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EU let member states rewrite targets after they had sought recovery-fund payment, auditors find 

8 October 2026 at 16:43

EU governments were allowed to water down targets in their post-Covid pandemic recovery plans after they had already asked Brussels for the money, the European Court of Auditors (ECA) said on Thursday (8 October).

Of 20 milestones and targets the auditors examined, 13 were amended after the member state had already submitted its payment request. In nine of those cases, the change itself was requested after the payment application had already been made. 

The revised targets were “aligned with actual achieved outputs, which made the payment possible,” the auditors wrote in their annual report on the 2025 EU budget.

Rewriting measures

Ireland, for example, asked for a payment in December 2024. But in January 2025 it requested to cut the target for ICT graduates down from 12,450 to 10,900, citing a high administrative burden.

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Les véritables causes de la Troisième Guerre mondiale

By: A A
8 October 2026 at 17:00

Depuis plusieurs années, nos dirigeants politiques, refusant d’accepter leur perte de puissance, recourent dans l’arène internationale à des faux et à des mensonges répétés. Petit à petit, ils perdent de l’influence, mais à force de jouer, ils provoquent les conditions nécessaires pour débuter une Troisième Guerre mondiale. Elle ne surviendra pas par erreur, ni par hasard, elle sera le fruit de leur obstination.

par Thierry Meyssan

Nous savons tous que, si les guerres se déclenchent lorsque des évènements particuliers surviennent, elles ont des causes profondes, bien distinctes. Il s’agit généralement de conflits de territoire ou d’influence. La Troisième Guerre mondiale pourrait être déclenchée par une escarmouche en Ukraine ou au Moyen-Orient, mais elle aura pour véritable cause un affrontement entre deux visions de l’ordre du monde : d’un côté, la grande majorité des États, réunis autour de la Russie et de la Chine, souhaite respecter le droit international, tandis que, de l’autre, « l’Occident politique », soucieux de ne rien perdre de ce qu’ils ont gagné en écrasant les peuples du Sud, préfère s’en remettre aux « règles » qu’ils ont imaginées au G7.

Cela fait huit ans, que Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, a mis en évidence ce choix. Huit ans que « l’Occident politique » le poursuit comme si de rien n’était.

Le 28 septembre 2018, à la tribune de la 73° session de l’assemblée générale des Nations unies [1], il posa ce constat : « nous assistons tous à une collision de deux tendances opposées. D’une part, nous voyons le renforcement des principes polycentriques de l’ordre mondial, le développement constant de nouveaux centres de croissance économique, l’aspiration des peuples à préserver la souveraineté et à choisir des modèles de développement qui sont cohérents avec leurs identités nationales, culturelles et religieuses. D’autre part, nous voyons le désir de plusieurs États occidentaux de conserver leur statut autoproclamé de “leaders mondiaux” et de ralentir le processus objectif irréversible d’établissement de la multipolarité. »

Il poursuivait : « Nous observons l’offensive du révisionnisme belliqueux contre le droit international moderne. Les attaques ont été lancées contre les principes fondamentaux du règlement du Moyen-Orient, le Plan d’action global conjoint sur le programme nucléaire iranien, les engagements dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce, l’accord multilatéral sur le climat et beaucoup d’autres. »

Et plus loin : « Il est révélateur que les attaques agressives contre les institutions d’information s’accompagnent de tentatives de “privatiser” les structures de secrétariat [de l’ONU] et de leur accorder les mêmes droits qu’aux organes intergouvernementaux dans l’espoir de les manipuler plus tard. »

Il est difficile d’imaginer que certains puissent s’accrocher à leurs privilèges indus au point de provoquer une apocalypse. Et pourtant…

Toujours en 2018, après le retrait unilatéral des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien (JCPoA), trois anciens empires européens, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni (E3), ont d’abord souhaité compenser le retrait US puis, vu leur incapacité à violer les règles de leur suzerain, ont affirmé que les sanctions antérieures contre l’Iran s’appliquaient encore.

Ils avaient pourtant voté la résolution 2231 du Conseil de sécurité [2] qui y a mis fin.

Commence alors une longue période durant laquelle l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni (E3), faisant preuve d’une constante mauvaise foi, ont, à de nombreuses reprises, tenté de réimposer les sanctions contre l’Iran antérieures au JCPoA. Ces trois États ont prétendu qu’ils pouvaient revenir en arrière car l’Iran ne respectait plus ses engagements en ignorant que ce sont les États-Unis les premiers qui n’ont pas respecté les leurs.

Les échanges de lettres entre les différents négociateurs du JCPoA se sont intensifiés. Cependant, jamais les E3 n’ont accepté de reconnaître, ainsi que l’exigeaient les deux autres, la Chine et la Russie, que le traité ne permettait pas de revenir en arrière sans examen du non-respect par les États-Unis de ses engagements.

C’est bien là le cœur du problème : « l’Occident politique » refuse de reconnaitre ses torts et tente de maintenir les situations où il disposait d’un avantage.

Le 19 septembre 2025, conscients qu’ils ne pouvaient pas appliquer seuls les fameuses « sanctions », les E3 ont demandé au Conseil de sécurité de les rétablir. La Chine et la Russie leur ont opposé leur veto et ont proposé de relancer les négociations du JCPoA. Mais les anciens empires européens ont préféré corrompre des fonctionnaires internationaux. Ces derniers ont publié deux faux comptes-rendus de la réunion du Conseil, afin de faire accroire que le rejet de la proposition sino-russe suffisait à rétablir les sanctions [3]. Pis : contre l’avis du Conseil, le secrétaire général a publié des instructions les rétablissant [4]. La remarque de Sergueï Lavrov, en 2018, sur la « privatisation » des Nations unies se trouvait vérifiée.

Ne croyez pas que les choses en soient restées là.

Le Royaume-Uni a repris les « sanctions » contre l’Iran, en janvier, puis les États-Unis, fin mars 2026. Ces décisions ont été mal interprétées par la presse qui y a simplement vu un épisode de l’actuelle guerre du Golfe alors qu’il s’agissait de la reprise de ce que les États-Unis n’avaient pas osé faire lorsqu’ils se sont retirés unilatéralement du JCPoA, puis les E3.

Rappelons que le terme de « sanction » ne peut, en droit international, que désigner une décision prise par le Conseil de sécurité après un débat contradictoire. Ce à quoi nous assistons sont des « mesures coercitives unilatérales », adoptées sans débat contradictoire et violant la Charte des Nations unies.

Le président allemand, Frank-Walter Steinmeier, a qualifié la guerre israélo-états-unienne contre l’Iran, le 22 mai 2026, « d’évitable ». Il a déploré le retrait unilatéral des États-Unis du JCPoA, disant : « Il aurait été préférable de maintenir cet accord. Les conséquences que nous constatons aujourd’hui ne se seraient pas produites. » Pour conclure : « Cette guerre est inutile ».

Ce faisant, Frank-Walter Steinmeier manifeste sa conscience de la responsabilité franco-britanno-germanique dans l’actuelle guerre du golfe. Bien que, simultanément, il manifeste la même supériorité que ses complices en parlant de guerre « évitable » ou « inutile », deux qualificatifs qui n’ont pas leur place en droit international.

Il y a trois semaines, le 17 septembre 2026, les E3 ont convoqué une réunion du Conseil de sécurité sur « la non-prolifération ». Ils ont, à nouveau, tenté de faire rétablir les sanctions contre l’Iran et se sont heurtés à nouveau aux vétos chinois et russe [5]. La presse occidentale ne s’en est pas fait l’écho, elle aurait dû reconnaître la mauvaise foi de ses gouvernements.

Faire usage de faux documents, mentir effrontément et veiller à camoufler ses fautes, c’est rendre la guerre possible.

Constatant qu’ils ne pouvaient plus progresser aux Nations unies, les États-Unis et les E3 les ont contournées. Ils ont activé la Proliferation Security Intitiative (PSI), un réseau étatique, créé en 2003 par le président George W. Bush, sur les conseils de John Bolton [6]. Celui-ci a trouvé une quarantaine d’États — dont les E3 — pour signer, le 2 octobre 2026, une déclaration absurde [7] : elle réaffirme que Téhéran ne remplit pas ses engagements du JCPoA, sans dire qu’il en est dispensé depuis le retrait unilatéral des États-Unis. Puis, elle pose que ce manquement justifie l’opération Economic Outcast (« Paria économique »), que Washington vient de lancer contre Téhéran.

Par cette opération, le secrétariat au Trésor tente d’affamer le peuple iranien. La Chine et la Russie ont déjà dit qu’ils s’y opposeraient. Les signataires, au contraire, annoncent qu’ils l’appliqueront.

Certes, seuls un gros tiers des États qu’ils avaient sollicités ont signé ce texte. C’est déjà bien assez pour faire une guerre.

Pour la première fois dans un texte de ce type, les auteurs affirment, sans rire, leur « adhésion à l’ensemble du droit international et des cadres pertinents, y compris les résolutions du Conseil de sécurité ». Oui, vous avez bien lu, c’est au nom de la résolution 2231 et de la réunion du conseil du 17 septembre dernier que les signataires feront le contraire de ce qui a été décidé collectivement.

Comme nos dirigeants ont conscience de jouer avec le feu, ce texte est absent de leurs sites officiels. Il faut aller sur celui de la Proliferation Security Intitiative (PSI) pour le trouver.

À l’évidence, à force de faux et d’usage de faux, à force de mensonges et de menaces, nous provoquerons, sans le vouloir, la Troisième Guerre mondiale qui nous emportera.

Publié à l’origine par voltairenet.org

[1] « Remarks by Sergey Lavrov to the 73rd Session of the United Nations General Assembly », par Sergueï Lavrov, Réseau Voltaire, 28 septembre 2018.
[2] « Résolution 2231 », adoptée le 20 juillet 2015.
[3] « Le Conseil de sécurité s’oppose au maintien de l’allégement des sanctions de l’ONU contre l’Iran » et « Nucléaire iranien : le Conseil de sécurité entérine le retour aux sanctions de l’ONU contre l’Iran en rejetant une prorogation de la résolution 2231 de 2015 », Nations unies.
[4] « Le secrétariat général rétablit les sanctions contre l’Iran », ONU (secrétariat général), Réseau Voltaire, 27 septembre 2025.
[5] « Compte-rendu de la réunion du 17 septembre 2026 », Conseil de sécurité des Nations unies.
[6] « John Bolton et le désarmement par la guerre », Réseau Voltaire, 30 novembre 2004.
[7] « Déclaration commune à l’occasion de l’anniversaire du rétablissement des restrictions des Nations Unies imposées à l’Iran et liées à ce pays », Réseau Voltaire, 2 octobre 2026.

By Netanyahu’s own math, Gaza Is 3,900 September 11ths

By: A A
8 October 2026 at 14:00

By Larry C. JOHNSON

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Benjamin Netanyahu likes to translate Israel’s grief into American. At the United Nations last month, he took the dead of October 7 and multiplied them by the ratio of America’s population to Israel’s. The 1,200 Israelis killed that day, he said, were “equal to 40,000 innocent Americans slaughtered in less than 24 hours. That’s 16 times 9/11.”

Per-capita comparisons are a perfectly legitimate tool. A small country feels a massacre more than a large one, and Americans should understand what October 7 meant to Israelis. But a method is only honest if you’re willing to apply it to everyone. So let’s apply Netanyahu’s method to the people his army has been killing for three years.

Gaza had about 2.2 million people before the war. The United States has about 341 million, roughly 155 times as many. Take a conservative figure of 75,000 Palestinians killed in Gaza, slightly above the Gaza Health Ministry’s latest count of more than 73,000. Multiply it by Netanyahu’s own logic, and you get about 11.6 million Americans.

Eleven point six million. That is roughly the population of Ohio. It is more than ten times the number of Americans killed in every war the United States has ever fought, from the Revolution to Afghanistan. It is about 15 times America’s deaths in the Civil War, the bloodiest conflict in the nation’s history.

Measured in the unit Netanyahu chose, it is about 3,900 September 11ths.

Run the numbers in Israel’s own terms and the result is the same. Seventy-five thousand dead in a population of 2.2 million is the equivalent of about 340,000 Israelis. Netanyahu built a speech, a war and a foreign policy on 1,200. Imagine what he would say about 340,000.

The convenient multiplier

The prime minister’s defenders will object that the comparison is unfair because many of Gaza’s dead were Hamas fighters. Fine. Subtract every combatant the Israeli military claims to have killed, and apply the multiplier to what remains. Even 50,000 dead becomes nearly 8 million Americans, about 2,600 9/11s. You can argue over every death in the ledger, and the result is still measured in millions.

Netanyahu’s arithmetic has problems even on its own terms. Forty thousand Americans divided by the 2,977 who died on September 11 comes to about 13.4 9/11s, not 16. When the rhetoric needs a bigger number, it seems, the calculator rounds up.

But the real problem isn’t the rounding. It’s the selectivity. Netanyahu’s multiplier is designed to work in one direction only. It enlarges Israeli dead into an American catastrophe so that American audiences will feel what Israelis felt. Applied to Palestinians, it produces numbers so large they would make any American audience ask what, exactly, it has been paying for. That is why he never applies it to them.

What the comparison actually shows

The point of a per-capita comparison is to help outsiders grasp the scale of a loss. Netanyahu wants Americans to imagine 40,000 of their countrymen murdered in a day, and to understand everything Israel has done since as the natural response. Very well. Ask Americans to imagine 11.6 million of their countrymen dead, in a territory sealed off from escape, and to call it self-defense.

No American president would describe 11.6 million American dead as a proportionate response to anything. No American would accept that the dead deserved it because some of them were armed. And no one who has run the numbers can accept the premise of Netanyahu’s arithmetic, which is that Israeli lives scale up and Palestinian lives do not.

The method is Netanyahu’s. So is the answer it produces: by his own measure, the catastrophe in Gaza is about 290 times larger than the one he asks the world to remember.

Original article: sonar21.com

Russian Strike on Passenger Buses in Kramatorsk Kills 30, Injures 18

8 October 2026 at 11:20

At least 30 people have been killed and 18 injured after Russian forces struck two passenger buses in Kramatorsk, eastern Ukraine, on Thursday morning, according to updated figures released by Ukrainian prosecutors. The attack comes amid continuing Russian strikes on Ukrainian cities.

Russian forces attacked Kramatorsk, in Ukraine’s Donetsk region, at approximately 10am local time on 8 October, hitting an area where two scheduled passenger buses were carrying civilians.

The Donetsk Regional Prosecutor’s Office initially reported 12 fatalities and 14 injuries. In a subsequent update, prosecutors raised the death toll to 30 and the number of injured to 18.

The attack was also confirmed by the Kramatorsk City Council and Vadym Filashkin, head of the Donetsk Regional Military Administration.

According to preliminary findings from Ukrainian investigators, Russian forces may have used a UMPB D-30SN guided aerial munition. The precise weapon and circumstances of the attack remain under investigation.

Passenger buses caught in Russian bombardment

The two buses were operating regular passenger services when the strike occurred. Ukrainian authorities said passengers were on board, although detailed information about the victims, including their ages and identities, has not yet been released.

Photographs published by the regional prosecutor’s office show the aftermath of the attack, including severely damaged passenger vehicles. Emergency personnel and law enforcement officers were dispatched to assist the wounded, recover victims and document evidence.

The strike raises questions about the selection of the target and precautions taken to protect civilians. Under international humanitarian law, civilian vehicles and their passengers are protected from deliberate attack unless a vehicle becomes a military objective under the applicable legal rules.

The circumstances of Thursday’s strike, including whether the buses were directly targeted or struck during an attack on another location, have not yet been independently established.

Kramatorsk under increasing pressure

Kramatorsk remains one of Ukraine’s principal administrative and logistical centres in the part of Donetsk region still controlled by Kyiv. The city has faced repeated Russian bombardments as Moscow continues its military campaign to capture the remaining Ukrainian-held territory in Donetsk.

Its transport infrastructure serves residents who have remained despite years of fighting, including those travelling between neighbouring communities and those attempting to leave the region.

Regional officials have repeatedly urged residents to evacuate to safer areas of Ukraine as Russian bombardments continue. However, civilians remain in Kramatorsk and surrounding settlements, where everyday services, including public transport, continue to operate despite the danger.

Guided bombs and civilian protection

Russian forces have used guided aerial bombs against Ukrainian-controlled settlements near the front line. Such weapons can be released from aircraft at distances that reduce Russian pilots’ exposure to Ukrainian air defences.

The UMPB D-30SN, provisionally identified in the Kramatorsk attack, is a guided munition designed to reach targets beyond the immediate position of the launching aircraft. Its suspected use against an area containing occupied passenger buses will form part of the investigation.

Investigators will need to establish the intended target, the weapon used and the information available to those who planned and carried out the strike. These findings are relevant to determining whether the attack violated the laws of war.

Investigators examine civilian deaths

The Donetsk Regional Prosecutor’s Office is collecting evidence concerning the bombardment, including the type of munition used and the circumstances in which the buses were struck.

Establishing whether the vehicles were deliberately targeted, or whether the attack resulted from an indiscriminate or disproportionate strike, will be central to any assessment under international humanitarian law.

The identities of the victims and the full extent of the damage have yet to be established publicly. As of the updated figures issued by Ukrainian prosecutors on 8 October, 30 people were reported killed and 18 injured.

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