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Normal view

Air-raid sirens cost Kyiv’s weapons makers 61.8 working hours in month, nearly eight days, yet their contract deadlines stay fixed, two groups say

9 October 2026 at 19:49

Air-raid sirens are quietly stealing the hours Ukraine needs to build its weapons. The alerts ate up 61.8 hours of the standard work schedule in Kyiv between 27 August and 29 September, almost eight working days in a little over a month, yet weapons makers still face unchanged contract deadlines, the Ukrainian Gunmakers Council and the League of Defense Enterprises of Ukraine say.

In September 2026, Economy Minister Oleksandr Kravchenko said that every hour of air-raid alerts costs Ukraine’s economy about $45 million as businesses halt and workers shelter. For arms makers, those lost hours collide with fixed delivery dates and the penalties that follow if they slip.

The council’s figure covers Kyiv alone, and each plant loses more depending on its location, schedule, and processes, the groups said. On top of the siren time comes the wait to shut equipment down safely, move workers to shelter, and restart once the all-clear sounds.

A missed deadline carries a daily fine, and after 30 days, an extra 7 percent penalty. Money meant for components and the next orders goes instead to penalties and court disputes.

A rule that ignores the sirens

The contract date stays fixed unless the customer agrees to move it, the groups said. That leaves producers paying for stoppages they do not control, while the weapons still have to ship.

The Gunmakers Council has drafted changes to Cabinet Resolution No. 1275 to establish a single method for confirming real downtime from alerts and its effect on each contract’s deadline, it said. A customer could check alert times against official data and verify stoppages and restarts against a plant’s own production records, with each request judged on a case-by-case basis.

Waiting on the ministry

The groups say they have repeatedly raised the issue with the Defense Ministry and sent official letters proposing changes, and they are urging the ministry and the Defense Procurement Agency to act without delay.

They want a defined list of supporting documents, a deadline for reviewing requests, and rules for applying the mechanism to contracts that have already been signed. Until a decision comes, enterprises keep losing production time, and the risk of delay grows, the groups say.

Espagne, la grève contre la rente

9 October 2026 at 17:28
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« Quel feignant ce rentier », Madrid, mai 2024
cc0 Daquella Manera

Une expulsion empêchée, un immeuble occupé, une assemblée de quartier… En Espagne, la lutte pour le logement excède depuis longtemps la défense des ménages menacés d'expulsion. Elle a formé des militants, inventé des pratiques de solidarité et contribué à transformer la vie politique du pays. Quinze ans après les indignados, les mobilisations actuelles prolongent cette histoire, alors que la crise du logement ébranle de nouveau les équilibres politiques.

L'expulsion de Maricarmen Abascal, 87 ans, le 23 septembre à Madrid, puis sa mort le 7 octobre, ont nourri une mobilisation qui s'étend à plusieurs villes du pays. Lors des manifestations du 3 octobre, organisées dans plus de cinquante villes, les syndicats de locataires appelaient à une grève générale pour le droit au logement et contre le rentismo, le système qui tire des revenus de la détention de biens immobiliers.

Le 11 novembre, une grève générale de vingt-quatre heures aura lieu à l'initiative, notamment, du Sindicato de Inquilinas. Elle bénéficie du soutien conjoint des deux principales centrales ouvrières, l'Union générale des travailleurs (UGT) et les Commissions ouvrières (CCOO), une première depuis quatorze ans. L'appel intervient après le rejet parlementaire de deux décrets sur le logement et la convocation d'élections anticipées pour le 29 novembre.

Si les locataires peuvent tenter de bloquer une expulsion ou négocier avec leur propriétaire, ils disposent de moyens plus limités pour imposer une baisse générale des loyers. En obtenant le ralliement des grandes centrales, leurs organisations cherchent à étendre le conflit aux lieux de travail et à exercer sur les pouvoirs publics et les intérêts immobiliers une pression beaucoup plus forte que celle des mobilisations de quartier. La grève doit ainsi permettre de contester le rentismo à l'échelle où il se perpétue : celle des choix économiques et politiques qui font du logement une source de revenus pour les uns, une dépense toujours plus ruineuse pour les autres.

Dans nos archives

Des vies sous « hypothèque » à Madrid

La « fièvre de la brique » espagnole s'est apaisée. Elle laisse derrière elle des villes fantômes, des forêts de grues immobilisées et des centaines de milliers de chômeurs. Cette enquête dans la communauté autonome de Madrid souligne l'engrenage de l'endettement dans lequel les familles se sont laissé entraîner.

La crise ne se promène pas dans les rues de Madrid, même si l'Espagne est sans doute l'un des pays les plus touchés par la récession de l'économie mondiale. La vie suit son cours. Certes, les travailleurs licenciés ou, plus encore, ceux dont le contrat temporaire n'a pas été renouvelé expriment de temps à autre leur colère. Certes, on se serre un peu la ceinture : « Dans les supermarchés, toutes les ventes ont chuté. Les seules à augmenter sont celles des produits de bas de gamme », soutient l'employé d'un centre commercial. Il y a aussi moins de monde dans les bars à l'heure de l'apéritif, les terrasses paraissent moins bruyantes le soir, et la nuit madrilène est moins bigarrée.

Les annonces « à vendre », plus nombreuses aux balcons des immeubles, témoignent des changements. Et il suffit de jeter un œil sur la vitrine de n'importe quelle agence immobilière pour vérifier l'effondrement des prix. Ainsi à Aluche, une banlieue populaire, un appartement de 65 mètres carrés, situé au troisième étage avec ascenseur, était vendu 240 000 euros en 2006. Trois ans plus tard, des logements de ce type se vendent 160 000 ou 170 000 euros. Les sociétés immobilières ont fermé plus de 40 % de leurs agences depuis 2007. Néanmoins, quand on pousse la porte de l'une d'elles, les visages sont aimables et souriants : les affaires continuent. 86 % des Espagnols sont propriétaires — un modèle pour ceux, tel M. Nicolas Sarkozy, qui veulent encourager l'accès à la propriété en guise de politique du logement (1).

Dans les faits, cet accès ouvre surtout sur… un endettement de longue durée. Entre 2004 et 2007, cinq millions de crédits avec garantie hypothécaire ont été octroyés pour l'achat de logements. Une situation si fréquente que l'expression « avoir une hypothèque » est passée dans le langage courant. Parallèlement ont proliféré les prêts à la consommation — le plus souvent garantis sur le bien immobilier —, les cartes de crédit, les crédits rapides accordés par des sociétés financières — dont les taux d'intérêt atteignent parfois 25 % — tout comme les entreprises privées de rachat de crédits. Au point que certains prêts ne sont plus associés à l'achat d'un bien concret, mais deviennent un produit de consommation à part entière. Il est ainsi habituel de recevoir des publicités ou des appels téléphoniques informant que des sommes de plusieurs milliers d'euros sont « mises à votre disposition » pour être dépensées « comme vous voulez ». Cette prolifération incontrôlée du crédit et de l'endettement pèse fortement sur les ménages. Au dernier trimestre 2008, le rapport entre la dette et les revenus de base disponibles (le ratio d'endettement) atteignait 125 %, contre 88,9 % en France. En 2008, les impayés des crédits hypothécaires se sont accrus de 310 %, et 2,7 millions de personnes ont fini l'année sans pouvoir acquitter leurs dettes. Pour 2009, on prévoit cinq cent mille mises en demeure pour des crédits personnels impayés, ainsi que plus de quatre-vingt-six mille saisies hypothécaires, soit trois fois plus qu'en 2007 (2).

La hausse des prix
fut un encouragement psychologique

Comment en est-on arrivé là ? Pour le comprendre, il faut revenir sur le rôle des agences immobilières (3). Après avoir affirmé que c'est le « meilleur moment pour acheter », l'agence offre une « étude financière », gratuite et sans engagement, destinée à évaluer ce que le futur acheteur sera en mesure de payer et le bien auquel il peut prétendre. Elle propose même de démarcher ultérieurement un crédit auprès de la banque. Dans le calcul sont pris en compte le salaire, les revenus non déclarés — ou revenus « B », comme on les appelle par euphémisme —, l'épargne et les garanties familiales. L'agence dévoile également les secrets de l'« évaluation », c'est-à-dire l'estimation du prix du logement réalisée par des entreprises certifiées qui détermineront la valeur du futur prêt. Le montant de l'évaluation, sur lequel l'agence peut influer, sert ensuite de référence à la banque pour accorder le crédit. Ce dernier doit également permettre de couvrir les frais additionnels : impôts, actes notariés et, bien sûr, commissions des intermédiaires (de l'agence en question, de la société financière et de la banque). Le paiement s'échelonne sur trente, trente-cinq ou quarante ans, en prenant soin que les mensualités ne dépassent pas 40 % de vos revenus. On vous laisse toutefois entrevoir la possibilité de les augmenter un peu, surtout si vous gagnez aussi de l'argent « B »…

Lors du boom immobilier, les évaluations gonflées, la prolifération des intermédiaires, les crédits octroyés aux limites des possibilités de paiement étaient des pratiques courantes. Et il n'est guère surprenant que, désormais, nombre de personnes ayant commencé à payer des « hypothèques » se retrouvent dans l'incapacité de les honorer.

Ester et Angel ont décidé d'acheter un logement en 2004 (4). « Je ne me suis même pas posé la question de la location, reconnaît Ester. Je n'y ai pas pensé. » Il est vrai que l'Espagne connaît une pénurie de logements à louer, les autorités ayant toujours encouragé l'accès à la propriété par des dispositions fiscales et des facilités de crédit. Les parents d'Ester, quoique travaillant à Madrid, ont successivement vécu dans les cités-dortoirs du sud de la ville, où le prix de vente des apartements était accessible : Leganés (à 11 kilomètres), Fuenlabrada (à 22 kilomètres), Valdemoro (à 27 kilomètres) et, finalement, Seseña (à 36 kilomètres). Aussi exceptionnel soit-il, ce périple résidentiel rend compte de la manière dont la revalorisation immobilière et la plus-value qu'elle autorise ont permis d'acquérir un meilleur logement — une maison avec jardin, en dernier lieu — mais à condition de s'éloigner toujours plus de la capitale. Dès la fin des années 1980, les prix de l'immobilier ont connu une augmentation régulière. Il n'était même pas nécessaire d'avoir fini de payer son logement pour le vendre, rembourser l'ancienne « hypothèque », financer une partie du nouveau et faire une autre « hypothèque » pour en payer le reste.

Bien qu'Ester et Angel n'aient pas réfléchi à cette valorisation continue au moment de l'achat, la hausse des prix — 18 % en 2004 — fut un encouragement psychologique important. L'idée que « payer un loyer, c'est jeter de l'argent par la fenêtre » relevait pratiquement de l'évidence. « L'idée fixe, c'était d'avoir quelque chose à soi, explique Ester. Mais personne ne s'en rendait compte, tout le monde s'embarquait, tous tes amis achetaient une maison. Je me souviens avoir dit à mon mari : “Soit on s'embarque maintenant [dans l'achat d'un logement], soit on laisse passer, parce que ça va devenir de plus en plus cher.” »

Tous deux travaillent à Madrid, mais ils se décident pour un F4 de 64 mètres carrés que leur montre l'agence à Valdemoro et qui coûte 165 000 euros. Ils demandent un crédit personnel destiné à l'acompte, soit 9 000 euros, qu'ils pensent rembourser rapidement grâce à la différence entre l'évaluation et le prix réel du logement. La signature devant notaire se fait ensuite rapidement, sans accès préalable aux documents, ce qui est pourtant un droit. Plusieurs changements de dernière minute modifient les conditions du prêt, ce dont Ester se souviendra plus tard avec amertume : « Tout était déjà en marche. Mes parents, qui étaient les garants, et les propriétaires de l'appartement étaient là. Ils ne voulaient pas perdre l'appartement ni l'argent de l'acompte. Mais maintenant, il m'arrive de me demander : et si j'avais dit devant tous ces gens si bien fringués — dans le bureau, outre le notaire, étaient présents le directeur et le sous-directeur de la banque, la jeune femme de l'agence et deux représentants de la banque —, si j'avais dit, quitte à ce qu'on me prenne pour une folle : “Ben moi, désolée, je ne signe pas” ? C'est ce que j'aurais dû faire. Mais avec quelle force ou avec quelle clairvoyance aurais-je pu faire une chose pareille ? A ce moment-là, mon idée était de m'acheter un appartement. J'étais complètement aveuglée par le fait qu'il était déjà à nous, qu'il n'y avait plus qu'à signer. En plus, la date limite pour la vente, c'était ce jour-là. »

Ils acceptent ainsi une « hypothèque » de quarante ans, mais en s'engageant auprès d'une banque qu'ils n'avaient pas choisie, avec un intérêt légèrement supérieur à celui précédemment annoncé et pour un montant de 189 000 euros… Ce à quoi s'ajoutent les actes et les taxes, qui représentent généralement 10 % du prix de l'appartement, mais qui, dans le cas d'Ester et Angel, montent à 14,5 %. Plus question de rembourser le crédit de 9 000 euros : l'agence immobilière en a déjà pris 6 000. Ils découvrent que le droit de désistement n'est pas reconnu par la législation espagnole dès lors que les parties sont physiquement présentes lors de la signature du contrat. Comme la plupart des ménages, c'est dans l'opacité la plus totale qu'ils ont signé un contrat financier qui engage une part considérable de leurs revenus pour le restant de leur vie. Mais ils se rassurent en pensant que, en dernier recours, il leur sera toujours possible de revendre leur logement rapidement et de faire des bénéfices…

Comme prévu, Ester et Angel commencent à payer des mensualités de 770 euros, ce qui représente 38 % de leurs revenus. Un an après l'achat, Ester est congédiée de l'entreprise où elle travaillait comme auxiliaire administrative. Elle est alors enceinte et soupçonne que c'est la raison de son renvoi. Mais, en Espagne, le licenciement sans cause avérée n'entraîne pas de grosses difficultés pour les employeurs : il suffit de verser dans les quarante-huit heures l'indemnisation fixée par la loi, correspondant à quarante-cinq jours par année travaillée. A partir de ce moment et jusqu'en 2008, Ester parvient seulement à enchaîner des emplois temporaires, comme presque 30 % des travailleurs espagnols. Ensuite, elle ne retrouve plus de travail.

Aucune loi
sur le surendettement des ménages

Durant l'année 2008, le relèvement des taux d'intérêt fait passer la mensualité à… 1 130 euros. A peu près au même moment, Angel est licencié à son tour. Pour la première fois, le couple ne peut payer les traites. Il décide de ne pas faire appel à la famille. « On pensait régulariser le mois suivant et, au pire, on pouvait retirer de l'argent avec la carte de crédit pour le reverser sur le compte. Mais on n'a pas pu payer et ça a fait boule de neige. » Angel retrouve finalement du travail. Le couple entame des négociations pour régler les retards, mais reçoit une mise en demeure menaçant d'une saisie de l'appartement. La solution proposée par la banque ? Contracter un nouveau crédit pour couvrir la dette en instance. Ester et Angel doivent donc ajouter un plan d'épargne aux conditions déjà exigées lors de la signature de l'« hypothèque » (ouverture d'un compte, souscription d'une assurance-vie et d'une assurance-habitation auprès de l'entité) et accepter une augmentation du « différentiel », le pourcentage qu'ajoute la banque au taux d'intérêt de base. L'une des clauses du nouveau contrat stipule un seuil plancher des intérêts de 3,6 %. Nous sommes précisément à la fin de l'année 2008, c'est-à-dire au moment où les taux officiels commencent à passer en dessous de ce seuil…

Scandalisés par ce qu'ils considèrent comme un nouvel abus, Ester et Angel rejettent l'offre et continuent à payer comme ils le peuvent, sans s'être acquittés des retards, en attendant de trouver un moyen pour mettre un terme à la menace d'exécution hypothécaire. En effet, en Espagne, il n'existe aucune loi sur le surendettement des ménages qui permette aux particuliers de faire face à ce type de situation. En dernier recours, les parents d'Ester sont prêts à demander un crédit pour les aider. C'est aussi une manière d'éviter que ne soit saisie la caution qu'ils ont engagée.

Bien que cela lui pèse, Ester considère désormais que « plus tu te comportes comme un pirate, mieux tu réussis dans la vie. Je pars maintenant du principe que tous ceux qui m'entourent vont me tromper ». Cela vaut d'abord pour les banques. Elle calcule ce qu'elle finira par payer : 369 600 euros avec les intérêts, pour un appartement vendu 165 000. « Je souhaitais faire d'autres choses, regrette-t-elle, je voulais étudier, passer mon baccalauréat. Et la réalité, c'est qu'aujourd'hui je me retrouve avec un appartement et rien d'autre. »

A la recherche de petits travaux
pour remonter la pente

Les problèmes de Victor, divorcé avec deux enfants, proviennent au moins autant de l'augmentation des taux d'intérêt que des difficultés de son entreprise. Employé dans le service design d'une fabrique de meubles, il touche 1 000 euros mensuels de salaire fixe mais, en période d'activité normale, s'y ajoute une partie « B » de 600 à 800 euros. Il vit et travaille à Fuensalida, une ville de la province de Tolède, à 70 kilomètres de Madrid. Si lui habite à cinq minutes de son travail, nombreux sont les habitants qui travaillent dans la capitale. En 2005, il a acheté un appartement de 115 mètres carrés pour 159 000 euros. Il n'est pas passé par une agence immobilière et a demandé directement un crédit à sa banque. Il a couvert les frais de transaction avec son épargne et a pu obtenir le crédit pour le total de l'« évaluation » grâce à sa mère, qui s'est portée caution. A cette époque, les loyers dans cette zone s'élevaient à 400-500 euros, ce qui équivaut pratiquement au montant de la mensualité qu'on lui propose — 521 euros — pour une « hypothèque » de quarante ans. « Au lieu de payer pour quelque chose qui ne sera pas à toi, raconte-t-il, j'ai préféré m'engager dans l'achat d'un appartement. »

Le taux d'intérêt annuel est de 2,5 % pendant la première année. A partir de l'année suivante, on lui applique le taux d'intérêt variable qui régit le reste de son crédit, soit le taux de base interbancaire européen — l'Euribor, acronyme de European Interbank Offered Rate (5) — plus un « différentiel » de 1,25 %. En 2006, lors de la renégociation annuelle, ses mensualités passent ainsi à 648 euros, puis à 758 euros en 2007 et, finalement, à 830 euros en 2008. Dans la mesure où les intérêts ont un poids plus important au cours des premières années, les augmentations de taux provoquent ces énormes variations. En même temps, la part des revenus « B » de Victor disparaît complètement lorsque son entreprise commence à subir les effets de la crise. C'est donc avec un salaire de 1 000 euros qu'il doit couvrir l'ensemble de ses frais. En mai 2009, il demande un crédit personnel de 12 000 euros pour faire face à plusieurs dépenses, dont la communion de sa fille. « Lorsque j'ai commencé à avoir vraiment des difficultés, je me suis mis à entraîner une équipe de football junior après le travail et, les week-ends, j'essayais de faire des petits travaux, du bricolage, n'importe quoi pour essayer de remonter la pente. J'ai aussi un permis poids lourd pour faire des trajets courts mais, pour l'instant, ça n'a rien donné. Tous les jours, je sors de chez moi à 8 heures du matin et je ne reviens jamais avant 21 heures. Je ne travaille pas moins de soixante ou soixante-cinq heures par semaine, en tirant toujours le diable par la queue pour avoir un peu d'argent et payer. Mais quand je suis débiteur, je retire avec la carte de crédit et je reverse sur le compte. » Jusqu'au mois suivant, où les intérêts s'ajoutent aux mensualités existantes des crédits immobilier et personnel…

Pour la banque,
le risque est presque nul

Victor a tenté de modifier les conditions de son « hypothèque ». En vain : les réponses sont toujours négatives car son appartement a perdu de sa valeur. « Et ne songe surtout pas à cesser les paiements ! Ici, ce n'est pas comme aux Etats-Unis, où tu restitues le logement et où la dette est soldée. Ici, la banque te prend le logement et, lorsqu'il est vendu aux enchères, la différence entre la valeur du prêt et celle de la vente, tu continues à la devoir. Ensuite, ils s'en prennent à tes garants et, si ce n'est pas suffisant, à tout ce qu'ils pourront prélever sur ton compte. » De fait, seul le salaire est dans une certaine mesure protégé contre la saisie pour dettes. Comme dans tous les pays de tradition de droit romain, un débiteur répond de sa dette avec tous ses biens présents et futurs, ce à quoi s'ajoutent d'autres types de garanties comme les cautions.

Ainsi, pour la banque, le risque du prêt est pratiquement nul, une fois retirés les coûts des diverses procédures judiciaires éventuellement engagées. Pour couronner le tout, un décret-loi (n° 716/2009), publié le 2 mai 2009, permet à la banque d'exiger des garanties supplémentaires si l'immeuble a perdu plus de 20 % de la valeur de l'estimation initiale. A défaut de lois de surendettement ou d'interventions publiques d'aide aux particuliers, le crédit privé est la seule issue. Et, en dernier recours, interviennent des entreprises de crédit rapide, pratiquant des intérêts que certains n'hésitent pas à considérer comme usuraires.

Aussi longtemps que la banque n'accepte aucun changement, la seule possibilité pour Victor, outre l'aide que peut lui apporter sa famille, est de tenir jusqu'à la prochaine renégociation de l'« hypothèque » et d'espérer que les taux d'intérêt se maintiendront aux niveaux historiquement bas d'aujourd'hui… Sous l'action conjointe de la Banque centrale européenne (BCE), des opérations de sauvetage des banques et des injections de liquidités, l'Euribor s'est en effet fixé à 1,77 % en avril 2009. Compte tenu des hauts montants d'endettement et des effets directs des cycles du marché financier, les ménages espagnols ont développé une grande familiarité avec les taux d'intérêt du marché interbancaire. Au point que Victor voit bien ce que l'on pourrait faire : « Au lieu d'aider les banques, il suffirait qu'on accélère les renégociations des hypothèques aux taux actuels, ou qu'on crée une banque hypothécaire publique, comme il y en avait avant, qui puisse racheter les dettes des gens qui ont des difficultés, et qu'on applique tout de suite les taux actuels. » C'est même l'une des seules perspectives pour beaucoup de propriétaires endettés en Espagne.

Les migrants souffrent plus encore de la situation. Près de cinq cent mille familles migrantes ont des « hypothèques », et les abus qu'elles subissent — notamment des crédits aux taux croissants, des différentiels plus élevés — sont plus graves. Fin 2008, six cent trente-quatre mille huit cents étrangers sur les cinq millions deux cent mille qui résident en Espagne figuraient dans les « registres des mauvais payeurs » (6). Les associations de consommateurs ou de quartier qui assistent les personnes confrontées à des problèmes d'endettement reçoivent majoritairement des migrants. Et pour cause : ils sont plus dépourvus que les autochtones de réseaux de soutien, les taux de chômage sont supérieurs (7) et ils sont soumis à des pratiques de crédits en chaîne qui impliquent plusieurs familles au moment où l'une d'elles cesse le paiement.

« Le profil de sortie de la récession [en Espagne] est plus lent que celui de la moyenne de la zone euro, et cela s'explique par la situation du secteur du logement », déclarait le commissaire européen chargé des affaires économiques et monétaires Joaquín Almunia, prévoyant un « ajustement plus prolongé (8) ». « Ajustement » qui suppose plusieurs milliers d'exécutions hypothécaires, l'absorption par les banques de l'épargne des ménages et un accroissement de la précarité de l'emploi et du travail au noir. Quant aux familles qui ont tenu le coup, elles risquent de voir leur endettement grimper avec un relèvement (prévisible) des taux d'intérêt.

Voir en ligne : /2009/07/GUILLEN/17571

(1) « Mon ambition serait de faire de la France un pays de propriétaires. Un Français sur deux est propriétaire de son logement. 80 % des Espagnols le sont. 76 % des Anglais le sont. Douze millions de familles françaises aimeraient être propriétaires et ne le sont pas. » TF1, 2 mai 2007.

(2) Selon les données présentées dans le rapport du Conseil des consommateurs et des usagers du 10 février 2009.

(3) Lire le dossier « Quand la pierre se transformait en or... », Le Monde diplomatique, décembre 2008.

(4) Pour conserver l'anonymat des personnes interrogées, leurs noms ainsi que ceux des villes citées ont été modifiés.

(5) L'Euribor est le taux d'intérêt calculé au jour le jour par la Fédération bancaire de l'Union européenne. Il s'agit d'une moyenne pondérée du taux d'intérêt auquel les soixante-quatre banques européennes les plus importantes sont disposées à prêter de l'argent.

(6) 21 % du volume des dettes impayées est imputé à ce groupe, qui représente seulement 11,3 % de la population.

(7) 28,4 %, contre 15,23 % parmi les autochtones, selon l'enquête sur la population active de l'Institut national de statistique (INE), au premier trimestre 2009.

(8) Agence France-Presse, 12 février 2009.

Global Oil Tanker Shortage is Getting Worse By the Day

9 October 2026 at 17:08
For a sign of just how extraordinary oil shipping costs have become, consider this: It’s now more expensive to hire a tanker from the US to China than to launch a rocket into space.

Why did Meta change its moderation system before Brazil’s elections?

9 October 2026 at 15:58
CEO of Meta Platforms Mark Zuckerberg looks on as U.S. President Donald Trump holds a press briefing with AI executives following a meeting on artificial intelligence, outside the West Wing of the White House on September 29, 2026 in Washington, DC. Photo by Finn Gomez/Getty Images

This story originally appeared in Panamerican Dispatch on Oct. 08, 2026, and is shared here with permission.

No doubt you’ve seen it yourself, or read about it: Meta, the tech giant behind Facebook, Instagram and WhatsApp, manipulating engagement on certain accounts or banning pages and posts outright to limit the reach of specific political groups.

Here’s something that happened to me. I recently set up a second Instagram account. I never interacted with, followed or liked any far right content. I only followed progressive accounts: Brasil 247’s page, the Landless Rural Workers’ Movement, Lula and a few others. So what showed up first in my feed? A reel from Lucas Pavanato. Yes, the same far right extremist who won more than 3 million votes for federal deputy on the strength of his viral social media clips. Let’s be honest about how he got those millions of views. It wasn’t charisma, and it certainly wasn’t political substance.

Jeferson Miola, a columnist and political analyst at Brasil 247, shared an account of his own: “Instagram took down the page of SAJU, the legal aid service run by the law school at the Federal University of Rio Grande do Sul,” he said. “SAJU was founded in 1950, and it provides free legal help to low income people. Instagram removed the page after it posted support for Lula’s reelection. That’s a university institution being shut down for political and ideological reasons. It’s a clear restriction of freedom of expression.”

When media personality Fábio Porchat, who has 7.5 million followers on Instagram alone, posted a video video calling out abuses at senatorial candidate Michelle Bolsonaro’s prosperity gospel church, Lagoinha, Instagram pulled it offline with no explanation. It only went back online after a wave of public pressure.

I could list case after case all day. But one account stood out to me in particular: someone who actually works at Meta Brazil. I’m protecting her identity, as journalism allows, so I’ll call her Lira. Here’s what she told me:

“At Meta, there’s a whole team of human moderators who review content. They decide what gets approved and what gets flagged, whether it’s political violence, sexual content, or anything else that crosses their line. These are people with judgment and critical thinking, making real decisions, even while working within the platform’s guidelines. Right in the middle of Brazil’s election season, a large number of them were laid off and replaced almost immediately by AI systems. That means decisions are now coming from a single automated command, possibly issued from the US, designed to boost certain content while burying the rest.”

It’s no secret that Meta has been cutting jobs worldwide. What’s not public is which jobs these were, what those employees actually did, or why the company chose this specific moment in Brazil’s political calendar to make the switch.

There’s a bigger issue here too. AI doesn’t just follow orders, it scales them, instantly and at massive reach, whether the intent behind them is good or bad. All it takes is one command. Maybe from one billionaire.

Zuckerberg’s Unapologetic Support for Trump

Lira’s story connects a lot of dots. Pavanato showing up in my feed, Porchat’s video disappearing, a university page getting banned: all of it could trace back to a single AI instruction, one that executes instantly with no human review at all.

In 2025, Meta’s CEO doubled down on his alignment with the Trump administration, the same administration that openly admits to meddling in Brazil’s politics. “The government can either be actively against you, adding friction and getting in your way, or it can actively help you break down barriers,” Zuckerberg said. Asked about backing Trump specifically, he called it “the right thing to do.”

This partnership isn’t subtle. The support runs both ways, and there’s a real appetite here to control entire countries, Brazil especially. Brazil’s Supreme Federal Court and federal government still try to regulate social media and hold Big Tech accountable to the Constitution, as we saw recently with Discord. For Meta, getting Flávio Bolsonaro into the presidency would mean restoring the lawless digital free for all his father presided over. That’s not just a preference. It’s a profitable mission for Meta, and one that’s more alive than ever. After all, how do you think those viral, extremist friendly clips that get far right candidates elected actually come about, if not with some help from Big Tech?

Laís Gouveia has been a reporter at Brasil 247 since 2018. Before that, she was educational policy director at the National Student Union (União Nacional dos Estudantes/UNE) and an editor at Portal Vermelho.

This article originally ran at Brasil 247, was translated, with consent, by Panamerican Dispatch, and can be read in its original Portuguese here.

Russia sells cheaper fuel abroad and pays to keep its own pumps running amid Ukraine’s refinery strikes, but crude money still flows

9 October 2026 at 13:33

ukraine says its strikes have knocked out 51% russia's oil refining capacity · post flames saratov refinery after reported ukrainian drone strike 2 2026 image_2026-08-02_14-32-39 news reports

Russia's seaborne exports of refined oil products rose to a three-month high in September, but the growth came from cheaper fuel oil and naphtha as diesel shipments fell to their lowest in more than a decade, Bloomberg reported, citing Vortexa data. Russia kept diesel at home after Ukrainian refinery strikes and paid oil companies to supply its pumps, while high crude prices lifted its crude export earnings.

During the ongoing deep-strike campaign, Ukraine's long-range drones have knocked out more than half of Russia's oil refining capacity, Kyiv says, and Russia's budget oil revenues are falling even as it raises war spending. High global crude prices are softening that blow.

Cheaper fuel out

Total seaborne product exports reached about 1.17 million barrels a day in September. Fuel oil shipments rose 6% to about 613,000 barrels a day, the highest since April. Naphtha, a feedstock for petrochemicals, jumped 35% to 363,000 barrels a day. Exports of refinery feedstocks, including vacuum gasoil, rose to about 32,000 barrels a day, according to Bloomberg.

The trade has moved north. Almost 80% of fuel oil cargoes left from Baltic ports, and naphtha loadings there rose almost 50% as Ukrainian attacks disrupted Black Sea infrastructure. In September, Ukraine reported hitting an oil terminal in Novorossiysk, Russia's main Black Sea oil port—one in a string of attacks on Russia's Black Sea ports and oil sites.

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More than 500 drones by Moscow’s count: Kh-101 fuel plant, second Yandex data center, and a far-north refinery hit

Diesel kept at home

Diesel and gasoil exports fell 28% to 144,000 barrels a day, the lowest monthly volume in Vortexa data going back more than a decade. Russia has restricted diesel exports to protect domestic supply after Ukrainian attacks on its refineries. Drones kept hitting them into October, from a Lukoil refinery in Volgograd to Gazprom's Salavat complex in Bashkortostan.

In September, Russia paid oil companies the biggest subsidy in more than four years to keep road fuel on the domestic market. It also imported about 350,000 tonnes of motor fuel by sea, mostly gasoline from India, Morocco, and Türkiye, Reuters calculations showed. Officials are considering letting some producers resume diesel exports in October to avoid overstocking, according to Interfax.

The diesel squeeze has reached the White House. US President Donald Trump stated on 30 September that diesel was hurt "not by the Middle East, but by what's going on in Russia, because those diesel refineries are being knocked out at a pretty alarming rate."

Crude carries the revenue

Russia's crude exports reached about 3.99 million barrels a day in the week to 27 September, and the estimated value of its seaborne crude shipments neared its highest since the full-scale invasion began, Bloomberg reported. Brent crude traded at about $102.60 a barrel on 9 October, according to Trading Economics data.

More than 500 drones by Moscow’s count: Kh-101 fuel plant, second Yandex data center, and a far-north refinery hit

9 October 2026 at 09:48

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Drones struck a plant making fuel components for Russia's Kh-101 cruise missiles and a second Yandex data center overnight on 9 October, Russian officials and monitoring channels reported. The same night, fires were reported at a refinery in Russia's far north and an oil depot near Belgorod. Russia claimed it downed more than 500 drones, and Ukraine has not claimed any of the strikes.

Ukraine has spent months hitting refineries and arms suppliers deep inside Russia. Russia, meanwhile, keeps firing Kh-101 cruise missiles at Ukrainian cities, including the one that killed 22 people in Pryluky on 7 October.

The plant behind the Kh-101's fuel

The Redkino Experimental Plant in Tver Oblast came under attack overnight, Ukrainian monitoring channel Exilenova+ reported. It said the plant makes components of Decilin-M, a fuel for Kh-55 and Kh-101 cruise missiles, as well as additives for diesel and aviation kerosene.

Tver Oblast Governor Vitaly Korolev claimed a plant in Redkino caught fire as a drone attack was being repelled. He did not name the plant. No workers were hurt, he said.

The plant also makes ferrocene derivatives, which serve as burn catalysts in solid-fuel rocket motors, Militarnyi reported. The UK sanctioned it in September 2025. Drones attacked it in September 2023 and twice in one night in June 2024, the outlet said.

In February, drones of the Security Service of Ukraine's (SBU) Alpha unit struck the plant, sparking a large fire, SBU sources told Kyiv Post. The Kh-101 is the missile Russia used against Pryluky on 7 October, Ukrainian President Volodymyr Zelenskyy said.

Yandex loses a second data center

Part of Yandex's data center in Kaluga was damaged in the drone attack, and several modules were completely knocked out, the company's press service told Interfax, Russian newspaper Kommersant reported. Some Yandex services may run with interruptions, no one was hurt, and the company is still assessing the damage, Yandex said.

Kaluga Oblast Governor Vladislav Shapsha claimed nine people were injured in the overnight attack on the region. A day earlier, a drone attack forced Yandex to fully shut its data center in Sasovo, Ryazan Oblast.

A refinery in the north, a depot near Belgorod

Locals reported an attack on the Ukhta refinery in the Komi Republic, followed by a fire, Exilenova+ said. The Lukoil-owned plant can process about 4.2 million metric tons of oil a year, making gasoline, diesel, fuel oil, and vacuum gasoil. The extent of the damage is unclear.

An oil depot north of Belgorod was also burning after the night's attack, the channel posted. Belgorod's regional headquarters claimed two people were killed and four injured, including a child, in the Belgorod district.

A large fire also broke out in Pushkino near Moscow, likely at a truck parking lot, Astra reported. The cause is unknown.

Repeated strikes on Redkino target a specialty fuel that Russia's cruise missiles depend on, while two Yandex data centers hit in two nights bring the war to services ordinary Russians use every day.

Influenciador responde crítica à Bahia e chama bolsonarismo de “câncer do Brasil”

9 October 2026 at 00:40

O criador de conteúdo político baiano Elias Barbosa rebateu uma crítica feita à Bahia e chamou o bolsonarismo de “câncer do Brasil”. A declaração foi dada em resposta a uma provocação sobre o estado ter elegido um candidato do PT como governador. Em vídeo publicado nas redes sociais, ele retrucou acusando o bolsonarismo de intensificar o discurso de ódio contra minorias e disseminar a discórdia.

O influenciador afirmou que o bolsonarismo profana a religião cristã ao criar uma imagem de mito em torno de Jair Bolsonaro. Segundo ele, o cristão idolatra mais a família Bolsonaro do que a Jesus. Elias Barbosa também criticou a transformação da igreja em palanque político e afirmou que o movimento age contra os pobres e trabalhadores.

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Fux pede acesso aos atos de Moraes em processos que levaram à condenação de Bolsonaro

8 October 2026 at 22:20

O ministro Luiz Fux, do Supremo Tribunal Federal (STF), determinou nesta quinta-feira (8) que tenha acesso integral aos processos relacionados às investigações que resultaram na ação penal da chamada trama golpista, que levou à condenação do ex-presidente Jair Bolsonaro e aliados.

A decisão ocorre durante a análise de uma ação apresentada pelo Progressistas (PP), que questiona a condução das investigações pelo ministro Alexandre de Moraes. A sigla é representada pelo advogado Paulo Cunha Bueno, que também atua na defesa de Bolsonaro, e pede a nulidade de atos e provas produzidos no âmbito das apurações.

Fux determinou que sejam disponibilizados ao seu gabinete os autos relacionados à investigação da tentativa de golpe e de outros procedimentos relatados por Moraes, entre eles os inquéritos das fake news e das chamadas milícias digitais. Segundo o ministro, o acesso direto ao conteúdo integral dos processos é necessário para a análise da ação.

Ação apresentada pelo PP

A ação foi protocolada pelo PP em abril de 2024 e questiona a legalidade de procedimentos adotados por Moraes durante as investigações. Entre os argumentos apresentados está a alegação de que a apuração teria sido conduzida sem os controles previstos para inquéritos e que o ministro não poderia acumular determinadas funções na investigação.

O partido também questiona a competência do STF para conduzir parte dos processos e pede que sejam anulados atos e provas relacionados à Operação Tempus Veritatis, deflagrada pela Polícia Federal durante as investigações sobre a tentativa de golpe.

Fux ainda não decidiu sobre a validade das provas

O acesso aos processos não significa que Fux tenha reconhecido irregularidades ou determinado a anulação da condenação de Bolsonaro.

Neste momento, o ministro reúne os documentos para analisar os argumentos apresentados na ação. Uma eventual decisão sobre a validade dos atos e das provas dependerá da análise do conteúdo dos processos e dos fundamentos apresentados pelas partes.

A movimentação ocorre enquanto pedidos de revisão da condenação de Bolsonaro tramitam no STF. O ministro Kassio Nunes Marques é relator de uma das ações apresentadas pela defesa do ex-presidente.

Decisão ocorre mais de dois anos após pedido

O despacho de Fux foi proferido mais de dois anos depois da apresentação da ação pelo PP. A medida coloca novamente sob análise os procedimentos utilizados na investigação que resultou na denúncia e, posteriormente, na condenação de Bolsonaro e outros envolvidos.

A partir do acesso integral aos autos, Fux deverá avaliar as alegações apresentadas pelo partido antes de tomar uma decisão sobre o pedido.

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