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France : l’«acte V» lycéen tourne aux affrontements à Paris, malgré des milliers d’interpellations

La cinquième journée de mobilisation des lycéens a une nouvelle fois dégénéré dans les rues de Paris, le 13 octobre. Près des Invalides, des individus masqués ont lancé des pavés sur les policiers. Une voiture a pris feu et un magasin a été saccagé. Les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes et un canon à eau pour disperser les groupes les plus violents.

🚨🇫🇷 FLASH | Les tensions se poursuivent lors de la manifestation lycéenne. Une voiture est en FEU à proximité de la place Vauban, à Paris. Les forces de l’ordre et les sapeurs-pompiers interviennent sur place. https://t.co/0vgnu60Lei

— Cerfia (@CerfiaFR) October 13, 2026

Deux cortèges ont traversé Paris, où le ministère de l’Intérieur a recensé 41 500 manifestants. Dans toute la France, les autorités ont comptabilisé 161 500 participants, contre 480 000 revendiqués par les syndicats.

Dès le matin, des tensions avaient éclaté devant l’université Panthéon-Assas, dont les accès étaient bloqués par des étudiants. Les affrontements ont ensuite gagné le centre de Paris. Malgré les interventions policières, les manifestants dispersés revenaient une fois les gaz dissipés.

Fortes tensions en cours sur la Place Vauban à Paris. Utilisation du canon à eau. La place est régulièrement noyée sous les gaz lacrymogène. #Paris #13octobre https://t.co/cQLXOf1gqL

— Luc Auffret (@LucAuffret) October 13, 2026

Près de 7 000 gardes à vue, des dégâts considérables

Les violences ne se limitent plus à la capitale. Dans le sud de la France, près de 1 000 personnes ont été interpellées dans le cadre du mouvement lycéen, rapporte Le Figaro. La grande majorité d’entre elles sont mineures. À Lyon, la manifestation du 13 octobre a dû être dispersée après des dégradations de commerces et des attaques contre les policiers.

Le bilan judiciaire national est plus lourd encore. Au 8 octobre, le ministère de la Justice recensait 6 877 placements en garde à vue depuis le début des troubles, dont 86 % concernaient des mineurs. Plus de 2 300 personnes faisaient déjà l’objet de poursuites judiciaires.

Les lycées paient également le prix des violences. En Île-de-France, plus de 110 établissements ont été endommagés depuis la mi-septembre. Les réparations sont estimées à 8,5 millions d’euros. Le ministère de l’Éducation nationale dénombre, quant à lui, 147 membres du personnel blessés.

Les violences policières alimentent à leur tour la contestation

Les méthodes des forces de l’ordre suscitent une colère grandissante. Le 13 octobre, 36 enquêtes avaient déjà été ouvertes par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour des faits présumés commis depuis le début du mouvement.

"Matignon, Matignon", chante la foule. Les forces de l'ordre s'élancent et reçoivent une pluie de pavés. Lacrymogènes en cloche et seconde ligne qui charge. Certains manifestants tentent de contre-charger. #13octobre2026 #Paris #blocus #lycéens #Invalides https://t.co/zQrp2ldtVs

— AnthoZ (@AnthoDepe) October 13, 2026

Le 7 octobre, Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, avait suspendu l’usage des grenades assourdissantes lors des manifestations lycéennes. Cette décision faisait suite au drame de Lens, où un adolescent de 15 ans avait perdu une main. Deux jours plus tard, l’ONU mettait en garde contre un « recours disproportionné à la force ».

Nuñez défend pourtant les interpellations. Devant l’Assemblée nationale, le 13 octobre, il a rappelé que la police devait intervenir lorsque des violences étaient commises. Les milliers de gardes à vue n’ont cependant pas mis fin à la mobilisation.

Le gouvernement tente également de répondre aux revendications scolaires. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a promis 3 000 professeurs remplaçants. Mais les organisations de jeunesse réclament toujours dix milliards d’euros supplémentaires pour l’enseignement public et la suppression de Parcoursup, la plateforme d’admission dans l’enseignement supérieur.

Si le nombre de lycées bloqués a diminué, les organisateurs ne comptent pas abandonner leur mouvement. Ils appellent désormais à rejoindre les manifestations du 17 octobre contre la vie chère, espérant rallier d’autres catégories de la population.

À Paris, Ryad Rani, président de l’Union syndicale lycéenne, a lancé : « Nous ne lâcherons rien et nous ne braderons rien. »

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Moscou convoque l’ambassadeur belge et dénonce la rhétorique antirusse de Bruxelles

Preview Le 13 octobre, le ministère russe des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur de Belgique. Moscou a rejeté les accusations de menaces russes contre la Belgique, les jugeant infondées. Le ministère appelle Bruxelles à modérer sa rhétorique antirusse, qui alimente l’escalade et risque de rendre la confrontation incontrôlable.
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«On ne peut pas confier les compétitions internationales aux pays de l’UE» : Moscou fustige le refus de visas néerlandais à trois gymnastes russes

L’ambassade des Pays-Bas à Moscou a notifié, le 13 octobre, son refus de délivrer des visas à trois des meilleures gymnastes russes : Angelina Melnikova, Viktoria Listounova et Anna Kalmykova. Elles ne pourront donc pas participer aux championnats du monde de gymnastique artistique, prévus du 17 au 25 octobre à Rotterdam.

Le motif invoqué dans les notifications a de quoi surprendre : « Un ou plusieurs États membres de l’espace Schengen estiment que ces athlètes constituent une menace pour leurs relations internationales. »

La Fédération russe de gymnastique dénonce une volonté d’écarter ses meilleures athlètes de la compétition : « Il s’agit d’une discrimination directe à l’encontre des athlètes russes et d’une violation flagrante du principe d’égalité des conditions dans la qualification olympique. »

Moscou exige le retrait du statut qualificatif

Le ministre russe des Sports et président du Comité olympique russe, Mikhaïl Degtiariov, a vivement réagi à la décision néerlandaise : « Les Européens ont aujourd’hui froidement ignoré les décisions des organisations internationales [le Comité international olympique (CIO) et la Fédération internationale de gymnastique] en refusant des visas aux Russes. Demain, ils feront de même avec d’autres. »

Le ministre a annoncé que le Comité olympique russe saisirait, dès le 13 octobre, le CIO et World Gymnastics pour « exiger que le championnat du monde de gymnastique artistique de Rotterdam soit déclassé de son statut de compétition de qualification ». Il réclame également des mesures garantissant aux Russes un accès équitable aux épreuves de sélection olympiques.

L’enjeu est de taille : les trois meilleures équipes masculines et féminines à Rotterdam décrocheront directement leur qualification pour les Jeux olympiques de Los Angeles en 2028. Cinq autres gymnastes russes attendent toujours une décision concernant leur visa : Lioudmila Rochtchina, Milana Kaïoumova, Ilia Zaïka, Saveli Siedine et Moukhammadjon Yakoubov.

Khorkina : « La concurrence est là »

La double championne olympique Svetlana Khorkina n’a pas caché sa colère face à ce nouveau refus de visas. « On ne peut pas faire ça à nos enfants, cela aura des conséquences », a-t-elle déclaré à TASS.

L’ancienne gymnaste estime que les résultats des Russes aux derniers championnats d’Europe ont inquiété leurs adversaires. « Ils ont vu comment nos athlètes se sont comportés lors des championnats d’Europe, et ils ont compris : la concurrence est là. Mais je sais qu’aujourd’hui, nos filles et nos garçons ne doivent rien lâcher. Ils doivent se battre et exploiter jusqu’au bout la moindre chance. »

En août, la Croatie avait déjà refusé des visas à plusieurs membres de la délégation russe avant de revenir sur sa décision pour Melnikova et Kalmykova. Les deux sportives avaient finalement remporté l’or et l’argent du concours général à Zagreb. Listounova, en revanche, n’avait pas pu participer.

Malgré ces difficultés, les gymnastes russes avaient terminé les championnats d’Europe en tête du classement des médailles, avec dix titres, 12 médailles d’argent et six de bronze. 

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La Formule 1 va faire son grand retour en Afrique après plus de 30 ans d’absence

Preview Le 13 octobre, les organisateurs de la Formule 1 ont conclu avec le Rwanda un accord de dix ans pour y accueillir un Grand Prix, rapporte Reuters. Les premières courses sont prévues au début des années 2030, sur un nouveau circuit à construire à 40 kilomètres de Kigali. Le dernier Grand Prix sur le continent remonte à 1993, en Afrique du Sud.
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Le FSB déjoue un projet d’attaque ukrainienne contre un aérodrome militaire

Le Service fédéral de sécurité russe (FSB) a annoncé, le 13 octobre, avoir déjoué un attentat préparé par le Service de sécurité d’Ukraine (SBU) contre l’aérodrome militaire Baltimor, à Voronej. Des drones de courte portée devaient détruire les avions stationnés sur place, endommager les installations de la base et tuer des militaires. Aucun appareil n’a été lancé.

L’intervention du Service fédéral de sécurité russe (FSB) à Voronej

Neuf drones à assembler dans un garage

Dans le local loué près de l’aérodrome, le FSB a saisi neuf kits de drones, du matériel de commande et des charges contenant chacune environ 500 grammes d’explosifs de fabrication étrangère. La femme arrêtée avait transporté ces équipements depuis plusieurs caches.

Sur les images diffusées par le FSB, des agents armés pénètrent dans une zone de garages. On y découvre ensuite le matériel saisi, puis l’interrogatoire de la femme.

Recrutée en Ukraine en 2022, elle raconte : « C’est là qu’un agent des services spéciaux ukrainiens m’a recrutée et m’a proposé de me rendre en Russie pour accomplir les missions qu’il me confierait, en échange d’une rémunération. »

Elle détaille également ses préparatifs : « Sur ses instructions, je me suis rendue à Voronej et j’y ai loué un garage à proximité d’un aérodrome militaire. J’y acheminais des drones et des explosifs depuis des caches. Je les assemblais ensuite suivant ses instructions. » Elle devait retourner en Ukraine une fois sa mission accomplie.

Le pilotage prévu depuis l’Ukraine

Les drones devaient décoller de Voronej. Leur contrôle, lui, devait être assuré depuis l’Ukraine : « Une fois les drones mis en configuration de combat, leur pilotage devait ensuite être assuré par des opérateurs basés en Ukraine via Internet », ont indiqué les services spéciaux.

Un agent de la direction régionale du FSB a précisé que les appareils devaient être déployés « simultanément afin de causer un maximum de dégâts tant au matériel militaire qu’au personnel de la base aérienne militaire ».

La femme a été placée en détention. Le FSB cherche toujours à identifier les autres personnes impliquées dans la préparation de l’attentat.

Les services russes annoncent régulièrement avoir déjoué des projets d’attentats ukrainiens. Le 10 septembre, le FSB avait révélé un projet d’attaque contre la résidence de l’ambassadeur britannique à Moscou. Un Russe employé par une entreprise chargée de la sécurité de l’ambassade recueillait des renseignements sur les diplomates pour les services ukrainiens. Le FSB avait alors expliqué que Kiev comptait faire accuser la Russie de l’attentat afin d’entraîner Londres dans un conflit direct avec Moscou.

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RDC : Joseph Kabila prend la tête d’un nouveau front politico-militaire

Un nouveau front politico-militaire vient rebattre les cartes dans l’est de la République démocratique du Congo. Annoncé le 12 octobre à Goma, le Front pour la refondation de la Nation (FRN) est désormais dirigé par l’ancien président Joseph Kabila. Cette nouvelle structure succède à l’AFC/M23 et rassemble plusieurs de ses principales figures, dont Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa, nommés vice-présidents, tandis que Sultani Makenga devient chef d’état-major.

Le FRN affirme vouloir « fédérer et coordonner toutes les forces de résistance » afin de mettre fin au gouvernement actuel, y compris « par la force ». Un rapport du Groupe d’experts de l’ONU évoquait déjà, en juin, une possible restructuration du mouvement autour de Joseph Kabila.

Un retour qui ne fait pas consensus

Le retour de Kabila au premier plan est particulièrement sensible. L’ancien président a été condamné à mort par contumace en septembre 2025 pour trahison et crimes de guerre, notamment en raison de ses liens avec le M23 et le Rwanda. Lui-même rejette ces accusations et dénonce un procès politique.

À Kinshasa, les premières réactions sont très dures. Germain Kambinga, ancien ministre de l’Industrie et président du mouvement Le Centre, appelle Félix Tshisekedi à organiser une « mobilisation nationale » contre ce qu’il qualifie désormais de « rébellion de Kabila ». Il accuse le nouveau front de vouloir placer la RDC sous la tutelle du Rwanda et estime que l’enjeu dépasse la défense du pouvoir actuel pour concerner directement la souveraineté nationale.

Cette recomposition fragilise encore davantage les médiations en cours. Alors que Washington, Doha et plusieurs organisations africaines tentaient encore d’imposer une feuille de route entre Kinshasa et l’AFC/M23, la transformation de la rébellion en un front dirigé par un ancien chef de l’État donne désormais au conflit une dimension politique beaucoup plus directe.

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Bamako et Kigali veulent renforcer leur coopération

Preview Le Mali et le Rwanda souhaitent approfondir leurs relations dans un esprit de solidarité africaine, à l’occasion d’une visite du ministre rwandais des Affaires étrangères Olivier Jean Patrick Nduhungirehe. Reçu le 12 octobre par son homologue Abdoulaye Diop, il a échangé sur plusieurs axes de coopération politique, économique et diplomatique.
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Nigeria : le FMI relève sa prévision de croissance à 4,2%

Preview Le FMI a revu à la hausse sa prévision de croissance du Nigeria, à 4,2% en 2026, contre une estimation plus basse auparavant, en raison d’une meilleure stabilité macroéconomique et de conditions commerciales plus favorables. L’institution s’attend à 4,3% en 2027, tout en saluant les effets des réformes sur le change et les finances publiques.
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Kenya : Ebola déclaré «maladie épidémique redoutable»

Preview Le Kenya a classé Ebola comme «maladie épidémique redoutable» après la confirmation, le 6 octobre, d’un premier cas importé. Le patient, revenu de RDC via l’Ouganda, est décédé malgré sa prise en charge. Nairobi a déployé un dépistage aux frontières, des mesures d’isolement et de quarantaine, le traçage des contacts et des protocoles d’enterrement.
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Yémen : l’Iran se pose en médiateur face à l’escalade saoudo-houthie

L’Iran cherche désormais à s’imposer comme médiateur dans l’escalade entre l’Arabie saoudite et les Houthis. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a appelé son homologue saoudien, Faisal ben Farhan, pour lui proposer son aide afin d’ouvrir un dialogue entre Riyad et le mouvement yéménite. Téhéran affirme qu’il n’existe « pas de solution militaire » aux crises qui secouent la région.

Cette initiative intervient après plusieurs frappes meurtrières contre l’Arabie saoudite, notamment l’attaque contre l’aéroport King Khalid de Riyad, qui a fait au moins 13 morts et plus de 300 blessés. En réponse, la coalition saoudienne a intensifié ses opérations contre les Houthis au Yémen, tandis que les combats se durcissent autour de Taëz et sur la côte de la mer Rouge.

Une carte dans les négociations

Les Houthis entretiennent depuis des années des liens militaires et politiques étroits avec Téhéran, qui leur a fourni soutien, expertise et technologies. Mais ils disposent également d’une autonomie réelle et ne sont pas de simples exécutants de l’Iran. En proposant sa médiation, Téhéran cherche à transformer cette influence en levier diplomatique et à se présenter comme un acteur capable de contenir l’escalade.

L’offre intervient également alors que l’Iran négocie lui-même avec les États-Unis sur le détroit d’Ormuz, les sanctions et son programme nucléaire. Se présenter comme médiateur au Yémen peut ainsi renforcer sa position dans un rapport de force régional beaucoup plus large.

Riyad reste pour l’instant prudent. Le communiqué saoudien confirme l’échange entre les deux ministres mais ne reprend pas publiquement l’offre de médiation iranienne. Pour Téhéran, l’enjeu est clair : montrer qu’après avoir longtemps été accusé d’alimenter les conflits régionaux, il peut désormais aussi contribuer à leur règlement.

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