❌

Reading view

Démolir la maison où ils vivent, sous astreinte de 300 euros par jour de retard

Une cour d'appel a ordonné la destruction d'une maison habitée, construite sous des permis annulés ensuite, pour la perte d'ensoleillement d'un voisin. Le 17 septembre 2026, la Cour de cassation a cassé partiellement cette décision. La démolition n'est pas annulée, mais elle est remise en cause.

Démolir la maison où ils vivent, sous astreinte de 300 euros par jour de retard
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Démolir la maison où ils vivent, sous astreinte de 300 euros par jour de retard

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

La réparation d’un trouble de voisinage peut-elle conduire à raser le toit sous lequel vit une famille ? La question, longtemps abordée principalement sous l’angle de la réparation intégrale, vient de recevoir un sérieux correctif judiciaire.

Démolir la maison où ils vivent, sous astreinte de 300 euros par jour de retard
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Une démolition ordonnée sous 300 euros d’astreinte par jour

Dans cette affaire, un couple avait fait construire sa maison d’habitation sur la base de permis de construire ultérieurement annulés. Des voisins ont ensuite engagé une action pour trouble anormal du voisinage, invoquant notamment une perte d’ensoleillement et une atteinte à leurs vues.

L’URSSAF redressait à la règle de trois : la Cour de cassation annule tout
L’URSSAF exige des entreprises une comptabilité au centime près, mais elle de son côté, se permet l’approximation. Dans un arrêt du 3 septembre 2026, la Cour de cassation annule purement et simplement des redressements fondés sur un ratio inventé par les inspecteurs et sur un taux unique de

Le 8 octobre 2024, la cour d’appel de Versailles avait ordonné la démolition de la maison, aux frais du couple, dans un délai de deux mois. Chaque jour de retard coûte 300 euros pendant douze mois, soit plus de 100 000 euros au total.

Le fondement invoqué est la réparation intégrale du préjudice. Ce principe conduit à raser un domicile. Mais cette logique pouvait conduire à une situation particulièrement difficile: un logement familial détruit pour réparer une nuisance de voisinage avec des conséquences humaines.

Démolir la maison où ils vivent, sous astreinte de 300 euros par jour de retard
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

La Cour de cassation remet le domicile dans la balance

L’arrêt de la troisième chambre civile du 17 septembre 2026, pourvoi n° E 25-10.224, a cassé partiellement l’arrêt. Elle reproche à la cour d’appel de ne pas avoir recherché si la démolition portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale et du domicile, garanti par garanti par l’article 8 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Crise de la dette française ? Mais non, arrêtez de vous faire peur ! (même si elle serait salutaire)
Il n’y aura pas de crise de la dette française. Il y aura une dégradation lente : ce qu’elle coûte à l’épargnant, et ce que changerait une élection de Mélenchon.

Le raisonnement ne supprime donc pas la possibilité d’une démolition. Il impose au juge de mettre en balance plusieurs éléments : la réalité et l’importance du préjudice subi par les voisins, les conséquences de la destruction pour la famille et surtout l’existence de solutions alternatives permettant de faire cesser le trouble. L’affaire retourne ainsi devant la cour d’appel de Versailles. La démolition n’est pas annulée définitivement : elle est remise en cause et devra être réexaminée.

L’enjeu dépasse ce seul conflit immobilier. D’un côté, le voisin victime doit pouvoir obtenir une réparation effective. De l’autre, la puissance de la décision judiciaire ne peut ignorer qu’une maison est aussi un domicile, avec une valeur familiale et patrimoniale qui ne se résume pas au coût d’une construction.

La Cour de cassation introduit ainsi une exigence de proportionnalité là où l’application mécanique de la réparation intégrale pouvait produire une conséquence radicale : détruire un logement pour faire disparaître une nuisance. La prochaine décision dira si cette maison doit finalement être démolie, adaptée ou conservée sous d’autres conditions.

Démolir la maison où ils vivent, sous astreinte de 300 euros par jour de retard
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TIPS · SANS ABONNEMENT

Offrez-nous
un café.

Un média libre vit de ses lecteurs. Un pourboire ponctuel, sans compte ni engagement, quand le cœur vous en dit.

Vous donnez ce que vous voulez. Vous restez libre.

LAISSER UN POURBOIRE merci !
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !
  •  

"11 septembre" raté contre Tel-Aviv : chronologie de 36 heures et état des sources

Par Élise Rochefort

Israël élit sa vingt-sixième Knesset le 27 octobre. Le mardi 29 septembre, le premier ministre Benjamin Nétanyahou a déclaré depuis une base de l'armée de l'air que des indices montraient que les ennemis d'Israël chercheraient à attaquer avant le scrutin. Le mercredi 30 septembre au matin, un avion de ligne reliant Dubaï à Tel-Aviv a transmis le code détournement et s'est posé en Arabie saoudite. Cette fiche établit la chronologie des deux journées, distingue ce qui est affirmé par une autorité nommée de ce qui est rapporté par des sources anonymes, et recense ce qui n'est pas établi à l'heure de la rédaction.

"11 septembre" raté contre Tel-Aviv  : chronologie de 36 heures et état des sources
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
"11 septembre" raté contre Tel-Aviv  : chronologie de 36 heures et état des sources

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Mardi 29 septembre : l'avertissement et les démentis internes

Benjamin Nétanyahou s'exprime depuis une base de l'armée de l'air. Ses propos rapportés : « Ne vous frottez pas à nous, ni maintenant ni jamais. Notre long bras vous atteindra partout et à tout moment. » Il déclare que les services de sécurité disposent d'indices selon lesquels les ennemis d'Israël pourraient tenter une attaque avant les élections.

L'armée israélienne répond le même jour. Citée par Ynet, elle indique qu'« il n'y a eu aucun changement dans l'évaluation de la situation ces derniers jours » et qu'Israël ne dispose « d'aucun renseignement spécifique et concret indiquant que des acteurs hostiles ont l'intention de lancer une attaque particulière ». Elle précise que la déclaration du premier ministre « ne reflète pas un changement de son évaluation », et des responsables ajoutent n'avoir connaissance d'aucune préparation ni d'aucun état d'alerte renforcé au-delà de la routine.

Des responsables de sécurité déclarent au Jerusalem Post qu'« il n'y a actuellement aucun avertissement de renseignement spécifique sur la table ». Un second responsable indique que Téhéran pourrait décider à tout moment de tirer des missiles, mais qualifie cette éventualité d'« option » et non de « menace immédiate ».

Le chef de l'opposition Yaïr Lapid réagit : « Les menaces sécuritaires doivent être traitées de façon professionnelle et responsable. La sécurité d'Israël et les bases de l'armée ne sont pas des décors pour des vidéos de campagne. » Le cabinet du premier ministre répond que Nétanyahou avait informé Lapid de « possibles attaques » avant l'élection, et le Likoud met en cause le chef de l'opposition. Gadi Eisenkot, chef du parti Yashar et principal concurrent du premier ministre, demande vérification de l'alerte.

Le contexte de campagne est indissociable de cette séquence : les révélations sur les avertissements ignorés avant le 7 octobre 2023 occupaient la campagne israélienne les jours précédents.

"11 septembre" raté contre Tel-Aviv  : chronologie de 36 heures et état des sources
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Mercredi 30 septembre : le vol FZ1073

Les horaires ci-dessous sont ceux rapportés par la presse israélienne, en heure locale israélienne, à l'exception de l'ancrage horaire tiré des données de vol.

7 h 05 — Le vol FZ1073 de la compagnie Flydubai décolle de l'aéroport international de Dubaï à destination de Tel-Aviv, avec 174 passagers à bord, dont 27 enfants.

Environ 8 h 35 — Au-dessus de l'espace aérien jordanien, le transpondeur de l'appareil transmet le code 7700, qui signale une urgence générale, puis brièvement le code 7500, qui signale une intervention illicite — le code dit « détournement ».

Dans les minutes qui suivent — L'appareil fait demi-tour, entre dans l'espace aérien saoudien et perd de l'altitude. CNN fait état d'une descente d'environ 17 400 pieds en deux minutes. Les données de vol situent cette descente brutale vers 5 h 21 UTC. Le contact radio avec l'équipage est perdu et l'appareil disparaît des traceurs de vol publics.

Pendant l'incident — Des avions de chasse israéliens décollent. Le premier ministre et le ministre de la Défense Israel Katz tiennent une consultation d'urgence. Les décollages sont temporairement suspendus à l'aéroport Ben-Gourion.

Fin de matinée — L'appareil se pose à l'aéroport Prince Sultan bin Abdulaziz, à Tabuk, dans le nord-ouest de l'Arabie saoudite. L'aéroport de Tabuk indique que « le pilote et le premier officier ont été blessés et transportés à l'hôpital après l'atterrissage ».

Flydubai déclare : « Tous les passagers sont sains et saufs et comptabilisés. La sécurité et le bien-être de nos passagers et de nos équipages demeurent notre priorité absolue. » La compagnie confirme une altercation violente dans le poste de pilotage. Le cabinet du premier ministre israélien indique que des dispositions sont prises pour rapatrier les passagers.

"11 septembre" raté contre Tel-Aviv  : chronologie de 36 heures et état des sources
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

La version des autorités israéliennes a changé au cours de la journée

C'est le point qui demande le plus de précision, et il est vérifiable à l'heure de publication de chaque dépêche.

Le matin, un responsable de sécurité israélien déclare à Ynet qu'« il n'y a pas d'information définitive sur un détournement » et que « le pilote a activé un signal de détresse ». Le commissaire de police Danny Levy indique : « Nous nous préparons à chaque scénario. » Les autorités concluent alors que l'alerte résulte d'une altercation entre les deux pilotes, et non d'un détournement. Des sources de sécurité israéliennes indiquent que l'incident n'est pas de nature terroriste.

Dans l'après-midi, la version est différente. Selon des sources citées par CNN et par le Jerusalem Post, un pilote a poignardé l'autre et tenté de prendre le contrôle de l'appareil. Des passagers israéliens assis à l'avant se sont précipités vers le poste de pilotage et ont maîtrisé l'assaillant, permettant aux pilotes de reprendre les commandes. Un responsable israélien déclare qu'« une catastrophe majeure a été évitée de justesse ». L'établissement sécuritaire israélien traite désormais l'affaire comme un probable acte terroriste.

Aucune autorité israélienne n'a publiquement expliqué ce qui, entre ces deux moments, a modifié l'appréciation.

L'assaillant : ce qui est attribué, et par qui

Aucune autorité nommée — ni Flydubai, ni l'Autorité générale de l'aviation civile des Émirats, ni les autorités saoudiennes, ni les autorités israéliennes — n'a confirmé l'identité de l'homme mis en cause.

Sa fonction est rapportée différemment selon les sources : CNN parle du copilote, qui aurait poignardé le commandant de bord ; le Jerusalem Post écrit qu'un pilote a tenté de détourner l'appareil ; Ynet, le matin, parlait d'une altercation entre les deux pilotes sans désigner d'assaillant.

Sa nationalité est rapportée comme omanaise par des sources israéliennes, sans confirmation indépendante. Le Jerusalem Post relève lui-même que cette indication soulève une difficulté, Oman n'ayant pas de relations normalisées avec Israël. D'autres nationalités ont circulé au cours de la journée sans qu'aucune source nommée les établisse.

"11 septembre" raté contre Tel-Aviv  : chronologie de 36 heures et état des sources
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

Ce qui n'est pas établi

  • L'identité, la nationalité et le parcours professionnel de l'homme mis en cause, ainsi que ses motifs. Aucune autorité ne s'est prononcée.
  • L'origine des « indices » invoqués par le premier ministre le 29 septembre. Aucune des sources consultées n'attribue cette alerte à un service de renseignement étranger. La mention d'un renseignement américain, qui a circulé, n'est appuyée par aucune source identifiée à l'heure de la rédaction.
  • L'état exact des deux pilotes et la nature de leurs blessures. L'aéroport de Tabuk indique une hospitalisation, sans plus de détail.
  • Le déroulement précis de l'intervention des passagers, rapportée par des témoignages et par des sources, non par un procès-verbal. Aucune source consultée n'indique que l'assaillant ait été tué.
  • Les horaires, qui varient selon les fuseaux employés par les rédactions : les trois fuseaux en présence — Dubaï (UTC+4), Israël (UTC+3) et le temps universel — diffèrent d'une heure et de quatre heures.
  • L'ouverture d'une enquête et son autorité compétente : l'appareil est immatriculé aux Émirats, l'incident s'est produit au-dessus de la Jordanie puis de l'Arabie saoudite, et l'atterrissage a eu lieu sur le territoire saoudien.
"11 septembre" raté contre Tel-Aviv  : chronologie de 36 heures et état des sources
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TIPS · SANS ABONNEMENT

Offrez-nous
un café.

Un média libre vit de ses lecteurs. Un pourboire ponctuel, sans compte ni engagement, quand le cœur vous en dit.

Vous donnez ce que vous voulez. Vous restez libre.

LAISSER UN POURBOIRE merci !
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Les documents qui trancheront

Cinq sources publiques, indépendantes des parties, sont susceptibles d'établir les faits dans les jours qui viennent.

L'Autorité générale de l'aviation civile des Émirats arabes unis, compétente sur l'appareil et sur l'équipage, et dont les conclusions engagent la compagnie nationale du pays. Les autorités saoudiennes, qui détiennent l'appareil, les enregistreurs de vol et les personnes. L'enquête judiciaire éventuelle sur l'homme mis en cause, dont la juridiction dira quel État l'a saisi. Les dossiers médicaux et l'état civil des deux pilotes, par les canaux de la compagnie. Enfin, la documentation des « indices » invoqués le 29 septembre, que ni l'armée israélienne ni les responsables cités par la presse israélienne ne confirmaient le jour même.

Le 27 octobre, jour du scrutin, est dans vingt-sept jours. L'écart entre la déclaration du premier ministre et l'évaluation publique de son armée, comme l'écart entre les deux versions israéliennes du 30 septembre, sont l'un et l'autre documentés et datés. Les enquêtes émirienne et saoudienne diront le reste.

  •  

Pourquoi la hausse des taux dégrade la valeur de notre dette

Par Élise Rochefort

Le rendement de l'obligation assimilable du Trésor à dix ans est passé de 3,2 % en février 2026 à plus de 4,8 % fin septembre. L'écart avec le titre allemand de même échéance a dépassé 100 points de base le 18 septembre, une première depuis 2012. L'agence Scope a abaissé la note de la France de AA− à A+ en septembre. Ces mouvements ne modifient pas ce que l'État verse aux détenteurs des titres déjà émis. Ils modifient le prix auquel ces titres se revendent avant leur échéance. Cette fiche expose la mécanique en cause, son arithmétique, et les raisons pour lesquelles certains détenteurs vendent au moment où d'autres achètent.

Pourquoi la hausse des taux dégrade la valeur de notre dette
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Pourquoi la hausse des taux dégrade la valeur de notre dette

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Le contrat est figé

Une obligation d'État est un contrat de prêt à termes fixes. Un titre de 100 euros émis à 3,20 % pour dix ans prévoit le versement de 3,20 euros par an — le coupon — et le remboursement de 100 euros au terme. Les deux montants sont inscrits à l'émission. Ils ne varient ni avec la note de l'émetteur, ni avec les taux du marché, ni avec l'état des finances publiques. Le détenteur qui conserve le titre jusqu'à l'échéance perçoit ce qui était prévu, sauf défaut de l'émetteur.

Le prix de revente varie

Ce qui varie est le prix auquel ce contrat s'échange avant l'échéance.

L'État émet aujourd'hui des titres neufs autour de 4,80 %, soit 4,80 euros par an pour 100 euros prêtés. Un acheteur n'a donc pas de raison de payer 100 euros un titre qui rapporte 3,20 euros. Pour trouver preneur, le prix doit baisser jusqu'au point où les deux placements rapportent autant.

Le calcul est arithmétique. À un prix de 87,50 euros, l'acheteur perçoit 3,20 euros par an sur 87,50 investis, et encaisse 100 euros à l'échéance. La différence entre le prix payé et le remboursement s'ajoute aux coupons. L'ensemble équivaut à un rendement de 4,80 % par an pendant dix ans : la somme des dix coupons et du remboursement, ramenée à la date d'achat au taux de 4,80 %, vaut 87,52 euros.

Le détenteur qui avait payé 100 euros voit donc son titre coté 87,50. Sa position a perdu 12,5 %. Dans le même intervalle, l'État a versé chaque coupon à la date prévue. Ce n'est pas la solvabilité du débiteur qui a changé, c'est le prix du marché.

Pourquoi la hausse des taux dégrade la valeur de notre dette
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

L'ampleur de la perte dépend de la durée restante

Deux paramètres déterminent l'écart de prix : le nombre d'années qui restent à courir et le coupon d'origine.

Le même titre à 3,20 %, s'il ne lui reste que deux ans au lieu de dix, ne perd qu'environ 3 % lorsque le marché passe à 4,80 %. L'écart de coupon ne s'applique que deux fois, et le remboursement à 100 euros est proche. À l'inverse, un titre émis à 0,50 % — coupon courant sur les émissions de 2020 et 2021 — et ramené à un marché de 4 % avec dix ans restants se négocie autour de 71,60 euros, soit une perte d'environ 28 %.

Les professionnels désignent cette sensibilité par le mot duration, qui mesure en années la durée de vie moyenne des flux d'un titre. Plus elle est longue, plus le prix réagit à une variation de taux.

Perte latente et perte réalisée

La perte constatée sur le prix de marché n'est pas une perte encaissée. Elle ne le devient qu'à la vente.

Un détenteur qui conserve le titre jusqu'au terme reçoit 100 euros, quel que soit le prix atteint entre-temps. La moins-value affichée en cours de route disparaît à l'échéance. Ce détenteur supporte en revanche un coût qui n'apparaît dans aucun relevé : pendant dix ans, son argent rapporte 3,20 % alors que le marché offre 4,80 %.

Un détenteur qui vend avant le terme encaisse la perte. Les deux situations ne relèvent pas du même choix.

Pourquoi la hausse des taux dégrade la valeur de notre dette
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

Deux règlements différents

C'est ce point qui explique que des vendeurs et des acheteurs se présentent le même jour sur le même titre sans que leurs anticipations diffèrent nécessairement.

Certains gérants se déclarent acheteurs aux niveaux actuels. Royal London Asset Management indique acheter la baisse et anticipe que la dette française fera mieux que l'italienne et l'allemande. HSBC écrit que l'obligation française est la moins chère depuis au moins 2008. À l'inverse, Vanguard, qui gère 12 000 milliards de dollars, se déclare sous-pondéré sur les titres d'État français ; son directeur des taux internationaux, Ales Koutny, juge « fortement possible » un écart de 150 points de base avec l'Allemagne. Ces trois positions ont été rapportées par le Financial Times les 29 et 30 septembre.

Ces positions relèvent de l'opinion. Une partie des ventes n'en relève pas.

Un fonds, une compagnie d'assurance ou une banque n'arbitrent pas librement. Leurs mandats de gestion fixent une limite de moins-value par ligne, un budget de risque global, parfois une notation minimale en dessous de laquelle un titre ne peut plus être détenu. Certains indices obligataires excluent les émetteurs sous un certain seuil, et les fonds qui répliquent ces indices vendent lorsqu'un émetteur en sort. Quand l'un de ces seuils est franchi, la cession est déclenchée par la règle et non par une anticipation : un mandat interdisant la détention en dessous de AA− impose de vendre le jour où l'agence retire le AA−.

Un même mouvement de prix produit donc deux comportements opposés. Le détenteur soumis à un seuil vend au moment où le prix baisse. Le détenteur qui disposait de liquidités et d'aucune contrainte de seuil achète au même moment.

Qui détient les titres français

La Banque de France publie chaque trimestre la répartition des détenteurs de la dette négociable. Les non-résidents en détiennent 56 %. Le solde est réparti entre les banques, les compagnies d'assurance et les organismes de placement collectif français.

Les assureurs français détiennent ces titres principalement au sein des fonds en euros des contrats d'assurance-vie. Dans leurs comptes sociaux, les obligations amortissables sont inscrites au coût d'acquisition et non à la valeur de marché : les moins-values latentes n'y figurent donc pas tant que les titres ne sont pas cédés. Elles apparaissent en revanche dans le bilan prudentiel établi selon la directive Solvabilité II, qui retient la valeur de marché.

Pourquoi la hausse des taux dégrade la valeur de notre dette
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TIPS · SANS ABONNEMENT

Offrez-nous
un café.

Un média libre vit de ses lecteurs. Un pourboire ponctuel, sans compte ni engagement, quand le cœur vous en dit.

Vous donnez ce que vous voulez. Vous restez libre.

LAISSER UN POURBOIRE merci !
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Ce que ces chiffres ne disent pas

Le montant des moins-values latentes des assureurs français sur leurs portefeuilles d'obligations d'État n'est pas publié ligne à ligne. La répartition des détenteurs publiée par la Banque de France ne distingue pas, parmi les non-résidents, ceux qui sont soumis à un seuil de notation de ceux qui ne le sont pas. Le nombre de mandats de gestion comportant un seuil situé au niveau actuel de la note française n'est pas documenté publiquement.

La mécanique exposée ici est arithmétique et ne préjuge d'aucun scénario. Ses effets dépendront du niveau auquel les taux se stabiliseront, et de la part des détenteurs qui auront à céder leurs titres avant l'échéance.

  •  

Comment Trump pourrait amener le litre de diesel à 3 €

Par Vincent Clairmont

2,39 € le litre de gazole au 18 septembre, record absolu. 63 000 barils par jour de diesel américain dans les cuves françaises, soit 36 % de nos importations. Et une décision attendue à Washington sous cinq semaines. Le chemin des 3 € ne passe pas par le baril.

Comment Trump pourrait amener le litre de diesel à 3 €
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Comment Trump pourrait amener le litre de diesel à 3 €

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Le gazole s'est établi à 2,39 € le litre en moyenne le 18 septembre, d'après le relevé de prix-carburants.gouv.fr sur plus de 9 000 stations. C'est le record absolu, devant les 2,38 € d'avril. Plus de 700 stations dépassent 2,50 €. Le Brent, lui, a clôturé à 102,59 $ le baril le 29 septembre, après un pic à 108 $ la veille.

Ma thèse, et je la tiens jusqu'au bout : le passage du gazole à 3 € ne se décidera pas sur le marché du pétrole, mais par un acte administratif américain dicté par un calendrier électoral — et la France est le pays continental le plus exposé à cet acte sans avoir demandé la moindre exemption.

Comment Trump pourrait amener le litre de diesel à 3 €
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Pourquoi Washington a intérêt à le faire

Le diesel américain a atteint 6,53 $ le gallon la semaine dernière, plus de 70 % au-dessus de son niveau d'avant-guerre, la guerre avec l'Iran entrant dans son septième mois. Les midterms ont lieu le 3 novembre.

Le calcul est mécanique : le diesel est l'intrant du camion, du tracteur et de l'engin de chantier. Son prix se répercute sur toute la chaîne, donc sur l'inflation que l'électeur constate à la caisse. Les élus des États agricoles l'ont compris avant les autres : Chuck Grassley, sénateur de l'Iowa, pousse au blocage ; Tim Burchett, du Tennessee, a déposé un texte. Le 22 septembre, Trump a tranché publiquement : « je l'ai demandé, je l'ai demandé à mes équipes ». Une administration qui résistait depuis deux ans à toute restriction sur ses exportations d'énergie vient de changer de pied en une phrase.

Ce que vaut la probabilité

Je travaille depuis dix ans dans une maison de gestion. On n'y modélise pas une décision politique, on la borne — et ici les bornes sont larges, parce que les signaux se contredisent à quarante-huit heures d'intervalle.

Le 23 septembre, le secrétaire à l'Énergie Chris Wright a démenti tout projet d'interdiction sèche ; les futures diesel ont reculé de 6 %. Le 29, tout le cabinet économique — Wright, Doug Burgum à l'Intérieur, Scott Bessent au Trésor — s'y oppose, et le directeur général d'ExxonMobil est reçu à la Maison Blanche. Leur argument est le meilleur du dossier : un blocage renchérirait le carburant sur les côtes américaines qui importent, faute de flotte battant pavillon national pour les approvisionner.

Mon chiffrage, daté du 30 septembre.

Interdiction totale et indiscriminée : 15 à 20 % — le secrétaire à l'Énergie a engagé sa parole, il lui faudrait la reprendre.

Mesure restrictive d'une forme quelconque avant le 3 novembre : 55 à 65 % — quotas, blocage partiel à durée limitée, licences d'exportation, engagements dits volontaires des raffineurs. Un président qui a besoin d'un geste visible sous cinq semaines en a plusieurs sous la main, et la forme la plus probable est un blocage à exemptions.

Comment Trump pourrait amener le litre de diesel à 3 €
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

Comment la décision arrive à la pompe française

  •  

Rennes: louer son deux-pièces deviendra une demande d'autorisation, sous peine de 15 000 euros

À partir d’avril 2027, louer certains petits logements dans le centre ancien de Rennes ne relèvera plus de la seule décision du propriétaire. Environ 900 logements de moins de 20 m² seront soumis à un « permis de louer », avec dossier administratif, visite municipale et jusqu’à 15 000 euros d’amende en cas de récidive.

Rennes: louer son deux-pièces deviendra une demande d'autorisation, sous peine de 15 000 euros
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Rennes: louer son deux-pièces deviendra une demande d'autorisation, sous peine de 15 000 euros

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

La Ville de Rennes a annoncé le 24 septembre 2026 la mise en place de ce dispositif, officiellement destiné à lutter contre l’habitat indigne. Mais derrière cet objectif légitime se dessine aussi une nouvelle étape dans l’encadrement administratif du marché locatif privé.

Rennes: louer son deux-pièces deviendra une demande d'autorisation, sous peine de 15 000 euros
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Un logement à louer, une autorisation à obtenir

Le dispositif concernera les logements de moins de 20 m² construits avant 1975 dans le centre ancien. Avant chaque nouvelle mise en location, le propriétaire devra déposer une demande sur une plateforme en ligne, puis accepter une visite de contrôle organisée par la municipalité.

Avec le permis de louer, la Ville de Rennes lutte contre l’habitat indigne | Espace presse | Rennes Ville et Métropole
La Ville de Rennes complète son arsenal de lutte contre l’habitat indigne grâce à un nouveau dispositif : le permis de louer. À partir d’avril 2027, …

La mairie disposera ensuite d'un délai d'un mois pour répondre. L'autorisation accordée sera valable deux ans. En l'absence de demande ou d'autorisation, les sanctions pourront atteindre 5 000 euros, puis 15 000 euros en cas de récidive dans les trois ans.

Comment la France a interdit, puis “dés-interdit”, de louer 700 000 logements
Après avoir interdit progressivement la location des logements classés G, puis F et bientôt E, le gouvernement reconnaît implicitement les effets pervers de sa propre politique. Le projet de loi « Relance du logement », présenté le 24 juin 2026, prévoit de remettre sur le marché près de 700 000 logements sous

Le mécanisme n'est pas une invention rennaise. Créé en 2014, le « permis de louer » est déjà appliqué dans plus de 700 communes françaises. Rennes étend donc à son tour une logique où la collectivité intervient directement avant qu'un propriétaire puisse proposer son bien à la location.

Rennes: louer son deux-pièces deviendra une demande d'autorisation, sous peine de 15 000 euros
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

Lutter contre l'habitat indigne… en contrôlant le propriétaire

Sur le principe, contrôler les logements présentant des risques pour leurs occupants peut se comprendre. Mais le changement de logique mérite d'être regardé de près : le propriétaire ne se contente plus de respecter les normes applicables ; il doit désormais solliciter une validation administrative préalable.

Comment la France a interdit, puis “dés-interdit”, de louer 700 000 logements
Après avoir interdit progressivement la location des logements classés G, puis F et bientôt E, le gouvernement reconnaît implicitement les effets pervers de sa propre politique. Le projet de loi « Relance du logement », présenté le 24 juin 2026, prévoit de remettre sur le marché près de 700 000 logements sous

Pour un propriétaire d'un petit deux-pièces, la location devient ainsi une procédure : dossier, inspection, délai d'attente et renouvellement périodique de l'autorisation. Le risque financier, lui, est loin d'être symbolique.

Rennes: louer son deux-pièces deviendra une demande d'autorisation, sous peine de 15 000 euros
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TIPS · SANS ABONNEMENT

Offrez-nous
un café.

Un média libre vit de ses lecteurs. Un pourboire ponctuel, sans compte ni engagement, quand le cœur vous en dit.

Vous donnez ce que vous voulez. Vous restez libre.

LAISSER UN POURBOIRE merci !
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

La question dépasse donc Rennes. La mairie contrôle, le propriétaire supporte le risque, le locataire subit la rareté. Un droit de propriété qu'il faut faire valider tous les deux ans par l'administration n'est plus un droit : c'est une concession.

  •  

La campagne d'Édouard Philippe décroche dans les sondages

par Élise Rochefort

Trois instruments distincts mesurent la position d'Édouard Philippe : les baromètres de popularité, les intentions de vote au premier tour et les duels de second tour. Ils ne posent pas la même question et leurs niveaux ne sont pas comparables entre eux. Les trois reculent.

La campagne d'Édouard Philippe décroche dans les sondages
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
La campagne d'Édouard Philippe décroche dans les sondages

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

La popularité

Le baromètre Odoxa-Mascaret pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale, réalisé les 23 et 24 septembre 2026 auprès de 1 005 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, mesure 27 % d'opinions favorables pour Édouard Philippe, en recul de 3 points. L'institut relève une baisse de dix points depuis mai 2025.

La même série le mesurait à 30 % en mai 2026, après un recul de 2 points en mai et de 4 points en avril, soit six points sur deux mois.

Le tableau de bord des personnalités de l'Ifop, réalisé les 2 et 3 septembre 2026 auprès de 1 034 personnes, mesure 46 % de bonnes opinions, en recul de 2 points, et le place au cinquième rang. Les trois premières places sont occupées par des personnalités sans mandat électif en exercice. Gabriel Attal y est mesuré à 43 %.

Les deux instruments ne donnent pas le même niveau — 27 % et 46 % — parce qu'ils ne posent pas la même question. Seules leurs évolutions respectives sont comparables. Elles vont dans le même sens.

La campagne d'Édouard Philippe décroche dans les sondages
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Les intentions de vote

L'enquête Toluna Harris Interactive pour M6 et RTL, dont la notice a été déposée le 14 septembre 2026 auprès de la Commission des sondages, a été réalisée du 8 au 10 septembre auprès de 2 052 personnes inscrites sur les listes électorales. Édouard Philippe y est mesuré à 14 % dans l'hypothèse qui retient également Raphaël Glucksmann et Gabriel Attal, à 17 % dans celle qui ne retient que Glucksmann, et à 19 % dans celle qui substitue François Hollande aux deux précédents.

Sur les autres enquêtes de la période, il est mesuré entre 14,5 et 18 % par l'Ifop les 24 et 25 août, entre 17 et 19,5 % par Elabe du 26 au 28 août, et à 19 % par Cluster 17 pour Politico les 15 et 16 septembre. L'enquête Odoxa-Mascaret des 20 et 21 mai le mesurait à 17 %, en recul de 4 points sur la vague précédente.

La borne basse de cette fourchette, 14 %, correspond à l'hypothèse où trois candidats du centre et de la gauche non insoumise se présentent simultanément. Dans cette configuration, Jean-Luc Mélenchon est mesuré deux points au-dessus de lui.

La campagne d'Édouard Philippe décroche dans les sondages
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

Le second tour

Dans le même sondage Toluna, Édouard Philippe obtient 45 % face à Marine Le Pen, contre 49 % dans la vague d'août 2026 : quatre points en un mois. Gabriel Attal y est mesuré à 44 %, contre 45 % en août. Sur le second tour, l'institut annonce une marge d'erreur de 2,9 à 3,1 points selon le score visé.

En mai, l'enquête Odoxa-Mascaret donnait un second tour Jordan Bardella-Édouard Philippe à 52-48, après des vagues précédentes qui plaçaient Philippe en tête.

Le calendrier judiciaire

Une information judiciaire a été ouverte au printemps 2026 sur la gestion du pôle numérique du Havre. Les qualifications visées, telles que rapportées par la presse, sont le détournement de fonds publics, le favoritisme, la prise illégale d'intérêts et la concussion. Les faits portent sur une convention conclue en 2020 entre la communauté urbaine et l'association LH French Tech, qui a perçu 2,154 millions d'euros de compensation publique. Un signalement avait été adressé au Parquet national financier en septembre 2023, des perquisitions ont eu lieu en avril 2024, et le PNF a pris des réquisitions aux fins d'ouverture d'une information judiciaire le 7 mai 2026.

Aucune mise en examen n'a été rapportée à ce jour. Édouard Philippe bénéficie de la présomption d'innocence. Son entourage a indiqué qu'il répondrait aux questions de la justice, comme il l'a toujours fait.

Odoxa rattache explicitement le recul de mai à l'ouverture de cette enquête. L'Ifop, qui mesure un recul sur la même période, n'avance pas de cause.

La campagne d'Édouard Philippe décroche dans les sondages
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TIPS · SANS ABONNEMENT

Offrez-nous
un café.

Un média libre vit de ses lecteurs. Un pourboire ponctuel, sans compte ni engagement, quand le cœur vous en dit.

Vous donnez ce que vous voulez. Vous restez libre.

LAISSER UN POURBOIRE merci !
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Ce qui ne recule pas

Édouard Philippe demeure le candidat du bloc central le mieux placé dans la plupart des hypothèses testées, et le seul mesuré à 19 % dans deux enquêtes de septembre. Au second tour, il conserve un point d'avance sur Gabriel Attal. L'Ifop relève qu'il garde un avantage parmi les sympathisants de Renaissance et les électeurs d'Emmanuel Macron en 2022. Son score de premier tour est le plus élevé lorsque le nombre de candidatures concurrentes au centre est le plus faible, ce qui dépend de décisions qui ne lui appartiennent pas.

Les limites de la mesure

Aucune des personnalités du bloc central n'a déclaré sa candidature. Les instituts testent des hypothèses qu'ils construisent, et ces hypothèses diffèrent d'une enquête à l'autre : une variation de score peut donc traduire un changement d'opinion ou un changement de configuration testée. Les marges d'erreur annoncées, de 1,4 à 2,9 points au premier tour, sont du même ordre que la plupart des écarts commentés. Les baromètres de popularité et les intentions de vote mesurent deux objets différents, et rien n'établit que l'un précède l'autre.

Trois séries reculent sur la même période. Elles ne disent pas si le mouvement se poursuivra.

  •  

Les producteurs d'or continuent à parier sur des cours élevés

par Vincent Clairmont

Vingt-sept milliards de dollars. C'est ce que le groupe sud-africain Gold Fields a proposé ce week-end pour racheter Northern Star, le premier producteur d'or australien. Northern Star a dit non : pas assez cher. Son conseil juge l'offre « hautement opportuniste ».

Les producteurs d'or continuent à parier sur des cours élevés
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Les producteurs d'or continuent à parier sur des cours élevés

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Retenez une chose simple. Quand un producteur d'or met 27 milliards sur la table pour acheter les mines d'un concurrent, il parie que l'or restera cher pendant des années. Personne ne paie ce prix pour des mines dont le métal va s'effondrer. Et quand le vendeur refuse parce que c'est trop peu, il fait le même pari, en plus fort encore. L'acheteur et le vendeur ne sont pas d'accord sur le prix de la mine. Ils sont d'accord sur l'essentiel : l'or va rester haut.

Ce ne sont pas des spéculateurs de passage. Ce sont les gens qui creusent, qui savent ce que coûte une once sortie de terre, et qui raisonnent sur dix ou vingt ans, la durée de vie d'une mine.

Les producteurs d'or continuent à parier sur des cours élevés
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Pourquoi maintenant ?

  •  

Léon XIV et Macron : la tour de Babel et l'UE

Par Thibault de Varenne

Le 25 septembre, à l'UNESCO, Léon XIV a raconté deux histoires. La première se passe au pied d'une tour, la seconde sur une place de Jérusalem. On a retenu du discours le multilatéralisme, l'intelligence artificielle, l'éducation. On a oublié la tour de Babel, symbole également très présent dans la franc-maçonnerie. Et c'est elle qui donne la clé de la journée, et de la matinée passée à l'Élysée.

Léon XIV et Macron : la tour de Babel et l'UE
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Léon XIV et Macron : la tour de Babel et l'UE

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

« La tour de Babel représente une unité imposée par la domination », a dit le pape. À la Pentecôte au contraire, chacun entend le message « dans sa propre langue maternelle », et « la communion ne supprime en rien la diversité ». La Babel moderne porte, selon lui, trois noms : « une mondialisation poursuivie sans fraternité », « des formes rapaces de néocolonialisme », « les impositions idéologiques ».

Le Pape, Babel et les lois noachides : ce que disent les textes
Talmud, Maïmonide, Congrès américain de 1991, Constitutions maçonniques, Catéchisme : les lois noachides, pièce par pièce.
« Exsules filii Hevae » : ce que 80 000 jeunes ont chanté à Saint-Denis
Vendredi, 80 000 jeunes ont clos la veillée du pape au Stade de France par le Salve Regina, chant millénaire des exilés. Ce qu’il dit d’une génération
Léon XIV et Macron : la tour de Babel et l'UE
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Ce que dit la Genèse

Après le déluge, Dieu bénit Noé et ses fils et leur ordonne de remplir la terre. Le chapitre suivant dénombre les peuples, chacun selon sa langue. Puis viennent les bâtisseurs : « Faisons-nous un nom, pour ne pas être disséminés sur toute la surface de la terre. » Babel n'est pas un péché d'architecture. C'est le refus de la pluralité : un chantier, une langue, un nom. La Pentecôte ne rétablira pas la langue unique. Elle fera comprendre sans uniformiser.

Une rencontre, et rien de plus

Les francs-maçons lisent Babel de la même façon. Dans leurs légendes, la tour est la construction manquée et le Temple de Salomon l'œuvre réussie ; les Constitutions d'Anderson font de la loge un « centre d'union ». La rencontre est

  •  

Le Pape, Babel et les lois noachides : ce que disent les textes

Par Élise Rochefort

Les « lois noachides » désignent, dans la tradition rabbinique, sept prescriptions tenues pour obligatoires à l'égard de l'humanité entière, et non du seul peuple juif. Leur nom renvoie à Noé, avec lequel le livre de la Genèse rapporte une alliance conclue après le déluge (Gn 9).

Le Pape, Babel et les lois noachides : ce que disent les textes
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Le Pape, Babel et les lois noachides : ce que disent les textes

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Leur liste est fixée dans le Talmud de Babylone, au traité Sanhédrin (56a) : l'institution de tribunaux, et six interdits portant sur le blasphème, l'idolâtrie, les unions illicites, le meurtre, le vol et la consommation d'un membre prélevé sur un animal vivant. Ces prescriptions sont régulièrement invoquées, depuis plusieurs années, à l'appui d'une thèse selon laquelle une « religion noachide » mondiale serait en préparation. La présente fiche reprend les textes cités à l'appui de cette thèse.

Les textes rabbiniques

Le statut des sept prescriptions est précisé au XIIe siècle par Maïmonide, dans le Mishneh Torah, au livre des Lois des rois (chapitres 8 à 10). Le judaïsme n'y fait pas obligation aux non-Juifs de se convertir. Un non-Juif qui observe les sept prescriptions est qualifié de « pieux des nations » et se voit reconnaître une part au monde à venir. Maïmonide y met une condition : les observer parce que Dieu les a prescrites, et non parce que la raison les recommande. Le sort de celui qui les observe par la seule raison dépend du manuscrit consulté : selon les éditions imprimées, il n'est pas même compté « parmi leurs sages » ; selon les manuscrits yéménites, il est au contraire « de leurs sages ». La condition elle-même a été contestée au XVIIIe siècle par le philosophe juif Moses Mendelssohn, dans une lettre de 1773 au rabbin Jacob Emden consacrée au salut des justes qui ignorent ces lois.

Les mêmes chapitres comportent un volet pénal. Maïmonide y prévoit la peine capitale pour le non-Juif qui transgresse l'une des prescriptions, sur décision d'un tribunal. L'application de ce droit suppose une juridiction, le Sanhédrin, disparue dans l'Antiquité tardive. Aucune autorité juive contemporaine ne revendique de l'exercer. Des dispositions pénales comparables figurent dans d'autres corpus religieux médiévaux, dont le droit canonique, sans application contemporaine.

La question du christianisme divise la tradition. Maïmonide range le culte chrétien dans l'idolâtrie, en raison de la doctrine de la Trinité. Les Tosafistes, commentateurs du Talmud aux XIIe et XIIIe siècles, estiment au contraire, dans leur glose sur Sanhédrin 63b, que l'« association » d'un autre nom à Dieu, le shituf, n'est pas interdite aux non-Juifs. Moïse Isserles reprend cette position au XVIe siècle. La divergence n'est pas tranchée.

Léon XIV et Macron : la tour de Babel et l’UE
Même mot, deux projets : le multilatéralisme de Macron bâtit la tour de Babel, celui de Léon XIV tient la place de la Pentecôte. Ce qu’il faut en tirer pour 2027.
« Exsules filii Hevae » : ce que 80 000 jeunes ont chanté à Saint-Denis
Vendredi, 80 000 jeunes ont clos la veillée du pape au Stade de France par le Salve Regina, chant millénaire des exilés. Ce qu’il dit d’une génération
Le Pape, Babel et les lois noachides : ce que disent les textes
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

La résolution américaine de 1991

Le 20 mars 1991, le Congrès des États-Unis a adopté une résolution conjointe, devenue la Public Law 102-14. Ses considérants mentionnent les « valeurs éthiques et principes » des sept lois noachides et rendent hommage au rabbin Menachem Mendel Schneerson, dirigeant du mouvement Loubavitch, à l'occasion de son quatre-vingt-neuvième anniversaire. Son dispositif désigne le 26 mars 1991 comme « Education Day, U.S.A. » et invite le président à publier une proclamation. Le texte ne crée ni juridiction, ni obligation, ni sanction. Il relève de la catégorie des résolutions commémoratives, que le Congrès adopte en grand nombre. Une journée de ce nom fait l'objet de proclamations présidentielles depuis la fin des années 1970.

La loi naturelle et la franc-maçonnerie

Le terme a connu un usage hors du judaïsme. En 1640, le juriste anglais John Selden publie à Londres un traité, De jure naturali et gentium juxta disciplinam Ebraeorum, qui fait des préceptes noachides une expression de la loi naturelle, commune à tous les hommes. Le mot désigne alors, dans le vocabulaire savant anglais, une morale reconnue par la raison indépendamment d'une révélation particulière.

C'est dans ce vocabulaire que s'inscrivent les Constitutions de la franc-maçonnerie anglaise rédigées par le pasteur James Anderson. L'édition de 1723 oblige le maçon à la seule religion « sur laquelle tous les hommes s'accordent » ; celle de 1738 lui demande d'observer la loi morale « en vrai Noachide ». Un grade du Rite écossais ancien et accepté, le 21e, porte le nom de « Noachite ». L'historiographie maçonnique rattache ces emplois à la morale naturelle et à la tolérance religieuse des loges du XVIIIe siècle.

Le Pape, Babel et les lois noachides : ce que disent les textes
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

La doctrine catholique

Le Catéchisme de l'Église catholique consacre trois paragraphes (§56 à 58) à l'alliance avec Noé. Il y voit le principe de « l'Économie divine envers les "nations" », un ordre de la pluralité des nations destiné à limiter l'orgueil d'une humanité qui « voudrait faire par elle-même son unité à la manière de Babel ». Il précise que cette alliance « est en vigueur tant que dure le temps des nations ». Les Actes des Apôtres (15, 20 et 29) rapportent qu'une assemblée réunie à Jérusalem demanda aux païens convertis de « s'abstenir des souillures des idoles, des unions illégitimes, de la viande non saignée et du sang ». Plusieurs commentateurs rapprochent ces abstinences des préceptes noachides.

Babel dans le texte

L'ordre des chapitres de la Genèse est le suivant. Au chapitre 9, Dieu bénit Noé et ses fils et leur dit : « Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre. » Le chapitre 10 énumère les peuples issus des fils de Noé, « selon leurs langues ». Au chapitre 11, les hommes décident de bâtir une ville et une tour : « Faisons-nous un nom, pour ne pas être disséminés sur toute la surface de la terre. » Dans la lecture juive comme dans la lecture catholique, Babel est présentée comme un refus de l'ordre donné à Noé.

Le Pape, Babel et les lois noachides : ce que disent les textes
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TIPS · SANS ABONNEMENT

Offrez-nous
un café.

Un média libre vit de ses lecteurs. Un pourboire ponctuel, sans compte ni engagement, quand le cœur vous en dit.

Vous donnez ce que vous voulez. Vous restez libre.

LAISSER UN POURBOIRE merci !
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

La thèse et les pièces

La thèse d'une religion noachide mondiale, diffusée dans certains milieux, notamment en ligne, repose sur six affirmations principales. Le tableau ci-dessous les rapporte aux pièces invoquées.

  •  

Dijon : 25 000 euros votés à une association déjà en liquidation

Le conseil municipal de Dijon a voté, le 21 septembre 2026, une subvention de 25 000 euros à l’association Aime Raude, alors qu’elle était déjà placée en liquidation judiciaire. Une erreur administrative que la Ville, a d'abord démenti, avant de reconnaître qu'aucun contrôle systématique n'existait.

Dijon : 25 000 euros votés à une association déjà en liquidation
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Dijon : 25 000 euros votés à une association déjà en liquidation

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Un habitant qui demande une place en crèche, un logement social ou une aide doit fournir justificatifs, attestations et documents d’identité. Pour une subvention de 25 000 euros, la vérification de l’existence juridique du bénéficiaire aurait pourtant fait défaut. La paperasse sert moins à contrôler la dépense publique qu'à contrôler les administrés.

Dijon : 25 000 euros votés à une association déjà en liquidation
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Une subvention votée sans vérification préalable

L’affaire a été révélée au conseil municipal par le président du groupe d’opposition “Agir pour Dijon" (LR) Emmanuel Bichot. Sa question « Comment est-ce possible ? » résume la faille, au moment du vote, l’association Aime Raude était en liquidation judiciaire. La réaction de la majorité est immédiate. « C'est faux », lance Nuray Akpinar-Istiquam. « Ce n'est pas possible », abonde François Deseille. Nathalie Koenders, maire de Dijon, se montre plus prudente. Les documents officiels donnent pourtant raison à l'opposition.

Dijon. « Comment est-ce possible ? » : E. Bichot alerte sur une subvention de 25 000 € votée à une association... en liquidation
Lors du conseil municipal du 21 septembre, le conseiller municipal d’opposition Emmanuel Bichot s’est interrogé sur le vote d’une subvention de…

Le lendemain, la Ville confirme, selon le site Dijon Actualités, que 20 000 euros ont été mandatés le 9 juillet 2026, l'association étant déjà liquidée. Elle va en demander le reversement au liquidateur, la SELARL 4R Solutions. Surtout, elle admet qu'aucune vérification du Bodacc n'était effectuée avant un vote. Elle a annoncé un renforcement de ses procédures de contrôle.

La notice de la Ville prévoit une analyse détaillée au-delà de 15 000 euros. Elle prévoit aussi un avis d'une commission réunissant tous les élus et une convention au-delà de 23 000 euros.

Dijon : 25 000 euros votés à une association déjà en liquidation
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

La paperasse pour les citoyens, la confiance pour les subventions ?

Une consultation gratuite du Bodacc aurait suffi. L'administration a pourtant exigé une chaîne d'examens sans jamais vérifier l'essentiel. Le contrôle a donc porté sur les formes, jamais sur le fond.

Cinq valeurs que je n’achèterais pas dans un PEA d’ici le printemps
Volkswagen à 1 % de marge, BNP face à une OAT à 4,66 %, Vinci et ADP face au PLF 2027 : cinq valeurs que je n’achèterais pas dans un PEA d’ici le printemps.

Lorsqu’il s’agit de distribuer une subvention, la collectivité devrait appliquer une exigence comparable : vérifier l’existence juridique du bénéficiaire, sa capacité à recevoir les fonds et la régularité de sa situation. La Ville promet désormais de renforcer ses contrôles. Mais cette réponse laisse ouverte une question essentielle : combien d'étapes de validation ont précédé le vote du 21 septembre et comment une association en liquidation a-t-elle pu franchir ces étapes ?

« Exsules filii Hevae » : ce que 80 000 jeunes ont chanté à Saint-Denis
Vendredi, 80 000 jeunes ont clos la veillée du pape au Stade de France par le Salve Regina, chant millénaire des exilés. Ce qu’il dit d’une génération

La paperasse devient difficilement défendable lorsqu’elle sert à contrôler l’administré, mais disparaît précisément là où le contrôle de la dépense devrait commencer.

Dijon : 25 000 euros votés à une association déjà en liquidation
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TIPS · SANS ABONNEMENT

Offrez-nous
un café.

Un média libre vit de ses lecteurs. Un pourboire ponctuel, sans compte ni engagement, quand le cœur vous en dit.

Vous donnez ce que vous voulez. Vous restez libre.

LAISSER UN POURBOIRE merci !
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !
  •  

Cinq valeurs que je n'achèterais pas dans un PEA d'ici le printemps

Par Vincent Clairmont

Un lecteur me demande la liste inverse de celle du 24 septembre : non pas quoi acheter, mais quoi ne pas mettre dans un PEA — réservé, rappelons-le, aux sociétés dont le siège est dans l'Union européenne ou l'Espace économique européen, ce qui règle d'avance le sort des valeurs américaines et suisses. Cinq noms, mais trois mécanismes : je préfère l'annoncer que faire croire à cinq raisons distinctes.

Cinq valeurs que je n'achèterais pas dans un PEA d'ici le printemps
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Cinq valeurs que je n'achèterais pas dans un PEA d'ici le printemps

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Le cadre d'abord. Le CAC 40 cotait 8 123 points le 23 septembre, 7 % sous son record d'août. L'OAT à dix ans est à 4,66 % au 25 septembre, le spread avec le Bund à environ 103 points de base. Et Goldman Sachs écrivait le 3 septembre que la sous-performance des actions françaises face au reste de l'Europe, qui dure depuis plus de deux ans, était appelée à se prolonger à cause de l'incertitude sur 2027. Ce n'est pas un environnement où l'on achète des décotes.

Premier mécanisme : l'automobile allemande n'est plus cyclique

Volkswagen a abaissé ses objectifs le 18 septembre : marge opérationnelle ramenée à 1 % contre une fourchette de 4 à 5,5 % précédemment annoncée, 10 milliards d'euros de charges exceptionnelles, chiffre d'affaires de 315 milliards. Le titre est sorti de l'Euro Stoxx 50 le 21 septembre. Il perd 28 % en 2026 et 71 % sur cinq ans ; la capitalisation est passée de 120 à 38 milliards. Les immatriculations du groupe en Chine reculent de 23,6 % sur un an en août, et le plan Zukunftsplan 30 vise 100 000 suppressions de postes d'ici 2030. BMW avait publié un avertissement sur résultats le 16 juin, marge automobile révisée en baisse, pour les mêmes raisons chinoises.

Une marge de 1 % n'est pas un point bas de cycle, c'est un ordre de grandeur de survie. Ce qui se révèle, ce sont quinze ans de capacités construites sur un marché chinois et un mix thermique qui n'existent plus — un malinvestissement au sens de Mises, pas un trou d'air. Je préconise de ne pas acheter la décote : elle n'a pas de plancher connu, et la restructuration se paiera d'abord sur les actionnaires.

Cinq valeurs que je n'achèterais pas dans un PEA d'ici le printemps
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Deuxième mécanisme : la signature de l'État français

Le 27 août, BNP Paribas perdait 4 %, Société Générale 3,6 %, Crédit Agricole 3,3 %, parmi les pires performances du CAC 40, sur la seule inquiétude budgétaire. L'OAT à dix ans était alors à 4,11 % et le trente ans frôlait les 5 %, inédit depuis 2008. Un mois plus tard, le dix ans est à 4,66 %.

Une banque française n'est pas un pari sur son management. C'est un pari à effet

  •  

OAT à 4,66 %, or en repli de 2,7 %, taxe foncière à régler : le point patrimonial du 27 septembre

Par Vincent Clairmont

Chaque dimanche, je passe en revue ce que la semaine a changé pour votre épargne. Cette semaine : taxe foncière, PLF 2027, or et argent, taux souverains, bitcoin, livrets réglementés et euro, et la première échéance datée de DAC8.

OAT à 4,66 %, or en repli de 2,7 %, taxe foncière à régler : le point patrimonial du 27 septembre
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
OAT à 4,66 %, or en repli de 2,7 %, taxe foncière à régler : le point patrimonial du 27 septembre

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

L'OAT à dix ans française cotait 4,66 % le 25 septembre, contre 4,5502 % le 18. L'once d'or a terminé la semaine à 4 305,40 dollars, en recul de 2,7 %. Le bitcoin cotait 83 922 dollars le 26 septembre, au terme d'une septième séance consécutive de collecte nette sur les ETF au comptant. Et Bercy a mis en ligne les avis de taxe foncière le 22 septembre. Je reprends ces dossiers un par un, sur le cas type de 500 000 euros que j'utilise depuis mai — divisez par deux à 250 000, multipliez par deux à un million.

Le calendrier fiscal : quatre dates avant la fin octobre

Les avis 2026 sont en ligne depuis le 22 septembre. Adhésion au prélèvement à l'échéance avant le 30 septembre, donc mardi. Buraliste partenaire jusqu'au 15 octobre pour les montants inférieurs ou égaux à 300 euros. Paiement en ligne jusqu'au 20 octobre. Prélèvement le 26 octobre.

Je préconise l'adhésion au prélèvement à l'échéance avant mardi — un débit unique décalé de cinq à six jours, à ne pas confondre avec la mensualisation. Cinq jours de trésorerie gagnés, et le risque de majoration de 10 % supprimé.

OAT à 4,66 %, or en repli de 2,7 %, taxe foncière à régler : le point patrimonial du 27 septembre
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Le PLF 2027 : le gel du barème est une hausse d'impôt

Sébastien Lecornu a esquissé le 18 septembre les contours du projet de loi de finances pour 2027 : 54 milliards d'euros d'effort, un déficit cible de 4,8 à 5 % du PIB contre 6,5 % sans mesures, et le gel du barème de l'impôt sur le revenu. Le texte passe en Conseil des ministres le 30 septembre — j'écrivais le 2 septembre que le vrai test de la dette française serait ce texte, pas le pétrole.

  •  

« Exsules filii Hevae » : ce que 80 000 jeunes ont chanté à Saint-Denis

par Thibault de Varenne

Ad te clamamus, exsules filii Hevae. Vers toi nous crions, enfants d'Ève exilés. Vendredi soir, vers vingt-trois heures, ces mots ont été chantés par quatre-vingt mille jeunes gens au Stade de France, à Saint-Denis. Le pape venait de donner sa bénédiction. Les feux d'artifice attendaient. Entre les deux, on a chanté une antienne latine de près de mille ans, le Salve Regina.

« Exsules filii Hevae » : ce que 80 000 jeunes ont chanté à Saint-Denis
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
« Exsules filii Hevae » : ce que 80 000 jeunes ont chanté à Saint-Denis

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

This is incredible. 80,000 young French Catholics sing the Salve Regina in Latin with Pope Leo XIV at a Prayer Vigil in the Stade de France. pic.twitter.com/AG5Il6N5GQ

— Catholic Sat (@CatholicSat) September 25, 2026

La soirée avait eu tout ce qu'on attend d'une soirée de stade. Des groupes de louange et de gospel pendant l'attente, une chanteuse venue de l'Eurovision, un bateau glissant sur la pelouse, des chevaux lancés dans l'arène, une fresque des saints de France de Geneviève à Charles de Foucauld, cent cinquante bannières, soixante reliques, la Sainte Tunique d'Argenteuil exceptionnellement sortie de sa basilique. Tout cela était beau, et tout cela était conçu pour eux.

Le Salve Regina, lui, n'a été conçu pour personne de vivant. C'est pourquoi il faut s'y arrêter.

« Exsules filii Hevae » : ce que 80 000 jeunes ont chanté à Saint-Denis
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Deux Salve dans la même journée

Il y en avait eu un premier, quelques heures plus tôt. À la sortie des vêpres, sur le parvis de Notre-Dame, Léon XIV l'avait entonné lui-même, entouré des évêques, des prêtres, des religieux et des séminaristes venus de toute la France — huit mille, dit-on. C'était la première visite d'un pape dans la cathédrale depuis l'incendie de 2019. Le clergé chantait devant la façade restaurée.

Le soir, le même chant est revenu, mais dans d'autres bouches. Plus des clercs : des laïcs de dix-sept à trente-cinq ans. Plus une cathédrale : une enceinte bâtie pour le football et les concerts. Plus l'île de la Cité : Saint-Denis, à quelques kilomètres de la basilique où reposent les rois de France, et dont on avait demandé le matin même au pape de se souvenir dans sa prière.

On peut n'y voir qu'une rencontre de calendrier. Elle dit pourtant quelque chose. Le chant de l'après-midi était celui d'une Église qui se tient debout devant ses pierres rebâties. Celui du soir était celui d'une génération qui n'a pas connu ces pierres debout, et qui les découvre.

Ce que disent les mots

Il faut lire le texte, parce qu'il ne dit pas ce qu'on attendrait d'un soir de fête.

Il s'ouvre sur une s'alutation royale : Salve, Regina, mater misericordiae, salut, Reine, mère de miséricorde. Il nomme aussitôt trois choses : la vie, la douceur, l'espérance. Puis il bascule. Ceux qui chantent se désignent eux-mêmes comme des exilés, des fils d'Ève chassés du jardin. Ils crient. Ils soupirent. Ils gémissent et ils pleurent, in hac lacrimarum valle, dans cette vallée de larmes. Ils demandent qu'on tourne vers eux un regard. Et ils demandent, pour après, post hoc exsilium, qu'on leur montre enfin le fruit béni.

Ce n'est pas un hymne de victoire. C'est le chant de gens qui savent qu'ils ne sont pas chez eux.

Voilà ce que quatre-vingt mille jeunes Français ont chanté, au terme d'une soirée faite pour les exalter. On leur avait offert l'épopée des saints, la lumière, l'acclamation, leur propre nombre. Ils ont fini par dire qu'ils étaient en exil et qu'ils pleuraient. Il y a là une justesse que je ne m'explique pas entièrement, et qui m'a plus frappé que tout le reste.

Car le mot est exact. Cette génération n'est pas née dans la maison. Elle est née après le départ. Ses parents, souvent, n'avaient rien transmis, non par hostilité mais par lassitude, ou parce qu'eux-mêmes n'avaient rien reçu. Elle a grandi dans

  •  

Yvelines : l'ARS veut fermer la maternité, la réanimation et le bloc d'un hôpital entier

Trois services vitaux d'un hôpital public rayés d'un trait de plume administratif : c'est ce que prépare l'Agence régionale de santé d'Île-de-France pour le Centre hospitalier intercommunal de Meulan-Les Mureaux (CHIMM). Maternité, réanimation, bloc opératoire : tout partirait vers Mantes et Poissy. Le 24 septembre, plus de 250 personnes ont manifesté contre ce projet, dont la décision est attendue en octobre. L’ARS estime que « des mesures structurelles s’imposent ».

Yvelines : l'ARS veut fermer la maternité, la réanimation et le bloc d'un hôpital entier
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Yvelines : l'ARS veut fermer la maternité, la réanimation et le bloc d'un hôpital entier

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Cette décision émane d’une administration qui, face au déficit de près de 20 % du budget de l’établissement et à une trésorerie quasi nulle, commande un audit à des cabinets privés et dessine des « pistes » de restructuration. L’hôpital, membre du groupement hospitalier de territoire Yvelines Nord, voit son activité baisser depuis 2019.

Yvelines : l'ARS veut fermer la maternité, la réanimation et le bloc d'un hôpital entier
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Un hôpital progressivement amputé

Le dossier repose notamment sur un audit confié par l’ARS aux cabinets Capgemini et Vi-Santé durant l’hiver 2025-2026. Les premières conclusions ont été présentées le 2 juillet au conseil de surveillance du CHIMM ; le rapport définitif est attendu en octobre. Parmi les scénarios évoqués figurent la transformation de la maternité en centre périnatal sans hébergement post-natal et une évolution du dispositif de réanimation.

Hôpital de Meulan – Les Mureaux : une mobilisation ce jeudi pour dire non à la fermeture de trois services (maternité, réanimation, bloc opératoire)
Hôpital de Meulan - Les Mureaux : une mobilisation ce jeudi pour dire non à la fermeture de trois services (maternité, réanimation, bloc opératoire)

La maternité réalise environ 700 accouchements par an, contre environ 900 auparavant. Elle se situe donc sous le repère de 1 000 naissances annuelles souvent utilisé dans les restructurations hospitalières. Mais fermer un service ne supprime pas les patients : les accouchements, interventions chirurgicales et prises en charge lourdes devront être absorbés ailleurs.

Yvelines : l'ARS veut fermer la maternité, la réanimation et le bloc d'un hôpital entier
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

L’économie administrative, une charge pour les patients

Le CHIMM appartient au GHT Yvelines Nord, avec Mantes-la-Jolie et Poissy-Saint-Germain-en-Laye. Le transfert présenté comme une réorganisation territoriale revient donc à concentrer davantage d’activité sur les deux autres établissements. Les personnels mobilisés redoutent une saturation supplémentaire et un éloignement des soins pour les habitants qui ne disposent pas d’un véhicule ou doivent accéder rapidement à une maternité ou à une réanimation.

L’été aux urgences : des patients morts après des jours sur des brancards
Cet été, dans les hôpitaux français, l’attente sur brancard a parfois dépassé 48 heures et même trois jours. Le bilan de Samu-Urgences de France fait état de décès de patients pris en charge ou en attente sur brancard, alors que la France consacre des moyens considérables à sa

La CFDT avance, de son côté, un objectif de 10,3 millions d’euros d’économies, chiffre qui n’a pas été publiquement confirmé à ce stade par l’ARS ou la direction.Le 24 septembre, syndicats, élus, soignants et habitants ont marché de l’hôpital jusqu’à la mairie des Mureaux. En 2017 déjà, la réanimation avait été menacée avant d’être maintenue sous la pression locale.

Urgences saturées: l’été où l’hôpital public a cessé de soigner
À Brest, des patients auraient attendu de nombreuses heures aux urgences selon les organisations syndicales. Ce cas n’est plus une exception : une cinquantaine de services d’urgences connaissent de graves difficultés cet été, tandis que près de 40 % des postes de médecins urgentistes demeurent vacants. Une nouvelle illustration d’

L'histoire du CHIMM n'est pas isolée : Trappes, Le Havre, Montbéliard connaissent des scénarios comparables, portés tantôt par des groupes privés, tantôt par l'ARS elle-même.

Yvelines : l'ARS veut fermer la maternité, la réanimation et le bloc d'un hôpital entier
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TIPS · SANS ABONNEMENT

Offrez-nous
un café.

Un média libre vit de ses lecteurs. Un pourboire ponctuel, sans compte ni engagement, quand le cœur vous en dit.

Vous donnez ce que vous voulez. Vous restez libre.

LAISSER UN POURBOIRE merci !
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !
  •  

Confinement énergétique annoncé au 20h par Macron : histoire d'une fake news "patriote"

par Élise Rochefort

Le 24 septembre 2026, à vingt heures, Emmanuel Macron s'est exprimé sur TF1 et France 2. Quarante-huit heures plus tôt, une publication annonçait qu'il y déclarerait « le début d'un confinement énergétique ». Huit mesures circulaient, listées sur des visuels générés par intelligence artificielle. Les contenus qui les relayaient ont dépassé six millions de vues. Aucune des huit n'a été annoncée. Le ministère de l'Économie avait démenti le matin même. Ce qui suit reconstitue la chaîne, document par document.

Confinement énergétique annoncé au 20h par Macron : histoire d'une fake news "patriote"
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Confinement énergétique annoncé au 20h par Macron : histoire d'une fake news "patriote"

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Chronologie

Le 20 mars 2026, l'Agence internationale de l'énergie publie un rapport en réponse au blocage du détroit d'Ormuz. Il recommande dix mesures de réduction de la consommation de pétrole et de gaz : développement du télétravail, baisse de la vitesse sur autoroute d'au moins 10 km/h, recours aux transports en commun, circulation alternée par plaque dans les grandes villes, covoiturage, éco-conduite, abandon du GPL pour le transport, réduction de l'aérien d'affaires, cuisson électrique plutôt qu'au gaz, optimisation de la consommation industrielle d'hydrocarbures. Le même jour, l'agence approuve la libération d'environ 400 millions de barils de réserves stratégiques, la plus importante de son histoire. Les dix mesures sont présentées comme des recommandations, adressées « aux autorités, aux entreprises et même aux ménages », et applicables « quand c'est possible ».

Le 25 mars, le Brownstone Institute publie un article sur ce rapport. Le 31 mars, l'édition française du site The Exposé en tire un texte intitulé « Les confinements énergétiques commencent ». Les dix recommandations y deviennent un confinement « dirigé par l'AIE », explicitement rapproché des mesures sanitaires de 2020 et des « confinements climatiques ». L'expression est fixée là, six mois avant l'interview.

Confinement énergétique annoncé au 20h par Macron : histoire d'une fake news "patriote"
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Le 22 septembre, un compte X, @labbe_tonniere2, publie : « Macron annoncera le début d'un confinement énergétique jeudi soir… le but étant d'instaurer un climat de guerre ». Le message dépasse 500 000 vues. Il ne comporte aucune mesure : une date, une prédiction, un mobile.

Les mesures apparaissent ensuite, sur un second compte, @QuentinCad31672, sous forme de visuels générés par intelligence artificielle. Elles sont au nombre de huit : interdiction des déplacements non essentiels, rationnement du carburant à 30 euros par semaine, télétravail obligatoire, circulation alternée, baisse des limitations de vitesse, coupures des compteurs Linky, amendes de 140 euros, rationnement alimentaire.

🚨URGENT 🚨👇👇

JEUDI 20H : LE CONFINEMENT ÉNERGÉTIQUE ?
🔥🕯️🔒

Les rumeurs circulent bon train.

Jeudi soir. 20 heures.
Macron prendrait la parole.

On murmure que ce ne serait pas une simple interview.
Le début d’un confinement énergétique.

Les mesures qui circulent :… pic.twitter.com/HUVfWih5LU

— Aide Poule (@QuentinCad31672) September 22, 2026

Le relais s'élargit. Une publication Facebook reprenant la liste dépasse 3,5 millions de vues. Le compte de Florian Philippot, président des Patriotes, diffuse la rumeur. Le 23 septembre, la chaîne Géopolitique Profonde publie une vidéo qui reprend le rationnement à 30 euros et l'amende de 140 euros, fait du compteur Linky l'instrument du dispositif et qualifie l'ensemble de « transition vers une économie de guerre ». Aucune source n'y est citée. Deux jours plus tôt, la même chaîne annonçait la préparation d'une activation de l'article 16 de la Constitution.

Confinement énergétique annoncé au 20h par Macron : histoire d'une fake news "patriote"
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

L'écart entre le document et la liste

Cinq des huit mesures figurent, sous une forme voisine, parmi les recommandations de l'agence : télétravail, vitesse, circulation alternée, transports collectifs, usages du gaz. Trois n'y figurent pas : les coupures de compteurs Linky, l'amende de 140 euros, le rationnement alimentaire. Le rationnement du carburant à 30 euros par semaine n'apparaît pas dans la liste des dix mesures telle que la dépêche de l'AFP la restitue.

L'opération porte donc sur deux plans. Le premier est un déplacement d'émetteur : une recommandation multilatérale non contraignante est attribuée à l'Élysée. Le second est un ajout : trois mesures sans source, dont deux comportent une sanction ou une coupure, c'est-à-dire un effet directement vérifiable par le lecteur dans son quotidien.

Ce que le droit français permet

Le démenti a porté sur une annonce. Il n'a pas porté sur une compétence, et la distinction n'est pas de pure forme.

Le code de l'énergie comporte un chapitre intitulé « Les mesures de sauvegarde en cas de crise », articles L. 143-1 à L. 143-8. Sa première sous-section rassemble les « dispositions justifiées par une pénurie énergétique », à l'article L. 143-1. Une seconde section prévoit des dispositions particulières à l'électricité et au gaz, articles L. 143-4 à L. 143-6-2. Ces textes préexistent de plusieurs années à la rumeur.

Ce dispositif n'est pas théorique. Le décret n° 2023-1418 du 29 décembre 2023 organise les mesures de restriction et de suspension d'activité des installations de production d'électricité utilisant du gaz naturel en cas de menace grave sur la sécurité d'approvisionnement. Il montre la forme que prend l'exercice de cette compétence : un texte réglementaire, publié au Journal officiel, dont l'objet est circonscrit à un secteur.

Deux propositions coexistent donc, et elles sont toutes deux exactes. Aucune mesure de rationnement n'était annoncée le 24 septembre. Et l'État français dispose, depuis longtemps, d'un pouvoir codifié de restriction de la consommation énergétique en cas de pénurie. La rumeur a échoué sur la première ; elle a emprunté sa vraisemblance à la seconde.

Confinement énergétique annoncé au 20h par Macron : histoire d'une fake news "patriote"
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TIPS · SANS ABONNEMENT

Offrez-nous
un café.

Un média libre vit de ses lecteurs. Un pourboire ponctuel, sans compte ni engagement, quand le cœur vous en dit.

Vous donnez ce que vous voulez. Vous restez libre.

LAISSER UN POURBOIRE merci !
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Ce qui a été annoncé

Le matin du 24 septembre, le ministère de l'Économie dément formellement toute mesure de rationnement ou de coupure. Le ministre Roland Lescure déclare qu'il n'existe « aucun problème d'approvisionnement » et fait état de deux mois de visibilité.

Le soir, l'interview a porté sur le prix des carburants, le budget, la menace russe et la guerre en Iran. Les mesures annoncées vont dans le sens inverse d'une restriction : prolongation de l'aide de 100 euros aux grands rouleurs, relèvement de la prime carburant patronale de 600 à 1 000 euros, réunion énergie du G7 avec discussion d'une libération supplémentaire de réserves stratégiques, envoi de moyens militaires français pour protéger le terminal saoudien de Yanbu. Le chef de l'État a par ailleurs écarté une dissolution et n'a pas mentionné l'article 16.

Ce que la séquence établit

Deux comptes sans notoriété institutionnelle, dont l'identité des auteurs n'est établie par aucune source, ont produit en quarante-huit heures une prédiction datée, une liste de huit mesures et six millions de vues. Un parti politique l'a relayée. Une chaîne l'a mise en récit. Un ministère a dû démentir. Le coût d'entrée de l'opération était nul ; son matériau premier était un rapport public consultable en ligne.

La séquence de mars avait suivi le même chemin, à partir du même document, avec le même vocabulaire. Elle s'était éteinte sans démenti ministériel, faute d'une date à annoncer. Celle de septembre en avait une : le 20 heures du jeudi. C'est la seule variable qui distingue les deux.

Entre la recommandation du 20 mars et la liste du 22 septembre, il y a un document que chacun peut lire. Il compte dix points, il est non contraignant, et il ne mentionne ni les compteurs électriques, ni les amendes, ni l'alimentation. Le démenti du 24 septembre portait sur une annonce qui n'a pas eu lieu. Les articles L. 143-1 et suivants du code de l'énergie, eux, n'ont pas été modifiés.

  •  

Étampes : deux procès en une semaine pour l'argent public de la mairie

En huit jours, le tribunal correctionnel d’Évry a examiné deux dossiers distincts mettant en cause la gestion de fonds publics à Étampes. D'un côté, l'ancien maire Franck Marlin, soupçonné d'avoir laissé filer 20 000 euros de subventions « jeunesse » en 2017. De l'autre, un ex-chef de service municipal accusé d'avoir facturé 480 000 euros de prestations à une structure qu'il avait lui-même fondée. Deux procédures, aucun jugement rendu, un même mécanisme.

Étampes : deux procès en une semaine pour l'argent public de la mairie
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Étampes : deux procès en une semaine pour l'argent public de la mairie

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

À Étampes, ce ne sont pas les milliards de l’État qui disparaissent dans des tableaux comptables abstraits. Ce sont des sommes versées par une mairie, des associations, des factures et des circuits financiers locaux.

Étampes : deux procès en une semaine pour l'argent public de la mairie
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

20 000 euros de subventions au cœur du premier procès

Du 15 au 17 septembre, Franck Marlin, maire d’Étampes pendant vingt-huit ans et député pendant vingt-cinq ans, comparaissait avec son ancien directeur général des services et quatre autres prévenus. Il lui est reproché d’avoir autorisé le versement, en 2017, d’environ 20 000 euros à trois associations pour financer des séjours de jeunes de quartiers prioritaires. L’enquête n’a pas permis d’établir la réalité de certains séjours et une partie des fonds a été versée sur le compte personnel du président de l’une des associations.

Détournement de fonds publics: à son procès, l’ex-maire d’Etampes nie toute responsabilité - ICI
L’ancien maire d’Etampes Franck Marlin a nié ce mercredi devant le tribunal correctionnel d’Evry avoir autorisé le versement illégal de subventions à des associations et le paiement d’heures supplémentaires indues à des agents municipaux.

À la barre, Franck Marlin a contesté toute responsabilité et rejeté l’existence de directives ayant conduit à un détournement. Le parquet a requis deux ans de prison avec sursis, 20 000 euros d’amende et dix ans d’inéligibilité. Le jugement est attendu.

Étampes : deux procès en une semaine pour l'argent public de la mairie
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

480 000 euros et une association au centre du second dossier

Le 22 septembre, un ancien chef du service de la vie associative et de l’événementiel, devenu directeur de cabinet, était jugé avec sa compagne. Entre 2016 et 2021, il est soupçonné d’avoir fait travailler une association dont il était lui-même président pour des prestations commandées par la mairie. Il est poursuivi notamment pour favoritisme, prise illégale d’intérêts, abus de confiance et blanchiment ; le montant en cause dépasse 480 000 euros. La justice devra déterminer les responsabilités individuelles dans ces deux procédures. Aucun jugement n’a été rendu à ce jour.

Quelles sont les actions françaises les plus prometteuses à acheter en octobre ?
Le CAC a perdu 7 % depuis août. Faut-il acheter ? Pas l’indice. Deux dossiers français, Gecina et Exosens, et un calendrier après le budget du 30 septembre.

Les dossiers révèlent une même fragilité : lorsque l’argent public transite par des structures associatives ou des prestataires proches de décideurs ou d’agents municipaux, le contrôle devient la véritable ligne de défense du contribuable.

Étampes : deux procès en une semaine pour l'argent public de la mairie
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TIPS · SANS ABONNEMENT

Offrez-nous
un café.

Un média libre vit de ses lecteurs. Un pourboire ponctuel, sans compte ni engagement, quand le cœur vous en dit.

Vous donnez ce que vous voulez. Vous restez libre.

LAISSER UN POURBOIRE merci !
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

À Étampes, cette ligne de défense se retrouve aujourd’hui devant les juges. Le problème n’est pas seulement de savoir combien d’argent a éventuellement échappé au contrôle : c’est de comprendre comment il a pu circuler assez longtemps avant que la justice ne s’en saisisse. Pour mémoire, la Cour des comptes chiffre à environ 60 milliards d'euros annuels les subventions versées aux associations en France.

  •  

Quelles sont les actions françaises les plus prometteuses à acheter en octobre ?

Par Vincent Clairmont

Le CAC 40 a clôturé mercredi à 8 123 points, plus de 7 % sous son record d'août à 8 742. L'écart de taux entre la dette française et la dette allemande à dix ans, le spread, atteignait 102 points de base la veille. Le budget 2027 sera déposé mercredi prochain. Et la question qui remplit ma boîte depuis dix jours est toujours la même : la baisse est-elle une occasion, et sur quels titres ? Ma réponse tient en trois temps : pas l'indice, deux dossiers, et un calendrier. Je détaille.

Quelles sont les actions françaises les plus prometteuses à acheter en octobre ?
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Quelles sont les actions françaises les plus prometteuses à acheter en octobre ?

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

POURQUOI PAS « LE CAC » ?

Parce qu'acheter l'indice parce que les prix ont baissé, c'est acheter exactement ce que ma doctrine exclut : des actions européennes de grande capitalisation à valorisation moyenne, sans marge de sécurité particulière. C'est le centre du portefeuille, là où le Barbell ne met rien. Une baisse de 7 % ne transforme pas un indice moyen en affaire. Elle le rend moins cher, ce n'est pas la même chose.

Il y a une seconde raison. Si la séquence budgétaire tourne mal et que le spread file vers 150 points, tout baissera ensemble, bons et mauvais dossiers confondus. Dans ce scénario, l'indice n'offre aucune protection. Ce qui en offre, c'est un titre dont le prix intègre déjà le pire, ou une entreprise dont le carnet de commandes ne dépend pas de Bercy. J'ai trouvé un dossier de chaque espèce.

Quelles sont les actions françaises les plus prometteuses à acheter en octobre ?
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

PREMIER DOSSIER : GECINA, OU LE BUREAU PARISIEN SOLDÉ À MOITIÉ PRIX

Gecina est la grande foncière des bureaux parisiens. Le titre cote autour de 66 euros, soit une décote d'environ 50 % sur l'actif net réévalué, c'est-à-dire la valeur des immeubles une fois la dette déduite. Autrement dit, la Bourse vous vend un euro d'immobilier parisien pour cinquante centimes.

  •  

Un rapport sur les mutuelles préconise de ne pas réformer notre système de santé

Par Élise Rochefort

Par lettre de mission du 21 janvier 2026, le ministre de l'Économie, la ministre de la Santé et la ministre de l'Action et des comptes publics ont confié à quatre personnalités qualifiées une mission sur l'articulation entre l'assurance maladie obligatoire (AMO) et les assurances maladie complémentaires (AMC). Les travaux ont été conduits de janvier à juillet 2026, avec l'appui de deux rapporteures de l'Inspection générale des affaires sociales et de l'Inspection générale des finances. Le rapport final, daté de septembre 2026 et présenté dans la presse le 23 septembre, compte 111 pages et 22 recommandations. Il précise que son contenu n'engage que ses signataires.

Un rapport sur les mutuelles préconise de ne pas réformer notre système de santé
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Un rapport sur les mutuelles préconise de ne pas réformer notre système de santé

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Les signataires sont Élisabeth Hubert, ministre de la Santé et de l'Assurance maladie en 1995 ; Franck von Lennep, conseiller maître à la Cour des comptes, ancien directeur de la Sécurité sociale ; Nicolas Bouzou, économiste, fondateur du cabinet Asterès ; Stéphane Junique, président du groupe VYV et vice-président de la Fédération nationale de la Mutualité française. L'annexe de présentation des membres indique que le cabinet Asterès « compte des complémentaires santé parmi ses clients ».

Un rapport sur les mutuelles préconise de ne pas réformer notre système de santé
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

L'état des lieux

Le rapport établit le déficit de l'assurance maladie à 15,9 milliards d'euros en 2025. En l'absence de mesures correctrices, il le projette à 15,1 milliards en 2027 et à 17,7 milliards en 2029.

Le niveau de protection est présenté comme élevé. Le reste à charge des ménages représente 10,2 % de la dépense de santé, pour une moyenne européenne de 14,8 %. 96,6 % de la population dispose d'une complémentaire, bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire compris.

Les organismes complémentaires ont financé 12,8 % de la consommation de soins et de biens médicaux en 2024. Cette part varie selon les postes : 3,8 % des dépenses hospitalières, 14,8 % des soins ambulatoires, 10,9 % des médicaments, 48,5 % des soins dentaires, 50,6 % des audioprothèses, 68,2 % de l'optique.

Les cotisations ont augmenté de 6 % en 2023 et de 8 % en 2024. Le rapport attribue cette hausse à trois facteurs : la croissance des prestations, notamment liée à l'élargissement du panier du contrat responsable ; des charges de gestion qui ne baissent pas ; une fiscalité en hausse. Les charges de gestion représentaient 18,8 % des cotisations en 2024, soit 8,8 milliards d'euros, contre 18,7 % en 2011. Cinquante et un organismes affichaient un taux supérieur à 25 % ; ils représentent 8,5 % des cotisations, et 19,7 % des cotisations en contrats individuels.

La taxe de solidarité additionnelle (TSA), collectée par les complémentaires sur les cotisations, a rapporté 0,4 milliard d'euros en 2000 et 6,1 milliards en 2025. Sur ce dernier montant, 3,5 milliards ont financé la complémentaire santé solidaire, qu'elle avait vocation à financer ; le reliquat a été affecté à l'assurance maladie obligatoire. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 y a ajouté une taxe exceptionnelle de 2,05 %, d'un rendement de 1,1 milliard d'euros, assortie d'un gel des cotisations. Le rapport écrit que cette mesure « témoigne de la méconnaissance du mode de fonctionnement de ces organismes par le législateur ».

Le marché compte 397 organismes exerçant une activité d'assurance santé, contre une trentaine au Royaume-Uni. Il est segmenté entre actifs, couverts par des contrats collectifs aidés et cofinancés par l'employeur, et retraités, dont les cotisations sont plus élevées et progressent plus vite. Le rapport relève dans le même temps que le taux d'effort des actifs est supérieur à celui des retraités, quel que soit le niveau de vie considéré.

Sur la gouvernance, le rapport constate que le principe « qui co-paie, co-décide », posé par la loi de 2004, n'a pas été mis en œuvre. Les transferts de dépenses de l'AMO vers les complémentaires interviennent « par à-coups, sans trajectoire d'ensemble ». Le comité de dialogue avec les organismes complémentaires, installé en 2022, a cessé de se réunir.

Un rapport sur les mutuelles préconise de ne pas réformer notre système de santé
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

Les scénarios écartés

La mission a examiné quatre architectures alternatives. La privatisation de l'assurance maladie obligatoire est écartée comme une rupture avec l'histoire de la protection sociale française. La « Grande Sécurité sociale » — remboursement intégral par l'AMO d'un panier opposable — est écartée au motif de son coût, estimé lors de travaux antérieurs à 22,5 milliards d'euros pour les finances publiques, dans un pays dont le taux de prélèvements obligatoires atteint 45,3 % du PIB. L'extension du régime d'Alsace-Moselle est écartée faute d'évaluation de ses effets. Le bouclier sanitaire, plafonnant le reste à charge, est jugé porteur de nombreuses questions opérationnelles non résolues.

La mission retient une voie intermédiaire : le décroisement partiel, qui confie certains postes de dépense à un seul financeur.

Les propositions

Les 22 recommandations s'organisent en cinq axes.

Le statut. Les organismes complémentaires deviendraient des « organismes d'assurance santé » (ODAS), investis de trois missions : le remboursement des soins, la prévention, notamment en entreprise, l'accompagnement des parcours. Une instance permanente de concertation réunirait l'État, l'assurance maladie et les ODAS ; les compétences de l'Unocam seraient renforcées ; une trajectoire pluriannuelle de répartition des financements entre AMO, ODAS et assurés serait soumise au Parlement.

Le panier. L'intégration d'un acte au panier de l'AMO serait subordonnée à une évaluation scientifique et médico-économique de la Haute Autorité de santé. Le contrat responsable serait remplacé par un « contrat essentiel », seul éligible aux avantages fiscaux et sociaux. En seraient exclus, à titre d'exemple, les médicaments remboursés à 15 %, les cures thermales et les prestations de professionnels non inscrits au répertoire partagé des professionnels de santé. Le rapport prévoit que l'intégralité des gains fiscaux soit réinjectée dans une baisse de la TSA.

Les transferts. Les ODAS prendraient en charge l'optique et les audioprothèses encore financées par l'AMO, soit respectivement 350 et 450 millions d'euros, ainsi que le transport sanitaire programmé, poste qui représente 6,4 milliards d'euros de dépenses pour l'AMO. Les simulations de la mission, réalisées sur le modèle de micro-simulation de la DREES, chiffrent le transfert entre 1,6 et 5,1 milliards d'euros selon le périmètre retenu ; le chiffrage haut correspond à un scénario qui basculait en contrepartie les dépenses d'hospitalisation vers l'AMO, volet que la recommandation n° 6 ne reprend pas explicitement. Le rapport indique qu'une baisse de la TSA de 3 à 11 points pourrait compenser ce transfert. Les restes à charge après AMO augmenteraient d'environ 60 euros par an pour les plus de 70 ans dans le premier scénario, et d'environ 120 euros par an pour les 60-80 ans dans le second. La mission recommande par ailleurs d'étudier le transfert aux employeurs des indemnités journalières des premiers jours d'arrêt maladie, sous réserve d'une concertation avec les partenaires sociaux et d'une étude de compatibilité avec l'alinéa 11 du préambule de la Constitution de 1946.

La liberté et la protection. Les ODAS pourraient proposer des franchises optionnelles sur leurs garanties, en ville comme à l'hôpital, notamment sur le forfait journalier, sans perte des avantages fiscaux du contrat essentiel, ainsi que des bonus liés au respect de parcours de prévention. Elles seraient invitées à consacrer au moins 2 % de leurs cotisations à la prévention. En contrepartie, la prévoyance serait généralisée à tous les salariés par la négociation collective, l'interdiction de sélection des risques selon l'état de santé serait inscrite dans la loi, et un fonds de péréquation entre actifs et retraités modestes serait créé par accord de place. À défaut d'accord, une « C2S séniors » serait étudiée.

Les données et la simplification. Les ODAS accéderaient à certaines données individuelles — vaccinations, dépistages, arrêts de travail de plus d'un mois — sous réserve du consentement de l'assuré, avec des contrôles de la CNIL et de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution. Leurs données de remboursement seraient appariées au système national des données de santé. Un plan commun de lutte contre la fraude s'appuierait sur la loi de juin 2026. Les règles de participation financière à l'hôpital seraient simplifiées et plafonnées, et l'information des assurés sur les frais de gestion renforcée.

Un rapport sur les mutuelles préconise de ne pas réformer notre système de santé
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TIPS · SANS ABONNEMENT

Offrez-nous
un café.

Un média libre vit de ses lecteurs. Un pourboire ponctuel, sans compte ni engagement, quand le cœur vous en dit.

Vous donnez ce que vous voulez. Vous restez libre.

LAISSER UN POURBOIRE merci !
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Ce que le rapport ne mesure pas

Le rapport ne chiffre pas l'effet de ses propositions sur le niveau des cotisations. Il relève lui-même que les franchises optionnelles « pourraient peser davantage sur les ménages en moins bonne santé, et donc sur les plus âgés » et produire des effets de démutualisation sur le marché individuel. Le transfert des indemnités journalières n'est pas chiffré. L'enquête sur les dépenses de prévention des complémentaires repose sur un échantillon partiel de quinze organismes, qui déclarent 565 millions d'euros de dépenses en 2025.

Les auteurs demandent que le rapport soit mis en œuvre « comme un tout » et mettent en garde contre la tentation d'en « grapiller » des mesures dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Le PLFSS pour 2027 doit être déposé à l'automne. Les positions des fédérations d'organismes complémentaires, des organisations syndicales et du Gouvernement sur le rapport n'étaient pas documentées à la date de rédaction.

Le rapport est remis. Sa traduction législative dépendra des arbitrages du prochain exercice budgétaire.

  •  

Un mort à l'hôpital d'Auxerre, une enquête ouverte pour "homicide involontaire"

Un patient de 77 ans est décédé le 15 septembre au centre hospitalier d'Auxerre après ce que l'établissement qualifie lui-même « d'erreur d'administration médicamenteuse ». Le parquet a ouvert une enquête pour homicide involontaire le 19 septembre. La famille, elle, découvre la cause par voie de presse et de communiqué. L’autopsie n’a pas permis d’établir les causes du décès ; des examens complémentaires sont en cours.

Un mort à l'hôpital d'Auxerre, une enquête ouverte pour "homicide involontaire"
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !
Un mort à l'hôpital d'Auxerre, une enquête ouverte pour "homicide involontaire"

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Le 15 septembre dernier, un patient de 77 ans décède au centre hospitalier d’Auxerre, dans un service de soins critiques. Deux jours plus tard, le 17 septembre, la direction de l’établissement adresse un communiqué : « cet événement fait suite à une erreur d’administration médicamenteuse ». Signalement immédiat à l’Agence régionale de santé Bourgogne-Franche-Comté et à la procureure de la République, qui le 19 septembre, annonce l’ouverture d’une enquête pour homicide involontaire.

Un mort à l'hôpital d'Auxerre, une enquête ouverte pour "homicide involontaire"
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Une erreur reconnue, une cause du décès encore incertaine

Le centre hospitalier d’Auxerre a confirmé le décès d’un patient de 77 ans, survenu mardi 15 septembre dans un service de soins critiques. Dans un communiqué, l’établissement a reconnu une « erreur d’administration médicamenteuse » et indiqué avoir immédiatement signalé les faits au parquet ainsi qu’à l’Agence régionale de santé (ARS).

Patient décédé à l’hôpital d’Auxerre : une enquête ouverte pour “homicide involontaire” - ICI
Une enquête judiciaire est en cours pour déterminer les causes du décès d’un patient à l’hôpital d’Auxerre, annonce le parquet d’Auxerre, ce samedi 19 septembre 2026, dans un communiqué à l’AFP.

Le 19 septembre, la procureure de la République d’Auxerre, Marie-Denise Pichonnier, annonçait l’ouverture d’une enquête pour « homicide involontaire ». Point essentiel : l’autopsie n’a pas permis de déterminer les causes du décès. Des examens complémentaires sont donc toujours en cours.

Certaines informations de presse évoquent un possible surdosage de potassium, mais cet élément n’est pas établi par les autorités à ce stade et ne doit donc pas être présenté comme une conclusion.

Un mort à l'hôpital d'Auxerre, une enquête ouverte pour "homicide involontaire"
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

Quand l’institution devient aussi son propre contrôleur

L’hôpital affirme avoir engagé une démarche interne de recueil et d’analyse des faits et assure que les mesures nécessaires ont été prises pour garantir la sécurité des soins. L’ARS mène également ses propres investigations administratives.

Depuis le 31 août, il n’y a plus de service de médecine à Condom
Depuis le 31 août 2026, le centre hospitalier de Condom (Gers) n’a plus de service de médecine générale. Vingt lits fermés faute de médecin titulaire. L’Agence régionale de santé (ARS) d’Occitanie a prolongé une suspension temporaire “jusqu’à nouvel ordre”. LE COURRIER DES STRATÈGESRestez libre ! LA NEWSLETTER

La justice est saisie, mais les premiers éléments restent sous le contrôle de l’acteur qui a produit l’événement. Autopsie non concluante, examens complémentaires en cours : le temps de l’institution s’impose. L’usager, ou sa famille, n’a d’autre recours que d’attendre que le système s’auto-examine. Elle attend que la lumière soit faite. Tant que les expertises ne sont pas achevées, aucune responsabilité individuelle ne peut être désignée.

Urgences saturées: l’été où l’hôpital public a cessé de soigner
À Brest, des patients auraient attendu de nombreuses heures aux urgences selon les organisations syndicales. Ce cas n’est plus une exception : une cinquantaine de services d’urgences connaissent de graves difficultés cet été, tandis que près de 40 % des postes de médecins urgentistes demeurent vacants. Une nouvelle illustration d’

Cette affaire rappelle une réalité du service public de santé : lorsqu’une défaillance survient, la confiance ne peut reposer uniquement sur la parole de l’institution concernée. À Auxerre, la question n’est pas encore de savoir qui est responsable. Elle est d’abord de savoir exactement ce qui s’est passé et si le système saura l’établir sans se protéger lui-même.

Un mort à l'hôpital d'Auxerre, une enquête ouverte pour "homicide involontaire"
LE COURRIER
DES STRATÈGES
Restez libre !

TIPS · SANS ABONNEMENT

Offrez-nous
un café.

Un média libre vit de ses lecteurs. Un pourboire ponctuel, sans compte ni engagement, quand le cœur vous en dit.

Vous donnez ce que vous voulez. Vous restez libre.

LAISSER UN POURBOIRE merci !
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !
  •  
❌