnes en décembre. Novak a également indiqué que la Russie entendait retrouver, d’ici la fin de l’année, son niveau habituel d’exportations de gazole, soit environ 3,5 millions de tonnes par mois au total.

Le vice-Premier ministre a enfin réaffirmé que Moscou était prêt à contribuer à l’équilibre des marchés énergétiques et à la sécurité des approvisionnements mondiaux, en privilégiant des relations de coopération à long terme avec ses partenaires.

  •  

Paris affirme que l’Europe fournit les deux tiers du renseignement à Kiev

Les pays européens, en particulier la France, fourniraient aujourd’hui les deux tiers des renseignements reçus par l’Ukraine, a déclaré le 15 octobre le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. Cette assistance comprendrait notamment des images satellites utilisées par les forces ukrainiennes pour identifier des cibles militaires.

Ces déclarations surviennent alors que Washington menace de suspendre le partage de renseignements avec Kiev en raison des frappes ukrainiennes contre les infrastructures énergétiques russes. Les services américains auraient averti l’ambassade ukrainienne que de nouvelles attaques visant ces installations pourraient entraîner l’arrêt immédiat de cette coopération.

Moscou dénonce depuis longtemps l’assistance militaire des pays occidentaux à Kiev, qu’elle considère comme un facteur de prolongation du conflit.

Renseignement américain et Starshield : Kiev face aux restrictions

Le dirigeant ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé l’absence d’alertes de la part de ses partenaires avant certains tirs de missiles russes. Le président américain Donald Trump a néanmoins affirmé, le 13 octobre, que les États-Unis continuaient pour le moment à transmettre des renseignements à Kiev.

Dans le même temps, les forces ukrainiennes ont signalé des perturbations des communications satellitaires utilisées sur le front. Ces difficultés auraient compromis les opérations militaires et compliqué la logistique.

Dans une enquête de Reuters publiée le 15 octobre, un ordre de ralentir Starshield, le système militaire de SpaceX associé à Starlink, serait venu de la Maison-Blanche. Des responsables du Pentagone auraient reçu cette instruction.

Le patron de SpaceX Elon Musk a également précisé que les décisions sur l’utilisation de Starshield relevaient des autorités américaines.

Interrogé sur la capacité européenne à compenser une éventuelle réduction du renseignement américain, Jean-Noël Barrot n’a pas apporté de réponse directe. Il a plutôt évoqué des projets de développement de missiles intercepteurs moins coûteux et plus rapides à produire, destinés à renforcer les défenses ukrainiennes.

Paris poursuit son assistance à Kiev malgré les divergences avec Washington

Le chef de la diplomatie française a confirmé la poursuite de l’aide européenne à l’Ukraine, affirmant que les pays européens en assumaient désormais l’essentiel. Il a fait état d’un récent transfert de six milliards d’euros à Kiev.

Les désaccords entre Washington et Kiev portent aussi sur la situation politique ukrainienne. Donald Trump a invité l’Ukraine à se choisir un nouveau dirigeant, tandis que Volodymyr Zelensky conditionne la tenue d’un scrutin à l’instauration d’un cessez-le-feu. Jean-Noël Barrot a, pour sa part, dit vouloir défendre le droit des Ukrainiens à choisir leur dirigeant.

Le Kremlin reste toutefois prudent face aux informations faisant état d’une possible réduction de l’assistance américaine. Son porte-parole Dmitri Peskov a estimé le 14 octobre qu’il était prématuré de conclure à un changement de politique de Washington à l’égard de Kiev.

  •  

Poutine : la République populaire de Lougansk est entièrement sous le contrôle des troupes russes

Réuni le 16 octobre avec les principaux responsables militaires au poste de commandement auxiliaire du groupement unifié des forces, le président russe Vladimir Poutine a fait le point sur la situation en Ukraine, en particulier à partir du rapport du chef d’état-major général russe Valéri Guérassimov.
Le président a affirmé que la République populaire de Lougansk restait entièrement sous contrôle russe. Il a ajouté qu’un peu plus de 10 % du territoire de la République populaire de Donetsk et 16,5 % de la région de Zaporojié demeuraient aux mains des forces ukrainiennes. Il a souligné que la prise de contrôle de l’ensemble de cette république restait l’un des principaux objectifs de l’opération militaire spéciale.
Vladimir Poutine a mis en avant l’avancée des forces russes sur tous les axes. « L’offensive des unités et formations des forces armées se poursuit sur toute la ligne de front, et le rythme de progression s’est considérablement accéléré », a-t-il déclaré.
Selon son bilan, les forces russes ont pris le contrôle d’environ 6 500 km² et de 310 localités depuis le début de l’année. Le chef d’état-major général a indiqué que, depuis le 1er septembre, 92 localités et plus de 1 800 km² étaient passés sous contrôle russe.

Opérations dans le Donbass et à Zaporojié

Dans ce rapport, Valéri Guérassimov a présenté les résultats des différentes unités russes. Il a notamment annoncé que le groupement « Centre » avait pris Dobropolié, une ville qu’il a décrite comme l’un des principaux points de défense ukrainiens sur l’axe de Dniepropetrovsk. Vladimir Poutine a qualifié cette prise d’événement important, estimant qu’elle ouvrait une voie directe vers les limites de la République populaire de Donetsk.
Selon Guérassimov, le groupement « Centre » s’est emparé de 15 localités en septembre et octobre. Des combats sont en cours dans neuf autres, dont Raïskoïé et Sviatogorsk.
Dans la région de Zaporojié, les groupements « Dniepr » et « Est » poursuivent leur offensive sur un large front, selon lui. Depuis le 1er septembre, le groupement « Est » a pris le contrôle de dix localités et de plus de 180 km² dans la partie orientale de la région, a-t-il indiqué.
Vladimir Poutine a entendu le rapport du commandant du groupement « Sud » Sergueï Medvedev et remercié les militaires ayant participé à la prise d’Alexeïevo-Droujkovka. Selon le chef d’état-major général, les unités russes ont pénétré dans les secteurs sud-est et sud-ouest de Droujkovka, où se déroulent des combats de rue, et ont atteint les abords de Kramatorsk. Le président a estimé que ces avancées créaient les conditions d’une poursuite des opérations visant à contrôler l’ensemble du Donbass.

Zone de sécurité et poursuite des frappes russes

La protection des frontières a aussi été abordée. Vladimir Poutine a rappelé qu’après l’incursion ukrainienne dans la région de Koursk, l’armée russe avait reçu pour mission de repousser l’adversaire et d’établir une zone de sécurité en territoire ukrainien. Selon lui, cette tâche progresse avec succès.
Dans ce contexte, Valéri Guérassimov a annoncé l’achèvement d’une opération contre un groupement ukrainien d’environ 2 000 militaires encerclés dans le nord-est de la région de Kharkov. D’après lui, les forces russes ont pris le contrôle de 28 localités dans ce secteur. Le groupement « Nord », commandé par Evgueni Nikiforov, poursuit par ailleurs l’élargissement de la zone de sécurité près de la frontière russe.
« Notre objectif est de garantir à l’avenir la sécurité absolue des territoires frontaliers de la Russie, et nous n’avons pas l’intention d’en faire un sujet de possibles négociations de paix avec l’Ukraine », a souligné le président.
Un autre point de la réunion a porté sur les frappes visant les sites militaro-industriels et les infrastructures ukrainiennes. Vladimir Poutine les a présentées comme une réponse aux attaques de Kiev contre les entreprises et les installations énergétiques russes. Il a salué les résultats évoqués dans le rapport de Guérassimov et demandé aux commandants de continuer à mener des frappes massives et groupées sur ces sites et sur les centres logistiques ukrainiens.

  •  

Russie : une première greffe de moelle épinière réalisée à Moscou au cours d’une intervention chirurgicale de 12 heures

Preview Une première greffe de moelle épinière en Russie a été réalisée à l’institut Sklifossovski de Moscou, a annoncé le maire Sergueï Sobianine le 16 octobre. L’intervention de 12 heures a été menée avec l’assistance de médecins chinois. Selon le maire, le patient, menacé de paralysie totale, se porte bien et a désormais une chance de se rétablir.
  •  

France : le Rassemblement national appelle le Conseil constitutionnel à prononcer la «démission d’office» de Richard Ferrand

Selon le quotidien Le Parisien, dans une saisine adressée au Conseil constitutionnel et signée par « tous les députés » du Rassemblement national (RN) « excepté Marine Le Pen » et par ceux de l’Union des droites pour la République (UDR), ces élus appellent les Sages à prononcer la « démission d’office » de leur président, Richard Ferrand.

En cause, est-il précisé dans l’article paru le 16 octobre, les propos tenus par cet « ami cher » d’Emmanuel Macron dans un podcast de BFM daté du 9 octobre, affirmant qu’il serait impossible d’appliquer une proposition phare du programme du RN pour l’élection présidentielle, à savoir changer la Constitution par l’article 11 en organisant un référendum.

« Ça n’existe pas […] il n’y a pas de débat », avait lâché l’ex-élu breton, encarté pendant près de quarante ans au Parti socialiste avant de rejoindre celui d’Emmanuel Macron.

« Il me semble que c’est une déclaration publique, qui est tout à fait contraire à son obligation de réserve », a fustigé l’avocat et constitutionnaliste Léonard Zerbib, le 14 octobre, au micro de CNews. « Ni lui, ni aucun des membres du Conseil constitutionnel, ne peuvent prendre une position publique sur une question ayant fait ou étant susceptible de faire l’objet de décisions de la part du Conseil constitutionnel », a-t-il détaillé.

Circulez, il n’y a rien à voir

Invoquant les articles 3 et 7 de l’ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 ainsi que l’article 2 du décret n° 59-1292 du 13 novembre 1959, sur les obligations des Sages, les députés estiment que Richard Ferrand a « frontalement méconnu l’interdiction de ne prendre aucune position publique sur des questions ayant fait ou étant susceptibles de faire l’objet de décisions de la part du Conseil », a rapporté Le Parisien. Contacté par ce dernier, « le Conseil constitutionnel indique qu’il n’a pas l’intention de réagir à cette saisine », a pour sa part précisé le quotidien.

« Il devrait quitter la présidence du Conseil constitutionnel », avait déclaré Marine Le Pen lors d’une conférence de presse à Bruxelles, le 14 octobre. « En ayant prononcé ces propos, il a rompu avec l’obligation qui est la sienne de neutralité, et avec l’interdiction, qui est dans les textes, de se prononcer sur une affaire qui n’a pas encore été soumise au Conseil constitutionnel », avait poursuivi cette ex-avocate.

Ce n’est pas la première fois qu’un membre d’une haute institution française supposément indépendante crée la polémique. Début novembre 2025, en plein examen du budget au Parlement, l’ex-ministre de François Hollande, Najat Vallaud-Belkacem, épouse du chef de file des députés socialistes, avait défendu qu’ « une politique migratoire plus humaine et efficace rapporterait 3,3 milliards d’euros par an ». Elle était à l’époque conseillère maître à la Cour des comptes, tout en cumulant la présidence de l’association pro-migrants France terre d’asile ainsi que son mandat de conseillère régionale d’Auvergne-Rhône-Alpes.

Cette sortie lui avait toutefois valu que l’alors premier président de la Cour des comptes Pierre Moscovici, un autre ex-ministre socialiste, déclenche une procédure à son encontre.

  •  

France : le site des Républicains piraté, à la veille de manifestations à travers tout le pays

« À bas l’État, à bas l’État policier », pouvait-on lire ce 16 octobre sur le site des Républicains (LR), pourtant réputés pour leur attachement à l’ordre public, au point d’avoir complètement raté le rendez-vous des Gilets jaunes.

« Nous avons rassemblé nos talents de lutte et avons offert un lifting au site officiel du parti Les Républicains ! Ceci est un APPEL à rejoindre les mobilisations du 17 octobre pour révolutionner la France et le monde. Faisons monter le rapport de force ! », pouvait-on encore lire sur le site de LR, moins d’une semaine après l’annonce, par la gauche non mélenchoniste, de sa plateforme de vote pour sa primaire.

France : le site des Républicains piraté, à la veille de manifestations à travers tout le pays© BFMTV
Capture d'écran du communiqué publié par des hackers sur le site des Républicains.

Un message faisant référence à la journée de mobilisation prévue le 17 octobre, à l’approche de laquelle le Premier ministre Sébastien Lecornu a convoqué une cellule de crise. « À ce stade, environ 500 actions sont envisagées et plus de 90 manifestations sont en cours de structuration », a indiqué à ce sujet le ministère de l’Intérieur au quotidien Le Parisien.

« Il s’agit uniquement du site du parti et pas du site de campagne de Bruno Retailleau. On ne constate aucune fuite de données », a assuré le parti auprès de BFMTV et du Parisien.

« Le visage de Jean-Luc Mélenchon était recouvert de petits cœurs »

Ces deux médias ont néanmoins souligné que les hackers, dans leur communiqué à l’intention des Républicains, affirment avoir « volé toutes les données de votre site et de vos membres ainsi que tous vos échanges internes et messages privés », menaçant de les envoyer « à tous les journalistes et médias d’investigation » si le parti venait à supprimer leurs messages « avant le 20 octobre ».

« Que les données volées des fascistes, des capitalistes, des masculinistes et de tous les ennemis de nos rêves pleuvent en public et sur les journalistes et médias d’investigation », ont-ils également lancé, d’après les captures d’écran relayées par les médias.

France : le site des Républicains piraté, à la veille de manifestations à travers tout le pays© Le Parisien
Capture d'écran d'un GIF publié par des hackers sur le site des Républicains.

Toujours selon Le Parisien, plusieurs images animées apparaissaient à l’écran, dont l’une représentait « le logo des Républicains exploser » et une autre « l’explosion de plusieurs candidats à la présidentielle, tandis que le visage de Jean-Luc Mélenchon était recouvert de petits cœurs ».

Quant aux suites données par LR à cette cyberattaque, l’entourage de Bruno Retailleau aurait déclaré à Franceinfo qu’une plainte serait déposée.

  •  

Vatican : l’Afrique compte désormais plus de catholiques que l’Europe

Preview Le nombre de catholiques dans le monde a atteint 1,422 milliard fin juin 2024, soit 17,8 % de la population mondiale, selon les statistiques du Vatican publiées le 16 octobre. L’Afrique regroupe désormais 20,3 % des fidèles, contre 20,2 % pour l’Europe. Les Amériques en concentrent 47,7 %.
  •  

Ukraine : Alice Weidel se prononce contre le financement d’une guerre «déjà perdue»

« La prolongation du conflit et les mesures prises actuellement par le gouvernement allemand font peser un risque énorme sur notre pays », a notamment déclaré Alice Weidel lors d’une interview accordée à The Economist et publiée le 15 octobre.

La codirigeante d’Alternative pour l’Allemagne (AfD), parti arrivé en tête lors de plusieurs scrutins régionaux récents, était interrogée par la rédactrice en chef de l’hebdomadaire britannique sur la question de savoir s’il serait « approprié pour l’Allemagne et les autres pays occidentaux de soutenir un pays démocratique qui tente de se défendre contre cette agression directe ».

« Nous pensons que c’est une erreur de poursuivre le financement d’une guerre déjà perdue », a maintenu Alice Weidel. « Malheureusement, l’Ukraine est trop petite », a-t-elle poursuivi, avant d’insister : « Elle ne peut pas vaincre la Russie. C’est impossible. »

« Cette guerre ne correspond pas à nos intérêts et elle est très dangereuse pour notre sécurité nationale », a ajouté la députée allemande, non sans rappeler les sommes versées à Kiev par son pays, pourtant lourdement endetté, ou encore l’envolée des prix du diesel, conséquence des frappes ukrainiennes contre les raffineries russes.

« L’Allemagne d’abord ! »

« Oui, je fais passer les intérêts de mon pays avant tout. C’est l’Allemagne d’abord ! Et cette guerre n’est pas dans notre intérêt », a-t-elle maintenu face à Zanny Minton Beddoes, qui la relançait sur ce qu’elle entendait par là.

« Pour parvenir à la paix en Ukraine, il faut tenir compte non seulement des intérêts de l’Ukraine en matière de sécurité, mais aussi de ceux de la Russie. Voilà ce qui s’est produit et c’est en cela que réside l’erreur majeure commise au cours des 20 dernières années : ignorer les préoccupations de la Russie en matière de sécurité », a défendu Weidel.

En France, la cheffe de file des députés du Rassemblement national et candidate à l’élection présidentielle Marine Le Pen, également donnée en tête dans plusieurs sondages, a évoqué à plusieurs reprises l’arrêt de l’aide financière à l’Ukraine en cas d’accession au pouvoir, tout en assurant qu’elle maintiendrait l’aide militaire.

  •  

Trump accuse Kiev d’avoir revendu des missiles américains

Le président américain Donald Trump a accusé Kiev d’avoir revendu sur le marché libre des missiles et du matériel militaire reçus des États-Unis sous l’administration de Joe Biden. Dans un entretien accordé à Newsmax le 15 octobre, il a de nouveau dénoncé les importantes livraisons d’armes effectuées par son prédécesseur.

« Où est l’argent que nous avons envoyé à l’Ukraine ? Où est tout le matériel ? », a lancé Trump, remettant en question le devenir des équipements militaires américains.

Le président a estimé à quelque 350 milliards de dollars le montant de l’aide financière et matérielle accordée à Kiev sous Biden. La surveillance de ces livraisons avait déjà fait l’objet de critiques : en janvier 2024, le Pentagone avait relevé des insuffisances dans le suivi de certains équipements, d’une valeur supérieure à un milliard de dollars.

Starshield : la Maison Blanche mise en cause

Les communications militaires ukrainiennes ont également fait l’objet de restrictions. Selon Reuters, le 16 octobre, l’ordre de ralentir Starshield, version militaire du réseau satellitaire Starlink de SpaceX, serait venu de la Maison Blanche. Ce système est notamment utilisé par les forces ukrainiennes pour leurs communications sur le champ de bataille et le pilotage de drones.

Des responsables du Pentagone auraient reçu cette instruction. Les restrictions auraient perturbé plusieurs opérations ukrainiennes.

Les besoins américains passent avant les ventes aux alliés

Washington entend par ailleurs reconstituer ses propres réserves de munitions. Lors du même entretien avec Newsmax, Trump a déclaré que les États-Unis conservaient désormais leur production pour leurs propres besoins militaires, au lieu de la vendre à leurs alliés.

« Ces derniers temps, nous gardons simplement les munitions pour nous-mêmes, parce que nous en avons besoin », a-t-il expliqué. Les ventes ne reprendront qu’une fois les arsenaux suffisamment réapprovisionnés.

Trump impute notamment la baisse des stocks aux livraisons massives d’armes à Kiev sous Biden. Il affirme néanmoins que les missiles Patriot et Tomahawk arrivent désormais en quantités records.

Le président américain a également insisté sur le financement européen des achats d’armes américaines, rejetant les livraisons gratuites qu’il reproche à son prédécesseur. Le 11 octobre, Washington menaçait de suspendre certaines livraisons à Kiev dans le cadre du programme PURL, qui permet aux partenaires européens de financer l’achat d’armements américains destinés à l’Ukraine.

  •  

RDC : la présidence de la République interdit à son cabinet tout contact avec l’ambassade belge

La présidence de la République démocratique du Congo (RDC) a ordonné à l’ensemble des membres du cabinet du chef de l’État de suspendre tout contact avec l’ambassade de Belgique à Kinshasa, ainsi qu’avec son personnel diplomatique et administratif.

La décision figure dans une note circulaire datée du 15 octobre et signée par Anthony Nkinzo Kamole, directeur de cabinet du président congolais Félix Tshisekedi. L’instruction s’applique « jusqu’à nouvel ordre » et concerne les communications établies aussi bien directement qu’indirectement avec la représentation diplomatique belge.

Le document demande aux membres du cabinet présidentiel de s’abstenir de tout échange avec l’ambassade dans le cadre de leurs fonctions. Il prévoit toutefois une procédure dérogatoire en cas de nécessité dûment justifiée : toute démarche ou communication devra alors être préalablement autorisée et transiter exclusivement par le ministère congolais des Affaires étrangères, conformément aux usages diplomatiques.

Des sanctions prévues en cas de non-respect

La circulaire s’adresse à un large éventail de collaborateurs de la présidence, notamment les directeurs de cabinet adjoints, les conseillers spéciaux, les coordonnateurs des services spécialisés, les conseillers principaux ainsi que les responsables des services personnels et de l’Office privé du chef de l’État.

Anthony Nkinzo Kamole avertit que tout manquement à à ces dispositions exposera son auteur à des sanctions administratives et disciplinaires.

La note ne fournit cependant aucune explication sur les raisons de la restriction des contacts avec la représentation belge

Une source interne affirme que la mesure n’est pas liée à des perquisitions qui auraient visé des membres de la famille Tshisekedi en Belgique. Cette explication n’apparaît pas dans la circulaire et, en l’absence de confirmation officielle, ne permet pas d’établir le contexte exact de la décision.

  •  

RDC : l’épidémie d’Ebola gagne le Nord-Ubangi

Preview L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) s’est étendue au Nord-Ubangi, province limitrophe de la Centrafrique. Deux cas confirmés en font la huitième province touchée. Avec plus de 9 000 cas et 4 000 morts, l’épidémie est désormais la deuxième plus importante jamais enregistrée dans le pays.
  •  

Afrique : croissance solide malgré la baisse de l’aide, selon le FMI

Preview Le FMI prévoit une croissance de 4,5% en Afrique subsaharienne cette année, grâce à la résilience des économies face à la crise énergétique. Cependant, la forte baisse de l’aide au développement réduit la marge de manœuvre en cas de nouveaux chocs, tandis que les conflits restent un frein.
  •  

Niger : 5 milliards de dollars de recettes pétrolières réclamés aux partenaires chinois

Le Niger hausse le ton face à ses partenaires pétroliers chinois. Les autorités nigériennes ont donné un délai de 45 jours à trois sociétés – la China National Petroleum Corporation (CNPC), la West African Oil Pipeline Company (WAPCO) et la Société de raffinage de Zinder (SORAZ) – pour remédier aux manquements constatés dans l’exécution de leurs engagements envers l’État.

L’ultimatum a été annoncé par le ministre nigérien des Affaires étrangères Bakary Yaou Sangaré, qui préside le comité chargé des négociations sur les questions pétrolières. Dans une déclaration lue le 14 octobre à la télévision publique, il a indiqué que le comité avait notifié aux trois entreprises des demandes précises à satisfaire sous 45 jours.

Au cœur du différend figure le rapatriement des recettes issues des exportations de pétrole brut. Selon le ministre, plus de 3 000 milliards de francs CFA, soit environ 5,1 milliards de dollars, n’auraient pas été rapatriés au Niger depuis le début des exportations en avril 2024. Ce montant correspond à des recettes dont les autorités réclament le transfert, et non nécessairement à une dette directe de la CNPC envers l’État.

Un manque à gagner pour le Trésor et les banques

Bakary Yaou Sangaré a évalué à 17,4 milliards de francs CFA le manque à gagner enregistré par le Trésor public en raison de cette situation. Il a également affirmé que les banques nigériennes avaient été privées de quelque 3 000 milliards de francs CFA de dépôts, ainsi que des capacités de financement correspondantes.

Le ministre a par ailleurs précisé que le taux de rapatriement des recettes d’exportation du Niger s’établissait à 6 %, contre une moyenne supérieure à 70 % dans les autres pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

À l’expiration du délai fixé, l’État entend tirer « toutes les conséquences » du respect ou du non-respect des exigences formulées, a averti le responsable. Au moment de la publication des premières informations, aucune réaction de la CNPC n’avait été rapportée.

Un partenariat stratégique sous pression

La CNPC est un partenaire majeur du Niger dans l’exploitation pétrolière. Présente dans le pays depuis 2008, l’entreprise chinoise a commencé à y produire du pétrole en 2011. Le brut destiné au marché intérieur est notamment traité par la SORAZ, tandis que les exportations s’appuient sur un oléoduc reliant les champs pétroliers d’Agadem, dans l’est du Niger, au port béninois de Sèmè-Kpodji. La construction de cette infrastructure de près de 2 000 kilomètres a été portée par la WAPCO.

Ce différend survient quelques mois après la conclusion, en mai 2026, d’un protocole de partenariat entre Niamey et les entreprises chinoises, à l’issue d’une période de tensions et de négociations.

Le gouvernement nigérien cherche notamment à faire respecter les engagements contractuels et à accroître les retombées économiques locales de l’exploitation des hydrocarbures.

En juin 2026, le ministre nigérien du Pétrole Hamadou Tini avait indiqué que les recettes pétrolières directement versées au Trésor public avaient atteint 453,8 milliards de francs CFA en 2025, après 224 milliards en 2024. Ces chiffres illustrent le poids croissant du secteur dans les finances publiques du pays.

  •  

Fuite de données au Grand Orient de France : des documents nominatifs et financiers exposés

La secte maçonnique, qui revendique plus de 50 000 membres et environ 1 400 loges, a confirmé, jeudi 15 octobre, avoir constaté la circulation de fichiers qui lui sont attribués, tout en assurant que ses systèmes d’information centraux n’ont pas été compromis.

Des centaines de fichiers internes mis en ligne

Selon le site FrenchBreaches, spécialisé dans les fuites de données, l’ensemble documentaire comprend 737 fichiers, dont 727 PDF totalisant plus de 9 000 pages. Ces documents, qui datent principalement de 2017 à 2026, incluent des communiqués, des discours, des circulaires, des comptes rendus de réunions du Conseil de l’Ordre, des budgets et des rapports financiers.

Plus sensible, un tableau nominatif de septembre 2024 contient des noms, prénoms, adresses e-mail et numéros de téléphone associés à une loge.

Dans un communiqué, le Grand Orient de France a précisé : « Les vérifications techniques établissent que les systèmes d’information centraux de l’obédience, protégés par une double authentification, n’ont pas été compromis. Une part importante des fichiers diffusés correspond à des documents non sensibles. »

Des documents attribués au Grand Orient de France circulent. L’Obédience a porté plainte, une enquête est en cours. Nos systèmes centraux n'ont pas été compromis et les données sensibles ont été protégées grâce à une sécurité renforcée. https://t.co/X4EtsA68gx

— GODF (Officiel) (@GODFOfficiel) October 15, 2026

L’institution, très active lors du vote de la loi sur l’euthanasie, a toutefois déposé plainte, et une enquête est en cours.

La diffusion a été revendiquée par les groupes LunarisSec et Akatsuki Cyber Team. Dans un message publié sur un forum cybercriminel, le responsable de ce dernier présente l’opération comme un « avertissement » motivé par des « incidents liés à l’islam » et des critiques à l’égard du salafisme, sans que le lien avec l’obédience soit clairement établi.

La provenance de cette cyberattaque contre la secte maçonnique, qui réserve généralement ses critiques à l’Église catholique, est étonnante.

  •  
❌