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“La vecchiaia è una malattia, arrivano gli acciacchi. I miei 90 anni li festeggio con ocu­li­sta, car­dio­logo, reu­ma­to­logo, gine­co­logo”: così Valeria Fabrizi

Valeria Fabrizi festeggia oggi 90 anni: un compleanno importante che come spesso capita quando si arriva alle cifre tonde porta a fare dei bilanci o delle riflessioni sul tempo che si è trascorso e su come lo si è trascorso. La chiacchierata che l’attrice ha fatto con il “Corriere della Sera” per parlare di questo speciale compleanno si apre con una riflessione su cosa comporti la terza età.

“La vec­chiaia è una malat­tia. Arri­vano gli acciac­chi, che non mi man­cano ovvia­mente. Spesso le per­sone mi dicono: ma come stai bene! E sono con­tenta che me lo dicano” ha spiegato Fabrizi, che in questo momento viene da un recente infortunio, verificatosi mentre si trovava sul set. Nonostante i 90 anni, l’attrice infatti non rinuncia al suo lavoro e presto il pubblico televisivo tornerà a vederla sia nei panni di suor Costanza in “Che Dio ci aiuti” che in quelli di Rosa Rampini nella fiction “La ricerca della felicità”.

È stato però sul set di un film che Fabrizi si è infortunata: “Sono sci­vo­lata sul set del film ‘Panet­toni e con­trab­bando’ al quale ho par­te­ci­pato e ho dovuto met­termi un tutore. Mia figlia Gior­gia mi ha rega­lato un bastone, che è molto ele­gante”. “Per for­tuna, la memo­ria non mi manca e infatti, nono­stante i 90 anni, con­ti­nuano a man­darmi copioni… ” ha raccontato l’attrice, che per ora dunque non pare intenzionata a lasciare le scene.

Fabrizi non teme neanche le rughe che il passare del tempo le ha in parte regalato. “Io non ne ho tantissime e Gior­gia mi ha con­si­gliato di farmi le pun­tu­rine al cen­tro della fronte, ma non voglio alte­rare i miei linea­menti, mi piac­cio così” ha detto nel corso dell’intervista.

L'articolo “La vecchiaia è una malattia, arrivano gli acciacchi. I miei 90 anni li festeggio con ocu­li­sta, car­dio­logo, reu­ma­to­logo, gine­co­logo”: così Valeria Fabrizi proviene da Il Fatto Quotidiano.

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Why terrorism laws stopped Sally Rooney selling books in the UK – podcast

The bestselling author says her books will no longer be supplied to UK bookshops over fears of prosecution. Zoe Williams and Haroon Siddique report

For now there might be a copy or two of Intermezzo left kicking around in your local bookshop – snap it up if you haven’t already, because soon that will be it.

Last year, Sally Rooney said she would be using her royalties to support Palestine Action, a group that is proscribed as a terrorist organisation under UK law. Since then, thousands of people have been arrested for supporting the group. Now, faced with the risk of prosecution under terrorism legislation, Rooney and her publishers have decided to stop supplying her books to retailers in the UK.

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© Photograph: Kin Cheung/AP

© Photograph: Kin Cheung/AP

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Isabel Allende wins €1m Spanish literary prize under pseudonym

Chilean-American author awarded Premio Planeta for sequel to her 1982 debut novel, The House of the Spirits

The Chilean-American author Isabel Allende has won Spain’s €1m (£843,000) Premio Planeta, one of the world’s most lucrative literary prizes, under a pseudonym, with a sequel to her celebrated debut novel, The House of the Spirits.

Allende, 84, won the 75th edition of the award on Thursday with La hora antes del alba, which returns to the characters of her 1982 novel, a multigenerational family saga set against political upheaval in a country inspired by Chile.

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© Photograph: Pau de la Calle/GTRES/Shutterstock

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Isabel Allende wins €1m Spanish literary prize under pseudonym

Chilean-American author awarded Premio Planeta for sequel to her 1982 debut novel, The House of the Spirits

The Chilean-American author Isabel Allende has won Spain’s €1m (£843,000) Premio Planeta, one of the world’s most lucrative literary prizes, under a pseudonym, with a sequel to her celebrated debut novel, The House of the Spirits.

Allende, 84, won the 75th edition of the award on Thursday with La hora antes del alba, which returns to the characters of her 1982 novel, a multigenerational family saga set against political upheaval in a country inspired by Chile.

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The Tree at Panmunjom vividly revisits 1976 tensions

Jeffrey Miller’s newest novel, The Tree at Panmunjom, begins in the summer of 1976, as a soldier fresh out of basic training named Bill Davis arrives in South Korea and finds himself assigned to Camp Kitty Hawk just before serving a tense 24-hour shift at the nearby Demilitarized Zone’s Joint Security Area.  On arrival at […]

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Zimbabwean author Simbarashe Kundizeza denies using AI to write prize-winning story

Article in Atlantic claims The Blue Fighter was artificially generated, days after it won Caine prize for African writers

The Zimbabwean writer Simbarashe Kundizeza has denied using AI to write a prize-winning short story after an article in the Atlantic said software had flagged it as almost completely AI-generated.

Kundizeza’s story The Blue Fighter was announced as the winner of the prestigious Caine prize for African writers on 6 October. Five days later, The Atlantic published an article by the author and journalist Vauhini Vara titled: “Yet Another Literary prize winner Seems to Be AI.”

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© Photograph: pr image

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Et Spinoza sourit

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Entre la France et l'Algérie, les brumes parisiennes et la côte algéroise, une équipe de tournage s'affaire à mener à bien la septième saison de la série télévisée Le Bureau des légendes. Dans une location au « balcon Saint-Raphaël », auquel a donné son nom le belvédère qui offre un panorama de toute la baie, un divan, deux fauteuils, une bibliothèque vide, une table basse, l'habituel bruit des vagues, le vent léger qui se lève parfois pour remplir les rares silences — et des rêveries cosmiques. Car là, au sommet de la falaise, l'esprit de la locataire, fugueur et libre, déborde, échappe au réel. Dans son nouveau roman, l'écrivain algérien Ryad Girod évoque le destin de Sarah, qui, semblable au portrait de Jésus dressé par l'apocryphe Évangile de Judas, consent aux ruses du destin pour se débarrasser de l'enveloppe mortelle qui l'habille. Le roman ne le dit pas explicitement mais on peut le déduire : Sarah, astrophysicienne et actrice à ses heures, adopte une distance rieuse à l'égard du culte de la performance, de la célébrité aliénante et des petites bassesses ordinaires. À s'en tenir au strict déroulement des scènes, on pourrait croire à une banale crise existentielle paralysant la carrière d'une artiste montante. Mais Une légende est loin de se réduire à un drame psychologique.

Telle que la rapportent les voix cosmiques qui en tissent la trame, l'histoire de cette femme peut d'abord se lire comme celle d'une scientifique qui, après avoir échoué à convaincre la direction de l'Observatoire de Paris du caractère « révolutionnaire » de ses recherches sur l'existence de vies extraterrestres, se perd dans des considérations brumeuses sur le temps, l'immortalité de l'âme et l'origine de l'univers. Cette narration en spirale conduit toutefois le lecteur vers des interrogations inattendues : comment vivre dans un corps animé par un souffle hybride, mi-humain, mi-céleste ? Et comment observer et comprendre les mystères auxquels donne accès cette condition avec une intelligence enchaînée à ses limites terrestres ?

Avant d'atterrir à Alger, l'avion dans lequel voyage Sarah est secoué par de violentes turbulences, le pilote doit faire escale à Majorque. Persuadée que les passagers ont « évité le crash », elle passe six heures « au bar des escales » à se demander si « tout ça n'était pas un signe pour qu'elle fasse marche arrière ». Quand le tournage commence, Sarah cherche toujours à échapper à la mort. Entre sa résidence et l'hôtel où se jouent les scènes de la série, elle scrute anxieusement le mouvement des cieux et s'investit peu dans le projet mené par Éric, le scénariste, qui ne valide ses textes qu'après la lecture à voix haute d'un passage de L'Éthique de Baruch Spinoza.

Divagations, errances. Sarah, aidée par les forces cosmiques qui veillent sur elle, voyage entre les époques, goûte aux bizarreries du Moyen Âge et se voit semblable aux atomes. Lorsqu'elle rouvre les yeux, un mystérieux Johannes, musicien immortel et ensorceleur, vient lui rendre visite pour absorber ses peurs. Soudainement, la narration dévie. Le scénario change. Tout se brouille. D'aucuns décident qu'elle doit mourir… sur scène. Fidèle à elle-même, Sarah ne retranche rien à ce nouveau scénario : la mort n'est qu'un mauvais songe.

Ryad Girod, mathématicien de formation, est devenu célèbre avec Les Yeux de Mansour (Barzakh-POL, Alger-Paris, 2018). Une légende est son quatrième roman. C'est un monde.

Voir en ligne : /2026/10/LOUNIS/70094

Barzakh, Alger, 2026, 268 pages, 16 euros.

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Espèces d'espaces

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C'est un texte court, ce qu'on appelle souvent une novella, et c'est un texte ancien (2008), mais il est une parfaite introduction à l'univers d'un des plus importants auteurs de science-fiction d'aujourd'hui. Ian McDonald fait montre dans Aspects d'une imagination rarement déployée avec autant de vigueur et aussi peu de pages, et y met déjà en scène l'essentiel de ses préoccupations. Dans un lointain futur, l'humanité s'est multipliée en quantité d'espèces, toutes adaptées à des environnements très différents. Sur Tay, monde-océan, le jeune Ptey va se rendre à la Maison de Multiplication, pour « déplier » les huit personnalités qui le constituent, chaque « aspect » possédant un nom, un caractère propre… Mais, « la nuit où Pley traversa la mer pour aller se faire fracasser l'âme, huit cents étoiles entreprirent de traverser le ciel ». Une invasion extraterrestre (si tant est que le mot ait encore un sens) qui va le conduire à un voyage à travers l'espace : il suit ces membres de la communauté « anpreen » qui fuient une menace obscure, et au long d'une épopée de millions d'années, il changera de forme, il changera de nom, il accueillera sa posthumanité. On pense, et peu importe le nombre de pages, à L'Odyssée, on pense à un classique du genre comme Créateur d'étoiles (réédité en 2026 aux mêmes éditions Le Bélial') d'Olaf Stapledon, pour cette évocation des divers destins d'une humanité en miettes et qui se cherche.

Ce goût des peuples, des cultures, est spécifique de l'art de McDonald. Dès ses premiers romans, il a fait glisser la science-fiction hors de l'occidentalisme qui l'imprègne si souvent. Père écossais, mère irlandaise, il a 5 ans en 1965 quand sa famille s'installe en Irlande du Nord, et il vit toujours à Belfast. Ce sont d'abord les conflits qui déchiraient son pays qu'il a transposés dans un avenir assez crédible. Puis il s'est ouvert à l'Inde dans ce qui demeure son chef-d'œuvre, Le Fleuve des dieux (Folio SF, 2013) — en 2047, une rivalité très forte naît autour des problèmes liés à la gestion de l'eau —, à la Turquie avec La Maison des derviches (Folio SF, 2015), qui met en scène, là encore dans un avenir proche, deux thèmes qui lui deviendront chers, la nanotechnologie et le terrorisme… Et ce ne sont là que quelques titres parmi d'autres. Tous témoignent de l'intérêt que McDonald porte aux mœurs, aux langues, aux systèmes philosophiques « exotiques », quitte à les aborder dans toutes leurs complexités et à rendre la lecture de ses livres plus difficile que les space operas classiques. En déplaçant ainsi le centre de ses histoires, il interroge la colonisation, le capitalisme ou l'intelligence artificielle (IA) du point de vue des victimes du système.

On pouvait craindre que, à l'instar de celle d'un James A. Michener déclinant sur tous les coins du globe la même forme de récit contant un lieu, de la préhistoire aux temps modernes, cette quête ne tourne au procédé. Mais McDonald s'est renouvelé en investissant d'autres… espaces. Dans la trilogie Luna (2015-2019), les conflits liés à la mondialisation sur la Lune deviennent un feuilleton qui a beaucoup été comparé au Trône de fer. Et c'est l'univers galactique qui devient le terrain de jeu et le champ de bataille des forces du profit. Le space opera avec McDonald est parfois énigmatique, souvent initiatique, toujours politique et assez enthousiasmant.


Traduit de l'anglais par Gilles Goullet Le Bélial', Moret-Loing-et-Orvanne, 2026, 128 pages, 11,90 euros.

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Annie Dillard and the Writing Life

Count the verbs in Alexander Chee’s essay, note the absence of emotional language, and then thank Annie Dillard for her part. Chee, an essayist and fiction writer, revisits his undergraduate writing workshop with Dillard, the distinguished, Pulitzer Prize-winning nonfiction writer who died last week at 81. Chee’s account of their semester together is an affectionate portrait that doubles as a brisk craft talk; in it, he puts Dillard’s lessons through their paces, a fitting tribute to the teacher who borrowed cigarette drags from her students, chewed through caramel candies during class, and nurtured his own artistic evolution with her rules and exercises.

Narrative writing sets down details in an order that evokes the writer’s experience for the reader, she announced. This seemed obvious but also radical—no one had ever said it so plainly to us. She spoke often of “the job.” If you’re doing your job, the reader feels what you felt. You don’t have to tell the reader how to feel. No one likes to be told how to feel about something. And if you doubt that, just go ahead. Try and tell someone how to feel.

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One afternoon, at her direction, we brought in our pages, scissors and tape, and told to bring several drafts of an essay, one that we struggled with over many versions.

Now cut out only the best sentences, she said. And tape them on a blank page. And then when you have that, write in around them, she said. Fill in what’s missing and make it reach for the best of what you’ve written thus far.

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