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«Le pays a besoin d’ordre, d’apaisement et pas d’une escalade», appelle Macron au lendemain des exactions du 17 octobre

18 October 2026 at 20:27

« En regardant ces images, nous nous sommes tous demandé : qu’ont-ils dans la tête ? Comment des Français peuvent faire cela à la France ? ». Prenant la parole «dans un moment d’une extrême gravité », le président français a dénoncé ce 18 octobre dans une allocution télévisée d’une dizaine de minutes les exactions qui ont eu lieu la veille en marge de la mobilisation contre la vie chère.

« Hier […] des factieux, issus de groupes d’ultra-gauche, rejoints par de nombreux délinquants, se sont livrés à une violence débridée dans nos villes », a-t-il fustigé, revenant sur les pillages de commerces, les destructions d’établissements publics — notamment la mairie de Limoges incendiée — et les « plusieurs centaines» de blessés parmi les forces de l’ordre. «Rien ne le justifie, rien ne l’explique, rien ne l’excuse », a martelé le président français, à l’heure où des violences secouent à nouveau Paris et Marseille.

« Nous ressentons tous ce soir de la colère, de la honte, voir les rues de nos villes ainsi saccagées est insupportable », a-t-il poursuivi, adressant notamment son soutien aux commerçants victimes des violences. « Certains ont défendu eux-mêmes leur magasin et leur vitrine face aux délinquants », a-t-il souligné, les assurant que le gouvernement « leur apportera des réponses. »

Assurant avoir demandé au gouvernement de « tirer toutes les leçons en matière de renseignement et d’anticipation », plusieurs syndicats policiers et élus accusant l’exécutif d’avoir mal anticipé les débordements pouvant survenir lors de cette journée de mobilisation nationale, le président français a appelé à un «suivi judiciaire […] exemplaire ». « Les juges rendent la justice en votre nom et ils savent ce que vous attendez », a-t-il affirmé et d’ajouter que « ceux qui ont détruit doivent payer, ceux qui ont pillé doivent rembourser, ceux qui ont cherché à faire tomber la République auront à en répondre».

« Il nous faut nous asseoir autour de la table et construire ensemble des solutions »

Le locataire de l’Élysée a également appelé à «regarder lucidement ce qui s’exprime dans le pays», renvoyant aux « centaines de milliers » de manifestants qui ont défilé dans les rues le 17 octobre contre la vie chère. Des flambées de prix, s’est-il à nouveau défendu, « qui trouvent leur source dans le conflit lancé dans le Golfe persique auquel la France n’a pas pris part ».

Emmanuel Macron est également revenu sur l’« angoisse profonde » qu’exprimerait la jeunesse française. « Je comprends, nos lycéens et nos étudiants, ils sont au cœur de mon engagement politique depuis plus de dix ans», a-t-il affirmé avant de renvoyer à la « plateforme » mise en place par le gouvernement ainsi qu’aux « réunions tenues au niveau des académies et des lycées » qui, selon lui, devraient permettre de « construire des réponses adaptées ».

« Oui, il nous faut nous asseoir autour de la table et construire ensemble des solutions, élèves, étudiants, enseignants, représentants des organisations patronales et syndicales, collectivités territoriales, parlementaires travailleront dès cette semaine avec le gouvernement à des propositions concrètes », a par ailleurs déclaré le chef de l’État français, annonçant que son Premier ministre « les réunira dans les prochains jours à cet effet », tout en assurant que « l’écoute et le dialogue ne signifient ni la faiblesse ni l’impunité ».

« J’appelle l’ensemble des partis politiques, des organisations professionnelles et syndicales à condamner sans ambiguïté toutes les violences et à appeler au calme », a-t-il encore déclaré, estimant que «chacun doit prendre ses responsabilités » et que « le pays a besoin d’ordre, d’apaisement et pas d’une escalade ». Le président français a notamment déclaré que les préfets «prendront les décisions» qu’ils jugeraient nécessaires afin de protéger les villes, allant jusqu’à « interdire » si nécessaire « certains rassemblements ».

France en crise : de nouvelles scènes de violences en plein Paris, des tensions en banlieue

18 October 2026 at 18:25

Après s’être rassemblés place de la République, ce 18 octobre, où des tensions ont éclaté avec les forces de l'ordre, des jeunes vêtus de noir et encapuchonnées se sont élancés dans les rues adjacentes de cette place du centre-ville de Paris, saccageant du mobilier urbain et allumant des feux. Au moins un commerce aurait été pillé.

Des barricades ont été dressées et incendiées dans des rues adjacentes à la place de la République en marge d'un nouveau rassemblement place de la République ce dimanche #18octobre. https://t.co/ZebT9NC9ow

— CLPRESS / Agence de presse (@CLPRESSFR) October 18, 2026

Des violences qui surviennent moins de 24 heures après les scènes d’une violence inouïe, en marge de la journée de mobilisation contre la vie chère, et durant laquelle des centaines de magasins ont été saccagés et pillés dans les centre-villes de Paris, Marseille et Lyon ainsi que d’autres villes françaises.

Alors que la CRS 8, une unité spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines, a été déployée à Paris, en proche banlieue, dans la commune de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), des tensions ont été signalées autour du centre commercial Rosny 2, l’un des plus grands de l’Île-de-France, celui-ci ayant été fermé. Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux, montrant des jeunes en train de courir, affirme que le centre aurait été la proie de pillages.

La Russie déplore le refus du Danemark d’un accord visant à prévenir les incidents militaires en mer Baltique

18 October 2026 at 18:06

Le Danemark a refusé de donner suite aux propositions russes visant à conclure un accord pour prévenir les incidents militaires en haute mer et dans l’espace aérien qui la surplombe. L’ambassade de Russie à Copenhague l’a indiqué ce 18 octobre, regrettant que cette initiative de désescalade n’ait pas reçu de réponse favorable.

Moscou avait proposé à plusieurs reprises la signature d’un tel document afin d’établir un cadre juridique commun et de réduire les risques d’incidents entre les forces armées des deux pays. Selon l’ambassade russe, cet accord constituerait un instrument important pour renforcer la confiance dans le domaine militaire.

Des incidents répétés impliquant l’aviation danoise

La représentation diplomatique russe a rappelé plusieurs incidents impliquant des hélicoptères danois à proximité de navires de guerre russes. Le plus récent s’est produit le 14 septembre, alors que la corvette Soobrazitelny, de la flotte russe de la Baltique, effectuait une mission dans les eaux internationales du sud-ouest de la mer Baltique.

Selon le ministère russe de la Défense, un hélicoptère danois de type Fennec s’est approché du navire sans répondre aux appels radio transmis sur le canal international. L’appareil aurait ensuite effectué un vol stationnaire à moins de 50 mètres d’altitude, à proximité du bâtiment russe.

Pour prévenir une provocation, le commandant de la corvette a ordonné le lancement de deux fusées éclairantes rouges. L’hélicoptère a ensuite quitté la zone. Les autorités russes ont dénoncé une violation de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer et adressé une protestation diplomatique à l’ambassadeur danois, Rolf Holmboe. Le ministre russe de la Défense, Andreï Belooussov, a par la suite décoré le commandant pour sa gestion de l’incident.

L’ambassade a également évoqué deux précédents, survenus le 27 août 2025, à l’est de l’île de Fehmarn, et le 29 juin dernier, dans le nord du détroit du Kattegat. Lors du second incident, un hélicoptère Fennec danois s'est approché à seulement dix mètres d’un navire russe. Moscou affirme avoir porté ces faits à la connaissance des autorités danoises par les voies diplomatiques.

Moscou maintient sa proposition malgré le refus danois

L’ambassade russe déplore que Copenhague ne souhaite pas rechercher de solution dans un cadre juridique commun. Elle accuse également les autorités danoises d'invoquer une supposée « menace russe » pour justifier la militarisation du pays et la poursuite des livraisons d’armes à l’Ukraine.

La représentation diplomatique souligne néanmoins que la Russie n’a jamais écarté la possibilité d’un accord avec le Danemark. Moscou réaffirme ainsi sa volonté de poursuivre un dialogue professionnel et dépolitisé afin de prévenir de nouveaux incidents militaires et de réduire les risques d’escalade en mer Baltique.

«Les Européens cherchent à sauver le régime de Zelensky en encourageant les frappes contre les infrastructures russes», affirme Lavrov

18 October 2026 at 17:59

Le Moyen-Orient se trouve au bord d’une reprise de la guerre à grande échelle, a averti Sergueï Lavrov ce 18 octobre, lors d’une conférence de presse à Manama, capitale de Bahreïn. Le chef de la diplomatie russe a insisté sur la nécessité de privilégier les négociations et de s’attaquer aux causes profondes des tensions, notamment autour de l’Iran et du détroit d’Ormuz.

Le ministre s’exprimait à l’issue de la neuvième réunion du dialogue stratégique entre la Russie et le Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui réunit six monarchies arabes. Lors de sa visite, il a également été reçu par le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa Al Khalifa, auquel il a transmis les salutations du président Vladimir Poutine.

Pour Moscou, le retour à la stabilité passe notamment par l’application du mémorandum d’Islamabad conclu entre les États-Unis et l’Iran. Sergueï Lavrov a estimé que cet accord offrait toujours une base pour relancer les discussions et rétablir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz.

Le ministre russe a aussi dénoncé les actions des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, les jugeant contraires aux principes de souveraineté et de non-ingérence. Face à ces tensions, il a défendu la proposition de Moscou d’un système de sécurité associant les monarchies du Golfe, l’Iran, l’Irak et la Jordanie. Selon lui, les puissances extérieures doivent respecter les intérêts des pays de la région plutôt que leur imposer leurs propres objectifs géopolitiques.

Sur la Palestine, Sergueï Lavrov a constaté que le plan du président américain Donald Trump pour Gaza restait largement inappliqué. Il a dénoncé le non-respect des dispositions relatives au contrôle du territoire et réaffirmé la position russe en faveur d’un État palestinien conformément aux résolutions de l’ONU. Moscou et ses partenaires du Golfe entendent poursuivre leurs démarches communes dans ce sens.

La crise au Yémen a également été abordée. La Russie et les pays du Golfe soutiennent un règlement politique du conflit entre l’Arabie saoudite et les Houthis, en s’appuyant notamment sur la feuille de route élaborée en 2023.

Ukraine : Lavrov met en cause Kiev et les politiques européennes

Sur le dossier ukrainien, Sergueï Lavrov a remercié les pays du Golfe pour leur position qu’il juge « équilibrée » et pour leurs efforts de médiation, notamment dans les échanges de prisonniers et la réunification des enfants avec leurs familles.

Le chef de la diplomatie russe a ensuite accusé Volodymyr Zelensky d’avoir fait échouer à plusieurs reprises les négociations avec Moscou. Selon lui, le dirigeant ukrainien redouterait qu’un accord acceptable pour la Russie et les États-Unis ne mette fin à son pouvoir.

Sergueï Lavrov a également reproché aux pays européens de déstabiliser les marchés énergétiques pour soutenir Kiev et d’encourager les frappes contre les infrastructures russes. Il a par ailleurs souligné que les discussions sur les livraisons de diesel russe aux États-Unis relevaient exclusivement de Moscou et de Washington.

Russie et pays du Golfe : des relations économiques en pleine progression

Le dialogue de Manama a également mis en lumière le développement des échanges entre la Russie et les monarchies du Golfe. Selon les chiffres présentés par Sergueï Lavrov, leur commerce a progressé de 45 % en 2025 pour atteindre près de 19 milliards de dollars, un niveau que les participants jugent encore susceptible d’augmenter.

Cette coopération concerne aussi l’énergie. Moscou entend poursuivre sa coordination avec ses partenaires du Golfe, notamment dans le cadre de l’OPEP+ et du Forum des pays exportateurs de gaz. Sergueï Lavrov a exprimé l’espoir de voir leurs dirigeants participer au sommet de ce dernier, prévu les 28 et 29 octobre à Moscou.

Les relations se développent également dans le domaine des déplacements. Quatre des six États du CCG ont déjà signé des accords de voyage sans visa avec la Russie, et Moscou souhaite que les deux autres suivent cette voie.

La prochaine réunion du dialogue stratégique Russie-CCG se tiendra en Russie, sous la présidence de l’Arabie saoudite, a annoncé Sergueï Lavrov.

États-Unis : Scott Bessent met en garde Zelensky après ses accusations visant la Maison Blanche sur la réduction de la vitesse de Starlink en Ukraine

18 October 2026 at 17:25
Preview Le secrétaire américain au Trésor a mis en garde Volodymyr Zelensky après ses accusations contre Washington. Ce dernier affirme que la Maison Blanche aurait demandé à SpaceX de ralentir Starlink et Starshield en Ukraine. Scott Bessent a fermement rejeté ces allégations, les jugeant infondées et contraires à la réalité.

Exactions du 17 octobre : la capacité d’anticipation des autorités françaises pointée du doigt

18 October 2026 at 17:19

« Toute la journée, la police nationale a été seule », a dénoncé ce 18 octobre depuis Marseille Rudy Manna, porte-parole du syndicat UNSA Police, auprès de journalistes. « Personne n’est venu nous aider, on a vécu un calvaire », a poursuivi le syndicaliste policier, alors qu’au lendemain des violences et pillages dans des centre-villes en France des doigts pointent vers une mauvaise anticipation des autorités.

« Oui, on a été en sous-nombre toute la journée – oui je le dit – et on a vécu l’enfer ! », a-t-il martelé. « Vous avez vu la ville dans quel état elle est ? », a-t-il interpellé. Avant de lancer : « C’est notre ville aussi ! »

Déjà dans la soirée, alors que les scènes de chaos et de pillages se poursuivaient dans la capitale française, des journalistes sur les plateaux – citant des sources policières – rapportaient que la préfecture de Police aurait battu le rappel en pleine journée, trahissant un sous-dimensionnement du dispositif d’ordre mis en place.

« Des membres du gouvernement n’ont pas pris leurs responsabilités », a de son côté déclaré sur BFMTV Reda Belhaj, porte-parole du syndicat de police Un1té Île-de-France, renvoyant aux « alertes » de son organisation syndicale. Et d’estimer qu’au sein de la hiérarchie « ils ont été très mauvais ».

« Ils auraient dû nous soutenir dès le départ. Aujourd’hui, je vois des tweets de personnes très très haut placé, jusqu’au sommet de l’État, qui nous disent à nous qu’il faut faire bloc. C’est juste une blague en fait, hier les collègues se sont fait défoncer », a-t-il ajouté, en référence un tweet d’Emmanuel Macron.

« Aujourd’hui, on voit le résultat de l’empathie et de la pédagogie », a repris Reda Belhaj, là encore en référence à des consignes venues du sommet de l’État, n’hésitant pas à dresser un lien entre ces scènes de chaos et celles survenues dans la foulée de matchs majeurs de football. « On sait très bien qui vient piller à Châtelet », a-t-il insisté, après avoir évoqué « des jeunes de banlieue ».

« On nous a répondu : "Circulez il n’y a rien à voir" »

« Après chaque finale, on a fait des retours d’expérience, qu’on a transmis à la préfecture de Police, et on nous a répondu : "Circulez il n’y a rien à voir" », a encore affirmé  Reda Belhaj. Et d’enfoncer le clou : « C’est la base qui prend les pavés [...] Qui a de l’expérience ? [Pas] des gens qui ont des cravates et des chemises blanches qui sont derrière des bureaux. »

Une critique, en matière d’anticipation, que l’on retrouve également du côté des maires dont les villes ont été les plus touchées par les violences et les pillages, en l’occurrence les édiles de Paris Emmanuel Grégoire (PS), de Lyon Grégory Doucet (Écologistes) et de Marseille Benoît Payan (divers gauche), qui ont signé un communiqué commun le 17 octobre au soir demandant à être reçus en urgence par le Premier ministre Sébastien Lecornu.

« Nous exigeons qu’un diagnostic précis soit établi, expliquant l’enchaînement d’événements ayant abouti à cette situation. Cela ne peut et ne doit pas se reproduire », ont-ils écrit, associant à leur démarche les « maires des villes touchées ».

« Je ne me suis jamais senti aussi seul que ce soir », a fustigé auprès de BFMTV le premier magistrat de Marseille, dont la mairie a été en partie investie par des casseurs, renvoyant notamment à la suppression par le gouvernement de la préfecture de police des Bouches-du-Rhône.

« Il n'y avait qu'une compagnie de CRS ce matin pour l'intégralité de la ville de Marseille », avait-il regretté plus tôt dans la journée, soulignant : « Je vous rappelle que Marseille, c'est cinq fois Lyon en surface, deux fois et demi Paris. »

Le Niger interdit l’exportation de gasoil et d’essence super et accorde la priorité au marché national

18 October 2026 at 16:54

Le ministre nigérien du Commerce et de l'Industrie, Abdoulaye Seydou, a signé un arrêté, le 12 octobre, interdisant l’exportation de l’essence super et du gasoil, conformément à l’article premier du même document qui accorde la priorité à l’approvisionnement du marché national en gasoil et en essence super produits dans le pays.

Exception en cas d'excédent de production

Une exception est cependant prévue, selon le texte, en cas de surplus de production de ces carburants. Dans ce cas, la vente par la Société nigérienne du pétrole (SONIDEP) et la Société de raffinage de Zinder (SORAZ) à des fins d’exportation pourrait faire l’objet d’une autorisation spéciale du ministre chargé du Commerce, indique l’arrêté.

Plusieurs organes impliqués dans l’application de l’arrêté

L’arrêté gouvernemental implique plusieurs organes gouvernementaux dans la répression des infractions à ses dispositions, à l’instar du ministère du Commerce et de l’industrie, des Douanes et des Forces de défense et de sécurité. Ces efforts s’inscrivent dans la lutte contre les réseaux informels, qui seraient à l’origine de la pénurie de carburant qui a même atteint la capitale Niamey selon des sources de presse africaines.

Le contexte international tendu au Moyen-Orient et les perturbations qui affectent les marchés mondiaux de l’énergie ont aussi poussé plusieurs gouvernements à restreindre les exportations de produits pétroliers, notamment raffinés, et ce, pour protéger les approvisionnements nationaux et contenir la flambée des prix à la pompe.

Violences du 17 octobre : «ce ne sont pas les Russes qui sont les ennemis des Français», constate un sénateur russe

18 October 2026 at 15:58
Preview «L’héritage de Macron : la France brûle. Paris brûle. Un hôtel de ville de Limoges brûle, incendié par des manifestants. Marseille brûle», a égrené ce 18 octobre sur Telegram le sénateur russe Alexeï Pouchkov au sujet d’une France «en guerre civile». Et d’inviter le président français, ce «bavard irresponsable» à «chercher ses ennemis ailleurs».

Attaques ukrainiennes en Russie : des «signes d’agonie» du régime de Kiev, selon Peskov

18 October 2026 at 15:57
Preview «On observe à présent certains signes d’agonie. Le régime de Kiev résiste encore, mais cela ne peut pas changer le cours des événements», a déclaré ce 18 octobre le porte-parole du Kremlin au sujet des attaques de drones lancées par l'Ukraine contre la Russie, assurant que les ripostes russes sont «constantes», «systématiques et massives».

L’Algérie a atteint «l’autosuffisance dans la majorité des produits de l’industrie agroalimentaire», selon son ministre du Commerce

18 October 2026 at 15:55

Après avoir supervisé l’ouverture de la Foire des produits agroalimentaires « Made in Algeria », le 17 octobre à Blida (ville située à une cinquantaine de kilomètres de la capitale Alger), organisée sous le thème « Qualité locale et perspectives prometteuses pour l’exportation », le ministre algérien du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, a déclaré à la presse, en marge de l’événement que « l’Algérie est parvenue à atteindre l’autosuffisance dans la majorité des produits de l’industrie agroalimentaire ».

Accompagné de plusieurs ambassadeurs, chargés d’affaires et cadres diplomatiques et économiques représentant une vingtaine de pays, dont l’Arabie saoudite, la Jordanie, l'Égypte, le Yémen, l’Italie, la Bulgarie, la Norvège, le Mali, le Brésil et la Chine, le ministre a souligné que l’Algérie a réussi « un bond en avant considérable dans le domaine de l’industrie agroalimentaire depuis 2020 », en fabriquant désormais localement « un grand nombre de produits » qui étaient auparavant importés.

Vers la conquête des marchés extérieurs

De nombreuses entreprises algériennes d’agroalimentaire s’orientent à présent vers l’exportation et la conquête des marchés extérieurs, a indiqué Kamel Rezig, dans une démarche soutenue et coordonnée entre le ministère et le gouvernement. Cette ambition est soutenue par la bonne qualité des produits algériens, dont nombre d’entre eux ont réussi, grâce au respect des normes de qualité, à se placer dans les marchés européens, africains et arabes, a-t-il précisé.

La présence des délégations diplomatiques à cette foire s’inscrit aussi, selon les organisateurs, dans les efforts pour donner un élan aux produits algériens sur les marchés internationaux, en faisant connaître les productions agroalimentaires aux importateurs potentiels, en ouvrant dans la foulée de nouvelles opportunités de partenariats et de nouveaux débouchés d’exportations.

La foire des produits agroalimentaires devrait se poursuivre jusqu’au 20 octobre, avec la participation d’une centaine d’entreprises publiques et privées spécialisées dans les divers secteurs de la production alimentaire.

«La France brûle !», Trump appelle à fermer les frontières «avant qu’il ne soit trop tard !»

18 October 2026 at 14:13
Preview Le président américain a imputé la crise que traverse la France à l’immigration de «gens d’un monde totalement différent» qui «ont brisé ce qui était autrefois un grand pays», dans un post sur son réseau Truth Social ce 18 octobre, appelant à fermer les frontières et à «reprendre le contrôle, avant qu’il ne soit trop tard !».

Italie : des manifestations contre la vie chère dégénèrent en violents affrontements à Milan

18 October 2026 at 14:12

De violents affrontements ont éclaté le 17 octobre dans le centre de Milan, lors d'une manifestation contre la hausse du coût de la vie et la politique du gouvernement italien. Plus de 5 000 personnes ont participé au rassemblement, selon les estimations policières. Initialement pacifique, le cortège a été marqué par des violences lorsque des groupes de jeunes manifestants, dont certains masqués, ont lancé des pierres, des bouteilles et des pétards sur les forces de l'ordre.

Les heurts se sont concentrés autour de la place du Duomo et de la galerie Vittorio Emanuele II. Plusieurs commerces ont été vandalisés, du mobilier urbain endommagé et des toilettes mobiles incendiées près de la cathédrale. La police a déployé des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour disperser les groupes impliqués dans les affrontements. Des stations de métro ont été fermées, tandis que touristes et passants quittaient le secteur.

BREAKING: Massive riots have now also broken out in Milan, Italy. An alliance of migrant gangs and Antifa extremists is attacking police officers and setting fires in front of the Milan Cathedral (Duomo) https://t.co/yh8sbPWmsS

— Visegrád 24 (@visegrad24) October 17, 2026

Total chaos outside the symbol of Christianity in Milan, the Cathedral. Paper bombs, firecrackers, cars destroyed, attacks on police, insults and shouting right in front of the Duomo. No Italian, not even the worst, would dare to light fires and shoot fireworks against the Duomo. An insult that cannot be explained and forgotten.

— RadioGenoa (@RadioGenoa) October 17, 2026

Au total, 25 personnes ont été blessées, dont dix membres des forces de l'ordre. Aucun blessé n'a été signalé dans un état critique. Les bilans disponibles font état de 50 à 60 interpellations à Milan, dont de nombreux mineurs.

La contestation a également été marquée par des affrontements avec la police à Turin et à Bologne, où douze et sept personnes ont respectivement été interpellées.

Pouvoir d'achat et dépenses militaires au cœur du mécontentement

Ces événements surviennent dans un contexte de mobilisation sociale contre les orientations du gouvernement de Giorgia Meloni. Dès le 16 octobre, des manifestations ont été organisées à Rome, Milan, Turin, Bologne et Naples, à l'appel de syndicats étudiants et de mouvements de jeunesse de gauche. Les premiers rassemblements ont été baptisés « Journée sans Meloni ».

Au-delà de la hausse des prix, les manifestants dénoncent le coût du carburant et la pression fiscale qui pèsent sur les revenus des ménages. Ils réclament des salaires plus élevés et davantage de moyens pour l'éducation, la santé et les services publics.

Les choix budgétaires du gouvernement sont également contestés. Certains participants dénoncent les coûts liés à la fameuse « économie de guerre » et réclament une réduction des dépenses militaires au profit des besoins sociaux. Ces revendications traduisent notamment les inquiétudes exprimées face au pouvoir d'achat et au financement des services publics.

Meloni condamne les violences, la mobilisation sociale se poursuit

La Première ministre Giorgia Meloni a condamné les affrontements et demandé à l'opposition de dénoncer les violences. « Manifester est un droit. Transformer nos villes en champs de bataille ne l'est pas », a-t-elle déclaré sur X le 17 octobre.

À Rome, une importante manifestation organisée par la Confédération générale italienne du travail (CGIL) a réuni étudiants, salariés et retraités autour de revendications économiques et sociales. Son secrétaire général, Maurizio Landini, a annoncé une grève générale pour le 20 novembre afin de réclamer une hausse des salaires, une meilleure protection sociale et davantage de financements pour les services publics.

Cette vague de protestations intervient parallèlement aux manifestations contre la vie chère en France, également marquées par des affrontements avec les forces de l'ordre. En Italie, les prochaines mobilisations sont déjà annoncées, avec un rassemblement prévu à Rome le 30 octobre, avant la grève générale du 20 novembre.

L’épidémie d’Ebola s’étend à la province du Nord-Ubangi de la RDC et au Kenya

18 October 2026 at 14:06

L’épidémie d’Ebola s’est étendue à une huitième province de la République démocratique du Congo, selon ce qu’a annoncé l’Institut national de santé publique ce 18 octobre. Jusqu’ici, des sources médicales avaient indiqué deux cas d’infection dans la province du Nord-Ubangi, frontalière de la République centrafricaine, mais le gouvernement n’avait pas officiellement reconnu l’existence des nouveaux cas. Avec ces deux nouveaux cas d’infection, dont un décès, le Nord-Ubangi rejoint les sept autres provinces affectées par l’épidémie, à savoir le Nord-Kivu, l’Ituri, le Haut-Uele, la Tshopo, le Sud-Kivu, le Bas-Uele et le Sud-Ubangi.

Le Kenya en alerte maximale avec sept cas d’Ebola

D’après le directeur général de la santé au Kenya, Patrick Amoth, trois nouveaux cas d’infection à l’Ebola ont été constatés chez des membres du personnel de santé, âgés de 29, 35 et 32 ans, qui étaient en charge des quatre patients atteints de la maladie pendant leur hospitalisation, entre le 3 et le 4 octobre, avant leur mise en quarantaine le 9 octobre.

Selon le ministère kényan de la Santé, quatre patients présentaient des fièvres comme premier symptôme avant leur mise immédiate en isolement et prélèvement d'échantillons pour analyse. Ils étaient testés positifs au virus Bundibugyo, selon le Laboratoire national de référence en virologie et le laboratoire de l'Institut de recherche médicale du Kenya. Pour l’heure, les deuxième et troisième patients sont stables et répondaient bien au traitement de soutien, indique le ministère qui a précisé que des mises à jour sur l'évolution de la situation concernant tous les cas signalés seraient fournies au fur et à mesure de son évolution. Les autorités kényanes ont aussi indiqué que 130 contacts, dont 128, soit 98,5 %, avaient été identifiés, retrouvés et placés en quarantaine. « Le ministère tient à rassurer les Kenyans : le risque pour la population générale reste faible, car il n’existe aucune preuve de transmission communautaire de la maladie », a-t-il indiqué.

Bilan de l’épidémie

Jusqu’au 16 octobre, date du dernier rapport de la situation établi par les autorités sanitaires congolaises, 67 nouveaux cas et 26 décès durant les dernières 24 heures dans le pays ont porté le bilan à 9 415 cas d’infection confirmée et 4 536 décès, depuis le début de l’épidémie d’Ebola en mai dernier. Le taux de létalité du virus s’établit à 48,2 %. La province d’Ituri demeure toujours l’épicentre de l’épidémie avec 44 infections du total enregistré dans les dernières 24 heures.

«Une catastrophe, une hécatombe» : le désarroi de commerçants en France au lendemain de pillages inédits

18 October 2026 at 13:51

Ce 18 octobre, nombre de Français se réveillent – à nouveau – avec la gueule de bois. Au cours de la nuit, les scènes de pillage dans le centre de la capitale française et d’autres grandes villes du pays se sont déroulées sous les yeux de journalistes médusés et de policiers dépassés.

Des journalistes ont été agressés par des pillards, tout comme des passants - à l’instar d’un couple d’octogénaires, qui aurait été dépouillé place de la République et se serait retrouvé « quasiment nu » -, alors que des bandes se sont affairées durant la soirée et une partie de la nuit à dépouiller les boutiques de rues entières. « Paris est pillé comme une cité du Moyen Âge après une invasion », a fini par lâcher un journaliste sur un plateau.

« Ils détruisent en quelques heures ce que des commerçants ont mis des années à bâtir. Et c'est le peuple qui devrait payer ? », a fustigé l’eurodéputée Sarah Knafo dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. « Il n'y a qu'une façon d'arrêter des pillards. Les étrangers, on les expulse. Les casseurs, on les enferme. Les dégâts, on les leur fait payer jusqu'au dernier centime », a-t-elle égrainé dans la foulée.

"Plus de la moitié des boutiques du centre-ville ont été saccagées et pillées", indique Nicole Richard-Verspieren, présidente de l'association des commerçants du centre-ville de Marseille https://t.co/yplwN8JrxS

— BFM (@BFMTV) October 18, 2026

« Vous n’avez pas idée, je pense qu’il y a à peu près plus de la moitié des boutiques du centre-ville qui ont été saccagées et pillées », a confié à BFMTV la présidente de l’association des commerçants du centre-ville de Marseille, Nicole Richard-Verspieren, évoquant également le sort des centres commerciaux. « Une catastrophe, une hécatombe », a-t-elle déploré.

« Jamais on était arrivé à ce niveau de pillage […] Cela veut dire qu’on est soit dans le précipice, soit pas très loin », s’est désolé sur CNews l’avocat et ancien député européen Gilbert Collard. Ce dernier doute de l’efficacité de la « réponse pénale ». « L’expérience judiciaire que nous avons montre », que celle-ci « n’est pas au rendez-vous ». Et de regretter un « sentiment d’impunité ».

D’ailleurs, sur les réseaux sociaux, certains pillards s’affichent en brandissant face caméra leur butin de la journée. « La France c’est un pays de racistes », a lâché un autre pillard, assurant qu’il partirait en Algérie en cas d’accession au pouvoir de Marine Le Pen en 2027.

« Nous allons à la crise de régime »

À partir de la fin d’après-midi, des vidéos ont commencé à circuler, montrant des rues jonchées de débris en tout genre et abandonnées à des pillards, qui passaient d’une boutique à une autre. Boutiques de luxe, de chaussures, de cartes de jeux et jeux vidéo, d’ameublement, mais également de supermarchés, fast-food y sont passés, ainsi que certains bar-restaurants, à l’instar de La Barrique, dont la tenancière a été tabassée.

🇫🇷 INSOLITE : Les pilleurs ont dérobé des CARTES DE COLLECTION et de FIGURINES ! https://t.co/wjYQz0t52Z

— Cpasdeslol (@cpasdeslol_X) October 17, 2026

« Je pense que si nous nous trompons, dans les jours qui viennent […] nous allons à la crise de régime », a averti le directeur du think tank Fondapol, Dominique Reynié sur le plateau de LCI, mettant en garde contre une impossibilité de maintenir à terme autant de policiers en « un aussi grand nombre de lieux pour faire face plus longtemps à des situations aussi graves ».

Toujours sur les réseaux sociaux, le Rassemblement national ressort un extrait d’une interview de Laurent Nuñez, déclarant le 6 octobre sur France Inter que « perdre le contrôle, c’est si jamais vous aviez des hordes de personnes qui défilaient dans les centre-villes, qui pillaient les magasins et qui commettaient des exactions ».

« Le rôle de LFI dans l’influence et la motivation de ces exactions est sans appel », a accusé sur X le maire de Nice et président de l’UDR Éric Ciotti, relayant les images de pillages du Palais des Congrès à Paris, où l’on peut voir un pillard arborer un maillot « Mélenchon 27 ».

LFI au chevet de casseurs ?

De son côté, la député La France insoumise Ersilia Soudais publiait tard dans la soirée, du moins après le plus dur des pillages, qu’elle faisait « tout le tour des commissariats, parce que durant cette mobilisation historique, il y a quand même eu 400 interpellations » afin de « vérifier les conditions de garde à vue des différentes personnes interpellées. »

Quatre cent interpellations, « dont 21 suite au blocus de CNews », a-t-elle précisé dans son post X, semblant faire référence à l’attaque menée dans la matinée, par une centaine « d’individus cagoulés », contre le siège parisien de la chaîne d’information privée, attaque durant laquelle des projectiles ont été jetés et des vitres cassées.

400 interpellations aujourd'hui ! Dont 21 suite au blocus de CNEWS. On se rend dans divers commissariats pour vérifier les conditions de garde à vue. https://t.co/n2DAfabvnQ

— Ersilia Soudais (@ErsiliaSoudais) October 17, 2026

Quasiment au même moment, sur le plateau de LCI, l'ex-députée LFI Raquel Garrido a quant à elle appelé à « ne pas sous-estimer » les « 2 000 hommes en armes de la mouvance accélérationiste, etc. Ce sont des gens d’extrême-droite plutôt, qui veulent provoquer la guerre civile » afin, selon elle, de «provoquer le chaos et une demande d’ordre qui favorise l’extrême droite ».

À l’international, cette séquence de violences n’a échappé à personne. « On leur a dit que cela mènerait à cela, ils n’ont pas écouté », a tancé sur X le vice-président des États-Unis JD Vance, taclant – sur fond d’élections prochaines – ces « libéraux occidentaux » qui « ont importé le tiers-monde en France et dans d’autres pays au nom de la diversité et de la compassion » tout en ignorant « les questions fondamentales d’assimilation et de compatibilité ».

Gaz russe : Washington aurait proposé à l'Europe de reprendre ses achats, Moscou rappelle que les livraisons via Nord Stream restent possibles

18 October 2026 at 13:14

La Russie conserve la possibilité de reprendre ses livraisons de gaz vers l'Europe grâce à la conduite intacte de Nord Stream. Le vice-Premier ministre russe Alexandre Novak l'a indiqué le 17 octobre, lors d'un entretien, en soulignant que la décision de rétablir les approvisionnements dépend des partenaires européens.

« Une conduite est restée intacte et peut permettre d'effectuer des livraisons. Mais cela dépend de nos collègues européens », a déclaré Alexandre Novak. Il a également précisé que les trois autres conduites, mises hors service à la suite des explosions de septembre 2022, pourraient être réparées si les décisions nécessaires étaient prises.

Construits pour acheminer du gaz russe vers l'Allemagne à travers la mer Baltique, Nord Stream et Nord Stream 2 ont été touchés par des explosions le 26 septembre 2022. Moscou dénonce ces événements comme des actes de sabotage terroriste. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a insisté sur la nécessité d'identifier les responsables de ces attaques, tant leurs auteurs que leurs commanditaires.

Washington aurait proposé un retour du gaz russe en Europe

La possibilité de rétablir les approvisionnements russes figure également parmi les questions abordées dans les discussions diplomatiques autour d'un éventuel accord de paix en Ukraine. Selon des informations du New York Times, fondées sur des sources proches des négociations, des représentants américains auraient proposé une reprise des achats européens de gaz russe.

Steve Witkoff et Jared Kushner auraient évoqué cette option avec des responsables ukrainiens et européens, dont Volodymyr Zelensky, lors d'une visite à Kiev en septembre. Les émissaires américains auraient notamment suggéré de remettre en service les gazoducs qui acheminaient auparavant du gaz russe vers l'Europe. Cette perspective aurait cependant été accueillie défavorablement par les représentants européens consultés.

Moscou met en garde contre les conséquences des choix européens

La Russie affirme pour sa part rester disponible pour fournir aux pays européens des ressources énergétiques à des conditions stables et compétitives. Alexandre Novak a rappelé que Moscou n'avait pas décidé de renoncer à ces approvisionnements. Selon lui, ce sont les dirigeants européens qui ont fait ce choix pour des raisons politiques, malgré l'existence de contrats à long terme toujours en vigueur.

Le vice-Premier ministre a également averti que de nouvelles restrictions visant le gaz russe risquaient d'aggraver le déséquilibre du marché européen. Le 18 octobre, il a évoqué les difficultés d'approvisionnement liées à la fermeture du détroit d'Ormuz et à l'arrêt d'une installation gazière au Qatar après des attaques. Il a estimé que les stocks européens étaient inférieurs d'environ 10 % à leurs niveaux moyens habituels, soulignant que les consommateurs européens seraient les premiers à subir les conséquences d'une hausse des prix.

Les échanges énergétiques se poursuivent pourtant entre la Russie et l'Europe. Selon les chiffres communiqués par Alexandre Novak, Moscou a livré 12 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié au marché européen au cours des neuf premiers mois de 2026, davantage que durant la même période en 2025. La Russie réaffirme ainsi sa disponibilité à assurer des approvisionnements, tandis que le rétablissement des livraisons par Nord Stream reste soumis à la volonté des Européens.

Le Fonds monétaire international établit un classement des économies africaines aux plus fortes prévisions de croissance pour 2026

18 October 2026 at 13:04
Preview Le FMI a publié, le 13 octobre, son classement des pays africains à plus forte croissance du PIB. Le Soudan du Sud est classé en tête avec 10,5%, suivi de l'Éthiopie avec 9,2%, du Rwanda avec 7,4%, de la Guinée avec 7,2%, du Bénin et du Niger à 7%, de l’Ouganda à 6,2%, de la Côte d’Ivoire et de la Tanzanie à 6%, et enfin du Ghana à 5,7%.

Canada : une explosion suivie d'un incendie dans une base militaire fait plusieurs morts et des dizaines de blessés

18 October 2026 at 11:57

Une explosion suivie d’un incendie a causé le décès d’au moins sept personnes et blessé des dizaines d’autres, selon le bilan le plus récent relayé par la presse canadienne ce 18 octobre, dans la base des Forces canadiennes de Wainwright, en Alberta, dans l’Ouest canadien. D’après des sources militaires canadiennes, l’explosion s’est produite lors d’un exercice de tir à munitions réelles qui aurait touché une conduite ou un puits de gaz situé sur la base vers 16 h, heure locale. Un incendie s’est alors produit, attisé par des vents forts, et s’est propagé au-delà de la zone d’entraînement militaire.

7 DEAD, DOZENS INJURED after EXPLOSION at CANADIAN FORCES BASE in WAINWRIGHT EXPLOSION reportedly occurred during a 'LIVE FIRE TRAINING EXERCISE' that struck a 'GAS LINE OR GAS WELL' — Global News TOLL EXPECTED TO RISE as PATIENTS CONTINUE arriving at EDMONTON HOSPITALS https://t.co/yFZ5c8Cw9E

— RT (@RT_com) October 18, 2026

Une « catastrophe qui ne se produit qu'une fois tous les 15 à 25 ans »

L’incident a mobilisé les services d’urgence civils et militaires, qui sont intervenus rapidement, selon des sources militaires, pour maîtriser le feu et secourir les victimes. Cité par la presse au soir du 17 octobre, le ministre canadien de la Défense, David McGuinty, a déclaré : « Je ne me souviens pas d’un incident de cette ampleur ces dernières années », qualifiant l’événement de « catastrophe qui ne se produit qu'une fois tous les 15 à 25 ans ». Le ministre s’est cependant abstenu de fournir un bilan de l’incident, se contentant de confirmer l’existence de morts et de blessés, affirmant que la « priorité immédiate est de venir en aide aux personnes touchées et d’aviser les proches. Nous ne confirmerons pas les détails concernant les victimes ou les blessés tant que ce processus ne sera pas terminé ».

At least seven people have been killed and many others injured in an explosion during a live-fire training exercise at Canadian Forces Base Wainwright, Alberta. Local accounts suggest an 84 mm Carl-Gustaf round struck a gas well or pipeline, triggering a fire that spread toward munitions storage and caused secondary explosions. These details remain unconfirmed. Regional hospitals reportedly activated Code Orange mass-casualty protocols, while STARS air ambulances were reportedly dispatched. The full casualty toll remains unverified.

— Babak Taghvaee - The Crisis Watch (@BabakTaghvaee1) October 18, 2026

Incendie maîtrisé

Malgré des vents atteignant 100 km/h, le district municipal de Wainwright a déclaré que l’incendie a été maîtrisé grâce à l’intervention des équipes de lutte contre les incendies de plusieurs juridictions la nuit dernière. Leur vigilance demeurera cependant active afin de surveiller la zone touchée et de s'adapter à toute évolution de la situation, indique la même source.

La base militaire de Wainwright, l’une des plus actives du Canada selon l’armée, est spécialisée dans les exercices d'entraînement au combat complexes et réalistes visant à renforcer la préparation des forces armées. Selon un rapport cité par la presse locale, en octobre 2025, la base comptait des effectifs de 1 067 militaires et 243 employés civils.

Mobilisation et pillages du 17 octobre : complètement dépassées, les autorités françaises annoncent 1 800 interpellations

18 October 2026 at 11:35

Un « chiffre record », tel est le superlatif employé ce 18 octobre au matin par la préfecture de police de Paris, qui a annoncé l'arrestation de 855 personnes dans la capitale la veille. Une journée qui a vu dans l’après-midi des heurts autour des rassemblements contre la vie chère et du cortège parisien parti de la Place de la République, et dans la soirée et une partie de la nuit des scènes de pillages d’une ampleur inédite.

« Face à l’évolution constante des troubles, l'agilité, la réactivité et l’adaptation permanente du dispositif de la préfecture de Police ont permis de contenir la dynamique des groupes violents, caractérisés par leur volume inhabituel (500 à plus de 1000) », semblerait presque se féliciter la préfecture de police, et d’ajouter que « l'action des forces de l'ordre a également permis d’empêcher leur convergence puis de stabiliser la situation à partir de 23 heures ».

À l’échelon national, ce sont plus de 1 800 personnes qui auraient été « pour l’heure » interpellées, a annoncé le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez dans un long message posté sur X. Un bilan qui vient rehausser celui donné Sébastien Lecornu, qui annonçait 1 200 personnes interpellées dans tout le pays. « À ce stade, plus de 500 policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers ont été blessés, pris dans ces scènes de violences », a ajouté Laurent Nunez précisant que « ce bilan sanitaire n’est malheureusement que provisoire ».

Une mobilisation et un dispositif d'ordre sous-estimés

À titre de comparaison, lors de la journée dite de blocage des lycées le 1er octobre, près de 2 000 interpellations – 1 949, précisément – avaient été annoncées par la Place Beauvau. Soit, à ce stade, davantage que durant cette journée du 17 octobre qui a été marquée par un degré de violence inédit à travers le pays, mêlant saccage de bâtiments publics – avec tout particulièrement l’incendie qui a ravagé la mairie de Limoges – et le pillage de centres-villes tels que celui de Paris et de Marseille.

Marseille, dont le maire Benoît Payan ne cesse de dénoncer sur les plateaux le maigre dispositif sécuritaire qui avait été déployé dans sa ville à l’occasion de cette journée qui s’annonçait pourtant mouvementée. 550 000 manifestants ont été recensés par le ministère de l’Intérieur – contre 800 000 selon les organisateurs et les syndicats – bien au-delà de ce à quoi s’attendaient visiblement les autorités, avec ce chiffre de 110 000 manifestants en France « hors Paris ».

Du côté de la troisième ville de France, Lyon, où notamment une antenne de l’office du tourisme a été incendiée après avoir pillée, 160 interpellations auraient eu lieu dans la nuit du 17 au 18 octobre, a annoncé le préfet du Rhône, Étienne Guyot, précisant que parmi ces personnes se trouvaient « 124 majeurs, majoritairement masculins ».

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