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En Corée, une multiprise payée 115 euros au lieu de 29 : des internautes débusquent des millions d’euros de surfacturations en six jours

Un téléphone filaire vendu moins de 50 000 wons dans le commerce a été acheté 182 000 wons par l’administration, soit environ 122 euros pour un appareil qui en vaut une trentaine. Une multiprise disponible autour de 10 000 wons a été payée 200 000 wons, vingt fois son prix... En Corée du Sud, une opération citoyenne met au jour des milliers de contrats suspects. Au 18 octobre 2026, les surcoûts repérés atteignaient 1 141,8 milliards de wons, soit environ 760 millions d’euros. De quoi poser une question embarrassante à notre administration: pourquoi nos citoyens ne pourraient-ils pas exercer le même contrôle sur l’argent public ?

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Le Reform Party, formation d’opposition, a lancé le 12 octobre une opération intitulée « 50 000 milliards de wons à retrouver ». Elle court jusqu’au 25 octobre. Le principe tient en une phrase : la base des marchés publics est ouverte à tous, et chacun peut l’éplucher.

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Des prix extravagants révélés par les données ouvertes

Du 12 au 25 octobre 2026, le Reform Party, parti d’opposition sud-coréen, organise une campagne baptisée « 50 000 milliards de wons à retrouver », soit environ 33 milliards d’euros. L'objectif est de permettre aux citoyens d’analyser KONEPS, la plateforme nationale des marchés publics, à la recherche de prix anormalement élevés. Dix millions de wons, environ 6 700 euros, doivent être répartis entre les participants selon la valeur de leurs découvertes validées.

Au 18 octobre à 16 heures, les recherches avaient fait ressortir plus de 18 860 contrats conclus au-dessus des prix du marché, pour un montant cumulé de 1 141,8 milliards de wons, soit près de 760 millions d’euros. Parmi les exemples cités, un téléphone filaire vendu moins de 50 000 wons dans le commerce aurait été acheté 182 000 wons, environ 121 euros. Une multiprise estimée à 50 000 wons aurait coûté près de 200 000 wons, soit 133 euros. Certains produits disponibles autour de 10 000 wons auraient été payés au moins trente fois leur prix courant.

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La transparence contre l’opacité administrative

L’initiative revient à Lee Jun-seok. Il affirme avoir passé en revue 1,05 million d’articles, 2,8 millions de demandes de livraison et environ 130 000 milliards de wons de contrats, soit près de 75 milliards d’euros. Son verdict : 562,8 milliards de wons gaspillés, environ 330 millions d’euros. Les internautes, eux, ont déjà doublé ce chiffre en quelques jours. Ces surcoûts restent à valider au cas par cas, mais l’ordre de grandeur interroge. Ces écarts de prix n’ont pas été détectés par l’administration acheteuse, qui disposait pourtant des mêmes données et de bien plus de moyens. Il a suffi de les exposer à des regards extérieurs, motivés par un prix modeste, pour que la facture apparaisse.

Reste la question que le lecteur français se posera de lui-même. Chez nous, qui a le droit de consulter, d’exploiter et de croiser les données de la commande publique ? Et qui a intérêt à ce que l’on n’y regarde pas de trop près ? L’Union des groupements d’achats publics (UGAP) a ainsi refusé de communiquer des informations sur l’identité des acheteurs et le lien avec les commandes passées, couverts par ce secret. Un tribunal administratif a même dû ordonner à l’UGAP de transmettre certains documents, jugeant son refus illégal.

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Plus largement, Transparency International France dénonce la onzième hausse des seuils de publicité préalable depuis 2008, qui fait basculer toujours plus de marchés publics dans l’opacité et alimente les risques de corruption. L’argent public n’appartient ni aux administrations ni aux fournisseurs : il provient des contribuables. Lui rendre des comptes ne devrait pas être une faveur accordée aux citoyens, mais une obligation permanente. Le contribuable paie, mais n’a pas le droit de regarder. Le contribuable coréen, lui, a au moins le droit de chercher.

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La foto di Ultimo in Curva Sud diventa un caso: abbraccio con l’ultrà di estrema destra dall’ingombrante passato

Dalle folle oceaniche dei concerti al tifo senza filtri della Curva Sud. Per Ultimo, al secolo Niccolò Moriconi, la passione giallorossa non conosce posti numerati né salottini riservati. Ma stavolta, più della partita, a conquistare la scena è stata una fotografia. E il protagonista involontario di una storia decisamente meno romantica delle sue canzoni.

Sabato sera, durante Roma-Genoa (finita 2-0 per i padroni di casa), il cantautore si è sistemato nel cuore del tifo romanista, tra cori, bandiere e abbracci. Una scelta popolare, perfettamente coerente con la sua immagine di ragazzo della Capitale rimasto legato alle proprie radici. Peccato che uno degli scatti della serata lo ritragga sorridente accanto a Gino Vasselli, soprannominato Ginetto, personaggio assai conosciuto negli ambienti ultras e nelle cronache giudiziarie.

Chi è Ginetto, il capo ultrà con precedenti giudiziari

Vasselli è uno dei volti di Insurrezione Giallorossa, gruppo della Curva Sud riconoscibile dallo striscione con il teschio. Il suo nome è legato soprattutto a San Lorenzo, quartiere romano dove calcio, militanza politica e storie di strada hanno talvolta incrociato percorsi tutt’altro che rassicuranti. Nel febbraio 2021 venne arrestato insieme al fratello durante un’operazione antidroga in un locale di via Tiburtina. Gli investigatori sequestrarono hashish, cocaina e ben 175 bombe carta artigianali. Un arsenale poco compatibile con l’idea dello stadio come luogo di semplice divertimento.

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Dalla Curva Sud all’estrema destra: i legami familiari

Il curriculum delle frequentazioni familiari aggiunge un altro capitolo. Vasselli è infatti cognato di Giuliano Castellino, esponente dell’estrema destra condannato definitivamente per l’assalto alla sede nazionale della Cgil. Secondo le ricostruzioni giornalistiche, il passato di Ginetto comprende anche il coinvolgimento nell’aggressione incendiaria contro un senzatetto a San Lorenzo nel 2004. Una vicenda che riporta alla stagione più violenta dell’estremismo romano.

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In Curva Sud, col cappellino del Palermo

E Ultimo? Qui occorre distinguere la fotografia dalle conclusioni. Un abbraccio allo stadio non costituisce una dichiarazione politica, né dimostra condivisione di idee, comportamenti o precedenti giudiziari. Resta però l’imbarazzo mediatico: il cantante che riempie gli stadi, amatissimo dai giovanissimi, immortalato accanto a un personaggio dalla biografia controversa. Una foto che vale mille commenti, ma certamente non mille prove.

Del resto, in Curva Sud basta un attimo per passare dal coro alla polemica. E questa volta, per Ultimo, il ritornello rischia di essere meno piacevole del previsto…

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