❌

Reading view

Au coeur des casseurs ! Mon reportage dans la manifestation étudiante....

Par Eric V.

Aujourd'hui j'ai rejoint la manifestation qui a traversé l'Est parisien, dont la mobilisation lycéenne était le fer de lance. J'en ai ramené quelques photos qui vont piquer les yeux de tous ceux qui croient à un complot islamo-gauchiste. La manifestation était très différente de cela...

Très important !
Au coeur des casseurs ! Mon reportage dans la manifestation étudiante....

Si vous voulez voir les vidéos de la manifestation, au coeur des affrontements entre policiers et manifestants, rejoignez notre chaîne Telegram gratuite en cliquant sur ce lien :

J'ai Télégram et je rejoins gratuitement la chaîne

Au coeur des casseurs ! Mon reportage dans la manifestation étudiante....
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Un phénomène n'a pas manqué d'étonner (pour voir la vidéo où je disserte sur ce mystère, rendez-vous sur Telegram) : peu avant l'arrivée du cortège, un groupe de casseurs provocateurs a bloqué le boulevard Voltaire et lancé un feu de poubelles, dans une sorte de passivité ou d'impunité totale de la police.

Au coeur des casseurs ! Mon reportage dans la manifestation étudiante....

L'événement a donné l'occasion aux forces de police de créer une sorte d'enclave dans le groupe des provocateurs, qui ne pouvait évidemment que dégénérer, et fournir de bonnes images de violence aux médias qui n'en demandaient pas plus pour fabriquer un narratif transformant un mouvement bon enfant en déferlement barbare.

Au coeur des casseurs ! Mon reportage dans la manifestation étudiante....
Au coeur des casseurs ! Mon reportage dans la manifestation étudiante....

Dans cet ensemble, on n'oublie évidemment pas l'évocation de la cause palestinienne qui, par une association d'idées parfaitement travaillée dans certains médias, revient à réduire le mouvement à une sorte de guerre civile larvée menée par les Musulmans contre la France de toujours. On se demande d'ailleurs dans quelle mesure la présence du drapeau palestinien ne sert pas de "magnet" pour attirer les jeunes Musulmans de banlieue en perdition afin de mieux les identifier et les ficher.

Au coeur des casseurs ! Mon reportage dans la manifestation étudiante....
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !
Au coeur des casseurs ! Mon reportage dans la manifestation étudiante....

Au-delà de ces clichés, il faut répéter que la manifestation avait un côté bon enfant, avec une jeunesse très majoritairement bien éduquée et sympathique, loin de tout sujet religieux.

Au coeur des casseurs ! Mon reportage dans la manifestation étudiante....
Au coeur des casseurs ! Mon reportage dans la manifestation étudiante....
Au coeur des casseurs ! Mon reportage dans la manifestation étudiante....
Au coeur des casseurs ! Mon reportage dans la manifestation étudiante....
Au coeur des casseurs ! Mon reportage dans la manifestation étudiante....
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !
Au coeur des casseurs ! Mon reportage dans la manifestation étudiante....
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TIPS · SANS ABONNEMENT

Offrez-nous
un café.

Un média libre vit de ses lecteurs. Un pourboire ponctuel, sans compte ni engagement, quand le cœur vous en dit.

Vous donnez ce que vous voulez. Vous restez libre.

LAISSER UN POURBOIRE merci !
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !
  •  

Éducation et présomption fatale de Hayek : de quoi s'agit-il ?

Par Élise Rochefort

« La présomption fatale » est le titre d'un livre de l'économiste Friedrich Hayek, paru en 1988 aux Presses de l'université de Chicago sous le titre The Fatal Conceit, avec pour sous-titre « Les erreurs du socialisme ». C'est son dernier ouvrage. La traduction française, due à Raoul Audouin, a paru aux Presses universitaires de France en 1993. L'expression désigne aussi, par extension, l'idée centrale du livre. Cette fiche expose cette idée, puis les objections qu'elle a reçues.

Éducation et présomption fatale de Hayek : de quoi s'agit-il ?
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Éducation et présomption fatale de Hayek : de quoi s'agit-il ?

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

L'auteur

Friedrich Hayek naît à Vienne en 1899 et meurt à Fribourg-en-Brisgau en 1992. Il enseigne à Londres, à Chicago, puis à Fribourg. Il reçoit en 1974 le prix Nobel d'économie, partagé avec le Suédois Gunnar Myrdal, économiste social-démocrate. Il est l'un des principaux auteurs libéraux du XXe siècle.

Les deux mots du titre

« Présomption » est pris ici au sens d'excès de confiance en soi, et non au sens juridique du mot. L'anglais dit conceit, qui signifie vanité ; une analyse française du livre traduit d'ailleurs « la vanité fatale ». « Fatale » signifie : qui conduit à la ruine.

La présomption visée est la suivante : croire qu'un petit nombre de personnes peut concevoir un plan d'ensemble pour la société, le faire appliquer, et obtenir de meilleurs résultats que si chacun décidait pour soi.

Pourquoi le chèque scolaire est la vraie solution aux problèmes de l’éducation
Matignon accuse LFI des 400 lycées bloqués. La France dépense 10 580 € par collégien et accorde 61 € à ses parents. Le chèque scolaire inverse la proportion.
Éducation et présomption fatale de Hayek : de quoi s'agit-il ?
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

L'idée en quatre étapes

1. Personne n'a inventé les règles dont dépend la vie commune. La langue, la monnaie, la propriété, le commerce, le droit n'ont pas été conçus par un auteur. Ils sont le produit d'une longue histoire. Hayek parle d'« ordre spontané ». Il écrit, dans l'introduction, que cet ordre n'est pas le résultat d'un dessein ou d'une intention des hommes, mais qu'il est apparu spontanément.

2. Ces règles permettent à des millions d'inconnus de coopérer. Hayek appelle « ordre étendu » la coopération entre des personnes qui ne se connaissent pas et ne se rencontreront jamais. Celui qui achète du pain dépend d'un agriculteur, d'un meunier, d'un transporteur et d'un boulanger, sans qu'aucune autorité ait réparti ces tâches.

3. La connaissance utile est dispersée. Chacun connaît une petite partie de ce qu'il faut savoir : son métier, sa rue, ses clients. Aucun bureau ne peut réunir l'ensemble. Hayek a formulé cet argument dès 1945, dans un article de l'American Economic Review, « L'utilisation de la connaissance dans la société ». Il y prend l'exemple de l'étain. Si l'étain devient rare, son prix monte. Des dizaines de milliers de personnes en consomment alors moins, sans qu'un ordre ait été donné et sans connaître la cause de la hausse. Le prix a transmis l'information.

4. Celui qui croit pouvoir tout planifier se trompe sur ce qu'il sait. C'est la présomption fatale. Le chapitre 5, qui porte le titre du livre, contient la phrase la plus citée : la curieuse tâche de la science économique est de montrer aux hommes combien ils savent peu de chose de ce qu'ils s'imaginent pouvoir concevoir.

Dans le livre, le mot « socialisme » ne désigne pas un parti. Il désigne la planification centrale de l'économie et, plus largement, tout projet de réorganiser la société d'après un plan rationnel.

« Entre l'instinct et la raison »

C'est le titre du premier chapitre. Hayek distingue trois sources des conduites humaines. L'instinct : la solidarité du petit groupe, où l'on partage et où l'on poursuit un but commun. La raison : le calcul délibéré. Et, entre les deux, la coutume et la tradition : des règles apprises par imitation, que l'on suit sans les avoir inventées et souvent sans pouvoir les justifier entièrement.

Selon Hayek, les groupes qui ont adopté les règles de la propriété et de l'échange sont devenus plus nombreux et plus prospères que les autres. Il nomme ce processus « évolution culturelle ». Le socialisme, dans cette lecture, applique à une société de millions de personnes les instincts qui convenaient à un groupe de quelques dizaines.

Ce que la thèse ne dit pas

  • Elle ne dit pas que les planificateurs sont sots ou mal intentionnés. L'argument porte sur la connaissance, non sur l'intelligence ou la morale.
  • Elle ne dit pas que tout ce qui est apparu spontanément est bon. Hayek écrit qu'il n'y a aucune raison d'attendre que la sélection des pratiques par l'évolution produise le bonheur.
  • Elle ne rejette pas toute action de l'État. Dans d'autres ouvrages, Hayek admet par exemple qu'un État garantisse un revenu minimum.
Éducation et présomption fatale de Hayek : de quoi s'agit-il ?
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

Les objections

Le passage du fait à la valeur. Qu'une règle ait survécu ne prouve pas qu'elle soit bonne : des pratiques aujourd'hui condamnées ont duré des siècles. Plusieurs commentateurs reprochent à Hayek ce qu'on appelle un « sophisme naturaliste ». Ses défenseurs répondent qu'il ne tient pas les règles héritées pour bonnes, mais qu'il juge impossible de les remplacer toutes à la fois, faute du savoir nécessaire.

La sélection de groupe. Hayek soutient que les règles se sont imposées parce qu'elles profitaient aux groupes qui les suivaient. L'économiste Viktor Vanberg a contesté ce mécanisme : une règle utile au groupe peut être désavantageuse pour l'individu qui la suit, et rien n'explique alors qu'elle se maintienne. La question reste discutée entre spécialistes.

La tradition et la liberté. L'objection vient d'auteurs libéraux. Si l'individu doit suivre des règles qu'il n'a pas choisies et ne peut pas justifier, la place de son consentement devient incertaine. L'économiste Pierre Lemieux la formule en 2018 dans une recension par ailleurs favorable.

L'acquisition de la connaissance. L'économiste George Stigler, tout en saluant l'article de 1945, a relevé que Hayek n'explique pas comment la connaissance s'acquiert.

La paternité du texte. Hayek tombe malade en 1985. Le livre est mis au point par son éditeur, William Bartley. L'historien Bruce Caldwell estime que l'ouvrage doit davantage à la plume de Bartley qu'à celle de Hayek ; Alan Ebenstein a soulevé la même question. La part exacte de chacun n'est pas établie.

Éducation et présomption fatale de Hayek : de quoi s'agit-il ?
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TIPS · SANS ABONNEMENT

Offrez-nous
un café.

Un média libre vit de ses lecteurs. Un pourboire ponctuel, sans compte ni engagement, quand le cœur vous en dit.

Vous donnez ce que vous voulez. Vous restez libre.

LAISSER UN POURBOIRE merci !
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Les mots à retenir

  • Présomption fatale : croire que l'on sait assez pour organiser la société selon un plan.
  • Ordre spontané : ordre qui résulte des actions de chacun sans avoir été conçu par personne. Exemple : une langue.
  • Ordre étendu : coopération entre des millions de personnes qui ne se connaissent pas.
  • Connaissance dispersée : savoir réparti entre tous les individus, qu'aucun centre ne peut réunir.
  • Signal de prix : information qu'un prix transmet à ceux qui achètent et à ceux qui vendent.
  • Évolution culturelle : sélection, au fil du temps, des règles suivies par les groupes qui prospèrent.

Le livre reste cité par les partisans d'une décentralisation des décisions, et discuté par ses critiques sur les cinq points qui précèdent. Les deux lectures s'appuient sur le même texte.

  •  

Accident du travail en novembre: votre indemnité journalière maximale tombe de 320 à 87 euros

Un décret du 30 septembre divise par près de quatre le plafond d'indemnisation des accidents du travail et maladies professionnelles, sans le moindre débat parlementaire. Applicable dès le 1er novembre, la mesure fait peser sur le blessé un risque que le régime assumait jusqu'ici. Intérimaires et saisonniers paieront le prix fort.

Accident du travail en novembre: votre indemnité journalière maximale tombe de 320 à 87 euros
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Accident du travail en novembre: votre indemnité journalière maximale tombe de 320 à 87 euros

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Décidée par décret le 30 septembre, la réforme fait passer le salaire journalier de référence maximal d’environ 400 à 109 euros. Pour les rémunérations élevées, l’indemnité maximale tombe ainsi d’environ 320 à 87 euros par jour. Le texte est passé par la voie réglementaire, sans débat parlementaire sur cette modification substantielle de la protection financière des salariés blessés au travail.

Accident du travail en novembre: votre indemnité journalière maximale tombe de 320 à 87 euros
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Un plafond raboté par décret

Le décret n° 2026-909 du 30 septembre 2026, publié au Journal officiel le 1er octobre, modifie le calcul des indemnités journalières d’accident du travail et de maladie professionnelle (AT/MP). Le salaire journalier servant de base au calcul ne pourra désormais dépasser 0,226 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, contre 0,834 % auparavant.

Pourquoi le chèque scolaire est la vraie solution aux problèmes de l’éducation
Matignon accuse LFI des 400 lycées bloqués. La France dépense 10 580 € par collégien et accorde 61 € à ses parents. Le chèque scolaire inverse la proportion.

Avec un PASS fixé à 48 060 euros en 2026, ce nouveau plafond représente environ 108,62 euros par jour. L’indemnité journalière correspondant à 60 % du salaire de référence pendant les 28 premiers jours, puis à 80 % à partir du 29e jour, le maximum passe ainsi d’environ 240 à 65 euros, puis d’environ 320 à 87 euros.

La réforme s’applique aux accidents et maladies professionnelles survenus à compter du 1er novembre 2026. Elle ne concerne pas le régime des arrêts maladie ordinaires, dont le plafond obéit à des règles différentes.

Accident du travail en novembre: votre indemnité journalière maximale tombe de 320 à 87 euros
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

Le risque revient sur le salarié

Le nouveau plafond correspond à environ 1,8 SMIC, contre un niveau antérieur nettement supérieur. Les spécialistes de la paie soulignent surtout une conséquence concrète : lorsque l’employeur doit maintenir une partie du salaire, la fraction qui ne sera plus couverte par les indemnités journalières augmentera.

L’humeur de Veerle Daens : Glucksmann s’excuse ? ou le grand art du « désolé si »
« Désolé si ces propos ont été perçus comme étant du sexisme. » Glucksmann, Ségolène Royal, et la naissance d’un temps verbal français.

Pour certains salariés, la perte sera donc partiellement reportée sur l’entreprise. Pour les intérimaires, saisonniers et intermittents, qui bénéficient souvent de moins de compléments employeur, elle pourra être supportée directement par le salarié.

En affaiblissant unilatéralement la protection sociale par voie réglementaire, le gouvernement modifie le niveau de protection d'un risque professionnel alors même que l’accident du travail n’est pas un choix individuel : le salarié qui se blesse en travaillant découvre désormais que la couverture financière dont il bénéficiait hier ne sera plus la même demain. En affaiblissant unilatéralement la protection sociale par voie réglementaire, le pouvoir démontre son peu de cas de la souveraineté des travailleurs.

Accident du travail en novembre: votre indemnité journalière maximale tombe de 320 à 87 euros
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TIPS · SANS ABONNEMENT

Offrez-nous
un café.

Un média libre vit de ses lecteurs. Un pourboire ponctuel, sans compte ni engagement, quand le cœur vous en dit.

Vous donnez ce que vous voulez. Vous restez libre.

LAISSER UN POURBOIRE merci !
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !
  •  

Hôpital de Perpignan: 18 % de séjours en plus, 7 % d'urgentistes en moins

Selon un rapport de la chambre régionale des comptes d’Occitanie rendu public le 28 septembre 2026, le centre hospitalier de Perpignan a vu ses séjours bondir de 18 % entre 2019 et 2024, quand ses urgences perdaient 7 % de leurs médecins. Dans le même temps, la direction annonce un centre de cancérologie à 31 millions d'euros pour 2028.

Hôpital de Perpignan: 18 % de séjours en plus, 7 % d'urgentistes en moins
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Hôpital de Perpignan: 18 % de séjours en plus, 7 % d'urgentistes en moins

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Les soignants perpignanais ne manquent ni de courage ni de patients. Ils manquent de collègues. Et le rapport de la chambre régionale des comptes, qui couvre les années 2019 à 2024, éclaire une question que la puissance publique évite : où va l'argent quand l'activité explose ?

Hôpital de Perpignan: 18 % de séjours en plus, 7 % d'urgentistes en moins
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Une activité qui augmente, des urgentistes qui diminuent

Dans son rapport rendu public le 28 septembre 2026, la chambre régionale des comptes d’Occitanie examine la situation du centre hospitalier de Perpignan sur la période 2019-2024. Le constat est clair : le nombre de séjours est passé de 46 335 à 54 830, soit 18 % de hausse, quand les effectifs médicaux n’ont progressé que de 10 %. La chambre relève ainsi une augmentation de la productivité médicale, autrement dit une charge supérieure supportée par les équipes.

Urgences saturées, déficit chronique : l’hôpital de Perpignan dans l’œil de la Chambre des comptes
Urgences en sous-effectif. Maison de garde sous pression. Finances en négatif. L’hôpital de Perpignan peut-il tenir le rythme ?

Le cas des urgences est encore plus préoccupant. Leur fréquentation avoisine 59 000 passages annuels, tandis que les effectifs médicaux ont diminué de 7 % en cinq ans. Selon les calculs rapportés par la chambre, cette baisse représente environ 275 urgences supplémentaires par an pour chaque urgentiste à temps plein. Certaines périodes ont même connu des réductions d’effectifs proches de 40 %. La maison médicale de garde, située à proximité, a parallèlement vu sa fréquentation bondir de 47 %, de 38 274 à 56 322 patients.

Hôpital de Perpignan: 18 % de séjours en plus, 7 % d'urgentistes en moins
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

31 millions pour investir quand les marges sont limitées

L’hôpital a consacré 21 millions d’euros à l’achat de produits pharmaceutiques et ses charges hôtelières et générales ont progressé de 39 %, soit 9 millions d’euros supplémentaires. Sa trésorerie disponible plafonne à environ 10 millions d’euros. Pourtant, un projet de filière de cancérologie évalué à 31 millions d’euros est prévu pour 2028. Son financement devrait donc largement dépendre de ressources extérieures et, potentiellement, de l’emprunt. Le directeur assure que plusieurs indicateurs financiers se sont améliorés en 2025 et que le déficit diminue.

Urgences saturées: l’été où l’hôpital public a cessé de soigner
À Brest, des patients auraient attendu de nombreuses heures aux urgences selon les organisations syndicales. Ce cas n’est plus une exception : une cinquantaine de services d’urgences connaissent de graves difficultés cet été, tandis que près de 40 % des postes de médecins urgentistes demeurent vacants. Une nouvelle illustration d’

Il ne s’agit pas de mettre en cause les soignants, qui travaillent avec des moyens sous tension, mais les arbitrages opérés au sommet de l’institution. Reste une zone d'ombre : qui finance quoi, et selon quel calendrier ? Le financement du projet de cancérologie, ses sources et son impact sur les dépenses de fonctionnement mériteraient d'être publiés. Faute de transparence, le contribuable paie deux fois : par l'impôt qui alimente l'hôpital, puis par l'attente sur un brancard.

Hôpital de Perpignan: 18 % de séjours en plus, 7 % d'urgentistes en moins
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TIPS · SANS ABONNEMENT

Offrez-nous
un café.

Un média libre vit de ses lecteurs. Un pourboire ponctuel, sans compte ni engagement, quand le cœur vous en dit.

Vous donnez ce que vous voulez. Vous restez libre.

LAISSER UN POURBOIRE merci !
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

  •  

ZFE : le 8 octobre, les députés revotent — et Lyon verbalise déjà à 68 euros

Rejeté à deux voix près en commission le 30 septembre, censuré une première fois par le Conseil constitutionnel, le dispositif des zones à faibles émissions continue de frapper les automobilistes. À Lyon, les contraventions de 68 euros pour une voiture et 135 euros pour un poids lourd ou un autocar sont effectives depuis le 1er juillet. Le 8 octobre, les députés examineront à nouveau une proposition de suppression. Liberté de circuler contre bureaucratie : la norme survit à ses propres désaveux.

ZFE : le 8 octobre, les députés revotent — et Lyon verbalise déjà à 68 euros
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
ZFE : le 8 octobre, les députés revotent — et Lyon verbalise déjà à 68 euros

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Depuis le 1er juillet 2026, la Métropole de Lyon applique la verbalisation dans sa zone à faibles émissions. Les véhicules Crit’Air 3, 4, 5 et non classés risquent 68 euros d’amende forfaitaire pour une voiture particulière ou un utilitaire léger, et 135 euros pour un poids lourd ou un autocar, selon le code de la route. Une quarantaine d’agglomérations appliquent déjà une ZFE. En Île-de-France, les sanctions sont reportées au 1er janvier 2027.

ZFE : le 8 octobre, les députés revotent — et Lyon verbalise déjà à 68 euros
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Une norme qui survit à ses propres désaveux

Le 30 septembre, la commission du développement durable de l’Assemblée nationale a rejeté par 21 voix contre 19 la proposition de loi de Pierre Meurin visant à abroger les zones à faibles émissions-mobilité. Le texte sera néanmoins examiné dans l’hémicycle le 8 octobre, lors de la journée réservée au groupe RN.

Examen puis rejet de la proposition de loi visant à abroger les zones à faibles émissions-mobilités
Mercredi 30 septembre 2026 matin, la commission du développement durable a examiné puis rejeté la proposition de loi visant à abroger les zones à faibles émissions-mobilités.

Le dispositif avait déjà été adopté dans le cadre de la loi de simplification de la vie économique, avant d’être censuré le 21 mai 2026 par le Conseil constitutionnel, non sur le fond, mais parce que la disposition était dépourvue de lien suffisant avec le texte initial. La ZFE lyonnaise reste donc en vigueur.

ZFE : Le grand retour de manivelle des Sages, par Élise Rochefort
Ne dites plus « C’est la fin des Zones à Faibles Émissions ». Par une décision n°2026-903 DC rendue hier, le 21 mai 2026, le Conseil constitutionnel a purement et simplement torpillé l’article 37 de la loi de simplification de la vie économique. Le texte prévoyait l’abrogation

Le député RN Pierre Meurin affirme que les ZFE « excluent 15 millions de Français ». Ce chiffre relève de son argumentaire et doit être attribué comme tel. De son côté, le député LFI Sylvain Carrière a jugé les ZFE « profondément injustes », tandis que Vincent Thiébaut (Horizons) refuse une suppression sans développement préalable des transports collectifs.

ZFE : le 8 octobre, les députés revotent — et Lyon verbalise déjà à 68 euros
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

À Lyon, la contestation devient une facture

Pendant que les parlementaires discutent, à Lyon, la verbalisation a commencé le 1er juillet : 68 euros pour une voiture, 135 euros pour un poids lourd ou un autocar. Le premier montant correspond à l'amende forfaitaire des contraventions de troisième classe. En Île-de-France, les sanctions sont repoussées au 1er janvier 2027. Le montant de la sanction dépend donc de l'adresse, et du calendrier que chaque exécutif local a choisi. Les contrôles sont actuellement effectués par les polices municipale et nationale.

Non, les ZFE ne sont pas imposées par l’Union Européenne
Par Elise Rochefort Les zones à faibles émissions (ZFE) sont régulièrement présentées comme une obligation venue de Bruxelles. La réalité juridique est différente. Aucun texte européen n’impose aux États ni aux villes de créer une ZFE. Ce que le droit de l’Union impose, ce sont des résultats : le

Le 2 octobre, Pierre Chasseray (40 millions d'automobilistes) et l'écrivain Alexandre Jardin ont écrit aux députés pour dénoncer un « système absurde, punitif et profondément injuste ». Ils promettent de publier le vote de chaque élu et de le faire connaître aux électeurs de sa circonscription. Au-delà des affrontements partisans, une question demeure : combien de temps une réglementation contestée jusque dans ses effets sociaux peut-elle continuer à s’imposer avant que le législateur ne tranche clairement ? Quel que soit le résultat du 8 octobre, les automobilistes resteront soumis à un calendrier qui leur échappe. Les élus locaux fixent les dates de sanction, le Parlement débat des principes. Entre les deux, la facture arrive à l'automobiliste.

ZFE : le 8 octobre, les députés revotent — et Lyon verbalise déjà à 68 euros
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TIPS · SANS ABONNEMENT

Offrez-nous
un café.

Un média libre vit de ses lecteurs. Un pourboire ponctuel, sans compte ni engagement, quand le cœur vous en dit.

Vous donnez ce que vous voulez. Vous restez libre.

LAISSER UN POURBOIRE merci !
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !
  •  
❌