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À Roanne, la mairie veut ficher l’ADN des chiens pour verbaliser leurs maîtres

À Roanne, dans la Loire, la lutte contre les crottes de chien prend désormais la forme d’une enquête génétique. Le maire Les Républicains de Roanne, assume son ambition : « on peut manger par terre et c'est ce que j'aimerais pour la ville. » Une promesse de propreté qui pourrait déboucher sur une nouvelle mécanique administrative.

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Faute de pouvoir compter sur la seule présence humaine pour faire respecter la propreté, la municipalité de Roanne envisage de recourir à la génétique pour identifier les propriétaires de chiens laissant leurs déjections sur la voie publique. Le dispositif, inspiré de Béziers, arrive quand les services publics de proximité se raréfient.

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Des déjections transformées en preuves génétiques

Prélever l’ADN des chiens, constituer une base de référence, puis analyser les déjections abandonnées sur la voie publique pour tenter d’identifier l’animal et, par conséquent, son propriétaire. Une fois la correspondance établie, une sanction pourrait être prononcée.

L’idée n’est pas nouvelle, la municipalité s’inspire de l’expérience menée à Béziers, tandis que d’autres collectivités cherchent également à sanctionner les propriétaires négligents. À Flesselles, dans la Somme, un arrêté prévoit une amende de 135 euros pour les déjections canines non ramassées. Ce montant concerne Flesselles, et non Roanne, où ni le coût du dispositif ni celui de la sanction envisagée n’ont été publiquement chiffrés dans les informations disponibles.

Reste une série de questions pratiques : combien coûteront les prélèvements, les analyses en laboratoire, la constitution du fichier et son actualisation ? Comment seront établies les correspondances génétiques et contestés les résultats litigieux ? L’efficacité du dispositif dépendra autant de sa fiabilité que de son coût pour les contribuables.

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La propreté municipale à l’heure du laboratoire

La propreté des rues relève d’abord de règles élémentaires, de contrôles de proximité et d’une présence humaine capable de prévenir les incivilités. Avec le traçage génétique, la commune envisage une chaîne technique plus complexe, mobilisant données biologiques, prestataires spécialisés et procédures de verbalisation.

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Le risque est celui d’une fuite en avant bureaucratique : à chaque incivilité, son fichier, son analyse et son dispositif de sanction. Avant de transformer les chiens en suspects génétiques, la mairie devra démontrer que cette technologie est juridiquement encadrée, proportionnée et économiquement justifiée.

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Cette gestion à distance séduit les édiles parce qu’elle est visible, sanctionnable et rentable en communication. Elle laisse surtout entière la question que personne ne pose à Roanne : combien cela coûtera-t-il, et à qui profitera le marché ?

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ZFE : le 8 octobre, les députés revotent — et Lyon verbalise déjà à 68 euros

Rejeté à deux voix près en commission le 30 septembre, censuré une première fois par le Conseil constitutionnel, le dispositif des zones à faibles émissions continue de frapper les automobilistes. À Lyon, les contraventions de 68 euros pour une voiture et 135 euros pour un poids lourd ou un autocar sont effectives depuis le 1er juillet. Le 8 octobre, les députés examineront à nouveau une proposition de suppression. Liberté de circuler contre bureaucratie : la norme survit à ses propres désaveux.

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Depuis le 1er juillet 2026, la Métropole de Lyon applique la verbalisation dans sa zone à faibles émissions. Les véhicules Crit’Air 3, 4, 5 et non classés risquent 68 euros d’amende forfaitaire pour une voiture particulière ou un utilitaire léger, et 135 euros pour un poids lourd ou un autocar, selon le code de la route. Une quarantaine d’agglomérations appliquent déjà une ZFE. En Île-de-France, les sanctions sont reportées au 1er janvier 2027.

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Une norme qui survit à ses propres désaveux

Le 30 septembre, la commission du développement durable de l’Assemblée nationale a rejeté par 21 voix contre 19 la proposition de loi de Pierre Meurin visant à abroger les zones à faibles émissions-mobilité. Le texte sera néanmoins examiné dans l’hémicycle le 8 octobre, lors de la journée réservée au groupe RN.

Examen puis rejet de la proposition de loi visant à abroger les zones à faibles émissions-mobilités
Mercredi 30 septembre 2026 matin, la commission du développement durable a examiné puis rejeté la proposition de loi visant à abroger les zones à faibles émissions-mobilités.

Le dispositif avait déjà été adopté dans le cadre de la loi de simplification de la vie économique, avant d’être censuré le 21 mai 2026 par le Conseil constitutionnel, non sur le fond, mais parce que la disposition était dépourvue de lien suffisant avec le texte initial. La ZFE lyonnaise reste donc en vigueur.

ZFE : Le grand retour de manivelle des Sages, par Élise Rochefort
Ne dites plus « C’est la fin des Zones à Faibles Émissions ». Par une décision n°2026-903 DC rendue hier, le 21 mai 2026, le Conseil constitutionnel a purement et simplement torpillé l’article 37 de la loi de simplification de la vie économique. Le texte prévoyait l’abrogation

Le député RN Pierre Meurin affirme que les ZFE « excluent 15 millions de Français ». Ce chiffre relève de son argumentaire et doit être attribué comme tel. De son côté, le député LFI Sylvain Carrière a jugé les ZFE « profondément injustes », tandis que Vincent Thiébaut (Horizons) refuse une suppression sans développement préalable des transports collectifs.

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À Lyon, la contestation devient une facture

Pendant que les parlementaires discutent, à Lyon, la verbalisation a commencé le 1er juillet : 68 euros pour une voiture, 135 euros pour un poids lourd ou un autocar. Le premier montant correspond à l'amende forfaitaire des contraventions de troisième classe. En Île-de-France, les sanctions sont repoussées au 1er janvier 2027. Le montant de la sanction dépend donc de l'adresse, et du calendrier que chaque exécutif local a choisi. Les contrôles sont actuellement effectués par les polices municipale et nationale.

Non, les ZFE ne sont pas imposées par l’Union Européenne
Par Elise Rochefort Les zones à faibles émissions (ZFE) sont régulièrement présentées comme une obligation venue de Bruxelles. La réalité juridique est différente. Aucun texte européen n’impose aux États ni aux villes de créer une ZFE. Ce que le droit de l’Union impose, ce sont des résultats : le

Le 2 octobre, Pierre Chasseray (40 millions d'automobilistes) et l'écrivain Alexandre Jardin ont écrit aux députés pour dénoncer un « système absurde, punitif et profondément injuste ». Ils promettent de publier le vote de chaque élu et de le faire connaître aux électeurs de sa circonscription. Au-delà des affrontements partisans, une question demeure : combien de temps une réglementation contestée jusque dans ses effets sociaux peut-elle continuer à s’imposer avant que le législateur ne tranche clairement ? Quel que soit le résultat du 8 octobre, les automobilistes resteront soumis à un calendrier qui leur échappe. Les élus locaux fixent les dates de sanction, le Parlement débat des principes. Entre les deux, la facture arrive à l'automobiliste.

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