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Mon refuge et mon orage

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Cette autobiographie, Arundhati Roy l'écrit comme un roman. Elle la commence quand sa mère vient de disparaître, et c'est d'abord un portrait de cette femme, figure féministe et parent redoutable, qu'elle peint, dans ce qui fut « un livre aussi difficile à écrire qu'il l'est à ne pas écrire ». C'est aussi une fresque politique et sociale car, comme sa mère, elle est une combattante (« Mrs Roy m'a appris à penser, puis ma façon de penser l'a rendue furieuse »). Au mépris du danger, elle rédigera plusieurs articles et livres en soutien aux luttes des opprimés — comme celle qui s'oppose à la construction du barrage de la Narmada —, elle marchera aussi dans la forêt de Dandakaranya avec la guérilla naxalite. D'abord architecte, puis scénariste, elle travaille pendant quatre ans à son roman Le Dieu des petits riens (1997), qui a connu un grand retentissement international. Assumant la porosité entre réel et fiction, elle intègre à son récit Anjum, le personnage intersexe au cœur de son deuxième roman, Le Ministère du bonheur suprême (2017), qui fonde une communauté trans dans un cimetière…

Voir en ligne : /2026/10/MEYNAUD/70078

Gallimard, Paris, 2026, 400 pages, 24 euros.

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