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Qui, de Le Pen ou de Mélenchon, effondrera la France le plus vite ?

Par Eric V.

Le Pen 32 %, Mélenchon 16 %. L'une promet 140 milliards d'économies sans que personne ne perde rien, l'autre 106 milliards d'impôts nouveaux. Sur notre carte libertarienne, ils sont à +4,2 et +5. Reste à savoir lequel nous mènerait le plus vite aux soixante euros par jour au distributeur.

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Le 29 juin 2015, à Athènes, les distributeurs de billets ne donnaient plus que soixante euros par jour et par carte. Les banques sont restées fermées trois semaines, jusqu'au 20 juillet. Entre la fin de 2014 et la fin de juin, les Grecs avaient retiré 42 milliards d'euros de leurs comptes, le quart de leurs dépôts. Ils n'avaient pas attendu de voir le gouvernement d'Alexis Tsipras à l'œuvre : dès décembre 2014, le mois où des élections anticipées furent convoquées, 2,5 milliards étaient déjà sortis. Le 13 juillet, après dix-sept heures de négociation, Tsipras signait un plan plus dur que celui que son peuple venait de rejeter par référendum.

Je pense à ces soixante euros en regardant les sondages français. Le dernier, réalisé par l'Ifop du 12 au 14 octobre, donne Marine Le Pen à 32 % et Jean-Luc Mélenchon à 16 % au premier tour. Le second tour Le Pen-Mélenchon n'est plus une hypothèse d'école.

Il faut donc répondre à la question que pose le titre, et je vais y répondre : Mélenchon effondrerait la France plus vite. En quelques semaines, par la peur, sur le modèle grec. Marine Le Pen l'effondrerait plus lentement, en un budget, par la déception. Les deux arriveraient au même endroit, et notre carte dit pourquoi.

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Deux candidats au même étage

Le Courrier a publié cette semaine une carte libertarienne de trente-quatre forces politiques, placées sur deux axes : la distance à laquelle se prend la décision, et le sens dans lequel elle circule, du décret vers le citoyen ou du contrat entre citoyens. Marine Le Pen y figure à +4,3 sur la souveraineté et +4,2 sur l'État. Jean-Luc Mélenchon à +2 et +5. Sur l'axe qui compte pour un budget, celui de l'État, ils sont l'un à côté de l'autre, tout en haut.

Macron, Le Pen, Mélenchon, tous étatistes ? notre mapping politique libertarien
Macron et Mélenchon s'opposent sur l'Europe mais se rejoignent sur l'État. Notre carte libertarienne des 34 forces politiques.

Cela veut dire une chose simple. Ni l'un ni l'autre ne propose de réduire le périmètre de l'État. L'une promet de le faire payer par d'autres, l'autre de le faire payer par plus d'impôts. Le premier à dire au retraité, au fonctionnaire ou à l'allocataire qu'il recevra moins n'est pas encore candidat.

Le terrain sur lequel l'un ou l'autre arriverait est connu. La dette publique approche 3 640 milliards d'euros, près de 120 % du PIB. Le Trésor doit lever 340 milliards sur les marchés en 2027. L'État emprunte à dix ans à 4,87 %, et plus cher que l'Italie. Et 57,5 % de sa dette négociable est détenue par des non-résidents, qui n'ont aucune raison sentimentale de rester.

Mélenchon, ou l'horloge du marché

Le 14 octobre, Jean-Luc Mélenchon et Éric Coquerel ont présenté leur budget : 106,4 milliards de recettes nouvelles, 81,7 milliards de dépenses nouvelles, un impôt sur les héritages qui rapporterait 20 milliards de plus, une taxe sur les patrimoines au-delà de 100 millions, la suppression de la flat tax, 100 milliards d'épargne « mobilisés » chaque année, l'assurance-vie rendue « moins intéressante ». Et l'annulation, ou le gel, de la dette française détenue par la Banque centrale européenne, quelque 640 milliards. Vincent Clairmont en a fait les comptes ici même : 106 milliards de prélèvements en plus pour viser le même déficit que le gouvernement Lecornu.

Contre-budget Mélenchon : 106 milliards de plus pour le même déficit que Lecornu
Le contre-budget LFI prélève 106 milliards de plus et dépense 82 milliards de plus, pour viser le même déficit que Lecornu : 5 % du PIB.

La crise ne viendrait pas de l'application de ce programme. Elle viendrait de son annonce. Un épargnant n'attend pas qu'on taxe son héritage pour déplacer son argent, et un fonds de pension de Singapour n'attend pas qu'on gèle la créance de la BCE pour vendre ses titres français. Il lui suffit de comprendre qu'un gouvernement est prêt à ne pas rembourser l'un de ses créanciers.

On m'opposera Allende, et on aura raison d'y penser. Au Chili, l'inflation est passée de 22 % en 1971 à 163 % en 1972, puis à plus de 500 % en 1973 ; les rayons des magasins se sont vidés, le riz et la farine se vendaient au marché noir, et l'État n'avait plus de réserves de change. Mais il a fallu trois ans. Allende disposait d'une monnaie nationale : il imprimait, et la crise passait par les prix, lentement.

Mélenchon n'aurait pas de planche à billets. Il aurait l'euro, comme Tsipras. Dans une monnaie qu'on ne contrôle pas, la crise ne passe pas par les prix, elle passe par les comptes. Faut dire qu'un Français inquiet n'a pas besoin de cacher des billets sous son carrelage : il lui suffit d'ouvrir un compte dans une banque allemande ou néerlandaise, en dix minutes, depuis son téléphone. C'est la variante grecque, et elle va plus vite que la chilienne.

On répondra que la France n'est pas la Grèce : deuxième économie de la zone euro, trop grosse pour qu'on la laisse tomber, et la BCE dispose depuis juillet 2022 d'un instrument pour acheter la dette d'un pays attaqué. C'est vrai, et c'est précisément là que le piège se referme. Cet instrument, la BCE ne l'accorde qu'à des conditions écrites : le respect des règles budgétaires européennes, une dette jugée soutenable, le suivi des recommandations de la Commission. La France est sous procédure pour déficit excessif depuis juillet 2024. Un gouvernement qui ajouterait 82 milliards de dépenses et proposerait d'annuler la créance de la BCE ne remplirait aucune de ces conditions. On aiderait sans doute la France, oui. Comme on a aidé la Grèce le 13 juillet 2015, contre un mémorandum.

Je suppose que Mélenchon le sait. Il a vu Tsipras. Mais un candidat qui promet de ne pas plier ne peut pas annoncer, entre les deux tours, qu'il pliera.

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Le Pen, ou l'horloge du budget

Avec Marine Le Pen, le marché ne paniquerait pas le premier soir. Il l'a montré le 7 octobre : le jour où elle a présenté son plan de 140 milliards d'économies, le taux à dix ans a reflué à 4,75 %. Les investisseurs connaissent le précédent italien. Giorgia Meloni, venue de la droite souverainiste, gouverne depuis 2022, et l'écart de taux de l'Italie avec l'Allemagne était tombé fin 2025 à 72 points de base, au plus bas depuis 2010, parce que son budget s'est révélé plus prudent que ses discours.

Le marché ferait donc à Marine Le Pen crédit de ses renoncements futurs. C'est là que commence son problème.

Thibault de Varenne l'a décrit dans ces colonnes le 22 septembre : le Rassemblement national a différé pendant des années tous ses arbitrages internes, sur le voile, sur la Russie, sur les retraites, et il les voit remonter ensemble. Le programme du 7 octobre ne tranche aucun d'eux. Il additionne. Près de la moitié de l'effort repose sur trois payeurs qui ne votent pas en France : 32,5 milliards demandés aux fraudeurs, 19,5 à Bruxelles, 29 aux étrangers privés de prestations. La retraite revient à 62 ans, ce que l'Institut Montaigne chiffre jusqu'à 34 milliards par an, et le même plan inscrit 15 à 20 milliards d'économies sur les retraites. Enfin, la candidate veut inscrire dans la Constitution une règle d'or qui plafonnerait le déficit 2027 à 2,4 %, quand sa propre trajectoire affiche 4,9 %.

Rien de cela ne déclenche une crise un soir d'élection. Tout cela déclenche une crise le jour où il faut écrire le premier projet de loi de finances, à l'automne 2027. Ce jour-là, il n'y a que deux chemins. Le premier est celui de Meloni : tenir les comptes, donc renoncer à la retraite à 62 ans telle qu'elle a été promise, et découvrir que la fraude recouvrée ne fait que 600 millions par an. L'électorat populaire qui a porté le RN au pouvoir apprend alors qu'il paiera. Le second est de tenir les promesses : le déficit dépasse les engagements, Bruxelles constate que la France ne corrige pas son déficit excessif, l'instrument de la BCE se ferme, et l'on retrouve l'horloge du marché avec six mois de retard.

Dans le premier cas, la crise est sociale. Dans le second, elle est financière. Dans les deux, elle arrive avec le premier budget.

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Le premier à vendre

Il serait confortable d'en rester là, et de compter les points entre deux candidats. Mais une fuite de capitaux n'est pas l'œuvre d'une poignée de spéculateurs. À Athènes, les 42 milliards ne sont pas sortis des coffres de fonds anglo-saxons : ils sont sortis des comptes de retraités, de commerçants, d'épargnants ordinaires qui ont pris peur avant les autres.

En France, ce sera pareil. Le premier à vendre ne sera pas forcément un fonds de Singapour. Ce sera peut-être vous, le lundi qui suit le second tour, en déplaçant votre assurance-vie ou votre livret avant que le voisin ne le fasse. Et ce sera aussi vous, si Marine Le Pen est élue, qui descendrez dans la rue à l'automne quand on vous annoncera que les 62 ans attendront. Ensemble, ces deux candidats réunissent 48 % des intentions de vote au premier tour. Ces 48 %, ce ne sont pas eux qui les ont écrits : ce sont des électeurs qui veulent l'État protecteur sans la facture.

Dernier mot

Je réponds donc à la question posée. Mélenchon irait plus vite : de l'ordre de quelques semaines entre son élection et le premier contrôle des capitaux, parce qu'il annonce qu'un créancier ne sera pas remboursé, dans une monnaie qu'il ne contrôle pas, avec 57,5 % de la dette entre des mains étrangères. Marine Le Pen irait moins vite : un budget, celui de l'automne 2027, parce qu'elle a promis en même temps la retraite à 62 ans et une règle d'or à 2,4 %.

Sur notre carte, l'une est à +4,2, l'autre à +5. La différence de vitesse ne vient pas de l'écart entre ces deux chiffres. Elle vient de ce que l'un des deux programmes annonce un créancier non remboursé. La destination, elle, est la même : un État dont les dépenses atteignent 57,2 % du PIB, et que ni l'une ni l'autre ne propose de réduire d'un euro.

À Athènes, il a fallu six mois entre l'annonce des élections et les soixante euros au distributeur. À Paris, avec Mélenchon, je ne parierais pas sur six mois. Avec Marine Le Pen, je parierais sur octobre 2027.

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F1: brasileiro Rafael Câmara é piloto da Haas em 2027 – team confirmou

Agora é oficial: o brasileiro Rafael Câmara vai correr na Fórmula 1 na temporada 2027. O anúncio foi feito pela Haas esta quinta-feira (15), de que o piloto no próximo ano assumirá a vaga deixada por Esteban Ocon.

Os rumores da chegada do piloto começaram a surgir ainda no meio deste campeonato, como refere a F1Mania na sua notícia, lembrando que Rafael Câmara é membro da Academia da Ferrari desde 2021, chegou a participar de diversos testes guiando carros tanto da escuderia italiana como da equipa americana, sempre impressionando com os seus resultados – inclusivamente, a primeira atividade que teve com a Haas foi um TPC em Portimão no mês de agosto.

Até ser designado para preencher a vaga na Haas, Rafa ainda precisou enfrentar alguma concorrência, designadamente contra Leo Fornaroli, atual campeão da Fórmula 2, Jack Doohan e Ryo Hirakawa. Mas, no final, o campeão de 2025 da Fórmula 3 e atual líder da Fórmula 2 é quem está a vencer esta ‘corrida’ pelo lugar no team na F1.

“Estou muito feliz em me juntar à Haas como piloto de Fórmula 1. É um passo importante na minha carreira e quero agradecer a Gene Haas e Ayao Komatsu pela confiança que depositaram em mim. Também sou muito grato à Academia da Ferrari pelo apoio e por tudo o que contribuíram para o meu desenvolvimento ao longo dos anos, assim como à minha família por estar sempre presente nesta jornada”, disse Rafael Câmara.

“Agora, o meu foco é preparar-me da melhor maneira possível para este novo desafio. Haverá muito a aprender, e estou ansioso para trabalhar em estreita colaboração com a equipa, entender o carro e continuar evoluindo como piloto”, prosseguiu.

Lembra-nos a F1Mania que Rafa Câmara disputa a F2 na temporada 2026 e na última etapa, a rodada tripla do GP do Azerbaijão, onde conseguiu uma vitória e assumiu a liderança da classificação – tem mais duas vitórias e sete pódios totais . Agora restam duas etapas, Qatar e Abu Dhabi, mas ainda em dúvida se irão mesmo acontecer devido à guerra no Médio Oriente.

Entre os feitos de sua carreira, além do título da F3 também conta como campeão da Fórmula Regional Europeia em 2024, além de um vice na Fórmula 4 dos Emirados Árabes Unidos em 2022, assim como ter terminado em terceiro na Fórmula 4 Italiana, Fórmula 4 Alemã e Fórmula Regional do M´deio Oriente.

Ayao Komatsu, chefe da Haas, afirmou que “estou muito empolgado em contratar um talento tão jovem e incrível como Rafael Câmara. Não preciso falar a todos sobre as suas conquistas nas categorias de base; elas têm sido impressionantes. Além disso, na sua temporada de estreia na Fórmula 2, a velocidade que ele demonstrou em momentos muito difíceis, como nas classificações no Mónaco e Montreal, evidenciam todo o potencial que o Rafa possui.”

“Quando ele pilotou, no nosso programa TPC em Portugal, mostrou que conseguia lidar muito bem com a situação, mesmo sem muito tempo para conhecer o carro; ele mostrou-nos mais do que apenas velocidade pura. O Rafa conseguiu criar um ambiente para extrair o melhor de si mesmo; foi algo muito impressionante e, certamente, as voltas que ele completou foram especiais.“

A teminar, Ayao Komatsu, salientou: “Estamos todos animados com essa oportunidade e realmente comprometidos, como TGR Haas F1 Team, em desenvolver esse talento e oferecer um ambiente onde ele possa prosperar. Queremos criar um espaço onde ele se sinta confortável e apoiado, e onde possa realmente desenvolver todo o seu potencial.”

Por fim, Gene Haas, dono da Haas, comentou: “Estou ansioso para ver o que Rafael Câmara pode alcançar na Fórmula 1, tendo acompanhado as suas conquistas na Fórmula 3 e, agora, na Fórmula 2 este ano.”
“É um desafio diferente neste nível, mas, com base na experiência que tivemos com Ollie Bearman, que seguiu uma trajetória semelhante e também veio da Academia da Ferrari, sabemos que esses pilotos mais jovens que chegam bem preparados e podem causar um impacto imediato na equipa”, acrescentou.

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Elenco de “Avenida Brasil 2” se reúne pela primeira vez e revela novidades da continuação

Os fãs de “Avenida Brasil” tiveram uma prévia do que vem por aí na continuação da novela. Parte do elenco da nova produção se reuniu publicamente pela primeira vez na quarta-feira (14), durante o Upfront Globo 2027, realizado em São Paulo, evento em que a emissora apresentou novidades sobre seus próximos projetos.

Entre os artistas que marcaram presença estavam Adriana Esteves, Murilo Benício, Débora Falabella, Cauã Reymond, Eliane Giardini, Marcos Caruso, Leticia Isnard, Thalita Carauta, Karol Lannes, Thomas Aquino, Jessica Ellen e Mel Maia.

A sequência contará novamente com personagens que conquistaram o público em 2012. Adriana Esteves voltará como Carminha, Débora Falabella interpretará Nina, Murilo Benício retomará o papel de Tufão e Cauã Reymond estará de volta como Jorginho. A trama também apresentará novos personagens e conflitos.

Durante o evento, Adriana brincou sobre os desafios de reviver a vilã que marcou sua carreira. “Estou preocupada com meus picos de pressão, porque fazer a Carminha não é nada mole”, comentou.

Débora Falabella também deu pistas sobre a produção e afirmou que a história terá uma nova abordagem. “Avenida Brasil volta toda repaginada”, declarou.

Mel Maia também retorna à trama

Conhecida por interpretar Rita na primeira fase da novela original, Mel Maia está confirmada no elenco da continuação. A atriz aproveitou a ocasião para brincar sobre a possibilidade de ganhar uma produção própria no futuro.

“E ainda bem que eu volto pra Avenida Brasil 2, mas eu não volto com uma Nina não, gente. Quem sabe a minha próxima personagem não ganhe uma novelinha só pra ela?”, disse.

O que vai acontecer em “Avenida Brasil 2”?

A história se passa 14 anos depois dos acontecimentos que agitaram o fictício bairro do Divino. Nesse novo cenário, Tufão construiu uma carreira de sucesso como empresário e sua família parece viver uma fase tranquila e unida.

Carminha, por sua vez, terá passado anos na prisão e, após recuperar a liberdade, aparentará ter mudado de vida. A personagem passa a ser reconhecida pelo trabalho social voltado a famílias em situação de vulnerabilidade, realizado depois da desativação do lixão onde vivia Lucinda, sua mãe.

A antiga vilã também tentará reconstruir a relação com a filha, Agatha, interpretada por Karol Lannes. A aproximação fará com que Carminha volte a ser aceita pela família de Tufão. No entanto, a produção deixará em aberto uma questão central: a transformação da personagem é verdadeira ou faz parte de um novo plano?

Em comunicado à imprensa, o autor João Emanuel Carneiro adiantou que a trama vai explorar os impactos do retorno de Carminha na vida dos antigos personagens, especialmente na trajetória de Nina. A continuação também mostrará novos rostos e revelará o que aconteceu com os moradores do Divino ao longo dos anos.

Novos personagens movimentam o Divino

Além de recuperar figuras conhecidas, a novela apresentará novos conflitos e relações. Thomás Aquino interpretará Renan Vitória, um líder comunitário que se aproxima de Carminha. A relação entre os dois promete trazer disputas e questionamentos sobre quem realmente controla os rumos do bairro.

Jéssica Ellen dará vida a Jade, uma jovem que sonha em estudar engenharia genética nos Estados Unidos e busca se afastar de um relacionamento tóxico. Já Thalita Carauta interpretará Salomé, personagem que deve acrescentar humor e carisma à história.

Com o retorno de parte do elenco original e a chegada de novos personagens, “Avenida Brasil 2” pretende revisitar o universo que marcou a teledramaturgia brasileira, apresentando novas disputas e mostrando como a vida dos moradores do Divino mudou com o passar do tempo.

Adriana Esteves, Débora Falabella, Murilo Benício e Cauã Reymond estão entre os artistas confirmados | Foto: Globo/ Maurício Fidalgo

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Contre-budget Mélenchon : 106 milliards de plus pour le même déficit que Lecornu

Par Vincent Clairmont

Le 14 octobre, LFI a présenté son contre-budget : 106,4 milliards de recettes nouvelles, 81,7 milliards de dépenses nouvelles, et un objectif de déficit de 5 % du PIB. C'est celui du gouvernement. Ce n'est pas un autre budget. C'est le même, avec 106 milliards de prélèvements en plus.

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Le 14 octobre, au siège de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon et Éric Coquerel, président de la commission des finances de l'Assemblée, ont présenté leur budget pour 2027 : 106,4 milliards d'euros de recettes nouvelles, 81,7 milliards de dépenses nouvelles. L'objectif de déficit affiché est de 5 % du PIB. C'est celui du projet de loi de finances de Sébastien Lecornu.

Mélenchon se dit « dans l'épure ». Lisons-le donc en comptable.

Ma thèse, et je la tiens jusqu'au bout : ce contre-budget n'est pas une alternative au budget Lecornu. C'est le même budget, avec 106 milliards de prélèvements en plus et 82 milliards de dépenses publiques en plus, pour le même déficit. Sur la carte libertarienne publiée hier par Eric V. dans ces colonnes, Mélenchon est placé à +5 sur l'axe de l'État, tout en haut. Le document du 14 octobre est le chiffrage de ce +5.

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Ce que paie le contribuable

Les prélèvements obligatoires représentaient 43,6 % du PIB en 2025, selon l'Insee. 106 milliards de plus, sur un PIB d'environ 3 000 milliards, c'est près de 3,5 points supplémentaires : un taux de l'ordre de 47 %.

La taxe sur les héritages doit rapporter 20 milliards de plus. Or l'ensemble des droits de succession et de donation a rapporté 20,7 milliards en 2025. Le programme double donc l'impôt sur la transmission. Le « rabotage » des niches doit rapporter 22 milliards, dont le crédit d'impôt recherche, le pacte Dutreil, qui allège la transmission d'une entreprise familiale à condition que les héritiers la gardent, et le crédit d'impôt pour l'emploi à domicile. Celui qui paie, c'est le fils qui reprend l'atelier de son père, et la retraitée qui déclare son aide-ménagère au lieu de la payer de la main à la main.

Où va l'épargne

LFI veut aussi « mobiliser » 100 milliards d'épargne par an : plafond du Livret A porté à 30 000 euros pour flécher 30 à 40 milliards vers le logement, assurance-vie rendue « moins intéressante » pour pousser l'argent vers un nouveau produit.

Je travaille dans une maison de gestion. Quand un client nous confie son argent, l'allocation se décide par contrat et il la signe. Ici, l'épargnant apporte l'argent et l'État décide de l'allocation, en rendant moins rentable tout ce qu'il n'a pas choisi.

C'est ce que la carte d'Eric V. appelle la pente : la décision descend d'en haut. Mises appelait cela l'éviction : chaque euro fléché par l'État vers le logement manque à l'entreprise qui l'aurait emprunté.

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La dette et ceux qui la détiennent

LFI annonce 25 milliards de réduction de la dette dès la première année. Un État qui vise 5 % de déficit emprunte plus de 150 milliards nets dans l'année. Sa dette ne baisse pas. Elle augmente un peu moins vite.

Le même document prévoit d'annuler ou de geler la dette française détenue par la Banque centrale européenne, ce que Coquerel a confirmé. L'Eurosystème détient

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