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États-Unis : un mandat d’arrêt émis contre l’ancien président cubain Raúl Castro, 95 ans

Une juge de Floride a délivré un mandat d’arrêt contre l’ancien président cubain Raúl Castro dans une affaire remontant à 1996. La décision, prise au niveau de l’État, a été signée par Ariana Fajardo Orshan, du 11e circuit judiciaire de Floride, à Miami, le 19 octobre.

Les faits datent du 24 février 1996, lorsque l’aviation cubaine avait abattu deux avions Cessna 337 appartenant à l’organisation d’exilés cubains Brothers to the Rescue, basée à Miami. Quatre personnes avaient été tuées, dont trois ressortissants américains.

L’organisation repérait des migrants cubains tentant de rejoindre les États-Unis par la mer. Elle menait aussi des actions contre le gouvernement cubain, notamment en larguant des tracts au-dessus de l’île.

Les circonstances de l’incident restent contestées. Washington affirme que les appareils ont été abattus au-dessus des eaux internationales. Cuba soutient, de son côté, qu’ils avaient violé son espace aérien et que les activités de l’organisation représentaient une menace pour sa sécurité nationale.

Des accusations rejetées par La Havane

À l’époque des faits, Raúl Castro était ministre cubain de la Défense. Frère cadet de Fidel Castro, il a ensuite dirigé le pays de 2008 à 2018, avant de céder la place à l’actuel président Miguel Díaz-Canel.

Le mandat survient près de cinq mois après les accusations portées le 20 mai 2026 contre l’ancien dirigeant et cinq autres personnes. Les poursuites fédérales comprennent quatre chefs de meurtre, deux de destruction d’aéronefs et un de complot visant à tuer des ressortissants américains. Les cinq autres accusés sont d’anciens membres de l’appareil militaire cubain, dont trois pilotes.

Le nouveau mandat délivré en Floride porte, quant à lui, sur une accusation de complot en vue de commettre un meurtre au premier degré.

Les autorités cubaines avaient rejeté les accusations américaines de mai, dénonçant une « méprisable provocation politique ».

Une décision sur fond de pressions américaines contre Cuba

Ce nouvel épisode judiciaire survient dans un contexte de fortes tensions entre Washington et La Havane. Un haut responsable de l’administration Trump avait déclaré que les poursuites engagées en mai s’inscrivaient dans une campagne de pression contre l’île.

Les relations se sont notamment dégradées après l’intervention américaine au Venezuela en janvier 2026, qui a conduit à la capture de l’ancien président vénézuélien Nicolás Maduro, l’un des principaux alliés du gouvernement cubain. Washington a aussi annoncé des mesures visant les pays qui approvisionnent Cuba en pétrole.

Pour sa part, la Russie maintient son opposition aux sanctions américaines visant l’île. En février, le président russe Vladimir Poutine a jugé ces restrictions inacceptables, tout en soulignant les liens historiques particuliers unissant les deux pays.

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«Ce n’est pas la Russie, mais les États-Unis et l’UE qui ont déstabilisé les marchés énergétiques», affirme Sergueï Lavrov à Téhéran

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, s’est entretenu ce 19 octobre à Téhéran avec son homologue iranien, Abbas Araghchi. Les discussions ont principalement porté sur la crise dans le golfe Persique et le renforcement de la coopération russo-iranienne.

Lors de la conférence de presse commune, Sergueï Lavrov a réaffirmé la disponibilité de Moscou à contribuer à un règlement négocié entre les parties au conflit. Dénonçant les opérations américaines et israéliennes contre l’Iran, il a appelé au rétablissement de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz et à des garanties contre toute nouvelle agression.

Araghchi a également désigné les opérations militaires américaines comme la principale cause de l’instabilité régionale. Il a souligné que Moscou et Téhéran partageaient une même position : les crises du Moyen-Orient doivent être réglées par la diplomatie, et non par la force.

Le chef de la diplomatie russe, par ailleurs, a rappelé les actions entreprises par Moscou en faveur de l’Iran. Selon lui, la Russie a fait obstacle, au sein de l’ONU, aux tentatives de légitimation des frappes américaines et israéliennes. Il a également évoqué les livraisons russes de médicaments et de produits alimentaires destinés à la population iranienne.

Moscou et Téhéran confirment la solidité de leur partenariat

Malgré le contexte régional, la Russie entend poursuivre ses engagements envers l’Iran. Araghchi a salué des négociations « très productives », soulignant que le traité de partenariat stratégique global avait renforcé les relations entre les deux pays.

Cette proximité se traduit aussi par des positions communes sur la scène internationale. Sergueï Lavrov a rappelé leur attachement à un ordre mondial multipolaire fondé sur la souveraineté des États et leur opposition aux mesures coercitives unilatérales contraires au droit international.

Sur le plan économique, Moscou a confirmé la poursuite des projets engagés avec Téhéran. Sergueï Lavrov a annoncé le retour progressif des spécialistes russes à la centrale nucléaire de Bouchehr et évoqué les perspectives de coopération dans les hydrocarbures. Les études techniques du projet ferroviaire Recht-Astara se poursuivent également, en attendant la finalisation des documents nécessaires par la partie iranienne.

Concernant les marchés énergétiques, Sergueï Lavrov a rejeté les affirmations selon lesquelles la Russie tirerait profit de la hausse des prix. Il a souligné l’importance de leur stabilité pour le développement économique à long terme, imputant aux Européens et à l’administration américaine précédente la déstabilisation des marchés après leur décision de renoncer aux approvisionnements russes.

Ukraine et autres dossiers internationaux

La question ukrainienne a également été abordée. Sergueï Lavrov a exposé à son homologue les derniers développements du conflit, affirmant que Kiev et ses soutiens européens n’étaient pas prêts à engager des négociations. Il a aussi dénoncé les restrictions visant, selon lui, la langue russe et les traditions orthodoxes en Ukraine.

Sur le dossier palestinien, le ministre russe a dénoncé les tentatives pour reléguer au second plan la création d’un État palestinien. Moscou et Téhéran ont insisté sur l’application des résolutions internationales concernant la Palestine et le Liban. Les deux ministres ont également évoqué la nécessité de relancer le dialogue au Yémen et de réduire les tensions entre l’Afghanistan et le Pakistan.

Enfin, Sergueï Lavrov a exprimé le souhait de voir le président iranien Massoud Pezechkian participer au sommet des pays exportateurs de gaz, prévu le 27 octobre à Moscou, ainsi qu’une délégation iranienne à la conférence sur la sécurité eurasiatique, organisée les 3 et 4 novembre à Minsk.

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Un appel citoyen pour sortir l’Abkhazie de l’isolement

Frédéric DELORCA

Avec son climat subtropical qui permet d’avoir plusieurs récoltes de fruits par an et ses plages de sable fin sur les bords de la Mer Noire, et ses chemins de randonnée à travers les forêts profondes et les sommets enneigés du Caucase, l’Abkhazie, ancien lieu de villégiature de la nomenklatura soviétique, pourrait être un paradis touristique inscrit au catalogue de toutes les agences de voyage comme la Thaïlande et Acapulco.

Elle l’est chaque année pour plus d’un million de touristes russes (surtout depuis que la guerre d’Ukraine complique leurs voyages à travers le monde). Mais pour les médias mainstreams d’Europe occidentale, ce petit pays de 250 000 habitants, qui a fait sécession de la Géorgie en 1993 au terme d’une guerre de libération de David contre Goliath, n’est qu’une enclave qui serait purement et simplement annexée par les Russes et vouée à l’isolement et à l’embargo, jusqu’à ce qu’il ait retrouvé le giron de ses anciens maîtres à Tbilissi.

Pourtant l’hypothèse d’une réunification relève de la pure politique fiction. Ni les 50 % d’abkhazes ethniques qui ont payé le prix du sang pour s’opposer à la politique assimilationniste des Géorgiens, ni les autres communautés (Arméniens, Russes, Grecs, Mingréliens) n’aspirent au retour de la Géorgie. Plus de trente ans de séparation entre les deux pays, l’Abkhazie s’est habituée à vivre loin de Tbilissi. Et les fièvres anti-russes attisées par l’Union Européenne et l’Amérique qui périodiquement enflamment Tbilissi (comme lorsqu’en 2008 le nationaliste Saakachvili, l’ex-patron de Raphaël Glucksman, avec le soutien de Washington, avait lancé ses troupes contre l’Ossétie du Sud, une autre entité qui s’était séparée de son pays) ne sont pas de nature à combler le fossé.

La question aujourd’hui pour le peuple abkhaze est de savoir comment construire un avenir pour soi-même quand on n’est reconnu que par quatre Etats : la Russie, le Nicaragua, le Vénézuéla et la Syrie… Si Taiwan n’est pas membre de l’ONU, cela n’empêche pas les Taiwanais de voyager à travers le monde, de même les Kosovars dont le pays n’est pas reconnu par l’Espagne ou par la Roumanie peuvent quand même se rendre dans l’Union européenne. Les Abkhazes ne bénéficient pas de ce genre de facilité. Car à l’absence de reconnaissance de leur Etat au niveau international s’ajoute une double peine liée au fait qu’ils sont assimilés par la propagande occidentale à une sorte d’axe du mal pro-russe. Du coup, non seulement leurs passeports ne sont pas reconnus (à tel point qu’ils ne peuvent même pas se rendre dans la Turquie voisine), mais ils subissent de plein fouet les sanctions économiques ciblées vers leur grand frère du Nord.

L’équation sommaire « Abkhazes = alliés des Russes », est pourtant plus complexe qu’il n’y paraît. En 1996 Eltsine avait placé l’Abkhazie sous embargo, et si Poutine se pose plutôt en protecteur, les Abkhazes veillent à ce que cela ne se fasse pas au détriment de leur souveraineté. En novembre 2024 par exemple, les manifestants à Soukhoumi étaient parvenus, en mode « gilets jaunes » à renverser le gouvernement jugé trop pro-Russe en envahissant le siège de ses institutions. Dans ce pays où tout le monde est prêt à défendre sa liberté avec les armes, l’achat des terres reste interdit aux étrangers, ce qui le préserve aussi de la spéculation et des excès du capitalisme cynique qu’il soit russe ou globalisé.

Avant de définir quel degré de proximité les Abkhazes doivent entretenir avec leur protecteur russe et avec les autres pays de la région, l’urgence première pour ce peuple est de desserrer sur un plan strictement humanitaire l’étau qui les étrangle, et qui fait que, par exemple, même le fait d’aller se faire soigner à l’étranger pour des soins médicaux (quand le système sanitaire local est largement défaillant) peut relever du casse-tête (car même la détention d’un passeport russe ne vous garantit pas un droit d’être soigné gratuitement à Sotchi).

D’une façon très significative, l’initiative pour desserrer cet étau a été prise par un collectif citoyen ancré dans la diaspora abkhaze en Turquie, une communauté issue de l’exil d’Abkhazes qui ont fui au XIXe siècle les massacres tsaristes. Cette communauté, qui compte environ 500 000 membres a progressivement repris conscience de ses racines caucasiennes dans les années 1990. En son sein l’avocat communiste Anit Baba a lancé en juin dernier une pétition pour convaincre le gouvernement turc d’autoriser les ressortissants d’Abkhazie à venir dans ce pays, et en vue du rétablissement de la liaison maritime entre Soukhoumi et les ports turcs.

Cette campagne a connu un succès immédiat dans les partis de gauche turcs, et même au sein de mouvements de droite, ainsi que dans les diverses communautés ethniques minoritaires comme les Kurdes et les Arméniens. Même la parti kémaliste qui dirigeait le pays dans les années 1990 a signé son soutien, sans oublier des organisations professionnelles comme l’union des barreaux de Turquie (les avocats), divers intellectuels et artistes etc.

Le succès de cette campagne est tel que le collectif « Fin de l’Isolement de l’Abkhazie » souhaite aujourd’hui étendre sa dynamique au monde entier en lançant un appel international contre l’enclavement de l’Abkhazie. Des comités en ce sens se constituent en Europe, en Asie, en Afrique, aux Etats-Unis. Le soutien à la pétition Ouvrez les portes verrouillées de la Mer Noire – mettez fin à l’isolement ! doit être l’occasion à la fois de tendre la main à ce courageux petit peuple qui depuis des siècles a résisté à toutes les tentatives d’asservissement et d’assimilation, et un moyen de dénoncer la politique occidentale qui applique un deux poids deux mesures entre les peuples « alliés » et les peuples « ennemis », en condamnant sans état d’âme ces derniers à l’oubli et à l’étranglement. Plutôt que de servir de supplétif à l’impérialisme de l’Union européenne en Géorgie, la France et les autres pays francophones s’honoreraient de plutôt choisir dans le Caucase le non-alignement et aider les Abkhazes à sortir du blocus économique et administratif. C’est ce que les citoyens doivent demander en signant cette pétition.

Lien pour la pétition (en français) : https://atlasalternatif.over-blog.com/2026/10/petition-pour-la-fin-de-l-isolement-de-l-abkhazie.html

Publié à l’origine par  Le Grand Soir

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Violences de colons israéliens en Cisjordanie occupée: «Empêcher les Palestiniens de cultiver leurs terres contribue à les en chasser»

La récolte des olives commence dans une atmosphère ultra-violente en Cisjordanie occupée. Accaparement de terres, vandalismes et surtout agressions physiques contre des Palestiniens, mais aussi des étrangers. Un maire français et une photographe américaine ont été frappés ces derniers jours. Les violences des colons sont rarement suivies d’enquêtes sérieuses ou de poursuites, selon des ONG israéliennes et palestiniennes, ce qui entretient un sentiment d’impunité. Le point sur cette situation avec Bushra Khalidi, directrice des politiques de l’ONG Oxfam international, basée en Palestine.

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AES-CEDEAO : des signes de détente et l’ambition d’un accord-cadre à l’issue de la première session de négociations

L’Alliance des États du Sahel (AES) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont engagé le 17 octobre à Dakar, capitale du Sénégal, des négociations formelles ambitionnant de définir un nouveau cadre de coopération entre les deux parties et ouvrant la voie à une redéfinition de leurs relations. Bien que les divergences politiques persistent entre les deux blocs régionaux, il est nécessaire pour les pays ouest-africains de maintenir les liens économiques, sécuritaires et humains. La rencontre est considérée comme une avancée diplomatique qui a permis de mettre en place des groupes de travail thématiques conjoints, chargés de poursuivre les discussions techniques sur un projet d’accord-cadre. Les conclusions de ces groupes devraient ensuite être soumises aux ministres lors de leur prochaine session.

Les discussions ont été conduites par le ministre sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères Cheikh Niang, à la tête de la délégation de la CEDEAO, et par Karamoko Jean-Marie Traoré, chef de file de celle de l’AES. Le dialogue s’inscrit dans le prolongement des consultations engagées à Bamako le 22 mai 2025.

Le maintien des échanges économiques et de la mobilité des populations au cœur d’un futur accord

Les délégations des deux organismes régionaux ont exprimé le souhait de bâtir une coopération fondée sur le bon voisinage, compte tenu des relations socioculturelles, économiques et historiques qui lient les peuples de l’Afrique de l’Ouest. La perspective d’un accord-cadre repose sur 18 secteurs prioritaires répartis en cinq axes qui incluent la libre circulation des personnes et des biens, le commerce, l’humanitaire et la sécurité, avec une attention particulière portée aux questions de souveraineté, de dignité et de bien-être des populations.

Selon la presse africaine, l’ouverture entre les deux organisations ne signifie pas pour autant un retour des pays de l’AES, à savoir le Burkina Faso, le Mali et le Niger, dans le giron de la CEDEAO, car les trois pays sahéliens maintiennent leur position sur l’irréversibilité de leur retrait de l’organisation ouest-africaine. Cela n’exclut toutefois pas la possibilité d’un partenariat régional.
Pour la suite du processus, il s’agit de traduire ces négociations en dispositions effectives régissant les relations et la coexistence entre les deux organisations.

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Cisjordanie occupée: Israël annonce l'arrestation de dix personnes après de récentes attaques de colons

La police israélienne a annoncé, lundi 19 octobre, l'arrestation de dix personnes soupçonnées d'être impliquées dans des attaques perpétrées par des colons contre une photographe américaine et un maire français en visite en Cisjordanie occupée. Ce dernier figurait dans un convoi de diplomates européens. Face au tollé international, le ministre de la Défense, Israël Katz, réclame une réponse policière stricte, refusant tout recours à la détention administrative.

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Législatives en Israël: Benyamin Netanyahu obtient le soutien tardif de Donald Trump

Dans un peu plus d’une semaine, les Israéliens se rendront aux urnes. Des législatives qui s’annoncent serrées avec un enjeu important. C’est la première élection depuis le 7-Octobre et après trois années de guerre. Le vote risque de se résumer à un référendum – pour ou contre – Benyamin Netanyahu. Et hier, le Premier ministre, qui est candidat à sa réélection, a obtenu le soutien de Donald Trump.

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