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NATO chief says ‘no imminent danger’ but rearmament of Europe continues in full swing

More rearmament talks are underway in Brussels as European politicians continue building an increasingly tense anti-Russian discourse. On Wednesday, September 30, defense ministers and industry representatives joined the Euronews Defense and Space Summit, focusing on the bloc’s growing defense expenditure and member cooperation.

The summit took place after weeks of allegations of hybrid attacks on EU members, which pushed the already tense rearmament narrative permeating the European political establishment up a couple more notches. It also followed, by only a couple of days, the Council of the EU’s announcement of the next phase of five European Defense Projects of Common Interest (EDPCIs) – projects that “allow EU countries to work together on major defense initiatives that are too large or too complex for individual countries to develop on their own.”

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While separate, the two events shared several points in common, starting with a focus on increasing coordination between EU countries to arm more efficiently – and spend the billions of euros planned for defense over the coming years. They also emphasized sections of the military sector to receive the most attention – including drones and military capacities in Eastern Europe. 

This geographical focus goes beyond EU members, expanding to – at least – Ukraine and Moldova. Most EDPCIs – like the Drone and Counter-Drone European Resolve (DECODER) and the Eastern Flank Watch – list Ukraine as a partner. Ukrainian arms entrepreneurs were also present at the summit in Brussels, including leading figures from Fire Point, one of the country’s most prominent arms companies.

Very imminent investments into arms

While NATO Secretary General Mark Rutte stated in his summit intervention that there is “no imminent danger” to the alliance members’ territories, he and others did not hold back in offering anticipations of an unstable period.

Belgian Minister of Defense Theo Francken, for one, anticipated “more hybrid threat actions” and an overall “dark winter for Europe” – a scenario he seems to want to address by spending more on arms and cutting social services, as he has explicitly stated on numerous occasions.

“Europe has been very good in investing in soft power, in social security,” Francken said. “And it’s beautiful to have a pension system, to have social welfare systems when someone gets sick, when somebody loses his job – we have everything. But when there’s a war or there’s hybrid threats, we don’t have anything.”

Considering the significant amount of money European countries have already invested into armament, his assessment that “we don’t have anything” is inaccurate at best. 

It also remains contested on a regular basis on the streets of many European cities, where trade unions, students, and peace movements continue to protest against austerity budgets that aim to provide for war.

Europe needs a policy that builds security with its neighbors

In addition to large-scale demonstrations against social security and labor cuts in France’s proposed 2027 budget and student strikes against conscription in Germany last week, mobilizations are expected to grow over the coming months – including an international youth strike in November.

“We reject the militarization of our societies and support the young people who are refusing it,” the Stop ReArm Europe coalition wrote on September 23. “Thousands of high school students and university students across Europe are rising up to refuse militarization and the return of conscription.”

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“Nearly 20 million children in the EU – one in four – live at risk of poverty or social exclusion,” the group added. “Meanwhile, governments have committed to military spending that the EU’s own Defense Commissioner, Andrius Kubilius, puts at €7 trillion by 2035.”

“The trillions earmarked for militarized security will leave us staring down the barrel of a gun and indebted to global financiers,” Stop ReArm wrote, calling for a solidarity- and care-based alternative. “This must go hand in hand with a non-aligned foreign policy that resolves conflicts through diplomacy, upholds international law and human rights, and builds common security for all: security with our neighbors, not against them.”

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Des Balkans en voie d'accaparement

Encore préservées du béton, les côtes albanaises de l'Adriatique sont rattrapées par les conséquences du tourisme, lequel conduit à détruire ce que l'on vient admirer. Le phénomène se répand d'autant plus vite qu'il peut rapporter gros à ceux qui s'approprient les meilleurs sites. Pour gagner l'allégeance des responsables politiques du cru, la tâche est d'autant plus facile quand on s'appelle Trump.

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Endri Dani. – « Palimpsest 01 », 2010
© Endri Dani - Mucem, Marseille

Fasciné par les montagnes striées de torrents, les plaines fertiles et l'hospitalité de leurs habitants lors de sa traversée du sud de l'Albanie en 1809, lord Byron a célébré une nature d'autant plus belle « dans ses formes sauvages » que « rien d'humain n'ose souiller ses asiles ». Voyageant à cheval, il a gagné Tepelena, sur les rives de la Vjosa, où Ali Pacha, gouverneur défiant l'autorité ottomane, lui a réservé un accueil fastueux.

Deux siècles plus tard, en juillet 2021, Mme Ivanka Trump (fille du président des États-Unis) et son époux, M. Jared Kushner, découvrent à leur tour la région, en débarquant sur l'île de Sazan depuis le yacht de leur ami, le financier britannique Nathaniel Rothschild. Lieu stratégique, situé à l'entrée de l'Adriatique et de la baie de Vlora, cet ancien avant-poste ottoman et vénitien permet de contrôler le détroit d'Otrante. Il abrita des forces italiennes et allemandes pendant la seconde guerre mondiale, puis des sous-marins soviétiques jusqu'à 1961, date de la rupture avec le régime communiste d'Enver Hodja (au pouvoir de 1944 à sa mort, en 1985), qui a couvert l'île de mini-casemates par la suite.

Sur l'autre rive de la baie s'étend l'aire protégée de Vjosa-Narta, qui englobe lagune, littoral et embouchure de la Vjosa, l'un des derniers fleuves sauvages d'Europe, classée parc national depuis 2023. Situés sur un important axe de migration entre l'Afrique et l'Europe, ces étangs, dunes, pinèdes et plages abritent près de 250 espèces d'oiseaux, dont des flamants roses et des pélicans.

Sur le chemin du Monténégro, au port de Durrës, le premier ministre albanais, M. Edi Rama, rejoint ces visiteurs de marque à bord et leur parle du développement de l'Albanie, qu'il entend fonder sur le tourisme. Mme Trump a flairé la bonne affaire : bâtir sur l'île et la côte des complexes de luxe avec plages privées. Un an plus tard, M. Kushner explore davantage la région de Vlora, où un nouvel aéroport est en construction. Il revoit M. Rama à Davos et lui propose d'investir dans le pays. M. Rama s'emploie à lever rapidement les obstacles législatifs.

« C'était la saison de nidification. Nous suivions les oiseaux nicheurs lorsqu'une collègue nous a signalé la présence d'engins sur place », raconte M. Joni Vorpsi, ornithologue au sein de l'Association pour la protection et la préservation de l'environnement naturel en Albanie. Le 6 mai dernier, en présence de représentants du réseau BirdLife International, il découvre un chantier déjà avancé : dunes éventrées, arbres abattus, route ouverte, canal reliant la lagune à la mer modifié. « Dans une zone protégée, sans autorisation environnementale, c'est une grave infraction : tout l'écosystème est menacé », dénonce à son tour M. Olsi Nika, directeur du Centre pour la protection des écosystèmes en Albanie, EcoAlbania. Le 16 mai, quelque trois cents habitants et militants se mobilisent sur place.

Les neuf villages alentour vivent de la pêche, de l'agriculture et du tourisme estival. Leurs habitants ne veulent pas devenir les larbins de riches clients d'hôtels bâtis sur ces lieux uniques. Lorsque des clôtures coupent l'accès aux terres et aux plages, certains tentent d'arracher le grillage. Des vigiles frappent un manifestant et le traînent au sol sous le regard de la police. Le premier ministre Rama révèle alors que ce projet est lié à la famille Trump. Loin de désarmer les critiques, ce patronyme attise la colère. « Il pensait sans doute que, dans un pays très proaméricain, on hésiterait à se révolter. L'effet a été inverse », observe Ola Xama, journaliste de MCN TV, une chaîne privée de Tirana. Les manifestations ont tourné à l'affrontement avec la police, qui n'a pas manqué d'utiliser la force. Baptisé « révolution des flamants roses », ce soulèvement rassemble plusieurs centaines de milliers de personnes dans les rues de la capitale en juin dernier, avant de gagner la diaspora, des États-Unis à l'Australie.

Des enclaves de luxe

Avec ses montagnes, oliveraies et plages sauvages de l'Adriatique comme ses vestiges romains, byzantins ou ottomans, l'Albanie attirait jusqu'à présent un tourisme de baroudeurs, loin des amateurs de confort retranchés dans des enclaves de luxe. « Malgré l'absence d'infrastructures, parfois même de routes, les habitants ont développé un tourisme fondé sur l'accueil, les produits agricoles et les traditions. Les grands complexes de luxe menacent cette fragile économie », souligne Doriana Musaj, architecte et urbaniste.

Le projet des époux Kushner s'appuie sur une loi de 2015 relative aux investissements stratégiques, qui autorise des procédures accélérées, un accès privilégié au foncier public et des exonérations fiscales. L'État finance les routes, l'eau, les égouts et l'électricité. Les investisseurs privés amortissent le coût des travaux par la vente anticipée d'appartements ou de villas. La proximité avec le pouvoir facilite l'avancement des dossiers.

À Durrës, par exemple, la société Eagle Hills, dirigée par le promoteur émirati Mohamed Alabbar, transforme une partie du port en marina et complexe résidentiel, hôtelier et commercial. Le groupe détient 67 % du projet, contre 33 % pour l'État, qui apporte le foncier et accorde des avantages fiscaux. Déjà contesté au Monténégro, M. Alabbar l'est désormais en Albanie, où les premiers immeubles se sont affaissés dans le sable jusqu'à vingt-huit centimètres par endroits. Mais ce qui se joue à Durrës n'est qu'un volet d'une politique d'accaparement des espaces les plus convoités par des investisseurs proches du pouvoir. Une enquête journalistique du média indépendant albanais Citizens.al a recensé sur dix ans 252 décisions du Conseil national du territoire, présidé par M. Rama, portant au total sur 11,27 millions de mètres carrés de terrains et 5,49 millions de mètres carrés de surface de plancher, soit près d'une fois et demie les surfaces de bureaux du quartier de La Défense, près de Paris.

À la suite de manifestations, le Parlement européen a adopté, le 7 juin, une résolution appelant à un moratoire sur toute nouvelle construction dans les zones protégées et rappelé, en citant Vjosa-Narta, que le respect des normes environnementales conditionnait l'adhésion à l'Union européenne, que l'Albanie voudrait rejoindre. Quelques jours plus tôt, M. Rama assurait pourtant que le projet ne serait « pas annulé tant [qu'il serait] premier ministre ». Aujourd'hui, il cherche surtout à gagner du temps en espérant l'épuisement du mouvement.

Derrière le projet de Vjosa-Narta se dessine un montage financier opaque. À partir de 2021, South Adriatic Development, contrôlé par l'homme d'affaires albanais Redi Struga, a acquis environ 1,2 million de mètres carrés de terrains. Le foncier et les permis de construire ont ensuite été répartis entre plusieurs sociétés relevant de Sazan Real Estate Development (SRED). Établie au Qatar, l'entreprise est contrôlée à 70 % par les frères Moutaz et Ramez Al-Khayyat. Les bénéficiaires des 30 % restants, détenus par l'intermédiaire de sociétés au Luxembourg et dans le Delaware, demeurent inconnus (1).

Le parquet spécial albanais chargé de la lutte contre la corruption et le crime organisé (SPAK) soupçonne le vendeur de plusieurs parcelles, M. Artur Shehu, de blanchiment d'argent et de falsification de documents. Son nom apparaissait dès 2019 dans une enquête européenne sur des rencontres de narcotrafiquants présumés à Aruba (Antilles). Ces réunions auraient porté sur « des projets immobiliers potentiellement financés par des fonds illicites et soutenus par les autorités politiques ». À Zvërnec, il aurait acquis des terrains grâce notamment à un registre ottoman contrefait. Dès septembre 2024, des habitants avaient demandé à M. Kushner de renoncer à « des actions portant atteinte aux droits de propriété immobilière du village (2) ».

Le SPAK enquête alors sur la concession de l'aéroport de Vlora, dont les travaux ont commencé en novembre 2021 dans la zone protégée de Vjosa-Narta, avant son déclassement en 2022. Le chantier s'est poursuivi malgré les objections européennes, tandis qu'un conflit oppose les concessionnaires, M. Behgjet Pacolli, ancien président du Kosovo (du 22 février au 1er avril 2011), et M. Valon Ademi, ancien consul honoraire d'Albanie au Kosovo.

Cette affaire, comme bien d'autres, met en lumière un chaos foncier. Abolie sous Enver Hodja, la propriété privée fait depuis 1993 l'objet d'une restitution inachevée, minée par la corruption et la coexistence de titres de propriété contradictoires. Lancée en 2016, la réforme judiciaire a écarté plus de la moitié des magistrats contrôlés pour patrimoine inexpliqué ou liens avec le crime organisé, mais le non-remplacement des postes laissés vacants par la lutte contre la corruption a paralysé les tribunaux, qui ne peuvent faire face à tous les contentieux fonciers.

Fin mai, alors que la colère des Albanais gagne la rue, la fille de M. Donald Trump affirme encore travailler avec « certains des plus grands architectes de notre époque » à l'aménagement de Sazan, l'« aboutissement de toute [son] expérience dans l'immobilier ». Mais, quand la controverse s'amplifie, Affinity Partners, le fonds de M. Kushner, prend ses distances, affirmant que les investisseurs liés au projet interviennent « à titre personnel ».

Avant l'arrivée du couple Trump-Kushner, les mobilisations contre l'accaparement du littoral restaient largement ignorées par des médias, dont les principaux propriétaires ont eux-mêmes des intérêts dans la construction et le tourisme. Aujourd'hui, à l'endroit où la statue d'Enver Hodja a été déboulonnée en 1991, les manifestants scandent tour à tour : « Rama en prison, Berisha [ancien président et premier ministre, Parti démocrate] en prison », « L'Albanie n'est pas à vendre ». « Cette mobilisation exprime trente-cinq ans de colère. La démocratie et le libéralisme promis devaient améliorer la vie ; les Albanais ont découvert un système dont ils se sentent exclus », explique Gresa Hasa, doctorante au Centre d'études de l'Europe du Sud-Est de l'université de Graz.

Le Parti démocrate de M. Sali Berisha, principale formation d'opposition, soutient aussi les projets liés à la famille Trump. « Le Parti socialiste est l'ancien Parti communiste, rebaptisé après la chute du régime. Pour beaucoup d'Albanais, il prolonge l'ancienne nomenklatura, qui a conservé ses privilèges », estime M. Redi Muçi, premier député de Lëvizja Bashkë (« Ensemble »), mouvement de gauche engagé dans les mobilisations de Zvërnec.

Résistance des petits peuples

La colère contre les politiques néolibérales qui nourrissent corruption et crime organisé traverse aujourd'hui les Balkans. Le soulèvement albanais rappelle celui qui embrase la Serbie depuis novembre 2024. L'Union européenne ou les États-Unis suscitent une défiance croissante par leur faible soutien aux mouvements populaires et leurs accords avec les dirigeants locaux, comme M. Rama, qui a aussi multiplié les gestes à l'égard de M. Trump (3).

Ces mouvements de contestation dessinent une dynamique nouvelle dans une région longtemps divisée. Dominant la scène politique de leurs pays depuis plus d'une décennie, le premier ministre albanais Rama et le président serbe Aleksandar Vučić recourent à des méthodes similaires. « Par-delà leurs étiquettes idéologiques, ces dirigeants utilisent les grands projets urbains et immobiliers comme des instruments de pouvoir politique et économique », observe M. Lutfi Dervishi, enseignant à l'université de Tirana. De ces mobilisations sont nés des liens entre organisations étudiantes, syndicales et écologistes de toute la région.

Dans son exaltation romantique des Albanais, Byron célébrait la résistance des petits peuples aux grandes puissances. Deux siècles plus tard, cette aspiration reste vive dans les Balkans.

Voir en ligne : /2026/10/OTASEVIC/70107

(1) Lire Tristan Coloma et Lindita Çela, « Géopolitique des hôtels de luxe », Le Monde diplomatique, août 2026.

(2) Eliot Brown et Vladimir Karaj, « The suspected gangster causing headaches for Kushner's Albania deal », The Wall Street Journal, New York, 8 août 2026.

(3) Lire « De Belgrade à Tirana, ces chefs d'État qui vénèrent M. Trump », Le Monde diplomatique, juillet 2026.

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Na Amazônia Legal, 9 em cada 10 vítimas de feminicídio em 2025 não tinham medida protetiva

Cíntia Tatiele Pereira perdeu a prima, a servidora pública Priscila Pereira, vítima de feminicídio, em Porto Velho (RO). Priscila foi assassinada em 2020 com um tiro na cabeça pelo marido, o sargento da Polícia Militar Edmundo do Amaral, que tirou a própria vida em seguida. 

Antes do crime, Priscila visitou Cintia, que, à época, morava em São Paulo. Durante sua estadia, chamou a sua atenção o comportamento “demasiadamente apegado à esposa” de Edmundo. Cíntia lembra ter tido poucas oportunidades de ficar a sós com a irmã. Em uma ida à escola para deixar a filha, as duas conseguiram conversar e Priscila revelou que, há meses, era agredida psicológica e fisicamente pelo marido. “Em uma briga, ele apontou a arma para ela, que o denunciou. Ele foi submetido a diligências internas, mas nunca ficou preso”, rememora. 

Um dia, Priscila foi à casa de uma amiga cutilar as unhas e fazer um trabalho acadêmico. O sargento pediu a chave do carro dela para levar pizza para os filhos e ela se negou a entregar. Travou-se uma discussão, eles foram para o banheiro, quando dois disparos foram ouvidos. Para a prima, foi um assassinato premeditado: “Tanto que ele ligou para a ex-mulher pedindo que cuidasse dos filhos que ele iria fazer uma besteira”, afirma Cíntia, que também foi vitima de violência em um dos relacionamentos e se tornou diretora da Coordenadoria de Políticas para as Mulheres de Porto Velho. 

Priscila Pereira foi assassinada com um tiro na cabeça, aos 29 anos, em Porto Velho
Priscila Pereira foi assassinada com um tiro na cabeça, aos 29 anos, em Porto Velho

Apesar de ter feito denúncia contra o marido, no momento da morte, Priscila não tinha nenhuma medida protetiva. Ela não é a única. Em 2025, oito dos nove estados da Amazônia Legal registraram 200 feminicídios – 90% das vítimas não tinham qualquer medida de proteção ativa na hora do óbito, segundo dados inéditos obtidos pela Agência Pública. Rondônia, estado de origem de Priscila, registrou 25 mortes, mas em todos os casos a mulher não possuía medida cautelar. No Brasil, foram 1.568 mulheres vítimas de feminicídio em 2025 – mais de quatro por dia –, aumento de 4,7% em relação a 2024.

Seis dos dez estados com as maiores taxas de feminicídio do país estão na Amazônia Legal. O Acre, por exemplo, é o campeão brasileiro com a maior taxa do crime em 2025, com 3,2 mortes por 100 mil mulheres, segundo o Fórum Brasileiro de Segurança Pública. O número é mais do que o dobro da taxa média brasileira de 1,4. Rondônia (com 2,9), Mato Grosso (2,7) e Tocantins (2,5) completam o ranking das maiores taxas de feminicídio do Brasil. 

Os dados foram pedidos pela Agência Pública à Secretaria de Segurança Pública (SSP) de todos os estados da Amazônia Legal – só o Pará não respondeu. No entanto, o estado é o que teve a menor taxa de feminicídio por cem mil mulheres na Amazônia. 

A medida protetiva no caso da violência de gênero é uma ordem judicial destinada à proteger a mulher, impedindo que o agressor se aproxime da vítima. Em alguns casos, o abusador pode ficar sob monitoramento eletrônico e a medida pode vir acompanhada de acolhimento para a mulher e os filhos, caso não tenha condições financeiras ou rede de apoio segura. 

A violência contra a mulher possui etapas que escalam de agressões verbais à físicas. Quanto antes a denúncia for realizada, mais rápido esse ciclo pode ser interrompido. Todavia, em muitos casos as agressões avançam silenciosamente, incólumes aos olhos do Estado. Para se ter uma ideia, apenas 10 das 25 vítimas de feminicídio em Rondônia tinham registros de denúncias anteriores, de acordo com a SSP.

No segundo estado com a maior taxa de feminicídio do Brasil, o crime virou promessa de campanha dos principais candidatos ao governo. Marcos Rogério (PL), líder da intenção de voto em Rondônia, propõe que “os serviços de saúde estejam preparados para identificar situações de violência, que haja ampliação da Lei Maria da Penha e fortalecimento das delegacias da mulher”. Já o segundo nas intenções de voto, Adailton Furia (PSD), fala em “implantar unidades especializadas nas principais regiões do estado e ampliar a Patrulha Maria da Penha”.

Já no Acre, campeão no ranking de taxa de feminicídio, a candidata à reeleição Mailza Silva (PP), propõe “a interiorização dos serviços, ampliação dos canais de denúncia e maior rigor no monitoramento de agressores”. O candidato Alan Rick (Republicanos), segundo colocado nas pesquisas, defende o “reforço na corporação das delegacias da mulher e autonomia para reduzir a dependência econômica das mulheres de homens abusivos”. 

A concentração de serviços nas capitais

As altas taxas de feminicídios em alguns estados da Amazônia Legal pode ser explicada, entre outros fatores, pela “concentração dos serviços nas capitais”, analisa a professora da faculdade de Direito da Universidade Federal do Pará (UFPA) e coordenadora da Clínica de Atenção à Mulher em Situação de Violência, Luanna Thomaz.

Luanna Thomaz, pesquisadora e professora da Faculdade de Direito da Universidade Federal do Pará
Luanna Thomaz, pesquisadora e professora da Faculdade de Direito da Universidade Federal do Pará

A pesquisadora observa que “o feminicídio não é algo homogêneo”, ou seja, “fatores culturais, religiosos e geográficos influenciam na forma como ele é registrado, processado e julgado”. No caso das cidades amazônidas, prossegue a especialista, os serviços de combate estão concentrados nas capitais, enquanto as cidades do interior não possuem infraestrutura adequada da rede de proteção.

Isso faz com que, muitas vezes, essas mulheres dos interiores se sintam desprotegidas”.
Luanna Thomaz
Pesquisadora e professora da Faculdade de Direito da Universidade Federal do Pará

Não é por acaso que a taxa de feminicídio é mais alta em cidades de até 50 mil habitantes do que em capitais ou municípios maiores, segundo estudo do Fórum Brasileiro de Segurança Pública.

Outro desafio destacado por Thomaz é que “muitas mulheres têm dificuldade não só de buscar uma medida protetiva por não ter acesso a uma delegacia da mulher ou qualquer delegacia perto, mas também de fazer com que essa medida protetiva seja realidade a ponto de ela não ser morta”. 

Em Rondônia, três mulheres assassinadas em 2025 tiveram medida protetiva em algum momento do ciclo de violência. “Uma medida foi revogada e duas foram extintas antes da ocorrência do feminicídio”, disse à Pública a Secretaria de Estado de Comunicação.

O relatório Sócio-Econômico da Mulher 2026, elaborado pelo Observatório da Igualdade de Gênero e o Ministério das Mulheres, retrata em números a insuficiência de equipamentos da rede de proteção às vítimas de violência. Os sete estados da região Norte representam 45% do território nacional e têm área superior à da Índia. Esses estados possuem 66 delegacias especializadas em violência contra a mulher, 19 juizados e varas especializadas, dez núcleos de Defesa nas Defensorias Públicas, 17 casas abrigo e só 13 Patrulhas Maria da Penha. Esta última iniciativa consiste em rondas por bairros onde há mulheres com medidas protetivas ativas para evitar o descumprimento. 

A realidade no interior

Era mais um dia comum no interior do Amazonas. Na quarta-feira, 20 de agosto, Lene Tavares levou a irmã, Ana Tavares, 20 anos, de moto à escola onde ela trabalhava. Naquela mesma noite, o aplicativo de troca de mensagens sinalizou que Ana ficara online até às 19h45. No dia seguinte, como ela não foi trabalhar, colegas de trabalho foram à sua residência, um quarto na Pousada Flor da Mata, em Barcelos (400 km) de Manaus, após ligarem insistentemente para o celular sem que ela atendesse.

Ana Tavares foi morta por asfixia, aos 20 anos; suspeito é um jovem que “nutria um sentimento/interesse pela vítima.”
Ana Tavares foi morta por asfixia, aos 20 anos; suspeito é um jovem que “nutria um sentimento/interesse pela vítima.”

Chegando ao local, encontraram Ana Tavares morta, enrolada em um lençol, cheia de hematomas e cercada por cápsulas de medicamentos. A irmã, em choque, conta que não conseguia imaginar o que poderia ter acontecido. “Ela estava com a mesma farda que usava quando eu a deixei na escola”, lembra.

Lene explica que Ana namorava um policial que, na noite da sua morte, estava de plantão no quartel de Barcelos. Antes de morrer, a jovem relatou a outra irmã “que procurou um jovem chamado Alex para colocar um piercing e que teria sido assediada e passou a temê-lo”, relembra.

Ao lado de familiares, Lene pediu as imagens das câmeras de segurança da pousada. Os vídeos mostram um jovem de camisa vermelha entrar no quarto da vítima segurando uma sacola. Alguns minutos depois, ele sai da pousada e retorna sem a sacola nas mãos. A irmã levou as imagens à polícia. Quando a reportagem da Pública entrevistou Lene, em 15 de setembro, faltavam poucos dias para completar um mês da morte da irmã. Ela expressava angústia com a falta de respostas. 

Entramos em contato com a Promotoria de Justiça de Barcelos, que disse que “a Polícia Civil concluiu as investigações do inquérito e que o Ministério Público do Estado do Amazonas já ofereceu denúncia formal contra o suspeito, que já evoluiu para Ação Penal e está em fase de citação do acusado”, diz a nota. 

Ainda segundo o órgão, “os exames comprovaram que a vítima foi morta por asfixia” E que, além disso, a perícia apontou que a cena do crime foi alterada para simular um suicídio – com a alteração da posição do corpo e a inserção de medicamentos controlados ao lado da vítima. O acusado, ainda de acordo com o Ministério Público, “nutria um sentimento/interesse pela vítima, embora não tivesse formalmente estabelecido um relacionamento amoroso público entre eles”. Por fim, o órgão conta que “manifestou-se pela prisão preventiva do acusado”, porém,  o Poder Judiciário “indeferiu aplicando medidas cautelares diversas da prisão”, concluiu.

Familiares de Ana Tavares e moradores de Barcelos fazem protesto em busca de justiça pela morte da jovem de 20 anos
Familiares de Ana Tavares e moradores de Barcelos fazem protesto em busca de justiça pela morte da jovem de 20 anos

Para mulheres como Ana Tavares, que vivem no interior, além de indígenas e ribeirinhas, que residem em territórios dentro da floresta, a violência de gênero ganha um aliado: o isolamento. Luanna Thomaz, da UFPA, frisa que os municípios amazônicos possuem distâncias de aldeias, comunidades e municípios que “não são calculadas por quilômetros, mas, sim, por horas de avião, barco e caminhadas”, destaca. “A região ainda têm dificuldade de atender mulheres ribeirinhas”, completa.

A diretora de Pesquisa do Instituto Igarapé, Melina Risso, diz que o órgão monitorou, entre os anos de 2017 e  2022, os casos de violência contra a mulher na Amazônia brasileira, colombiana e peruana. Com base nesse estudo, ela avalia que “o enfrentamento à violência nessa região ainda é muito inicial”. E que há fatores culturais e ambientais que intensificam o problema. “Há culturas indígenas que são bem patriarcais e percebemos também que defensoras ambientais passaram a sofrer violência de gênero com maior intensidade, à medida em que assumiram a liderança na defesa dos seus territórios”, explica.

Diretora de Pesquisa do Instituto Igarapé, Melina Risso, afirma que “é preciso interiorizar serviços de proteção às mulheres.”
Diretora de Pesquisa do Instituto Igarapé, Melina Risso, afirma que “é preciso interiorizar serviços de proteção às mulheres.”

Para pedir uma medida protetiva, as mulheres precisam se dirigir a uma delegacia especializada ou a uma delegacia comum e, caso não tenha acesso a nenhum desses equipamentos, pode ir direto à Justiça. Para uma mulher que vive na Terra Indígena Yanomami, por exemplo, o acesso físico a um desses equipamentos é uma operação de grande porte. E, ao chegar ao local, ainda há a barreira do idioma. “Em muitos desses locais, sequer há intérprete para auxiliar na comunicação entre a vítima e o delegado”, acrescenta.

Imagine que uma mulher indígena ou ribeirinha alvo de violência, que mora na Reserva Extrativista Riozinho do Anfrísio, na Terra do Meio, terá que andar três dias de barco até Altamira, no Pará, para realizar uma denúncia ou pedir uma medida protetiva. Nessas regiões,  a morte pode chegar antes do Estado.

Ingridy estava grávida quando recebeu um tiro na cabeça enquanto dormia, o autor do disparo, o então namorado, foi capturado um ano depois e cumpre pena de 27 anos
Ingridy estava grávida quando recebeu um tiro na cabeça enquanto dormia, o autor do disparo, o então namorado, foi capturado um ano depois e cumpre pena de 27 anos

Cárcere privado, uma fuga, um descuido e a morte

“Nunca mais eu fui a mesma desde que ela foi embora”. É com essa frase que a diarista Ivonete Silva, 55 anos, que mora em Macapá, resume os últimos seis anos da vida sem a filha Ingridy Cordeiro. A jovem foi assinada pelo então namorado em 2020, enquanto dormia no apartamento dele.

A diarista soube que a filha se relacionava com o que viria a ser o seu algoz através de uma postagem nas redes sociais. Procurou as amigas de Ingridy e logo soube que Edigelson “tinha histórico de práticas de violência contra outras mulheres. “Certa vez, perguntei sobre ele à Ingridy e ela disse ‘não é nada importante, mãe, fique tranquila’”, explicou Ivanete.

O tempo passou e Ivonete percebeu a filha mudar de comportamento. “Ela passava dias sem vir em casa, sem ver as filhas. Mudou muito o jeito de agir com a família”. Novamente, a mãe se informa com as amigas e afirma ter descoberto que “ele batia nela, deixava ela em cárcere privado. Ela era muito simpática, muito alegre, se dava bem com todo mundo, o rapaz não gostava dessa simpatia e ficava batendo nela”, detalha.

Ivonete compara a dor da perda da filha a “uma ferida aberta”, hoje, faz diária três vezes por semana para complementar a renda e sustentar as netas, órfãs do feminicídio
Ivonete compara a dor da perda da filha a “uma ferida aberta”, hoje, faz diária três vezes por semana para complementar a renda e sustentar as netas, órfãs do feminicídio

Em outubro de 2020, Ingridy revelou à mãe tudo o que estava passando. Elas decidiram passar uma temporada em Belém, no Pará. No mês seguinte, Ingridy informa à mãe que iria retornar à Macapá para receber um dinheiro de uma colega. De volta à cidade, Ivonete conta que o rapaz, tão logo soube do seu retorno, a atraiu ao apartamento. “Só tive notícias dela quando ele deu um tiro na cabeça dela, sem chance de defesa”, explica.

Edigelson foi preso um ano depois do crime, em uma igreja, na Vila Cabanos, em Barcarena, interior do Pará, condenado à 27 anos de prisão.  Durante o julgamento, o Ministério Público do Amapá descobriu que ele fora condenado anteriormente por furto e tráfico de drogas, com trânsito em julgado”.

Ivonete passou a cuidar das netas, filhas de um relacionamento anterior de Ingridy. Realiza faxina às segundas, quartas e sextas para garantir o sustento da família, pois a pensão do falecido marido e o Benefício de Prestação Continuada de uma das netas, diagnosticada com autismo, não são suficientes para manter a família. “A minha vida mudou muito depois que ela foi embora. Peço a Deus para me dar muita saúde”, explica. “Peço justiça para que punam essas pessoas. Elas acabam a vida da gente”.

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