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Hôtel de ville de Limoges incendié : un «acte prémédité» avec «des repérages», dénonce le maire

19 October 2026 at 20:51

« Ce que je demande au gouvernement, ce n’est rien d’exceptionnel, c’est d’assumer les conséquences de l’incurie qui a été la leur samedi », a déclaré dans une interview au Figaro le maire Les Républicains (LR) de Limoges, Guillaume Guérin, dont la ville demeure sous le choc après l’incendie de l’hôtel de ville. Des images qui ont fait le tour du monde, devenant le symbole des violences qui ont secoué la France lors de la journée du 17 octobre.

« On a la certitude qu’il y a eu des repérages et que tout ceci était fomenté. Par contre ceci aurait pu être évité si notre police nationale avait eu les moyens de les contenir sur les boulevards tel que c’était initialement prévu, elle ne l’a pas pu faute de munitions – pas par manque de courage », a notamment résumé l’édile limougeaud.

Ce dernier n’a pas mâché ses mots : « si la mairie de Limoges a brûlé, c’est parce que la police républicaine - la police nationale de ce pays - s’est retrouvée à cours de capacités à assurer le maintien de l’ordre », a-t-il lancé. Et d’insister sur la « rupture de munitions, notamment de grenades de désencerclement » des forces de l’ordre, « donc il ya bien eu une défaillance de l’État sur la protection de l’ex-capitale du Limousin qu’est Limoges ».

Des millions d'euros de dégâts potentiellement non-couverts

Quant à la préméditation des incendiaires, le maire LR a renvoyé aux premières constatations de l’assurance, avec un feu qui serait parti depuis la cave de l’édifice municipal. « On ne trouve pas la cave de la mairie de Limoges, de manière inopinée, quand on arrive à la va-vite dans un cortège de manifestants », a enfoncé le clou Guillaume Guérin.

Assurance qui, a précisé l’élu LR au passage, ne devrait pas couvrir l’ensemble des « dizaines de millions d’euros » de dégâts occasionnés par cet acte criminel. « Les émeutes font partie des choses qui sont exclues d’une partie des polices d’assurance que peuvent souscrire des collectivités, particulièrement les mairies », a-t-il rappelé, réitérant son appel à un soutien du gouvernement, notamment en termes d’accélération des démarches pour restaurer la mairie.

Concernant les auteurs des faits, Guillaume Guérin a pointé du doigt les « écervelés, souvent très jeunes, qui ont le sentiment en cassant de découvrir des sensations fortes » ainsi que des membres de « l’ultragauche ».

« Quand on tague sur le bâtiment “Vive la Commune!”, ce n’est pas “Vive la commune de Limoges”, c’est “Vive la Commune de Paris !”, on ne va pas me faire croire que ce sont des gamins issus des quartiers qui ne savent à peine lire le français ou l’écrire », a-t-il remarqué avant d’accuser : « on a affaire à des nervis d’ultragauche, suréquipés, surentraînés, qui veulent tuer des flics, qui veulent détruire la République […] et malheureusement Limoges n’a pas échappé à ces gens-là ».

Présidentielle en France : un nouveau sondage fait la part belle à Lisnard face à Retailleau

19 October 2026 at 20:36

L'ex-ministre de l’Intérieur et président des Républicains (LR), passé par les gouvernements Barnier, Bayrou et Lecornu, serait-il en train de se faire voler la vedette à droite par le maire de Cannes et président de l’Association des maires de France (AMF)? Dans une enquête Cluster17, parue le 18 octobre pour Le Point qui évoque une « drôle de vague », l’édile cannois est crédité de 7 % des intentions, à égalité avec Bruno Retailleau.

Une étude d’opinion qui vient faire écho au dernier baromètre de l’Ifop-Fiducial, pour LCI et Sud Radio, publié le 14 octobre, où David Lisnard était donné à 6 %, en hausse de 2,5 points, devançant un Bruno Retailleau stagnant. « S’il est président des Maires de France, je n’y suis pas pour rien », lâchait ce dernier, le 16 octobre, au micro d’Europe 1, se déclarant ouvert à un « ticket » avec David Lisnard.

Lisnard - Retailleau : un ticket « absolument complémentaire » ?

« Le plus stupide ce serait que tous les deux on aille au bout », a ajouté l’ex-ministre. Un ticket « absolument complémentaire », a renchéri sur le plateau de CNews la journaliste Eugénie Bastié, voyant dans « un ticket Lisnard, Knafo, Retailleau » l’union d’une droite à la fois « conservatrice, identitaire et libérale » occupant l’espace entre les formations de Marine Le Pen et d’Édouard Philippe sur les platebandes duquel le président de Nouvelle Énergie vient marcher avec son libéralisme assumé.

Bien que loin d’une qualification au second tour, dominé par Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann n’atteignant que 11 % – loin du score prêté par un récent sondage qui le donne devant Mélenchon – le maire de Canne dispute au président des LR une partie de l’espace électoral à droite.

Toujours selon cette enquête Cluster17, dans l’hypothèse d’un rassemblement du centre et de la droite derrière David Lisnard, sans Édouard Philippe ni Bruno Retailleau, celui-ci arriverait en troisième position avec 17 % d’intention de vote, derrière Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, à respectivement 35,5 % et 20,5 %, mais devant Raphaël Glucksmann donné à 16 % dans cette configuration.

Violences et pillages en France : un couvre-feu partiel annoncé à Paris

19 October 2026 at 20:04
Preview «La sécurité de tous rend ces dispositions nécessaires pour rétablir la paix publique à laquelle une minorité de délinquants a gravement porté atteinte», a annoncé la Préfecture de police de Paris concernant l’instauration d’un couvre-feu place de la République et dans le secteur des Halles, à compter de 23h00 ce 19 octobre et jusqu’à 6h00.

Sénégal : lancement du Comité de gouvernance du numérique pour accompagner la transformation digitale du pays

19 October 2026 at 18:24

Un pas décisif vient d’être franchi, selon le gouvernement sénégalais le 18 octobre, dans la structuration de son écosystème digital avec l’installation officielle du Comité de gouvernance du numérique (GouvNum) par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, qui a placé l’événement dans la continuité du « New deal technologique, qui est la déclinaison sectorielle de l’agenda national de transition 2050 ». Cette nouvelle structure, placée sous l’autorité du chef du gouvernement, « doit garantir la conformité des projets à l’architecture commune, consolider et prioriser les investissements, prévenir les redondances, maîtriser les coûts sur les cycles de vie des systèmes et veiller aux exigences de sécurité, d’interopérabilité et de protection des données », a-t-il expliqué.

La nouvelle instance de gouvernance est composée de ministères sectoriels et de structures parapubliques. Elle est perçue par le gouvernement sénégalais comme un outil permettant de matérialiser l'ambition d’une société numérique à l’horizon 2034.

Les bénéfices de l’ambition numérique

Faisant du numérique un moteur de transformation économique, de modernisation de l'État et d’amélioration des conditions de vie, le gouvernement sénégalais s’est fixé les objectifs de porter la contribution du numérique au produit intérieur brut (PIB) à 15 %, de créer 150 000 emplois directs, de numériser 90 % des procédures administratives, de garantir un taux de connectivité de 90 % sur le territoire et de doter 90 % des citoyens d'une identité numérique d’ici 2034. Ces éléments sont indiqués dans un communiqué de la Primature du Sénégal, publié sur la page officielle du ministère sénégalais des Télécommunications et du Numérique.

La même source a aussi salué les contributions des partenaires de l’opérationalisation du Comité de gouvernance du numérique à travers le projet « Goin’Digital » financé par l'Union européenne au Sénégal, la Coopération allemande et la France.

États-Unis : un mandat d’arrêt émis contre l’ancien président cubain Raúl Castro, 95 ans

19 October 2026 at 18:16

Une juge de Floride a délivré un mandat d’arrêt contre l’ancien président cubain Raúl Castro dans une affaire remontant à 1996. La décision, prise au niveau de l’État, a été signée par Ariana Fajardo Orshan, du 11e circuit judiciaire de Floride, à Miami, le 19 octobre.

Les faits datent du 24 février 1996, lorsque l’aviation cubaine avait abattu deux avions Cessna 337 appartenant à l’organisation d’exilés cubains Brothers to the Rescue, basée à Miami. Quatre personnes avaient été tuées, dont trois ressortissants américains.

L’organisation repérait des migrants cubains tentant de rejoindre les États-Unis par la mer. Elle menait aussi des actions contre le gouvernement cubain, notamment en larguant des tracts au-dessus de l’île.

Les circonstances de l’incident restent contestées. Washington affirme que les appareils ont été abattus au-dessus des eaux internationales. Cuba soutient, de son côté, qu’ils avaient violé son espace aérien et que les activités de l’organisation représentaient une menace pour sa sécurité nationale.

Des accusations rejetées par La Havane

À l’époque des faits, Raúl Castro était ministre cubain de la Défense. Frère cadet de Fidel Castro, il a ensuite dirigé le pays de 2008 à 2018, avant de céder la place à l’actuel président Miguel Díaz-Canel.

Le mandat survient près de cinq mois après les accusations portées le 20 mai 2026 contre l’ancien dirigeant et cinq autres personnes. Les poursuites fédérales comprennent quatre chefs de meurtre, deux de destruction d’aéronefs et un de complot visant à tuer des ressortissants américains. Les cinq autres accusés sont d’anciens membres de l’appareil militaire cubain, dont trois pilotes.

Le nouveau mandat délivré en Floride porte, quant à lui, sur une accusation de complot en vue de commettre un meurtre au premier degré.

Les autorités cubaines avaient rejeté les accusations américaines de mai, dénonçant une « méprisable provocation politique ».

Une décision sur fond de pressions américaines contre Cuba

Ce nouvel épisode judiciaire survient dans un contexte de fortes tensions entre Washington et La Havane. Un haut responsable de l’administration Trump avait déclaré que les poursuites engagées en mai s’inscrivaient dans une campagne de pression contre l’île.

Les relations se sont notamment dégradées après l’intervention américaine au Venezuela en janvier 2026, qui a conduit à la capture de l’ancien président vénézuélien Nicolás Maduro, l’un des principaux alliés du gouvernement cubain. Washington a aussi annoncé des mesures visant les pays qui approvisionnent Cuba en pétrole.

Pour sa part, la Russie maintient son opposition aux sanctions américaines visant l’île. En février, le président russe Vladimir Poutine a jugé ces restrictions inacceptables, tout en soulignant les liens historiques particuliers unissant les deux pays.

France : le Premier ministre annonce des couvre-feux «localisés» et «partiels» dans plusieurs villes du Nord

19 October 2026 at 17:34
Preview Le Premier ministre français Sébastien Lecornu a indiqué lundi, après une réunion de crise interministérielle, que les couvre-feux visent à protéger les commerces dans les nuits du 19 et du 20 octobre à Lille, Douai, Wattignies et Denain. Écartant, pour l’heure, l’état d’urgence, il s’est toutefois dit prêt à y recourir «si c’est nécessaire».

Golfe : Macron en quête d’approvisionnements énergétiques, sous le feu des critiques

19 October 2026 at 17:17

Alors que la France tente de surmonter les violences du 17 octobre, le président français Emmanuel Macron a choisi de maintenir son programme international après son allocution très critiquée du 18 octobre. Arrivé le lendemain matin au Koweït, il doit poursuivre sa tournée aux Émirats arabes unis, à Bahreïn et au Qatar.

صاحب السمو أمير البلاد الشيخ مشعل الأحمد الجابر الصباح يقلّد الرئيس إيمانويل ماكرون رئيس الجمهورية الفرنسية قلادة مبارك الكبير • تقديرا وامتنانا من الشعب الكويتي ولتعزيز وتقوية العلاقات الطيبة بين البلدين https://t.co/ZcrV64rS9x

— كويت نيوز (@KuwaitNews) October 19, 2026

Objectif affiché : sécuriser les approvisionnements pétroliers, réduire la pression sur les prix des carburants et renforcer les partenariats militaires.

Une tournée au mauvais moment, avec quels moyens ?

L’opportunité du déplacement interroge. Pour le constitutionnaliste Benjamin Morel, interrogé par l’Agence France-Presse (AFP), ce voyage peut donner une impression de normalité, mais aussi faire apparaître le président comme « déconnecté » et suggérer une forme de « vide du pouvoir ».

Dans un éditorial publié lundi par Opinion Internationale, Michel Taube reproche au président son manque de réponses aux violences. Il déplore notamment que Macron n’ait pas annoncé de rencontre avec les commerçants et entrepreneurs sinistrés à son retour.

Bla bla bla : vous n'allez pas vous contenter d'un tweet, monsieur le Président ? Mesurez donc ce qui se passe : Ce n'est pas le #chaos, c'est une #guerrecivile en France et entre Français ! Mon 1er édito (la suite demain) : https://t.co/tZv2NUXXF8

— Michel Taube (@MichelTaube) October 18, 2026

L’utilité économique du déplacement soulève d’autres interrogations. « D’abord, il est totalement décrédibilisé par rapport aux monarchies du Golfe », estime Thierry Bros, professeur à Sciences Po. Dans des propos rapportés par l’AFP, il ironise sur l’état des finances françaises : « Et pour acheter, il faut un carnet de chèques et le carnet de chèques français, il n’a plus beaucoup de feuillets ».

« Il est totalement décrédibilisé par rapport aux monarchies du Golfe. Depuis 10 ans, il explique qu’on a besoin de moins 🛢️. Et pour acheter, il faut un carnet de chèques & 🇫🇷, il n’a plus beaucoup de feuillets » ma conclusion @le_Parisien https://t.co/3VlnOsWPmN

— Thierry Bros (@thierry_bros) October 19, 2026

L’expert en énergie Francis Perrin souligne, auprès de TV5Monde, la difficulté d’obtenir des engagements fermes tant que la région reste déstabilisée par la guerre contre l’Iran et les perturbations du détroit d’Ormuz.

À l’étranger, les analyses sont moins sévères. Interrogé par Les Échos le 18 octobre, Robert Mogielnicki, de l’Arab Gulf States Institute in Washington, estime que « Paris a une carte à jouer » auprès de monarchies désireuses de diversifier leurs alliances.

Mais Adel Bakawan, chercheur associé à l’Institut français des relations internationales (Ifri), rappelle les limites de l’ambition française : « La région sait parfaitement que la France est une puissance moyenne qui ne peut pas remplacer totalement les États-Unis ».

Une puissance moyenne qui n’est toutefois pas dépourvue de moyens : au Koweït, une déclaration d’intention en matière de défense a déjà été signée, et Airbus a engagé des discussions sur le renouvellement de la flotte de Kuwait Airways.

Pentathlon moderne : la Lituanie perd l’organisation d’une étape de Coupe du monde en 2027 après le refus d’accueillir des athlètes russes et biélorusses

19 October 2026 at 17:00
Preview La Lituanie perd l’organisation d’une étape de la Coupe du monde 2027 de pentathlon moderne à Kaunas après son refus d’accueillir les sportifs russes et biélorusses. L’Union internationale de pentathlon moderne défend leur droit à participer aux compétitions et aux qualifications olympiques de 2028. Vilnius maintient toutefois leur exclusion.

«Ce n’est pas la Russie, mais les États-Unis et l’UE qui ont déstabilisé les marchés énergétiques», affirme Sergueï Lavrov à Téhéran

19 October 2026 at 16:58

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, s’est entretenu ce 19 octobre à Téhéran avec son homologue iranien, Abbas Araghchi. Les discussions ont principalement porté sur la crise dans le golfe Persique et le renforcement de la coopération russo-iranienne.

Lors de la conférence de presse commune, Sergueï Lavrov a réaffirmé la disponibilité de Moscou à contribuer à un règlement négocié entre les parties au conflit. Dénonçant les opérations américaines et israéliennes contre l’Iran, il a appelé au rétablissement de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz et à des garanties contre toute nouvelle agression.

Araghchi a également désigné les opérations militaires américaines comme la principale cause de l’instabilité régionale. Il a souligné que Moscou et Téhéran partageaient une même position : les crises du Moyen-Orient doivent être réglées par la diplomatie, et non par la force.

Le chef de la diplomatie russe, par ailleurs, a rappelé les actions entreprises par Moscou en faveur de l’Iran. Selon lui, la Russie a fait obstacle, au sein de l’ONU, aux tentatives de légitimation des frappes américaines et israéliennes. Il a également évoqué les livraisons russes de médicaments et de produits alimentaires destinés à la population iranienne.

Moscou et Téhéran confirment la solidité de leur partenariat

Malgré le contexte régional, la Russie entend poursuivre ses engagements envers l’Iran. Araghchi a salué des négociations « très productives », soulignant que le traité de partenariat stratégique global avait renforcé les relations entre les deux pays.

Cette proximité se traduit aussi par des positions communes sur la scène internationale. Sergueï Lavrov a rappelé leur attachement à un ordre mondial multipolaire fondé sur la souveraineté des États et leur opposition aux mesures coercitives unilatérales contraires au droit international.

Sur le plan économique, Moscou a confirmé la poursuite des projets engagés avec Téhéran. Sergueï Lavrov a annoncé le retour progressif des spécialistes russes à la centrale nucléaire de Bouchehr et évoqué les perspectives de coopération dans les hydrocarbures. Les études techniques du projet ferroviaire Recht-Astara se poursuivent également, en attendant la finalisation des documents nécessaires par la partie iranienne.

Concernant les marchés énergétiques, Sergueï Lavrov a rejeté les affirmations selon lesquelles la Russie tirerait profit de la hausse des prix. Il a souligné l’importance de leur stabilité pour le développement économique à long terme, imputant aux Européens et à l’administration américaine précédente la déstabilisation des marchés après leur décision de renoncer aux approvisionnements russes.

Ukraine et autres dossiers internationaux

La question ukrainienne a également été abordée. Sergueï Lavrov a exposé à son homologue les derniers développements du conflit, affirmant que Kiev et ses soutiens européens n’étaient pas prêts à engager des négociations. Il a aussi dénoncé les restrictions visant, selon lui, la langue russe et les traditions orthodoxes en Ukraine.

Sur le dossier palestinien, le ministre russe a dénoncé les tentatives pour reléguer au second plan la création d’un État palestinien. Moscou et Téhéran ont insisté sur l’application des résolutions internationales concernant la Palestine et le Liban. Les deux ministres ont également évoqué la nécessité de relancer le dialogue au Yémen et de réduire les tensions entre l’Afghanistan et le Pakistan.

Enfin, Sergueï Lavrov a exprimé le souhait de voir le président iranien Massoud Pezechkian participer au sommet des pays exportateurs de gaz, prévu le 27 octobre à Moscou, ainsi qu’une délégation iranienne à la conférence sur la sécurité eurasiatique, organisée les 3 et 4 novembre à Minsk.

RDC : Kinshasa accuse Kabila de préparer une offensive, les négociations de paix sous pression

19 October 2026 at 16:56

Le bras de fer entre l’ancien président Joseph Kabila et le président Félix Tshisekedi franchit une nouvelle étape en République démocratique du Congo. Vendredi 16 octobre, le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya a accusé l’ex chef de l’État de préparer une offensive contre le pouvoir en place.

« Kabila a décidé de formaliser son offensive de grande envergure contre la République », a-t-il déclaré. Ces accusations surviennet quelques jours après la création, le 12 octobre à Goma, du Front pour la refondation de la nation (FRN), une coalition politico-militaire dirigée par Kabila et constituée autour de l’Alliance du fleuve Congo (AFC) et du Mouvement du 23 mars (M23).

Pour Patrick Muyaya, cette nouvelle structure ne change rien aux objectifs de la rébellion. « Les acteurs restent les mêmes, la nature du mouvement reste la même », a-t-il affirmé. De son côté, Joseph Kabila accuse le gouvernement de chercher à se maintenir en place, le jugeant « motivé uniquement par sa propre pérennité au pouvoir ».

Kinshasa maintient ses exigences

Au sein du camp présidentiel, l’Union pour la démocratie et le progrès social insiste sur le retrait des forces rwandaises du territoire congolais. Le secrétaire général Déo Bizibu, désigné par la convention du parti, le juge indispensable au rétablissement de la paix, conformément à la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU.

La création du FRN soulève des questions sur l’avenir des négociations de Doha. Dans un communiqué du 14 octobre, le mouvement a affirmé reprendre les engagements de l’ancienne coalition, notamment ceux liés au processus de paix sous médiation qatarie.

Le politologue Hubert Kabasubabo estime toutefois que la réorganisation pourrait remettre en cause les accords précédemment négociés. Selon lui, Kabila chercherait à utiliser les capacités militaires du mouvement pour renforcer sa position lors d’éventuelles discussions avec Félix Tshisekedi.

Quel avenir pour les négociations de paix ?

Sur le plan diplomatique, les efforts se poursuivent. L’envoyé spécial de l’ONU pour les Grands Lacs Huang Xia a évoqué une « fenêtre d’opportunité » pour la paix. Il a salué les progrès des médiations menées par les États-Unis et le Qatar, tout en appelant les parties à respecter leurs engagements.

Sur le terrain, les combats continuent dans l’est de la RDC, notamment au Sud-Kivu. Les inquiétudes persistent quant à une possible extension du conflit à d’autres régions, alors que les populations civiles subissent déjà les conséquences de plusieurs années de violences.

Malgré la volonté affichée par le FRN de maintenir les engagements pris à Doha, les désaccords avec Kinshasa demeurent importants. Les discussions de paix se déroulent ainsi dans un climat de défiance, sur fond d’accusations réciproques et de tensions militaires.

Maroc : une ministre évincée deux jours après sa prise de fonction sur fond d’une ancienne affaire judiciaire

19 October 2026 at 16:36

Dans un rebondissement rarement vu au royaume chérifien, le Cabinet royal a annoncé le 18 octobre que le roi Mohammed VI avait accepté une demande de la cheffe du gouvernement Fatima Zahra El Mansouri visant à mettre un terme aux fonctions de la nouvelle ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle et de la Qualification Madiha Khayr, deux jours seulement après sa nomination.

Un communiqué du Cabinet royal a fait savoir que le roi « a bien voulu accepter » la demande de la cheffe du gouvernement « en vue de mettre fin aux fonctions de Madame Madiha Khayr » dans une décision conforme « aux dispositions de l’article 47 de la Constitution » régissant la nomination des membres du gouvernement et la fin de leurs fonctions. Le communiqué ne donne cependant pas plus de détails sur cette décision.

Une polémique née sur les réseaux sociaux

À peine la ministre nommée, un document présenté comme un certificat médical datant de 2004 a circulé sur les réseaux sociaux. Une source au sein du Parti de l’Istiqlal a appelé à la prudence, mettant en doute l’authenticité du document et affirmant que « même s’il était authentique, il remonterait à 2004, soit il y a 22 ans », selon ce qu’a rapporté le média local Anfas Press.

Un article de presse publié en août 2004 a également été relayé en ligne. Il relatait une affaire judiciaire pour faux, usage de faux, escroquerie et usurpation de fonction visant une femme prénommée Madiha, soupçonnée à l’époque d’avoir utilisé l’identité d’une médecin pour émettre 19 chèques sans provision qui auraient servi à l’achat de bijoux. Aucune source officielle n’établit qu’il s’agit de la ministre et l’issue de l’affaire est inconnue.

Pour rappel, Madiha Khayr a été réélue députée de Béni Mellal lors des législatives du 23 septembre, puis a été désignée le 8 octobre à la présidence du groupe parlementaire du Parti de l’Istiqlal, quelques jours seulement avant sa nomination au gouvernement.

CAN 2025 : le Maroc et le Sénégal devront attendre fin novembre pour être départagés

19 October 2026 at 16:11

Le feuilleton judiciaire de la CAN 2025 n'est pas terminé. Le Tribunal arbitral du sport (TAS), saisi par la Fédération sénégalaise de football (FSF), a précisé son calendrier ce lundi 19 octobre.

🚨 CAN 2025 : le verdict du TAS attendu fin novembre Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a annoncé ce lundi que ses arbitres poursuivent leurs délibérations concernant l’appel de la FSF contre la CAF et la FRMF, après l’audience à huis clos du 8 octobre à Lausanne. La décision motivée est attendue fin novembre 2026. 🇸🇳 #Dsports |

— Khadim Diakhaté (@Ahmadoubamba36) October 19, 2026

Les deux fédérations devront encore patienter pour connaître l’issue de leur différend alors que l’institution avait déjà annoncé qu’elle statuerait à huis clos au début de l’été 2026.

Une finale, deux résultats et une polémique sans fin

Dans son communiqué, la juridiction installée à Lausanne indique que « la Formation arbitrale a entamé ses délibérations et les poursuit actuellement ».

Après une audience à huis clos le 8 octobre, les trois arbitres ont choisi de rendre une décision entièrement motivée. « Ce processus prendra plusieurs semaines et la sentence du TAS est attendue fin novembre 2026 », précise le tribunal. Aucune date plus précise n’est annoncée. 

Le 18 janvier, à Rabat, le Sénégal avait battu le Maroc (1-0 après prolongation), grâce à Pape Gueye. Mais la rencontre avait basculé dans la confusion lorsque plusieurs joueurs sénégalais avaient temporairement quitté la pelouse pour protester contre un penalty accordé au Maroc. Brahim Diaz avait manqué sa tentative, avant la reprise du match puis le but décisif sénégalais.

Saisie par la fédération marocaine, la Confédération africaine de football (CAF) avait d'abord rejeté la réclamation. Le 17 mars, son jury d'appel a finalement appliqué les articles 82 et 84 du règlement, déclaré le Sénégal forfait et homologué un succès marocain 3-0. Une décision dénoncée à Dakar comme « le braquage administratif le plus grossier de l’histoire de notre sport ».

Devant le TAS, la fédération sénégalaise défend notamment le résultat entériné par l’arbitre de la rencontre après la reprise du jeu.

La fédération marocaine invoque, de son côté, les règles sanctionnant une sortie du terrain sans autorisation. Il appartiendra au TAS de déterminer si le forfait prononcé par la CAF doit être maintenu ou annulé. Le tribunal précise que seule une annonce diffusée par ses propres canaux fera foi.

Vie chère : le président algérien instaure sept mesures pour juguler la hausse des prix

19 October 2026 at 15:16

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a fixé lors d’un Conseil des ministres, tenu le 18 octobre, un plan en sept mesures qui seront mises en place immédiatement pour contrer la hausse des prix et réguler les prix des produits de consommation et protéger le pouvoir d’achat des citoyens. Le pays a subi les mois derniers, une hausse, qualifiée d’injustifiée par la presse locale, des prix des viandes, de certains légumes et de fruits. Par cette décision, le gouvernement amorce une nouvelle phase dans la lutte contre les dérèglements du marché local, et ce, en instaurant des mécanismes de surveillance permanente à divers stades de la commercialisation depuis la production ou l’importation à la consommation. Le gouvernement pointe les pratiques des intermédiaires, des spéculateurs et l’augmentation artificielle des marges à l’origine de la flambée des prix des denrées.

Les réseaux intermédiaires dans le collimateur de l’État

Le président algérien a ordonné d’élaborer un projet de loi visant la réglementation stricte de l’activité des intermédiaires de vente entre producteurs et consommateurs, une décision qui met en cause les circuits de commercialisation jugés longs et opaques.

Pour la seconde mesure, il a ordonné au Premier ministre, Sifi Ghrieb, d’« ouvrir immédiatement une enquête sur le rôle négatif de certains importateurs dans la monopolisation et l’augmentation des prix des viandes importées ». Dans cette même perspective, il a recommandé de contrôler les boucheries qui commercialisent les viandes importées au prix des viandes locales. Les écarts des prix des viandes à l’échelle des wilayas, et même dans les quartiers, seront aussi surveillés par le gouvernement. Cette mesure vise à déterminer, chiffres à l’appui, les causes des écarts des prix et ceux qui en profitent.

Une troisième mesure préconisée par le chef de l'État prévoit la mise en place d’un « mécanisme permettant d’acheter localement les excédents de production, de les stocker, puis de les mettre sur le marché, dès l’apparition des premiers indicateurs de changement des prix », accordant ainsi à l'État un rôle de régulateur de l’offre et de la demande.

Plafonner les prix, assurer les contrôles et intervenir en permanence pour contrer les anomalies

La quatrième mesure du président algérien concerne le ministère du Commerce intérieur qui aura la charge « d’élaborer un dispositif de plafonnement des prix et de fixation des marges bénéficiaires des légumes, des légumineuses, des pâtes et des viandes, en tenant compte des chaînes de production et de commercialisation ». La cinquième mesure prévoit de mettre en place un système décentralisé permettant aux directeurs du commerce, sous la responsabilité des walis, d’assurer le suivi quotidien, au niveau local, des prix des produits de large consommation. Quant à la sixième mesure, elle engage le renforcement des brigades de contrôle des prix relevant du ministère du Commerce intérieur et assure des descentes quotidiennes sur le terrain tout au long de l’année. Cette mesure vient se substituer aux interventions occasionnelles en installant une permanence au rôle à la fois préventif et répressif.

Création d’une base de données numériques

Pour la dernière mesure, la numérisation sera mise à profit pour coordonner les actions des ministères de l’Intérieur et du Commerce intérieur, ainsi que du Haut-Commissariat à la numérisation, afin de créer une base de données numériques destinée à assurer un contrôle rapide et efficace des prix. Ce dispositif agira comme un « mécanisme d’alerte » permettant une intervention plus réactive des services concernés en cas de hausse anormale des prix.

La vie chère fait couler beaucoup d'encre en ce moment, notamment en Europe où le coût de la vie élevé, la hausse des loyers, les bas salaires et les dégradations des services publics attisent une colère de plus en plus ardente dans plusieurs pays européens, notamment en France, en Belgique, au Portugal ou encore en Italie. Des manifestations et des protestations éclatent un peu partout dans ces pays à une cadence de plus en plus soutenue, qui dégénèrent bien souvent en heurts avec les forces de l’ordre.

Moscou estime que les troubles en Europe frôlent le chaos, mais relèvent des affaires intérieures des États membres de l’UE

19 October 2026 at 14:22
Preview Les manifestations qui ont éclaté en France avant de gagner l’Italie témoignent d’une crise de grande ampleur, selon le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov. Il a estimé que les violences frôlaient le chaos, tout en précisant que la situation relevait des affaires intérieures des États concernés.

Peskov qualifie d’absurdes les accusations d’implication de la Russie dans les troubles en Europe et affirme qu’elles ne sont plus prises au sérieux

19 October 2026 at 14:20
Preview Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a rejeté les accusations imputant à Moscou une responsabilité dans les troubles qui secouent plusieurs pays européens. Il a jugé ces allégations «absurdes» et affirmé que plus personne ne les prend au sérieux, y compris en Europe.

AES-CEDEAO : des signes de détente et l’ambition d’un accord-cadre à l’issue de la première session de négociations

19 October 2026 at 13:11

L’Alliance des États du Sahel (AES) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont engagé le 17 octobre à Dakar, capitale du Sénégal, des négociations formelles ambitionnant de définir un nouveau cadre de coopération entre les deux parties et ouvrant la voie à une redéfinition de leurs relations. Bien que les divergences politiques persistent entre les deux blocs régionaux, il est nécessaire pour les pays ouest-africains de maintenir les liens économiques, sécuritaires et humains. La rencontre est considérée comme une avancée diplomatique qui a permis de mettre en place des groupes de travail thématiques conjoints, chargés de poursuivre les discussions techniques sur un projet d’accord-cadre. Les conclusions de ces groupes devraient ensuite être soumises aux ministres lors de leur prochaine session.

Les discussions ont été conduites par le ministre sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères Cheikh Niang, à la tête de la délégation de la CEDEAO, et par Karamoko Jean-Marie Traoré, chef de file de celle de l’AES. Le dialogue s’inscrit dans le prolongement des consultations engagées à Bamako le 22 mai 2025.

Le maintien des échanges économiques et de la mobilité des populations au cœur d’un futur accord

Les délégations des deux organismes régionaux ont exprimé le souhait de bâtir une coopération fondée sur le bon voisinage, compte tenu des relations socioculturelles, économiques et historiques qui lient les peuples de l’Afrique de l’Ouest. La perspective d’un accord-cadre repose sur 18 secteurs prioritaires répartis en cinq axes qui incluent la libre circulation des personnes et des biens, le commerce, l’humanitaire et la sécurité, avec une attention particulière portée aux questions de souveraineté, de dignité et de bien-être des populations.

Selon la presse africaine, l’ouverture entre les deux organisations ne signifie pas pour autant un retour des pays de l’AES, à savoir le Burkina Faso, le Mali et le Niger, dans le giron de la CEDEAO, car les trois pays sahéliens maintiennent leur position sur l’irréversibilité de leur retrait de l’organisation ouest-africaine. Cela n’exclut toutefois pas la possibilité d’un partenariat régional.
Pour la suite du processus, il s’agit de traduire ces négociations en dispositions effectives régissant les relations et la coexistence entre les deux organisations.

Dette publique française : la Cour des comptes alerte sur un risque d’«étouffement financier»

19 October 2026 at 12:48

Dans un entretien à La Tribune Dimanche, l’ancienne ministre de l’Action et des Comptes publics tire la sonnette d’alarme sur les finances publiques. La charge de la dette et l’incertitude budgétaire menacent les marges de manœuvre de la France. Amélie de Montchalin avait déjà appelé fin septembre à un « grand ménage » concernant les niches fiscales.

« La charge de la dette atteindra déjà 90 milliards »

Amélie de Montchalin souligne que « la charge de la dette atteindra déjà 90 milliards d’euros l’année prochaine ». Elle précise qu’« une hausse de 100 points de base des taux d’intérêt […] représente un surcoût annuel de 40 milliards d’euros à un horizon de sept ans. Soit trois fois le budget annuel de la Justice ».

🔵 🇫🇷 « Nous menons la bataille de la vérité » L’ancienne ministre de l’Action et des Comptes publics, @AdeMontchalin, aujourd’hui Première présidente de la @Courdescomptes, alerte sur le risque d’un étouffement financier de la France. « Une hausse de 100 points de base [+1 %] des taux d’intérêt représente un surcoût annuel de 40 milliards d’euros à un horizon de sept ans. Soit quatre fois le budget annuel de la Justice. » Et face aux attaques de responsables politiques : « Les propos de campagne électorale ne nous impressionnent pas. » 📰 L’entretien recueilli par Marie-Pierre Gröndahl et @JeanVicSem est à lire dans La @TribuneDimanche N°159 ⤵ https://t.co/PRU6HSku3p

— La Tribune Dimanche (@TribuneDimanche) October 18, 2026

Pour préserver « nos marges de manœuvre et notre souveraineté », il est, selon elle, « indispensable » de ramener le déficit public sous la barre des 5 % d’ici 2027.

Le projet de budget 2027, actuellement examiné à l’Assemblée nationale, vise précisément cet objectif après 5,4 % attendus en 2026. Mais son adoption reste très incertaine, faute de majorité claire et alors que l’élection présidentielle approche.

Sur X, des internautes rappellent le passé proche de la première présidente de la Cour des comptes avec l’exécutif macroniste : « L’alerte vient de la présidente de la Cour des comptes, Amélie de Montchalin. Celle qui était ministre des Comptes publics jusqu’au début de l’année. Pendant des années, elle a signé les budgets en déficit. Aujourd’hui, elle nous explique que la dette risque de nous étouffer ».

90 milliards d'intérêts l'an prochain. Plus que le budget de l'Éducation nationale hors pensions, juste pour payer le passé. L'alerte vient de la présidente de la Cour des comptes, Amélie de Montchalin. Celle qui était ministre des Comptes publics jusqu'au début de l'année. Pendant des années, elle a signé les budgets en déficit. Aujourd'hui, elle nous explique que la dette risque de nous étouffer. Elle découvre l'incendie après avoir tenu les allumettes. Et en France, on ne renvoie pas le pyromane : on le nomme chef des pompiers. Source : https://t.co/JK48r9hLiq

— Le Bon Sens (@AuNomDuBonSens) October 18, 2026

L’examen du texte budgétaire avance difficilement à l’Assemblée avec notamment une mouture aggravée de 8 milliards d’euros début octobre et encore des milliers d’amendements à traiter.

Soudan : une attaque des Forces de soutien rapide au Darfour-Occidental fait au moins 11 tués et cinq blessés

19 October 2026 at 12:28
Preview La plupart des victimes étaient des femmes et des enfants, selon le ministre de la Santé du gouvernement régional Babiker Hamdeen, qui a indiqué que les FSR avaient attaqué un camp de déplacés dans la localité de Sirba le 17 octobre. Le responsable a condamné l’attaque, la qualifiant de violation du droit international humanitaire.

Italie : deuxième journée de violences et de pillages à Milan, plus de 200 personnes interpellées

19 October 2026 at 12:05

Le centre de Milan a connu une nouvelle journée de violences le 18 octobre, au lendemain d’une manifestation contre la vie chère qui avait dégénéré en affrontements avec la police. Jusqu’à 2 000 personnes se sont rassemblées près de la place du Duomo, après la diffusion sur les réseaux sociaux d’appels à se réunir sur place.

LaPresse
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Dans les rues voisines, plusieurs groupes de jeunes, dont certains masqués, ont saccagé des commerces. La Via Torino a été particulièrement touchée, avec des vitrines brisées, des poubelles renversées et du mobilier urbain endommagé. Un supermarché Carrefour a également été pillé.

Les forces de l’ordre sont intervenues avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour disperser les groupes impliqués dans les violences. Plusieurs magasins ont fermé leurs portes et l’accès à la cathédrale du Duomo a été interrompu plus tôt que prévu. En fin de journée, la police avait repris le contrôle du secteur.

Plus de 200 personnes conduites au commissariat

Selon les bilans publiés après les incidents du 18 octobre, plus de 200 personnes ont été conduites dans les commissariats milanais, dont environ 80 % de mineurs.

Les chiffres varient toutefois selon les décomptes et les procédures prises en compte. Un autre bilan évoque plus de 270 personnes interpellées dans le cadre des troubles, dont 22 faisant l’objet d’accusations pour pillage, violences ou résistance aux forces de l’ordre.

Les dégâts matériels sont également importants. L’association italienne Unimpresa estime à environ 1,3 million d’euros le coût des dégradations liées aux troubles survenus dans plusieurs villes du pays, et pas uniquement à Milan.

Meloni convoque une réunion de sécurité

La poursuite des violences a conduit la Première ministre Giorgia Meloni à convoquer une réunion d’urgence consacrée à la sécurité publique pour ce 19 octobre.

À Milan, le maire Giuseppe Sala a également condamné les pillages et les dégradations, exprimant son inquiétude face à l’ampleur des incidents.

Ces événements alimentent les tensions entre le gouvernement et l’opposition. La coalition au pouvoir reproche aux partis de centre gauche de ne pas condamner assez clairement les violences, tandis que la contestation contre la hausse du coût de la vie et les choix économiques du gouvernement se poursuit en Italie.

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