Maquisards
« Terroristes, c'était ainsi que l'on nommait les gars du maquis », chante Céline Girault. Avec le metteur en scène de théâtre Philippe Chuyen et sept jeunes en insertion issus de missions locales, le cinéaste se met, quatre-vingts ans plus tard, dans les pas de Gleb Sivirine, alias lieutenant Vallier, à la tête d'une troupe de très jeunes maquisards. Le journal de bord du résistant, son Cahier rouge (aux éditions Parole), sera suivi à la lettre jusqu'à sa représentation théâtrale, dans le strict respect de la temporalité du maquis Vallier (six mois, de février à août, en 1944 pour les résistants, en 2024 pour les comédiens). Des gorges de la Siagnole à la presqu'île de Giens en passant par le Verdon et Canjuers, on suit les apprentis comédiens qui vivent au jour le jour cette évocation, jusqu'au village de Collobrières, que d'autres jeunes, apprentis soldats, ont libéré huit décennies auparavant. En un crapahutage mémoriel dans les sentiers périlleux du Haut-Var, de bergeries en grottes, la troupe, un peu foutraque mais fidèle, fait revivre l'histoire d'une très modeste armée de l'ombre attendant désespérément un débarquement libérateur.
2025, 90 min, en salles depuis le 16 septembre.