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Sénégal : la grève générale se poursuit à une semaine des JO de la jeunesse

22 October 2026 at 13:52

La grève générale de 72 heures se poursuit le 22 octobre au Sénégal. Lancé la veille à l’appel du Front syndical pour la défense du travail (FSDT), le mouvement vise à obtenir une amélioration des conditions de travail dans plusieurs secteurs. Le collectif, qui rassemble 13 organisations syndicales, s’est félicité d’une première journée « bien suivie », malgré une mobilisation variable selon les professions.

À Dakar, les perturbations ont notamment affecté les transports en commun. Une grande partie des bus publics est restée au dépôt de la société nationale de transport, compliquant les déplacements des usagers. Certains ont exprimé leur mécontentement face aux difficultés rencontrées pour rejoindre leur destination.

La mobilisation a également été observée chez des agents de l’administration municipale. Pour certains grévistes, le mouvement est nécessaire pour attirer l’attention sur les revendications des travailleurs, alors que le Sénégal s’apprête à accueillir les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ), du 31 octobre au 13 novembre.

Un agent municipal en grève a estimé que l’organisation de cet événement sportif, qui mobilise des moyens financiers importants, ne devait pas se faire au détriment du respect des travailleurs. Il a appelé à privilégier le dialogue plutôt que l’intimidation.

Des réquisitions contestées par les syndicats

Le mouvement n’a toutefois pas été suivi de manière uniforme. Dans l’enseignement, certains personnels ont choisi de ne pas participer à la grève, estimant que les précédents mouvements n’avaient pas permis d’obtenir des résultats durables.

Dans les transports, les autorités ont pris des mesures pour assurer la continuité du service public. Après la réquisition d’agents de la Senelec, la compagnie nationale d’électricité, le gouverneur de Dakar a annoncé le 21 octobre la réquisition de certains conducteurs de la société publique de transport Dakar Dem Dikk.

Cette décision a suscité la contestation du FSDT. Son coordonnateur technique, Pape Birama Diallo, a dénoncé une mesure qu’il juge abusive et accusé les autorités de chercher à entraver le mouvement social. Il a néanmoins affirmé que la plateforme restait ouverte au dialogue.

La grève doit se poursuivre jusqu’au 23 octobre, alors que Dakar s’apprête à accueillir les Jeux olympiques de la jeunesse, dans un climat social toujours tendu.

Inquiétude en France face aux taux d’intérêt à 5%

22 October 2026 at 13:48

Le rendement de l’obligation assimilable du Trésor à dix ans a franchi le seuil symbolique des 5 %, alimentant les craintes sur le coût de la dette et la capacité du pays à redresser ses finances publiques.

Un cap franchi et des alertes à répétition

Mercredi 21 octobre, le taux auquel la France emprunte sur dix ans a atteint 5,005 % en séance, avant de se stabiliser autour de 4,99 %.

C’est une première depuis juillet 2002. L’écart avec le Bund allemand, référence de la zone euro, s’est creusé à près de 158 points de base, le plus large depuis la crise des dettes souveraines de 2011. La France emprunte désormais plus cher que l’Italie. Une donnée qui n’a pas échappé aux agences de notation, notamment à Fitch, qui a fait savoir que la note de Paris pourrait se dégrader si la dette continuait de grimper.

Devant l’Assemblée nationale, le 21 octobre, le ministre de l’Action et des Comptes publics David Amiel a averti : « Il y a un moment dans la discussion que nous avons […] il faut prendre le sens de ce qui est en train de se passer […] à un moment nos débats doivent prendre en compte la réalité de ce qui se passe. »

Le ronron est mortifère. Les taux d’intérêt dépassent les 5% et pourtant on a à l’Assemblée les mêmes débats que d’habitude, le même refus des économies ! Écoutons ce qui se passe à l’extérieur, réveillons-nous ! https://t.co/Vy5GpR5mpt

— David Amiel (@Amiel_David_) October 21, 2026

L’envolée s’inscrit dans un contexte tendu. Les violences du 17 octobre ont renforcé la défiance des investisseurs, déjà inquiets face au déficit public et aux débats budgétaires difficiles. Sur X, l’économiste Marc Touati a tiré la sonnette d’alarme : « ALERTE ROUGE : France : le taux d’intérêt des obligations d’État à 10 ans vient de dépasser les 5 % ! Du jamais vu depuis le 10 juillet 2002 ! Préparez-vous au pire ! »

ALERTE ROUGE : France : le taux d'intérêt des obligations d'Etat à 10 ans vient de dépasser les 5 % ! Du jamais vu depuis le 10 juillet 2002 ! Préparez-vous au pire ! Explications et prévisions dans ma vidéo YouTube : https://t.co/LGI3u5oyNN #France #faillite #emeutes #crise #dette

— Marc Touati (@MarcTouati) October 21, 2026

L’économiste insiste aussi sur la dépendance croissante aux investisseurs étrangers, qui détiennent près de 60 % de la dette française. « On est en train de perdre notre souveraineté financière », a-t-il déclaré, soulignant un « mouvement de panique » sur les marchés.

Le précédent gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, avait déjà mis en garde en mai, puis son successeur Emmanuel Moulin début octobre : sans assainissement des finances publiques, la France risquait d’être « étranglée par les taux d’intérêt ». Moulin appelle à « rester maîtres de notre destin ». Le 14 octobre, la présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde affirmait que « la solution se trouve d’abord en France ».

La charge de la dette pourrait dépasser 90 milliards d’euros en 2027, selon le projet de budget.

Au-delà des comptes publics, la hausse des taux de référence menace de renchérir les crédits immobiliers et les prêts aux entreprises.

Golfe : les exportations de pétrole dépassent leur niveau d’avant-guerre

22 October 2026 at 13:20

Malgré les attaques contre les pétroliers et les perturbations du trafic dans le détroit d’Ormuz, les exportations de pétrole du Golfe ont retrouvé, puis dépassé, leur niveau d’avant la guerre contre l’Iran. Selon les données préliminaires de Kpler, les flux régionaux, hors Iran, ont dépassé en moyenne 24,5 millions de barils par jour durant la semaine achevée le 18 octobre, contre environ 24,4 millions durant la semaine précédant le déclenchement du conflit, fin février.

Ce rebond tient surtout à l’adaptation rapide des producteurs. L’Arabie saoudite a augmenté ses exportations via Yanbu, sur la mer Rouge, grâce à l’oléoduc Est-Ouest, tandis que les Émirats utilisent davantage leur liaison vers Fujairah, qui débouche directement sur le golfe d’Oman. Les transferts de pétrole de navire à navire se sont également multipliés au large d’Oman et des Émirats. Avant la guerre, environ 17 % du brut régional évitait Ormuz ; cette proportion avoisine désormais 40 %.

Loin d'un retour à la normale

Le détroit reste pourtant loin d’un retour complet à la normale. Les volumes qui y transitent demeurent inférieurs à ceux d’avant-guerre, tandis que les attaques contre les navires se poursuivent. Mais le recours aux convois protégés, aux itinéraires alternatifs et aux transferts en mer a permis de compenser une grande partie des pertes.

Cette résilience a cependant un coût. Les primes d’assurance et les tarifs des pétroliers restent très élevés, ce qui renchérit fortement l’acheminement du brut vers l’Asie. Saudi Aramco et ADNOC ont même dû adapter leurs conditions commerciales pour maintenir l’intérêt des raffineurs asiatiques.

L’Iran constitue l’exception majeure : ses exportations restent pratiquement à l’arrêt sous l’effet du blocus américain. Le paradoxe est donc saisissant : malgré une guerre toujours active et un Ormuz sous tension, les autres producteurs du Golfe parviennent désormais à exporter davantage de pétrole qu’avant le conflit.

Algérie : un accord de coopération militaire signé avec le Niger

22 October 2026 at 12:54

L’Algérie et le Niger ont signé le 21 octobre un protocole d’accord de coopération militaire, à l’issue d’une rencontre à Alger entre les responsables militaires des deux pays, selon un communiqué du ministère algérien de la Défense nationale.

Le général d’armée algérien Saïd Chanegriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), a reçu au siège de l’état-major le général d’armée nigérien Salifou Modi, ministre d’État et ministre de la Défense nationale. Il effectuait une visite de travail en Algérie à la tête d’une délégation militaire de haut rang.

Au cours de la rencontre, Chanegriha a souligné la volonté commune des deux pays de renforcer leur coopération militaire, rappelant que la visite faisait suite à un déplacement du ministre nigérien quelques jours plus tôt.

Le chef d’état-major algérien a par ailleurs réaffirmé la disponibilité de l’ANP à examiner toute proposition nigérienne susceptible de consolider la coopération bilatérale dans les domaines militaire et sécuritaire, dans l’intérêt des deux pays et conformément à la volonté de leurs dirigeants.

De son côté, Modi a salué le niveau de coordination multidimensionnelle entre les armées algérienne et nigérienne.

La rencontre s’est déroulée en présence de plusieurs hauts responsables algériens : les commandants des forces terrestres et aériennes, celui de la Gendarmerie nationale, ainsi que des responsables du ministère de la Défense nationale et de l’état-major de l’ANP.

Une coopération militaire déjà concrétisée par une aide matérielle

La rencontre du 21 octobre s’inscrit dans la continuité des échanges entre Alger et Niamey. Le 13 octobre, Modi avait été reçu par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, qui est aussi chef suprême des forces armées et ministre de la Défense nationale.

La coopération entre les deux pays s’est aussi traduite par un soutien matériel algérien à l’armée nigérienne. Le 9 août 2026, le ministère algérien de la Défense nationale avait annoncé le don au Niger de quatre hélicoptères, à savoir deux Mi-24V et deux Mi-171.

La livraison comprenait en outre des munitions, des pièces de rechange et des équipements d’appui, de maintenance et de soutien logistique, selon les autorités algériennes.

Libye-Turquie : ratification d’un accord maritime contesté

22 October 2026 at 12:29
Preview Le Parlement de l’Est libyen, proche du maréchal Khalifa Haftar, a ratifié le 20 octobre un accord de délimitation des zones maritimes avec la Turquie. Le texte partage les zones économiques exclusives, mais la Grèce et l’Égypte jugent qu’il ignore leurs droits, ce qui ravive les tensions en Méditerranée orientale.

Égypte : un soutien militaire à Riyad, mais sans attaque au Yémen

22 October 2026 at 12:16

L’Égypte veut aider l’Arabie saoudite face aux attaques houthies, mais en fixant une ligne rouge : aucune frappe égyptienne n’est prévue au Yémen. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a précisé le 21 octobre que l’éventuel engagement militaire du Caire serait strictement limité à la défense du territoire et des frontières saoudiennes. « Je ne parle pas d’affronter ou d’attaquer qui que ce soi », avait-il déjà insisté le 17 octobre.

Concrètement, l’aide envisagée pourrait prendre la forme de moyens de défense antiaérienne et antimissile, de systèmes anti-drones, de partage de renseignement, d’escorte navale ou encore d’un soutien logistique. L’objectif serait donc de permettre à Riyad d’intercepter les missiles et drones houthis visant ses villes, ses aéroports et ses infrastructures pétrolières, sans participer aux bombardements saoudiens sur Sanaa ou d’autres zones contrôlées par les Houthis.

Le précédent des années 1960

La prudence égyptienne s’explique aussi par l’histoire. Dans les années 1960, l’Égypte du président Gamal Abdel Nasser avait envoyé des dizaines de milliers de soldats au Yémen et subi de lourdes pertes. Ce passé reste très présent au Caire, qui veut éviter d’être aspiré dans une nouvelle guerre terrestre longue et coûteuse.

Politiquement, l’Égypte affiche néanmoins un soutien très fort à Riyad. Son Conseil national de défense a approuvé le 18 octobre « toutes les formes de soutien nécessaires et possibles » pour protéger la sécurité et l’intégrité territoriale saoudiennes. Le Parlement doit encore se prononcer le 26 octobre sur l’autorisation d’un éventuel engagement militaire, conformément à la Constitution.

Le Caire envoie donc un message double : il voit en l’Arabie saoudite un partenaire stratégique dont la sécurité fait partie de la sécurité nationale arabe, mais refuse pour l’instant de transformer sa solidarité en intervention offensive contre les Houthis.

Guinée : sept ans de prison pour l’ancien président de la Cour constitutionnelle

22 October 2026 at 11:51
Preview Mohamed Lamine Bangoura, ancien président de la Cour constitutionnelle, a été condamné le 21 octobre à sept ans de prison pour corruption, enrichissement illicite, détournement de deniers publics et blanchiment. Il doit verser, solidairement avec deux coaccusés en fuite, 41 milliards de francs guinéens (environ 4,1 millions d’euros) à l’État.

Lyon : premier décès humain connu lié au virus Shamonda

22 October 2026 at 11:29
Preview Les autorités sanitaires françaises ont identifié à Lyon le premier cas humain connu du virus Shamonda, jusqu’ici détecté chez des animaux, principalement des bovins ; le patient est décédé. Aucun risque sanitaire pour la population générale n’est identifié à ce jour, soulignent-elles.

Washington ordonne le départ d’une partie de son personnel diplomatique d’Arabie saoudite

22 October 2026 at 11:27

Les États-Unis ont ordonné le départ des employés gouvernementaux non essentiels de leur ambassade à Riyad, ainsi que de leurs familles, sur fond d’intensification des attaques houthies contre le royaume. Il s’agit d’un ordered departure, donc d’un départ imposé par le département d’État et non d’une simple recommandation.

La décision survient après plusieurs frappes contre des infrastructures civiles et énergétiques. À Dammam, une attaque de drone contre l’aéroport King Fahd a fait un mort et huit blessés. Deux autres personnes ont été tuées lors d’une attaque visant le champ pétrolier de Chaybah. L’ambassade américaine avait déjà multiplié les alertes et les restrictions de déplacement pour son personnel, notamment autour des aéroports et dans plusieurs régions exposées.

Un signal politique fort

Washington ne ferme toutefois pas son ambassade et ne retire pas tous ses diplomates : les personnels jugés indispensables restent en poste. Le département d’État maintient parallèlement l’Arabie saoudite au niveau 3 de son avis aux voyageurs, recommandant aux Américains de « reconsidérer » tout déplacement dans le royaume en raison du risque de frappes de drones et de missiles.

La portée symbolique reste néanmoins forte. Après plusieurs semaines d’attaques houthies contre Riyad, Dammam et des installations pétrolières, Washington considère désormais que la menace peut directement toucher ses personnels et ses intérêts. Une source diplomatique citée par l’Agence France-Presse évoque aussi le retrait de familles de diplomates américains aux Émirats arabes unis, en Jordanie, au Qatar et à Bahreïn.

Manifestations interdites, rapport sénatorial : la tension monte avant la mobilisation de samedi

22 October 2026 at 11:12

À l’approche de l’« acte II » prévu le 24 octobre, les autorités ont annoncé un dispositif de sécurité massif et multiplient les interdictions de rassemblements et les contrôles d’itinéraires, tandis que le Sénat rend public un rapport visant à mieux anticiper et sanctionner les débordements.

Des interdictions en série et des parcours sous haute surveillance

Jeudi 22 octobre, les rassemblements et manifestations non déclarés sont interdits de 8 heures à 20 heures dans plusieurs secteurs de Paris : abords de l’Élysée, de Matignon, de l’Assemblée nationale et du Sénat, mais aussi Champs-Élysées, Louvre, places de la Bastille, de la République et d’Italie, Châtelet, les Halles, l’île de la Cité et les gares.

La préfecture de police a également interdit la manifestation déclarée par Interfac IDF, invoquant « l’incapacité de l’organisateur à éviter les exactions ». Des mesures similaires frappent Lyon, Grenoble, Lille et d’autres villes.

Pour samedi 24 octobre, plusieurs préfectures ont déjà pris les devants. À Rouen, au Havre, à Toulon ou encore à Grenoble, les cortèges sont interdits dans les centres-villes. À Paris, des parcours ont été déclarés : Bastille-Opéra par des coordinateurs des Gilets jaunes, Bastille-Nation par la Confédération générale du travail de Paris. Le ministère de l’Intérieur doit préciser le dispositif, qui pourrait inclure des blindés et l’opération Sentinelle. Sur X, la préfecture de police a publié l’arrêté d’interdiction pour jeudi, rappelant les périmètres concernés.

En complément de l'arrêté n°2026-01404, le préfet de Police a pris un arrêté périmétrique d’interdiction de rassemblement et de manifestation, dans certains secteurs de Paris demain de 8h à 20h. Consultez l'arrêté n°2026-01403 portant mesures de police applicables à #Paris dans le cadre du mouvement lycéen et étudiant le 22 octobre 2026 ⤵️

— Préfecture de Police (@prefpolice) October 21, 2026

Dans le même temps, le Sénat a présenté mercredi un rapport intitulé « L’avenir du maintien de l’ordre : 30 propositions pour reprendre le contrôle ». Les sénateurs David Margueritte et Olivier Bitz préconisent de renforcer le renseignement, de généraliser le recours aux drones et à la vidéoprotection algorithmique, d’introduire des procès-verbaux dématérialisés et de prévoir la présence de magistrats du parquet lors des opérations.

Ils proposent aussi de porter à trois ans la peine de prison pour participation à un groupement violent, de punir le fait de participer à une manifestation non déclarée ou interdite et d’autoriser la saisie de certaines prestations sociales pour indemniser les victimes. Le sénateur Les Républicains David Margueritte a interpellé le gouvernement sur ce sujet devant la chambre haute le 21 octobre.

🏛️ Cet après-midi, j’ai interpellé le ministre de l’Intérieur lors des questions d’actualité au @gouvernementFR sur les manquements de l’État à son devoir d’assurer la protection de nos commerces, de nos institutions et des Français lors des manifestations du 17 octobre dernier. Depuis janvier, nous travaillons avec mon collègue du @Senat Olivier Bitz sur l’évolution du maintien de l’ordre. Nous présentons 30 propositions pour reprendre le contrôle en insistant sur deux axes : - Le renforcement des sanctions, en sanctionnant pénalement la participation à une manifestation non déclarée. - L’efficacité de la réponse judiciaire, en facilitant les interpellations grâce à l’usage des caméras-piétons et des drones lors de toute manifestation présentant un risque. Avec le projet de loi complémentaire « casseurs-payeurs », nous souhaitons que les casseurs paient les dommages qu’ils causent, et non les Français. Protéger le droit de manifester, c’est aussi éviter que les manifestations servent de terrain de jeu aux casseurs et aux pilleurs !

— David Margueritte (@DMARGUERITTE) October 21, 2026

De son côté, l’exécutif enchaîne les réunions. Le président Emmanuel Macron a convoqué les services de renseignement à l’Élysée. Le Premier ministre Sébastien Lecornu reçoit les partis à Matignon, promettant la « transparence » sur le déroulement du 17 octobre. Côté opposition, le coordinateur national de La France insoumise (LFI) Manuel Bompard a annoncé sur RMC qu’il demanderait « des excuses pour le fiasco de samedi ».

Aujourd'hui j'irai à Matignon pour demander à Lecornu des excuses pour le fiasco de samedi et ses manipulations contre la France insoumise, et des réponses politiques à la colère de la jeunesse et d’une grande partie du peuple français. Nous n'acceptons pas l'ordre du jour imposé qui prévoit d'esquiver les revendications du peuple.

— Manuel Bompard (@mbompard) October 22, 2026

Le gouvernement entend reprendre la main après les débordements qui ont marqué les dernières manifestations. Les oppositions, notamment LFI, mais aussi une partie du centre avec l’ancien Premier ministre Édouard Philippe, maintiennent la pression sur Lecornu et ses ministres.

Quatre géants européens des télécoms s’allient pour concurrencer Starlink depuis l’espace

22 October 2026 at 10:08

Quatre poids lourds des télécommunications européennes veulent permettre aux téléphones de rester connectés même loin des antennes. Orange, Deutsche Telekom, Telefónica et Vodafone ont signé le 19 octobre une lettre d’intention pour envisager une candidature commune à l’attribution de fréquences satellitaires en Europe.

Des satellites pour les zones sans réseau

Le principe, appelé direct-to-device, consiste à relier un téléphone à un satellite, sans passer par une antenne mobile au sol. L’objectif est de couvrir les régions isolées et de maintenir des communications lorsque les réseaux terrestres sont hors service.

Les quatre groupes prévoient de gérer ensemble les installations au sol et les fonctions de contrôle en Europe. En revanche, ils ne comptent pas financer eux-mêmes une constellation de satellites : ils cherchent encore un partenaire pour cette partie du projet. Le dispositif serait ouvert aux autres opérateurs mobiles européens.

Dans leur communiqué conjoint, les entreprises présentent l’initiative comme un moyen de « renforcer la résilience des réseaux publics, protéger les communications critiques et soutenir le développement d’une constellation européenne ». Il faudra toutefois obtenir les fréquences et conclure un partenariat technique avant toute commercialisation.

Starshield : plus d’un million de dollars de drones ukrainiens perdus

L’annonce des opérateurs survient quelques jours après les perturbations du réseau américain Starshield, la version militaire de Starlink utilisée par les forces ukrainiennes. Depuis le 14 octobre, les restrictions de connexion ont notamment affecté leurs drones en vol.

D’après le New York Times, des dizaines d’appareils ukrainiens se sont écrasés après avoir perdu leur liaison satellite. Un commandant ukrainien chiffre les pertes de son unité à plus d’un million de dollars. Faute de connexion, celle-ci a dû suspendre la quasi-totalité de ses opérations pendant près de trois jours, notamment les frappes contre des positions et des installations russes.

L’origine de ces restrictions fait l’objet de versions divergentes. Reuters a rapporté que l’ordre venait de la Maison Blanche, tandis que le Wall Street Journal attribue la décision à Elon Musk. Le patron de SpaceX conteste sa responsabilité et affirme que l’utilisation de Starshield relève des autorités américaines.

Gazoduc «Force du Baïkal» : Moscou espère un accord commercial avec Pékin d’ici fin 2026

22 October 2026 at 09:34

Le 21 octobre, à Saint-Pétersbourg, le Premier ministre russe Mikhaïl Michoustine a reçu son homologue chinois Li Qiang. Parmi les sujets abordés figurait le gazoduc « Force du Baïkal », qui doit permettre à la Russie de livrer 50 milliards de mètres cubes de gaz par an à la Chine. Le projet avance, mais Gazprom et la China National Petroleum Corporation doivent encore se mettre d’accord sur les conditions commerciales.

Le vice-Premier ministre russe Alexandre Novak se montre optimiste. « Nous attendons que nos entreprises mènent leurs négociations commerciales à leur terme et nous espérons qu’elles parviendront à un accord d’ici la fin de l’année », a-t-il déclaré aux journalistes.

Un nouveau passage par la Mongolie

Le projet s’appelait jusqu’à récemment « Force de Sibérie 2 ». Il doit acheminer le gaz des gisements russes de Sibérie occidentale, notamment de la péninsule de Yamal, vers la Chine en traversant la Mongolie. Sur le sol mongol, le tronçon prévu porte le nom de « Soyouz Vostok ».

En septembre 2025, Gazprom avait annoncé la signature d’un mémorandum juridiquement contraignant avec son partenaire chinois. Les livraisons envisagées s’étendraient sur 30 ans. Ce document ne réglait cependant pas toutes les modalités du contrat, dont le prix.

Le nom « Force du Baïkal » a été retenu pour distinguer le nouveau tracé de « Force de Sibérie ». Selon Novak, il souligne aussi le passage prévu au sud du lac Baïkal.

La Russie renforce ses exportations de gaz vers la Chine

La Chine reçoit du gaz russe par « Force de Sibérie » depuis 2019. Le gazoduc, qui relie les gisements de Sibérie orientale au marché chinois, dispose d’une capacité de 38 milliards de mètres cubes par an. Avec « Force du Baïkal », la capacité totale pourrait plus que doubler pour atteindre 88 milliards de mètres cubes.

Le nouveau tracé permettra à la Russie d’exporter le gaz de Sibérie occidentale, où se trouvent certaines de ses plus importantes réserves. Moscou pourra ainsi approvisionner davantage le marché chinois tout en élargissant ses débouchés en Asie.

Un troisième itinéraire est déjà prévu depuis l’Extrême-Orient russe, avec une capacité supplémentaire de 10 milliards de mètres cubes par an. Les deux pays travaillent à renforcer leurs échanges gaziers sur plusieurs routes, parallèlement au développement de leurs autres projets énergétiques.

L’Afrique du Sud baisse temporairement la taxe sur les carburants

22 October 2026 at 09:11
Preview Le gouvernement sud-africain applique une nouvelle réduction temporaire de la taxe sur les carburants du 4 novembre au 1ᵉʳ décembre, sur fond de prix record à la pompe, au-dessus de 30 rands le litre (1,83 dollar). L’allégement coûtera près de 611 millions de dollars à l’État et pèsera sur la croissance, selon le ministère des Finances.

Israël devient partenaire du Forum des îles du Pacifique

22 October 2026 at 09:02

Israël a annoncé avoir été accepté comme partenaire du Forum des îles du Pacifique, une organisation régionale qui réunit 18 États et territoires du Pacifique. Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Sa’ar a indiqué avoir été informé de cette décision par le secrétaire général du Forum, Baron Divavesi Waqa, après une réunion organisée à Palau. La demande israélienne avait été déposée en juin, lors d’une visite de Sa’ar aux Fidji. Le Forum n’avait toutefois pas encore confirmé publiquement cette décision le mercredi 21 octobre au matin.

Ce nouveau statut permettra à Israël de participer aux discussions et programmes sectoriels du bloc. La coopération doit notamment porter sur la gestion de l’eau, le dessalement, l’agriculture, l’adaptation au changement climatique, l’innovation et le développement durable. Un plan d’action commun et un mécanisme de suivi doivent également être mis en place.

Une offensive diplomatique dans le pacifique

Cette intégration s’inscrit dans une offensive diplomatique plus large de l’État hébreu dans le Pacifique. Israël a ouvert cette année une ambassade aux Fidji, chargée également de couvrir neuf autres États insulaires. Dans l’autre sens, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Fidji et Nauru ont ouvert des ambassades à Jérusalem ces dernières années.

Pour Israël, l’enjeu dépasse largement la coopération technique. Plusieurs États du Pacifique ont régulièrement adopté à l’ONU des positions favorables à Israël ou se sont opposés à certaines résolutions critiquant sa politique. Renforcer ses liens avec ces pays permet donc à Jérusalem de consolider des soutiens diplomatiques à un moment où il fait face à une pression internationale accrue sur Gaza.

Le Pacifique est par ailleurs devenu un espace de compétition stratégique entre la Chine, les États-Unis, l’Union européenne et leurs partenaires. En obtenant ce nouveau statut, Israël cherche donc à inscrire durablement sa présence dans une région où les enjeux de sécurité, d’infrastructures et d’influence diplomatique prennent une importance croissante.

Sénégal : 171 secourus après l’échouement de leur pirogue

22 October 2026 at 08:46
Preview Les forces de sécurité sénégalaises ont secouru 171 migrants irréguliers de plusieurs nationalités dans la commune de Gandiol (nord), après l’échouement de leur pirogue, le 20 octobre. Parmi les rescapés, on compte 120 Gambiens, dont 60 femmes, 38 Sénégalais, dont deux femmes, un ressortissant guinéen de Conakry et 12 enfants, selon la gendarmerie.

«Les États-Unis ne veulent plus posséder le Moyen-Orient» : Tom Barrack expose la nouvelle doctrine

22 October 2026 at 08:31

Tom Barrack a livré à Doha l’une des formulations les plus directes de la nouvelle doctrine américaine au Moyen-Orient. Lors du Global Security Forum, l’ambassadeur des États-Unis en Turquie et envoyé spécial pour la Syrie et l’Irak a affirmé que Washington voulait sortir de l’ancien modèle fondé sur un échange implicite entre sécurité américaine et accès au pétrole. « Les États-Unis ne veulent plus posséder », a-t-il lancé, tout en précisant : « Nous ne partons pas. »

Son message aux alliés du Golfe est tout aussi clair. Selon lui, les pays de la région doivent accepter qu’ils ne peuvent plus compter sur Washington pour régler l’ensemble de leurs problèmes. « Tout le monde se dit : je ne peux pas dépendre de l’Amérique pour résoudre tous mes problèmes », a-t-il résumé. Barrack encourage ainsi le développement d’alliances régionales, citant notamment le rapprochement entre l’Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie.

Les États-Unis, source du chaos au Moyen-Orient

L’envoyé de Donald Trump s’est montré particulièrement sévère envers plusieurs décennies d’interventionnisme américain. Il a rappelé que Washington avait participé à 23 changements de régime dans la région avant de conclure : « Chaque fois que nous essayons d’intervenir et de changer la personne ou le régime, cela semble avoir été une erreur. » Interrogé sur la guerre contre l’Iran, il a reconnu ne pas savoir si cette intervention avait été une erreur, qualifiant la situation créée de « terrible ».

Autre déclaration remarquée : Barrack a estimé que l’Iran n’était pas en lui-même un « régime maléfique », distinguant le pouvoir iranien du rôle des Gardiens de la révolution, qu’il considère comme un adversaire et une source majeure de confrontation avec Israël.

Cette doctrine se retrouve aussi au Yémen. Washington continuera d’apporter un soutien logistique à Riyad face aux Houthis, mais une intervention terrestre américaine serait, selon Barrack, « inutile » ou sans perspective de succès. Pour lui, la responsabilité doit progressivement revenir aux États régionaux eux-mêmes.

Enfin, Barrack a insisté sur la nécessité d’un accord négocié avec Téhéran et salué le rôle du Qatar comme médiateur. Sa conférence dessine ainsi une Amérique toujours présente militairement et diplomatiquement, mais désormais plus réticente à intervenir directement et davantage tournée vers le partage du fardeau sécuritaire avec ses partenaires régionaux.

Crash d’un avion militaire français : un mort, les recherches se poursuivent

22 October 2026 at 08:30
Preview Un Mirage 2000D de l’armée de l’air française s’est écrasé dans la soirée du 20 octobre près de Nancy, dans le nord-est du pays. Le corps d’un militaire a été retrouvé, tandis que les recherches se poursuivent pour localiser le second membre d’équipage. Deux enquêtes ont été ouvertes pour déterminer les causes de l’accident.

Fiasco du 17 octobre : depuis Doha, Macron sort l’excuse de la «manipulation étrangère»

21 October 2026 at 19:04

Alors que la France subit encore les contrecoups du chaos des 17 et 18 octobre — pillages, mairies prises pour cible, policiers blessés —, Emmanuel Macron a choisi de s’exprimer... depuis Doha. Une fois encore, le chef de l’État a sorti son refrain favori : la « manipulation étrangère de l’information ».

Le 21 octobre, il a dénoncé les commentaires « inacceptables autant que stupides » de dirigeants étrangers qui « font campagne sur le dos de la France », visant notamment, sans les nommer, Donald Trump et Benjamin Netanyahou.

Le scénario est familier. Macron reconnaît l’absence d’« ingérences étrangères visibles » dans les événements eux-mêmes. Il dénonce néanmoins une manipulation de l’information survenue après les violences, évoquant des images générées par intelligence artificielle et des récits trompeurs relayés par des dirigeants étrangers en campagne.

Emmanuel Macron : «Il y a eu une manipulation étrangère de l'information, qui a donné lieu à des commentaires inacceptables et stupides notamment de la part de dirigeants étrangers» Toute l'info est à retrouver sur https://t.co/NVs1Rf6rXd https://t.co/67Zt46h7m1

— CNEWS (@CNEWS) October 21, 2026

Donald Trump avait décrit une France « prise d’assaut » par des migrants et des djihadistes, invitant les électeurs américains à « regarder la France » pour comprendre les enjeux des élections de mi-mandat aux États-Unis. Emmanuel Macron l’a notamment rangé parmi les dirigeants dont il dénonce les commentaires sur la situation française.

Benjamin Netanyahou avait, pour sa part, évoqué une « invasion de l’islam extrémiste ».

Comme à l’accoutumée, le centre et l’Élysée invoquent ces manipulations sans jamais produire la moindre preuve tangible.

Sur les réseaux sociaux, les réactions n’ont pas tardé, entre moqueries et indignation. Le candidat à la présidentielle Éric Zemmour a ironisé : « C’est même de la faute des extraterrestres. Emmanuel Macron, premier complotiste de France. »

C’est même de la faute des extraterrestres. Emmanuel Macron, premier complotiste de France.

— Eric Zemmour (@ZemmourEric) October 21, 2026

Pendant ce temps, le chef de l’État annonce une réunion avec les services de renseignement pour le lendemain. Toujours un temps de retard, toujours une explication toute prête. Et, cette fois, la Russie, cible favorite du camp macroniste, n’a pas été visée par le président en fin de règne.

Le président ghanéen salue le rôle de la Russie dans le maintien de la sécurité au Sahel

21 October 2026 at 19:03
Preview John Dramani Mahama s’est déclaré ouvert au soutien de «tous ceux qui sont prêts à lutter contre le terrorisme», saluant la participation de la Russie au maintien de la sécurité au Sahel. Il a également déploré le retard du déploiement d’une force ouest-africaine de réaction rapide, faute d’une résolution de l’ONU garantissant son financement.
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