Lots of pomp but little progress as Trump and Xi end state visit to DC
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frRegardez votre fiche de paie, à la ligne « vieillesse ». Ce qu'on y prélève ne sera jamais placé. Ce n'est pas un défaut de gestion, c'est la définition même du système : les cotisations d'aujourd'hui paient les pensions d'aujourd'hui. Plus de 14 % de la richesse nationale (COR) traversent ainsi le pays chaque année comme l'eau traverse une turbine — sans jamais s'accumuler nulle part.
Le 8 septembre, Mistral AI a levé trois milliards d'euros. Chef de file : Samsung, épaulé par un fonds européen que gère le suédois EQT. À la table, Nvidia, a16z, General Catalyst, des véhicules de BlackRock. Côté français : Bpifrance, c'est-à-dire l'État, une banque, deux gestionnaires. Le champion national de la souveraineté numérique se finance en coréen, en californien et en suédois. En français, surtout par l'impôt. Personne ne s'en étonne. On devrait.
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S'ABONNER lecourrierdesstrateges.frUn fonds de pension, c'est un stock : des décennies de cotisations placées, qui doivent rapporter pour payer des retraites dans trente ans. Ce stock cherche du rendement de long terme, et il peut en consacrer une petite part à des paris risqués — le capital-risque. La répartition, c'est un flux : ce qui entre ressort le mois même. Un flux ne prend aucun pari. Il n'en a pas le temps.
L'écart se mesure. Selon l'OCDE, l'épargne retraite par capitalisation pèse environ 5 % du PIB en France, contre quelque 140 % en Suisse, 150 % au Canada, 180 % au Danemark. Et ses conséquences aussi : entre 2014 et 2023, l'Union européenne a investi 89 milliards d'euros en capital-risque, les États-Unis plus de 1 000. La Banque de France, qui n'est pas un repaire de libertariens, note que la contribution des investisseurs privés de long terme y est dix-sept fois plus faible qu'outre-Atlantique.
Quel est le point commun entre Augusto Pinochet, Frédéric Encel et Le Monde diplomatique ? Le premier a enseigné la géopolitique à l'université militaire de Santiago et publié un traité intitulé Geopolítica cinq ans avant son coup d'État au Chili, en 1973. Le deuxième compte au nombre des experts les plus fréquemment invités dans les médias, où il savoure avec un sourire faraud l'énoncé de sa qualité : « docteur en géopolitique ». Le troisième a conçu le manuel que vous avez sous les yeux pour interroger les visions du monde portées par les deux premiers : pour l'un, la compétition entre États pensés comme des organismes voués à la conquête de leur espace vital ; pour l'autre, l'idée que la politique internationale se réduit à l'affrontement entre démocraties libérales et régimes autoritaires, au nom de valeurs que l'Occident aurait vocation à défendre et, au besoin, à diffuser.
Si la vieille géopolitique allemande dont s'inspirait Pinochet a été reléguée aux livres d'histoire, la croisade morale que mènent les éditorialistes connaît, avec le conflit russo-ukrainien et les massacres israéliens à Gaza, un moment de consécration en même temps qu'une mise à l'épreuve. Désorientés par le lâchage de leur tuteur américain, les dirigeants européens et leurs relais médiatiques tiennent simultanément deux discours incompatibles : l'agresseur russe menace les démocraties ouvertes, lesquelles soutiennent l'Ukraine qui se « bat pour nos valeurs » ; mais l'agresseur israélien, qui bombarde ses voisins et multiplie les crimes contre l'humanité, ne fait qu'exercer son « droit de se défendre ».
La supériorité morale de l'Occident, fondement de la politique étrangère
Une telle contradiction, sur des sujets qui engagent la sécurité du continent, serait relevée sans relâche si l'univers des commentateurs internationaux n'était pas aussi étroitement quadrillé. Le statut convoité d'invité permanent suppose de cocher plusieurs cases : atlantiste, pro-européen, adepte d'un idéalisme qui fait de la supériorité morale de l'Occident le fondement de la politique étrangère. Ainsi sélectionnés, analystes et stratèges semblent reprendre le flambeau des néoconservateurs américains, discrédités au mitan des années 2000 par l'aventurisme de George W. Bush.
Leur passion de la démocratie ne supporte pas la contradiction : en France, les voix dissidentes en matière de politique étrangère sont si rarement sollicitées par la presse dominante que chacune des interventions de Dominique de Villepin, Emmanuel Todd, Pascal Boniface ou John Mearsheimer suscite un vif succès d'audience. Le raidissement occidentaliste des commentateurs exprime, faute de mieux, la réaction d'un Vieux Continent déclinant face à une puissance américaine toujours dominante et à l'essor de la Chine. Le contretemps est manifeste : après la crise financière de 2008, historiens, intellectuels publics et journalistes exhortaient leur public à « décentrer le regard » pour penser « un monde multipolaire ». Presque vingt ans plus tard, il reste impossible, à écouter le clergé géopolitique, de se faire une idée de la manière dont les puissances émergentes voient le monde, nous perçoivent, se projettent.
Cette incapacité à regarder ailleurs tient aussi au petit monde qui fabrique le savoir géopolitique. À cheval entre universités, chancelleries et groupes de réflexion, ce milieu fonctionne en vase clos. Il élabore des récits globaux qui s'imposent moins par la force des arguments que par leur répétition. La matière peut paraître rébarbative, réservée à un milieu d'initiés dont les représentants rappellent le jugement d'Étienne Bonnot de Condillac sur ses adversaires philosophiques : « Ils doivent leur réputation à l'importance des sujets dont ils s'occupent plutôt qu'à la manière dont ils les traitent. » (1) L'introduction de la géopolitique dans certaines filières de l'enseignement secondaire n'a pas encore suffi à combler le fossé entre l'importance des enjeux internationaux pour quiconque participe à la vie publique et leur confiscation par un cercle restreint de spécialistes.
La politique étrangère engage en effet la guerre et la paix, la sécurité de populations entières. Pourtant, les choix militaires et les grandes orientations stratégiques restent largement soustraits à la discussion publique. Au cours des deux dernières décennies, la France a engagé des opérations en Afghanistan, en Côte d'Ivoire, en Libye, au Mali et dans le Sahel, en République centrafricaine, en Irak et en Syrie sans que leurs objectifs, leurs résultats ou leurs conséquences fassent l'objet d'un véritable examen démocratique ; ces interventions extérieures sont d'ailleurs restées largement absentes des campagnes présidentielles. Aujourd'hui, l'explosion des budgets de défense et la militarisation de la politique étrangère européenne, qui servent de palliatif à sa marginalisation diplomatique, s'imposent, elles aussi, sans débat. D'autres choix stratégiques, d'autres priorités diplomatiques seraient pourtant nécessaires quand les interdépendances, le dérèglement climatique, les pandémies, les bouleversements technologiques ou les risques liés à la prolifération nucléaire appellent de nouvelles formes de coopération internationale.
Ce Manuel d'autodéfense intellectuelle entend donner à chacun les outils pour se forger une opinion éclairée sur les conflits et la situation internationale. Appuyé sur les acquis de la recherche, il passe au crible les grandes idées reçues qui façonnent les représentations du monde depuis la fin de la guerre froide. Son appareil cartographique explore les rapports entre espace et puissance — dont le contrôle du détroit d'Ormuz illustre l'importance. Car, si le XXIe siècle offre à la géographie sa revanche sur la Terre prétendument plate et sans histoire de la mondialisation, se réapproprier la géopolitique ouvre un possible nécessaire : contester aux dirigeants le monopole des affaires du monde.
(1) Cité par Olivier Zajec, Nicholas John Spykman, l'invention de la géopolitique américaine, Sorbonne Université Presses, Paris, 2016.
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frCette décision émane d’une administration qui, face au déficit de près de 20 % du budget de l’établissement et à une trésorerie quasi nulle, commande un audit à des cabinets privés et dessine des « pistes » de restructuration. L’hôpital, membre du groupement hospitalier de territoire Yvelines Nord, voit son activité baisser depuis 2019.
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S'ABONNER lecourrierdesstrateges.frLe dossier repose notamment sur un audit confié par l’ARS aux cabinets Capgemini et Vi-Santé durant l’hiver 2025-2026. Les premières conclusions ont été présentées le 2 juillet au conseil de surveillance du CHIMM ; le rapport définitif est attendu en octobre. Parmi les scénarios évoqués figurent la transformation de la maternité en centre périnatal sans hébergement post-natal et une évolution du dispositif de réanimation.
La maternité réalise environ 700 accouchements par an, contre environ 900 auparavant. Elle se situe donc sous le repère de 1 000 naissances annuelles souvent utilisé dans les restructurations hospitalières. Mais fermer un service ne supprime pas les patients : les accouchements, interventions chirurgicales et prises en charge lourdes devront être absorbés ailleurs.
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REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibreLe CHIMM appartient au GHT Yvelines Nord, avec Mantes-la-Jolie et Poissy-Saint-Germain-en-Laye. Le transfert présenté comme une réorganisation territoriale revient donc à concentrer davantage d’activité sur les deux autres établissements. Les personnels mobilisés redoutent une saturation supplémentaire et un éloignement des soins pour les habitants qui ne disposent pas d’un véhicule ou doivent accéder rapidement à une maternité ou à une réanimation.
La CFDT avance, de son côté, un objectif de 10,3 millions d’euros d’économies, chiffre qui n’a pas été publiquement confirmé à ce stade par l’ARS ou la direction.Le 24 septembre, syndicats, élus, soignants et habitants ont marché de l’hôpital jusqu’à la mairie des Mureaux. En 2017 déjà, la réanimation avait été menacée avant d’être maintenue sous la pression locale.
L'histoire du CHIMM n'est pas isolée : Trappes, Le Havre, Montbéliard connaissent des scénarios comparables, portés tantôt par des groupes privés, tantôt par l'ARS elle-même.
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frLes faits ne sont pas contestés : il a recruté sa compagne comme secrétaire de mairie, par une série de contrats à durée déterminée, alors même que la sous-préfecture de Péronne lui avait explicitement demandé de mettre fin à cette situation. Le parquet, plus sévère que le jugement rendu, avait requis huit mois de prison avec sursis et 2 000 euros d'amende.
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S'ABONNER lecourrierdesstrateges.frSelon les éléments rapportés par la presse locale, plusieurs contrats à durée déterminée avaient été conclus avec la compagne du maire pour le poste de secrétaire de mairie.
La sous-préfecture, autorité de tutelle sur les actes des communes, avait identifié l'irrégularité et notifié sa position au maire. Le CDD suivant a néanmoins été signé. Juridiquement, la prise illégale d'intérêts suivant article 432-12 du Code pénal, sanctionne le fait, pour un élu, de tirer un avantage d'une décision qu'il prend ou supervise. Ici, l'avantage est : un salaire versé par la commune à sa compagne, sur des fonds publics, décision après décision.
Le tribunal correctionnel d’Amiens a finalement retenu la prise illégale d’intérêts. Le parquet avait requis huit mois d’emprisonnement avec sursis et 2 000 euros d’amende. La juridiction a prononcé une peine de cinq mois avec sursis simple et 1 000 euros d’amende. Pour autant, la condamnation ne figurerait pas au casier judiciaire selon les informations publiées.
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REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibreFlorian Slosarczyk, maire depuis 2020, avait été réélu en mars 2026 avec 52 % des voix, avant sa comparution devant le tribunal. Il demeure maire malgré sa condamnation.
L'enjeu dépasse donc les 1 000 euros d'amende. Dans une commune, le maire intervient directement dans l'organisation des services municipaux et dans la gestion du personnel. Ce dossier rappelle une réalité souvent moins visible de la décentralisation : l'autonomie communale ne signifie pas liberté de s'affranchir des règles qui encadrent les élus. Et lorsque l'administration adresse une injonction à un maire, puis que celui-ci la maintient sans effet, le contentieux ne relève plus seulement de la paperasserie municipale. Il devient une question de responsabilité personnelle dans l'utilisation d'une fonction publique.
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frLa Guinguette de Simone, à Amfreville-sous-les-Monts, sert des plats normands et organise des soirées vinyle le week-end. On y danse. La patronne a trente-huit ans, elle a repris l'établissement en mai 2024, et elle dit que tenir une guinguette est une activité politique. Elle s'appelle Ingrid Levavasseur. En 2019, elle était passée cent soixante-dix fois à la télévision.
Voilà ce que devient une figure des ronds-points quand on lui laisse le temps. Et voilà, aussi, pourquoi il faut se méfier du récit qui monte cette semaine.
Car hier, le tribunal administratif d'Orléans a annulé l'élection municipale de Montargis, remportée en mars par Côme Dunis, ancien gilet jaune passé par Les Républicains avant de conduire une liste soutenue par le Rassemblement national. Huit jours plus tôt, Philippe Brun était écarté de la primaire socialiste. On a vu fleurir aussitôt la même phrase : on écarte les gilets jaunes du pouvoir. C'est faux, et c'est pire que faux — c'est confortable.
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frReprenons les faits, ils sont courts. Côme Dunis est élu le 22 mars 2026, installé le 29. Il l'emporte avec cinquante-neuf voix d'avance, 34,64 % contre 33,10 %, soit 1,54 % des suffrages exprimés. Le 5 août, il démissionne. Il invoque une affection récemment diagnostiquée, refuse d'en dire davantage au nom de sa vie privée, et déclare que c'est la décision la plus difficile de sa vie. Cent vingt-neuf jours de mandat. Je n'en sais pas plus et je n'ai pas l'intention d'en savoir plus : la santé d'un homme n'est pas un argument, et ceux qui en font un se déshonorent.
Dominique Coquelle lui succède. Puis, hier, le juge électoral annule tout. Le motif n'est pas le maire, ni son parcours, ni son étiquette : c'est une vidéo diffusée par un tiers entre les deux tours, que le tribunal a jugée diffamatoire envers le candidat communiste Bruno Nottin, arrivé deuxième, et qui appelait explicitement à voter pour la liste soutenue par le RN. Le tribunal a retenu qu'elle excédait de loin les limites admissibles du débat électoral, que Nottin n'avait pu y répondre utilement, et qu'avec un écart de cinquante-neuf voix elle avait pu altérer la sincérité du scrutin. Nottin a porté plainte en diffamation ; une enquête est ouverte, et l'auteur de la vidéo est présumé innocent. Le RN a un mois pour se pourvoir devant le Conseil d'État, qui devra statuer dans les six mois.
Autrement dit : Dunis avait rendu son mandat sept semaines avant que le juge ne l'annule, et l'annulation ne le vise pas — elle sanctionne une manœuvre qui avait joué en sa faveur. Le papier sur l'État qui écarte les gilets jaunes se démonte donc avec le jugement lui-même, en une demi-journée, par n'importe quel contradicteur ayant pris la peine de le lire. Je préfère qu'on le sache par nous.
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S'ABONNER lecourrierdesstrateges.frPrenons maintenant les figures du mouvement une à une, et regardons ce qui leur est arrivé depuis 2018. Non pas ce qu'on en dit : ce qu'elles font.
Ingrid Levavasseur, aide-soignante devenue visage national, tente en 2019 de conduire une liste aux européennes. Le projet est abattu, non par le pouvoir, mais par la base du mouvement, pour qui se faire représenter était déjà trahir ; elle y
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frLe 20 mars 2026, l'Agence internationale de l'énergie publie un rapport en réponse au blocage du détroit d'Ormuz. Il recommande dix mesures de réduction de la consommation de pétrole et de gaz : développement du télétravail, baisse de la vitesse sur autoroute d'au moins 10 km/h, recours aux transports en commun, circulation alternée par plaque dans les grandes villes, covoiturage, éco-conduite, abandon du GPL pour le transport, réduction de l'aérien d'affaires, cuisson électrique plutôt qu'au gaz, optimisation de la consommation industrielle d'hydrocarbures. Le même jour, l'agence approuve la libération d'environ 400 millions de barils de réserves stratégiques, la plus importante de son histoire. Les dix mesures sont présentées comme des recommandations, adressées « aux autorités, aux entreprises et même aux ménages », et applicables « quand c'est possible ».
Le 25 mars, le Brownstone Institute publie un article sur ce rapport. Le 31 mars, l'édition française du site The Exposé en tire un texte intitulé « Les confinements énergétiques commencent ». Les dix recommandations y deviennent un confinement « dirigé par l'AIE », explicitement rapproché des mesures sanitaires de 2020 et des « confinements climatiques ». L'expression est fixée là, six mois avant l'interview.
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S'ABONNER lecourrierdesstrateges.frLe 22 septembre, un compte X, @labbe_tonniere2, publie : « Macron annoncera le début d'un confinement énergétique jeudi soir… le but étant d'instaurer un climat de guerre ». Le message dépasse 500 000 vues. Il ne comporte aucune mesure : une date, une prédiction, un mobile.
Les mesures apparaissent ensuite, sur un second compte, @QuentinCad31672, sous forme de visuels générés par intelligence artificielle. Elles sont au nombre de huit : interdiction des déplacements non essentiels, rationnement du carburant à 30 euros par semaine, télétravail obligatoire, circulation alternée, baisse des limitations de vitesse, coupures des compteurs Linky, amendes de 140 euros, rationnement alimentaire.
🚨URGENT 🚨👇👇
— Aide Poule (@QuentinCad31672) September 22, 2026
JEUDI 20H : LE CONFINEMENT ÉNERGÉTIQUE ?
🔥🕯️🔒
Les rumeurs circulent bon train.
Jeudi soir. 20 heures.
Macron prendrait la parole.
On murmure que ce ne serait pas une simple interview.
Le début d’un confinement énergétique.
Les mesures qui circulent :… pic.twitter.com/HUVfWih5LU
Le relais s'élargit. Une publication Facebook reprenant la liste dépasse 3,5 millions de vues. Le compte de Florian Philippot, président des Patriotes, diffuse la rumeur. Le 23 septembre, la chaîne Géopolitique Profonde publie une vidéo qui reprend le rationnement à 30 euros et l'amende de 140 euros, fait du compteur Linky l'instrument du dispositif et qualifie l'ensemble de « transition vers une économie de guerre ». Aucune source n'y est citée. Deux jours plus tôt, la même chaîne annonçait la préparation d'une activation de l'article 16 de la Constitution.
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REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibreCinq des huit mesures figurent, sous une forme voisine, parmi les recommandations de l'agence : télétravail, vitesse, circulation alternée, transports collectifs, usages du gaz. Trois n'y figurent pas : les coupures de compteurs Linky, l'amende de 140 euros, le rationnement alimentaire. Le rationnement du carburant à 30 euros par semaine n'apparaît pas dans la liste des dix mesures telle que la dépêche de l'AFP la restitue.
L'opération porte donc sur deux plans. Le premier est un déplacement d'émetteur : une recommandation multilatérale non contraignante est attribuée à l'Élysée. Le second est un ajout : trois mesures sans source, dont deux comportent une sanction ou une coupure, c'est-à-dire un effet directement vérifiable par le lecteur dans son quotidien.
Le démenti a porté sur une annonce. Il n'a pas porté sur une compétence, et la distinction n'est pas de pure forme.
Le code de l'énergie comporte un chapitre intitulé « Les mesures de sauvegarde en cas de crise », articles L. 143-1 à L. 143-8. Sa première sous-section rassemble les « dispositions justifiées par une pénurie énergétique », à l'article L. 143-1. Une seconde section prévoit des dispositions particulières à l'électricité et au gaz, articles L. 143-4 à L. 143-6-2. Ces textes préexistent de plusieurs années à la rumeur.
Ce dispositif n'est pas théorique. Le décret n° 2023-1418 du 29 décembre 2023 organise les mesures de restriction et de suspension d'activité des installations de production d'électricité utilisant du gaz naturel en cas de menace grave sur la sécurité d'approvisionnement. Il montre la forme que prend l'exercice de cette compétence : un texte réglementaire, publié au Journal officiel, dont l'objet est circonscrit à un secteur.
Deux propositions coexistent donc, et elles sont toutes deux exactes. Aucune mesure de rationnement n'était annoncée le 24 septembre. Et l'État français dispose, depuis longtemps, d'un pouvoir codifié de restriction de la consommation énergétique en cas de pénurie. La rumeur a échoué sur la première ; elle a emprunté sa vraisemblance à la seconde.
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LAISSER UN POURBOIRE merci !Le matin du 24 septembre, le ministère de l'Économie dément formellement toute mesure de rationnement ou de coupure. Le ministre Roland Lescure déclare qu'il n'existe « aucun problème d'approvisionnement » et fait état de deux mois de visibilité.
Le soir, l'interview a porté sur le prix des carburants, le budget, la menace russe et la guerre en Iran. Les mesures annoncées vont dans le sens inverse d'une restriction : prolongation de l'aide de 100 euros aux grands rouleurs, relèvement de la prime carburant patronale de 600 à 1 000 euros, réunion énergie du G7 avec discussion d'une libération supplémentaire de réserves stratégiques, envoi de moyens militaires français pour protéger le terminal saoudien de Yanbu. Le chef de l'État a par ailleurs écarté une dissolution et n'a pas mentionné l'article 16.
Deux comptes sans notoriété institutionnelle, dont l'identité des auteurs n'est établie par aucune source, ont produit en quarante-huit heures une prédiction datée, une liste de huit mesures et six millions de vues. Un parti politique l'a relayée. Une chaîne l'a mise en récit. Un ministère a dû démentir. Le coût d'entrée de l'opération était nul ; son matériau premier était un rapport public consultable en ligne.
La séquence de mars avait suivi le même chemin, à partir du même document, avec le même vocabulaire. Elle s'était éteinte sans démenti ministériel, faute d'une date à annoncer. Celle de septembre en avait une : le 20 heures du jeudi. C'est la seule variable qui distingue les deux.
Entre la recommandation du 20 mars et la liste du 22 septembre, il y a un document que chacun peut lire. Il compte dix points, il est non contraignant, et il ne mentionne ni les compteurs électriques, ni les amendes, ni l'alimentation. Le démenti du 24 septembre portait sur une annonce qui n'a pas eu lieu. Les articles L. 143-1 et suivants du code de l'énergie, eux, n'ont pas été modifiés.
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frAmis libertariens, laissez-moi vous exposer l'arithmétique la plus importante de votre année — celle dont aucun journal télévisé ne vous parlera, parce qu'elle n'a ni visage, ni victime photographiable, ni ministre à interrompre.
Pour bloquer un texte au Conseil de l'Union, il faut quatre États membres représentant plus de 35 % de la population. C'est écrit, c'est mécanique, c'est un tableur. Les neuf gouvernements qui refusent le scan obligatoire des messageries privées (dit chatcontrol) pèsent 32,9 %. Il manque 2,1 points. Trois pays peuvent les fournir : l'Allemagne (18,47 %), le Portugal (2,38 %), la Belgique (2,63 %). Accessoirement, le bloc des neuf ne peut perdre ni l'Italie, ni la Pologne, ni les Pays-Bas, qui pèsent à eux trois 25,5 % : une défection et il n'y a plus d'arithmétique du tout. Les chiffres sont là, et là.
L'Allemagne, elle, a trouvé la formule. En public, elle rejette le scan sans soupçon. Au Conseil, depuis juin, ses négociateurs ne s'y opposent plus. Admirez la manœuvre, elle mérite un cadre : on ne vote pas pour, on ne vote pas contre, on cesse de s'opposer. Voilà le degré zéro du courage politique porté à sa perfection technique — une abstention si bien élevée qu'elle n'a même pas besoin d'être déclarée.
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S'ABONNER lecourrierdesstrateges.frEt mon pays ? Mon pays, mes chers lecteurs sans tableur, est indécis. On le dit avec un mot d'agence de notation, comme s'il s'agissait d'un arbitrage délicat entre deux biens supérieurs. Indécis sur quoi ? Sur la lecture des messages de quatre cent cinquante millions d'Européens. Depuis quand ? Depuis que la Commission a déposé son texte, en mai 2022. Cinquante-deux mois. Miljaardedju — cinquante-deux mois, c'est plus long qu'une grossesse d'éléphante, plus long que la construction d'un pont sur la Dyle, plus long que la carrière moyenne d'un secrétaire d'État belge. Un pays qui n'a pas tranché en cinquante-deux mois n'est pas indécis. Il attend de voir qui gagne.
On me dira que le règlement protège les enfants, et il faut le dire sérieusement : son objet est l'abus sexuel des mineurs, qui n'est pas une abstraction de juriste. Seulement voilà — le Parlement européen, de son côté, ne propose pas de ne rien faire. Il propose la détection ciblée sur ordonnance judiciaire. Le choix n'est donc pas entre protéger et laisser faire. Il est entre scanner les suspects et scanner tout le monde. Et sur ce que coûte la seconde méthode, le texte a une élégance qu'il faut saluer : les plateformes ne publieront leurs taux d'erreur et de faux positifs qu'à partir du 1er février 2027. Soit après. On vous demande de signer avant de connaître le prix, et le prix sera facturé en vies privées de gens qui n'avaient rien fait.
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REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibreNotez maintenant l'asymétrie, elle est d'une perfection d'horloger. Pour étendre la surveillance, l'urgence suffit : le 9 juillet, le Parlement a prolongé le scan volontaire jusqu'au 3 avril 2028 parce que les 314 députés qui votaient contre n'atteignaient pas les 361 requis — dans cette maison, la majorité qui dit non ne suffit pas ; il faut une majorité qualifiée pour empêcher. Pour restreindre la surveillance, en revanche, il faut quatre États, 35 % de population, et l'accord de trois capitales qui ne décrochent pas. Le dispositif est monté de telle sorte que l'inertie travaille toujours dans le même sens. Ce n'est pas un hasard de procédure. C'est une architecture.
Mardi, si personne ne bouge, les négociateurs acteront le facile — le Centre européen, l'évaluation des risques, les obligations de transparence — et renverront le reste. Sans accord, le dossier passe à la présidence lituanienne en janvier, puis à la grecque en juillet. Il ne meurt pas. Il patiente. C'est sa nature profonde : un texte de surveillance n'a jamais besoin de gagner, il lui suffit de ne pas perdre, pendant que vous avez une vie, un métier, des enfants à récupérer à l'école et aucune raison de savoir ce qu'est un COREPER.
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LAISSER UN POURBOIRE merci !Alors une dernière question, compagnons d'Absurdistan, à poser à votre député avant mardi soir. Le jour où une machine lira vos messages, elle le fera parce que quatre cent cinquante millions d'Européens l'auront voulu — ou parce que deux virgule un pour cent d'entre eux n'ont pas rappelé ?
Je connais la réponse. Elle tient dans un tableur, et personne n'aura signé.
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S'ABONNER lecourrierdesstrateges.frL’avenant au contrat de concession conclu avec Atosca prévoyait une diminution de 33 % du péage sur les sections correspondant notamment aux déviations de Soual et de Puylaurens pendant les dix premières années d’exploitation, puis de 15 %. Cette mesure concernait plus de la moitié des 53 kilomètres de l’A69.
Pour compenser son manque à gagner, l’État, la région Occitanie, le département du Tarn, l’agglomération Castres-Mazamet et la communauté de communes Sor et Agout avaient prévu une contribution supplémentaire de 41 millions d’euros, en plus des quelque 23 millions déjà inscrits au contrat initial.
L’Autorité de régulation des transports avait examiné le dispositif en décembre 2025. Elle jugeait la méthode de calcul globalement pertinente, tout en relevant plusieurs réserves : prévisions de trafic insuffisamment étayées, absence d’étude suffisamment précise sur la valeur de l’abattement et difficultés liées au calendrier de mise en service.
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REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibreSaisi pour avis par le gouvernement, le Conseil d’État a finalement rendu un avis défavorable, révélé le 24 septembre. Selon La Dépêche, la juridiction administrative estime que la ristourne envisagée fait peser un risque juridique sur le contrat de concession. L'État devrait suivre cet avis pourtant consultatif.
Ce qui frappe, c'est l'ordre des priorités : la rentabilité du concessionnaire, sanctuarisée dans le contrat initial signé après trois ans de bataille judiciaire — annulation en 2025, sursis, puis validation définitive le 29 juin 2026 — n'est jamais discutée.
Le péage plein tarif tombe précisément au moment où l'A69 ouvre, sous le regard d'un gouvernement qui découvre, un peu tard, que corriger un contrat déséquilibré coûte cher surtout quand ce n'est pas lui qui paie.
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frÀ Étampes, ce ne sont pas les milliards de l’État qui disparaissent dans des tableaux comptables abstraits. Ce sont des sommes versées par une mairie, des associations, des factures et des circuits financiers locaux.
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S'ABONNER lecourrierdesstrateges.frDu 15 au 17 septembre, Franck Marlin, maire d’Étampes pendant vingt-huit ans et député pendant vingt-cinq ans, comparaissait avec son ancien directeur général des services et quatre autres prévenus. Il lui est reproché d’avoir autorisé le versement, en 2017, d’environ 20 000 euros à trois associations pour financer des séjours de jeunes de quartiers prioritaires. L’enquête n’a pas permis d’établir la réalité de certains séjours et une partie des fonds a été versée sur le compte personnel du président de l’une des associations.
À la barre, Franck Marlin a contesté toute responsabilité et rejeté l’existence de directives ayant conduit à un détournement. Le parquet a requis deux ans de prison avec sursis, 20 000 euros d’amende et dix ans d’inéligibilité. Le jugement est attendu.
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REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibreLe 22 septembre, un ancien chef du service de la vie associative et de l’événementiel, devenu directeur de cabinet, était jugé avec sa compagne. Entre 2016 et 2021, il est soupçonné d’avoir fait travailler une association dont il était lui-même président pour des prestations commandées par la mairie. Il est poursuivi notamment pour favoritisme, prise illégale d’intérêts, abus de confiance et blanchiment ; le montant en cause dépasse 480 000 euros. La justice devra déterminer les responsabilités individuelles dans ces deux procédures. Aucun jugement n’a été rendu à ce jour.
Les dossiers révèlent une même fragilité : lorsque l’argent public transite par des structures associatives ou des prestataires proches de décideurs ou d’agents municipaux, le contrôle devient la véritable ligne de défense du contribuable.
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LAISSER UN POURBOIRE merci !À Étampes, cette ligne de défense se retrouve aujourd’hui devant les juges. Le problème n’est pas seulement de savoir combien d’argent a éventuellement échappé au contrôle : c’est de comprendre comment il a pu circuler assez longtemps avant que la justice ne s’en saisisse. Pour mémoire, la Cour des comptes chiffre à environ 60 milliards d'euros annuels les subventions versées aux associations en France.
Ocorrida na noite de 21 de setembro, a morte de Jorge Palma cobriu de tristeza todos os que acompanharam a sua música, os seus poemas, as suas colaborações com outros músicos, a sua entrega aos combates por uma «terra dos sonhos» em que «toda a gente trata a gente toda por igual». Neste texto, a homenagem de um amigo de longa data. A primeira vez que vi e escutei o Jorge Palma foi num aniversário do Hermínio Monteiro, colega de Faculdade, editor da Assírio & Alvim. Nessa celebração em (…)
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