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Exclusif : L’Iran, un cobra lové prêt à frapper

By: A A
17 October 2026 at 19:31

L’Iran et le Pakistan sont pleinement engagés dans la construction d’un ordre financier post-américain à la croisée du Moyen-Orient et de l’Asie du Sud.

Allons droit au cœur du sujet : après avoir soigneusement examiné l’échiquier, les dirigeants politiques et militaires de Téhéran sont déjà parvenus à la conclusion qu’une attaque conjointe américano-israélienne, dont la planification avance à un rythme effréné, est inévitable.

Ils se positionnent donc désormais comme un cobra lové, prêt à frapper et à injecter son venin mortel au premier signe d’une menace imminente du syndicat Epstein — sans même attendre une attaque effective.

Cette offensive préventive, dont les contours sont déjà tracés, sera dévastatrice ; elle s’étendra au-delà des bases américaines au Moyen-Orient vers d’autres cibles régionales, et pourrait notamment inclure les infrastructures énergétiques du Golfe ainsi que les câbles sous-marins (ce qui, dans ce cas, affecterait principalement le Golfe et l’Inde, bien plus que les États-Unis et l’Europe).

Nous sommes en présence d’un danger clair et immédiat : une opération militaire américano-israélienne destinée à exercer une pression sera certainement interprétée à Téhéran comme le début d’une attaque.

Ainsi, la pression en faveur de la guerre exercée par le «culte de la mort» et par Trump se heurte désormais à un seuil de tolérance iranien dangereusement bas. Les options de frappe du Pentagone vont des installations nucléaires iraniennes aux infrastructures énergétiques.

Il va sans dire que le «sociopathe en chef» — déjà en pleine panique face à la débâcle imminente des élections de mi-mandat — est une proie facile pour le puissant lobby sioniste pro-guerre et ses donateurs. Le danger stratégique suprême réside donc dans le fait que cette pression incessante puisse envoyer un signal que Téhéran interpréterait comme une attaque imminente, même si Washington affirme publiquement qu’aucune frappe n’aura lieu avant les élections de mi-mandat.

Le Yémen fait passer la situation à un niveau supérieur

Parallèlement, des sources privilégiées à Islamabad confirment le succès d’un essai de missile pakistanais à Mach 7, d’une portée de plusieurs milliers de kilomètres. Cette nouvelle capacité a tout ce qu’il faut pour modifier concrètement l’équilibre des pouvoirs au Moyen-Orient, en renforçant la portée dissuasive du Pakistan et sa capacité à influencer tous les calculs de sécurité régionaux, tout en approfondissant les liens du Pakistan avec la Chine, l’Iran et les pétro-monarchies du Golfe.

Et voici une autre exclusivité : des membres des services de renseignement militaire israéliens, notamment un général de division, ont quitté Riyad après que MbS, dans un prétendu moment de lucidité, eut dit «non» à l’offre d’»assistance» de la secte de la mort. Et pourtant, plus de 100 membres du CENTCOM sont toujours sur place.

La décision de MbS lui a peut-être été imposée par la Turquie et le Pakistan — les deux autres signataires de l’Alliance de défense de La Mecque, qui se sont soudainement retrouvés dans la même salle de crise à Riyad, côte à côte avec des agents de la secte de la mort.

Si leur départ a peut-être écarté un risque d’escalade, les agents américains restent révélés : toute frappe, d’où qu’elle vienne, faisant des victimes américaines entraînera immédiatement Washington dans la guerre entre l’Arabie saoudite et Ansarallah.

La guerre entre l’Arabie saoudite et Ansarallah atteint en effet un nouveau niveau de volatilité. Le mélange explosif constitué par l’interception d’un missile de croisière au-dessus de la province de Médine, les interceptions de drones ailleurs en Arabie saoudite et les frappes de missiles des forces armées yéménites contre le complexe présidentiel du gouvernement fantoche d’Aden n’est qu’un début.

Ce qui s’est passé après qu’Ansarallah a pris pour cible Najran — l’une des provinces du sud de l’Arabie saoudite volées au Yémen en 1934 par les Britanniques — est tout à fait stupéfiant.

Un porte-parole saoudien a accusé Ansarallah d’avoir lancé un missile de croisière sur Médine. La réponse du porte-parole emblématique des forces armées yéménites, le général Yahya Saree, a été cinglante : «Nous n’avons mené aucune opération militaire visant le territoire saoudien aujourd’hui. Par conséquent, l’affirmation de l’ennemi saoudien selon laquelle Médine aurait été prise pour cible est une pure invention et un mensonge grave».

Traduction : le Yémen frappe l’une de ses anciennes provinces ; les Saoudiens se lancent dans des fausses informations à outrance, inventant de toutes pièces une attaque contre l’une des deux mosquées sacrées — sans doute en préparation d’une opération sous faux pavillon ; puis le Yémen nie aussitôt avoir frappé quelque (italiques de ma part) territoire saoudien.

Cela signifie que Sanaa déclare subtilement, pour que tout le monde comprenne, qu’elle ne mène plus d’opérations à l’étranger (italiques de ma part) sur les trois provinces : Jizan, Najran et Asir. Elle prépare déjà — psychologiquement et opérationnellement — le terrain pour récupérer son territoire volé.

Tout cela se résume dans cette analyse yéménite succincte de la déconstruction de la fastueuse Maison des Saoud :

«Le Yémen sape les piliers ultra-fragiles de l’économie non pétrolière sur lesquels les pirates du désert ont fondé tous leurs espoirs : l’image, les investissements (IDE), l’évasion de la réalité, ainsi que l’impunité et l’invulnérabilité face au terrorisme à l’étranger».

Comment le Pakistan et l’Iran contournent le FMI

Prêtez maintenant attention à un événement assez surprenant qui s’est produit en milieu de semaine à Bangkok, lors de la réunion annuelle du FMI et de la Banque mondiale — dûment accueillie par des manifestations de rue en Thaïlande.

Le gouverneur de la Banque centrale d’Iran, Abdolnaser Hemmati, a rencontré le gouverneur de la Banque centrale du Pakistan, Jameel Ahmad, en marge de ce rituel annuel de premier plan à la gloire du dollar américain.

Le Pakistan est soumis à la poigne de fer des ajustements structurels imposés par le FMI et la Banque mondiale — et, pour couronner le tout, menacé de sanctions américaines parce qu’il entretient des relations commerciales avec l’Iran.

Le fait que le Pakistan et l’Iran discutent de facto de la dédollarisation au cœur même de la tanière du lion — le temple du dollar américain — n’a donc pas de prix.

L’infrastructure est en place depuis 2023, grâce à un accord de swap de devises utilisant le rial et la roupie à la place du dollar américain. Le troc est géré par les deux banques centrales, et les flux bancaires transitent par la Banque Melli en Iran et la Banque Mellat au Pakistan. Leurs marchés frontaliers — au moins six d’entre eux — sont en plein essor : des routes commerciales physiques qui contournent complètement le dollar américain.

Ce dont ils discutaient à Bangkok en début de semaine, c’est la manière d’étendre ce système : ils se moquent éperdument des sanctions secondaires américaines. D’autant plus que Téhéran offre à Islamabad ce que le système américain ne peut tout simplement pas offrir : la souveraineté, pas de changement de régime, pas d’austérité, pas de leçons de morale et, surtout, pas d’ajustement structurel.

Sans compter que le Pakistan a cruellement besoin du gaz iranien — et des routes commerciales de la nouvelle Route de la soie rendues possibles par la Chine.

L’Iran a bâti toute une économie en contournant complètement le FMI — et capable de survivre à un tsunami de sanctions, à un blocus et à la guerre.

Aujourd’hui, l’Iran et le Pakistan sont en pleine construction d’un ordre financier post-américain à la croisée du Moyen-Orient et de l’Asie du Sud — avec des swaps de devises, du troc, des marchés frontaliers en plein essor et des canaux bancaires adaptés, tournant ainsi en dérision les sanctions secondaires.

Soit dit en passant, cela se produit au moment même où un immense train iranien, chargé de pétrole brut — et le premier d’une longue série —, s’apprête à partir pour… la Chine via l’Asie centrale, sur la ligne ferroviaire de la «nouvelle Route de la soie» construite par la Chine.

Le cobra lové est peut-être prêt à frapper. Mais le cobra, depuis des temps immémoriaux, adore aussi faire des affaires.

Traduction:  Reseau International

Exclusive: Iran, a coiled cobra ready to strike

By: A A
16 October 2026 at 22:20

Iran and Pakistan are deep into building a post-American financial order in the intersection between West Asia and South Asia.

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Let’s get right into the heart of the matter: carefully examining the chessboard, the political and military leadership in Tehran has already reached the conclusion that a joint U.S.-Israeli attack, with planning advancing at a feverish pace, is inevitable.

So they are now positioned themselves as a coiled cobra, ready to strike and inject deadly venom at the first whiff of an imminent Epstein Syndicate threat – even without waiting for an actual attack.

The preemption drive, already delineated, will be devastating, extending beyond U.S. bases in West Asia to other regional targets, and potentially including Gulf energy infrastructure and undersea cables (in this case mostly affecting the Gulf and India, much more than the U.S. and Europe).

We are into clear and present danger territory: a U.S.-Israeli military movement intended as pressure certainly will be interpreted in Tehran as the opening of an attack.

So the death cult/Trumpian pressure for war now meets a dangerously low Iranian threshold. Pentagon strike options range from Iranian nuclear installations to energy infrastructure.

It goes without saying that the Sociopath-in-Chief – already freaking out with the imminent mid-terms debacle – is an easy prey to the powerful pro-war Zionist lobby/donors. The supreme strategic danger then is that this non-stop pressure may produce a signal that Tehran interprets as an imminent attack, even while Washington publicly maintains that no strike will happen before the mid-terms.

Yemen is taking it all to the next level

In parallel, privileged sources in Islamabad confirm a successful Pakistani missile test at Mach 7, with a range of several thousand kilometers. This new capability has all that it takes to materially alter West Asia’s balance of power, strengthening Pakistan’s deterrent reach and how it will be able to influence every regional security calculation, and adding to Pakistan’s deepening interconnection with China, Iran and the Gulf petro-monarchies.

And now for another esclusive: Israeli military intelligence personnel, including a Major-General, have left Riyadh after MbS, in an alleged moment of lucidity, said “No” to the death cult’s offer of “assistance”. And yet more than 100 CENTCOM personnel remain.

MbS’s decision may have been forced on him by Turkiye and Pakistan – the other two signatories of the Mecca Defense Alliance, who suddenly found themselves in the same war room in Riyadh side by side with death cult operatives.

Now their departure may have removed one escalation risk, but U.S. operatives remain exposed: any strike, wherever it comes from, generating U.S. casualties will immediately draw Washington into the Saudi-Ansarallah war.

The Saudi-Ansarallah war, in fact, is hitting the next – volatility – level. The toxic mix of a cruise-missile interception over Medina province; drone interceptions elsewhere in Saudi Arabia; and Yemeni Armed Forces missile strikes on Aden’s puppet government presidential complex is just the start.

What happened after Ansarallah targeted Najran – one of the southern Saudi provinces stolen from Yemen in 1934 by the British – is total eyebrow-raising territory.

A Saudi spokesman accused Ansarallah of launching a cruise missile at Medina. The response by iconic spokesman for Yemeni Armed Forces, Gen Yahya Saree, was a killer: “We did not carry out any military operation targeting Saudi territory today. Therefore, the Saudi enemy’s claim that Medina was targeted is an outright fabrication and a grave falsehood.”

Translation: Yemen hits one of their former provinces; the Saudis go for total fake news, fabricating an attack on one of the two sacred mosques – no doubt as preparation for a false flag; then Yemen promptly denies striking any (italics mine) Saudi land.

That means that Sana’a is subtly declaring, for everyone to understand, that they no longer conduct foreign (italics mine) operations on the three provinces: Jizan, Najran and Asir. They are already – psychologically and operationally – setting the stage to recover their stolen territory.

All that gells into this succint Yemen-based analysis of the deconstruction of the bling-bling House of Saud:

“Yemen is nuking the uber-fragile pillars of the non-oil economy on which the desert Pirates placed all their hopes: Image, (FDI) Investments, Escapism, and Impunity & Invulnerability from terrorism abroad.”

How Pakistan and Iran bypass the IMF

Now pay attention to something quite startling that happened mid-week in Bangkok, during the annual IMF/World Bank meeting – duly greeted by Thai street protests.

The head of Iran’s Central Bank, Abdolnaser Hemmati, met the head of Pakistan’s Central Bank, Jameel Ahmad, on the sidelines of the foremost annual ritual in praise of the U.S. dollar.

Pakistan is under the fierce structural adjustment clutches of the IMF/World Bank – and on top of it threatened with U.S. sanctions because it trades with Iran.

So Pakistan-Iran de facto discussing de-dollarization right inside the lion’s den – the U.S. dollar temple – is beyond priceless.

The infrastructure is in place since 2023 – via a currency swap agreement using the rial and the rupee instead of the U.S. dollar. Barter is managed by both Central Banks, and banking channels run through Bank Melli in Iran and Bank Mellat in Pakistan. Their border markets – at least 6 of them – are booming: physical trade routes completely bypassing the U.S. dollar.

What they were discussing in Bangkok earlier this week is how to expand the whole thing: they couldn’t give a damn to U.S. secondary sanctions. Especially because Tehran is offering Islamabad what the American system simply cannot: sovereignty, no regime change, no austerity, no lecturing and most of all no structural adjustment.

Not to mention that Pakistan badly needs Iranian gas – and China-enabled New Silk Road trade routes.

Iran built a whole economy completely bypassing the IMF – and capable of surviving a tsunami of sanctions, a blockade, and war.

Now Iran and Pakistan are deep into building a post-American financial order in the intersection between West Asia and South Asia – complete with currency swaps, barter trade, booming border markets and appropriate banking channels, making a mockery of secondary sanctions.

By the way, this is happening just as an immense Iranian train, loaded with crude oil – and the first of many – is ready to depart to… China via Central Asia, on the New Silk Road railway built by China.

The coiled cobra may be ready to strike. But the cobra, since times immemorial, also loves to do business.

China’s response amid the changing international monetary system

By: A A
13 October 2026 at 14:10

By Yang Xuefeng

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At present, under the impact of factors such as deep adjustments in the global balance of economic power, frequent geopolitical crises, the “weaponization” of finance, and the accelerating pace of technological progress, the existing international monetary system is unable to cope with complex and rapidly changing external challenges and is undergoing continuous evolution.

I. Stylized Facts: The Basic Landscape of the Current International Monetary System

In the process of global de-dollarization, the international monetary system has shown a trend of evolving from the hegemonic system of unipolar dollar dominance formed after the collapse of the Bretton Woods system toward a parallel pattern of multipolarization, regionalization, and digitalization. The dollar’s core position remains, but its hegemonic status is gradually being eroded.

  1. Reserve Currency: De-dollarization Continues to Deepen, and a Multipolar Coexistence Pattern Is Gradually Taking Shape

Data from the International Monetary Fund (IMF) show that the dollar’s reserve share has declined from 69.74% in 2000 to 56.42% in 2025, with a clear long-term downward trend. Even though there were periodic rebounds during this period, the long-term downward trajectory remains unchanged. This long-term non-cyclical decline can be explained by central banks’ construction and rebalancing of reserve portfolios based on market efficiency and asset security under the existing institutional system.

The trend toward diversification of reserve currencies is becoming increasingly obvious. In the process of building diversified reserves, central banks have included non-traditional international currencies in their portfolios, broadening the options for international reserve currencies. The share of non-traditional international currencies in international reserve currencies has risen from 2.48% in 2017 to 6.13% in 2025. Although the absolute share is still not high, it has increased by nearly 1.5 times.

The substitution effect of gold reserves is significant. From 2022 to 2025, global central banks’ net gold purchases exceeded 4,000 tons, and official gold reserves surpassed U.S. Treasury bonds for the first time. The logic behind this is both the increased demand for central bank asset allocation under the trend of weakening dollar credit and a strategic reconstruction of sovereign states’ control over financial assets under financial sanctions.

  1. Settlement Currency: Dollar Settlement Is Retreating, and Local Currency Settlement Is Rising Trendily

In 2025, the dollar accounted for 56% of global trade settlement. Its dominant position remains, but its leading advantage is declining. The dollar’s advantage in trade settlement comes from the dollar-denominated and dollar-settled system for mainstream global commodities (such as crude oil, gold, copper, soybeans, etc.), especially the petrodollar system. This system has provided strong support for the dollar in maintaining its core position in the international monetary system.

Although the petrodollar system has been impacted in recent years, and some oil-producing countries, oil-consuming countries, and countries subject to U.S. sanctions have continuously advanced de-dollarization in oil settlement—for example, China and Russia use renminbi and rubles in oil settlement, and China and Saudi Arabia use dollars and renminbi in oil settlement—the scale of non-dollar oil settlement is still too small compared with global petrodollar settlement to shake the dollar’s oil settlement position. However, de-dollarization of oil settlement means the reconstruction of the oil settlement system, that is, the transition from a dollar monopoly settlement system to a multi-currency coexistence settlement system. In the long run, the shift in the balance of currency settlement, or in other words the substitution of other currencies for the dollar, will continue to continuously shake the dollar’s trade settlement position.

  1. Payment Currency: Position Remains Solid, but Payment Infrastructure Is Becoming Multi-threaded

Data from the Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication (SWIFT) for May 2026 show that the dollar accounted for 50.73% of global payments, a slight increase from 50.49% at the end of 2025. On the one hand, this comes from dollar trade settlement. Dollar trade settlement must be realized through dollar payments for funds to land; as much dollar trade settlement as there is corresponds to as much dollar payment. On the other hand, the dollar accounts for nearly 90% of global trade financing, slightly more than 80% of global trade financing, and together with the safe-haven demand for dollar assets, these financial transactions greatly support the dollar’s payment share.

Although the dollar’s share in international payments has not yet changed significantly, the global cross-border payment system, namely the two-tier architecture system mainly composed of SWIFT and the Clearing House Interbank Payments System (CHIPS), is being impacted by multi-threading. These shocks come from security demands arising from the abuse of the global cross-border payment system in geopolitical conflicts. With the outbreak of the Russia-Ukraine conflict in 2022, the United States used its control over the global cross-border payment system to cut off Russia’s dollar settlement channel in order to strike its economy. Sovereign states have reassessed the risks of relying on a single global cross-border payment system and urgently need to seek safe and alternative cross-border payment systems, such as discussions among BRICS countries on the feasibility of the “BRICS Bridge” payment platform, China’s acceleration of building the renminbi cross-border payment system, and the euro area’s acceleration of promoting the launch of the digital euro. As safe and alternative global cross-border payment systems are gradually implemented and used, a multi-threaded pattern of the international payment system has initially taken shape.

II. Theoretical Logic: The Internal Mechanism of the Evolution of the International Monetary System

Today, international currency is developing along a trend of diversification, but its institutional foundation still belongs to the Jamaica system. Compared with the Bretton Woods system, the Jamaica system made two important adjustments: first, it reset the monetary anchor and abolished the fixed parity between gold and the dollar, replacing the “gold anchor” with a “fiat credit anchor.” While completely freeing the dollar’s issuance, it also solved the problem of gold runs; second, exchange rate arrangements became diversified, and member countries could arrange exchange rates independently, thus resolving the problem of speculative currency attacks under fixed exchange rates. Through this institutional arrangement, the “Triffin Dilemma” under the Bretton Woods system—the dilemma between increasing dollar supply to meet global liquidity demand and maintaining the fixed dollar-gold parity—was broken. However, the Jamaica system produced a “new Triffin Dilemma,” namely the contradiction between meeting the dollar demand for international liquidity and maintaining dollar credit.

The U.S. current account deficit exports dollars, and capital flows back to the capital market, forming a perfect cycle. This cycle is basically the solution to the “new Triffin Dilemma.” However, its cornerstone is maintaining dollar credit. The maintenance of dollar credit is the result of multiple dimensions working together, such as monetary policy independence, financial market depth, fiscal deficit scale, foreign policy stability, financial sanctions, and the level of fintech development. Changes in various factors will affect dollar credit to different degrees. In recent years, U.S. foreign policy and financial sanctions have become the main drivers weakening dollar credit.

First, U.S. anti-globalization policies have damaged the nodes of the dollar credit network. President Trump implemented a series of anti-globalization policies, such as imposing tariffs, withdrawing from international organizations, and building exclusive small circles. To some extent, the implementation of these policies restricts the development of global trade liberalization and promotes the reshaping of the global trade landscape. The dollar is a beneficiary of global trade liberalization. The market fragmentation and rising protectionism brought about by changes in the trade landscape objectively loosen the path dependence effect dominated by the dollar’s network externalities and narrow the scope of the dollar’s use. As a result, its share in pricing, payment, and settlement is gradually compressed, whether in the use of the dollar in bilateral trade between the United States and other countries or in the use of the dollar in trade between countries other than the United States.

Second, financial sanctions have shaken the cornerstone of dollar credit. The manifestation of financial sanctions is the weaponization of the dollar, that is, the United States uses its dominance over international dollar clearing and control over U.S. Treasury bonds to long-term implement sanctions against Russia, Iran, North Korea, and other countries, such as freezing dollar assets and cutting off dollar clearing channels (removing them from the SWIFT system), to achieve its geopolitical policy goals. The weaponization of the dollar means that the dollar assets held by various countries have no security at all. Once the security attribute as a global public good is stripped from the dollar, dollar credit becomes worthless. Therefore, the United States’ abuse of dollar hegemony not only causes other countries around the world to lose confidence in dollar credit but also prompts them to think about rebuilding the future international monetary order. The rational choice in thinking about how to reduce dependence on the dollar is to choose an international currency that can replace the dollar and has sufficient security attributes. This is also the fundamental reason why “de-dollarization” has become a global consensus.

III. Response Strategies: Pragmatic Paths in the Evolution of the International Monetary System

Looking back at the continuously evolving international monetary landscape, we see that the decline of monetary hegemony is a long-term process. In this process, China’s strategic principles are: first, reduce excessive dependence on a single sovereign currency and enhance China’s cross-border payment and overseas asset security; second, China actively participates in the reform of the international monetary system and contributes Chinese wisdom to it.

  1. Build and Improve the Financial Infrastructure for Renminbi Internationalization

The goal of building the financial infrastructure for renminbi internationalization is to construct an autonomous, controllable, widely covered, and efficiently cleared renminbi cross-border payment system (CIPS). The main current problem is that, in response to financial sanctions, China’s CIPS is usable but still cannot achieve complete autonomy and control. It is necessary to improve CIPS’s capacity for autonomy and control. CIPS and SWIFT are cooperative in cross-border renminbi clearing business. Under certain conditions, SWIFT can affect the normal operation of CIPS. Therefore, while using SWIFT’s global network advantages to expand CIPS network users, China should gradually enhance the technical independence of CIPS operations. At the same time, it is also necessary to fill gaps in the global layout of clearing banks. Strengthen the establishment of renminbi clearing banks in countries and regions with layout blind spots (such as Africa, the Middle East, Central Asia, and other blank areas) to form a “point-line-surface” full-coverage overseas renminbi clearing service network.

  1. Build a Multilateral Network for the Use of the Renminbi

Currency network externalities affect the level of currency internationalization. The reason the dollar can stand out among international currencies depends more on inertial effects external to the network. At present, the renminbi’s “circle of friends” is increasingly expanding, but it more often serves bilateral renminbi settlement between China and other countries and regions. The use of the renminbi among third countries is still in its infancy, and a multilateral interconnected renminbi network has not yet formed. To promote the use of the renminbi among third countries, on the one hand, it is necessary to promote the renminbi’s functions of pricing, settlement, investment, and financing among China’s neighboring countries and countries along the Belt and Road Initiative; on the other hand, China’s neighboring countries should be taken as a breakthrough point, relying on close economic and trade ties and a convenient renminbi interconnection network, to promote the renminbi’s use as a “public good” in trade and investment among third countries.

  1. Build an Open and Developed Domestic Financial Market

Although the domestic financial market has made considerable progress in opening up and market construction, the global attractiveness of renminbi assets is still clearly insufficient, due to both opening mechanism problems and financial product problems. First, further accelerate the opening of the financial market and launch more distinctive financial products open to overseas institutions to meet overseas institutions’ renminbi asset allocation and hedging needs. Second, increase the supply of high-quality financial assets. Around the “five major articles” of finance, deepen supply-side reform of the financial market, increase the supply of technology and green financial products, promote the rapid development of the panda bond market, and use high-quality financial products to raise overseas institutions’ incentive to allocate renminbi assets, thereby increasing their allocation share of renminbi assets. Third, accelerate the construction of an offshore renminbi center in the Shanghai Pilot Free Trade Zone. Connect supply and demand between offshore and onshore markets, coordinate the development of offshore and onshore markets, and ultimately lay the market foundation for building a smooth domestic and international financial circulation mechanism for the renminbi.

  1. Actively Participate in the Reform of the International Monetary System

The development of the international monetary system toward multipolarity objectively converges toward the coexistence of several sovereign currencies in a competitive equilibrium. As the world’s second-largest economy supported by a strong economic size, China should provide the world with safe renminbi reserve assets and an efficient and convenient global renminbi settlement network. To this end, it is necessary to further advance international financial cooperation at two levels. At the level of building a regional financial safety net, relying on the continuously increasing scale of renminbi swap agreements and the increasingly complete renminbi clearing network, inject renminbi liquidity when regional economic crises occur, and enhance the region’s ability to respond to crisis shocks. At the level of promoting reform of international financial governance, continue to promote reform of governance imbalances caused by the “veto power,” use voting mechanism reform to constrain the hegemonic behavior of hegemonic currencies, participate in the formulation of global financial rules, oppose the weaponization of financial infrastructure, and safeguard its neutrality and public good attributes.

Author: Yang Xuefeng, Associate Researcher at the Institute of World Economy, Shanghai Academy of Social Sciences

Original article: sass.org.cn

BRICS Pay, non è ancora giunto il momento?

By: A A
13 October 2026 at 10:30

BRICS Pay non è una valuta né una rete di regolamento: è interoperabilità. E a Nuova Delhi i leader si sono limitati a “prenderne atto”.

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Cosa è e cosa non è

Alla vigilia del diciottesimo vertice BRICS, ospitato al Bharat Mandapam di Nuova Delhi il 12 e 13 settembre 2026, una parte della stampa specializzata dava per imminente il debutto di BRICS Pay. Le guide al vertice indicavano proprio la capitale indiana come sede del pieno dispiegamento del sistema, con la Reserve Bank of India incaricata del coordinamento tecnico. Il testo approvato dai leader racconta un’altra storia. La Dichiarazione di Nuova Delhi, 140 paragrafi adottati per consenso, si limita a «prendere atto» del lavoro svolto dalla BRICS Payment Task Force sull’interoperabilità dei canali di pagamento e di messaggistica e sulle discussioni relative al regolamento in valute locali, precisando che ciò avviene nel rispetto delle priorità nazionali e nella consapevolezza che non esiste una soluzione valida per tutti. La proposta indiana di collegare le valute digitali delle banche centrali, su cui Nuova Delhi aveva investito una parte consistente del capitale politico della propria presidenza, nel documento non compare.

La distanza tra attese e risultato non va letta come un incidente diplomatico. Riflette due condizioni strutturali che la pubblicistica sulla de-dollarizzazione tende a sottovalutare. La prima è che i Paesi BRICS, presi uno per uno, hanno ancora buone ragioni per regolare in dollari una parte rilevante dei propri scambi. La seconda è che un sistema di pagamento comune non è un problema di ingegneria finanziaria. È un atto di governo condiviso, che richiede regole vincolanti, un’istanza di arbitrato e la disponibilità a fidarsi delle banche centrali altrui. A Nuova Delhi nessuna di queste condizioni era sul tavolo.

Il nome induce in errore. BRICS Pay non è una moneta e non è, almeno nella configurazione discussa finora, un circuito di regolamento. È un livello di interoperabilità pensato per mettere in comunicazione sistemi nazionali già esistenti: il russo SPFS, nato dopo le sanzioni del 2014; il cinese CIPS, operativo dal 2015; l’indiano UPI e il brasiliano Pix, costruiti per i pagamenti domestici istantanei e solo in seguito proiettati all’estero. Il progetto ha preso forma durante la presidenza russa del 2024, nel quadro della BRICS Cross-Border Payments Initiative accolta a Kazan, un’iniziativa che la stessa dichiarazione di quel vertice qualificava come volontaria e non vincolante.

Per capire dove si colloca il progetto conviene distinguere tre piani che il dibattito pubblico confonde di continuo. Il primo è la messaggistica, cioè la trasmissione standardizzata degli ordini di pagamento tra istituzioni finanziarie: è il terreno di SWIFT, ed è qui che BRICS Pay si propone come alternativa. Il secondo è il regolamento, il trasferimento effettivo di valore tra conti presso banche centrali o banche corrispondenti, con tutto ciò che comporta in termini di liquidità, rischio di controparte e gestione dei saldi. Il terzo è l’unità di conto, la moneta in cui i contratti sono denominati. Un’alternativa a SWIFT agisce soltanto sul primo piano. Se un esportatore indiano fattura in dollari e la banca russa regola in dollari presso un corrispondente, aver trasmesso il messaggio su un canale non occidentale cambia ben poco.

L’interoperabilità ha però un vantaggio politico evidente, ed è la ragione per cui è diventata la formula di compromesso del gruppo: consente a ciascun Paese di conservare la propria moneta e il proprio sistema finanziario. Una moneta comune imporrebbe rinunce di tutt’altra portata, dalle regole di emissione e di cambio alla gestione dei Paesi strutturalmente in avanzo o in disavanzo. Non a caso Sudhakar Dalela, segretario per le relazioni economiche del ministero degli Esteri indiano, ha ribadito durante il vertice che una valuta BRICS non è in discussione, aggiungendo la prudente clausola «per ora».

La storia del dossier è la storia di un lessico che avanza di millimetri. Nel 2010, a Brasília, i quattro Paesi fondatori si impegnavano a studiare la fattibilità di una cooperazione monetaria e di accordi di regolamento in valuta locale. A Ufa, nel 2015, si riconosceva il potenziale delle valute nazionali; a Xiamen, due anni dopo, si parlava di swap valutari e di investimenti diretti in moneta locale. Dal 2019 l’attenzione si è spostata sulle infrastrutture di pagamento, con l’avvio dei lavori della Payment Task Force. Johannesburg, nel 2023, ha evocato per la prima volta l’interconnessione dei sistemi di pagamento transfrontalieri; Kazan ha lanciato l’iniziativa volontaria; Rio, nel 2025, ha accolto un rapporto tecnico sul sistema di pagamenti transfrontalieri BRICS che a oltre un anno di distanza non è stato reso pubblico. Sedici anni dopo Brasília, Nuova Delhi «prende atto». La successione dei verbi (studiare, riconoscere, accogliere, prendere atto) è già un indicatore: in un organismo che decide per consenso, il grado di impegno reale si legge nella grammatica dei comunicati.

L’ambizione indiana e il prezzo del consenso

L’India aveva fatto dei pagamenti transfrontalieri uno dei pilastri della propria presidenza. A gennaio la Reserve Bank of India aveva proposto di collegare le valute digitali di banca centrale dei Paesi membri per facilitare commercio e turismo; ad agosto il governatore Sanjay Malhotra confermava che erano in corso discussioni sul collegamento dei sistemi di pagamento veloce e delle CBDC; alla vigilia del vertice il ministro del Commercio Piyush Goyal rilanciava l’invito a regolare gli scambi in moneta locale. Già il 10 settembre, tuttavia, Reuters riferiva di ostacoli politici e tecnici in grado di limitare i progressi, e ne indicava due in particolare: l’interruzione dei rapporti finanziari tra Emirati Arabi Uniti e Iran e la riluttanza della stessa India ad approfondire la connettività finanziaria con la Cina senza una fiducia reciproca più solida.

Il secondo ostacolo merita attenzione, perché rovescia un’immagine corrente. Il freno più robusto a un’integrazione dei pagamenti BRICS non viene da Washington, ma dal Paese che presiedeva il vertice. Nuova Delhi vuole infrastrutture che rendano più semplice il commercio in rupie e più economiche le rimesse della sua diaspora. Non vuole che queste infrastrutture passino per nodi cinesi, né che il loro effetto netto sia un’espansione dello yuan in Asia meridionale. L’incontro tra Narendra Modi e Xi Jinping a margine del vertice ha segnato un disgelo prudente, ma il disavanzo commerciale indiano verso la Cina, raddoppiato nell’arco di un decennio, resta una frattura che nessun comunicato può ricomporre.

C’è poi l’effetto dell’allargamento. Con undici membri e dieci Paesi partner, il gruppo comprende oggi Stati che nella guerra del 2026 si sono trovati su fronti opposti. A maggio la riunione dei ministri degli Esteri, sempre a Nuova Delhi, si era chiusa senza un comunicato congiunto, costringendo la presidenza indiana a una dichiarazione a titolo proprio. L’unanimità di settembre è stata ottenuta abbassando la soglia degli impegni. La dichiarazione critica dazi e sanzioni unilaterali senza nominare gli Stati Uniti e, sul dossier finanziario, rinvia a un lavoro tecnico di cui non fissa né scadenze né obiettivi. Ajay Srivastava, fondatore del Global Trade Research Initiative, ha osservato che il testo non prevede alcuna azione concreta e che, in assenza di un piano coordinato, il commercio in valute locali potrà crescere solo gradualmente, senza raggiungere volumi significativi.

Va segnalato, per scrupolo di metodo, che alcune testate hanno presentato il vertice come il momento del «lancio» di BRICS Pay. Il testo della dichiarazione, così come riportato dalle fonti che lo hanno esaminato nel dettaglio, non autorizza questa lettura. La confusione tra annuncio e realizzazione è uno dei tratti ricorrenti della comunicazione sul tema, e contribuisce a gonfiare aspettative che poi ricadono sulla credibilità del gruppo.

Le buone ragioni del dollaro

Le statistiche disponibili spiegano meglio di qualsiasi dichiarazione perché la de-dollarizzazione resti, per ora, più un tema di dibattito che una tendenza misurabile. Secondo l’ultima indagine triennale della Banca dei regolamenti internazionali, nell’aprile 2025 il dollaro compariva in circa l’89% delle transazioni valutarie mondiali, una quota in lieve aumento rispetto al 2022, mentre lo yuan si fermava all’8,5%. Sul versante delle riserve, i dati del Fondo monetario internazionale indicano per il primo trimestre del 2026 una quota del dollaro pari al 57,13%, contro l’1,99% della valuta cinese. La tendenza di lungo periodo è di erosione: intorno al 1999 il dollaro superava il 70% delle riserve allocate. Ma la diversificazione si disperde su una costellazione di valute minori, la cui quota residua è più che raddoppiata dal 2021, e non si concentra sulle monete dei Paesi BRICS.

La ragione non è la sudditanza, è il calcolo. Il dollaro offre ciò che nessuna alternativa offre ancora: mercati profondi e liquidi, strumenti di copertura a basso costo, un enorme stock di debito denominato nella stessa valuta e la possibilità di convertire in qualsiasi momento il ricavato di una transazione in un attivo considerato sicuro. Barry Eichengreen ha descritto questi vantaggi in termini di effetti di rete: una moneta è utile in proporzione al numero di soggetti che già la usano, e ciò rende costosa qualunque transizione tentata da un solo attore o da un piccolo gruppo. Per un importatore brasiliano o un esportatore indonesiano pagare in dollari significa pagare nella moneta che la controparte accetta senza trattare.

Scendendo al livello dei singoli membri, il quadro si fa ancora più netto. L’India ha dichiarato a più riprese di non avere interesse a indebolire il dollaro: nel dicembre 2024 il ministro degli Esteri Subrahmanyam Jaishankar ricordava che gli Stati Uniti sono il primo partner commerciale del Paese, e nell’estate 2025 il portavoce del ministero ribadiva che la de-dollarizzazione non rientra nell’agenda finanziaria indiana. Emirati Arabi Uniti e Arabia Saudita mantengono le proprie valute ancorate al dollaro e fondano la propria sicurezza su un rapporto con Washington che nessun circuito di pagamento alternativo potrebbe compensare. Riyadh, del resto, continua a stare nel gruppo in una posizione ambigua: la presidenza indiana la elencava tra gli undici membri, ma a Nuova Delhi la delegazione saudita si è presentata con lo status di Paese invitato. Egitto ed Etiopia, che negli ultimi anni hanno negoziato programmi con il Fondo monetario e portano un debito estero in valuta forte, non possono permettersi di complicare il rapporto con i propri creditori. Il Brasile di Lula ha rilanciato più volte l’idea di una moneta commerciale comune, ma il suo sistema di punta, Pix, rimane un successo domestico.

Restano la Russia e l’Iran, per i quali l’uscita dal dollaro non è una scelta ma una necessità imposta dalle sanzioni, e la Cina, che ha un interesse reale all’internazionalizzazione dello yuan ma lo persegue attraverso infrastrutture proprie, a cominciare da CIPS, e senza rinunciare ai controlli sui capitali che limitano l’attrattiva della sua moneta come riserva. Anche per chi ha le motivazioni più forti, tuttavia, il regolamento in valute locali ha mostrato limiti precisi. L’esperienza russo-indiana è istruttiva. Il forte aumento delle importazioni indiane di petrolio russo dopo il 2022 ha lasciato Mosca con ingenti saldi in rupie difficili da impiegare, un problema che lo stesso Sergej Lavrov ammise pubblicamente nel maggio 2023. Quando gli scambi sono squilibrati, la moneta del Paese in disavanzo si accumula presso il Paese in avanzo, e il dollaro torna a essere la via d’uscita più semplice.

A questi incentivi si somma il costo esplicito di una rottura. Donald Trump ha minacciato dazi del 100% contro i Paesi BRICS che sostenessero una moneta alternativa al dollaro e, dopo il vertice di Rio del 2025, un dazio aggiuntivo del 10% per chi si allineasse alle politiche del gruppo da lui definite antiamericane. Alla vigilia di Nuova Delhi l’economista di Natixis Alicia García-Herrero prevedeva che i leader avrebbero discusso di pagamenti transfrontalieri senza tentare di sostituire il dollaro. È andata esattamente così.

Una scelta politica

Si arriva così al punto centrale. Un sistema di pagamento non è un’infrastruttura neutrale. Susan Strange collocava la struttura finanziaria, cioè il controllo sul credito e sui canali attraverso cui circola, tra le quattro fonti del potere strutturale nell’economia politica internazionale. Gli Stati che controllano i nodi centrali delle reti economiche globali, di cui SWIFT è l’esempio canonico, possano trasformarli in strumenti di coercizione, sfruttandone sia la funzione di osservatorio sia la capacità di esclusione. È proprio questa esperienza, culminata nell’esclusione delle principali banche russe da SWIFT nel 2022, ad aver dato slancio politico al progetto BRICS.

La stessa lezione, però, vale all’interno del gruppo. Chi costruisce una rete alternativa deve stabilire dove si trovano i nodi, chi ne gestisce i dati, quale diritto regola le controversie, chi fornisce liquidità nei momenti di tensione e come si compensano i saldi tra economie in avanzo e in disavanzo. Ognuna di queste decisioni redistribuisce potere. Per l’India un sistema imperniato su CIPS significherebbe sostituire una dipendenza da Washington con una dipendenza da Pechino, cioè da un rivale con cui condivide una frontiera contesa. Per gli Emirati collegarsi a un circuito in cui transita l’Iran vorrebbe dire esporsi al rischio di sanzioni secondarie, proprio mentre i due Paesi escono da una guerra vissuta su fronti opposti. Il problema non è la tecnologia: le componenti nazionali esistono e funzionano. Manca un accordo su chi governa l’insieme.

La storia monetaria del Novecento offre due riferimenti utili. Il primo è la proposta keynesiana di una International Clearing Union, presentata dal Tesoro britannico nel 1943, che affrontava esattamente il nodo degli squilibri persistenti imponendo oneri simmetrici ai Paesi in avanzo e a quelli in disavanzo. Un BRICS Pay che volesse andare oltre la messaggistica avrebbe bisogno di un meccanismo analogo di compensazione multilaterale, e dunque di regole capaci di vincolare anche la Cina, principale creditore commerciale del gruppo. Il secondo riferimento è la tesi di Charles Kindleberger sulla stabilità del sistema internazionale come bene pubblico, che richiede un attore disposto a sostenerne i costi. Nell’ordine del dollaro quel ruolo è svolto, con tutti gli abusi che ne derivano, dagli Stati Uniti. Nel partenariato BRICS l’unico candidato plausibile è la Cina, e gli altri membri non intendono riconoscerle quella funzione. Qui sta il dilemma costitutivo di un ordine monetario multipolare: moltiplica i poli, ma lascia vacante il posto di chi garantisce il sistema.

A ciò si aggiunge la fragilità istituzionale. Il gruppo opera senza un segretariato permanente, con presidenze annuali a rotazione che affidano la continuità dei dossier tecnici alla volontà del Paese di turno. L’allargamento ha accresciuto l’eterogeneità degli interessi senza dotare il partenariato di strumenti decisionali più robusti. Un sistema di pagamento unificato richiederebbe un trattato, o almeno un accordo vincolante di governance, mentre l’iniziativa sui pagamenti transfrontalieri è, per esplicita scelta dei firmatari, volontaria e non vincolante. Finché questa asimmetria tra ambizione e forma giuridica non sarà sciolta, BRICS Pay resterà ciò che è oggi: un marchio politico sovrapposto a un insieme di corridoi bilaterali. La stabilità del partenariato non è dunque una condizione accessoria del progetto. Ne è il presupposto.

Verso la presidenza cinese del 2027

Con il passaggio della presidenza alla Cina per il 2027, l’orizzonte di valutazione più utile è quello dei prossimi diciotto-ventiquattro mesi. Le valutazioni che seguono poggiano su evidenze di qualità moderata, costituite in larga parte dai testi ufficiali e dalla stampa economica internazionale.

Lo scenario che considero altamente probabile è quello di un mosaico bilaterale. Crescono i corridoi già avviati, come quelli tra India ed Emirati e tra India e Russia, mentre l’architettura comune resta allo stadio di studio. Il commercio in valute locali aumenta in termini assoluti, ma la quota del dollaro negli scambi intra-BRICS si riduce solo in misura marginale.

Uno scenario alternativo, cui attribuisco una probabilità moderata, prevede che la presidenza cinese usi il 2027 per promuovere un nucleo a geometria variabile, costruito attorno a CIPS e SPFS, con l’adesione di Russia, Iran e di alcuni Paesi partner. Il marchio BRICS Pay verrebbe formalmente attivato, ma per una parte soltanto del gruppo e con ogni probabilità senza l’India. Sarebbe un risultato politicamente spendibile per Pechino e Mosca, ma renderebbe esplicita la frattura che oggi il linguaggio delle dichiarazioni riesce ancora a coprire.

L’entrata in funzione, entro il 2028, di un sistema unificato e operativo per tutti i membri resta invece altamente improbabile.

Gli indicatori da seguire sono pochi e concreti: la pubblicazione del rapporto tecnico accolto a Rio; l’eventuale firma di un accordo vincolante sulla governance dei pagamenti; la creazione di un meccanismo multilaterale di compensazione o di linee di swap dedicate, magari affidate alla Nuova Banca di Sviluppo; la posizione indiana su un collegamento con CIPS; la formalizzazione, o il definitivo abbandono, della membership saudita. Un comunicato che parli di «lancio» senza alcuno di questi elementi andrà letto per ciò che è, un annuncio.

Il multipolarismo ha finora prodotto soprattutto una pluralità di opzioni nazionali, utili a ciascun Paese per ridurre l’esposizione alle sanzioni e per negoziare da posizioni migliori con Washington. Trasformare queste opzioni in un sistema richiede un partenariato che riconosca un interesse comune più forte delle rivalità interne. Quel partenariato è ancora in evoluzione, e BRICS Pay ne seguirà i tempi, non il contrario.

L’Occidente congela, l’Oriente incassa: 100 tonnellate d’oro russo invadono Hong Kong e Pechino prepara la trappola al dollar

By: A A
8 October 2026 at 23:43

Fabio LUGANO

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La chiusura dei mercati di Londra spinge 100 tonnellate di lingotti russi nei caveau di Hong Kong: Pechino accumula metallo prezioso, scarica i titoli di Stato USA e blinda lo yuan.

Un fiume di lingotti d’oro sta abbandonando le rotte tradizionali a velocità impressionante, dirigendosi verso i mercati delle materie prime orientali, come Hong Kong, invece che Londra e New York.

I numeri descrivono una vera e propria fuga strategica verso l’Asia. Solo nei primi sette mesi dell’anno in corso, la Russia ha scaricato a Hong Kong quasi 100 tonnellate di metallo giallo: un record assoluto, pari a quasi il triplo rispetto allo stesso periodo precedente.

Dal 2022 a oggi, gli operatori di Hong Kong hanno comprato oro russo per 276 miliardi di dollari locali, cioè circa 35 miliardi di dollari americani. È la prova tangibile che la guerra economica produce effetti opposti a quelli previsti nei palazzi occidentali.

Da dove arriva quest’oro e perché scappa a est

La Russia è il secondo produttore mondiale di oro dopo la Cina. Prima del conflitto in Ucraina, la quasi totalità dei suoi lingotti prendeva la strada di Londra, capitale indiscussa della custodia e della contrattazione aurea.

Con l’avvio delle ostilità nel 2022, Regno Unito e Stati Uniti hanno imposto il bando totale sui lingotti di Mosca. L’obiettivo dichiarato era soffocare le entrate del Cremlino. Il risultato pratico è stato un semplice cambio di indirizzo sulle bolle di spedizione.

Come ha fatto notare Debajit Saha, analista del London Stock Exchange Group (LSEG), la reazione dei produttori russi è stata immediata. Trovando le porte sbarrate in Europa, hanno dirottato l’intera produzione verso Oriente, dove la fame di metallo fisico non è mai calata.

A facilitare questo travaso è intervenuta anche la crisi in Medio Oriente. Gli attriti logistici che hanno colpito Dubai hanno convinto i venditori a puntare dritti sull’estremo oriente cinese.

Il ruolo chiave di Hong Kong: perché proprio lì?

Ci si potrebbe chiedere per quale ragione i carichi non atterrino direttamente a Pechino o Shanghai. La risposta risiede nelle norme commerciali. La Cina continentale impone quote rigide all’ingresso di oro per controllare i movimenti valutari interni. Hong Kong, al contrario, gode di uno status di porto franco: nessuna restrizione doganale e nessun limite ai volumi. Quindi diventa una destinazione ottimale.

Inoltre, né Hong Kong né Pechino riconoscono le sanzioni decise dai paesi occidentali. La città funge quindi da perfetto filtro logistico e finanziario. Gli operatori cinesi acquistano i lingotti a Hong Kong, li stoccano nei moderni depositi locali e poi li trasferiscono con calma verso la terraferma. Vita Spivak, consulente della società britannica Gatehouse, ha riassunto il fenomeno senza mezzi termini: è il naturale accordo di convenienza tra Mosca, che offre risorse strategiche, e Pechino, che garantisce sostegno economico e liquidità.

Ecco il quadro numerico di questo passaggio storico:

Cosa cambia davvero per la Cina

A Pechino non si limitano a guardare il passaggio dei vagoni d’oro: stanno costruendo un’alternativa materiale al sistema basato sulla moneta americana. Le riserve ufficiali della Banca Popolare Cinese hanno superato le 2.360 tonnellate. IUn modo per cercare di stabilizzare il patrimonio della Banca Centrale senza dover dipendere dalle valute di altri paesi.

Questo cambio di rotta non è una coincidenza. Hippolyte Fofack, economista già ai vertici della Export-Import Bank of Africa e ricercatore alla Columbia University, ha chiarito che l’oro ha smesso di essere un mero strumento di investimento. È diventato un pilastro di sovranità monetaria.

Con un bilancio corazzato dal metallo fisico, la banca centrale cinese può sostenere accordi commerciali in yuan, lanciare obbligazioni denominate in valuta locale (i cosiddetti Panda e Dim Sum bond) e offrire un’alternativa a chi teme il blocco dei beni da parte di Washington.

Nel 2025 la Borsa dell’Oro di Shanghai ha persino inaugurato un maxi-caveau a Hong Kong. È il primo fuori dalla terraferma e serve a liquidare contratti con consegna materiale del metallo, bypassando del tutto il dollaro.

Il baricentro del mercato si sposta a Oriente

La supremazia storica dell’asse Londra-New York si sta sgretolando sotto la pressione dei fatti. L’analista Angelo Giuliano ha definito questa rete il “corridoio dell’oro” che salda i paesi emergenti e i membri dei BRICS. L’idea di fondo è semplice: nessun governo vuole più rischiare di vedere i propri averi congelati con un click oltreoceano.

Non a caso, anche banche centrali europee hanno iniziato a rimpatriare le proprie riserve custodite all’estero. In Asia, intanto, la richiesta non accenna a diminuire.

Sara Esshaimi, alla guida del team materie prime di Société Générale, ha rilevato come le autorità cinesi abbiano persino autorizzato i maggiori colossi assicurativi a investire fino all’1% dei loro patrimoni in oro fisico. Una decisione che garantisce una domanda interna solida e continua.

Come ha sintetizzato Jeremy Mark, ricercatore dell’Atlantic Council, Hong Kong sta completando la sua trasformazione in un centro finanziario “con caratteristiche cinesi”.

Chi pensava di piegare la Russia chiudendo le piazze di scambio europee ha ottenuto un risultato tragicomico: ha regalato alla Cina il monopolio del metallo prezioso più conteso al mondo, accelerando la nascita di un sistema finanziario su cui l’Occidente non ha più alcun potere di veto.

Articolo originale  scenarieconomici.it

China says regional integration is the path to security in West Asia

7 September 2026 at 23:37

Chinese President Xi Jinping underlined the need for stronger international coordination for common security in West Asia and a reaffirmation of the UN Charter and international law.

Xi demanded external powers must respect sovereignty and territorial integrity of the countries in the region and stop interfering in their internal affairs.

China is ready to work with the countries in the region to “safeguard the security of international shipping lanes, advance development cooperation, promote the convergence of interests of regional countries, gradually enhance mutual trust, and eliminate root causes of the conflict,” Xi proposed.

Xi made the statement during his two day state visit to Egypt on Wednesday, September 2. This was his first state visit to the country in 10 years.

Xi’s visit coincided with the 70th anniversary of establishment of bilateral relations between the two countries and took on greater significance in the context of ongoing wars in Palestine, Lebanon, and Iran.

Xi and Egyptian President Abdel Fattah El-Sisi signed a joint declaration which recognized Palestine as the core issue in the region and underlined the importance of “reaching a just and lasting settlement based on the two-state solution” and creation of an “independent and sovereign” Palestinian state as per 1967 borders and with East Jerusalem as the capital.

Both the countries also rejected “any plans to displace the Palestinian people from their lands under any pretexts or names” and called for a true ceasefire in Gaza with unrestricted flow of humanitarian aid.

Israel has killed hundreds of Palestinians in Gaza since the ceasefire was announced last year in daily attacks. It has also prevented the flow of humanitarian aid to the region and expanded the war against Palestinians by launching attacks in other occupied territories such as the West Bank and East Jerusalem.

Xi’s four point proposal

Xi presented a four-point proposal for enhancing common security in West Asia, which will keep the external forces out and achieve lasting stability and peace in the region.

Guo Jiakun, official spokesperson of China’s Ministry of Foreign Affairs, explained Xi’s four points during a regular press conference on Thursday.

As per Xi’s proposal, increasing dialogue among the countries in the region is the first necessary step in achieving common security. This step must be followed by building comprehensive regional governance of hotspot issues.

Third, Xi claimed, increased possibilities of mutual development would pave the way towards lasting stability and security in the region.

Identifying that lasting peace and stability in the region is “fundamentally dependent on development” Xi also offered Chinese help to the countries in the region in achieving the same.

This regional set up, as the last step, needs international backing by institutions such as the UN for sustenance. The support of the countries in the region to the UN will in turn make it “play a tangible role in regional affairs” as well.

Amplifying the voice of Global South

The China-Egypt joint declaration talks about their efforts to amplify the voice of the Global South by “supporting the right of the developing countries to fair and balanced participation in international economic and political decision making.”

Egypt recently joined BRICS, a 11-member group working for a multipolar world and democratization of the global governing institutions including the UN and international financial institutions.

It also participated in the recently concluded Shanghai Cooperation Organization (SCO) summit in Bishkek as a Dialogue Partner. The summit adopted a joint declaration talking about the democratization of the global governance mechanisms.

Apart from BRICS and the SCO, Egypt and China are also part of the China-Arab States Cooperation Forum and Forum on China-Africa Cooperation. All these organizations have the stated goals of working against unilateralism and acts of bullying in international politics.

Their joint declaration also talked about strengthening political and security coordination on regional and international issues of common interest which may include conflicts in the region.   

China is one of Egypt’s largest trading partner with their bilateral trade reaching $20 billion last year.

As a part of the larger agenda of the countries in the Global South to reduce their dependence on the US dollar, both the countries signed an agreement to pay for all their bilateral trade in their local currencies.

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