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Somaliland

M. Robert Joumard regrette que l'article « Somaliland, une reconnaissance incendiaire » (septembre) passe un peu vite sur l'histoire de la création de cet État :

Le Somaliland obtient son indépendance du Royaume-Uni en 1960 et est alors reconnu par plus d'une trentaine d'États avant de fusionner avec l'ex-Somalie italienne. Le premier ministre du Somaliland devient en 1967 premier ministre de la Somalie unifiée, avant d'être renversé par le coup d'État dirigé par Mohamed Siad Barre en 1969. Une rébellion contre ce dernier éclate au début des années 1980 au Somaliland, brutalement réprimée : Hargeisa quasiment rasée par les bombardements, 400 000 Somaliens fuient le pays. (…) L'Érythrée, qui a une histoire similaire [à celle du Somaliland], est reconnue par la communauté internationale : partie de l'Éthiopie puis colonie italienne, annexée par l'Éthiopie en 1962 puis indépendante en 1993 après un long conflit. Pourquoi reconnaître l'Érythrée et pas le Somaliland ?

Voir en ligne : /2026/10/A/70059
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Stocks alimentaires

M. Frédéric Landy a voulu compléter le tableau brossé dans « La faim qui vient » (septembre), en abordant la question des stocks :

La Chine aurait des stocks dépassant les 200 millions de tonnes de maïs — les deux tiers des réserves mondiales — et, selon le géographe Jean-Paul Charvet, ses « stocks de report de blé se situent pratiquement au niveau d'une année entière de consommation ». La sécurité alimentaire pour un milliard et demi de Chinois et peut-être aussi les prévisions d'un blocus international en cas d'attaque sur Taïwan rendent peu prévisibles de grosses exportations de ce pays. (…) Le cas indien est plus clair. Pour le pays le plus peuplé du monde, l'objectif de sécurité alimentaire demeure prioritaire. C'est pourquoi sa législation a des stocks de sécurité définis à 12 millions de tonnes de riz et 20 millions de tonnes de blé (quantités devant être atteintes chaque année au 1er juillet). Or, au 1er juin dernier, l'Inde possédait des réserves publiques de 68 millions de tonnes de paddy (soit environ 45 millions de tonnes de riz décortiqué) et 53 millions de tonnes de blé. En gros, trois fois les stocks nécessaires… Ce pays, qui compte couramment pour 40 % des exportations mondiales de riz, a donc levé ses dernières restrictions à l'export en mars 2025. Pour le blé, les exportations étaient totalement interrompues depuis 2022 et la guerre en Ukraine. Elles viennent d'être autorisées à nouveau. Cela suffira-t-il à réduire un peu les risques de spéculation mondiale et de pénuries alimentaires ?

Voir en ligne : /2026/10/A/70060
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Vin

« Le vin du septentrion » (septembre) a fait réagir M. Philippe Souchet :

L'article me fait penser à un triptyque fermé avec le tableau complaisant brossé [sur la viticulture]. Mais quand on l'ouvre, sur le panneau droit il y a les pesticides, sur le panneau gauche la santé, et au milieu un tableau apocalyptique à la Brueghel avec tous les ravages du vin. Pesticides : 20 % du volume épandu pour un total de viticulteurs représentant 3,7 % du total des agriculteurs. (…) La santé : l'alcool et le vin en particulier sont mauvais en dehors même des pesticides (…). Et le Brueghel central avec les accidents de voiture, les violences faites aux femmes, les surfréquentations hospitalières et le cortège de maladies associées, la place faite au vin dans les exportations interdisant toute critique (…), l'exploitation des ouvriers confinant parfois à de l'esclavage moderne…

Voir en ligne : /2026/10/A/70061
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Détenus en fin de vie

Détenu à la maison centrale d'Arles, M. Thierry Coppola nous écrit pour soulever le problème du vieillissement de la population carcérale (lire aussi « Vivre et mourir en cellule ») :

En 2024, d'après les chiffres de la direction de l'administration pénitentiaire, on comptait 470 détenus de plus de 70 ans et 70 de plus de 80 ans en prison. (…) Pour une part de ces personnes, la fin de vie est proche. Leur profil pénal et psychologique ou leur état physique, souvent dégradé par les conditions carcérales, ne permettent pas leur libération. (…) Mon inquiétude est qu'une fois de plus les personnes détenues soient exclues des dispositifs législatifs [relatifs à la fin de vie] qui ont été adoptés par l'Assemblée nationale le 15 juillet 2026. (…) L'accès à un Ehpad [établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes] susceptible d'accueillir une personne détenue en fin de vie est assujetti à des ressources souvent incompatibles avec la situation des intéressés. Ils seront donc contraints de se satisfaire des soins censés être prodigués par les services médicaux des établissements pénitentiaires, notoirement sous-dotés.

Voir en ligne : /2026/10/A/70062
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