Les Émirats arabes unis ont présenté la candidature de Lana Nusseibeh au poste de secrétaire général des Nations unies, dont le prochain mandat débutera le 1er janvier 2027. Le nom de cette diplomate, actuellement ministre d’État au ministère émirati des Affaires étrangères, est apparu le 21 octobre sur la page officielle de l’ONU consacrée à la sélection du successeur d’Antonio Guterres.
Selon l’agence de presse émiratie WAM, Lana Nusseibeh a pris un congé afin de se consacrer à sa candidature. Née en 1978, elle est la plus jeune des personnalités ayant annoncé leur candidature à ce poste.
Elle a représenté les Émirats arabes unis auprès des Nations unies de 2013 à 2024. Durant cette période, son pays a notamment siégé au Conseil de sécurité en tant que membre non permanent en 2022 et 2023. Elle a également assuré à deux reprises la présidence tournante de cet organe.
Sa candidature intervient dans un processus de sélection qui reste ouvert. Les consultations indicatives organisées jusqu’à présent par les membres du Conseil de sécurité n’ont permis à aucun candidat de réunir le soutien nécessaire pour être recommandé à l’Assemblée générale.
Une sélection toujours sans consensus
Sept candidats étaient en lice avant l’annonce de la candidature émiratie : Ivonne A-Baki, Maria Fernanda Espinosa, Rafael Grossi, Rebeca Grynspan, Olara Otunnu, Carolyn Rodrigues-Birkett et l’ancien président sénégalais Macky Sall.
Ce dernier a toutefois annoncé le retrait de sa candidature. Lors du scrutin indicatif du 16 octobre, aucun des prétendants n’avait échappé à l’opposition d’au moins un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité : les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni.
Conformément à la Charte des Nations unies, le Conseil de sécurité doit recommander un candidat à l’Assemblée générale, qui procède ensuite à sa nomination. Les cinq membres permanents disposent d’un droit de veto, ce qui rend leur soutien déterminant dans le processus.
L’entrée en lice de Lana Nusseibeh ajoute ainsi une nouvelle prétendante à une sélection qui n’a pas encore permis de dégager un consensus. Le prochain secrétaire général doit prendre ses fonctions le 1er janvier 2027, à l’expiration du mandat d’Antonio Guterres.
Après une période de tensions, le dialogue a repris entre l’Algérie et ses voisins sahéliens. Pour Tatiana Dovgalenko, les liens historiques entre ces pays ont compté dans ce rapprochement. Sur RT, la diplomate russe a rappelé leur lutte commune pour l’indépendance et les relations qu’ils ont nouées au fil des décennies.
« Pour être court, je peux dire que Moscou ne peut que s’en réjouir. Nous saluons très vivement cette amélioration des relations entre l’Algérie et les pays de l’[Alliance des États du Sahel] », a-t-elle déclaré.
La diplomate voit surtout dans cette évolution le résultat des décisions prises par les dirigeants africains. « Je dirais que le facteur clé, c’est la sagesse des dirigeants politiques des quatre pays », a-t-elle expliqué. Les échanges ne se limitent pas à la diplomatie. Dovgalenko a parlé du gazoduc transsaharien, prévu pour relier le Nigeria à l’Algérie en passant par le Niger, ainsi que d’une liaison en fibre optique. Elle a par ailleurs indiqué qu’Alger avait apporté son soutien à la Confédération des États du Sahel, qui regroupe le Mali, le Niger et le Burkina Faso.
« De son côté, la Russie soutient pleinement ce rétablissement de confiance. C’est très, très important pour la stabilité régionale », a-t-elle souligné.
La France mise en cause au Sahel
Abordant l’insécurité dans la région, Dovgalenko a vivement critiqué la place que Paris entend encore y occuper.
« Si on parle de la situation de sécurité, il ne faut pas oublier que l’Occident et surtout l’ancienne métropole regardent toujours cette région comme son fief », a-t-elle affirmé.
Elle a ensuite détaillé ses accusations : « Et Paris ne se gêne pas [dans le choix des] méthodes : les coups d’État, la désinformation, le terrorisme médiatique, le soutien accordé à des acteurs terroristes, sans parler des mercenaires ukrainiens. »
S’agissant de l’ambition des quatre pays de renforcer la sécurité régionale, elle a conclu : « La Russie reste à côté comme partenaire fiable de tous les quatre pays pour aider à faire de ce rêve la réalité. »
Les Européens peinent à s’entendre, y compris sur leur propre sécurité. Dans un entretien à Bild, le président tchèque Petr Pavel constate que leurs désaccords et la lenteur des décisions les affaiblissent face à Moscou et Washington. Il met en garde contre une perte d’influence de l’Europe.
À propos de la Russie et des États-Unis, Pavel a déclaré : « Ils ne prennent pas l’Europe au sérieux. Ils voient à quel point nous sommes divisés, à quel point nous sommes faibles, et combien de temps il nous faut pour prendre une décision. Si nous ne changeons pas cela très vite, nous deviendrons insignifiants. »
Des négociateurs pour discuter avec Moscou
Pavel défend l’idée de désigner des représentants européens chargés de dialoguer directement avec la Russie. Les gouvernements devraient d’abord s’accorder sur une position commune concernant l’Ukraine, puis mandater des personnalités politiques pour mener les négociations.
Ces représentants, précise-t-il, ne seraient pas nécessairement issus des institutions de l’Union européenne ou de l’OTAN. Ils devraient avant tout bénéficier du soutien des pays au nom desquels ils s’exprimeraient.
La veille de la publication de l’entretien, Vladimir Poutine avait reçu Steve Witkoff à Saint-Pétersbourg. L’envoyé de Donald Trump venait de participer à des consultations avec Kiev et des représentants européens à Oslo. Leur rencontre au palais Constantin avait duré près de trois heures.
Petr Pavel va au-delà du simple appel au dialogue. Il suggère de faire de la reprise des relations économiques avec Moscou un argument dans les négociations. Une perspective qui tranche avec la politique de sanctions et de restrictions commerciales menée par l’Union européenne.
Le président tchèque a expliqué à Bild ce qu’il entendait par une telle contrepartie : « Si nous lançons un processus qui puisse mener à la fin du conflit en Ukraine, alors il n’y aurait plus aucune raison de lancer de nouvelles attaques hybrides, surtout s’il y a une contrepartie à la clé. Et par contrepartie, j’entends la reprise des relations économiques, de la coopération et des échanges commerciaux, ce qui est très tentant pour la Russie. »
La Haute Cour de Mombasa, dans l’est du Kenya, a reconnu coupables, le 19 octobre, le pasteur autoproclamé Paul Mackenzie et 28 de ses coaccusés du meurtre de 191 personnes, dont 190 enfants, dans l’affaire de Shakahola.
« J’estime que l’accusation a apporté la preuve de la culpabilité des 29 prévenus dans le meurtre de 190 enfants et d’un adulte », a déclaré la juge Diana Kavedza Mochache, citée dans le compte rendu du procès.
Les prévenus étaient poursuivis pour la mort d’adeptes de la Good News International Church, dirigée par Paul Mackenzie. Selon l’accusation, le prédicateur encourageait ses fidèles à jeûner jusqu’à la mort afin de « rencontrer Jésus », dans la perspective d’une fin du monde qu’il annonçait comme imminente.
La magistrate a rejeté l’argument de la défense selon lequel les victimes auraient volontairement choisi de se laisser mourir de faim. Le procès, ouvert en 2024, a donné lieu à l’audition de plus de 200 témoins.
La découverte de fosses communes en 2023
L’affaire remonte à avril 2023, lorsque les autorités kényanes ont commencé à exhumer des corps dans la forêt de Shakahola, dans le comté de Kilifi, près de la côte kényane. Les fouilles ont révélé plusieurs fosses communes contenant les dépouilles de fidèles associés au mouvement religieux de Paul Mackenzie.
Au fil des opérations, le bilan s’est alourdi, dépassant les 400 morts selon les chiffres officiels communiqués sur cette affaire. Les victimes auraient notamment été soumises à des pratiques de jeûne extrême encouragées par le prédicateur et son entourage.
La découverte avait provoqué une vive émotion au Kenya et soulevé des interrogations sur les mécanismes de contrôle des organisations religieuses ainsi que sur la capacité des autorités à détecter les dérives avant qu’elles ne conduisent à des drames.
La régulation des organisations religieuses en question
Le verdict constitue une étape judiciaire majeure dans cette affaire, considérée comme l’une des tragédies liées à un mouvement religieux les plus meurtrières de l’histoire récente du pays.
Il pourrait également raviver le débat sur la surveillance des organisations religieuses au Kenya, notamment sur les moyens de prévenir les abus commis au nom de croyances spirituelles et de protéger les personnes vulnérables.
La condamnation de Paul Mackenzie et de ses co-accusés intervient toutefois dans le cadre de cette procédure pour meurtre. Le bilan global de la tragédie de Shakahola, qui dépasse les 400 morts, est supérieur aux 191 victimes concernées par ce verdict.
Le ministre israélien de la Défense Israel Katz a averti que le chef du Hezbollah Naïm Qassem pourrait connaître « le même sort » que son prédécesseur Hassan Nasrallah, tué par Israël en septembre 2024. Katz a aussi menacé le mouvement d’un « coup extrêmement dur » s’il se joignait à une attaque iranienne contre Israël.
L’ambassade des États-Unis à Ottawa accuse des responsables canadiens de chercher à influencer la politique américaine avant le scrutin du 3 novembre, par des campagnes contre les droits de douane et des pressions ciblées sur des États. L’ambassadeur Pete Hoekstra avait déjà averti que Washington surveillait de près les positions canadiennes.
La Turquie, le Qatar, le Pakistan et l’Indonésie ont signé le 21 octobre à Doha le mémorandum « Badr », un accord destiné à renforcer leur coopération dans l’industrie de défense et à développer des capacités de production conjointes. Les ministres de la Défense des quatre pays ont paraphé le texte, qui couvre la production militaire, la formation technique, la recherche-développement et l’intégration des chaînes d’approvisionnement.
L’ambition va au-delà de simples achats croisés. Ankara veut faire évoluer ses partenariats vers la coproduction, le transfert de technologies et l’interopérabilité. La Turquie apporte son savoir-faire industriel et ses capacités d’intégration de systèmes, le Pakistan et l’Indonésie disposent de capacités de production importantes et de vastes marchés intérieurs, tandis que le Qatar peut fournir du financement et une demande soutenue.
Le Qatar renforce ses partenariats de défense
Aucune liste précise d’armements n’a encore été dévoilée. Les autorités parlent plutôt de futurs projets communs adaptés aux besoins des quatre partenaires et éventuellement de pays alliés. Le Pakistan a explicitement évoqué la production conjointe, le renforcement de l’autonomie industrielle et les transferts de technologies.
L’accord intervient dans un contexte de rapprochement militaire accéléré entre ces États. Ankara possède déjà une base militaire au Qatar, coopère étroitement avec Islamabad et a signé en août avec le Pakistan et l’Arabie saoudite un pacte de défense mutuelle. L’Indonésie entretient elle aussi des liens croissants avec l’industrie turque de défense.
« Badr », qui signifie « pleine lune », doit donc servir de cadre à une véritable plateforme industrielle commune. Plus qu’un simple accord de coopération, il traduit la volonté de réduire les dépendances extérieures et de bâtir des chaînes de production militaires davantage contrôlées par les quatre pays.
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La grève générale de 72 heures se poursuit le 22 octobre au Sénégal. Lancé la veille à l’appel du Front syndical pour la défense du travail (FSDT), le mouvement vise à obtenir une amélioration des conditions de travail dans plusieurs secteurs. Le collectif, qui rassemble 13 organisations syndicales, s’est félicité d’une première journée « bien suivie », malgré une mobilisation variable selon les professions.
À Dakar, les perturbations ont notamment affecté les transports en commun. Une grande partie des bus publics est restée au dépôt de la société nationale de transport, compliquant les déplacements des usagers. Certains ont exprimé leur mécontentement face aux difficultés rencontrées pour rejoindre leur destination.
La mobilisation a également été observée chez des agents de l’administration municipale. Pour certains grévistes, le mouvement est nécessaire pour attirer l’attention sur les revendications des travailleurs, alors que le Sénégal s’apprête à accueillir les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ), du 31 octobre au 13 novembre.
Un agent municipal en grève a estimé que l’organisation de cet événement sportif, qui mobilise des moyens financiers importants, ne devait pas se faire au détriment du respect des travailleurs. Il a appelé à privilégier le dialogue plutôt que l’intimidation.
Des réquisitions contestées par les syndicats
Le mouvement n’a toutefois pas été suivi de manière uniforme. Dans l’enseignement, certains personnels ont choisi de ne pas participer à la grève, estimant que les précédents mouvements n’avaient pas permis d’obtenir des résultats durables.
Dans les transports, les autorités ont pris des mesures pour assurer la continuité du service public. Après la réquisition d’agents de la Senelec, la compagnie nationale d’électricité, le gouverneur de Dakar a annoncé le 21 octobre la réquisition de certains conducteurs de la société publique de transport Dakar Dem Dikk.
Cette décision a suscité la contestation du FSDT. Son coordonnateur technique, Pape Birama Diallo, a dénoncé une mesure qu’il juge abusive et accusé les autorités de chercher à entraver le mouvement social. Il a néanmoins affirmé que la plateforme restait ouverte au dialogue.
La grève doit se poursuivre jusqu’au 23 octobre, alors que Dakar s’apprête à accueillir les Jeux olympiques de la jeunesse, dans un climat social toujours tendu.
Le rendement de l’obligation assimilable du Trésor à dix ans a franchi le seuil symbolique des 5 %, alimentant les craintes sur le coût de la dette et la capacité du pays à redresser ses finances publiques.
Un cap franchi et des alertes à répétition
Mercredi 21 octobre, le taux auquel la France emprunte sur dix ans a atteint 5,005 % en séance, avant de se stabiliser autour de 4,99 %.
C’est une première depuis juillet 2002. L’écart avec le Bund allemand, référence de la zone euro, s’est creusé à près de 158 points de base, le plus large depuis la crise des dettes souveraines de 2011. La France emprunte désormais plus cher que l’Italie. Une donnée qui n’a pas échappé aux agences de notation, notamment à Fitch, qui a fait savoir que la note de Paris pourrait se dégrader si la dette continuait de grimper.
Devant l’Assemblée nationale, le 21 octobre, le ministre de l’Action et des Comptes publics David Amiel a averti : « Il y a un moment dans la discussion que nous avons […] il faut prendre le sens de ce qui est en train de se passer […] à un moment nos débats doivent prendre en compte la réalité de ce qui se passe. »
Le ronron est mortifère.
Les taux d’intérêt dépassent les 5% et pourtant on a à l’Assemblée les mêmes débats que d’habitude, le même refus des économies !
Écoutons ce qui se passe à l’extérieur, réveillons-nous ! https://t.co/Vy5GpR5mpt
L’envolée s’inscrit dans un contexte tendu. Les violences du 17 octobre ont renforcé la défiance des investisseurs, déjà inquiets face au déficit public et aux débats budgétaires difficiles. Sur X, l’économiste Marc Touati a tiré la sonnette d’alarme : « ALERTE ROUGE : France : le taux d’intérêt des obligations d’État à 10 ans vient de dépasser les 5 % ! Du jamais vu depuis le 10 juillet 2002 ! Préparez-vous au pire ! »
ALERTE ROUGE : France : le taux d'intérêt des obligations d'Etat à 10 ans vient de dépasser les 5 % !
Du jamais vu depuis le 10 juillet 2002 !
Préparez-vous au pire !
Explications et prévisions dans ma vidéo YouTube :
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L’économiste insiste aussi sur la dépendance croissante aux investisseurs étrangers, qui détiennent près de 60 % de la dette française. « On est en train de perdre notre souveraineté financière », a-t-il déclaré, soulignant un « mouvement de panique » sur les marchés.
Malgré les attaques contre les pétroliers et les perturbations du trafic dans le détroit d’Ormuz, les exportations de pétrole du Golfe ont retrouvé, puis dépassé, leur niveau d’avant la guerre contre l’Iran. Selon les données préliminaires de Kpler, les flux régionaux, hors Iran, ont dépassé en moyenne 24,5 millions de barils par jour durant la semaine achevée le 18 octobre, contre environ 24,4 millions durant la semaine précédant le déclenchement du conflit, fin février.
Ce rebond tient surtout à l’adaptation rapide des producteurs. L’Arabie saoudite a augmenté ses exportations via Yanbu, sur la mer Rouge, grâce à l’oléoduc Est-Ouest, tandis que les Émirats utilisent davantage leur liaison vers Fujairah, qui débouche directement sur le golfe d’Oman. Les transferts de pétrole de navire à navire se sont également multipliés au large d’Oman et des Émirats. Avant la guerre, environ 17 % du brut régional évitait Ormuz ; cette proportion avoisine désormais 40 %.
Loin d'un retour à la normale
Le détroit reste pourtant loin d’un retour complet à la normale. Les volumes qui y transitent demeurent inférieurs à ceux d’avant-guerre, tandis que les attaques contre les navires se poursuivent. Mais le recours aux convois protégés, aux itinéraires alternatifs et aux transferts en mer a permis de compenser une grande partie des pertes.
Cette résilience a cependant un coût. Les primes d’assurance et les tarifs des pétroliers restent très élevés, ce qui renchérit fortement l’acheminement du brut vers l’Asie. Saudi Aramco et ADNOC ont même dû adapter leurs conditions commerciales pour maintenir l’intérêt des raffineurs asiatiques.
L’Iran constitue l’exception majeure : ses exportations restent pratiquement à l’arrêt sous l’effet du blocus américain. Le paradoxe est donc saisissant : malgré une guerre toujours active et un Ormuz sous tension, les autres producteurs du Golfe parviennent désormais à exporter davantage de pétrole qu’avant le conflit.
L’Algérie et le Niger ont signé le 21 octobre un protocole d’accord de coopération militaire, à l’issue d’une rencontre à Alger entre les responsables militaires des deux pays, selon un communiqué du ministère algérien de la Défense nationale.
Le général d’armée algérien Saïd Chanegriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), a reçu au siège de l’état-major le général d’armée nigérien Salifou Modi, ministre d’État et ministre de la Défense nationale. Il effectuait une visite de travail en Algérie à la tête d’une délégation militaire de haut rang.
Au cours de la rencontre, Chanegriha a souligné la volonté commune des deux pays de renforcer leur coopération militaire, rappelant que la visite faisait suite à un déplacement du ministre nigérien quelques jours plus tôt.
Le chef d’état-major algérien a par ailleurs réaffirmé la disponibilité de l’ANP à examiner toute proposition nigérienne susceptible de consolider la coopération bilatérale dans les domaines militaire et sécuritaire, dans l’intérêt des deux pays et conformément à la volonté de leurs dirigeants.
De son côté, Modi a salué le niveau de coordination multidimensionnelle entre les armées algérienne et nigérienne.
La rencontre s’est déroulée en présence de plusieurs hauts responsables algériens : les commandants des forces terrestres et aériennes, celui de la Gendarmerie nationale, ainsi que des responsables du ministère de la Défense nationale et de l’état-major de l’ANP.
Une coopération militaire déjà concrétisée par une aide matérielle
La rencontre du 21 octobre s’inscrit dans la continuité des échanges entre Alger et Niamey. Le 13 octobre, Modi avait été reçu par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, qui est aussi chef suprême des forces armées et ministre de la Défense nationale.
La coopération entre les deux pays s’est aussi traduite par un soutien matériel algérien à l’armée nigérienne. Le 9 août 2026, le ministère algérien de la Défense nationale avait annoncé le don au Niger de quatre hélicoptères, à savoir deux Mi-24V et deux Mi-171.
La livraison comprenait en outre des munitions, des pièces de rechange et des équipements d’appui, de maintenance et de soutien logistique, selon les autorités algériennes.
Le Parlement de l’Est libyen, proche du maréchal Khalifa Haftar, a ratifié le 20 octobre un accord de délimitation des zones maritimes avec la Turquie. Le texte partage les zones économiques exclusives, mais la Grèce et l’Égypte jugent qu’il ignore leurs droits, ce qui ravive les tensions en Méditerranée orientale.
L’Égypte veut aider l’Arabie saoudite face aux attaques houthies, mais en fixant une ligne rouge : aucune frappe égyptienne n’est prévue au Yémen. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a précisé le 21 octobre que l’éventuel engagement militaire du Caire serait strictement limité à la défense du territoire et des frontières saoudiennes. « Je ne parle pas d’affronter ou d’attaquer qui que ce soi », avait-il déjà insisté le 17 octobre.
Concrètement, l’aide envisagée pourrait prendre la forme de moyens de défense antiaérienne et antimissile, de systèmes anti-drones, de partage de renseignement, d’escorte navale ou encore d’un soutien logistique. L’objectif serait donc de permettre à Riyad d’intercepter les missiles et drones houthis visant ses villes, ses aéroports et ses infrastructures pétrolières, sans participer aux bombardements saoudiens sur Sanaa ou d’autres zones contrôlées par les Houthis.
Le précédent des années 1960
La prudence égyptienne s’explique aussi par l’histoire. Dans les années 1960, l’Égypte du président Gamal Abdel Nasser avait envoyé des dizaines de milliers de soldats au Yémen et subi de lourdes pertes. Ce passé reste très présent au Caire, qui veut éviter d’être aspiré dans une nouvelle guerre terrestre longue et coûteuse.
Politiquement, l’Égypte affiche néanmoins un soutien très fort à Riyad. Son Conseil national de défense a approuvé le 18 octobre « toutes les formes de soutien nécessaires et possibles » pour protéger la sécurité et l’intégrité territoriale saoudiennes. Le Parlement doit encore se prononcer le 26 octobre sur l’autorisation d’un éventuel engagement militaire, conformément à la Constitution.
Le Caire envoie donc un message double : il voit en l’Arabie saoudite un partenaire stratégique dont la sécurité fait partie de la sécurité nationale arabe, mais refuse pour l’instant de transformer sa solidarité en intervention offensive contre les Houthis.
Mohamed Lamine Bangoura, ancien président de la Cour constitutionnelle, a été condamné le 21 octobre à sept ans de prison pour corruption, enrichissement illicite, détournement de deniers publics et blanchiment. Il doit verser, solidairement avec deux coaccusés en fuite, 41 milliards de francs guinéens (environ 4,1 millions d’euros) à l’État.
Les autorités sanitaires françaises ont identifié à Lyon le premier cas humain connu du virus Shamonda, jusqu’ici détecté chez des animaux, principalement des bovins ; le patient est décédé. Aucun risque sanitaire pour la population générale n’est identifié à ce jour, soulignent-elles.
Les États-Unis ont ordonné le départ des employés gouvernementaux non essentiels de leur ambassade à Riyad, ainsi que de leurs familles, sur fond d’intensification des attaques houthies contre le royaume. Il s’agit d’un ordered departure, donc d’un départ imposé par le département d’État et non d’une simple recommandation.
La décision survient après plusieurs frappes contre des infrastructures civiles et énergétiques. À Dammam, une attaque de drone contre l’aéroport King Fahd a fait un mort et huit blessés. Deux autres personnes ont été tuées lors d’une attaque visant le champ pétrolier de Chaybah. L’ambassade américaine avait déjà multiplié les alertes et les restrictions de déplacement pour son personnel, notamment autour des aéroports et dans plusieurs régions exposées.
Un signal politique fort
Washington ne ferme toutefois pas son ambassade et ne retire pas tous ses diplomates : les personnels jugés indispensables restent en poste. Le département d’État maintient parallèlement l’Arabie saoudite au niveau 3 de son avis aux voyageurs, recommandant aux Américains de « reconsidérer » tout déplacement dans le royaume en raison du risque de frappes de drones et de missiles.
La portée symbolique reste néanmoins forte. Après plusieurs semaines d’attaques houthies contre Riyad, Dammam et des installations pétrolières, Washington considère désormais que la menace peut directement toucher ses personnels et ses intérêts. Une source diplomatique citée par l’Agence France-Presse évoque aussi le retrait de familles de diplomates américains aux Émirats arabes unis, en Jordanie, au Qatar et à Bahreïn.
À l’approche de l’« acte II » prévu le 24 octobre, les autorités ont annoncé un dispositif de sécurité massif et multiplient les interdictions de rassemblements et les contrôles d’itinéraires, tandis que le Sénat rend public un rapport visant à mieux anticiper et sanctionner les débordements.
Des interdictions en série et des parcours sous haute surveillance
Jeudi 22 octobre, les rassemblements et manifestations non déclarés sont interdits de 8 heures à 20 heures dans plusieurs secteurs de Paris : abords de l’Élysée, de Matignon, de l’Assemblée nationale et du Sénat, mais aussi Champs-Élysées, Louvre, places de la Bastille, de la République et d’Italie, Châtelet, les Halles, l’île de la Cité et les gares.
La préfecture de police a également interdit la manifestation déclarée par Interfac IDF, invoquant « l’incapacité de l’organisateur à éviter les exactions ». Des mesures similaires frappent Lyon, Grenoble, Lille et d’autres villes.
Pour samedi 24 octobre, plusieurs préfectures ont déjà pris les devants. À Rouen, au Havre, à Toulon ou encore à Grenoble, les cortèges sont interdits dans les centres-villes. À Paris, des parcours ont été déclarés : Bastille-Opéra par des coordinateurs des Gilets jaunes, Bastille-Nation par la Confédération générale du travail de Paris. Le ministère de l’Intérieur doit préciser le dispositif, qui pourrait inclure des blindés et l’opération Sentinelle. Sur X, la préfecture de police a publié l’arrêté d’interdiction pour jeudi, rappelant les périmètres concernés.
En complément de l'arrêté n°2026-01404, le préfet de Police a pris un arrêté périmétrique d’interdiction de rassemblement et de manifestation, dans certains secteurs de Paris demain de 8h à 20h.
Consultez l'arrêté n°2026-01403 portant mesures de police applicables à #Paris dans le cadre du mouvement lycéen et étudiant le 22 octobre 2026 ⤵️
Dans le même temps, le Sénat a présenté mercredi un rapport intitulé « L’avenir du maintien de l’ordre : 30 propositions pour reprendre le contrôle ». Les sénateurs David Margueritte et Olivier Bitz préconisent de renforcer le renseignement, de généraliser le recours aux drones et à la vidéoprotection algorithmique, d’introduire des procès-verbaux dématérialisés et de prévoir la présence de magistrats du parquet lors des opérations.
Ils proposent aussi de porter à trois ans la peine de prison pour participation à un groupement violent, de punir le fait de participer à une manifestation non déclarée ou interdite et d’autoriser la saisie de certaines prestations sociales pour indemniser les victimes. Le sénateur Les Républicains David Margueritte a interpellé le gouvernement sur ce sujet devant la chambre haute le 21 octobre.
🏛️ Cet après-midi, j’ai interpellé le ministre de l’Intérieur lors des questions d’actualité au @gouvernementFR sur les manquements de l’État à son devoir d’assurer la protection de nos commerces, de nos institutions et des Français lors des manifestations du 17 octobre dernier.
Depuis janvier, nous travaillons avec mon collègue du @Senat Olivier Bitz sur l’évolution du maintien de l’ordre. Nous présentons 30 propositions pour reprendre le contrôle en insistant sur deux axes :
- Le renforcement des sanctions, en sanctionnant pénalement la participation à une manifestation non déclarée.
- L’efficacité de la réponse judiciaire, en facilitant les interpellations grâce à l’usage des caméras-piétons et des drones lors de toute manifestation présentant un risque.
Avec le projet de loi complémentaire « casseurs-payeurs », nous souhaitons que les casseurs paient les dommages qu’ils causent, et non les Français.
Protéger le droit de manifester, c’est aussi éviter que les manifestations servent de terrain de jeu aux casseurs et aux pilleurs !
De son côté, l’exécutif enchaîne les réunions. Le président Emmanuel Macron a convoqué les services de renseignement à l’Élysée. Le Premier ministre Sébastien Lecornu reçoit les partis à Matignon, promettant la « transparence » sur le déroulement du 17 octobre. Côté opposition, le coordinateur national de La France insoumise (LFI) Manuel Bompard a annoncé sur RMC qu’il demanderait « des excuses pour le fiasco de samedi ».
Aujourd'hui j'irai à Matignon pour demander à Lecornu des excuses pour le fiasco de samedi et ses manipulations contre la France insoumise, et des réponses politiques à la colère de la jeunesse et d’une grande partie du peuple français.
Nous n'acceptons pas l'ordre du jour imposé qui prévoit d'esquiver les revendications du peuple.
Le gouvernement entend reprendre la main après les débordements qui ont marqué les dernières manifestations. Les oppositions, notamment LFI, mais aussi une partie du centre avec l’ancien Premier ministre Édouard Philippe, maintiennent la pression sur Lecornu et ses ministres.
Quatre poids lourds des télécommunications européennes veulent permettre aux téléphones de rester connectés même loin des antennes. Orange, Deutsche Telekom, Telefónica et Vodafone ont signé le 19 octobre une lettre d’intention pour envisager une candidature commune à l’attribution de fréquences satellitaires en Europe.
Des satellites pour les zones sans réseau
Le principe, appelé direct-to-device, consiste à relier un téléphone à un satellite, sans passer par une antenne mobile au sol. L’objectif est de couvrir les régions isolées et de maintenir des communications lorsque les réseaux terrestres sont hors service.
Les quatre groupes prévoient de gérer ensemble les installations au sol et les fonctions de contrôle en Europe. En revanche, ils ne comptent pas financer eux-mêmes une constellation de satellites : ils cherchent encore un partenaire pour cette partie du projet. Le dispositif serait ouvert aux autres opérateurs mobiles européens.
Dans leur communiqué conjoint, les entreprises présentent l’initiative comme un moyen de « renforcer la résilience des réseaux publics, protéger les communications critiques et soutenir le développement d’une constellation européenne ». Il faudra toutefois obtenir les fréquences et conclure un partenariat technique avant toute commercialisation.
Starshield : plus d’un million de dollars de drones ukrainiens perdus
L’annonce des opérateurs survient quelques jours après les perturbations du réseau américain Starshield, la version militaire de Starlink utilisée par les forces ukrainiennes. Depuis le 14 octobre, les restrictions de connexion ont notamment affecté leurs drones en vol.
D’après le New York Times, des dizaines d’appareils ukrainiens se sont écrasés après avoir perdu leur liaison satellite. Un commandant ukrainien chiffre les pertes de son unité à plus d’un million de dollars. Faute de connexion, celle-ci a dû suspendre la quasi-totalité de ses opérations pendant près de trois jours, notamment les frappes contre des positions et des installations russes.
L’origine de ces restrictions fait l’objet de versions divergentes. Reuters a rapporté que l’ordre venait de la Maison Blanche, tandis que le Wall Street Journal attribue la décision à Elon Musk. Le patron de SpaceX conteste sa responsabilité et affirme que l’utilisation de Starshield relève des autorités américaines.
Le 21 octobre, à Saint-Pétersbourg, le Premier ministre russe Mikhaïl Michoustine a reçu son homologue chinois Li Qiang. Parmi les sujets abordés figurait le gazoduc « Force du Baïkal », qui doit permettre à la Russie de livrer 50 milliards de mètres cubes de gaz par an à la Chine. Le projet avance, mais Gazprom et la China National Petroleum Corporation doivent encore se mettre d’accord sur les conditions commerciales.
Le vice-Premier ministre russe Alexandre Novak se montre optimiste. « Nous attendons que nos entreprises mènent leurs négociations commerciales à leur terme et nous espérons qu’elles parviendront à un accord d’ici la fin de l’année », a-t-il déclaré aux journalistes.
Un nouveau passage par la Mongolie
Le projet s’appelait jusqu’à récemment « Force de Sibérie 2 ». Il doit acheminer le gaz des gisements russes de Sibérie occidentale, notamment de la péninsule de Yamal, vers la Chine en traversant la Mongolie. Sur le sol mongol, le tronçon prévu porte le nom de « Soyouz Vostok ».
En septembre 2025, Gazprom avait annoncé la signature d’un mémorandum juridiquement contraignant avec son partenaire chinois. Les livraisons envisagées s’étendraient sur 30 ans. Ce document ne réglait cependant pas toutes les modalités du contrat, dont le prix.
Le nom « Force du Baïkal » a été retenu pour distinguer le nouveau tracé de « Force de Sibérie ». Selon Novak, il souligne aussi le passage prévu au sud du lac Baïkal.
La Russie renforce ses exportations de gaz vers la Chine
La Chine reçoit du gaz russe par « Force de Sibérie » depuis 2019. Le gazoduc, qui relie les gisements de Sibérie orientale au marché chinois, dispose d’une capacité de 38 milliards de mètres cubes par an. Avec « Force du Baïkal », la capacité totale pourrait plus que doubler pour atteindre 88 milliards de mètres cubes.
Le nouveau tracé permettra à la Russie d’exporter le gaz de Sibérie occidentale, où se trouvent certaines de ses plus importantes réserves. Moscou pourra ainsi approvisionner davantage le marché chinois tout en élargissant ses débouchés en Asie.
Un troisième itinéraire est déjà prévu depuis l’Extrême-Orient russe, avec une capacité supplémentaire de 10 milliards de mètres cubes par an. Les deux pays travaillent à renforcer leurs échanges gaziers sur plusieurs routes, parallèlement au développement de leurs autres projets énergétiques.