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Normal view

Russia courts the Taliban without dropping Pakistan

5 October 2026 at 14:07

I have watched Pakistan-Afghanistan relations long enough to distrust easy headlines, and last week’s news produced a few of them. At the Center-2026 (Tsentr-2026) war games in Russia’s Chelyabinsk region, Taliban officers stood among the foreign observers. Reports say it was the first time Moscow had invited a Taliban military delegation since the movement returned […]

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Afghanistan’s TTP sanctuary is becoming harder to deny

1 October 2026 at 13:15

For years, Pakistan’s claim that the Tehreek-e-Taliban Pakistan operates from sanctuaries inside Afghanistan produced a familiar exchange: Islamabad accused, Kabul denied, and each new militant attack triggered another round of recrimination. That pattern is becoming harder to sustain. The sanctuary dispute can now be tested against a growing body of evidence rather than competing claims […]

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Beyrouth, les sens de la fête

30 September 2026 at 08:49
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Elle est souvent présentée, voire encensée, dans de nombreux médias occidentaux comme le « lieu de la fête au Proche-Orient » (1), ce qui attesterait sa « résilience », terme en vogue qui horripile de nombreux Libanais de la capitale, sinon du pays tout entier. L'exception beyrouthine tiendrait, selon la géographe Marie Bonte, dans son « offre festive mais aussi dans la capacité des habitants à faire la fête, quelle que soit la conjoncture ». Après avoir retracé l'émergence de la vie nocturne au « temps des cabarets » (1920-1960) et son adaptation durant la guerre civile (1975-1990), elle montre comment, à partir des années 2000, « des bars et les boîtes de nuit se concentrent dans des îlots denses de monde, de bruit et de lumière, donnant à la ville des allures d'archipel ». Ces îlots sont traversés par des dynamiques politiques où se mêlent concurrence économique, reconstitution de hiérarchies entre les professions, formes de distinction sociale diverses selon les lieux fréquentés ou encore « appropriation d'une mémoire politique de gauche » via les choix musicaux et un usage des lieux dépassant le cadre de la fête. Certes, il peut s'agir aussi d'une échappatoire face à l'incertitude du lendemain.

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C'est ce mélange qui innerve le roman graphique, plus exactement le récit autobiographique imagé Rue de Phénicie, de Lamia Ziadé (2), après Ô nuit, ô mes yeux (2015), Ma très grande mélancolie arabe (2017) et Mon port de Beyrouth (2021), tous parus chez POL. L'autrice vit depuis longtemps à Paris, où elle poursuit son interrogation et sa célébration d'une identité singulière, et de sa ville natale, avec une liberté stimulante, une fantaisie fantastique — au long d'une déambulation nocturne à travers Beyrouth ainsi qu'à travers sa propre histoire, inextricablement liée à son « obsession, l'histoire moderne du Liban et du Proche-Orient ». Durant ses longs séjours à Beyrouth consacrés à l'écriture et à des expositions après une « vie de noctambule délurée » à Paris, la fête lui apparaît comme une forme de résistance dans une ville qui ne veut pas s'éteindre, au propre comme au figuré. À la fermeture du Paradise, le dernier bar ouvert de la nuit, elle se lance à la recherche d'une boîte fantasmée — la Boîte de Pandore —, ce qui lui sert de prétexte pour déambuler dans l'histoire politique du pays et de la région à travers des lieux hautement symboliques, comme le Musée national, ou des cimetières. Mais Lamia Ziadé n'est pas dupe de la dimension illusoire de sa quête.

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Deux autres déclinaisons ajoutent leurs variations à cette évocation obsédante. Dans le deuxième volume de la bande dessinée Le Génie de Beyrouth (3), qui revient sur le siège en 1982 de Beyrouth-Ouest — fief de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et de ses soutiens libanais — par l'armée israélienne, les rues sont plongées dans l'obscurité et, pour le journaliste qui écrit à la lueur de la bougie, la ville semble « coincée dans son dernier carré, (…) obligée de faire face », elle ne peut plus se réfugier dans la nuit. Mais elle a des ressources insoupçonnées.

Quant à la narratrice du premier roman, proche de l'autobiographie, de la Franco-Libanaise Manal Salamé, si elle déclare préférer la ville de jour (4), car, « le jour, elle ne sait pas mentir », elle ne se refuse pas à parcourir la nuit et ses faux-semblants, ceux que, de retour au Liban après dix-sept ans d'absence, elle retrouve lors d'une longue soirée alcoolisée. À Beyrouth, on n'éteint pas les lumières.

Voir en ligne : /2026/10/APPELT/70087

(1) Marie Bonte, Nuits de Beyrouth. Géographie de la fête dans une ville post-conflit, ENS Éditions, Lyon, 2023.

(2) Lamia Ziadé, Rue de Phénicie, POL, Paris, 2025, 392 pages, 34 euros.

(3) Sélim Nassib et Léna Merhej, Le Génie de Beyrouth. La fille tombée du ciel (tome 2), Dargaud, Paris, 2026, 112 pages, 23 euros.

(4) Manal Salamé, Habibi Beyrouth, Éditions La Tribu, Paris, 2026, 309 pages, 21 euros.

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