Les espèces invasives sont un danger majeur pour la biodiversité. Elles sont responsables de 60 % des disparitions d'espèces recensées. Ce sont des animaux ou des plantes amenées par l'Humain dans un milieu qui leur est étranger et dans lequel elles vont pouvoir s'adapter. En devenant des prédateurs d'espèces autochtones, en entrant en concurrence pour les ressources alimentaires ou en se reproduisant avec des espèces locales, ces nouveaux venus vont déséquilibrer les écosystèmes.
Les insectes sont des piliers des écosystèmes. Ils sont à la base de la chaîne alimentaire et de la formation des sols. Leur disparition bouleverserait tout l'équilibre de la vie sur Terre. Et pourtant, toutes les études menées récemment montrent un effondrement de leurs populations. Les trois quart des insectes ont disparu en 30 ans. Les chercheurs alertent : il faut à tout prix enrayer cette hécatombe au risque de perdre la plupart des services rendus par la nature.
La COP17 biodiversité s'est ouverte ce lundi à Erevan. Elle doit permettre un point d'étape sur les objectifs de protection de la biodiversité adoptés en 2022 à Montréal avec un horizon de mise en œuvre en 2030. Et le bilan à mi-chemin est assez inquiétant. Les pays sont en retard sur quasiment toutes les mesures à prendre, que ce soit l'arrêt des subventions néfastes, le financement de la protection, la restauration des écosystèmes dégradés, etc.