Réunis à New York à l’occasion de la Journée internationale de la paix, des représentants de la jeunesse ont appelé lundi les institutions internationales à dépasser les consultations de façade. Pour la réfugiée sud-soudanaise Mary Maker, construire la paix suppose d’abord d’écouter ceux qui vivent les crises.
Alors que l’épidémie de maladie à virus Ebola de souche Bundibugyo continue de progresser en République démocratique du Congo (RDC), les premiers volontaires parmi les personnels en première ligne ont commencé à recevoir, ce week-end à Bunia, en Ituri, le vaccin Ervebo dans le cadre d’un essai clinique.
Des experts internationaux de l’intelligence artificielle ont appelé lundi à renforcer et à adapter les mesures de sécurité entourant les systèmes d’IA, avertissant que les garde-fous actuels « s’effritent » face à des technologies qui progressent à grande vitesse.
Minerais critiques, énergie solaire, technologies. L’Afrique attire les investisseurs, mais une large part de ses richesses continue d’être exportée sans être transformée sur place. Dimanche à New York, le chef de l’ONU a appelé à rompre avec ce modèle.
Cinq ans après la pandémie de Covid-19 qui a fait des millions de morts à travers le monde, mis à rude épreuve les systèmes de santé et pratiquement paralysé l’économie mondiale, la communauté internationale tente de faire en sorte d’être mieux préparée à la prochaine pandémie.
À l’heure où la confiance envers les institutions internationales s’érode, le nouveau Président de l’Assemblée générale de l’ONU veut faire de sa présidence un exercice de reconquête. Khalilur Rahman, diplomate bangladais de haut rang et ministre des Affaires étrangères de son pays, a placé son mandat à la tête de la 81e session de l’Assemblée générale sous un thème : restaurer la confiance.
Et si les millions de données produites par l’ONU étaient enfin accessibles en quelques clics, au même endroit ? C’est l’objectif du UN System Data Commons, une nouvelle plateforme lancée jeudi à New York par le Secrétaire général António Guterres pour faciliter l’accès aux statistiques et aux données publiques de l’ensemble du système des Nations Unies.
Confrontées à des guerres plus nombreuses et complexes, aux divisions des grandes puissances et à une contraction des moyens, les opérations de paix de l’ONU doivent changer de doctrine. António Guterres propose de recentrer les Casques bleus sur leur fonction première : préserver une paix négociée au préalable, plutôt que contenir indéfiniment des conflits que personne ne parvient à arrêter.
En République démocratique du Congo (RDC), les femmes, qui représentent la majorité des personnes infectées par Ebola, sont particulièrement exposées au virus en raison de leur rôle essentiel dans les soins, aussi bien dans les établissements de santé qu’au sein des familles. ONU Femmes souligne également le risque de décès survenus dans les communautés et non recensés dans les statistiques officielles, notamment lorsque les personnes malades ne sont jamais prises en charge par le système de santé.
Haïti se rapproche d’un nouveau seuil d’urgence humanitaire : près de 254.000 enfants pourraient souffrir de malnutrition aiguë au cours des douze prochains mois, dont près de 94.000 d’une forme sévère, potentiellement mortelle, selon une nouvelle analyse soutenue par les Nations Unies. Sur fond d’escalade de la violence, de déplacements massifs et d’accès toujours plus difficile à la nourriture et aux soins, les agences humanitaires redoutent une aggravation rapide de la situation.
Plus de 112.000 personnes ont été déplacées à l’intérieur du Yémen en deux semaines, tandis que près de 3.000 autres ont traversé le golfe d’Aden pour trouver refuge à Djibouti, face à l’intensification des combats, ont indiqué vendredi plusieurs agences des Nations Unies.
À quatre ans de l’échéance fixée pour atteindre les objectifs de développement durable, l’ONU tente de ranimer une ambition malmenée par les guerres, la dette et le dérèglement climatique. Vendredi, à New York, António Guterres a rappelé les gouvernements à leur promesse, alors qu’un peu plus d’un tiers seulement des cibles sont aujourd’hui en bonne voie.
Des violences sexuelles ont été infligées à des civils et à des prisonniers de guerre en Ukraine dans le cadre d’un schéma généralisé de torture, d’intimidation et de coercition depuis le début de l’invasion russe à grande échelle, selon un nouveau rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), publié vendredi.
Chaque année en septembre, New York devient le théâtre du plus grand rendez-vous diplomatique de la planète. Présidents, premiers ministres, ministres et diplomates des 193 États membres convergent vers le siège des Nations Unies pour une semaine de rencontres au sommet.
L’intelligence artificielle avance à grande vitesse. Mais qui doit fixer les règles d’une technologie dont les effets dépassent largement les frontières ? Pour les Nations Unies, la réponse passe par une coopération internationale capable de permettre aux pays de tirer parti des promesses de l’IA tout en maîtrisant ses risques.
Six pays sur sept sont dirigés par des hommes, tandis que les institutions chargées de faire progresser l’égalité des genres voient leurs moyens et leur influence s’éroder. À ce rythme, il faudra encore 171 ans pour parvenir à l’égalité entre les femmes et les hommes, selon un nouveau rapport de l’ONU publié mercredi.
Lorsque les Pactes internationaux relatifs aux droits de l’homme ont été adoptés il y a soixante ans, l’intelligence artificielle, la surveillance de masse et les géants économiques capables de peser à l’échelle des États n’existaient pas. En six décennies, le monde a profondément changé.
Face à la propagation rapide des discours de haine, notamment sur les plateformes numériques, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé jeudi à renforcer le dialogue entre religions et cultures et à « rejeter la haine », en associant gouvernements, société civile et entreprises technologiques.
La reprise des combats au Yémen a déjà forcé plus de 57.000 enfants à fuir leur foyer en seulement deux semaines, aggravant une crise humanitaire qui touchait déjà des millions de jeunes. L’UNICEF alerte sur les conséquences de cette nouvelle escalade pour les 12,2 millions d’enfants qui avaient besoin d’une aide humanitaire avant même la reprise des hostilités.
D’un côté, une répression d’une ampleur inédite contre les manifestants iraniens. De l’autre, deux frappes américaines contre des sites civils du pays, dont une école où une centaine d’enfants auraient péri. Dans un nouveau rapport, des enquêteurs indépendants mandatés par l’ONU estiment avoir des motifs raisonnables de croire que des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre ont été commis en Iran.