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Après son cancer du sein, Ambre reprend à mi-temps et se découvre 8 000 euros de dette

15 October 2026 at 09:45

Atteinte d’un cancer du sein à 27 ans, Ambre a repris le travail à mi-temps thérapeutique. Son assurance a cessé de payer sans qu’elle en soit informée. Son employeur lui réclame aujourd’hui 8 000 euros, et elle a perdu la moitié de ses revenus.

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Actuellement, Ambre a 29 ans. En 2024, on lui diagnostique un cancer du sein. Six mois de chimiothérapie, une trentaine de séances de radiothérapie, un an et demi d’arrêt maladie. En septembre 2025, elle reprend le chemin du travail. Mi-temps thérapeutique, poste adapté : elle passe de conductrice de travaux sur les chantiers à un poste administratif. Elle travaille à 40 %, son employeur lui verse 40 % de son ancien salaire, et une assurance souscrite par l’entreprise complète pour atteindre 80 % de ses revenus. Puis le 25 août 2026, un appel de son chef fait tout basculer : l’assurance a cessé de payer depuis juin. Les 40 % qu’elle a continué de percevoir, elle les doit désormais à son employeur. Total : 8 000 euros de dette.

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Reprendre le travail, puis découvrir une dette de 8 000 euros

Après son cancer du sein et sa chimiothérapie, Ambre reprend son activité à mi-temps thérapeutique. Ce dispositif permet une reprise progressive du travail, adaptée à la situation du salarié. Mais à son retour, elle apprend qu’elle ne sera plus indemnisée.

Jusqu’alors, son employeur avançait son salaire. Désormais, celui-ci lui réclame 8 000 euros. Cinq ans après le diagnostic, plus d’un quart des malades ont perdu une partie de leurs revenus, d’après une étude de l’Inserm. C’est ce qui est arrivé à Ambre, elle a perdu la moitié de ses revenus. La difficulté ne se limite donc pas à une somme à rembourser : elle doit aussi composer avec une baisse substantielle de ses ressources.

A quel moment la salariée a-t-elle été informée des conséquences financières de sa reprise à mi-temps ? Les éléments rapportés ne permettent pas de déterminer précisément les responsabilités respectives des acteurs ni les modalités exactes du trop-perçu. Mais ils mettent en évidence le risque d’un système dans lequel les règles de rémunération et d’indemnisation ne sont pas suffisamment lisibles pour ceux qui les subissent.

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L'opacité administrative, une facture pour les salariés

Une dette de 8 000 euros ne représente pas une simple régularisation comptable pour une personne qui vient de traverser une maladie grave et dont les revenus ont diminué de moitié. Or, le salarié ne maîtrise ni les circuits de paiement ni les échanges entre les organismes et l’employeur.

La responsabilité de chacun doit certes être établie sur la base des documents et des règles applicables, et c’est la salariée seule qui absorbe l’erreur. L’absence d’information suffit à produire de la maltraitance administrative.

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On demande aux malades de revenir, de reprendre leur place, de cotiser à nouveau. On pourrait au moins leur dire à quelles conditions ils seront payés. Faute de quoi la reprise du travail devient pour Ambre un risque, sur lequel personne ne lui avait demandé son avis.

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Contre-budget Mélenchon : 106 milliards de plus pour le même déficit que Lecornu

15 October 2026 at 10:10

Par Vincent Clairmont

Le 14 octobre, LFI a présenté son contre-budget : 106,4 milliards de recettes nouvelles, 81,7 milliards de dépenses nouvelles, et un objectif de déficit de 5 % du PIB. C'est celui du gouvernement. Ce n'est pas un autre budget. C'est le même, avec 106 milliards de prélèvements en plus.

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Le 14 octobre, au siège de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon et Éric Coquerel, président de la commission des finances de l'Assemblée, ont présenté leur budget pour 2027 : 106,4 milliards d'euros de recettes nouvelles, 81,7 milliards de dépenses nouvelles. L'objectif de déficit affiché est de 5 % du PIB. C'est celui du projet de loi de finances de Sébastien Lecornu.

Mélenchon se dit « dans l'épure ». Lisons-le donc en comptable.

Ma thèse, et je la tiens jusqu'au bout : ce contre-budget n'est pas une alternative au budget Lecornu. C'est le même budget, avec 106 milliards de prélèvements en plus et 82 milliards de dépenses publiques en plus, pour le même déficit. Sur la carte libertarienne publiée hier par Eric V. dans ces colonnes, Mélenchon est placé à +5 sur l'axe de l'État, tout en haut. Le document du 14 octobre est le chiffrage de ce +5.

Macron, Le Pen, Mélenchon, tous étatistes ? notre mapping politique libertarien
Macron et Mélenchon s'opposent sur l'Europe mais se rejoignent sur l'État. Notre carte libertarienne des 34 forces politiques.
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Ce que paie le contribuable

Les prélèvements obligatoires représentaient 43,6 % du PIB en 2025, selon l'Insee. 106 milliards de plus, sur un PIB d'environ 3 000 milliards, c'est près de 3,5 points supplémentaires : un taux de l'ordre de 47 %.

La taxe sur les héritages doit rapporter 20 milliards de plus. Or l'ensemble des droits de succession et de donation a rapporté 20,7 milliards en 2025. Le programme double donc l'impôt sur la transmission. Le « rabotage » des niches doit rapporter 22 milliards, dont le crédit d'impôt recherche, le pacte Dutreil, qui allège la transmission d'une entreprise familiale à condition que les héritiers la gardent, et le crédit d'impôt pour l'emploi à domicile. Celui qui paie, c'est le fils qui reprend l'atelier de son père, et la retraitée qui déclare son aide-ménagère au lieu de la payer de la main à la main.

Où va l'épargne

LFI veut aussi « mobiliser » 100 milliards d'épargne par an : plafond du Livret A porté à 30 000 euros pour flécher 30 à 40 milliards vers le logement, assurance-vie rendue « moins intéressante » pour pousser l'argent vers un nouveau produit.

Je travaille dans une maison de gestion. Quand un client nous confie son argent, l'allocation se décide par contrat et il la signe. Ici, l'épargnant apporte l'argent et l'État décide de l'allocation, en rendant moins rentable tout ce qu'il n'a pas choisi.

C'est ce que la carte d'Eric V. appelle la pente : la décision descend d'en haut. Mises appelait cela l'éviction : chaque euro fléché par l'État vers le logement manque à l'entreprise qui l'aurait emprunté.

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La dette et ceux qui la détiennent

LFI annonce 25 milliards de réduction de la dette dès la première année. Un État qui vise 5 % de déficit emprunte plus de 150 milliards nets dans l'année. Sa dette ne baisse pas. Elle augmente un peu moins vite.

Le même document prévoit d'annuler ou de geler la dette française détenue par la Banque centrale européenne, ce que Coquerel a confirmé. L'Eurosystème détient

Zelensky est-il en train de jouer avec le feu ?

15 October 2026 at 09:47

Par Thibault de Varenne

« Le verrou a sauté. C'est fini. » Ce matin, dans le Financial Times, Volodymyr Zelensky a annoncé que l'Ukraine reprenait ses frappes sur les raffineries russes. Elle les avait suspendues trois jours, après le « cessez-le-feu énergétique » proclamé dimanche par Donald Trump. Moscou ne l'a jamais accepté. Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a répondu par une question : « A-t-il été précisé ? » Pendant la pause, une attaque russe sur Kiev a mobilisé, selon la même source, 39 missiles balistiques et environ 120 drones. Six morts. Plus de 600 000 personnes privées d'électricité.

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Le 13 octobre, j'écrivais ici que trois choses rapprochaient l'Europe d'une guerre chaude avec la Russie : une date de guerre répétée à toutes les tribunes, un plan de riposte qui frapperait le sol russe, et l'absence de tout traité. J'ajoutais qu'ensemble, elles permettaient qu'un incident de frontière déclenche la guerre sans que personne l'ait décidée. Depuis ce matin, cet incident est devenu plus probable. Il faut dire pourquoi, et à qui revient l'allumette.

L'OTAN se rapproche-t-elle d'une guerre « chaude » avec la Russie ?
Tusk 2027, Rutte « cinq ans », l'Allemagne 2029 : l'Europe a donné une date à la guerre avec la Russie, et l'OTAN un plan pour frapper Kaliningrad. Comment un incident pourrait tout déclencher.
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Ce que Kiev a perdu en trois jours

Le Financial Times rapporte la version de Zelensky. Pendant la pause, les alertes américaines qui signalent le départ des missiles balistiques russes ont cessé d'arriver. Le réseau Starlink, par lequel communiquent une grande partie des unités ukrainiennes, a été ralenti dans tout le pays. Des militaires américains auraient prévenu : « Si vous n'arrêtez pas, nous bloquerons le renseignement. » On a parlé ensuite à Kiev d'une panne technique. « Ce n'était pas un problème technique, c'était une volonté », répond Zelensky.

La Maison-Blanche dément avoir coupé quoi que ce soit. Elon Musk, propriétaire de Starlink, a fait observer que le réseau militaire Starshield appartient au gouvernement américain, qui en fixe le débit. Chacun tirera de cette précision ce qu'il voudra. Le service a été depuis partiellement rétabli, selon les autorités ukrainiennes.

Retenons le fait, qui ne dépend d'aucune version : l'Ukraine reprend ses frappes à longue portée au moment où elle voit moins bien, communique moins bien, et ne sait plus si les yeux qu'on lui prêtait resteront ouverts demain.

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La route des drones longe l'OTAN

Il faut maintenant regarder une carte. Les cibles les plus rentables de Kiev sont les ports pétroliers russes de la Baltique, Ust-Luga et Primorsk, à l'ouest de Saint-Pétersbourg. Ils sont à quelques dizaines de kilomètres de l'Estonie et de la Finlande. Pour les atteindre, les drones partis d'Ukraine passent à proximité de la frontière de l'Alliance atlantique.

Ce printemps, l'Ukraine les a frappés à répétition. Entre le 23 mars et le 8 juin, on a compté une quinzaine d'incidents où des drones ukrainiens égarés sont tombés en territoire allié. Le 25 mars, l'un d'eux a touché la cheminée de la centrale électrique d'Auvere, en Estonie. Le 30 mars, un autre s'est écrasé près de Kouvola, en Finlande, avec une charge qui n'avait pas explosé. Le 7 mai, un troisième a explosé sur un dépôt pétrolier de Rēzekne, en Lettonie ; des écoles ont fermé, et le ministre letton de la Défense a démissionné. Le 19 mai, un F-16 roumain a abattu un drone au-dessus de l'Estonie. Le 8 juin, c'est un Rafale français qui en a détruit un au-dessus de la Lettonie. Kiev s'est excusé auprès d'Helsinki et a mis en cause le brouillage russe. Le 31 mars, le Kremlin avait menacé de riposter contre tout pays qui « prêterait » son espace aérien à ces frappes.

Un pilote français a donc déjà tiré, cette année, sur un engin entré dans le ciel de l'OTAN. Personne ne s'en souvient. C'est ainsi que les choses commencent.

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L'incident que les services ont décrit

Le 24 septembre, le renseignement militaire danois décrivait les formes que pourrait prendre une attaque russe limitée contre un pays de l'OTAN. L'une d'elles est une attaque sous faux drapeau avec des drones de fabrication ukrainienne. L'hypothèse est précise, et elle est terrible. Le jour où un drone tombera sur une

Pourquoi l'inflation américaine déstabilise les marchés

15 October 2026 at 09:21

Par Élise Rochefort

Le 14 octobre 2026, le Bureau des statistiques du travail américain a publié l'indice des prix à la consommation de septembre. Sur douze mois, les prix ont augmenté de 3,7 %. Ils avaient augmenté de 3,4 % en août. Les économistes interrogés avant la publication attendaient 3,6 %. Le jour même, l'indice S&P 500 a perdu 1,11 % et le Nasdaq 1,88 %. Le lendemain matin, les Bourses d'Asie ont reculé bien davantage : l'indice coréen Kospi a perdu environ 8 % en séance, l'indice japonais Nikkei environ 5 %. Cette fiche explique pourquoi un écart d'un dixième de point fait bouger des marchés du monde entier.

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Ce que dit le chiffre

L'indice mesure le prix d'un panier de dépenses courantes : loyers, nourriture, carburant, voitures, soins, services. En septembre, ce panier a coûté 0,6 % de plus qu'en août.

La hausse vient d'abord de l'essence. Son prix a augmenté de 9,1 % en un mois, ce qui représente plus de la moitié de la hausse totale. L'énergie dans son ensemble a augmenté de 5,2 %. Cette hausse suit la quasi-fermeture du détroit d'Ormuz, par où transitait avant la guerre environ un cinquième du pétrole mondial. Le baril de Brent cotait 106,58 dollars le 14 octobre au matin.

Les statisticiens calculent aussi une inflation dite « sous-jacente », qui exclut l'énergie et l'alimentation, parce que leurs prix varient fortement d'un mois à l'autre. Elle s'établit à 2,6 % sur un an. Elle était de 2,4 % en août. Le consensus attendait 2,5 %.

Pour un salarié américain, le résultat se lit sur la fiche de paie. Corrigé de la hausse des prix, le salaire horaire moyen a baissé de 0,7 % sur un an.

Que coûte chaque année un général patriote au petit peuple qu'il prétend aimer ?
Au moins 54 000 € par an : la part de la retraite d'un général cinq étoiles payée par le budget de l'État, et non par les cotisations. Le calcul, hypothèses comprises.
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Ce que fait la banque centrale

La Réserve fédérale, la banque centrale des États-Unis, a pour mission de contenir la hausse des prix autour de 2 % par an. Son principal outil est son taux directeur : le taux auquel les banques se prêtent de l'argent au jour le jour. Quand il monte, tous les crédits deviennent plus chers, les ménages et les entreprises empruntent moins, achètent moins, et les prix ralentissent.

La Réserve fédérale a relevé ce taux d'un quart de point le 16 septembre. Il se situe entre 3,75 % et 4 %. Sa prochaine réunion a lieu les 27 et 28 octobre. Après la publication du 14 octobre, les investisseurs ont relevé la probabilité d'une nouvelle hausse à cette date. Les estimations varient selon les instruments de mesure : de 35 % à 50 % environ selon les sources citées par la presse financière.

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Pourquoi les actions baissent quand les taux montent

Le taux de la banque centrale entraîne celui des emprunts de l'État américain. Le rendement du titre à dix ans est monté à 5,28 % le 14 octobre. Les investisseurs le considèrent comme le placement de référence le plus sûr.

Une action donne droit à une part des bénéfices futurs d'une entreprise. Ces bénéfices ne sont pas garantis. Soit une action qui coûte 100 dollars et dont l'entreprise verse 5 dollars de bénéfice par an : elle rapporte 5 %. Si l'État américain offre 5,28 % sans risque, un acheteur n'a plus de raison de payer 100 dollars pour un revenu incertain de 5 %. Il ne l'achète qu'à un prix plus bas. C'est ce recalcul qui fait baisser les cours.

Les entreprises dont les bénéfices sont attendus dans un avenir lointain, comme celles de la technologie, sont les plus touchées. C'est pourquoi le Nasdaq, qui les regroupe, a reculé davantage que les autres indices. L'or a lui aussi baissé, d'environ 2 % : il ne rapporte aucun intérêt, et son attrait diminue quand les placements sans risque rapportent davantage.

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Ce matin en Asie

Le 15 octobre, à l'ouverture des marchés asiatiques, la baisse s'est amplifiée. Selon l'agence Associated Press, l'indice Kospi de Séoul a reculé de 8 % en séance, à 5 527 points. Il a perdu plus de 16 % en un mois, après avoir dépassé 9 000 points en juin. L'indice Nikkei de Tokyo a cédé 5 %, celui de Taïwan 3,4 %, Shanghai 2 % et Hong Kong 1,3 %. Ces chiffres sont des cours de séance et peuvent différer des cours de clôture.

Les plus fortes baisses touchent les fabricants de puces électroniques : SK Hynix recule de 11,1 %, Kioxia de 11,2 %, Samsung Electronics de 9,7 %, Tokyo Electron de 7,5 %. Le groupe d'investissement SoftBank perd 9,6 %. La Corée et le Japon sont les deux places où ces entreprises pèsent le plus. Leurs cours avaient fortement progressé cette année, portés par les commandes liées à l'intelligence artificielle. Leurs bénéfices sont attendus pour les années à venir : ce sont les plus sensibles à une hausse des taux.

Le même jour, le Fonds monétaire international a publié un rapport sur l'Asie. Il y écrit qu'une correction des investissements ou des valorisations liés à l'intelligence

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