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Lisnard et « Il se passe quelque chose » : ce qu'affirme l'enquête de Marc Endeweld

Par Élise Rochefort

Le 12 octobre 2026, le journaliste Marc Endeweld a publié sur sa lettre en ligne The Big Picture un article intitulé « Les dessous de l'opération Lisnard ». Marc Endeweld est l'auteur de plusieurs enquêtes sur Emmanuel Macron et son entourage. L'article porte sur la campagne de David Lisnard, maire de Cannes, président de l'Association des maires de France depuis 2021, qui a quitté Les Républicains et relancé en 2026 son mouvement, Nouvelle Énergie, fondé en 2014. Sa thèse est que la progression de David Lisnard depuis début octobre résulte d'une opération coordonnée, et non d'un mouvement spontané.

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Les faits publics

Plusieurs éléments sont vérifiables indépendamment de l'article.

Le slogan « Il se passe quelque chose » a circulé sur les réseaux sociaux à partir du début du mois d'octobre, accompagné d'images générées par intelligence artificielle. Le 5 octobre, David Lisnard l'a repris lui-même sur X : « Ne perdez plus de temps à essayer de me convaincre : je vais voter pour moi » (LADN).

Sur le marché de paris Polymarket, sa probabilité de victoire est passée de 1,4 % à 8 %, selon Le Canard enchaîné du 2 octobre. Dans les sondages, il est crédité de 3,5 % (Ifop-Fiducial, fin septembre) à 4 % (Cluster17, 7 septembre) des intentions de vote (France Jeunes). Son compte Instagram aurait gagné environ 100 000 abonnés en une semaine, selon La Loupe politique (même source). Une cote de pari mesure des mises d'argent, non des intentions de vote.

Le site de Nouvelle Énergie confirme que Romain Marsily en est le directeur général et Quentin Hoster le directeur général adjoint (Nouvelle Énergie).

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Ce que l'article affirme, selon le degré de sourçage

Parcours des proches, présentés comme des faits. Romain Marsily aurait travaillé chez Havas aux côtés de Dominique Delport, présenté comme un proche conseiller de Vincent Bolloré, puis au sein du groupe Vice. Quentin Hoster est un ancien journaliste de Valeurs actuelles, auteur en 2022 de David Lisnard, le réveil de la droite. Après son élection à la tête de l'Association des maires de France, David Lisnard se serait appuyé à Paris sur les réseaux d'Anne Méaux, présidente de l'agence Image 7, et sur l'ancien journaliste Joseph Macé-Scaron, aujourd'hui chroniqueur sur CNews.

Éléments attribués à d'autres médias. Le banquier d'affaires René Proglio « se mobilise pour aider au financement de la future campagne », selon La Lettre du 30 septembre. Les influenceurs Clément Macchi et Clément Garin, qui relaient la campagne, ont lancé en août le site cg-tv.com avec des fonds de Cyril Hanouna et de Xavier Niel, selon Stratégies. Le 25 septembre, Cyril Hanouna a déclaré à l'antenne parier 50 euros sur la victoire de David Lisnard. Le 13 septembre, le JDNews, magazine du groupe Lagardère contrôlé par Vincent Bolloré, réunissait en couverture David Lisnard, Sarah Knafo, Éric Ciotti, Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau.

Soutiens déclarés ou relais. L'entrepreneuse Sophie de Menthon, présidente du mouvement ETHIC, soutiendrait à la fois David Lisnard et Sarah Knafo, et défendrait l'« union des droites ». Le publicitaire Franck Tapiro, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy en 2007, relaie le slogan. Sur CNews, l'émission de Pascal Praud l'a repris.

Éléments fondés sur des sources non nommées. Vincent Bolloré aurait « longuement échangé » avec Philippe de Villiers sur un scénario d'union des droites ; l'article mentionne une rencontre des deux hommes avec Bernard Arnault au Puy du Fou, illustrée par une publication sur les réseaux sociaux. Une source de droite décrit un scénario dans lequel Sarah Knafo et David Lisnard s'allieraient avec l'appui de Philippe de Villiers, Bruno Retailleau renoncerait, Éric Ciotti romprait avec le RN et Éric Zemmour serait contraint de suivre. Des discussions auraient eu lieu entre Jordan Bardella et Sarah Knafo. L'article évoque enfin des contacts de fondations proches de Donald Trump avec des acteurs français, et la mobilisation de réseaux liés aux entourages de Javier Milei et de Benyamin Netanyahou, sans nommer de personne ni de structure.

Interprétations de l'auteur. L'article inscrit la stratégie dans la filiation de « l'union des droites » théorisée par Patrick Buisson, mort en 2023. Il présente David Lisnard comme un « Milei français » : programme de 200 milliards d'euros d'économies, broyeuse à papier utilisée en avril 2026 pour figurer le « Léviathan administratif ». Il écrit que David Lisnard « défend Israël d'une manière inconditionnelle, tout en ciblant les musulmans et l'immigration ». Aucune déclaration de David Lisnard n'est citée à l'appui de cette dernière formule.

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Les lectures en présence

L'article soutient l'hypothèse d'une campagne organisée, appuyée sur des relais médiatiques proches du groupe Bolloré et sur des financements privés. Il cite lui-même deux appréciations contraires sur ses chances : un communicant parisien estime qu'une alliance entre Sarah Knafo, David Lisnard et Bruno Retailleau pourrait atteindre 12 % ; un proche de Sarah Knafo juge qu'elle « ne marchera jamais », Bruno Retailleau étant plus attaché à l'État.

Une autre lecture, développée par LADN le 6 octobre, rapproche le phénomène d'une logique de mème et de spéculation. L'article cite une étude de Yale publiée en 2026, selon laquelle environ 3 % des comptes Polymarket concentrent l'essentiel des mouvements de prix. Cette lecture n'exclut pas une coordination ; elle ne la suppose pas non plus.

Aucune réponse de David Lisnard ou de Nouvelle Énergie à l'article de Marc Endeweld n'avait été rendue publique au 13 octobre.

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Ce qui reste à établir

Trois points demeurent ouverts. Le montant et l'origine des fonds de la campagne ne seront connus qu'à travers les comptes déposés auprès de la Commission nationale des comptes de campagne. Les rencontres et le scénario d'union reposent, à ce stade, sur des témoignages non nommés. L'écart entre la visibilité en ligne et les intentions de vote, de l'ordre de 4 %, sera mesuré par les prochaines enquêtes d'opinion.

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L'OTAN se rapproche-t-elle d'une guerre « chaude » avec la Russie ?

Par Thibault de Varenne

Le 26 juillet 2025, à Pabianice, Donald Tusk annonçait qu'il fallait se préparer à un affrontement majeur avec la Russie dès 2027 (Blue News, d'après PAP). Le 5 novembre, devant le Sénat, le chef d'état-major des armées, le général Fabien Mandon, demandait de « se préparer à un choc d'ici trois, quatre ans » (Public Sénat). Le 11 décembre, à Berlin, Mark Rutte, secrétaire général de l'OTAN, était plus net encore : « Nous sommes la prochaine cible de la Russie », qui « pourrait être prête à employer la force militaire contre l'OTAN d'ici cinq ans » (Anadolu). En juin dernier, l'inspecteur général de l'armée allemande assurait que les trente-deux alliés s'accordaient sur une date : 2029 (National Security Journal).

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Hier, à Varsovie, le commandant suprême des forces alliées en Europe a présenté publiquement le plan par lequel l'Alliance briserait une invasion russe. En quinze mois, la guerre avec la Russie a reçu un calendrier. Elle a désormais un plan de bataille.

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Le calendrier des avertissements

Ces avertissements ne viennent pas de nulle part, et il faut commencer par le reconnaître. La Russie a tiré près de deux mille missiles balistiques sur l'Ukraine cette année, selon le commissaire européen à la défense (EU Perspectives). Des drones ont franchi l'espace aérien polonais et roumain. Des sabotages ont été signalés en Estonie et en Allemagne, que Moscou dément.

Le 24 septembre, le service de renseignement militaire danois, le FE, a publié l'évaluation la plus précise du lot. Il prévoit une escalade de la guerre hybride « dans les mois qui viennent » et juge « faible mais croissant » le risque d'une attaque militaire limitée contre un pays de l'OTAN voisin de la Russie : frappes isolées à longue portée contre des infrastructures qui servent à soutenir l'Ukraine, attaque sous faux drapeau avec des drones de fabrication ukrainienne, petites unités sans insignes franchissant une frontière (Nordic Defence Sector).

Le même service ajoute qu'il ne voit aucun signe de préparation d'une invasion, laquelle demanderait au moins six mois. Mark Rutte lui-même a reconnu, début octobre, qu'aucun élément ne laissait présager une invasion conventionnelle imminente (Business AM). Le général Grynkewich ne juge le conflit « ni imminent ni inévitable ».

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Pouvoir n'est pas vouloir

Toute la difficulté tient dans un verbe. Les évaluations sérieuses parlent de ce que la Russie pourra faire en 2029. Le discours public dit ce qu'elle va faire. Le passage de l'un à l'autre ne se fait dans aucun rapport ; il se fait à la tribune, entre la note des services et la phrase du ministre. On ne prépare pas un budget de défense avec un conditionnel.

Je ne soupçonne personne de mentir. Une capacité qui se reconstitue est une menace réelle, et un gouvernement qui ne s'y préparerait pas manquerait à son premier devoir. Mais une date annoncée à voix haute produit des effets que la prudence aurait dû peser. Elle fixe un horizon aux budgets : être prêt en 2030, dit l'Union. Elle en fixe un aussi à l'adversaire. Si l'Europe sera prête en 2030, celui qui veut l'éprouver sait qu'il a intérêt à le faire avant. En 1914, l'état-major allemand raisonnait exactement ainsi devant le réarmement russe annoncé pour 1917. La prophétie d'une guerre à date fixe travaille à se réaliser.

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Ce que prévoit la riposte

Le plan présenté hier tient en trois verbes : bloquer l'invasion au point d'attaque, l'émousser par les drones et les capteurs, puis la briser en frappant « tout ce qui soutient, alimente et commande cette force » (Stars and Stripes). Il est présenté comme défensif, et il l'est dans son déclenchement : rien ne bouge avant une attaque.

C'est la troisième phase qui change la nature de l'affaire. Selon Meduza, elle prévoit des missiles à longue portée contre les postes de commandement et les défenses aériennes russes de la région de Kaliningrad, des environs de Saint-Pétersbourg et de Biélorussie. Il s'agit du territoire russe. Or la doctrine nucléaire russe, révisée en novembre 2024, admet l'emploi de l'arme en cas de « menace critique » contre la souveraineté ou l'intégrité territoriale de la Russie ou de la Biélorussie, et range parmi les situations dangereuses l'isolement d'une partie de son territoire (Carnegie). Kaliningrad est une enclave. Le plan de l'OTAN vise précisément les lieux que la doctrine adverse a désignés comme intolérables.

Il faut y ajouter un mot prononcé à Bruxelles. En décembre 2025, l'amiral Giuseppe Cavo Dragone, qui préside le comité militaire de l'Alliance, envisageait qu'une « frappe préemptive » puisse être tenue pour une « action défensive » face aux attaques hybrides, tout en concédant que l'idée s'écartait « de notre façon normale de penser » (Kyiv Independent, d'après le Financial Times). La préemption frappe une attaque imminente. La prévention frappe une menace future, et la Charte des Nations unies l'interdit. Dans la guerre hybride, où personne ne sait dire le jour où une invasion commence, la frontière entre les deux tient à l'appréciation d'un état-major.

Le scénario qui devrait inquiéter

Rapprochons les pièces. Le scénario que le renseignement danois juge le plus

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L'or monterait-il si l'OTAN déclarait la guerre à la Russie ?

Par Vincent Clairmont

L'once d'or s'échangeait ce mardi matin autour de 4 175 dollars (HDFC Sky). Le 2 mars, deux jours après les premières frappes sur l'Iran, elle valait 5 349 dollars (Business Recorder). Depuis, l'once a perdu 22 %. Une guerre ouverte entre l'OTAN et la Russie serait d'une autre nature : cette fois, la France serait partie au conflit. Un lecteur me demande si l'or monterait. Ma réponse : en dollars, pas forcément ; en euros, très probablement. Mais pour un épargnant français, la question décisive serait ailleurs.

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Une précision d'abord : l'OTAN ne déclare pas la guerre. L'article 5 du traité de Washington engage chaque allié à assister celui qui est attaqué, par « telle action qu'elle jugera nécessaire, y compris l'emploi de la force armée ». En France, c'est le Parlement qui autorise la déclaration de guerre (article 35 de la Constitution). Le scénario réaliste n'est donc pas une déclaration de l'Alliance, mais l'activation de l'article 5 après une attaque contre un allié.

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En dollars, les précédents ne promettent rien

Les guerres récentes suivent la même séquence. À l'annonce, l'or prend une prime de peur. Le 24 février 2022, l'once gagne 1,9 % à 1 942 dollars (CNBC), puis touche

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Budget 2027 : ce que l'Assemblée a fait du PLF et du PLFSS depuis vendredi

Par Élise Rochefort

Deux textes financiers sont en discussion à l'Assemblée nationale. Le projet de loi de finances (PLF) pour 2027, n° 3210, fixe les recettes et les dépenses de l'État. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), n° 3211, fixe celles de la Sécurité sociale. Tous deux ont été déposés le 1er octobre 2026. La Constitution laisse au Parlement 70 jours pour se prononcer sur le premier (article 47) et 50 jours sur le second (article 47-1). Le gouvernement vise un déficit public de 5 % du PIB en 2027, contre 5,4 % attendus en 2026.

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Le PLF en commission

Le vendredi 9 octobre au soir, après trois jours d'examen, la commission des finances a rejeté la première partie du PLF, consacrée aux recettes. Le décompte publié par LégiFiscal et par LCP est de 31 voix contre, 3 pour et 2 abstentions ; L'Échiquier social retient 33 voix contre. Seul le groupe Ensemble pour la République (EPR) a voté pour. Les Démocrates se sont abstenus. Les quatre groupes de gauche, le Rassemblement national, Horizons et la Droite républicaine ont voté contre.

Budget recalé en commission, saisie étendue aux comptes-titres, OAT à 4,80 % : le point patrimonial du 11 octobre
Taxe foncière le 20, budget 2027 recalé en commission, saisie étendue aux comptes-titres, or à 4 194 $ : le point patrimonial de Vincent Clairmont.

Avant ce vote, la commission avait adopté une partie des amendements déposés : 118 selon L'Échiquier social, plus de 200 selon LégiFiscal, sur environ 1 800. Les principaux portent sur huit points. L'article 3, qui abaissait de 4 439 à 3 000 euros le plafond de l'abattement de 10 % sur les pensions, est supprimé ; le gouvernement en attendait 1,4 Md€. L'exonération des indemnités journalières versées au titre d'une affection de longue durée est maintenue (groupe socialiste). Le plafond de 7 500 euros d'exonération des heures supplémentaires disparaît (EPR). Le plafond du Livret A passe de 22 950 à 30 000 euros (LFI). La taxe sur les services numériques passe de 3 % à 15 % (écologistes). Une taxe annuelle de 2 % frappe les titres de placement détenus par les holdings familiales (Liot). Une contribution temporaire vise les superprofits pétroliers et gaziers (écologistes). La cible de déficit de 5 % est retirée de l'article liminaire (RN, LFI, UDR, socialistes).

Le rapporteur général, Philippe Juvin (Droite républicaine), a chiffré l'effet provisoire de ces modifications à une perte nette d'environ 10 Md€ de recettes, soit un déficit de 5,35 à 5,4 % du PIB. Il a jugé la copie « pas satisfaisante ». Paul Midy (EPR) a défendu le vote favorable de son groupe : « mieux vaut un mauvais budget que pas de budget ». Jean-Philippe Tanguy (RN) a parlé d'un budget « qui ne fait pas d'économies », d'un « tonneau des Danaïdes ».

Ce vote n'a pas d'effet juridique. En séance, la discussion repart du texte du gouvernement (article 42 de la Constitution). Les amendements adoptés en commission doivent être redéposés et votés à nouveau.

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La motion de rejet

Le groupe socialiste a déposé une motion de rejet préalable sur la première partie. Estelle Mercier, chargée du budget pour le groupe, a déclaré lundi que « le Premier ministre n'a donné aucun signe d'inflexion » ; elle présente la motion comme « une sommation » (Moneyvox). Si la motion est adoptée, le texte est considéré comme rejeté en première lecture et transmis au Sénat dans sa version initiale, comme le budget 2026 l'avait été le 21 novembre 2025. Son adoption suppose le vote conjoint de la gauche et du Rassemblement national. Le groupe RN devait arrêter sa position ce mardi matin (LCP). La motion est examinée ce mardi, avant l'ouverture des débats dans l'hémicycle.

Deux voies de repli sont ouvertes au gouvernement. Il peut engager sa responsabilité au titre de l'article 49.3, comme il l'a fait en janvier 2026. Il peut aussi, si le Parlement ne s'est pas prononcé dans les 70 jours, mettre le texte en vigueur par ordonnance, procédure qui n'a jamais été utilisée. Les dates avancées pour cette échéance diffèrent : la mi-décembre selon LCP, le 18 décembre selon Moneyvox. Le 17 septembre, Sébastien Lecornu avait écarté l'une et l'autre (Public Sénat). Le 6 octobre, selon les propos rapportés de son entretien au Wall Street Journal, le ministre de l'Économie Roland Lescure déclarait : « Nous utiliserons tous les moyens nécessaires » (Le Média en 4-4-2).

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Le PLFSS en commission

L'examen du PLFSS a commencé lundi 12 octobre à 21 h 30, en commission des affaires sociales. Au 9 octobre, 1 577 amendements restaient à examiner (NosParlementaires). Les séances se poursuivent jusqu'au vendredi 16 octobre. Le rapporteur général est Thibault Bazin (Droite républicaine). Le compte rendu de la première séance n'était pas publié ce mardi matin.

Cinq mesures concentrent les débats (LCP). Le gel des pensions supérieures à 1 265 euros doit rapporter 4,1 Md€ ; Sandrine Runel (PS) s'oppose à tout gel, Hadrien Clouet (LFI) rappelle que le seuil de pauvreté est de 1 337 euros. Le gel des allocations familiales et de rentrée scolaire doit rapporter 1,1 Md€ ; il est

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« Touche ton nez devant tout le monde » : à 71 ans, il a obtenu 1 000 $ de l'hôpital qui l'avait humilié

Au Canada, le 2 septembre 2025, Alain Dupuis sort d’une séance d’inhalothérapie à l’Hôpital de Saint-Georges, en Beauce ( Québec). Deux agents de sécurité le retiennent, menacent d’appeler la police et lui font toucher son nez devant des passants. Il faudra un an, deux recours et un juge pour obtenir 1 000 $ canadiens sur les 5 000 réclamés. Et surtout pour faire reconnaître une atteinte à sa dignité, ce patient aura dû affronter l’institution censée le soigner.

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L’affaire révèle les rapports de force qui peuvent s’installer entre un usager et un établissement public lorsque des agents outrepassent leurs prérogatives présumées, puis que la hiérarchie tarde à reconnaître les faits.

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Un contrôle improvisé dans un couloir d’hôpital

Le 2 septembre 2025, Alain Dupuis sort d’un rendez-vous d’inhalothérapie à l’hôpital de Saint-Georges, en Beauce. Consommateur de cannabis à des fins médicales, il est intercepté après qu’une inhalothérapeute s’est plainte d’une odeur.

Deux agents de sécurité l’empêchent alors de partir et menacent d’appeler la police s’il quitte les lieux. Ils lui demandent ensuite de toucher son nez avec son doigt, un exercice de coordination effectué devant des passants. La scène s’apparente à un contrôle d’aptitude improvisé, sans que les agents disposent nécessairement des pouvoirs policiers correspondants.

Autre élément troublant : aucun rapport d’événement n’est rédigé le jour même. Le document ne sera établi que 21 jours plus tard. Ce délai soulève une question élémentaire de traçabilité : comment garantir un examen impartial des faits lorsque leur consignation n’est pas immédiate ? L’institution s’auto-blanchit.

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L’institution se dédouane, le juge tranche

«Humilié», le patient poursuit Santé Québec, le commissariat aux plaintes de l’établissement conclut d’abord que les allégations sont « non fondées ». Il faut attendre juin 2026 pour que le Protecteur du citoyen donne raison au patient et recommande de rappeler aux agents les limites de leurs pouvoirs.

Le 24 septembre 2026, la cour des petites créances lui accorde finalement 1 000 dollars canadiens, sur les 5 000 réclamés pour atteinte à sa liberté, à sa dignité et à sa vie privée. Cette indemnisation ne couvre qu’une partie de sa demande, mais la décision marque une reconnaissance judiciaire du préjudice invoqué.

Le coût de cette reconnaissance dépasse toutefois le montant obtenu : une année de démarches, plusieurs recours et la nécessité de solliciter une autorité extérieure pour faire examiner une plainte initialement rejetée par l’établissement lui-même.

Cette décision ne répare pas l’humiliation. Elle rappelle surtout que dans un hôpital public, le patient est présumé coupable par ceux qui le soignent. Quand le monopole de soins confond sécurité et discipline, la liberté ne se négocie plus dans le soin, mais devant un juge. Le Québec donne une leçon de droit ; la France, qui connaît les mêmes administrations sanitaires, ferait bien de regarder.

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