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Coma diabétique : combien ça coûte sans la sécu et sans mutuelle ?

Par Élise Rochefort

Un séjour hospitalier pour coma diabétique met en jeu trois régimes de facturation distincts, selon que le patient dispose ou non de droits ouverts à l'assurance maladie et d'une complémentaire santé. L'écart entre les trois situations va de 193 euros à plus de 18 000 euros. Les tarifs sont publics et affichés.

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La question du coût d'une hospitalisation pour coma diabétique n'appelle pas une réponse mais trois, correspondant à trois situations administratives distinctes. Les montants ci-dessous reposent (par commodité) sur les tarifs des Hospices civils de Lyon applicables au 1er avril 2026, sur l'arrêté du 27 février 2026 fixant le forfait journalier hospitalier, et sur la réglementation en vigueur au 15 septembre 2026.

L'hypothèse de séjour retenue est celle d'une acidocétose diabétique ayant nécessité trois jours de réanimation puis quatre jours d'hospitalisation en médecine, soit sept jours.

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Les tarifs de référence

Les tarifs journaliers de prestations sont fixés établissement par établissement, par arrêté de l'agence régionale de santé, et font l'objet d'un affichage obligatoire dans les chambres. Ceux des Hospices civils de Lyon, au 1er avril 2026, sont les suivants.

CatégorieTicket modérateur par jourTarif plein journalier
Médecine, autres spécialités340,61 €1 703,03 €
Médecine, gériatrie, addictologie, douleurs chroniques323,93 €1 619,63 €
Chirurgie412,31 €2 061,57 €
Spécialités coûteuses572,15 €2 860,77 €
Spécialités très coûteuses, réanimation741,19 €3 705,97 €
Obstétrique338,48 €1 692,41 €
Nouveau-nés230,39 €1 151,97 €

À ces montants s'ajoute le forfait journalier hospitalier, porté à 23 euros par jour au 1er mars 2026 contre 20 euros auparavant, et 17 euros en psychiatrie. La chambre particulière est facturée 76 euros par jour dans cet établissement, tarif inchangé depuis le 1er février 2023.

Ces tarifs sont propres aux Hospices civils de Lyon. Ils varient d'un établissement à l'autre, sans qu'une comparaison nationale homogène soit publiquement disponible.

Première situation : droits ouverts, pas de complémentaire

C'est la situation la plus fréquente parmi celles que recouvre la question.

Un séjour en réanimation comporte nécessairement un acte thérapeutique ou diagnostique dont le tarif dépasse 120 euros — pose de cathéter veineux central, intubation, ventilation mécanique. Or la réglementation prévoit que dès qu'un tel acte figure au séjour, le ticket modérateur de 20 % est remplacé par une participation forfaitaire, portée de 24 à 32 euros au 1er avril 2026. Cette participation s'applique une seule fois par séjour, pour l'ensemble des frais d'hospitalisation, et l'établissement perçoit alors 100 % du tarif de la part de l'assurance maladie.

Le reste à charge se limite donc à deux lignes :

  • forfait journalier : 7 × 23 = 161 euros ;
  • participation forfaitaire : 32 euros.

Total : 193 euros.

Si le patient est déjà pris en charge au titre de l'affection de longue durée numéro 8, qui couvre le diabète de type 1 comme de type 2, il est exonéré de la participation forfaitaire pour les soins en rapport avec l'affection et mentionnés au protocole. Le total est alors de 161 euros. L'absence d'affection de longue durée coûte donc 32 euros sur cet épisode. Elle n'a aucun autre effet sur le montant.

Le forfait journalier, lui, n'est jamais pris en charge par l'assurance maladie, quelles que soient la situation du patient et la gravité du séjour.

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Deuxième situation : pas de droits ouverts

L'affiche tarifaire des Hospices civils de Lyon comporte la mention suivante : « Vous devrez régler la totalité des frais d'hospitalisation si vous ne bénéficiez pas d'un régime d'assurance en France. » Le CHU de Nantes formule la même règle.

Appliquée à l'hypothèse retenue, elle donne :

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Comment un geek a violé en deux minutes l'application UE de vérification d'âge "techniquement prêt"

Par Renaud Jacobs

À la mi-avril 2026, la présidente de la Commission européenne a déclaré l'application européenne de vérification d'âge « techniquement prête » et conforme aux « plus hauts standards » de confidentialité. Quelques jours plus tard, un consultant en sécurité britannique la contournait en moins de deux minutes. Trois mois et une série de correctifs plus tard, il recommençait avec une extension de navigateur écrite en quelques minutes à l'aide d'une IA. L'histoire mérite d'être reprise dans l'ordre, parce que son intérêt n'est pas là où on l'a placé.

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Commençons par rappeler ce dont il s'agit, car ce n'est pas un gadget. L'application est ce que la Commission surnomme le mini-wallet : elle est bâtie sur les mêmes spécifications techniques que le portefeuille européen d'identité numérique, dont elle constitue explicitement la marche d'approche ; les lignes directrices de la Commission sur l'article 28 du règlement sur les services numériques la désignent comme la méthode de référence pour protéger les mineurs en ligne ; et son déploiement est attendu dans les vingt-sept États d'ici la fin 2026. Ce qui casse ici ne casse pas dans un projet secondaire.

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Premier temps : le contournement

Paul Moore est consultant en sécurité, britannique, et il travaille à découvert : il publie ses démonstrations en vidéo. Celle qui a fait le tour d'Europe dure moins de deux minutes.

Le mécanisme se résume en une phrase, et je la donne au niveau où elle éclaire sans servir de mode d'emploi. Le code confidentiel de l'application était bien

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Bruxelles a interdit votre sachet de ketchup — et personne ne vous a prévenu

Depuis le 12 août 2026, un règlement européen décide de la façon dont vous assaisonnez votre repas. Le sachet de ketchup, de moutarde ou de mayonnaise disparaît des tables si vous mangez sur place mais reste légal si vous sortez avec votre plateau. Une interdiction absurde, une note salée pour le petit restaurateur, et une adaptation que les grandes chaînes absorbent sans ciller.

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Ce texte en dit long sur la complexité d’une réglementation européenne capable de transformer une simple dose de sauce en objet de conformité.

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Une règle européenne qui descend jusque dans l’assiette

Le règlement (UE) 2025/40, dit PPWR, a été adopté le 19 décembre 2024 et est entré en vigueur le 11 février 2025. Il s’applique depuis le 12 août 2026. Cette norme s’inscrit dans l’objectif de réduire de 15 % les déchets d’emballage par habitant entre 2026 et 2040. Elle touche aussi, dans le même mouvement, d’autres portions individuelles comme le sucre ou le lait pour le café. Les centres de santé et de soins échappent à l’interdiction.

Pourquoi les polytechniciens et les énarques n’ont aucun courage managérial mais beaucoup de mépris social
On a supprimé les grands corps en 2021 ; six cents agents y demeurent. Pourquoi un système qui retire la chute ne peut produire aucun arbitrage difficile.

Mais le calendrier est moins immédiat que certains titres de presse ne le laissent entendre. L’annexe V vise notamment les emballages plastiques à usage unique contenant des portions individuelles de condiments, sauces, sucre ou assaisonnement dans le secteur HORECA (Hôtellerie-Restauration-Café). Toutefois, l’article 25 prévoit que les restrictions correspondantes s’appliqueront à partir du 1er janvier 2030.

A cet effet, les portions fournies avec des plats à emporter destinés à être consommés immédiatement restent exclues de cette interdiction. Ce même sachet peut donc relever de régimes différents selon le contexte de consommation.

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Le petit restaurateur face à la bureaucratie bruxelloise

À terme, les établissements devront adapter leurs pratiques : flacons collectifs, distributeurs rechargeables ou service à l’assiette pourront remplacer certaines portions individuelles. Ces solutions existent déjà, mais leur déploiement suppose des achats, de l’entretien, une organisation et des exigences sanitaires adaptées.

L’humeur de Veerle Daens : 1.000€ par trimestre pour n’avoir rien reçu
Facturation électronique : 500 € puis 1 000 € par trimestre, sans plafond, pour n’avoir pas désigné de plateforme de réception. Bercy promet de ne pas sanctionner en 2026.

Une grande chaîne peut standardiser rapidement ses équipements et ses procédures. Pour une petite brasserie, chaque nouvelle obligation représente au contraire une décision d’investissement et une contrainte opérationnelle supplémentaire.

Bruxelles vous interdit d’échanger vos graines (et même un greffon) avec votre voisin
À partir du 30 juin 2026, les micro et petites exploitations agricoles entrent à leur tour dans le champ du règlement européen contre la déforestation (EUDR). En parallèle, les nouvelles règles européennes sur le matériel de reproduction des végétaux encadrent drastiquement les échanges de semences et interdisent ceux de greffons

La Commission elle-même reconnaît la complexité du texte : depuis son adoption, elle a reçu de nombreuses questions des États membres et des acteurs économiques sur son interprétation. Elle a publié en juin 2026 un document d’orientation pour tenter de clarifier les règles.

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