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Virgin Mary Wore a Hijab, Council Staff Told

30 September 2026 at 19:04

The Virgin Mary "wore a hijab", showing Islam's attitude to women does not conflict with Western values, council staff who handle anti-terror work have been told in a talk about Islamophobia.

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Police Lectured About Farage in Islamophobia Talk

29 September 2026 at 20:00

Police officers were lectured about Nigel Farage in a publicly funded talk about Islamophobia, with the Reform leader's doubts about Muslims' ability to adhere to British values compared to a racially aggravated offence.

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L'adieu au Guide

15 September 2026 at 18:04
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Le 4 juillet, les funérailles du Guide suprême débutent dans la mosquée Imam-Khomeiny à Téhéran. Après une longue file d'attente, la foule entre par petits groupes dans ce bâtiment grandiose construit spécialement pour ce type de rassemblement. Les femmes et les hommes doivent emprunter deux portes séparées, après une fouille et un passage sous un portique. À l'extérieur, des systèmes d'arrosage rendent la chaleur plus supportable.

De nombreuses personnes venues des provinces ont planté leurs tentes autour du complexe. Les rues sont bondées, et il n'est pas facile de se frayer un chemin. Je suis venu avec quelques amis, dont deux femmes non voilées. À l'entrée, la première se voit demander de passer un foulard. La seconde peut entrer simplement coiffée d'un casque aux couleurs du drapeau iranien. Des thèmes patriotiques émaillent cette cérémonie essentiellement religieuse.

Deux jours plus tard, lundi 6 juillet, une grande marche d'adieu remplit les rues de la capitale. En 1979, j'avais participé aux manifestations monstres de la révolution iranienne contre le régime du chah, mais ce dont je suis témoin ce jour-là relève d'une autre dimension. Sans doute la population iranienne a-t-elle plus que doublé au cours des cinquante dernières années, mais rassembler autant de gens alors que le pays est en guerre apparaît comme une démonstration de force. Le gouvernement veut montrer qu'en cas d'attaque terrestre il dispose d'assez de partisans pour résister à la plus puissante armée du monde. L'atmosphère ressemble moins à celle d'une cérémonie de deuil qu'à une sorte de carnaval animé de musiques nationales.

La marche est lente et il devient même impossible d'atteindre la place Azadi, où les dépouilles sont installées. Certaines personnes portent des pancartes condamnant les négociations et réclament vengeance pour le Guide. D'autres, au contraire, estiment que les négociations sont approuvées par le nouveau Guide, M. Mojtaba Khamenei, fils du précédent.

La majorité des manifestants appartient aux classes populaires, qui sont pourtant les premières victimes des politiques économiques néolibérales du régime. Chercheur au Middle East Resarch and Information Project, à Téhéran, Mohammad Maljou estime que « les plus démunis des villes, comparés aux autres classes, présentent la plus grande proximité avec les composantes officielles du système politique ». S'appuyant sur des recherches menées en 2023 sur « l'attitude des classes sociales dans la société urbaine iranienne », il note que l'on « observe dans cette classe une participation électorale plus élevée, un plus grand soutien à l'“axe de la résistance”, une attitude plus positive envers le rôle du Guide suprême et un plus grand soutien à la transmission des idéaux de la révolution à la génération suivante ». Une grande partie des classes moyennes est restée à la maison. Le lendemain, les dépouilles du Guide et de ses proches sont transportées en Irak, pour des cérémonies d'adieu à Nadjaf et Kerbala, deux lieux sacrés du chiisme. L'inhumation a lieu le 9 juillet dans la ville sainte de Machhad.

Voir en ligne : /mav/209/AHMADI/69945

Les femmes soulèvent le voile

15 September 2026 at 18:04
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Depuis le début de la guerre, des manifestants se rassemblent sur les places et les carrefours. Dans la capitale et les autres villes, ils brandissent le drapeau iranien et scandent des slogans en défense de la « patrie ». Ils occupent aussi l'espace public en empêchant les opposants de manifester leur soutien aux États-Unis et à Israël.

Dans bon nombre de ces rassemblements, j'ai pu voir des femmes sans voile accueillies à bras ouverts. Pour la première fois, les médias officiels, y compris la télévision d'État, insistent sur leur présence. En réalité, leur nombre est faible, sauf sur la place Enghelab, au centre de Téhéran, où l'on peut voir chaque soir de nombreuses épouses et proches des cadres de la révolution dévoilées. Lors d'un rassemblement dans le nord de Téhéran, l'un des responsables de la sécurité m'avoue que sa femme y participe, car l'atmosphère y est plus ouverte. Un autre organisateur de ces manifestations me raconte discrètement qu'il travaillait dans l'organisation judiciaire et évoque l'époque où la Gasht-e-Ershad (police de la moralité ou police religieuse) arrêtait les femmes en infraction, pour me confier que beaucoup étaient des filles de hauts responsables.

La question du voile a perdu son caractère clivant. Dans les rues, des femmes déambulent cheveux au vent et en tenue occidentale à côté d'autres en tchador. Le gouvernement a reculé sur la question après l'arrivée au pouvoir du président Massoud Pezechkian, en juillet 2024. Depuis le début de la guerre, le régime iranien souligne même la présence de femmes sans foulard, présentée comme un signe de concorde nationale.

Lors de la grande cérémonie chiite de l'Achoura1, le 25 juin dernier, des femmes sans voile participaient à la distribution de thé ou à la préparation de nourriture votive. De telles scènes étaient inenvisageables quelques mois auparavant. Cette année, la commémoration des martyrs de la guerre occupait une place particulière et avait supplanté les rituels traditionnels. Au musée du cinéma, au Bagh-e Ferdows, musique et théâtre avaient remplacé les chants de deuil. Les acteurs jouaient le rôle des pères et des mères des « enfants martyrs » de l'école de Minab, où cent vingt élèves ont été tués par un bombardement américain. Sur un grand écran, on voyait notamment des images de femmes dévoilées présentes dans la foule. Lors de l'une des soirées, un chanteur nommé Gheisar, qui avait quitté l'Iran et se produisait à l'étranger, est monté sur scène pour donner un spectacle promouvant la défense de la patrie.

De nombreux jeunes soutiens du régime, notamment les membres des bassidji (miliciens), ont grandi dans une société iranienne en pleine mutation sur ces questions. Nombre de leurs proches ont ôté leur voile. Désormais, on peut être chiite, partisan de la République islamique et exposer sa chevelure aux yeux de tous.

(1) Jour de deuil majeur pour les chiites, qui commémorent le martyre de l'imam Hussein, petit-fils du prophète Muhammad, tué lors de la bataille de Kerbala en l'an 680.

Voir en ligne : /mav/209/A/69946

Ôter ses œillères, comprendre un pays

« Axe du mal » ou « axe de la résistance » ? On fustige ou on soutient l'Iran, son système politique comme son non-alignement. Pourtant, manichéisme ou « campisme » interdisent de saisir la viscosité des questions géopolitiques et l'âpreté du quotidien des Iraniens. La marche singulière de cette nation insubordonnée invite à interroger les certitudes, oublier les préjugés et repérer les subterfuges.

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Pooya Aryanpour //// « Gone With the Wind » (Parti avec le vent), vue d'ensemble, exposition au sein de la sucrerie de Kahrizak, Téhéran, 2022
© Pooya Aryanpour - Dastan Gallery

Le premier piège lorsque l'on s'intéresse à la République islamique d'Iran consiste à s'arrêter au second terme. Ou de ne voir dans son drapeau, choisi après la révolution de 1979, qu'« Allah » calligraphié en son centre sous la forme d'une tulipe, symbole des « martyrs ». Sous le régime du chah (1941-1979), l'absence de libertés, la répression et le contrôle de la vie publique limitaient fortement l'expression des revendications sociales. Dans ces conditions, l'islam est devenu un ciment révolutionnaire, une sorte de bélier politique et social enfonçant les murailles de l'ancien régime impérial. Le clergé chiite était partagé entre une fraction proche du pouvoir en place et une autre qui jouait un rôle de contre-pouvoir. Aujourd'hui, il occupe sans conteste une place atypique dans l'appareil d'État. Mais cette forme d'islam politique n'a guère à voir avec ses avatars contemporains, notamment dans la sphère sunnite, issus de lectures rigoristes et ultraconservatrices du Coran. Et elle a perdu beaucoup de sa force de cohésion idéologique des premières années.

Pour le penseur révolutionnaire Ali Shariati (1933-1977), la spiritualité éveillait d'autant plus les consciences qu'elle portait en elle une émancipation : la quête de liberté des plus pauvres qui alimenta la dynamique révolutionnaire. Mais le mouvement social porté par l'islam devait éviter toute institutionnalisation. Loin de prôner la résignation ou le fatalisme social, le premier Guide, Rouhollah Khomeiny (1900-1989), s'appuyait, lui, sur les principes de l'islam non pour refuser la modernité, mais pour trouver un chemin propre à son pays. Il a théorisé son modèle de pouvoir par le velayat-e-faqih, qui inspire la Constitution de décembre 1979 : une sorte d'« État de droit islamique », fondé sur la primauté d'un juriste-théologien, un « sage » religieux, dont l'érudition doit permettre de puiser dans les textes islamiques les fondements de ses arbitrages entre les composantes du pouvoir temporel. Mais, dans la pratique, les sources juridiques sont plurielles.

Car, sous la gouverne des clercs, la révolution de 1979 accélère la construction d'institutions modernes, paradoxalement de plus en plus sécularisées, comme la société. En revanche, si la nouvelle Constitution voulue par Khomeiny accorde une place importante à la souveraineté du peuple, celle-ci s'exerce par un suffrage universel… sous contrôle. En dernier ressort, le clergé s'est arrogé de nombreux pouvoirs, dont celui de sélectionner les candidats et de contrôler les élus (lire « Un pluralisme en trompe-l'œil »). Toutefois, parler de théocratie serait accepter la fiction qui fait officiellement du Guide un régent, le représentant du douzième imam le temps de son « occultation », entamée en 874. Les motivations de ses orientations appartiennent évidemment au profane et témoignent des luttes de pouvoir.

Assurer une continuité symbolique

La répression des mouvements sociaux, dès les premières années, signale l'abandon des idéaux de justice sociale et de liberté. La fin de la guerre Iran-Irak, en 1988, parachève le verrouillage de la société. Avec la nomination du second Guide, Ali Khamenei, en 1989, l'érudition a semblé moins compter que l'intrication, voire la compromission dans le premier cercle des décideurs. Autant de critiques redoublées après la nomination de son fils Mojtaba, à la suite de son assassinat revendiqué par Israël le 28 février dernier. Certes, ce choix de l'Assemblée des experts (tous religieux) visait à assurer une continuité symbolique du système, mais au risque de voir émerger une logique dynastique, alors que la force des institutions nées de la révolution tient à une dilution des pouvoirs. Cette dernière relativise d'ailleurs l'impact de l'élimination de nombreux chefs politiques ou militaires, contrairement à ce qu'imaginaient probablement les dirigeants aventuristes israéliens et américains.

Chez de nombreux progressistes et surtout au Maghreb, en Afrique ou en Amérique latine, les sanctions occidentales sous la dictée des États-Unis et les critiques du « régime » de Téhéran vaudraient comme autant de preuves de sa bravoure, le prix de son indépendance, un gage de vertu. Si elle a échappé à la colonisation, la Perse se bat, il est vrai, depuis le milieu du XIXe siècle contre les ingérences étrangères. Seule la mobilisation de sa population lui a permis de s'extraire du Grand Jeu qui opposait Russes et Britanniques pour le contrôle de la région, durant la guerre de l'hiver 1856-1857 par exemple, ou la révolte du tabac de 1890. Cette dernière dessine d'ailleurs une trame familière à tant de peuples vassalisés : un pouvoir politique autocratique, aux mains du chah Naser Al-Din Qajar, octroie à une compagnie britannique le monopole de la culture, de la vente et de l'exportation du tabac. Les marchands et le clergé protestent en vain jusqu'à la fatwa du grand ayatollah Mirza Hassan Shirazi, qui interdit la consommation de tabac. Manifestations et boycott obligent en définitive le chah à renoncer à cette concession britannique en 1892.

Double discours occidental

Le coup d'État anglo-américain de 1953 ou le large soutien économique et militaire reçu par Saddam Hussein (ex-URSS, États-Unis, France, pays du Golfe, etc.) durant la guerre Iran-Irak (1980-1988) ont inoculé une méfiance vis-à-vis des grandes puissances. Le double discours occidental actuel devient limpide quand on rappelle que le programme nucléaire a été lancé dans les années 1970 par le chah… avec l'aide des Américains, des Allemands et des Français. Les revendications iraniennes sur le golfe Arabo-Persique ne posaient pas de problèmes quand « notre ami » Mohammad Reza Pahlavi étendait les eaux territoriales de son pays, en 1959, ou s'empressait de prendre le contrôle de trois îles stratégiques proches du détroit d'Ormuz lors du départ des Britanniques de la région en 1971. Rien de neuf dans les revendications actuelles : le rôle-clé du Golfe pour le commerce maritime et les relations internationales est documenté depuis plusieurs millénaires.

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Pooya Aryanpour //// « Gone With the Wind » (Parti avec le vent), détail, exposition au sein de l'usine sucrière de Kahrizak, Téhéran, 2022
© Pooya Aryanpour - Dastan Gallery

Pastichée par l'impérialisme débridé de M. Donald Trump, l'animosité belliciste des États-Unis — dont les dépenses militaires représentaient en 2025 cent vingt-huit fois celles de l'Iran — ne justifie pas pour autant qu'un gouvernement tire sur les manifestants, pourchasse les femmes libres, ses opposants, ses artistes, propose une rançon pour la mort de l'écrivain Salman Rushdie, liquide bien d'autres auteurs moins célèbres en Occident, censure et contrôle la presse, sanctionne étudiants, enseignants, syndicalistes ou recoure massivement à la peine de mort (2 159 exécutions en 2025 selon Amnesty International). Le « campisme », ou le choix binaire d'un camp, conduit aussi certains à ne pas voir la nature profondément néolibérale, inégalitaire et oligarchique de l'économie iranienne, ou à ignorer tous ces jeunes qui « votent avec leurs pieds » et émigrent. Cette fuite des cerveaux dilapide un important capital humain et scientifique difficilement acquis, grâce à la généralisation de l'accès à l'éducation, à la construction de nombreuses écoles et à la démocratisation de l'enseignement supérieur, notamment au bénéfice des filles, qui représentent aujourd'hui près de 60 % des étudiants. La rhétorique antioccidentale égare également nombre d'observateurs, qui en font une lecture littérale, ignorant l'ambivalence des sentiments partagés jusqu'au sommet du pouvoir. Les enfants des dignitaires ne font pas leurs études en Chine ou en Russie, mais en Europe et aux États-Unis. Et pour éliminer Saddam Hussein en 2003 ou combattre l'Organisation de l'État islamique (OEI) entre 2014 et 2019, les Occidentaux ont pu compter sur la complicité de Téhéran.

Téhéran seul face à ses ennemis

Sans surprise, Israël et les États-Unis ont tenté d'embarquer une partie des forces kurdes iraniennes dans leur croisade, espérant peut-être que cette minorité lance une nouvelle rébellion comme celle qui fut écrasée après 1979 (lire l'article page 45). Il faudrait davantage que des incursions locales pour prendre le contrôle d'un pays grand comme trois fois la France. La diversité ethnolinguistique des plus de 90 millions d'habitants est trop souvent présentée comme une faiblesse. Certes, un peu plus de la moitié de la population seulement est d'origine persane (indo-européenne), les turcophones (Azéris, Turkmènes, Afsharis…) représentent près du tiers, le restant se répartit entre Kurdes, Arabes, Baloutches, Lors, Assyro-Chaldéens, Bakhtiaris, Gilakis, Arméniens, etc. Le persan, ou farsi, joue toutefois de longue date le rôle d'une lingua franca, un lien commun et d'échange vers les pays ou populations persanophones (en Afghanistan, au Tadjikistan, et ailleurs en Asie centrale). Inscrite dans une histoire plurimillénaire, cette civilisation a produit un sentiment d'appartenance, un nationalisme qui dépasse les divergences d'intérêt, d'origine ou d'opinion. On le perçoit notamment dans le rôle de la culture, de la littérature, et particulièrement de la poésie (lire l'article page 15). Partagé par près de 90 % de la population, l'islam chiite contribue également à forger une communauté de destin, héritée de l'époque safavide, lorsque le chiisme duodécimain fut érigé en religion d'État.

Plus délicate encore apparaît la perception du positionnement géopolitique de la République islamique. Elle participe à l'Organisation de coopération de Shanghaï (OCS) — très souple —, dialogue avec la Russie et la Chine, vend des drones à la première et achète beaucoup d'électronique à la seconde. Mais aucune alliance ne vient sceller cette entente « amicale », et non désintéressée. Téhéran est seul pour faire face à ses ennemis, la volonté d'indépendance demeurant l'une des seules revendications fondamentales de 1979 qui subsistent encore aujourd'hui.

Depuis, une nuée d'articles annoncent régulièrement une « exportation de la révolution », mais négligent les divergences culturelles ou religieuses qui l'empêchent. Les dirigeants iraniens ont beau jeu de rappeler que leur pays n'a jamais envahi ses voisins et ne fait que répondre aux agressions. Ils ont néanmoins construit un réseau de complices, ou de comparses, le plus souvent liés par une position dissidente au sein de l'islam : chiites d'Irak, du Liban (Hezbollah) ou d'Afghanistan, houthistes du Yémen, alaouites de Syrie, mais aussi sunnites du Hamas ou du Djihad islamique à Gaza, voire laïques du Front populaire de libération de la Palestine. Cet « axe de la résistance » à l'impérialisme d'Israël et des États-Unis comprend une dimension militaire, régulièrement à l'œuvre dans le conflit asymétrique ces derniers mois. Mais il a été ébranlé par la chute du régime syrien de M. Bachar Al-Assad et produit sans doute autant d'hostilité que de crainte dans le monde arabe.

En politique, le brouillage atteint son paroxysme. Les réformateurs ne sont pas nécessairement « de gauche » — certains sont ultralibéraux — et les conservateurs « de droite ». Même les politiques « sociales » attribuées au président (conservateur) Mahmoud Ahmadinejad, sur le logement notamment, sont inspirées par une approche libérale de l'économie. L'État social construit avec peine recule dans la santé, l'éducation, partout. Les audaces redistributives des premières années apparaissent bien lointaines. Les journaux réformateurs critiquent la Chine ou la Russie, mais cela ne les empêche pas d'appeler à serrer les coudes sous les bombardements.

Le mystère le plus difficile à percer tient au nucléaire. L'Iran a toujours déclaré vouloir développer un programme civil sans acquérir la bombe, une fatwa d'Ali Khameinei l'interdit d'ailleurs. Mais alors, pourquoi signer le traité de non-prolifération tout en produisant un uranium enrichi à 60 %, bien au-delà des besoins d'un programme électronucléaire civil ? Ambiguïté stratégique ? Dissimulation ? Cette volonté d'arriver au seuil de la maîtrise de la bombe fournit depuis plus de vingt ans le prétexte idéal à Israël et aux États-Unis pour s'agiter. Mais ne pas franchir ce seuil conduit à renoncer aux moyens de dissuader les agressions.

Les interventions constantes des États-Unis et la confrontation permanente voulue par Israël prolongent une logique de domination par la force aux relents colonialistes. Elles attisent les tensions régionales pour imposer un ordre injuste du monde qui fait le jeu des pouvoirs autoritaires. L'histoire contemporaine du peuple iranien se confond ainsi avec celle des ingérences étrangères et d'une double confiscation — intérieure et extérieure — de son aspiration à choisir librement et démocratiquement son destin.

Voir en ligne : /mav/209/DESCAMPS/69918

Full-face veils banned in Portugal after president signs ‘burqa law’

By: admin
20 August 2026 at 23:23

Portuguese President António José Seguro has officially signed into law a bill banning face-concealing attire in public spaces, with the move seen targeting the full-face Islamic veils like the burqa and niqab.

Addressing the national debate, President Seguro framed the decision around human interaction, stating: “The face should be considered a central element of human identity and communication.” 

However, the former Socialist Party leader acknowledged the controversial nature of the ban, recognizing it as a matter of significant cultural and social sensitivity.

The law was largely backed by the country’s right-wing politicians and labeled the “burqa law” by Portuguese media. It passed parliament in July with the votes of right-wing parties, with the left firmly in opposition.

The new legal framework strictly limits garments designed to hide one’s identity in public spaces. It also penalizes forcing individuals to cover their faces based on gender, religion, or age.

Violators face financial penalties ranging from €150 to €3,000. There are, however, some exceptions. Wearing items that cover the face, such as medical masks, professional/artistic gear, and extreme weather wear, are all examples of exceptions under the law.

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