Les producteurs d'or continuent à parier sur des cours élevés
par Vincent Clairmont
Vingt-sept milliards de dollars. C'est ce que le groupe sud-africain Gold Fields a proposé ce week-end pour racheter Northern Star, le premier producteur d'or australien. Northern Star a dit non : pas assez cher. Son conseil juge l'offre « hautement opportuniste ».
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frRetenez une chose simple. Quand un producteur d'or met 27 milliards sur la table pour acheter les mines d'un concurrent, il parie que l'or restera cher pendant des années. Personne ne paie ce prix pour des mines dont le métal va s'effondrer. Et quand le vendeur refuse parce que c'est trop peu, il fait le même pari, en plus fort encore. L'acheteur et le vendeur ne sont pas d'accord sur le prix de la mine. Ils sont d'accord sur l'essentiel : l'or va rester haut.
Ce ne sont pas des spéculateurs de passage. Ce sont les gens qui creusent, qui savent ce que coûte une once sortie de terre, et qui raisonnent sur dix ou vingt ans, la durée de vie d'une mine.
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