❌

Reading view

Capital-décès : faut-il encore payer quand les enfants sont autonomes ?

Par Vincent Clairmont

Jean-David G. pose, sous ma fiche du 7 octobre sur le capital-décès des indépendants, la question que cette fiche laissait ouverte. Ses enfants sont adultes et autonomes. Il travaille avec son épouse, tous deux indépendants, et chacun pourrait à la rigueur remplacer l'autre. Faut-il continuer à payer la prime ?

Capital-décès : faut-il encore payer quand les enfants sont autonomes ?
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Capital-décès : faut-il encore payer quand les enfants sont autonomes ?

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Ma réponse : la raison principale de s'assurer a disparu, mais pas toutes les raisons. Il reste trois questions à trancher avant de résilier. Si les trois réponses sont oui, la garantie décès peut être réduite ou supprimée.

Ce qui a changé

Dans ma fiche, la première ligne du calcul était le revenu à remplacer, multiplié par le nombre d'années jusqu'à l'autonomie du dernier enfant. Pour Jean-David, ce nombre d'années est à zéro. C'était la ligne la plus lourde : 360 000 euros sur les 360 000 de mon cas type. Le reste du calcul tient désormais en trois questions.

Capital-décès : faut-il encore payer quand les enfants sont autonomes ?
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Première question : le survivant vit-il de son seul revenu ?

Deux indépendants qui travaillent ensemble ne forment pas deux revenus séparés. Ils forment souvent une seule entreprise qui tourne à deux. « Se substituer l'un à l'autre » veut dire, en pratique, faire seul le travail de deux, ou embaucher, ou réduire l'activité. Je préconise de chiffrer le scénario honnêtement : quel chiffre d'affaires l'entreprise réalise-t-elle avec une seule personne pendant douze mois ? Si le survivant garde un niveau de vie acceptable avec ce chiffre, la question est réglée.

Deuxième question : le survivant peut-il porter seul les dettes ?

Un prêt professionnel cautionné par les deux époux reste dû en entier par le

  •  

Que coûte chaque année un général patriote au petit peuple qu'il prétend aimer ?

Par Élise Rochefort

Estimation : au moins 54 000 euros par an, soit 4 500 euros par mois. C'est la part de la retraite d'un général cinq étoiles payée par le budget de l'État, et non par les cotisations. Calcul ci-dessous, hypothèses comprises. On comprend mieux pourquoi certains généraux ne veulent rien changer à la Sécu.

Que coûte chaque année un général patriote au petit peuple qu'il prétend aimer ?
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Que coûte chaque année un général patriote au petit peuple qu'il prétend aimer ?

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Des officiers généraux retirés du service interviennent dans le débat public. Ils signent des tribunes, comme celle publiée le 21 avril 2021 par Valeurs actuelles, qui comptait une vingtaine de généraux parmi ses signataires (Europe 1). Ils publient des livres, donnent des conférences, se réclament de la souveraineté nationale. Certains s'opposent aux réformes de la protection sociale et des retraites au nom des Français modestes.

Leur propre retraite relève d'un régime distinct : celui des pensions de l'État, et non de la Sécurité sociale. Son financement repose pour l'essentiel sur le budget de l'État, c'est-à-dire sur l'impôt et l'emprunt. Ce financement est l'objet de cette fiche. Le cas retenu est celui d'un général cinq étoiles.

Que coûte chaque année un général patriote au petit peuple qu'il prétend aimer ?
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Le grade et la solde

« Général d'armée », cinq étoiles, n'est pas un grade. C'est un rang et une appellation conférés à des généraux de division qui occupent les plus hauts emplois. Leur rémunération relève d'échelons fonctionnels hors échelle, dits E, F et G, dont les conditions d'attribution sont fixées par un décret du 9 janvier 2018 (Légifrance). Au 1er janvier 2024, l'échelon HE E2 correspond à un traitement brut de 6 566,99 euros par mois (grille FNEE-CGT). Les échelons F et G sont supérieurs. Les primes s'ajoutent à ce traitement et n'entrent pas dans le calcul de la retraite. En 2008, dernière année publiée, elles représentaient en moyenne 42 000 euros bruts par an pour un officier général, contre 63 000 euros de traitement indiciaire (HCECM).

Que coûte chaque année un général patriote au petit peuple qu'il prétend aimer ?
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

Le calcul

La pension militaire vaut 75 % du traitement indiciaire brut des six derniers mois, et jusqu'à 80 % avec les bonifications. Sur la base de l'échelon HE E2, ce taux donne entre 4 925 et 5 254 euros bruts par mois. Pour un officier rémunéré aux échelons F ou G, le montant est plus élevé. Il s'agit d'un calcul théorique à la grille de 2024. Une pension liquidée plus tôt a été calculée sur la grille de l'époque, puis revalorisée chaque année selon l'inflation. Pour l'ensemble des officiers généraux, l'iFRAP estimait en 2018 la moyenne à environ 48 000 euros nets par an, soit près de 4 500 euros par mois (iFRAP).

Un officier général qui quitte l'activité passe en deuxième section. Il reste à la disposition du ministre et soumis au devoir de réserve. Jusqu'à 67 ans, il perçoit une solde de réserve « égale au taux de la pension » à laquelle il aurait droit (réponse ministérielle, JO du 9 mai 2017). Après 67 ans, pour les généraux admis en deuxième section depuis le 1er juillet 2011, une pension militaire prend le relais (réponse ministérielle du 21 novembre 2017).

Que coûte chaque année un général patriote au petit peuple qu'il prétend aimer ?
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TIPS · SANS ABONNEMENT

Offrez-nous
un café.

Un média libre vit de ses lecteurs. Un pourboire ponctuel, sans compte ni engagement, quand le cœur vous en dit.

Vous donnez ce que vous voulez. Vous restez libre.

LAISSER UN POURBOIRE merci !
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Qui paie : la cotisation et le budget

Le militaire en activité cotise. Une retenue de 11,10 % est prélevée sur son traitement indiciaire. L'État, en tant qu'employeur, verse sur la même assiette une contribution de 126,07 % (Service des retraites de l'État). Pour 100 euros de traitement, 11,10 euros proviennent donc du militaire et 126,07 euros du budget du ministère des Armées. Sur l'ensemble des sommes versées au titre d'un militaire en activité, la retenue représente 8 % et la contribution de l'État 92 %. Cette contribution est une dépense budgétaire, financée par l'impôt et par l'emprunt.

Le système fonctionne par répartition. Les cotisations d'une année financent les pensions de la même année, non une épargne individuelle. En 2025, les pensions militaires ont coûté 11,2 milliards d'euros (SRE). Le projet de loi de finances pour 2026 prévoyait environ 416 000 pensionnés pour 318 000 militaires en activité (Assemblée nationale).

La solde de réserve suit un autre circuit. Elle est versée par les centres de ressources humaines du ministère des Armées, et non par la direction générale des finances publiques, qui paie les pensions (iFRAP). Elle est imposée comme un salaire, avec l'abattement de 10 % pour frais professionnels. L'iFRAP chiffrait à environ 6,1 millions d'euros par an le manque à gagner fiscal de ce régime pour l'ensemble des généraux en deuxième section, qui étaient environ 5 600 en 2016.

Que coûte chaque année un général patriote au petit peuple qu'il prétend aimer ?
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TIPS · SANS ABONNEMENT

Offrez-nous
un café.

Un média libre vit de ses lecteurs. Un pourboire ponctuel, sans compte ni engagement, quand le cœur vous en dit.

Vous donnez ce que vous voulez. Vous restez libre.

LAISSER UN POURBOIRE merci !
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Au moins 54 000 euros par an

L'estimation repose sur trois hypothèses : une pension liquidée à l'échelon HE E2, la grille de 2024, et le partage actuel entre retenue et contribution de l'État.

Sur cette base, la pension annuelle brute d'un général cinq étoiles serait comprise

  •  

Budget 2027 : ce que l'Assemblée a fait mardi du PLF et du PLFSS

Par Élise Rochefort

Le mardi 13 octobre 2026, le projet de loi de finances (PLF) pour 2027 est entré dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Le même jour, la commission des affaires sociales poursuivait l'examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), commencé la veille au soir. Les deux textes ont été déposés le 1er octobre. Le gouvernement vise un déficit public de 5 % du PIB en 2027.

Budget 2027 : ce que l'Assemblée a fait mardi du PLF et du PLFSS
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Budget 2027 : ce que l'Assemblée a fait mardi du PLF et du PLFSS

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

La lettre du Premier ministre

Avant la séance, Sébastien Lecornu a adressé une lettre au groupe socialiste. Il y propose d'organiser la discussion autour de trois chantiers : les violences faites aux femmes et aux enfants, l'agriculture, la jeunesse et les écoles. Il rappelle l'objectif de 5 % du PIB, présenté comme une contrainte valable pour tous. Il ne dépose pas la lettre rectificative que réclamait le groupe socialiste. Les socialistes ont répondu qu'il « laisse la porte fermée » et ont maintenu leur motion (LCP). Selon L'Opinion, cité par LCP, François Hollande, membre du groupe, ne comptait pas la voter. La députée Mélanie Thomin a rappelé que les décisions collectives s'appliquent à tout le groupe.

Budget 2027 : ce que l’Assemblée a fait du PLF et du PLFSS depuis vendredi
PLF rejeté en commission, motion de rejet socialiste, PLFSS en commission des affaires sociales : ce que l’Assemblée a fait du budget 2027 depuis vendredi, mesure par mesure, et le calendrier jusqu’au 17 novembre.
Budget 2027 : ce que l'Assemblée a fait mardi du PLF et du PLFSS
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

La motion de rejet

En début d'après-midi, Jean-Philippe Tanguy a annoncé que le groupe Rassemblement national voterait contre la motion, au motif que le débat devait avoir lieu. La séance s'est ouverte à 21 h 30.

Estelle Mercier (socialistes) a défendu la motion. « Vous ne vous départissez pas de votre tabou absolu, la mise à contribution des plus riches », a-t-elle déclaré, avant de conclure qu'« il n'y a pas lieu à délibérer d'une telle copie ». Sophie-Laurence Roy, oratrice du RN, a qualifié le budget de « mauvais, mauvais pour les comptes de la nation, mauvais pour les Français qui travaillent », tout en reprochant aux socialistes d'« offrir au gouvernement l'opposition dont il rêve ».

Pour le gouvernement, Roland Lescure, ministre de l'Économie, a reconnu un « effort très significatif » et dit aborder les débats « dans un esprit de compromis ». David Amiel, ministre des Comptes publics, a défendu un « budget de sauvegarde pour que le pays ne parte pas dans le décor ». Il a accusé les députés ayant « dégradé le déficit public de 8 milliards d'euros » de « trahir la jeunesse », et précisé qu'il était possible de « discuter du comment, mais pas du combien » (LCP).

La motion a été repoussée par 236 voix contre 149. Le texte n'est pas transmis au Sénat. La discussion de la première partie, consacrée aux recettes, se poursuit jusqu'au lundi 19 octobre. Le détail du scrutin n'était pas publié ce mercredi matin.

Le PLF prévoit environ 43 Md€ d'économies supplémentaires, 54 Md€ en comptant celles déjà engagées. Le 9 octobre, la commission des finances avait rejeté la première partie après l'avoir modifiée ; le rapporteur général, Philippe Juvin, chiffrait alors l'effet de ces modifications à une perte nette d'environ 10 Md€ de recettes. Le chiffre de 8 Md€ avancé par David Amiel n'est pas rapproché de celui du rapporteur dans les comptes rendus disponibles.

Budget 2027 : ce que l'Assemblée a fait mardi du PLF et du PLFSS
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

Le PLFSS en commission

La commission des affaires sociales examine 1 610 amendements, du 12 au 16 octobre (NosParlementaires). Lundi soir, elle a rejeté les mesures d'équilibre portant sur l'année 2026, comme elle l'avait fait l'an dernier (Tripalio).

Elle a adopté à l'unanimité des amendements identiques des quatre groupes de gauche : l'État devra compenser intégralement les allègements de cotisations

  •  

Liberté de réunion « aux abords des lycées » : le juge dit non à Epinal, oui en Essonne

Deux arrêtés, deux tribunaux, deux issues en quarante-huit heures. À Épinal, le juge suspend l’interdiction de rassemblement aux abords des lycées ; en Essonne, il la valide. Même association requérante, même base légale, résultat inverse. Derrière ces décisions, une question essentielle : jusqu’où l’administration peut-elle restreindre les libertés fondamentales au nom de l’ordre public ?

Liberté de réunion « aux abords des lycées » : le juge dit non à Epinal, oui en Essonne
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Liberté de réunion « aux abords des lycées » : le juge dit non à Epinal, oui en Essonne

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Les 6 et 8 octobre 2026, les tribunaux administratifs de Nancy et de Versailles ont examiné deux mesures prises dans un contexte de mobilisation lycéenne. Leurs décisions ne se contredisent pas : elles rappellent surtout qu’une interdiction de manifester doit être adaptée aux circonstances, mais aussi strictement délimitée.

Liberté de réunion « aux abords des lycées » : le juge dit non à Epinal, oui en Essonne
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

À Épinal, le préfet sanctionné pour une rédaction trop vague

Le 2 octobre, le préfet des Vosges avait interdit tout rassemblement aux abords de cinq établissements d’Épinal : les lycées Louis Lapicque, Claude Gellée, Pierre Mendès France, Isabelle Viviani et l’EREA Philippe Seguin. La mesure devait s’appliquer à compter du 5 octobre et jusqu’à la reprise de l’enseignement en présentiel.

Saisi par l’association Vigie Liberté, la Ligue des droits de l’Homme et un habitant d’Épinal, le juge des référés du tribunal administratif de Nancy a suspendu l’exécution de l’arrêté le 6 octobre (requêtes nos 2603662 et 2603684).

Le juge n’a pas rejeté le principe d’une interdiction. Il a admis que les troubles constatés pouvaient justifier une mesure de restriction, mais estimé que sa rédaction allait trop loin. En l’absence de limites suffisamment précises, l’arrêté portait une atteinte « grave et manifestement illégale » aux libertés d’expression, de réunion et de manifestation. Autrement dit, une justification recevable ne donne pas carte blanche au préfet. Même lorsqu’il invoque l’ordre public, celui-ci doit circonscrire précisément les restrictions imposées.

Liberté de réunion « aux abords des lycées » : le juge dit non à Epinal, oui en Essonne
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

En Essonne, une interdiction limitée à une journée

Le 7 octobre, le préfet de l’Essonne a pris un arrêté visant trois lycées : Edmond-Michelet à Arpajon, Nikola-Tesla à Dourdan et Rosa-Parks à Montgeron. La mesure ne concernait que la journée du 8 octobre. La préfecture invoquait des troubles répétés depuis le 28 septembre. Le tribunal administratif de Versailles a rejeté le recours de Vigie Liberté le 8 octobre, ne constatant pas d’atteinte manifestement illégale justifiant la suspension de cette interdiction.

Liberté de réunion « aux abords des lycées » : le juge dit non à Epinal, oui en Essonne
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TIPS · SANS ABONNEMENT

Offrez-nous
un café.

Un média libre vit de ses lecteurs. Un pourboire ponctuel, sans compte ni engagement, quand le cœur vous en dit.

Vous donnez ce que vous voulez. Vous restez libre.

LAISSER UN POURBOIRE merci !
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Le juge n’a pas relevé d’atteinte manifestement illégale. Les deux tribunaux ne se contredisent pas. Les deux arrêtés n’avaient ni le même périmètre ni la même durée, et c’est cela qui explique les deux solutions. Ces ordonnances de référé ne tranchent pas définitivement le fond du litige. Mais elles exposent surtout une asymétrie de moyens. D’un côté, des préfectures qui tâtonnent dans la rédaction de restrictions aux libertés fondamentales. De l’autre, des citoyens et associations contraints à un recours d’urgence pour faire respecter l’évidence .

Rien n’indique que le juge de Nancy ait jugé l’interdiction illégitime sur le fond. Il a censuré sa rédaction. Sans prendre parti sur le mouvement lycéen ni sur les dégradations évoquées en Essonne, une question demeure : pourquoi faut-il un juge pour rappeler qu’une atteinte aux libertés doit être précise avant d’être signée ?

Ne manquez pas nos vidéos exclusives gratuites

Si vous voulez voir les vidéos exclusives de décryptage, rejoignez notre chaîne Telegram gratuite en cliquant sur ce lien :

J'ai Télégram et je rejoins gratuitement la chaîne
  •  

Lisnard et « Il se passe quelque chose » : ce qu'affirme l'enquête de Marc Endeweld

Par Élise Rochefort

Le 12 octobre 2026, le journaliste Marc Endeweld a publié sur sa lettre en ligne The Big Picture un article intitulé « Les dessous de l'opération Lisnard ». Marc Endeweld est l'auteur de plusieurs enquêtes sur Emmanuel Macron et son entourage. L'article porte sur la campagne de David Lisnard, maire de Cannes, président de l'Association des maires de France depuis 2021, qui a quitté Les Républicains et relancé en 2026 son mouvement, Nouvelle Énergie, fondé en 2014. Sa thèse est que la progression de David Lisnard depuis début octobre résulte d'une opération coordonnée, et non d'un mouvement spontané.

Lisnard et « Il se passe quelque chose » : ce qu'affirme l'enquête de Marc Endeweld
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Lisnard et « Il se passe quelque chose » : ce qu'affirme l'enquête de Marc Endeweld

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Les faits publics

Plusieurs éléments sont vérifiables indépendamment de l'article.

Le slogan « Il se passe quelque chose » a circulé sur les réseaux sociaux à partir du début du mois d'octobre, accompagné d'images générées par intelligence artificielle. Le 5 octobre, David Lisnard l'a repris lui-même sur X : « Ne perdez plus de temps à essayer de me convaincre : je vais voter pour moi » (LADN).

Sur le marché de paris Polymarket, sa probabilité de victoire est passée de 1,4 % à 8 %, selon Le Canard enchaîné du 2 octobre. Dans les sondages, il est crédité de 3,5 % (Ifop-Fiducial, fin septembre) à 4 % (Cluster17, 7 septembre) des intentions de vote (France Jeunes). Son compte Instagram aurait gagné environ 100 000 abonnés en une semaine, selon La Loupe politique (même source). Une cote de pari mesure des mises d'argent, non des intentions de vote.

Le site de Nouvelle Énergie confirme que Romain Marsily en est le directeur général et Quentin Hoster le directeur général adjoint (Nouvelle Énergie).

Lisnard et « Il se passe quelque chose » : ce qu'affirme l'enquête de Marc Endeweld
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Ce que l'article affirme, selon le degré de sourçage

Parcours des proches, présentés comme des faits. Romain Marsily aurait travaillé chez Havas aux côtés de Dominique Delport, présenté comme un proche conseiller de Vincent Bolloré, puis au sein du groupe Vice. Quentin Hoster est un ancien journaliste de Valeurs actuelles, auteur en 2022 de David Lisnard, le réveil de la droite. Après son élection à la tête de l'Association des maires de France, David Lisnard se serait appuyé à Paris sur les réseaux d'Anne Méaux, présidente de l'agence Image 7, et sur l'ancien journaliste Joseph Macé-Scaron, aujourd'hui chroniqueur sur CNews.

Éléments attribués à d'autres médias. Le banquier d'affaires René Proglio « se mobilise pour aider au financement de la future campagne », selon La Lettre du 30 septembre. Les influenceurs Clément Macchi et Clément Garin, qui relaient la campagne, ont lancé en août le site cg-tv.com avec des fonds de Cyril Hanouna et de Xavier Niel, selon Stratégies. Le 25 septembre, Cyril Hanouna a déclaré à l'antenne parier 50 euros sur la victoire de David Lisnard. Le 13 septembre, le JDNews, magazine du groupe Lagardère contrôlé par Vincent Bolloré, réunissait en couverture David Lisnard, Sarah Knafo, Éric Ciotti, Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau.

Soutiens déclarés ou relais. L'entrepreneuse Sophie de Menthon, présidente du mouvement ETHIC, soutiendrait à la fois David Lisnard et Sarah Knafo, et défendrait l'« union des droites ». Le publicitaire Franck Tapiro, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy en 2007, relaie le slogan. Sur CNews, l'émission de Pascal Praud l'a repris.

Éléments fondés sur des sources non nommées. Vincent Bolloré aurait « longuement échangé » avec Philippe de Villiers sur un scénario d'union des droites ; l'article mentionne une rencontre des deux hommes avec Bernard Arnault au Puy du Fou, illustrée par une publication sur les réseaux sociaux. Une source de droite décrit un scénario dans lequel Sarah Knafo et David Lisnard s'allieraient avec l'appui de Philippe de Villiers, Bruno Retailleau renoncerait, Éric Ciotti romprait avec le RN et Éric Zemmour serait contraint de suivre. Des discussions auraient eu lieu entre Jordan Bardella et Sarah Knafo. L'article évoque enfin des contacts de fondations proches de Donald Trump avec des acteurs français, et la mobilisation de réseaux liés aux entourages de Javier Milei et de Benyamin Netanyahou, sans nommer de personne ni de structure.

Interprétations de l'auteur. L'article inscrit la stratégie dans la filiation de « l'union des droites » théorisée par Patrick Buisson, mort en 2023. Il présente David Lisnard comme un « Milei français » : programme de 200 milliards d'euros d'économies, broyeuse à papier utilisée en avril 2026 pour figurer le « Léviathan administratif ». Il écrit que David Lisnard « défend Israël d'une manière inconditionnelle, tout en ciblant les musulmans et l'immigration ». Aucune déclaration de David Lisnard n'est citée à l'appui de cette dernière formule.

Lisnard et « Il se passe quelque chose » : ce qu'affirme l'enquête de Marc Endeweld
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

Les lectures en présence

L'article soutient l'hypothèse d'une campagne organisée, appuyée sur des relais médiatiques proches du groupe Bolloré et sur des financements privés. Il cite lui-même deux appréciations contraires sur ses chances : un communicant parisien estime qu'une alliance entre Sarah Knafo, David Lisnard et Bruno Retailleau pourrait atteindre 12 % ; un proche de Sarah Knafo juge qu'elle « ne marchera jamais », Bruno Retailleau étant plus attaché à l'État.

Une autre lecture, développée par LADN le 6 octobre, rapproche le phénomène d'une logique de mème et de spéculation. L'article cite une étude de Yale publiée en 2026, selon laquelle environ 3 % des comptes Polymarket concentrent l'essentiel des mouvements de prix. Cette lecture n'exclut pas une coordination ; elle ne la suppose pas non plus.

Aucune réponse de David Lisnard ou de Nouvelle Énergie à l'article de Marc Endeweld n'avait été rendue publique au 13 octobre.

Lisnard et « Il se passe quelque chose » : ce qu'affirme l'enquête de Marc Endeweld
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TIPS · SANS ABONNEMENT

Offrez-nous
un café.

Un média libre vit de ses lecteurs. Un pourboire ponctuel, sans compte ni engagement, quand le cœur vous en dit.

Vous donnez ce que vous voulez. Vous restez libre.

LAISSER UN POURBOIRE merci !
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Ce qui reste à établir

Trois points demeurent ouverts. Le montant et l'origine des fonds de la campagne ne seront connus qu'à travers les comptes déposés auprès de la Commission nationale des comptes de campagne. Les rencontres et le scénario d'union reposent, à ce stade, sur des témoignages non nommés. L'écart entre la visibilité en ligne et les intentions de vote, de l'ordre de 4 %, sera mesuré par les prochaines enquêtes d'opinion.

Ne manquez pas nos vidéos exclusives gratuites

Si vous voulez voir les vidéos exclusives de décryptage, rejoignez notre chaîne Telegram gratuite en cliquant sur ce lien :

J'ai Télégram et je rejoins gratuitement la chaîne
  •  

L'OTAN se rapproche-t-elle d'une guerre « chaude » avec la Russie ?

Par Thibault de Varenne

Le 26 juillet 2025, à Pabianice, Donald Tusk annonçait qu'il fallait se préparer à un affrontement majeur avec la Russie dès 2027 (Blue News, d'après PAP). Le 5 novembre, devant le Sénat, le chef d'état-major des armées, le général Fabien Mandon, demandait de « se préparer à un choc d'ici trois, quatre ans » (Public Sénat). Le 11 décembre, à Berlin, Mark Rutte, secrétaire général de l'OTAN, était plus net encore : « Nous sommes la prochaine cible de la Russie », qui « pourrait être prête à employer la force militaire contre l'OTAN d'ici cinq ans » (Anadolu). En juin dernier, l'inspecteur général de l'armée allemande assurait que les trente-deux alliés s'accordaient sur une date : 2029 (National Security Journal).

L'OTAN se rapproche-t-elle d'une guerre « chaude » avec la Russie ?
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
L'OTAN se rapproche-t-elle d'une guerre « chaude » avec la Russie ?

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Hier, à Varsovie, le commandant suprême des forces alliées en Europe a présenté publiquement le plan par lequel l'Alliance briserait une invasion russe. En quinze mois, la guerre avec la Russie a reçu un calendrier. Elle a désormais un plan de bataille.

Ce que contient le très important discours de Poutine à Valdaï
Discours de Poutine à Valdaï, 1er octobre 2026 : ce qu’il a dit - c’est très important.
Poutine a-t-il raison de dire que l’ordre de 1945 est mort ?
À Valdaï, Poutine dit l’équilibre de 1945 effondré. Il a raison sur le constat, il en garde le siège et le veto. Pourquoi la France n’a pas intérêt à signer.
La nation contre la « communauté mondiale » : ce qu’a dit Marco Rubio à Athènes
À Athènes, Marco Rubio oppose la loyauté envers la nation à la « communauté mondiale ». Ce que dit le discours du 7 octobre, et comment il est lu.

Le calendrier des avertissements

Ces avertissements ne viennent pas de nulle part, et il faut commencer par le reconnaître. La Russie a tiré près de deux mille missiles balistiques sur l'Ukraine cette année, selon le commissaire européen à la défense (EU Perspectives). Des drones ont franchi l'espace aérien polonais et roumain. Des sabotages ont été signalés en Estonie et en Allemagne, que Moscou dément.

Le 24 septembre, le service de renseignement militaire danois, le FE, a publié l'évaluation la plus précise du lot. Il prévoit une escalade de la guerre hybride « dans les mois qui viennent » et juge « faible mais croissant » le risque d'une attaque militaire limitée contre un pays de l'OTAN voisin de la Russie : frappes isolées à longue portée contre des infrastructures qui servent à soutenir l'Ukraine, attaque sous faux drapeau avec des drones de fabrication ukrainienne, petites unités sans insignes franchissant une frontière (Nordic Defence Sector).

Le même service ajoute qu'il ne voit aucun signe de préparation d'une invasion, laquelle demanderait au moins six mois. Mark Rutte lui-même a reconnu, début octobre, qu'aucun élément ne laissait présager une invasion conventionnelle imminente (Business AM). Le général Grynkewich ne juge le conflit « ni imminent ni inévitable ».

L'OTAN se rapproche-t-elle d'une guerre « chaude » avec la Russie ?
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Pouvoir n'est pas vouloir

Toute la difficulté tient dans un verbe. Les évaluations sérieuses parlent de ce que la Russie pourra faire en 2029. Le discours public dit ce qu'elle va faire. Le passage de l'un à l'autre ne se fait dans aucun rapport ; il se fait à la tribune, entre la note des services et la phrase du ministre. On ne prépare pas un budget de défense avec un conditionnel.

Je ne soupçonne personne de mentir. Une capacité qui se reconstitue est une menace réelle, et un gouvernement qui ne s'y préparerait pas manquerait à son premier devoir. Mais une date annoncée à voix haute produit des effets que la prudence aurait dû peser. Elle fixe un horizon aux budgets : être prêt en 2030, dit l'Union. Elle en fixe un aussi à l'adversaire. Si l'Europe sera prête en 2030, celui qui veut l'éprouver sait qu'il a intérêt à le faire avant. En 1914, l'état-major allemand raisonnait exactement ainsi devant le réarmement russe annoncé pour 1917. La prophétie d'une guerre à date fixe travaille à se réaliser.

L'OTAN se rapproche-t-elle d'une guerre « chaude » avec la Russie ?
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

Ce que prévoit la riposte

Le plan présenté hier tient en trois verbes : bloquer l'invasion au point d'attaque, l'émousser par les drones et les capteurs, puis la briser en frappant « tout ce qui soutient, alimente et commande cette force » (Stars and Stripes). Il est présenté comme défensif, et il l'est dans son déclenchement : rien ne bouge avant une attaque.

C'est la troisième phase qui change la nature de l'affaire. Selon Meduza, elle prévoit des missiles à longue portée contre les postes de commandement et les défenses aériennes russes de la région de Kaliningrad, des environs de Saint-Pétersbourg et de Biélorussie. Il s'agit du territoire russe. Or la doctrine nucléaire russe, révisée en novembre 2024, admet l'emploi de l'arme en cas de « menace critique » contre la souveraineté ou l'intégrité territoriale de la Russie ou de la Biélorussie, et range parmi les situations dangereuses l'isolement d'une partie de son territoire (Carnegie). Kaliningrad est une enclave. Le plan de l'OTAN vise précisément les lieux que la doctrine adverse a désignés comme intolérables.

Il faut y ajouter un mot prononcé à Bruxelles. En décembre 2025, l'amiral Giuseppe Cavo Dragone, qui préside le comité militaire de l'Alliance, envisageait qu'une « frappe préemptive » puisse être tenue pour une « action défensive » face aux attaques hybrides, tout en concédant que l'idée s'écartait « de notre façon normale de penser » (Kyiv Independent, d'après le Financial Times). La préemption frappe une attaque imminente. La prévention frappe une menace future, et la Charte des Nations unies l'interdit. Dans la guerre hybride, où personne ne sait dire le jour où une invasion commence, la frontière entre les deux tient à l'appréciation d'un état-major.

Le scénario qui devrait inquiéter

Rapprochons les pièces. Le scénario que le renseignement danois juge le plus

  •  

L'or monterait-il si l'OTAN déclarait la guerre à la Russie ?

Par Vincent Clairmont

L'once d'or s'échangeait ce mardi matin autour de 4 175 dollars (HDFC Sky). Le 2 mars, deux jours après les premières frappes sur l'Iran, elle valait 5 349 dollars (Business Recorder). Depuis, l'once a perdu 22 %. Une guerre ouverte entre l'OTAN et la Russie serait d'une autre nature : cette fois, la France serait partie au conflit. Un lecteur me demande si l'or monterait. Ma réponse : en dollars, pas forcément ; en euros, très probablement. Mais pour un épargnant français, la question décisive serait ailleurs.

L'or monterait-il si l'OTAN déclarait la guerre à la Russie ?
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
L'or monterait-il si l'OTAN déclarait la guerre à la Russie ?

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Une précision d'abord : l'OTAN ne déclare pas la guerre. L'article 5 du traité de Washington engage chaque allié à assister celui qui est attaqué, par « telle action qu'elle jugera nécessaire, y compris l'emploi de la force armée ». En France, c'est le Parlement qui autorise la déclaration de guerre (article 35 de la Constitution). Le scénario réaliste n'est donc pas une déclaration de l'Alliance, mais l'activation de l'article 5 après une attaque contre un allié.

L'or monterait-il si l'OTAN déclarait la guerre à la Russie ?
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

En dollars, les précédents ne promettent rien

Les guerres récentes suivent la même séquence. À l'annonce, l'or prend une prime de peur. Le 24 février 2022, l'once gagne 1,9 % à 1 942 dollars (CNBC), puis touche

  •  

Budget 2027 : ce que l'Assemblée a fait du PLF et du PLFSS depuis vendredi

Par Élise Rochefort

Deux textes financiers sont en discussion à l'Assemblée nationale. Le projet de loi de finances (PLF) pour 2027, n° 3210, fixe les recettes et les dépenses de l'État. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), n° 3211, fixe celles de la Sécurité sociale. Tous deux ont été déposés le 1er octobre 2026. La Constitution laisse au Parlement 70 jours pour se prononcer sur le premier (article 47) et 50 jours sur le second (article 47-1). Le gouvernement vise un déficit public de 5 % du PIB en 2027, contre 5,4 % attendus en 2026.

Budget 2027 : ce que l'Assemblée a fait du PLF et du PLFSS depuis vendredi
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Budget 2027 : ce que l'Assemblée a fait du PLF et du PLFSS depuis vendredi

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Le PLF en commission

Le vendredi 9 octobre au soir, après trois jours d'examen, la commission des finances a rejeté la première partie du PLF, consacrée aux recettes. Le décompte publié par LégiFiscal et par LCP est de 31 voix contre, 3 pour et 2 abstentions ; L'Échiquier social retient 33 voix contre. Seul le groupe Ensemble pour la République (EPR) a voté pour. Les Démocrates se sont abstenus. Les quatre groupes de gauche, le Rassemblement national, Horizons et la Droite républicaine ont voté contre.

Budget recalé en commission, saisie étendue aux comptes-titres, OAT à 4,80 % : le point patrimonial du 11 octobre
Taxe foncière le 20, budget 2027 recalé en commission, saisie étendue aux comptes-titres, or à 4 194 $ : le point patrimonial de Vincent Clairmont.

Avant ce vote, la commission avait adopté une partie des amendements déposés : 118 selon L'Échiquier social, plus de 200 selon LégiFiscal, sur environ 1 800. Les principaux portent sur huit points. L'article 3, qui abaissait de 4 439 à 3 000 euros le plafond de l'abattement de 10 % sur les pensions, est supprimé ; le gouvernement en attendait 1,4 Md€. L'exonération des indemnités journalières versées au titre d'une affection de longue durée est maintenue (groupe socialiste). Le plafond de 7 500 euros d'exonération des heures supplémentaires disparaît (EPR). Le plafond du Livret A passe de 22 950 à 30 000 euros (LFI). La taxe sur les services numériques passe de 3 % à 15 % (écologistes). Une taxe annuelle de 2 % frappe les titres de placement détenus par les holdings familiales (Liot). Une contribution temporaire vise les superprofits pétroliers et gaziers (écologistes). La cible de déficit de 5 % est retirée de l'article liminaire (RN, LFI, UDR, socialistes).

Le rapporteur général, Philippe Juvin (Droite républicaine), a chiffré l'effet provisoire de ces modifications à une perte nette d'environ 10 Md€ de recettes, soit un déficit de 5,35 à 5,4 % du PIB. Il a jugé la copie « pas satisfaisante ». Paul Midy (EPR) a défendu le vote favorable de son groupe : « mieux vaut un mauvais budget que pas de budget ». Jean-Philippe Tanguy (RN) a parlé d'un budget « qui ne fait pas d'économies », d'un « tonneau des Danaïdes ».

Ce vote n'a pas d'effet juridique. En séance, la discussion repart du texte du gouvernement (article 42 de la Constitution). Les amendements adoptés en commission doivent être redéposés et votés à nouveau.

Budget 2027 : ce que l'Assemblée a fait du PLF et du PLFSS depuis vendredi
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

La motion de rejet

Le groupe socialiste a déposé une motion de rejet préalable sur la première partie. Estelle Mercier, chargée du budget pour le groupe, a déclaré lundi que « le Premier ministre n'a donné aucun signe d'inflexion » ; elle présente la motion comme « une sommation » (Moneyvox). Si la motion est adoptée, le texte est considéré comme rejeté en première lecture et transmis au Sénat dans sa version initiale, comme le budget 2026 l'avait été le 21 novembre 2025. Son adoption suppose le vote conjoint de la gauche et du Rassemblement national. Le groupe RN devait arrêter sa position ce mardi matin (LCP). La motion est examinée ce mardi, avant l'ouverture des débats dans l'hémicycle.

Deux voies de repli sont ouvertes au gouvernement. Il peut engager sa responsabilité au titre de l'article 49.3, comme il l'a fait en janvier 2026. Il peut aussi, si le Parlement ne s'est pas prononcé dans les 70 jours, mettre le texte en vigueur par ordonnance, procédure qui n'a jamais été utilisée. Les dates avancées pour cette échéance diffèrent : la mi-décembre selon LCP, le 18 décembre selon Moneyvox. Le 17 septembre, Sébastien Lecornu avait écarté l'une et l'autre (Public Sénat). Le 6 octobre, selon les propos rapportés de son entretien au Wall Street Journal, le ministre de l'Économie Roland Lescure déclarait : « Nous utiliserons tous les moyens nécessaires » (Le Média en 4-4-2).

Budget 2027 : ce que l'Assemblée a fait du PLF et du PLFSS depuis vendredi
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

Le PLFSS en commission

L'examen du PLFSS a commencé lundi 12 octobre à 21 h 30, en commission des affaires sociales. Au 9 octobre, 1 577 amendements restaient à examiner (NosParlementaires). Les séances se poursuivent jusqu'au vendredi 16 octobre. Le rapporteur général est Thibault Bazin (Droite républicaine). Le compte rendu de la première séance n'était pas publié ce mardi matin.

Cinq mesures concentrent les débats (LCP). Le gel des pensions supérieures à 1 265 euros doit rapporter 4,1 Md€ ; Sandrine Runel (PS) s'oppose à tout gel, Hadrien Clouet (LFI) rappelle que le seuil de pauvreté est de 1 337 euros. Le gel des allocations familiales et de rentrée scolaire doit rapporter 1,1 Md€ ; il est

  •  

« Touche ton nez devant tout le monde » : à 71 ans, il a obtenu 1 000 $ de l'hôpital qui l'avait humilié

Au Canada, le 2 septembre 2025, Alain Dupuis sort d’une séance d’inhalothérapie à l’Hôpital de Saint-Georges, en Beauce ( Québec). Deux agents de sécurité le retiennent, menacent d’appeler la police et lui font toucher son nez devant des passants. Il faudra un an, deux recours et un juge pour obtenir 1 000 $ canadiens sur les 5 000 réclamés. Et surtout pour faire reconnaître une atteinte à sa dignité, ce patient aura dû affronter l’institution censée le soigner.

« Touche ton nez devant tout le monde » : à 71 ans, il a obtenu 1 000 $ de l'hôpital qui l'avait humilié
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
« Touche ton nez devant tout le monde » : à 71 ans, il a obtenu 1 000 $ de l'hôpital qui l'avait humilié

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

L’affaire révèle les rapports de force qui peuvent s’installer entre un usager et un établissement public lorsque des agents outrepassent leurs prérogatives présumées, puis que la hiérarchie tarde à reconnaître les faits.

« Touche ton nez devant tout le monde » : à 71 ans, il a obtenu 1 000 $ de l'hôpital qui l'avait humilié
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Un contrôle improvisé dans un couloir d’hôpital

Le 2 septembre 2025, Alain Dupuis sort d’un rendez-vous d’inhalothérapie à l’hôpital de Saint-Georges, en Beauce. Consommateur de cannabis à des fins médicales, il est intercepté après qu’une inhalothérapeute s’est plainte d’une odeur.

Deux agents de sécurité l’empêchent alors de partir et menacent d’appeler la police s’il quitte les lieux. Ils lui demandent ensuite de toucher son nez avec son doigt, un exercice de coordination effectué devant des passants. La scène s’apparente à un contrôle d’aptitude improvisé, sans que les agents disposent nécessairement des pouvoirs policiers correspondants.

Autre élément troublant : aucun rapport d’événement n’est rédigé le jour même. Le document ne sera établi que 21 jours plus tard. Ce délai soulève une question élémentaire de traçabilité : comment garantir un examen impartial des faits lorsque leur consignation n’est pas immédiate ? L’institution s’auto-blanchit.

Ne manquez pas nos vidéos exclusives gratuites

Si vous voulez voir les vidéos exclusives de décryptage, rejoignez notre chaîne Telegram gratuite en cliquant sur ce lien :

J'ai Télégram et je rejoins gratuitement la chaîne

L’institution se dédouane, le juge tranche

«Humilié», le patient poursuit Santé Québec, le commissariat aux plaintes de l’établissement conclut d’abord que les allégations sont « non fondées ». Il faut attendre juin 2026 pour que le Protecteur du citoyen donne raison au patient et recommande de rappeler aux agents les limites de leurs pouvoirs.

Le 24 septembre 2026, la cour des petites créances lui accorde finalement 1 000 dollars canadiens, sur les 5 000 réclamés pour atteinte à sa liberté, à sa dignité et à sa vie privée. Cette indemnisation ne couvre qu’une partie de sa demande, mais la décision marque une reconnaissance judiciaire du préjudice invoqué.

Le coût de cette reconnaissance dépasse toutefois le montant obtenu : une année de démarches, plusieurs recours et la nécessité de solliciter une autorité extérieure pour faire examiner une plainte initialement rejetée par l’établissement lui-même.

Cette décision ne répare pas l’humiliation. Elle rappelle surtout que dans un hôpital public, le patient est présumé coupable par ceux qui le soignent. Quand le monopole de soins confond sécurité et discipline, la liberté ne se négocie plus dans le soin, mais devant un juge. Le Québec donne une leçon de droit ; la France, qui connaît les mêmes administrations sanitaires, ferait bien de regarder.

« Touche ton nez devant tout le monde » : à 71 ans, il a obtenu 1 000 $ de l'hôpital qui l'avait humilié
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TIPS · SANS ABONNEMENT

Offrez-nous
un café.

Un média libre vit de ses lecteurs. Un pourboire ponctuel, sans compte ni engagement, quand le cœur vous en dit.

Vous donnez ce que vous voulez. Vous restez libre.

LAISSER UN POURBOIRE merci !
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !
  •  

128 628 euros réclamés sans avis de contrôle : la cour d’appel fait plier l’URSSAF

L’URSSAF de Bretagne réclamait 128 628 euros à une entreprise pour des cotisations impayées par un sous-traitant roumain condamné pour travail dissimulé. Le 29 septembre 2026, la cour d’appel d’Angers a annulé l’intégralité du redressement : l’organisme avait omis d’adresser à l’entreprise l’avis de contrôle obligatoire. Une erreur de procédure qui lui coûte aussi 3 000 euros de frais de justice.

128 628 euros réclamés sans avis de contrôle : la cour d’appel fait plier l’URSSAF
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
128 628 euros réclamés sans avis de contrôle : la cour d’appel fait plier l’URSSAF

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Le dossier (RG 23/00138) oppose une société à l’URSSAF depuis près de dix ans. Les cotisations en cause portent sur 2014 et 2015, années durant lesquelles un sous-traitant roumain a omis de les verser. Il sera condamné pour travail dissimulé en novembre 2017. Ce n’est pas lui que l’URSSAF a poursuivi, mais son client français, solvable et facile à atteindre.

Très important !

Si vous voulez voir les vidéos de la manifestation, notamment au coeur des affrontements entre policiers et manifestants, rejoignez notre chaîne Telegram gratuite en cliquant sur ce lien :

J'ai Télégram et je rejoins gratuitement la chaîne

128 628 euros réclamés pour les dettes d’un sous-traitant

Le litige porte sur des cotisations impayées en 2014 et 2015 par un sous-traitant roumain, condamné pour travail illégal en novembre 2017. L’URSSAF de Bretagne a alors invoqué le mécanisme de solidarité financière pour réclamer au donneur d’ordre 98 511 euros de cotisations, auxquels s’ajoutaient 30 117 euros de majorations de retard. Soit un total de 128 628 euros pour une entreprise poursuivie au titre des manquements d’un autre acteur économique.

Pourtant, dès mars 2017, la société avait transmis ses documents de vigilance à l’URSSAF. En juillet 2019, l’organisme lui a ensuite adressé une simple « demande de documents », présentée comme une recherche d’infractions concernant le sous-traitant. Selon les faits rapportés dans l’arrêt, rien ne lui annonçait alors qu’elle risquait elle-même un redressement.

La procédure s’est poursuivie avec une lettre d’observations du 29 novembre 2019, puis une mise en demeure du 4 août 2020. Le contentieux a ensuite pris une tournure coûteuse : le 16 janvier 2023, le pôle social du tribunal judiciaire d’Angers avait condamné l’entreprise à payer les 128 628 euros, ainsi que 1 000 euros de frais.

128 628 euros réclamés sans avis de contrôle : la cour d’appel fait plier l’URSSAF
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

L’URSSAF sanctionnée pour avoir ignoré une formalité obligatoire

La cour d’appel a finalement infirmé ce jugement. En application de l’article R. 243-59 du code de la sécurité sociale, l’avis de contrôle était obligatoire. Or, aucun avis n’avait été envoyé à l’entreprise avant le contrôle litigieux. Pour les magistrats, cette omission suffit à entraîner l’annulation du contrôle et du redressement qui en découle. L’URSSAF est désormais condamnée aux dépens et à verser 3 000 euros à la société au titre des frais de justice.

128 628 euros réclamés sans avis de contrôle : la cour d’appel fait plier l’URSSAF
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

La solidarité financière a sa logique, celle de lutter contre la fraude. Cette lutte contre la fraude sociale ne dispense pas l’administration de respecter le droit. Lorsqu’un organisme réclame plus de 128 000 euros à une entreprise, il doit être irréprochable sur la procédure. Car l’autorité publique ne peut exiger des acteurs économiques une vigilance scrupuleuse tout en s’autorisant, elle-même, à négliger les règles qui encadrent ses pouvoirs. Il aura fallu plus de six ans et deux juridictions pour que l’État de droit rappelle à l’administration ses propres règles.

128 628 euros réclamés sans avis de contrôle : la cour d’appel fait plier l’URSSAF
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TIPS · SANS ABONNEMENT

Offrez-nous
un café.

Un média libre vit de ses lecteurs. Un pourboire ponctuel, sans compte ni engagement, quand le cœur vous en dit.

Vous donnez ce que vous voulez. Vous restez libre.

LAISSER UN POURBOIRE merci !
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

  •  

Où en est l'or ?

Par Vincent Clairmont

L'once d'or s'échangeait ce lundi matin autour de 4 215 dollars en séance asiatique, selon Tradingpedia. Vendredi, elle valait 4 194 dollars, soit 3 743 euros. Le World Gold Council, l'organisme de place financé par les producteurs, situe le record à 5 405 dollars le 29 janvier. Le métal a donc perdu environ 22 % depuis ce sommet. Il a cédé 8,5 % sur le seul mois de septembre et recule de 4,4 % depuis le 1er janvier. La question que me posent les lecteurs tient en une ligne : faut-il s'inquiéter ? Ma réponse est non. Voici pourquoi, et ce que je fais.

Où en est l'or ?
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Où en est l'or ?

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Ce qui a fait baisser l'or

Deux causes, et toutes deux se mesurent.

Les taux. Le rendement de l'emprunt d'État américain à dix ans a gagné 53 points de base en septembre, jusqu'à 5,3 %. Un point de base vaut un centième de point de pourcentage. L'or ne verse ni intérêt ni dividende. Quand un placement sans risque de défaut rapporte 5 % par an, garder un lingot coûte ce qu'on renonce à toucher. Les banques centrales ont relevé leurs taux en septembre : la BCE le 10, la Fed le 16. Le marché à terme donne 17,7 % de chances à une nouvelle hausse de la Fed le 28 octobre et 84,1 % à une hausse en décembre (CME FedWatch).

Les spéculateurs à crédit. Sur le COMEX, le marché à terme new-yorkais où l'on parie sur l'or sans le détenir, les fonds spéculatifs ont réduit leurs positions acheteuses de 12 milliards de dollars en septembre, soit 84 tonnes. Les positions d'arbitrage ont fondu de 22 milliards de dollars, soit 156 tonnes. Ces acteurs travaillent avec de l'argent emprunté. Quand le coût de cet argent monte, ils vendent ce qu'ils peuvent vendre vite. L'or en fait partie.

Où en est l'or ?
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Qui achète pendant ce temps

C'est le chiffre que la presse a peu repris. En septembre, pendant que le cours perdait 8,5 %, les fonds indiciels adossés à de l'or physique (les ETF) ont reçu 10 milliards de dollars, soit 67 tonnes. Au troisième trimestre, l'Europe a acheté davantage que l'Amérique du Nord, pour la première fois depuis 2021. Les

  •  

Trump s'apprête-t-il à débrancher Zelensky ?

Par Thibault de Varenne

Samedi et dimanche, des responsables américains de la défense ont téléphoné à Kiev et à plusieurs capitales européennes. Selon le Financial Times, qui cite des officiels européens, le message tenait en deux menaces. Si l'Ukraine continue de frapper les raffineries russes, Washington bloquera les armes que les Européens achètent pour elle aux États-Unis. Il cessera aussi de lui transmettre son renseignement. « Ils appellent Kiev. Ils appellent tout le monde en Europe », a résumé l'un des destinataires. La Maison-Blanche n'a ni confirmé ni démenti.

Trump s'apprête-t-il à débrancher Zelensky ?
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Trump s'apprête-t-il à débrancher Zelensky ?

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Le même week-end, Donald Trump a déclaré que l'Ukraine devait « se trouver un nouveau président ». Dimanche, il a annoncé seul un « cessez-le-feu énergétique » dont Kiev n'avait pas entendu parler. La question du titre se pose. Elle en appelle une autre, plus utile : dans quel état est l'homme qu'on menace de débrancher ?

Pourquoi Trump a un besoin crucial du pétrole de Poutine
Le 9 octobre, Trump a obtenu de Poutine du gazole russe malgré les sanctions. Prix records, raffineries saturées, élections du 3 novembre : les chiffres qui expliquent l’accord.
Trump s'apprête-t-il à débrancher Zelensky ?
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Qui tient quoi

Washington. Donald Trump affronte le 3 novembre les élections de mi-mandat avec un gazole à plus de six dollars le gallon. Le 9 octobre, il a obtenu de Vladimir Poutine des livraisons de gazole russe, et suspendu pour cela une partie des sanctions. Élise Rochefort a détaillé ce matin, dans ces colonnes, les chiffres de cet accord. Une seule chose compte ici : chaque raffinerie russe en feu retarde le gazole promis aux électeurs américains.

Kiev. Volodymyr Zelensky dispose de drones à longue portée qui frappent les raffineries russes depuis des mois. Ils ont contraint Moscou à interdire ses propres exportations de gazole en juillet. C'est la seule arme ukrainienne qui coûte de l'argent au Kremlin chaque jour, loin du front.

Moscou. Vladimir Poutine frappe de son côté le réseau électrique ukrainien. Samedi, un bombardement russe sur Zaporijia a tué 23 personnes, dont quatre enfants. L'accord du 9 octobre lui rapporte des recettes et un interlocuteur attentif à la Maison-Blanche.

Les Européens. Ils paient. Le PURL, la liste des besoins prioritaires de l'Ukraine, est le mécanisme par lequel des pays européens achètent des armes américaines livrées à Kiev. Il a fourni 6,7 milliards de dollars d'armement en un an. L'Europe règle la facture, et Washington décide de la livraison. Kaja Kallas, chargée de la diplomatie de l'Union, a répondu samedi que « ce n'est pas le moment de relâcher la pression sur la Russie ».

Trump s'apprête-t-il à débrancher Zelensky ?
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

La menace a déjà servi

Washington a déjà mis ce chantage à exécution. Le 28 février 2025, Volodymyr Zelensky avait été éconduit du Bureau ovale. Le 3 mars, l'aide militaire américaine était suspendue, et le partage de renseignement le fut à son tour. Le 11 mars, à Djeddah, Kiev acceptait le principe d'un cessez-le-feu, et l'aide reprenait. La suspension avait duré huit jours.

Le renseignement est le levier qui compte. Une arme se rachète ailleurs, plus cher et plus tard. Les images satellites et les interceptions américaines qui guident une partie des frappes ukrainiennes n'ont pas d'équivalent à vendre.

Trump s'apprête-t-il à débrancher Zelensky ?
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TIPS · SANS ABONNEMENT

Offrez-nous
un café.

Un média libre vit de ses lecteurs. Un pourboire ponctuel, sans compte ni engagement, quand le cœur vous en dit.

Vous donnez ce que vous voulez. Vous restez libre.

LAISSER UN POURBOIRE merci !
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Panique de Zelinsky ou pas ?

Les raisons de paniquer existent. Selon l'Institut international de sociologie de Kiev, qui a interrogé 1 002 personnes du 12 au 21 septembre, 53 % des Ukrainiens

  •  

Pourquoi Trump a un besoin crucial du pétrole de Poutine

Par Élise Rochefort

Le vendredi 9 octobre 2026, Donald Trump a annoncé sur son réseau social qu'il avait conclu un accord avec Vladimir Poutine lors d'un appel téléphonique. La Russie s'engage à livrer du gazole aux États-Unis et au reste du monde. Le jour même, le Trésor américain a autorisé ces livraisons malgré les sanctions. Le Kremlin a confirmé être « prêt à fournir du pétrole et des produits pétroliers aux marchés américain et mondial ». Le pétrole dont il est question est donc avant tout du gazole, le carburant appelé diesel aux États-Unis. Cette fiche explique pourquoi le président américain en a besoin, et ce que l'accord peut réellement changer.

Pourquoi Trump a un besoin crucial du pétrole de Poutine
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Pourquoi Trump a un besoin crucial du pétrole de Poutine

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Ce qui a été annoncé

Selon le message de Donald Trump rapporté par The National, la Russie livrera immédiatement plus de 300 000 tonnes de gazole. Elle en livrera ensuite 500 000 tonnes en novembre, puis un million de tonnes. Le président américain évoque trois millions de tonnes « dans un court délai », selon l'état des raffineries russes. Une raffinerie est l'usine qui transforme le pétrole brut en carburants. Les comptes rendus ne disent pas tous la même chose : selon les journaux, ces trois millions de tonnes sont soit le total, soit une livraison supplémentaire.

Le Trésor américain a publié une licence, c'est-à-dire une exception écrite aux sanctions. Elle autorise jusqu'en avril 2027 la vente, la livraison et l'importation de gazole russe aux États-Unis. Elle n'autorise aucun mouvement sur les comptes de la banque centrale russe. Les États-Unis n'avaient plus importé de carburant russe depuis mars 2022. Le lendemain, 10 octobre, Moscou a levé en partie l'interdiction d'exporter du gazole qu'elle s'était imposée en juillet. La levée porte sur 500 000 tonnes.

Pourquoi Trump a un besoin crucial du pétrole de Poutine
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Le gazole, carburant de ceux qui produisent

Aux États-Unis comme en France, le gazole fait rouler les camions, les tracteurs, les moissonneuses, les trains de marchandises et les bateaux. Quand il augmente, le prix du transport augmente, puis celui de presque tout ce qui est transporté.

Le 9 octobre, le gazole coûtait en moyenne 6,23 dollars le gallon aux États-Unis, selon l'association d'automobilistes AAA. Un gallon fait 3,785 litres. Cela fait environ 1,65 dollar le litre. Les taxes sur le carburant sont beaucoup plus faibles aux États-Unis qu'en France. Le prix avait atteint un record de 6,52 dollars le 22 septembre. Un an plus tôt, il était de 3,67 dollars, soit une hausse d'environ 70 % en un an.

La hausse arrive pendant les récoltes. Dans le sud-est du Missouri, l'agriculteur Tory Meyr a payé son gazole 60 % plus cher que l'an dernier. Il possède trois camions semi-remorques, et faire le plein de chacun lui coûte environ 1 500 dollars. Donald Trump vise directement ce public : « Faire baisser les prix pour les Américains, en particulier nos grands agriculteurs, éleveurs et routiers, est ma plus grande priorité. »

Pourquoi Trump a un besoin crucial du pétrole de Poutine
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

Pourquoi l'Amérique manque de gazole alors qu'elle produit un record de pétrole

  •  

Capital-décès : pourquoi les indépendants ont absolument besoin d'une prévoyance complémentaire

Par Vincent Clairmont

Le régime obligatoire verse 9 612 euros aux proches d'un artisan ou d'un commerçant mort en activité, quel que soit son revenu, et aucune rente. Pour un artisan de quarante ans qui laisse deux enfants, c'est 4 % de ce qu'il faudrait. Le reste ne se règle que par contrat, et avant.

Capital-décès : pourquoi les indépendants ont absolument besoin d'une prévoyance complémentaire
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Capital-décès : pourquoi les indépendants ont absolument besoin d'une prévoyance complémentaire

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Le régime obligatoire des artisans et commerçants verse un capital-décès de 9 612 euros aux proches d'un indépendant mort en activité. C'est un forfait : 20 % du plafond annuel de la sécurité sociale, fixé à 48 060 euros en 2026. S'y ajoutent 2 403 euros par enfant à charge.

Ma position tient en une phrase : l'indépendant qui a quelqu'un à sa charge, ou une dette garantie sur ses biens personnels, ne peut pas s'en tenir à ce forfait. Quatre raisons, puis la marche à suivre.

Capital-décès : pourquoi les indépendants ont absolument besoin d'une prévoyance complémentaire
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Première raison : le forfait ignore le revenu

Le capital est le même pour un bénéfice de 20 000 euros et pour un bénéfice de 80 000. Il ne dépend ni de l'ancienneté, ni du nombre d'années pendant lesquelles le foyer devra vivre sans ce revenu.

Prenons un artisan de quarante ans, 40 000 euros de revenu net, deux enfants de six et neuf ans. Si le foyer doit remplacer 60 % de ce revenu jusqu'à l'autonomie du cadet, soit quinze ans, le besoin est de 360 000 euros. Le régime obligatoire verse 9 612 euros, plus 2 403 euros par enfant : 14 418 euros. Quatre pour cent du besoin, soit un peu plus de sept mois sur quinze ans. Les hypothèses sont les miennes ; chacun refait le calcul avec ses chiffres.

Deuxième raison : le régime ne verse aucune rente

Le capital est versé une fois. Le régime invalidité-décès des artisans et commerçants ne prévoit ni rente de conjoint ni rente d'éducation.

La pension de réversion existe, mais elle relève de la retraite. Dans le régime de base, elle suppose le mariage, cinquante-cinq ans révolus et des ressources sous plafond. Le conjoint de quarante ans attend quinze ans. Le partenaire de PACS et le concubin n'y ont pas droit.

Troisième raison : l'indépendant n'a pas d'employeur

Situation du défuntCapital versé par le régime obligatoireRègle
Artisan ou commerçant en activité9 612 €20 % du plafond
Artisan ou commerçant retraité3 844,80 €8 % du plafond, 80 trimestres validés
Par enfant orphelin2 403 €5 % du plafond ; moins de 16 ans, 20 ans si études
Professionnel libéral affilié à la CIPAV7 209 € + part variable15 % du plafond, plus une part liée aux points acquis
Salarié du privé4 009 €forfait, hors prévoyance d'entreprise

Le salarié reçoit moins du régime de base, mais il est le plus souvent couvert par un contrat collectif, payé en partie par son employeur. L'indépendant n'a que le forfait, sauf contrat souscrit par lui-même. Les autres professions libérales relèvent chacune de leur caisse, avec des montants propres. Le président de SAS relève du régime général : il laisse 4 009 euros, et sa prévoyance passe par un contrat souscrit par la société.

Quatrième raison : le forfait lui-même peut être perdu

Les cotisations. Le droit suppose des cotisations vieillesse et invalidité-décès à jour au jour du décès. À la CIPAV, le défaut de paiement prive les ayants droit du capital ; une régularisation reste possible dans les six mois.

Le délai. Rien n'est automatique. Les personnes qui étaient à la charge effective, totale et permanente du défunt sont prioritaires, à condition de déposer leur demande à la caisse primaire dans le mois. Passé ce mois, le capital va dans l'ordre au conjoint, aux enfants, aux autres descendants, aux ascendants. Au bout de deux ans, il n'est plus dû.

La carrière, pour le retraité. Il faut 80 trimestres validés au régime des indépendants. Depuis le 5 avril 2026, il n'est plus exigé d'avoir terminé sa carrière comme indépendant.

Trois vérifications ne coûtent rien : demander à l'Urssaf une attestation de régularité, la ranger avec les papiers que la famille ouvrira en premier, et écrire sur la même feuille le nom de la caisse et le délai d'un mois.

Capital-décès : pourquoi les indépendants ont absolument besoin d'une prévoyance complémentaire
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

Combien assurer

Je préconise un calcul en quatre lignes, dans cet ordre :

  1. le revenu que le foyer devrait remplacer, multiplié par le nombre d'années jusqu'à l'autonomie du dernier enfant ;
  2. plus les dettes qui ne sont pas déjà assurées — un prêt professionnel cautionné sur les biens personnels, un découvert, un crédit-bail. Un emprunt couvert par une assurance emprunteur ne se compte pas deux fois ;
  3. moins le patrimoine liquide déjà constitué ;
  4. moins le capital du régime obligatoire.

Le résultat est le capital à assurer. Il baisse chaque année : les enfants grandissent, les dettes s'amortissent, le patrimoine monte. Un contrat se révise donc tous les trois à cinq ans, à la baisse.

Quel contrat ?

Le contrat adapté est une assurance temporaire décès : une prime, un capital, une durée. La prime est perdue si le risque ne se réalise pas, et c'est ce qui la rend peu

  •  

Budget recalé en commission, saisie étendue aux comptes-titres, OAT à 4,80 % : le point patrimonial du 11 octobre

Par Vincent Clairmont

Chaque dimanche, je passe en revue ce que la semaine a changé pour votre épargne. Cette semaine : calendrier fiscal d'octobre, budget 2027, dons familiaux, pouvoirs de contrôle de l'administration, or et argent métal, bitcoin, livrets et devises.

Budget recalé en commission, saisie étendue aux comptes-titres, OAT à 4,80 % : le point patrimonial du 11 octobre
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Budget recalé en commission, saisie étendue aux comptes-titres, OAT à 4,80 % : le point patrimonial du 11 octobre

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Le 9 octobre au soir, la commission des finances de l'Assemblée nationale a rejeté la partie recettes du projet de loi de finances pour 2027, par 31 voix contre 3 et 2 abstentions. Le même jour, l'OAT à dix ans clôturait à 4,80 % contre un Bund à 3,47 %, soit 132,5 points de base d'écart. Le 6 octobre, le World Gold Council publiait 39 tonnes d'achats d'or nets des banques centrales en août, environ 170 tonnes depuis janvier. Et du 5 au 9 octobre, les ETF bitcoin au comptant ont enregistré 678,9 millions de dollars de sorties nettes. Je reprends ces dossiers un par un.

Budget recalé en commission, saisie étendue aux comptes-titres, OAT à 4,80 % : le point patrimonial du 11 octobre
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Calendrier fiscal : trois dates à tenir

Le 15 octobre : taxe foncière par moyen classique, réservé aux avis inférieurs ou égaux à 300 euros, et acompte de prélèvement à la source des indépendants et des bailleurs. Le 20 octobre à minuit : paiement en ligne, prélèvement le 26, date qui

  •  

Washington sanctionne la Cour pénale internationale. La France y a un juge, et il n'a plus de carte bancaire

Par Thibault de Varenne

Le 9 octobre au matin, le comité Nobel a donné le prix de la paix à Navi Pillay, ancienne juge de la Cour pénale internationale. L'après-midi, Marco Rubio a inscrit la Cour elle-même sur la liste des entités sanctionnées par le Trésor américain. Un juge français y siège. Depuis le 20 août 2025, il n'a plus de carte Visa, plus de compte PayPal, plus de compte Amazon. Paris a « condamné ». C'est tout.

Washington sanctionne la Cour pénale internationale. La France y a un juge, et il n'a plus de carte bancaire
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Washington sanctionne la Cour pénale internationale. La France y a un juge, et il n'a plus de carte bancaire

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Le 9 octobre, à Oslo, vers onze heures, le comité Nobel a nommé Navi Pillay, juge sud-africaine qui siégea à la Cour pénale internationale de 2003 à 2008. Le même jour, à Washington, en fin d'après-midi, le secrétaire d'État a désigné la Cour comme entité sanctionnée. Les deux nouvelles ne se répondaient pas officiellement. Elles tiennent dans la même journée.

Marco Rubio a dit la phrase qui compte : « Ou bien la Cour cesse ses menaces, ou bien nous mettrons fin à la Cour. » Il a ajouté « tribunal voyou », et « brique par brique » s'il le faut.

Les États-Unis n'ont jamais adhéré à cette Cour. Ils entendent pourtant décider de sa fin.

Washington sanctionne la Cour pénale internationale. La France y a un juge, et il n'a plus de carte bancaire
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Ce qu'est cette Cour, et ce que fait une sanction

La Cour pénale internationale siège à La Haye. Elle est née d'un traité signé à Rome le 17 juillet 1998, par cent vingt États contre sept ; parmi les sept, les États-Unis, la Chine et Israël. La France l'a ratifié en juin 2000. Cent vingt-cinq États en sont aujourd'hui parties. Ni Washington ni Jérusalem.

Tout le différend tient dans une clause. La Cour se dit compétente pour les crimes commis sur le territoire d'un État partie, quelle que soit la nationalité de l'accusé. C'est ainsi qu'elle a pu enquêter sur des soldats américains en Afghanistan, et délivrer en novembre 2024 des mandats d'arrêt contre Benjamin Netanyahou et Yoav Gallant pour des faits commis à Gaza. Washington répond qu'un traité n'engage pas ceux qui ne l'ont pas signé. Les deux positions se défendent en droit. Elles ne se départagent pas en droit.

Elles se départagent par le dollar. Le 6 février 2025, Donald Trump a signé le décret 14203, fondé sur une loi d'urgence nationale conçue pour l'Iran, la Corée du Nord et Al-Qaïda. Un nom inscrit sur la liste voit ses avoirs gelés aux États-Unis ; toute personne ou entreprise américaine qui traite avec lui commet un délit ; tout étranger qui lui apporte un « soutien matériel » peut être inscrit à son tour. Dix-sept juges et procureurs y figuraient déjà. Depuis vendredi, la Cour entière. Le Trésor a accordé des licences de cent quatre-vingts jours pour que l'institution continue de fonctionner, « afin de laisser aux États parties le temps de présenter une solution ». La loi de 2002 qui autorise le président à employer « tous les moyens nécessaires » pour libérer un Américain détenu à La Haye s'appelle, au Congrès même, le Hague Invasion Act.

Washington sanctionne la Cour pénale internationale. La France y a un juge, et il n'a plus de carte bancaire
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

Ce que cela fait à un Français

Nicolas Guillou est né à Vannes en 1975. Magistrat de l'ordre judiciaire, il a été élu juge à la Cour en 2023 sur présentation de la France. Il a siégé dans la chambre qui a délivré les mandats contre Benjamin Netanyahou. Le 20 août 2025, Marco Rubio l'a inscrit sur la liste, avec une Canadienne, une Fidjienne et un Sénégalais.

  •  

Mouvement lycéen : comment le parti de l'ordre a perdu la bataille mondiale de l'image

Par Renaud Jacobs

Un CRS de trois mètres de haut. Un maire en costume gris qui écarte les bras devant lui : « Laissez ces jeunes tranquille. » Un lycéen à capuche qui saute un mur sous le nez d'un policier : « Trop facile ! » Puis un carton, « Au même moment dans Paris », et quatre hommes en costume sombre dans un salon doré. L'un d'eux ressemble trait pour trait au président de la République. Il lâche : « Débrouillez-vous. »

Mouvement lycéen : comment le parti de l'ordre a perdu la bataille mondiale de l'image
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Mouvement lycéen : comment le parti de l'ordre a perdu la bataille mondiale de l'image

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

C'est une vidéo de deux minutes dix-huit, publiée sur X par le compte @LesRorschach, dessinée dans le style des mangas japonais. Elle se termine sur un dernier carton : « Prochain épisode : Les spores de la mort. »

Les images des manifestations qui touchent la France ont été adaptées en manga et font des millions de vues sur les réseaux.
Attendez de voir la suite...😨

Crédit : Madara9314 sur TikTok pic.twitter.com/QuSpda0ntm

— The Rorschach's Chronicles (@LesRorschach) October 8, 2026
Très important !

Si vous voulez voir les vidéos de la manifestation, notamment au coeur des affrontements entre policiers et manifestants, rejoignez notre chaîne Telegram gratuite en cliquant sur ce lien :

J'ai Télégram et je rejoins gratuitement la chaîne
Mouvement lycéen : comment le parti de l'ordre a perdu la bataille mondiale de l'image
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

D'où vient la scène

Le maire en costume gris, c'est Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, et le dessin animé reprend une scène réelle. Le mardi 6 octobre, dans le cortège lycéen parisien, il s'est placé entre les manifestants et les forces de l'ordre en criant : « Arrêtez ! Reculez ! Arrêtez de pousser ! » En deux jours, une douzaine de rédactions étrangères ont diffusé les images : la BBC, y compris dans sa version en chinois, CNN, Al Jazeera, El Mundo, La Stampa, G1 au Brésil, Al-Arabiya.

Une semaine plus tôt, le même élu était au centre d'une autre histoire. Le 29 septembre, il avait déclaré sur BFM que « la violence, à un moment donné, peut être légitime », en ajoutant qu'il valait mieux l'éviter quand c'était possible. Le lendemain, le préfet de police annonçait avoir saisi le procureur de Bobigny pour « provocation à commettre un délit ».

Ma lecture est simple. Le camp de l'ordre a voulu que l'histoire soit celle d'une phrase, et il l'a portée devant un juge. Le reste du monde a retenu une image. Et quelques jours plus tard, cette image était devenue un feuilleton.

Première observation : ce dessin animé n'a presque rien coûté

Cette vidéo porte toutes les marques d'une production par intelligence artificielle générative, c'est-à-dire par un logiciel qui fabrique des images à partir d'une simple description écrite. Le style est parfaitement homogène d'un plan à l'autre, les décors parisiens sont génériques, et un sous-titre laisse passer une coquille qu'aucun studio n'aurait gardée : « Pefect Plano », pour perfect plan. Je ne peux pas le prouver, et je le signale comme tel. Mais tout l'indique.

Il y a cinq ans, deux minutes d'animation de cette qualité demandaient une équipe et des semaines. Aujourd'hui, elles demandent un abonnement et une soirée. C'est le point technique que les communicants n'ont pas encore intégré : l'image n'est plus seulement captée par des téléphones dans la rue. Elle est fabriquée, à la demande, par n'importe qui.

Mouvement lycéen : comment le parti de l'ordre a perdu la bataille mondiale de l'image
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

Deuxième observation : la fiction écrit la suite que personne n'a écrite

Regardez ce que raconte le dessin animé, au-delà de la scène du 6 octobre. Il invente des héros : une petite bande de lycéens en sweat à capuche et en salopette. Il invente des méchants : « L'État », quatre hommes dans un palais, dont l'un dit « nous donnent du fil à retordre » et l'autre « débrouillez-vous ». Et il relie les blocages à la suite du calendrier : « Le 17 octobre arrive bientôt. Et les gilets jaunes aussi. » Une dernière scène montre des hommes en gilet jaune : « C'est bientôt l'heure. Soyez prêts les amis. »

Aucun syndicat lycéen, aucun parti n'a écrit ce récit dans un texte officiel. C'est une fiction qui le propose, sous forme d'épisodes, avec un prochain épisode annoncé. Pour un adolescent qui la regarde entre deux cours, c'est peut-être la seule version des événements qu'il retiendra.

Mouvement lycéen : comment le parti de l'ordre a perdu la bataille mondiale de l'image
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TIPS · SANS ABONNEMENT

Offrez-nous
un café.

Un média libre vit de ses lecteurs. Un pourboire ponctuel, sans compte ni engagement, quand le cœur vous en dit.

Vous donnez ce que vous voulez. Vous restez libre.

LAISSER UN POURBOIRE merci !
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Troisième observation : en face, des documents

Le camp de l'ordre, lui, s'est battu avec des textes. Un signalement au procureur. Un communiqué de préfecture. Ils peuvent être solides en droit. Ils sont invisibles pour qui ne lit pas les communiqués de préfecture, c'est-à-dire pour presque tous les lycéens et pour le monde entier.

L'objection est sérieuse, et je la prends. Ce dessin animé est une fiction : il ne prouve rien, il caricature, et la scène réelle elle-même, quinze secondes de vidéo, ne montre pas ce qui s'est passé avant. C'est un point de méthode que je fais vérifier à ceux à qui j'apprends à lire une source : une image prouve ce qu'elle cadre, rien de plus. Seulement, avoir raison sur le contexte ne sert à rien quand le contexte ne circule pas. Et les outils qui ont produit ce feuilleton sont à la disposition de tout le monde, y compris de ceux qui voudraient raconter l'autre version. Personne ne l'a fait.

Le 30 septembre, une lettre au procureur de Bobigny. Le 6 octobre, quinze secondes de vidéo, reprises dans le monde entier. Quelques jours plus tard, deux minutes dix-huit de dessin animé, et un carton : « Prochain épisode ».

  •  

L'humeur de Veerle Daens : même les subventionnés n'en peuvent plus de Brigitte et Emmanuel

Une pancarte passe deux fois derrière un présentateur. Personne ne donne d'ordre. Deux jours plus tard, toutes les équipes de la rédaction nationale de France 2 sont priées de surveiller les mots insultants. Mes chers libertariens de l'Absurdistan, voilà comment on tient une antenne publique sans jamais rien ordonner.

L'humeur de Veerle Daens : même les subventionnés n'en peuvent plus de Brigitte et Emmanuel
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
L'humeur de Veerle Daens : même les subventionnés n'en peuvent plus de Brigitte et Emmanuel

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Reprenons. Mardi 6 octobre, 13 Heures de France 2. Derrière Julian Bugier défilent les images de la manifestation lycéenne. Une pancarte vise Brigitte Macron et joue, grossièrement, sur le fait qu'elle fut la professeure de son mari. Je ne la recopie pas. Vous n'y perdez rien, et ce n'est pas le sujet.

Le sujet, c'est la suite. Mercredi, pas d'excuses à l'antenne. Et selon Le Parisien, le président n'a pas aimé, et il l'a fait savoir à la direction de France Télévisions.

Qui parle ? Un proche. L'Élysée n'a rien déclaré. Emmanuel Macron n'a rien déclaré. Le proche, lui, résume : « Évidemment que ça ne lui a pas fait plaisir. » Évidemment.

Très important !

Si vous voulez voir les vidéos de la manifestation, notamment au coeur des affrontements entre policiers et manifestants, rejoignez notre chaîne Telegram gratuite en cliquant sur ce lien :

J'ai Télégram et je rejoins gratuitement la chaîne
L'humeur de Veerle Daens : même les subventionnés n'en peuvent plus de Brigitte et Emmanuel
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Une consigne sans auteur

Regardez maintenant la maison se mettre en ordre toute seule.

Le médiateur de France Télévisions trouve l'image fugace, mais juge qu'elle n'aurait pas dû se retrouver à l'écran. Le directeur de la rédaction nationale, Julien Duperray, plaide sa bonne foi : « Nous ne sommes pas responsables de ce qui est écrit sur des pancartes de manifestants. » C'est exact. Puis il concède que l'usage de l'image aurait dû être maîtrisé. Et la direction rappelle à toutes les équipes de veiller aux mots potentiellement insultants.

Amis libertariens, comptons. Un agacement rapporté par un anonyme. Un médiateur contrit. Une note de vigilance pour toute une rédaction. Aucun ordre, nulle part. Amai : la consigne existe, et elle n'a pas d'auteur.

C'est la forme la plus élégante du pouvoir. Il n'interdit rien. Il laisse savoir qu'il n'a pas aimé, et le reste s'organise dans les couloirs.

L'humeur de Veerle Daens : même les subventionnés n'en peuvent plus de Brigitte et Emmanuel
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

Le plus subventionné des journaux

Le plus savoureux est ailleurs. Le journal qui raconte l'affaire est celui qui reçoit le plus d'argent public en France.

En 2024, 527 titres se sont partagé 175,2 millions d'euros d'aides directes. Premier du classement par titre : Aujourd'hui en France, l'édition nationale du Parisien, avec 12,24 millions. Premier par groupe : Les Échos-Le Parisien, avec 17,97 millions.

Ce journal-là ne dénonce rien, notez bien. Il raconte. Il rapporte qu'un chef d'État s'est plaint d'une chaîne publique à cause d'une pancarte. Pour le titre le mieux nourri du pays, c'est déjà mordre la main qui donne la gamelle.

L'humeur de Veerle Daens : même les subventionnés n'en peuvent plus de Brigitte et Emmanuel
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

Compagnons d'Absurdistan, faites le tableau. D'un côté, une chaîne financée par l'État qui s'excuse d'une pancarte qu'elle n'a pas écrite. De l'autre, le journal le plus subventionné de France, qui publie ce que l'entourage présidentiel aurait préféré garder dans les couloirs.

Mardi, une pancarte. Mercredi, pas d'excuses. Jeudi, une note à toutes les équipes. Ordres donnés : zéro.

L'humeur de Veerle Daens : même les subventionnés n'en peuvent plus de Brigitte et Emmanuel
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TIPS · SANS ABONNEMENT

Offrez-nous
un café.

Un média libre vit de ses lecteurs. Un pourboire ponctuel, sans compte ni engagement, quand le cœur vous en dit.

Vous donnez ce que vous voulez. Vous restez libre.

LAISSER UN POURBOIRE merci !
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !
  •  

SNCF et RATP : entre 4% à 10% de votre amende va dans la poche de celui qui vous l'a mise

À la SNCF, un contrôleur peut toucher entre 4 % et 10 % du montant d’une amende réglée sur place, selon Stéphane Vardon, chef de bord et responsable CGT. À la RATP, la direction annonce 150 euros bruts mensuels de prime, quand des contrôleurs interrogés évoquent 50 à 600 euros. Derrière la lutte contre la fraude, l’usager devient une ligne de prime.

SNCF et RATP : entre 4% à 10% de votre amende va dans la poche de celui qui vous l'a mise
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
SNCF et RATP : entre 4% à 10% de votre amende va dans la poche de celui qui vous l'a mise

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Le débat ne porte pas sur les agents, qui appliquent les consignes. Il porte sur le mécanisme décidé en haut : indexer une part de la rémunération sur les amendes infligées. Les deux entreprises publiques sont financées par le contribuable ; leur politique de contrôle mérite donc un examen précis.

SNCF et RATP : entre 4% à 10% de votre amende va dans la poche de celui qui vous l'a mise
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

SNCF : un pourcentage sur les amendes, un forfait sur les paiements différés

À la SNCF, Stéphane Vardon, chef de bord et responsable syndical CGT en poste depuis vingt-sept ans, décrit un dispositif prévoyant une prime comprise entre 4 % et 10 % du montant de l’amende lorsque celle-ci est réglée sur place. En cas de paiement différé, la rémunération serait forfaitaire : 96 centimes par amende, quel que soit son montant.

Des contrôleurs interrogés évoquent des primes mensuelles comprises entre 50 et 600 euros. Ces montants rapportés ne constituent toutefois ni une moyenne nationale ni une mesure représentative de l’ensemble des agents.Même sans instruction explicite de verbaliser davantage, l'existence d'un intérêt financier crée un risque de conflit d'intérêts apparent. Le voyageur pressé, intimidé ou mal informé de ses droits devient la meilleure source de revenus.

L’amende payée immédiatement rapporte davantage à l’agent que l’amende différée. Cependant, il appartient à l'entreprise de prévenir ce risque par des règles transparentes et des procédures de contestation accessibles.

SNCF et RATP : entre 4% à 10% de votre amende va dans la poche de celui qui vous l'a mise
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

RATP : 150 euros officiels, un témoignage à 1 000 euros

À la RATP, la direction annonce une prime mensuelle de 150 euros bruts. Un agent affirme avoir touché jusqu'à 1 000 euros en un mois, mais ce témoignage isolé n'a pas été vérifié : il ne permet donc d'établir ni une moyenne ni un montant habituel. De son côté, un cadre de l'entreprise reconnaît que les agents dont les primes atteignent plusieurs centaines d'euros peuvent recevoir moins de missions de contrôle les mois suivants.

Michel Babut, vice-président de la FNAUT, avance que la prime d'équipe représente 10 % du montant des amendes et estime que certaines pratiques pourraient conduire à des verbalisations trop strictes. Les exemples cités alimentent le malaise : une voyageuse aurait reçu une amende de 150 euros pour avoir transporté une plante jugée trop volumineuse dans le métro ; un jeune homme affirme avoir payé 35 euros alors qu'il possédait un pass. La RATP indique par ailleurs avoir recruté de faux voyageurs pour évaluer le professionnalisme de ses contrôleurs. Cette démarche révèle que la qualité des contrôles constitue déjà un sujet de vigilance interne.

SNCF et RATP : entre 4% à 10% de votre amende va dans la poche de celui qui vous l'a mise
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TIPS · SANS ABONNEMENT

Offrez-nous
un café.

Un média libre vit de ses lecteurs. Un pourboire ponctuel, sans compte ni engagement, quand le cœur vous en dit.

Vous donnez ce que vous voulez. Vous restez libre.

LAISSER UN POURBOIRE merci !
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Selon l'article de Capital, la fraude coûterait 700 millions d'euros par an à la SNCF et à la RATP, qui chercheraient à réduire ce montant de moitié. On comprend l’enjeu financier. Mais indexer la prime sur l’amende déplace la responsabilité : le contrôleur devient comptable d’un rendement répressif, l’usager une source de recette, et le contribuable paie deux fois. Une politique libertarienne exige plutôt de supprimer l’intéressement au PV, la transparence sur les primes, leur mode de calcul et les voies de recours pour les usagers et les contribuables.

Très important !

Si vous voulez voir les vidéos de la manifestation, notamment au coeur des affrontements entre policiers et manifestants, rejoignez notre chaîne Telegram gratuite en cliquant sur ce lien :

J'ai Télégram et je rejoins gratuitement la chaîne
  •  

Holdings, CIR, rachats d'actions : les députés taxent ce qu'ils ne savent pas compter

Par Vincent Clairmont

Un milliard d'euros annoncés, cent millions votés, pas un euro encaissé : voilà ce qu'est devenue la taxe sur les holdings familiales pendant la discussion du budget 2026. Jeudi soir, la commission des finances a voté 2 % par an sur la même cible.

Holdings, CIR, rachats d'actions : les députés taxent ce qu'ils ne savent pas compter
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Holdings, CIR, rachats d'actions : les députés taxent ce qu'ils ne savent pas compter

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Jeudi 8 octobre au soir, la commission des finances de l'Assemblée a durci la fiscalité des holdings familiales et des grands groupes. Quatre votes à retenir.

Un amendement de Charles de Courson, du groupe Liot, crée une taxe annuelle de 2 % sur une partie des placements financiers détenus par les holdings familiales. Une holding familiale, c'est la société par laquelle une famille détient son patrimoine. Un amendement d'Éric Coquerel, président de la commission, abaisse de 750 à 100 millions d'euros le chiffre d'affaires à partir duquel une entreprise paie la taxe sur les rachats d'actions. Cette taxe frappe une société quand elle rachète ses propres actions pour les annuler. Un amendement socialiste allège l'impôt des PME sur une part un peu plus large de leurs bénéfices. Un autre réforme le crédit d'impôt recherche, par lequel l'État rembourse aux entreprises une partie de ce qu'elles dépensent en recherche. Il le réserve davantage aux petites et moyennes entreprises. Et il le conditionne au maintien en France des activités financées pendant dix ans, avec remboursement en cas de délocalisation ou de nouvelle baisse d'effectifs.

Ces votes sont provisoires : la séance publique du 13 octobre repartira du texte du gouvernement, et j'ai traité cette mécanique ici le 8 octobre. Ce n'est pas mon sujet aujourd'hui.

Budget 2027 : les députés votent 4 milliards de déficit nouveau en une après-midi
Budget 2027 : la commission des finances a retiré près de 4 milliards en une séance. La plus grosse recette abandonnée du texte n’a jamais été mise aux voix.

Ma thèse, et je la tiens jusqu'au bout : la commission a cessé de taxer ce que l'on gagne pour taxer ce que l'on possède. Elle l'a fait sur une cible qu'elle avait déjà taxée l'an dernier. Elle annonçait alors un milliard d'euros de recette. Elle en a voté cent millions. Pas un euro n'a encore été encaissé.

Holdings, CIR, rachats d'actions : les députés taxent ce qu'ils ne savent pas compter
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Premier point : personne ne sait ce que cette taxe rapportera

Quand l'impôt porte sur ce qu'on gagne, il existe un chiffre écrit noir sur blanc : un bénéfice, un dividende versé, une somme, une date. Quand il porte sur ce qu'on possède, il faut d'abord décider ce que ça vaut. Or une holding familiale détient des parts de sociétés qui ne sont pas cotées en Bourse : il n'existe aucun prix public. Le fisc doit donc fixer un prix lui-même, et le propriétaire le contestera. Personne ne peut dire à l'avance ce que la taxe rapportera.

La démonstration se trouve dans le budget de l'an dernier. L'article 7 de la loi de finances pour 2026 a créé une taxe sur les holdings familiales. Le projet du

  •  
❌