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Conflitto Nato/Russia – Oltre il punto di non ritorno
Élections brésiliennes, ingérences américaines
Washington s'est toujours immiscé dans les affaires de Brasília. La campagne des élections générales des 4 et 25 octobre l'a confirmé. Une victoire du candidat d'extrême droite Flávio Bolsonaro, soutenu par l'administration Trump, provoquerait un basculement régional favorable au locataire de la Maison Blanche et à son projet de reprise en main de l'Amérique latine.
« Veuillez accepter mes vœux les plus sincères à l'occasion de votre accession à la présidence des États-Unis du Brésil. » Le 2 avril 1964, deux jours après le coup d'État militaire qui a renversé le président travailliste João Goulart, son homologue américain est le premier chef d'État étranger à reconnaître les nouvelles autorités (1). Le courrier empressé de Lyndon Johnson s'adresse alors au président de la Chambre des députés, Pascoal Ranieri Mazzilli, à qui le Congrès, sous la pression des militaires brésiliens, vient de confier la présidence de la République. Quinze jours après ces événements, Mazzilli cède directement la présidence au maréchal Humberto Castelo Branco. La dictature militaire s'installe au palais du Planalto à Brasília jusqu'en 1985. Avec la bénédiction de Washington.
Arrivé au pouvoir en 1961, Goulart souhaitait engager une réforme agraire et nationaliser massivement les entreprises stratégiques de plusieurs secteurs (pétrole et énergie, mines, télécommunications, etc.), ce qui impliquait l'expropriation de sociétés américaines dominantes. Il entendait aussi mener une « politique étrangère indépendante ». Brasília avait rétabli fin 1961 ses relations diplomatiques avec l'Union soviétique (rompues depuis 1947) et amorcé de premiers échanges commerciaux avec la Chine maoïste. Quelques mois plus tard, lorsque Goulart refusa de soutenir la politique américaine contre Cuba, c'en fut trop pour Washington.
Le succès des putschistes en 1964 doit beaucoup au travail de l'Agence centrale de renseignement (CIA) et de l'Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid). Lors des élections législatives d'octobre 1962, elles financent les forces d'opposition au gouvernement de Goulart, préparant ainsi l'entrée en scène ultérieure des militaires. La victoire des conjurés s'explique également par l'activisme de l'ambassadeur américain Lincoln Gordon, ainsi que celui de son attaché militaire, le colonel Vernon Walters, ami personnel du maréchal Branco. Les deux diplomates suivirent pendant des mois les préparatifs des conspirateurs.
Une époque révolue, un autre monde ? Assurément. La guerre froide n'est plus. Depuis le début du XXIe siècle, le Brésil fait partie des nouvelles puissances mondiales. Champion économique de l'Amérique latine, le pays pourrait s'ériger en première puissance agricole exportatrice mondiale dans les années à venir, devant les États-Unis. Riche de ressources naturelles colossales (première réserve mondiale d'eau douce, deuxième de terres rares, hydrocarbures, minerais, etc.), il s'invite régulièrement, comme en 2026, dans le club des dix plus grandes économies.
Membre fondateur des BRIC (avec la Russie, l'Inde et la Chine, bientôt rejointes par l'Afrique du Sud), il l'est également du G20 et dispose d'un réseau diplomatique étendu à plus de deux cents pays. Depuis 2009, la Chine est devenue son principal partenaire commercial. Le Brésil y exporte désormais plus qu'aux États-Unis et en Europe réunis. Oléagineux (soja essentiellement), produits agricoles, viande, pétrole et minerais constituent les principaux produits que Brasília fournit à la deuxième puissance mondiale. En 2025, les échanges entre les deux pays ont atteint 171 milliards de dollars, un record historique (2), et le Brésil s'est converti en première destination des investissements chinois dans le monde (infrastructures, transition énergétique, etc.).
Opération de guerre économique
Les deux premiers mandats du président de gauche Luiz Inácio Lula da Silva (dit « Lula ») — entre 2003 et 2011 —, ainsi que ceux de sa successeure Dilma Rousseff, interrompus en 2016 par sa destitution, ont encouragé ces évolutions dans le cadre d'une stratégie de diversification similaire, dans ses principes, à celle voulue par Goulart à son époque. Cette politique s'est trouvée favorisée par l'entrée de la Chine au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2001 et l'ouverture de son gigantesque marché aux produits brésiliens, nécessaires à son propre développement. Elle a aussi bénéficié de la perte d'influence des États-Unis dans la région, alors qu'ils s'empêtraient dans leurs croisades contre le terrorisme. Pourtant, le fil des ingérences de Washington au Brésil ne s'est jamais rompu.
En 2013, le lanceur d'alerte et ancien employé de la CIA Edward Snowden révèle que l'Agence nationale de sécurité (NSA) espionne les communications personnelles de Mme Rousseff, ainsi que celles de plusieurs ministres et de dirigeants de Petrobras, l'entreprise nationale des hydrocarbures. À l'époque, le Brésil vient de découvrir d'importants gisements de pétrole en eau profonde — dits « pré-sal » (pré-salifères) — dans le bassin de Santos, situé au large de l'État de Rio. Les réserves sont estimées entre huit et douze milliards de barils de brut. L'opération de guerre économique cherche ainsi à fournir au gouvernement américain un maximum d'informations sur les gisements (taille, composition, réserves, etc.) et sur le cadre réglementaire qui déterminera l'attribution des concessions d'exploitation. L'objectif consiste également à connaître par avance chaque décision stratégique de Petrobras et à savoir dans quelle mesure la présidente Rousseff entend favoriser les positions des entreprises chinoises et russes dans ce négoce. Ces révélations provoquent une crise diplomatique inédite entre Brasília et Washington.
Quelques années plus tard, dans le cadre de l'affaire de corruption dite « Lava Jato » (« lavage à haute pression »), le juge Sergio Moro, chargé des investigations, ordonne en 2018 la détention de l'ancien président « Lula ». Éliminé de la course à l'élection présidentielle, qui promettait un duel entre l'ancien syndicaliste et le candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro, il est libéré en 2019 avant d'être définitivement blanchi en 2021 par la justice brésilienne (3). Le site d'information The Intercept révèle en 2020 les liens secrets entretenus depuis 2015 par les enquêteurs brésiliens avec le département de la justice et le Bureau fédéral d'enquête (FBI) américains (4).
À l'insu de la hiérarchie judiciaire brésilienne, les premiers communiquent aux seconds des informations sensibles du dossier, que ces derniers utilisent ensuite pour sanctionner les sociétés Odebrecht (rebaptisée Novonor en 2020) et Petrobras, liées au scandale, en application du Foreign Corrupt Practices Act (FCPA). Cette législation vise les pratiques de corruption d'agents publics à l'étranger que Washington considère comme une distorsion du marché lésant les intérêts de ses propres entreprises (5). Elle permet au gouvernement américain d'attaquer n'importe quelle société dans le monde. Odebrecht et Petrobras, pivots majeurs de la stratégie d'influence économique du Brésil en Amérique latine et en Afrique, doivent s'acquitter d'amendes s'élevant à environ 3,5 milliards de dollars. L'ancien fleuron du BTP, surendetté, déclare son insolvabilité en 2019 et entre dans un processus de restructuration financière toujours en cours auprès des autorités locales.
« Nous ne sommes pas une colonie et nous ne serons la colonie de personne. » Le 7 septembre 2026, à l'occasion de la fête de l'indépendance, le président « Lula », qui brigue un quatrième mandat, dénonce dans un message vidéo les « puissances étrangères qui veulent transformer le Brésil en nouvelle colonie » et prévient : « Aucun gouvernement étranger n'a le droit de dire à qui nous pouvons acheter et à qui nous pouvons vendre. » Les États-Unis sont, bien sûr, visés. Depuis le retour au pouvoir de M. Donald Trump en 2025, les offensives de Washington se multiplient en effet contre Brasília.
L'ancien président Bolsonaro (2019-2023) a été condamné en 2025 pour tentative de coup d'État. Son clan familial bénéficie de tout le soutien de M. Trump. Le 16 juin dernier, M. Eduardo Bolsonaro, troisième fils du « capitaine », a été condamné à quatre ans de prison par la justice de son pays pour avoir sollicité — et obtenu — des autorités américaines l'application de sanctions commerciales contre le Brésil en représailles au procès de son père : une surtaxe douanière de 40 % est appliquée entre les mois d'août et novembre 2025 sur de nombreux produits en provenance du pays.
Washington soumet ainsi Brasília à des droits de douane assouplis ou renforcés en fonction de la conjoncture. Quelques semaines avant le premier tour des élections générales du 4 octobre, l'administration américaine, qui dispose de son candidat en la personne du sénateur Flávio Bolsonaro, l'aîné des fils de l'ancien président, impose 37,5 % de taxes sur plusieurs produits agricoles et miniers (dont l'acier). En réponse, le gouvernement brésilien examine la possibilité d'appliquer une loi de réciprocité tout en maintenant un canal de négociation avec les autorités américaines.
Sur le plan politique, ces dernières ne retiennent plus leurs coups et poursuivent une stratégie visant à décrédibiliser les institutions de la démocratie brésilienne, notamment ses systèmes électoral et judiciaire. M. Trump accuse régulièrement le Tribunal suprême fédéral (STF) d'avoir injustement condamné son ami. Aujourd'hui, M. Alexandre de Moraes, le juge à l'origine de cette décision, se trouve au cœur d'une nouvelle affaire de possible scandale politico-financier déchirant l'institution. De quoi réjouir, en pleine campagne électorale, le fils de l'ancien président et l'extrême droite, ainsi que Washington, qui envisage de placer le magistrat sous sanctions.
Ces événements interviennent tandis que la doctrine « Donroe » (néologisme né de la contraction de « Donald » et « Monroe ») entre dans une nouvelle phase. Celle-ci assigne trois principaux objectifs à la politique extérieure de Washington à destination de son ancienne « arrière-cour » : réorienter les ressources stratégiques régionales vers les chaînes de valeur et de production des États-Unis, imposer aux gouvernements locaux la prise en compte dans leurs politiques intérieures des exigences américaines en matière de lutte contre le narcotrafic et l'immigration, refouler du continent les « concurrents non hémisphériques » (la Chine) (6). Fondé au mois de mars dernier, le « Bouclier des Amériques » réunit, de M. Javier Milei (Argentine) à M. Nayib Bukele (Salvador), les vassaux latino-américains de M. Trump au sein d'une nouvelle alliance sécuritaire officiellement nécessaire pour lutter contre le « narcoterrorisme », les interférences étrangères et l'immigration. Elle comporte dix-neuf membres depuis l'adhésion de la Colombie dirigée par le nouveau président Abelardo de la Espriella.
Washington a annoncé la création dans ce cadre d'une « force opérationnelle interarmées de l'hémisphère occidental », chargée d'étendre à tout le continent les missions de l'opération « Lance du Sud », toujours en cours dans la Caraïbe. Pour sa part, le département d'État a élargi la liste des cartels latino-américains désignés « organisation terroriste étrangère ». Cette dénomination justifie, sur le plan juridique, l'intervention des forces armées américaines en dehors du territoire national. Au mois de mai dernier, M. Flávio Bolsonaro s'est rendu à la Maison Blanche pour demander — et obtenir — qu'elle soit appliquée à deux organisations brésiliennes : le Comando Vermelho (CV) et le Primeiro Comando da Capital (PCC).
Dernier bastion de gauche
Au cours de ses voyages réguliers dans la région, le secrétaire d'État américain Marco Rubio multiplie, lui, les mises en garde contre la présence chinoise en Amérique latine. Il annonce de nouveaux accords de coopération sécuritaire. « C'est formidable de constater qu'à l'exception du Nicaragua, de Cuba, du Venezuela (…) et, bien sûr, du Brésil — bien que ce dernier soit en pleine campagne électorale — (…), notre région est peuplée d'alliés des États-Unis, de dirigeants amis des États-Unis, et suit une orientation favorable aux États-Unis (7) », affirmait-il, le 2 juin dernier, devant la commission des affaires étrangères du Sénat américain.
Dans un tel contexte, alors que le Brésil est aujourd'hui, avec son voisin uruguayen, le dernier pays dirigé par la gauche en Amérique du Sud et le principal contrepoids au projet d'emprise américaine sur la région, son gouvernement a-t-il eu tort de refuser la délivrance, le 24 juillet, de visas à deux fonctionnaires du département d'État américain ? Ces derniers affirmaient vouloir rencontrer sur place des responsables des autorités électorales, des dirigeants religieux et des représentants d'organisations sociales. Cette décision a immédiatement conduit Washington à révoquer le visa de l'ambassadrice du Brésil aux États-Unis. Comme un symbole, elle est intervenue trois semaines avant le lancement d'une campagne officielle pour déterminer qui, du candidat soutenu par M. Trump ou du président sortant, dirigera la première puissance latino-américaine dans quelques mois.
(1) Lyndon B. Johnson, « Message to the new president of Brazil », 2 avril 1964, The American Presidency Project, université de Californie.
(2) « Brazil-China trade hits record in 2025, reaching $171 billion », Global Times, Pékin, 14 janvier 2026.
(3) Lire Perry Anderson, « Au Brésil, les arcanes d'un coup d'État judiciaire », et Fernando Morais, « Résister ou se rendre ? », Le Monde diplomatique, respectivement septembre 2019 et septembre 2024.
(4) Andrew Fishman, Natalia Viana et Maryam Saleh, « Keep it confidential. The secret history of US involvement in Brazil's scandal-wracked Operation Car Wash », The Intercept, 12 mars 2020.
(5) Lire Jean-Michel Quatrepoint, « Au nom de la loi… américaine », Le Monde diplomatique, janvier 2017.
(6) Lire « M. Trump, pirate des Caraïbes », Le Monde diplomatique, janvier 2026.
(7) « Secretary of state Marco Rubio before the Senate Foreign Relations Committee on the FY27 department of state budget request », département d'État, 2 juin 2026.
Grossi’s Poisonous Legacy: How the IAEA Chief Became a Tool of U.S. and Western Aggression
A spark for dialogue toward halting North Korea’s nuclear buildup

The prevailing criticism of the US-China summit in Washington is that it amounted to little more than diplomatic pageantry. But one outcome deserves recognition: it may have helped keep alive the prospect of renewed US-North Korea dialogue. North Korea, after all, was among the global security issues discussed by the two leaders. Details of those […]
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Navy Orders 30 Drone Ships To Finally Advance Its ‘Medium’ Uncrewed Vessel Ambitions
The Navy has announced plans to buy 30 new drone boats, 10 from each of three companies, under its Medium Unmanned Surface Vessel (MUSV) program. The deals are an important step forward for the Navy’s latest attempt to field larger USVs after years of setbacks and shakeups, but it remains to be seen when these new capabilities might actually become operational.
Galliano Marine Services, Huntington Ingalls Industries (HII), and Saronic Technologies each received so-called Other Transaction Authority (OTA) agreements in relation to the MUSV program today. OTA is a contracting mechanism designed to support rapid prototyping and other research and development work without having to use more traditional and often lengthy processes.
The awards “mark a significant step forward in translating the strategic vision into a tangible fleet capability,” Chris Miller, the Navy’s Acting Direct Reporting Portfolio Manager for Robotic and Autonomous Systems (DRPM RAS), told TWZ and others at a media roundtable earlier today. “Each agreement is for the procurement of 10 MUSV at an average procurement cost of $40 million per vessel.”

Saronic and HII submitted their Marauder and Romulus designs, respectively, to the MUSV Phase I competition. Galliano Marine Services, which does business as Edison Chouest, does not appear to have announced its entrant publicly. At a unit cost of $40 million, the total price tag for 30 MUSVs, regardless of type, would be $1.2 billion.
“Production will begin immediately at shipyards in Loreauville, Houma, and Franklin, Louisiana, with deliveries starting as early as the fourth quarter of [Fiscal Year] 2027,” Miller added.
To take a step back quickly, the Navy has used a variety of definitions for what qualifies as a “medium” USV over the years. It’s also important to note that the Navy already fields several speedboat and jet ski-type USVs operationally that are capable of performing various different missions, including employment as one-way attack munitions.

Threshold MUSV program requirements the service put out in March included a range of at least “2500 nm [nautical miles] at 25 knots while carrying a 25 MT [metric ton] load on the payload deck in NATO STANAG 4194 Sea State 4.” Sea State 4 is characterized by wind speeds of 17 to 21 knots and wave heights between four and eight feet, per that NATO standard. The MUSVs also had to be able to carry forty-foot equivalent units (FEU) containerized payloads and refuel at sea at a rate of “2,000 gallons per minute of fuel through deck connections.” Various other operational and sustainment requirements were laid out at that time, as you can read more about here.
The OTAs announced today were awarded “following successful at sea testing” under Phase I of the MUSV program, according to a press release the Navy put out today. A total of seven companies competed in this initial phase, with the others being Birdon, Leidos, PacMar Technologies, and Sea Machines. That work was conducted under an earlier round of OTAs.
“The testing evaluated, among other things, the vessel’s ability to see and understand the surrounding maritime environment, how well the vessels navigated autonomously according to the international regulations for preventing collisions at sea, and the vessel’s ability to conduct a long-duration mission,” the Navy’s Miller said at the roundtable earlier today. “The demonstrations had to prove that the designs were mature enough to meet the Navy’s operational standards and our requirements.”
In terms of the long-duration mission requirements, “the test was that they had to be able to execute [over] roughly 26 hours and over 360 nautical miles with only a single input during that time from a C2 [command and control] station allowed,” Milleter further explained. “So, it basically demonstrated that the vessel could run for an excess of 24 hours at an extended range with very minimal input from the actual operator from a C2 station. This provided basically our input and our ability to assess how truly autonomous the functionality was of the platforms.”
Overall, the OTA awards “were based on the optimal mix of autonomy, performance, design, production schedule, and cost,” he added.
The MUSV Phase II contracting notice outlines additional parameters, including that submitted designs cannot be more than 295 feet (90 meters) long or displace more than 5,000 metric tons. The USVs also have to be able to accommodate “at least 2x Twenty-foot Equivalent Unit (TEU) [containerized payloads] weighing 24,000 kg each and consuming 25 kW each” and be “capable of executing multi-day unmanned operations of at least 10 days.” The drone boats need to be “operable in NATO STANAG 4194 Sea State 4 and survivable in Sea State 6,” as well. The full lists of threshold requirements and desired attributes are reproduced below.

In addition, “to be considered for this Call for Solutions, the proposed MUSV must be ready for operational demonstration at the time of solution submission,” according to the Phase II contracting notice. “An MUSV requiring substantial modifications for the production platform compared to the as-demonstrated platform will not be considered.”
“The Phase II solicitation allows entrants to compete and existing vendors to submit updated product blocks and modular payload configurations,” Miller, the Acting DRPM RAS, said today. “Testing evaluations will begin as early as November 16th, and proposals will be assessed on a continually rolling basis over the next five years.”
Miller also drew attention to the elimination of the speed and at-sea refueling targets previously outlined in Phase I.
“What we learned from Phase I is that as you increase the speed requirements and some of these other things, it does present certain challenges for industry,” according to Miller. “So I’m trying to actually find the sweet spot in the market where there is healthy competition, and there’s opportunities, and we can have more things that potentially are dual use, both military and civilian.”

So far, the Navy has only offered limited insights into exactly what specific mission sets it wants the MUSVs to perform, even initially.
The “MUSV Phase I requirements were closely tailored to fulfill operational requirements for a specific mission set focused on demonstrated ability to carry containerized payloads while meeting specific vessel performance requirements for speed and range,” Miller said during today’s roundtable. “However, there is an ever-increasing demand signal that we must be ready to meet. To ensure scalability across the broader mission sets and to support our joint force, we issued a formal call for solutions for MUSV Phase II integration and testing.”
He also stressed that the modularity of the designs being acquired now would allow for the continued evolution of their capabilities as time goes on.
With the focus on containerized payloads, “honestly, inside you could have a sensor, you could have repair equipment for ships,” Rebecca Gassler, who was the Navy’s Portfolio Acquisition Executive for Robotic and Autonomous Systems (PAE RAS) until August, also told TWZ and other outlets back in March. “You could have any number of payloads inside those, and you basically are able to just swap them on.”
In announcing the new OTAs today, as well as discussing the Phase II MUSV plans, the Navy also highlighted continued opportunities for the other companies that had been involved in Phase I.
“Leidos, PAC MAR, and Sea Machines were determined to complete the project provided for in their prototype other transaction agreement and will receive a $15 million award as part of the previously established terms of the prototype OTs,” the Navy’s MUSV announcement today adds. “Alongside the OT awardees, will be accepted onto the Drones.mil hosted Maritime Marketplace, where they are now eligible to receive follow-on production agreements from authorized acquisition authorities across the DOW [Department of War].”

Birdon did not complete the required testing. Based on the terms of the Phase I OTAs, Galliano, HII, and Saronic will also receive $15 million awards and be included in the marketplace. The aforementioned Phase II CFS is intended “to expand its acquisition pipeline through a Maritime Marketplace to broaden offerings and satisfy future MUSV mission sets,” as well, per the Navy.
The Navy stressed the importance of this open-ended “marketplace” model as a way to accelerate the acquisition process when it first outlined the MUSV program to the public back in March, as you can read more about here. Just last week, the service also established a new Robotic and Autonomous Systems Warfighting Development Center (RASWDC) to serve as a focal point for “the development, operational integration, and employment of robotic and autonomous systems (RAS) across the maritime domain,” to include the MUSV effort.
The Drones.mil marketplace also extends to all branches of the U.S. military and beyond just USVs. Miller today did highlight the potential for possible cooperation with other services on drone boat efforts through this framework. He also said the Navy might be willing to consider additional acquisition strategies, including leasing uncrewed platforms, in the future.
Larger USVs have long been seen as key to bolstering the U.S. Navy’s overall operational capacity above the waves, and doing so in a cost-effective and rapidly producible manner. They are also viewed as central to enabling new, more distributed concepts of operations designed to help expand operational coverage and reduce the vulnerability of crewed ships, especially in any future high-end fight in the Pacific with China.

“Unmanned technology is redefining operations and providing our combatant commanders with unprecedented scale, persistence, and risk tolerance,” the Navy’s Miller said at the roundtable.
At the same time, as mentioned, the Navy has attempted to acquire operational fleets of larger drone boats in the past without success. Today, the service’s capabilities in this regard remain limited to a pocket force of still largely experimental optionally-crewed designs.
Since the Navy first unveiled it in March, MUSV has already faced certain hurdles. This includes a major leadership shakeup in August that saw PAE RAS Rebecca Gassler, the first person to ever hold that post, removed from her post after just eight months for reasons that are still not immediately clear.
In July, it also emerged that Blue Water Autonomy and Saildrone had filed suit against the Navy over being left out of Phase I of the MUSV competition. The companies alleged that the service did not follow its own selection criteria. That lawsuit is still ongoing. Blue Water Autonomy, among others, had also previously made investments in response to requirements the Navy had laid out for a previous effort called the Modular Surface Attack Craft (MASC) last year. The MUSV program has now fully supplanted MASC.
In speaking at the roundtable today, Miller acknowledged potential budget limitations and other hurdles that could still impact MUSV going forward. “I’m trying to be prepared depending on where that demand goes,” he said.
As said at the start, today’s MUSV announcement is an important new step forward for the Navy’s efforts to acquire fleets of larger USVs, but the service still has to transition these efforts into operational realities.
Contact the author: joe@twz.com
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