Alors que la France subit encore les contrecoups du chaos des 17 et 18 octobre — pillages, mairies prises pour cible, policiers blessés —, Emmanuel Macron a choisi de s’exprimer... depuis Doha. Une fois encore, le chef de l’État a sorti son refrain favori : la « manipulation étrangère de l’information ».
Le 21 octobre, il a dénoncé les commentaires « inacceptables autant que stupides » de dirigeants étrangers qui « font campagne sur le dos de la France », visant notamment, sans les nommer, Donald Trump et Benjamin Netanyahou.
Le scénario est familier. Macron reconnaît l’absence d’« ingérences étrangères visibles » dans les événements eux-mêmes. Il dénonce néanmoins une manipulation de l’information survenue après les violences, évoquant des images générées par intelligence artificielle et des récits trompeurs relayés par des dirigeants étrangers en campagne.
Emmanuel Macron : «Il y a eu une manipulation étrangère de l'information, qui a donné lieu à des commentaires inacceptables et stupides notamment de la part de dirigeants étrangers»
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Donald Trump avait décrit une France « prise d’assaut » par des migrants et des djihadistes, invitant les électeurs américains à « regarder la France » pour comprendre les enjeux des élections de mi-mandat aux États-Unis. Emmanuel Macron l’a notamment rangé parmi les dirigeants dont il dénonce les commentaires sur la situation française.
Benjamin Netanyahou avait, pour sa part, évoqué une « invasion de l’islam extrémiste ».
Sur les réseaux sociaux, les réactions n’ont pas tardé, entre moqueries et indignation. Le candidat à la présidentielle Éric Zemmour a ironisé : « C’est même de la faute des extraterrestres. Emmanuel Macron, premier complotiste de France. »
C’est même de la faute des extraterrestres.
Emmanuel Macron, premier complotiste de France.
Pendant ce temps, le chef de l’État annonce une réunion avec les services de renseignement pour le lendemain. Toujours un temps de retard, toujours une explication toute prête. Et, cette fois, la Russie, cible favorite du camp macroniste, n’a pas été visée par le président en fin de règne.
John Dramani Mahama s’est déclaré ouvert au soutien de «tous ceux qui sont prêts à lutter contre le terrorisme», saluant la participation de la Russie au maintien de la sécurité au Sahel. Il a également déploré le retard du déploiement d’une force ouest-africaine de réaction rapide, faute d’une résolution de l’ONU garantissant son financement.
Dans une intervention au Parlement européen, à Bruxelles, dont une vidéo a été diffusée ce 21 octobre, l’eurodéputé Thierry Mariani a dénoncé le silence de l’Union européenne (UE) face aux violences subies par les populations congolaises depuis plusieurs décennies.
Cette prise de parole intervient à quelques jours du 30e anniversaire du déclenchement de la première guerre du Congo, le 24 octobre 1996. « Depuis 1996, ce pays a connu 30 ans de malheurs, de massacres, de pillages et de souffrances. Ce drame porte un nom, le GENOCOST [terme désignant le coût humain et économique des violences et de l’exploitation des ressources de la RDC, NDLR] », a-t-il déclaré.
Établissant un lien entre trois décennies de violences, l’exploitation des richesses minières congolaises et la prédation économique, Thierry Mariani a directement mis en cause le Rwanda et son président Paul Kagame, désignant ce dernier comme « le premier coupable de ce GENOCOST ». L’eurodéputé les accuse d’occuper militairement la RDC et de piller « depuis 30 ans les richesses minières de ce pays au prix de millions de vies humaines ».
La coopération entre Bruxelles et Kigali mise en cause
Thierry Mariani a rappelé les conclusions du rapport Mapping, publié en 2010 par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), qui recense de graves violations des droits humains et du droit international humanitaire commises en RDC entre 1993 et 2003, dont certaines pourraient relever du crime de génocide.
S’appuyant sur ce document, l’eurodéputé a dénoncé la coopération entretenue par l’UE avec le Rwanda. « Pourtant sur les six millions de morts au Kivu et en Ituri, l’Union européenne est parfaitement silencieuse. Pire, elle collabore avec le dictateur rwandais en signant des accords sur les minerais et en finançant son armée jusqu’en mars 2026 », a-t-il déclaré, dénonçant l’incohérence manifeste de la politique européenne dans la région.
« L’Europe n’a plus le droit d’ignorer ce génocide », a poursuivi Thierry Mariani, exhortant Bruxelles à « cesser ses compromissions et punir enfin Kagame et son entourage sanguinaire avec des sanctions que ce Parlement a demandées l’année dernière ».
Malgré les processus de Doha et de Washington visant à favoriser un règlement pacifique du conflit dans l’est de la RDC, la situation sur le terrain connait une nouvelle escalade entre les rebelles de l’AFC/M23, soutenus par le Rwanda, et les forces gouvernementales congolaises, appuyées par les milices locales Wazalendo. Le conflit aggrave une crise humanitaire marquée par des déplacements massifs de populations, une insécurité alimentaire généralisée et des risques sanitaires accrus sur fond d’épidémie d’Ebola.
Le chef du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohsen Rezaei, a affirmé que «pas même une infime quantité» d’uranium enrichi ne quitterait l’Iran, qualifiant ces matières de richesse nationale. Cette position rejette une demande de Washington, qui souhaite qu’une partie du stock iranien soit transférée hors du pays.
Le ministre congolais des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, a sonné, le 19 octobre, la cloche du Nasdaq Dubai, lors d’une cérémonie organisée à l’invitation de Hamed Ali, directeur général de cette place financière du Golfe, marquant l’entrée en cotation des obligations souveraines congolaises. Selon un communiqué publié par son ministère, le gouvernement congolais a fait admettre à la cote deux emprunts souverains existants, d’un montant total de 1,55 milliard de dollars, déjà cotés à la Bourse de Londres.
Par cette opération, la République du Congo devient le premier État africain à faire coter ses obligations souveraines au Nasdaq Dubai, offrant ainsi à ses titres une nouvelle place de négociation au Moyen-Orient. « Cette double cotation ne crée aucune dette supplémentaire. Elle permet simplement à un plus grand nombre d'investisseurs d'acheter ou de revendre ces titres », a précisé le ministère.
Selon la même source, le gouvernement congolais a engagé, dès 2025, une stratégie de restructuration de sa dette. Confronté à d’importantes échéances de remboursement à court terme, le pays a progressivement renoué avec les marchés internationaux afin de remplacer une partie de ses engagements par des emprunts à plus long terme, sous l’impulsion du ministre Christian Yoka.
Un taux d’intérêt annuel de 9,5 %
« En février, alors que le Congo recherchait 700 millions, les investisseurs étaient prêts à apporter plus de 2 milliards, à des conditions d'emprunt de plus en plus favorables », a indiqué le ministère, précisant que le pays avait mobilisé près de 2,5 milliards de dollars en sept mois. En élargissant sa base d’investisseurs aux pays du Golfe, la République du Congo entend ainsi faciliter son accès aux financements internationaux.
Dans le détail, la première obligation, d’un montant de 700 millions de dollars, a été émise en février 2026 et arrivera à échéance le 17 février 2035. La seconde, d’une valeur de 850 millions de dollars, a été émise en mai 2026 et arrivera à échéance le 26 mai 2036. Les deux émissions sont assorties d’un taux d’intérêt nominal annuel de 9,5 % et prévoient un remboursement progressif du capital.
Selon une analyse du site d’information financière Sika Finance, la cotation à Dubaï ne réduit pas directement la dette congolaise, mais permet de diversifier la base d’investisseurs. Elle pourrait ainsi stimuler la demande de titres souverains congolais sur le marché secondaire et renforcer leur attractivité. Une meilleure perception de ces obligations pourrait, à terme, améliorer les conditions des futurs emprunts du pays.
Cette perspective demeure toutefois tributaire de l’évolution du risque souverain congolais et de l’appétit des investisseurs pour sa dette.
Le Nigeria a confirmé, le 20 octobre, un premier cas importé de maladie à virus Ebola de souche Bundibugyo dans sa capitale, Abuja. Selon un communiqué du ministère fédéral de la Santé et des Affaires sociales, relayé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la patiente, récemment arrivée d’Ouganda à bord d’un vol international, a développé les premiers symptômes le 7 octobre, avant d’être admise, le 11 octobre, dans un établissement de santé privé d’Abuja. Le diagnostic a été confirmé le 20 octobre, après plusieurs jours de prise en charge.
L’état de la patiente se serait depuis aggravé, jusqu’à une « défaillance multiviscérale », selon un responsable sanitaire nigérian.
Le 21 octobre, à l’issue d’une réunion d’urgence, les autorités sanitaires ont confirmé que l’infection était due au virus Bundibugyo, après trois séries d’analyses moléculaires. Cette précision a été apportée par Olajumoke Babatunde, responsable des services de laboratoire de santé publique au Centre nigérian de contrôle et de prévention des maladies (NCDC).
Selon plusieurs médias, la patiente serait une diplomate ayant rejoint Abuja à bord d’un vol en provenance d’Ouganda. Le Nigeria devient ainsi le cinquième pays à détecter le virus depuis le début de l’épidémie en République démocratique du Congo (RDC), après l’Ouganda, le Kenya et la France.
Quarante-quatre personnes contacts identifiées
Selon l’OMS, 44 personnes ayant été en contact avec la patiente ont été identifiées au Nigeria. Les autorités sanitaires poursuivent leurs investigations pour retrouver et surveiller les personnes susceptibles d’avoir été exposées au virus, notamment les professionnels de santé, les patients, les accompagnants et les voyageurs ayant côtoyé la patiente.
Mohamed Janabi, directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, a appelé les pays à renforcer leur préparation face à la menace épidémique, notamment par une surveillance accrue, des enquêtes rapides en cas d’alerte, la mobilisation d’équipes d’intervention et la constitution de stocks suffisants. Il a également souligné l’importance d’une détection précoce et d’une réponse rapide et coordonnée pour protéger les professionnels de santé et les populations.
L’Ouganda affirme ne compter aucun cas actif
Le ministère ougandais de la Santé a indiqué que la patiente s’était rendue en République démocratique du Congo, sans préciser les localités visitées. Les autorités nigérianes n’ont pas encore confirmé l’ensemble de son itinéraire.
Dans un communiqué publié sur X le 20 octobre, le ministère ougandais a confirmé que la patiente avait transité par l’Ouganda sans présenter de symptômes. « Un voyage à travers l’Ouganda ne prouve pas que l’infection a eu lieu ici », a déclaré le ministère, soulignant que le pays ne comptait aucun cas actif confirmé d’Ebola. Le lieu exact de contamination demeure à déterminer.
L’épidémie continue de faire des victimes en RDC
La 17e épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo continue de se propager, touchant désormais huit provinces et 66 zones de santé. Selon les données sanitaires arrêtées au 18 octobre, le pays comptabilisait 9 552 cas confirmés et 4 602 décès depuis le début de l’épidémie en mai. Au total, 937 patients étaient hospitalisés ou placés en isolement, tandis que 2 550 personnes avaient guéri.
Le taux de létalité s’établissait à 48,2 %, et 76,9 % des personnes contacts identifiées faisaient l’objet d’un suivi sanitaire. Les violences armées et les déplacements de populations compliquent davantage la réponse sanitaire.
L’extension de l’épidémie, conjuguée à la détection de cas importés au Nigeria et au Kenya, renforce les inquiétudes quant aux risques de propagation régionale du virus.
Le 21 octobre, à Saint-Pétersbourg, Vladimir Poutine et l’émissaire américain Steve Witkoff ont évoqué la reprise des pourparlers avec Kiev. À l’issue de leur entretien, qui a duré près de trois heures, le conseiller présidentiel Iouri Ouchakov a fait savoir que la Russie était disposée à renouer le dialogue vers la mi-novembre.
« Notre président a informé Steve Witkoff que nous étions en principe prêts à reprendre ces pourparlers trilatéraux vers la mi-novembre sur la question principale. Cette question porte sur la mise en place d’un système de sécurité pour la Russie et l’Ukraine à l’issue du conflit », a déclaré Ouchakov.
Abou Dhabi envisagé pour le prochain rendez-vous
Le conseiller du président russe a précisé que les délégations pourraient se retrouver à Abou Dhabi. Leur composition n’a pas encore été annoncée.
Il a également estimé que le conflit approchait de son terme et que les Européens commençaient à aborder plus sérieusement son règlement, même si leurs dernières propositions ne satisfaisaient toujours pas Moscou. Il faisait notamment référence aux nouvelles propositions de Kiev et des représentants européens, présentées à Vladimir Poutine par Witkoff après ses consultations à Oslo, le 20 octobre. Ouchakov a toutefois jugé qu’elles apportaient peu d’éléments utiles au règlement du conflit.
La précédente reprise des discussions devait intervenir après les élections législatives russes de septembre. Ouchakov a imputé son échec au régime de Kiev : « La reprise des négociations trilatérales, qui était prévue après les élections à la Douma, a été torpillée, comme on le sait, par le régime ukrainien lui-même. Lors de la principale journée de vote, il a lancé des frappes d’une ampleur exceptionnelle contre Moscou et d’autres villes, ainsi que contre des bureaux de vote, visant directement des membres des commissions électorales, dont certains ont été tués. »
Zelensky prêt à geler le conflit au prix de pertes territoriales
Le 21 octobre, Volodymyr Zelensky a déclaré sur Fox News être prêt à geler les combats sur les positions actuelles. Interrogé par Brian Kilmeade sur un accord qui laisserait Kiev contrôler au moins 75 % du territoire ukrainien, il a répondu : « Oui, actuellement, nous devons geler [la ligne de front], et je pense que c’est le vrai moyen de mettre fin à cette guerre. »
La veille, à la Maison Blanche, Donald Trump avait appelé Zelensky à conclure un accord avec Moscou : « Nous voulons que Zelensky conclue un accord. Il peut conclure un accord. Il aurait pu le faire il y a deux ans, lors de notre brève discussion au Bureau ovale. »
Le président américain a ajouté : « Il aurait sans doute pu conclure un bien meilleur accord à l’époque qu’aujourd’hui. » Avant de mettre en garde : « L’Ukraine doit vouloir mettre fin à cette guerre. Zelensky doit vouloir y mettre fin. S’il ne le veut pas, je pense que ce sera très grave. »
Les vitrines volaient en éclats dans plusieurs villes françaises, mais une boutique d’Amiens semblait bénéficier d’un voisinage rassurant. Sur une vidéo tournée le 17 octobre, des véhicules des Compagnies républicaines de sécurité (CRS) stationnent devant la chocolaterie Jean Trogneux, dirigée par un petit-neveu de la première dame Brigitte Macron. Une question surgit : les macarons des Trogneux auraient-ils droit à une protection que d’autres commerçants attendent encore ? La vidéo ne prouve toutefois pas la mission des CRS.
INCROYABLE LA BOUTIQUE TROGNEUX INTOUCHABLE ! https://t.co/CQs6Cn4Dd9
Le 20 octobre, le syndicat Alliance Police Nationale a demandé des explications sur la présence d’une demi-compagnie de CRS devant la chocolaterie, alors que les effectifs manquent ailleurs. La veille, le maire de Yerres Nicolas Dupont-Aignan avait déjà dénoncé la situation sur X : « Ce mépris et ces privilèges d’un autre temps sont INSUPPORTABLES ! » Selon lui, les autres commerçants ont été laissés sans protection face aux pillages.
La préfecture de la Somme a publié un communiqué, le 20 octobre, pour démentir une protection sur mesure : « Le préfet de la Somme dément l’allégation selon laquelle des effectifs de CRS auraient été dédiés à la protection du magasin Trogneux. » Selon les autorités, les renforts étaient venus sécuriser l’ensemble des commerces du centre-ville. Les véhicules avaient été stationnés sur un axe piétonnier stratégique, près de la place Gambetta. Autrement dit, si les fourgons se trouvaient devant la chocolaterie, ce serait pour les besoins de la géographie, pas pour ceux des confiseries. Une nuance qui peine à convaincre le syndicat Alliance.
Interrogé sur RMC, le délégué national CRS du syndicat Johan Cavallero a répliqué : « Ils jouent un peu sur les mots. Dans ce cas, le centre-ville d’Amiens est assez grand, pourquoi on ne les aurait pas mis devant la cathédrale ou un autre bâtiment ? »
Le débat survient après un week-end coûteux pour les commerçants français. Selon un premier bilan avancé par le ministre du Commerce Serge Papin, au moins 3 000 entreprises ont subi des dégradations ou des pillages les 17 et 18 octobre. Le Financial Times cite une estimation de Morningstar DBRS évaluant les pertes assurées entre 1 et 1,2 milliard d’euros. À Amiens, la préfecture maintient que le dispositif concernait tous les commerces.
Les relations entre l’exécutif et La France insoumise (LFI) se tendent un peu plus chaque jour, tandis que des figures de la droite relancent ouvertement l’hypothèse d’une interdiction du mouvement de Jean-Luc Mélenchon.
Dans un entretien au Figaro, le président du Sénat, Gérard Larcher, a estimé que la question de l’interdiction de LFI « peut être posée ». « Nous avons pu dissoudre Génération identitaire et La Jeune Garde. LFI est un parti politique qui concourt à l’expression de la nation. Je l’entends. Mais il tient une grande part de responsabilité dans le discours de haine », a-t-il déclaré.
Il accuse le mouvement de « créer une situation de tension extrême » en « voulant tout conflictualiser » et met en garde contre « ceux qui cherchent l’insurrection », évoquant notamment les propos du maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, sur une violence parfois « légitime ».
Gérard Larcher, président du Sénat, dans @Le_Figaro interrogé sur LFI : https://t.co/ZcvAEQVzKU
Ces déclarations font écho à celles de Bruno Retailleau, président des Républicains (LR), favorable à l’instauration d’un cordon sanitaire autour de LFI. Dès le 1er octobre, sur BFMTV-RMC, il avait qualifié le mouvement de « parti séditieux », « fasciné par la violence » et cherchant à « organiser l’insurrection ». « Je sais que c’est très difficile en droit, mais on ne peut plus faire comme si de rien n’était », avait-il insisté.
À droite, l’ancien cadre du Front national Pascal Gannat met toutefois en garde contre une éventuelle interdiction : « Il faut espérer que le RN et MLP ne vont pas entrer dans ce piège ; LFI est détestable, mais légal, et le dissoudre et accepter sa dissolution serait permettre par symétrie évidente d'en faire de même contre le FN. Larcher entre là dans la logique du plan macroniste : imposer l'extrême centre par la force. »
Il faut espérer que le RN et MLP ne vont pas entrer dans ce piège ; LFI est détestable, mais légal, et le dissoudre et accepter sa dissolution serait permettre par symétire évidente d'en faire de même contre le FN.
Larcher entre là dans la logique du plan macroniste : imposer l'extrême centre par la force.
Le RN et ses dirigeants se sont tus quand Macron a fait dissoudre quasiment tous les groupes identitaires et patriotiques de droite attaqués par les Antifas, pensant ainsi éviter tout ''amalgame''. L'affaire Bardella montre que le système sait provoquer et créer l'amalgame nécessaire. En période de crise intense, tout est possible. MLP doit s'en préoccuper et réagir face à Larcher.
— Pascal Gannat #Conservateur #Libertés #DSE (@PGannat) October 20, 2026
Face à ces attaques, le Premier ministre Sébastien Lecornu a tenu à marquer sa différence. Lors des questions au gouvernement, il a déclaré à Mathilde Panot : « Je ne cherche pas à vous interdire. [...] Je veux vous combattre politiquement dans les urnes. »
Pendant ce temps, Jean-Luc Mélenchon a accepté l’invitation à la réunion des partis politiques prévue le 22 octobre à Matignon, mais sur un ton offensif : « On va y aller, on va te pourrir la réunion », a-t-il lancé, ironisant sur la lettre d’invitation de Lecornu et refusant de discuter des risques liés à l’élection présidentielle.
Selon M. Lecornu, « un mouvement de l'ultra-gauche a envie d'organiser un désordre profond dans le pays jusqu'à l'élection présidentielle ».
De qui parle-t-on ? Où ? Quand ? Comment ? Ce n'est pas une plaisanterie !
M. Lecornu et d'autres affirment d'ailleurs que nous comptons tirer parti du désordre pour gagner cette élection. Comment peuvent-ils nous croire aussi stupides ?
Retour au sérieux. Ça suffit de jouer les apprentis-dictateurs qui manient les oppositions politiques au fouet !
Cette passe d’armes verbale entre le gouvernement et La France insoumise intervient à quelques jours d’une nouvelle manifestation, annoncée pour le 24 octobre, dans un climat de fortes tensions politiques et sociales.
Le Royaume-Uni va déployer des chasseurs Typhoon de la Royal Air Force en Arabie saoudite afin de protéger les villes et infrastructures critiques saoudiennes contre les missiles et drones houthis. Londres précise que ces missions seront strictement défensives et qu’elles n’incluront pas de frappes au Yémen.
L’ONU a fermement condamné une série d’attaques de drones au Soudan, dont une frappe sur un marché d’Abyei qui a tué au moins 28 civils, selon l’organisation, et un massacre présumé au Kordofan-Ouest. Le porte-parole du secrétaire général Stéphane Dujarric a dénoncé une tendance très préoccupante.
Le trou de la Sécu continue de se creuser. Alors que s’ouvrent à l’Assemblée nationale les débats sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027, la Cour des comptes présente un rapport sévère sur les finances sociales et met en garde contre l’accumulation de la dette, dans un contexte économique où tous les indicateurs sont au rouge.
Selon la Cour, le déficit des régimes obligatoires de base de la Sécurité sociale devrait atteindre 21,8 milliards d’euros en 2026, soit 2,4 milliards de plus que l’objectif initial et 200 millions de plus qu’en 2025. « L’impératif est de reprendre au plus vite le contrôle des finances publiques », soulignent les magistrats.
Cette dégradation s’explique principalement par des prévisions macroéconomiques trop optimistes. La croissance a été révisée à la baisse, de 1 % à 0,5 %, tandis que la progression de la masse salariale s’est limitée à 1,6 %, contre 2,3 % initialement attendus, privant ainsi la Sécurité sociale de 3,5 milliards d’euros de recettes escomptées.
🔎 Quelle est la situation financière de la sécurité sociale au moment où les débats sur le budget débutent à l’Assemblée ?
À l’occasion de l’examen du #PLFSS 2027, et à la demande de l’@AssembleeNat, la Cour a mené une analyse sur le sujet.
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Le budget 2026 prévoyait pourtant 8,7 milliards d’euros de recettes supplémentaires, grâce notamment à de nouvelles mesures fiscales et sociales, dont la hausse de certaines cotisations vieillesse, de la contribution sociale généralisée (CSG) et des prélèvements sur les complémentaires santé.
Du côté des dépenses, l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam) a été exécuté à hauteur de 1,1 milliard d’euros de moins que prévu, notamment sous l’effet de la hausse des franchises médicales et des participations forfaitaires. Le vieillissement de la population continue toutefois de peser sur les comptes sociaux, avec des dépenses en progression de 17,1 milliards d’euros par rapport à 2025.
La Cour juge par ailleurs les prévisions de croissance « optimistes » et les économies annoncées encore incertaines, alors que la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a déjà rejeté le texte. Devant les députés, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a rappelé le 20 octobre l’objectif gouvernemental de réduire de moitié le déficit de la Sécurité sociale.
A l’Assemblée nationale, nous ouvrons aujourd’hui l’examen du budget de la Sécurité sociale pour 2027. Notre ambition est de diviser par deux le déficit de la sécurité sociale
Pour y parvenir nous assumons des priorités, nous corrigeons des injustices, nous privilégions des réformes structurelles et nous proposons des économies là où elles sont possibles toujours en protégeant les plus fragiles.
La Cour alerte particulièrement sur la dette portée par l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss), qui pourrait atteindre 130 milliards d’euros en 2030. Elle préconise le transfert d’environ 100 milliards d’euros à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) d’ici à la fin de 2027, afin d’allonger les échéances. Une telle opération pourrait toutefois nécessiter le maintien de la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) au-delà de 2033.
Faute d’un plan crédible de retour à l’équilibre, « le financement de la Sécurité sociale n’a pas aujourd’hui de solution durable ».
La Gambie a reçu 2,5 millions de dollars des États-Unis, issus de la vente d’un manoir de l’ex-président Yahya Jammeh. Ces fonds, confisqués comme produits de la corruption, serviront exclusivement à indemniser les victimes de son régime (1994-2017).
Sept Palestiniens ont été tués le 20 octobre dans plusieurs frappes israéliennes contre la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources hospitalières. Deux victimes ont notamment été recensées à Al-Zawaida et à Wadi Gaza, dans le centre du territoire, et une troisième à Jabalia, dans le nord.
Après les manifestations contre la vie chère et le manque de moyens dans l’enseignement, les violences ont gagné plusieurs villes. À Marseille, des boutiques Louis Vuitton et Hermès ont été pillées ; à Lille, un Apple Store a été attaqué. Une vingtaine de magasins Sephora et plusieurs points de vente JD Sports ont aussi été pris pour cible.
À Paris, les policiers ont reculé devant la foule, raconte au Financial Times un employé de Dior. Son magasin a été épargné grâce aux rideaux métalliques baissés dès 16 heures. Le quotidien rapporte que les préparatifs habituels entre syndicats et police n’ont pas fonctionné. L’employé s’étonne que les autorités aient été prises de court alors que les réseaux sociaux annonçaient déjà des violences.
Jusqu’à 1,2 milliard d’euros pour les assureurs
Le ministre du Commerce Serge Papin avance un premier bilan d’au moins 3 000 entreprises touchées. Morningstar DBRS estime les pertes assurées entre 1 et 1,2 milliard d’euros, contre 730 millions d’euros lors des émeutes de 2023, rappelle le quotidien britannique.
Près de la gare du Nord, un commerçant raconte qu’une centaine de jeunes ont tenté de forcer sa porte. Il a appelé la police, sans obtenir d’intervention. Resté seul 15 minutes derrière sa vitrine, il évalue les réparations entre 7 000 et 10 000 euros. « Derrière chaque vitrine détruite, il y a un entrepreneur, des salariés, des familles et souvent des années de travail », a rappelé, dans un communiqué du 18 octobre, le président de la Confédération des commerçants de France Pierre Bosche.
Les marchandises volées réapparaissent en ligne
Lundi 19 octobre, les ministres Serge Papin et Anne Le Hénanff ont réuni Vinted, Amazon, eBay et d’autres plateformes pour faire supprimer les annonces suspectes. Certaines marchandises volées étaient déjà proposées à la revente. « Vous vous rendez compte, il y a certains commerçants qui voient leurs produits sur ces plateformes », a expliqué le ministre du Commerce le lendemain sur Sud Radio.
Les plateformes doivent surveiller les lots de produits neufs vendus à bas prix, identifier les vendeurs suspects et transmettre leurs signalements aux enquêteurs. Un premier bilan est attendu sous 48 heures. Le gouvernement annonce aussi des prêts à taux zéro jusqu’à 50 000 euros pour les commerces touchés.
L’Assemblée législative du peuple (ALP) du Burkina Faso a adopté à l’unanimité, le 20 octobre, un projet de loi portant révision du Code pénal, présenté et défendu par le ministre de la Justice et des Droits humains, Me Edasso Rodrigue Bayala.
Principale mesure de cette réforme, la réintroduction de la peine capitale pour les actes de terrorisme, l’espionnage, la trahison, le parricide ainsi que l’importation de produits périmés ou prohibés ayant entraîné la mort.
Selon le ministre, cette révision vise à adapter la législation pénale aux enjeux de protection de l’ordre public, de lutte contre la criminalité économique et financière, de préservation de l’environnement et de la famille, ainsi que de renforcement de la sécurité routière.
« Nous avons constaté sur le terrain que ces terroristes recrutent en promettant aux candidats que, même s’ils venaient à être arrêtés en tant qu’auteurs ou complices d’actes de terrorisme, ils ne risquaient pas grand-chose de plus que la prison à vie », a expliqué Me Edasso Rodrigue Bayala.
Le ministre a précisé que les actes liés au terrorisme, commis « en tant qu’auteur ou complice », seraient passibles de la peine capitale. Il en irait de même pour les auteurs et complices de l’importation frauduleuse de produits périmés ou prohibés ayant entraîné la mort.
Des sanctions plus sévères contre la criminalité économique et les infractions routières
La réforme du Code pénal prévoit un durcissement des sanctions contre les crimes économiques et financiers. Les détournements de fonds dépassant un certain montant pourraient désormais être punis de la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une amende équivalant au triple des sommes détournées.
Face à l’insécurité routière, présentée comme l’une des principales causes de mortalité au Burkina Faso, le nouveau texte introduit des peines d’emprisonnement pour certains comportements jusqu’alors non sanctionnés pénalement. Il aggrave également les sanctions applicables à plusieurs infractions, dont certaines passent de la catégorie des contraventions à celle des délits.
Le Code pénal prévoit par ailleurs des sanctions pour l’homosexualité et les pratiques assimilées. De lourdes amendes sont également prévues pour les atteintes aux normes de protection de l’environnement, ainsi que pour l’abattage ou l’exportation illégale de bêtes de somme, notamment les ânes et les chevaux.
De nouvelles infractions ont également été introduites dans le domaine des technologies de l’information et de la communication.
Le Burkina Faso avait aboli la peine de mort en 2018, tandis que la dernière exécution dans le pays remonte à 1988. Le gouvernement burkinabè avait annoncé, dès le 4 décembre 2025, son intention de réintroduire la peine capitale pour certains crimes de droit commun.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou relie directement les récentes violences en France aux conséquences du 7-Octobre. Dans un entretien accordé le 20 octobre à i24NEWS, il affirme avoir averti le président français Emmanuel Macron dès 2023 : « Si nous ne les éliminons pas ici, vous les aurez à Paris. » Il ajoute désormais : « Et c’est exactement ce qui se passe. »
Netanyahou raconte que Macron l’avait appelé après l’attaque du 7-Octobre pour évoquer une solution diplomatique. Il dit lui avoir répondu que le Hamas devait être combattu comme l’organisation État islamique et qu’une stratégie d’« apaisement » ne ferait que déplacer la menace vers l’Europe. Interrogé sur les troubles en France, il accuse les autorités de ne pas s’être préparées et d’avoir « cédé à l’invasion de l’islam extrémiste ». Son conseil à la France est tout aussi direct : : « Battez-vous, ne jouez pas l’apaisement, battez-vous contre les extrémistes ».
Une comparaison contestée
La comparaison est néanmoins très contestable sur le plan factuel. Les manifestations françaises sont nées de revendications portant notamment sur le coût de la vie et les services publics avant de dégénérer, dans plusieurs villes, en pillages et affrontements. Les autorités mettent en cause des groupes d’ultragauche et des casseurs opportunistes. Le rapprochement opéré par Netanyahou ne repose sur aucun élément tangible.
Ces propos surviennent à quelques jours des élections israéliennes du 27 octobre. Netanyahou mène campagne sur la sécurité, l’Iran et la nécessité de maintenir une ligne militaire dure. En invoquant la France, il cherche aussi à présenter le combat mené par Israël depuis le 7 octobre comme une bataille dépassant ses propres frontières et concernant directement l’Europe. La logique israélienne consiste ainsi à montrer que l’État hébreu est le dernier rempart face à l’islamisme avant qu’il ne déferle sur l’Europe, une idéologie qui s’appuie sur la théorie du « choc des civilisations » du politologue américain Samuel P. Huntington.
Plus de moyens, plus de mobilité et l’appui de l’armée
« Le dispositif de samedi prochain sera massif », a déclaré le chef du gouvernement devant les députés, reconnaissant que celui du 17 octobre avait été « trop statique et pas assez mobile ».
"Samedi prochain, le dispositif sera massif", indique @SebLecornu avant de critiquer la "démagogie" et les "coups de menton". #QAG https://t.co/h4Jihdjoen
Laurent Nuñez a précisé : « Nous allons évidemment monter en gamme […] en termes de moyens, en volume bien sûr, en termes de forces engagées et en termes de réactivité, de mobilité, pour aller percuter, impacter ces groupes qui dispersent les forces de l’ordre de manière extrêmement planifiée ».
Manifs - Acte II : le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez annonce le déploiement samedi #24octobre des unités de l'opération militaire Sentinelle de l'armée pour libérer des policiers de leurs missions de garde statique.
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Seront mobilisés la Brigade de recherche et d’intervention, le Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale, le RAID (Recherche, assistance, intervention, dissuasion), des hélicoptères, des Centaures et des engins lanceurs d’eau. Les militaires de l’opération Sentinelle seront en outre déployés « en substitution des forces de sécurité intérieure, principalement sur des missions de sécurisation statique », afin de libérer policiers et gendarmes pour le maintien de l’ordre.
Sur X, le député de La France insoumise, Bastien Lachaud, a vivement réagi : « En annonçant le déploiement de Sentinelle […], Laurent Nuñez franchit un nouveau seuil dans la surenchère sécuritaire. L’armée n’a pas vocation à être utilisée contre son propre peuple ».
🚨 ALERTE ! Laurent Nuñez annonce le déploiement de militaires de l’opération Sentinelle pour la manifestation du 24 octobre.
Les manifestants ne doivent pas être considéré comme des ennemis de l'intérieur !
L’armée doit défendre la Nation, pas faire du maintien de l'ordre. Cette confusion des genres est dangereuse.
Le ministre a par ailleurs indiqué qu’il réfléchissait à l’interdiction de manifestations non déclarées ou susceptibles de troubler l’ordre public, y compris certaines pourtant déclarées si le service d’ordre ne garantit pas la sécurité. Pour les cortèges sans risque, il juge impératif de privilégier des itinéraires éloignés des bâtiments publics et des rues commerçantes. Il souhaite aussi renforcer le renseignement sur les participants les plus radicaux. « Nous serons au rendez-vous », a-t-il assuré, en promettant la fermeté.
Le président de la Cour suprême russe Igor Krasnov s’est rendu à Pékin à l’invitation de son homologue chinois Zhang Jun, président de la Cour populaire suprême. Les deux institutions ont signé, le 21 octobre, un accord de coopération sur la numérisation de la justice, la formation des juges et l’intelligence artificielle.
Au lendemain des discussions d’Oslo, l’émissaire américain Steve Witkoff s’est rendu à Saint-Pétersbourg le 21 octobre. Il y avait rencontré Volodymyr Zelensky, le président finlandais Alexander Stubb et le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre. L’entretien avec le président russe Vladimir Poutine s’est tenu au palais Constantin, en présence de son conseiller Iouri Ouchakov et de son représentant spécial pour la coopération économique internationale Kirill Dmitriev.
Jared Kushner, autre négociateur américain, n’a pas fait le déplacement en raison d’une maladie. Il avait déjà participé à distance aux consultations d’Oslo. Selon l’agence TASS, sa participation par visioconférence à la rencontre de Saint-Pétersbourg était aussi envisagée.
Poutine remercie Trump pour l’attention qu’il porte au règlement de la crise en Ukraine
Dans ses premiers propos, Poutine est revenu sur son récent échange téléphonique avec le président américain Donald Trump et l’a remercié pour l’attention qu’il porte au règlement du conflit en Ukraine. Il a rappelé que son homologue avait insisté sur la nécessité de mettre fin aux pertes humaines. Le président russe a aussi évoqué la reprise des relations économiques entre les deux pays.
« Les deux parties auraient tout intérêt à discuter des questions liées à nos projets de rétablissement des relations bilatérales et des contacts russo-américains, notamment dans le domaine de la coopération économique », a-t-il déclaré.
Poutine a ensuite demandé à Witkoff de lui présenter les résultats des consultations menées la veille à Oslo. Plus tôt dans la matinée, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov avait rappelé qu’un accord nécessitait aussi une décision des autorités ukrainiennes. Interrogé par l’agence Interfax sur la possibilité d’un règlement sans Zelensky, il avait précisé : « Il est impossible de régler totalement le conflit ukrainien sans la participation de quelqu’un venant de Kiev. Il faut donc que quelqu’un, là-bas, prenne une décision responsable. C’est indispensable. »
Pour sa part, l’émissaire américain a qualifié de productives les discussions menées en Norvège. Devant Poutine, il a assuré que des progrès avaient été réalisés et que les participants disposaient désormais de bases permettant d’envisager une cessation des hostilités en Ukraine.
Espoir pour les négociations trilatérales
L’envoyé de Donald Trump n’est pas arrivé les mains vides. Il a indiqué avoir apporté des documents présentant différentes approches du règlement du conflit en Ukraine, à la suite des discussions tenues le 20 octobre en Norvège. Witkoff a aussi exprimé l’espoir que Vladimir Poutine envisage de relancer les négociations trilatérales entre la Russie, les États-Unis et l’Ukraine. Ces rencontres permettraient notamment d’aborder les questions techniques liées à un éventuel accord.
Parallèlement, Donald Trump a publié un message sur Truth Social confirmant que les États-Unis n’avaient rien accordé en échange de la libération de l’Américain. « Les États-Unis, par respect pour le président Trump, n’étaient pas tenus d’offrir quoi que ce soit en retour – une situation sans précédent pour la Russie. Cette libération n’a nécessité aucun échange », a-t-il écrit. Le président américain a en outre reproché à l’administration Biden de ne pas être parvenue à le faire libérer malgré des négociations avec le Kremlin.
Diesel et coopération économique
Abordant les relations avec les États-Unis, le président russe a confirmé que Moscou était prêt à discuter de nouveaux projets économiques avec Washington. La Russie pourrait par exemple augmenter ses livraisons d’engrais sur le marché américain. Poutine a aussi souligné que l’accord sur le diesel avait entraîné une baisse des prix de 5 à 6 % sur les marchés mondiaux.
« Le premier pétrolier, d’une capacité de 40 000 tonnes [de diesel], partira dans deux ou trois jours. D’autres suivront immédiatement », a annoncé Vladimir Poutine lors de la rencontre.
Steve Witkoff l’a remercié au nom de Donald Trump pour la livraison de diesel. L’émissaire américain a évoqué les perspectives de développement des relations économiques entre les deux pays après la fin du conflit en Ukraine.
La situation au Moyen-Orient aussi abordée lors des discussions
Poutine a aussi souhaité connaître l’analyse de Washington sur la situation au Moyen-Orient, notamment autour de l’Iran. Il a rappelé les liens de longue date entre Moscou et Téhéran et proposé l’aide de son pays pour parvenir à une solution.
« Nous entretenons des relations de confiance particulières avec l’Iran car elles se sont construites pendant des décennies. Si nous pouvons contribuer à résoudre cette crise, nous le ferons avec plaisir », a déclaré Poutine.
Le président russe a enfin indiqué qu’il comptait aborder avec l’émissaire américain la possibilité d’une prochaine rencontre avec Donald Trump en Chine.