A “Hell Pig” Predator Lived in Spain 36 Million Years After the Dinosaurs — It Was Kin to Hippos and Whales


C'est un texte court, ce qu'on appelle souvent une novella, et c'est un texte ancien (2008), mais il est une parfaite introduction à l'univers d'un des plus importants auteurs de science-fiction d'aujourd'hui. Ian McDonald fait montre dans Aspects d'une imagination rarement déployée avec autant de vigueur et aussi peu de pages, et y met déjà en scène l'essentiel de ses préoccupations. Dans un lointain futur, l'humanité s'est multipliée en quantité d'espèces, toutes adaptées à des environnements très différents. Sur Tay, monde-océan, le jeune Ptey va se rendre à la Maison de Multiplication, pour « déplier » les huit personnalités qui le constituent, chaque « aspect » possédant un nom, un caractère propre… Mais, « la nuit où Pley traversa la mer pour aller se faire fracasser l'âme, huit cents étoiles entreprirent de traverser le ciel ». Une invasion extraterrestre (si tant est que le mot ait encore un sens) qui va le conduire à un voyage à travers l'espace : il suit ces membres de la communauté « anpreen » qui fuient une menace obscure, et au long d'une épopée de millions d'années, il changera de forme, il changera de nom, il accueillera sa posthumanité. On pense, et peu importe le nombre de pages, à L'Odyssée, on pense à un classique du genre comme Créateur d'étoiles (réédité en 2026 aux mêmes éditions Le Bélial') d'Olaf Stapledon, pour cette évocation des divers destins d'une humanité en miettes et qui se cherche.
Ce goût des peuples, des cultures, est spécifique de l'art de McDonald. Dès ses premiers romans, il a fait glisser la science-fiction hors de l'occidentalisme qui l'imprègne si souvent. Père écossais, mère irlandaise, il a 5 ans en 1965 quand sa famille s'installe en Irlande du Nord, et il vit toujours à Belfast. Ce sont d'abord les conflits qui déchiraient son pays qu'il a transposés dans un avenir assez crédible. Puis il s'est ouvert à l'Inde dans ce qui demeure son chef-d'œuvre, Le Fleuve des dieux (Folio SF, 2013) — en 2047, une rivalité très forte naît autour des problèmes liés à la gestion de l'eau —, à la Turquie avec La Maison des derviches (Folio SF, 2015), qui met en scène, là encore dans un avenir proche, deux thèmes qui lui deviendront chers, la nanotechnologie et le terrorisme… Et ce ne sont là que quelques titres parmi d'autres. Tous témoignent de l'intérêt que McDonald porte aux mœurs, aux langues, aux systèmes philosophiques « exotiques », quitte à les aborder dans toutes leurs complexités et à rendre la lecture de ses livres plus difficile que les space operas classiques. En déplaçant ainsi le centre de ses histoires, il interroge la colonisation, le capitalisme ou l'intelligence artificielle (IA) du point de vue des victimes du système.
On pouvait craindre que, à l'instar de celle d'un James A. Michener déclinant sur tous les coins du globe la même forme de récit contant un lieu, de la préhistoire aux temps modernes, cette quête ne tourne au procédé. Mais McDonald s'est renouvelé en investissant d'autres… espaces. Dans la trilogie Luna (2015-2019), les conflits liés à la mondialisation sur la Lune deviennent un feuilleton qui a beaucoup été comparé au Trône de fer. Et c'est l'univers galactique qui devient le terrain de jeu et le champ de bataille des forces du profit. Le space opera avec McDonald est parfois énigmatique, souvent initiatique, toujours politique et assez enthousiasmant.
Traduit de l'anglais par Gilles Goullet Le Bélial', Moret-Loing-et-Orvanne, 2026, 128 pages, 11,90 euros.
« J'en ai une telle joie que cela me remue jusqu'au fond des entrailles. » Le lecteur pourra être surpris d'apprendre que ce cri triomphal de Johann Wolfgang von Goethe accompagne sa découverte d'un os. Oliver Matuschek raconte la passion avec laquelle il a cherché à démontrer toute sa vie l'existence de l'os intermaxillaire chez tous les mammifères, contre l'avis de ses contemporains : « pour presque tous les anatomistes », son absence « chez l'homme constituait une caractéristique décisive qui prouvait une évolution distincte de celle des animaux ». La volonté de démontrer que l'éléphant en possède un lui aussi anime Goethe, qui composera finalement un Essai d'ostéologie comparée, dont le texte était accompagné de dix-huit illustrations de Johann Christian Wilhem Waitz, reproduites avec soin par les éditions Macula avec d'autres documents d'époque. On plonge dans un monde intellectuel passionné pour lequel un détail anatomique n'est pas une information vaine ni sèche : « Chaque créature n'est qu'une nuance et un son à l'intérieur d'une vaste harmonie qu'il faut étudier elle aussi dans sa totalité, sinon chaque élément n'est qu'une lettre morte. »
Traduit de l'allemand par Brigitte Cain-Hérudent, Macula, Paris, 2025, 96 pages, 18 euros.
By Thomas J Shepstone | Energy Security and Freedom | September 24, 2026
A little over a year ago, a study titled “Warming Accelerates Global Drought Severity” was published in Nature, a climate-consumed journal that has lost all credibility among serious folks. The authors included multiple academics from the University of Oxford in the UK, an elitist institution if there ever was one.
The abstract of the study said this (emphasis and paragraphing added):
Drought is one of the most common and complex natural hazards affecting the environment, economies and populations globally. However, there are significant uncertainties in global drought trends, and a limited understanding of the extent to which a key driver, atmospheric evaporative demand (AED), impacts the recent evolution of the magnitude, frequency, duration and areal extent of droughts.
Here, by developing an ensemble of high-resolution global drought datasets for 1901–2022, we find an increasing trend in drought severity worldwide. Our findings suggest that AED has increased drought severity by an average of 40% globally.
Not only are typically dry regions becoming drier, but also wet areas are experiencing drying trends.
During the past 5 years (2018–2022), the areas in drought have expanded by 74% on average compared with 1981–2017, with AED contributing to 58% of this increase. The year 2022 was record-breaking, with 30% of the global land area affected by moderate and extreme droughts, 42% of which was attributed to increased AED. Our findings indicate that AED has an increasingly important role in driving severe droughts and that this tendency will likely continue under future warming scenarios.
The study also produced numerous headlines in popular media such as these:
Now, the whole thing has been retracted. Here’s that story, translated from the German publication Science Files:
Drought Catastrophe Cancelled: The Next Climate Change Junk Paper Has Been Retracted
By Michael Klein
September 16, 2026Because the climate is changing, the atmosphere drinks more [perhaps out of frustration]; because the atmosphere drinks more, it becomes drier on Earth…
Most of the authors from the not fully named “author pack” make their living at the University of Oxford, and they all announced the apocalypse by drying out in 2025:
Since 1981, they calculated, droughts on Earth have become more severe and more intense;
- An increased “thirst” of the atmosphere made droughts from 2018 to 2022 40% more severe than in the 37 years before that.
- Comparing the two periods: 5 years since 2018 versus 37 years since 1981, the area affected by drought has become 74% larger, 58% of that due to an increased “thirst of the atmosphere.”
- Since 2022, 30% of the Earth’s land surface has been affected by moderate to extreme drought;
- With further climate change, all of this will become much worse.
These are the results that Gebrechorkos and his co-authors spread via the mainstream media, and these are the results that are all wrong.
The authors miscalculated, mixed up data, weighted them incorrectly, compared apples at the equator with dry ice in the Arctic. The comparison periods on which all the results that made it into the media are based are incorrectly coded, so data were assigned incorrectly…
The fact that the junk study has been withdrawn does not change the fact that the articles in the mainstream media, such as the one from ZEIT that we presented above, are still there, have not been provided with any correction, and even if they had been provided with a correction, it would remain largely without effect, because contributions like that of Gebrechorkos et al. (2025) are, in my view, only written in order to be distributed by the media and to hype up the climate apocalypse.
This is not a claim made off the cuff, but one that can be demonstrated from the original contribution by Gebrechorkos et al. (2025), a contribution that was designed in such a way that the “dryness” of the Earth and its soils estimated at the end — a largely arbitrary value, the result of an absurd calculation — is maximized.
This is why the entire climate movement is collapsing. It’s all built on hype by those with special interests in perpetuating a grift, in this case, a pursuit of academic praise and, no doubt, research money put up by other grifters.
