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Exclusif : L’Iran, un cobra lové prêt à frapper

L’Iran et le Pakistan sont pleinement engagés dans la construction d’un ordre financier post-américain à la croisée du Moyen-Orient et de l’Asie du Sud.

Allons droit au cœur du sujet : après avoir soigneusement examiné l’échiquier, les dirigeants politiques et militaires de Téhéran sont déjà parvenus à la conclusion qu’une attaque conjointe américano-israélienne, dont la planification avance à un rythme effréné, est inévitable.

Ils se positionnent donc désormais comme un cobra lové, prêt à frapper et à injecter son venin mortel au premier signe d’une menace imminente du syndicat Epstein — sans même attendre une attaque effective.

Cette offensive préventive, dont les contours sont déjà tracés, sera dévastatrice ; elle s’étendra au-delà des bases américaines au Moyen-Orient vers d’autres cibles régionales, et pourrait notamment inclure les infrastructures énergétiques du Golfe ainsi que les câbles sous-marins (ce qui, dans ce cas, affecterait principalement le Golfe et l’Inde, bien plus que les États-Unis et l’Europe).

Nous sommes en présence d’un danger clair et immédiat : une opération militaire américano-israélienne destinée à exercer une pression sera certainement interprétée à Téhéran comme le début d’une attaque.

Ainsi, la pression en faveur de la guerre exercée par le «culte de la mort» et par Trump se heurte désormais à un seuil de tolérance iranien dangereusement bas. Les options de frappe du Pentagone vont des installations nucléaires iraniennes aux infrastructures énergétiques.

Il va sans dire que le «sociopathe en chef» — déjà en pleine panique face à la débâcle imminente des élections de mi-mandat — est une proie facile pour le puissant lobby sioniste pro-guerre et ses donateurs. Le danger stratégique suprême réside donc dans le fait que cette pression incessante puisse envoyer un signal que Téhéran interpréterait comme une attaque imminente, même si Washington affirme publiquement qu’aucune frappe n’aura lieu avant les élections de mi-mandat.

Le Yémen fait passer la situation à un niveau supérieur

Parallèlement, des sources privilégiées à Islamabad confirment le succès d’un essai de missile pakistanais à Mach 7, d’une portée de plusieurs milliers de kilomètres. Cette nouvelle capacité a tout ce qu’il faut pour modifier concrètement l’équilibre des pouvoirs au Moyen-Orient, en renforçant la portée dissuasive du Pakistan et sa capacité à influencer tous les calculs de sécurité régionaux, tout en approfondissant les liens du Pakistan avec la Chine, l’Iran et les pétro-monarchies du Golfe.

Et voici une autre exclusivité : des membres des services de renseignement militaire israéliens, notamment un général de division, ont quitté Riyad après que MbS, dans un prétendu moment de lucidité, eut dit «non» à l’offre d’»assistance» de la secte de la mort. Et pourtant, plus de 100 membres du CENTCOM sont toujours sur place.

La décision de MbS lui a peut-être été imposée par la Turquie et le Pakistan — les deux autres signataires de l’Alliance de défense de La Mecque, qui se sont soudainement retrouvés dans la même salle de crise à Riyad, côte à côte avec des agents de la secte de la mort.

Si leur départ a peut-être écarté un risque d’escalade, les agents américains restent révélés : toute frappe, d’où qu’elle vienne, faisant des victimes américaines entraînera immédiatement Washington dans la guerre entre l’Arabie saoudite et Ansarallah.

La guerre entre l’Arabie saoudite et Ansarallah atteint en effet un nouveau niveau de volatilité. Le mélange explosif constitué par l’interception d’un missile de croisière au-dessus de la province de Médine, les interceptions de drones ailleurs en Arabie saoudite et les frappes de missiles des forces armées yéménites contre le complexe présidentiel du gouvernement fantoche d’Aden n’est qu’un début.

Ce qui s’est passé après qu’Ansarallah a pris pour cible Najran — l’une des provinces du sud de l’Arabie saoudite volées au Yémen en 1934 par les Britanniques — est tout à fait stupéfiant.

Un porte-parole saoudien a accusé Ansarallah d’avoir lancé un missile de croisière sur Médine. La réponse du porte-parole emblématique des forces armées yéménites, le général Yahya Saree, a été cinglante : «Nous n’avons mené aucune opération militaire visant le territoire saoudien aujourd’hui. Par conséquent, l’affirmation de l’ennemi saoudien selon laquelle Médine aurait été prise pour cible est une pure invention et un mensonge grave».

Traduction : le Yémen frappe l’une de ses anciennes provinces ; les Saoudiens se lancent dans des fausses informations à outrance, inventant de toutes pièces une attaque contre l’une des deux mosquées sacrées — sans doute en préparation d’une opération sous faux pavillon ; puis le Yémen nie aussitôt avoir frappé quelque (italiques de ma part) territoire saoudien.

Cela signifie que Sanaa déclare subtilement, pour que tout le monde comprenne, qu’elle ne mène plus d’opérations à l’étranger (italiques de ma part) sur les trois provinces : Jizan, Najran et Asir. Elle prépare déjà — psychologiquement et opérationnellement — le terrain pour récupérer son territoire volé.

Tout cela se résume dans cette analyse yéménite succincte de la déconstruction de la fastueuse Maison des Saoud :

«Le Yémen sape les piliers ultra-fragiles de l’économie non pétrolière sur lesquels les pirates du désert ont fondé tous leurs espoirs : l’image, les investissements (IDE), l’évasion de la réalité, ainsi que l’impunité et l’invulnérabilité face au terrorisme à l’étranger».

Comment le Pakistan et l’Iran contournent le FMI

Prêtez maintenant attention à un événement assez surprenant qui s’est produit en milieu de semaine à Bangkok, lors de la réunion annuelle du FMI et de la Banque mondiale — dûment accueillie par des manifestations de rue en Thaïlande.

Le gouverneur de la Banque centrale d’Iran, Abdolnaser Hemmati, a rencontré le gouverneur de la Banque centrale du Pakistan, Jameel Ahmad, en marge de ce rituel annuel de premier plan à la gloire du dollar américain.

Le Pakistan est soumis à la poigne de fer des ajustements structurels imposés par le FMI et la Banque mondiale — et, pour couronner le tout, menacé de sanctions américaines parce qu’il entretient des relations commerciales avec l’Iran.

Le fait que le Pakistan et l’Iran discutent de facto de la dédollarisation au cœur même de la tanière du lion — le temple du dollar américain — n’a donc pas de prix.

L’infrastructure est en place depuis 2023, grâce à un accord de swap de devises utilisant le rial et la roupie à la place du dollar américain. Le troc est géré par les deux banques centrales, et les flux bancaires transitent par la Banque Melli en Iran et la Banque Mellat au Pakistan. Leurs marchés frontaliers — au moins six d’entre eux — sont en plein essor : des routes commerciales physiques qui contournent complètement le dollar américain.

Ce dont ils discutaient à Bangkok en début de semaine, c’est la manière d’étendre ce système : ils se moquent éperdument des sanctions secondaires américaines. D’autant plus que Téhéran offre à Islamabad ce que le système américain ne peut tout simplement pas offrir : la souveraineté, pas de changement de régime, pas d’austérité, pas de leçons de morale et, surtout, pas d’ajustement structurel.

Sans compter que le Pakistan a cruellement besoin du gaz iranien — et des routes commerciales de la nouvelle Route de la soie rendues possibles par la Chine.

L’Iran a bâti toute une économie en contournant complètement le FMI — et capable de survivre à un tsunami de sanctions, à un blocus et à la guerre.

Aujourd’hui, l’Iran et le Pakistan sont en pleine construction d’un ordre financier post-américain à la croisée du Moyen-Orient et de l’Asie du Sud — avec des swaps de devises, du troc, des marchés frontaliers en plein essor et des canaux bancaires adaptés, tournant ainsi en dérision les sanctions secondaires.

Soit dit en passant, cela se produit au moment même où un immense train iranien, chargé de pétrole brut — et le premier d’une longue série —, s’apprête à partir pour… la Chine via l’Asie centrale, sur la ligne ferroviaire de la «nouvelle Route de la soie» construite par la Chine.

Le cobra lové est peut-être prêt à frapper. Mais le cobra, depuis des temps immémoriaux, adore aussi faire des affaires.

Traduction:  Reseau International

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Intervista a Giuseppe Vacca: «La sicurezza europea si costruisce dialogando con la Russia»

Il centrosinistra diviso sull’Ucraina, il futuro della difesa comune e il nuovo peso dell’Asia: intervista a Beppe Vacca sugli equilibri che cambiano.

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Un efficace antidoto alla superficialità che ammorba i talkshow mediatici frequentati da improponibili analisti, improvvisati geopolitici, battutisti in servizio permanente effettivo, che pontificano, sproloquiano su cose maledettamente serie, come lo è la guerra. Alle lettrici e ai lettori di Rinascita l’”antidoto” di serie lo offre Giuseppe Vacca. Professore emerito di Storia delle dottrine politiche all’Università di Bari, già direttore dell’Istituto Gramsci, Vacca è stato più volte parlamentare del Pci. Della sua enorme produzione saggistica, ricordiamo il suo ultimo libro: Vita e pensiero di Palmiro Togliatti (Einaudi).

Professor Vacca, una visione condivisa della politica estera dovrebbe essere a fondamento di una coalizione che si candida al governo dell’Italia. Invece, nel centrosinistra domina il rovello armi sì armi no all’Ucraina. Lei come la vede?

La politica estera è discriminante per qualunque attore di una campagna elettorale, in particolare in Italia visto che in campagna elettorale ci siamo già entrati di fatto con la sconfitta referendaria del progetto di Meloni sulla giustizia ed è peraltro difficile prevedere che la legislatura arrivi a scadenza ordinaria, anche per le turbolenze del contesto internazionale.

In questa prospettiva, il problema principale a me pare che consista nella differente postura in politica estera tra il Pd e il Movimento5stelle.

La postura del Pd dipende molto dal problema della sicurezza europea e dall’altro tema connesso che è quello della difesa. Qui c’è innanzitutto un problema di come la s’imposta.

Vale a dire?

Armi sì o armi no all’Ucraina non è un problema autonomo bensì una derivata di come s’imposta la visione di una possibile ripresa del progetto di unificazione europea e quindi del carattere europeo della costruzione di una effettiva difesa comune.

La difesa dipende dalla percezione del nemico. Da un lato si ripete che noi, noi Europa, non siamo in guerra con la Russia, dall’altro si ventila una minaccia della Federazione Russa principalmente sull’Europa. E su questo si legittima l’aumento del 14% della spesa militare europea nel 2025, raggiungendo il maggiore incremento dalla fine della Guerra fredda.

Ora, rispetto alla ripresa e al compimento del processo europeo, fermatisi non per caso alla moneta e alla Bce, lasciando invece sospesi i problemi della politica estera e di difesa comuni, il primo problema da discutere è in che relazione l’Europa sta con la Russia, dal punto di vista geopolitico.

Se questo è il nodo di fondo da sciogliere, su che basi andrebbe impostata a suo avviso una discussione rigorosa e non propagandistica?

Dal punto di vista geopolitico, non c’è dubbio alcuno che la Russia è parte dell’Europa. Parte non vuol dire che ci possa essere una confederazione, ma possiamo stare ancora all’ultima definizione della Nato, seguita all’invasione russa dell’Ucraina, per cui l’Alleanza atlantica non è più una un’alleanza genericamente difensiva, ma è un’alleanza difensiva contro un nemico indicato con nome e cognome, cioè la Federazione Russa.

Come è possibile pensare un’Europa potenza civile, secondo la missione originaria, che misura e definisca i suoi organi e le sue missioni in base all’individuazione di un nemico. Questo porta necessariamente ad un approccio iper-militarista che moltiplica i conflitti.

Tornando sulle vicende interne, la prima questione è come si possa trovare una quadra nella politica estera tra il Pd che è attestato, a partire dall’Ucraina, sull’idea che la Russia è il pericolo, e i M5s che propone una politica di dialogo, o che comunque abbia come questione fondamentale la fine della guerra e la costruzione della pace attraverso un rapporto, un dialogo che riguardi ambedue i belligeranti, quindi anche Mosca.

Da questo punto di vista c’è un problema, al momento irrisolto, di unità dei principali partner della coalizione di centrosinistra nella visione della politica estera.

E questa unità si può o si deve raggiungere impostando il problema della sicurezza, io credo, in maniera dialogica e non pregiudizialmente antagonistica con la Russia.

Detto in altri termini: qual è il problema della sicurezza così come è percepito da parte dei russi? Perché anche loro hanno un problema di definizione, di percezione dei rischi della sicurezza. Da ciò discendono questioni strategiche che investono il futuro stesso dell’Europa.

A cosa si riferisce, professor Vacca?

A un’Europa che nella costruzione di una politica estera comune e di una politica di difesa comune, una volta che non c’è più la delega agli Stati Uniti come potenza egemone della Nato garante della sicurezza europea, garantisca la propria sicurezza commisurando la percezione del rischio al modo in cui quella percezione del rischio e il problema della sicurezza si propongono per l’altra parte. Altrimenti l’effetto dell’apparente uscita degli stati Uniti da questa partita è solo quello di ereditare la russofobia di sempre nella politica americana, da parte dell’Europa, in quanto tale, ovvero di concepire una difesa comune europea, da cui anche l’innalzamento al 5% del Pil delle spese militari, come una sostituzione nella funzione di antimurale militare della Russia come nemico. Ma questo non corrisponde alla realtà e non risolve il problema che comunque, nel momento in cui si sviluppa una divergenza strategica all’interno dell’Occidente, a fronte alla crisi da parte degli Stati Uniti di una egemonia globale, che con la presidenza Trump si acuisce ma che non nasce con l’ingresso del tycoon alla Casa Bianca, non si risponde al presupposto geostrategico fondamentale, cioè quello di capire in che rapporto non bellico impostare la sicurezza europea e la sicurezza russa.

Non ci può essere altra via di uscita, se non quella di affrontare e provare a risolvere il problema della difesa in termini di reciprocità, attraverso un dialogo con la Russia che abbia chiaro questo obiettivo.

Un tema di enorme rilevanza strategica, direi epocale, che va oltre la dimensione geopolitica e aggredisce altre questioni cruciali…

Quali?

Come si stabiliscono i confini dell’Europa? E come se ne ridefinisce la visione? Chi si deve preoccupare del rapporto geopolitico tra l’Europa e la Russia. Problemi che non si possono affrontare unilateralisticamente e solo con una riduzione del problema della sicurezza a problema di competitività dal punto di vista militare-tecnologico.

Questo, secondo me, è anche il modo di trovare un punto di unità all’interno del centrosinistra tra la posizione del Pd e quella dei 5stelle.

Non è questione se continuare o no a dare sostegno militare all’Ucraina. Il problema della difesa degli interessi dell’Ucraina come parte dell’Europa, che può trovare un precedente valido se si struttura la novità intervenuta dalla volontaria adesione all’Unione Europea del Canada, il che significherebbe l’istituzionalizzazione di una fisionomia più articolata di rapporto geostrategico dell’Europa.

Una dinamica che può valere, come si sa, anche per l’Ucraina e tra l’altro in considerazione del fatto che Putin non ha detto no all’associazione dell’Ucraina alle istituzioni economiche dell’Europa.

Quali ricadute questo complesso ragionamento potrebbe o dovrebbe avere nel dibattito aperto nel centrosinistra?

Aldilà del momento elettorale, c’è il problema di come si esercita il governo nell’eventualità di una vittoria alle elezioni, per cinque anni. Qui la politica estera continua ad essere discriminante. È un vincolo naturale di qualunque politica di governo, che vive di un costante rapporto tra politica interna e politica internazionale.

Come si esercita per una legislatura questo ruolo? Diventando un pezzo di uno schieramento europeo dominato da una russofobia?

Non posso non considerare che una parte significativa dei sostenitori della risposta militare alla invasione dell’Ucraina da parte della Russia è stata quella di ritenere che così si creava uno schieramento talmente forte tra Stati Uniti, con Biden prima e poi con Trump, ed Europa da riaprire e attualizzare la prospettiva non solo della sconfitta ma dello smembramento della Russia.

Una russofobia che ha attraversato la storia dell’Occidente, e in esso dell’Europa, fino ad essere parte del sostegno e dell’affermazione di Hitler in Germania. Perché Hitler e il nazismo non nascono solo in maniera endogena, ma nascono anche dal fatto che la politica di sostegno inglese e americana mirava a fare dell’anticomunismo hitleriano e tedesco una leva per scaricare questa potenza della Germania nazista solo sulla Russia piuttosto che su tutto l’Occidente e il mondo democratico.

Tornando all’oggi, due restano gli interrogativi di fondo: la Russia è non è parte dell’Europa geopoliticamente? E siccome è innegabile che sia parte dell’Europa, non significa questo debba riguardare l’architettura della UE così com’è; significa che nel fare quegli ulteriori passi che non erano stati mossi dal periodo di Maastricht ad oggi, l’Unione Europea, tenendo fermo e ben piantato il vessillo della potenza civile, ed anzi attrezzandosi meglio per poterlo rafforzare, definisca dialogicamente con la Russia la reciprocità degli interessi, nella percezione del rischio e quindi nella co-definizione della sicurezza.

Mi lasci aggiungere che questo comporta di conseguenza una ricaduta sul problema israeliano profondamente diversa da quella mainstream.

In che senso, professor Vacca?

Netanyahu come lo si definisce? Netanyahu è uno dei capi, degli strateghi, della politica internazionale dei neoconservatori a livello globale. Nel momento in cui in Israele le vecchie forze socialdemocratiche sono state sconfitte e sono andate al potere le destre, beh, questo mica è avvenuto senza il sostegno degli americani, e non solo di essi.

La strategia di Netanyahu, se la si analizza con freddezza, io la leggo così: perché la Grande Israele? Solo perché in base alla mitologia biblica, Dio deve avere tutta quell’aerea per il suo insediamento? Il problema mi pare molto prosaicamente diverso, cioè Netanyahu è il leader di una militarizzazione, di un consolidamento territoriale ampliato dello Stato d’Israele in vista di una situazione geopolitica mondiale che cambia e cambierà ancor più nel momento in cui Israele non potrà far leva per la sua sicurezza solo sulla potenza americana, che tra l’altro è molto distante anche dal punto di vista geopolitico. Dovrà trovare il modo di garantire la propria sicurezza attraverso accordi con le potenze che guidano il processo mondiale di emersione dell’Asia, cioè con l’asse russo-cinese. E ormai ci siamo vicini, al fatto che questo tema entri nell’agenda geopolitica dei BRICS; un’agenda che muove dalla emersione della centralità dell’Asia come nuovo epicentro del mondo, sotto la duplice guida, che io considero talmente fondata da rendere indistinguibile l’individuazione dei soggetti Russia e Cina, definendosi, da questo punto di vista, come un soggetto unico che agisce in maniera articolata per costruire quello che sta già realizzando, vale a dire la leadership di tutta una rete che si va vieppiù strutturando dall’Iran al Sud globale, in alternativa al mondo che abbiamo conosciuto, tarato sull’asse Est/Ovest e non aveva risposte emancipative per il Sud globale a cui invece pensano la Cina e in parte la Russia, ormai strettamente collegate, soggetto unitario di questo processo globale enorme che ha attraversato l’intera storia del ‘900 e che oggi è il vero punto di svolta e di rottura con la vecchia egemonia del mondo transatlantico.

Articolo originale:  rivistarinascita.it

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Exclusive: Iran, a coiled cobra ready to strike

Iran and Pakistan are deep into building a post-American financial order in the intersection between West Asia and South Asia.

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Let’s get right into the heart of the matter: carefully examining the chessboard, the political and military leadership in Tehran has already reached the conclusion that a joint U.S.-Israeli attack, with planning advancing at a feverish pace, is inevitable.

So they are now positioned themselves as a coiled cobra, ready to strike and inject deadly venom at the first whiff of an imminent Epstein Syndicate threat – even without waiting for an actual attack.

The preemption drive, already delineated, will be devastating, extending beyond U.S. bases in West Asia to other regional targets, and potentially including Gulf energy infrastructure and undersea cables (in this case mostly affecting the Gulf and India, much more than the U.S. and Europe).

We are into clear and present danger territory: a U.S.-Israeli military movement intended as pressure certainly will be interpreted in Tehran as the opening of an attack.

So the death cult/Trumpian pressure for war now meets a dangerously low Iranian threshold. Pentagon strike options range from Iranian nuclear installations to energy infrastructure.

It goes without saying that the Sociopath-in-Chief – already freaking out with the imminent mid-terms debacle – is an easy prey to the powerful pro-war Zionist lobby/donors. The supreme strategic danger then is that this non-stop pressure may produce a signal that Tehran interprets as an imminent attack, even while Washington publicly maintains that no strike will happen before the mid-terms.

Yemen is taking it all to the next level

In parallel, privileged sources in Islamabad confirm a successful Pakistani missile test at Mach 7, with a range of several thousand kilometers. This new capability has all that it takes to materially alter West Asia’s balance of power, strengthening Pakistan’s deterrent reach and how it will be able to influence every regional security calculation, and adding to Pakistan’s deepening interconnection with China, Iran and the Gulf petro-monarchies.

And now for another esclusive: Israeli military intelligence personnel, including a Major-General, have left Riyadh after MbS, in an alleged moment of lucidity, said “No” to the death cult’s offer of “assistance”. And yet more than 100 CENTCOM personnel remain.

MbS’s decision may have been forced on him by Turkiye and Pakistan – the other two signatories of the Mecca Defense Alliance, who suddenly found themselves in the same war room in Riyadh side by side with death cult operatives.

Now their departure may have removed one escalation risk, but U.S. operatives remain exposed: any strike, wherever it comes from, generating U.S. casualties will immediately draw Washington into the Saudi-Ansarallah war.

The Saudi-Ansarallah war, in fact, is hitting the next – volatility – level. The toxic mix of a cruise-missile interception over Medina province; drone interceptions elsewhere in Saudi Arabia; and Yemeni Armed Forces missile strikes on Aden’s puppet government presidential complex is just the start.

What happened after Ansarallah targeted Najran – one of the southern Saudi provinces stolen from Yemen in 1934 by the British – is total eyebrow-raising territory.

A Saudi spokesman accused Ansarallah of launching a cruise missile at Medina. The response by iconic spokesman for Yemeni Armed Forces, Gen Yahya Saree, was a killer: “We did not carry out any military operation targeting Saudi territory today. Therefore, the Saudi enemy’s claim that Medina was targeted is an outright fabrication and a grave falsehood.”

Translation: Yemen hits one of their former provinces; the Saudis go for total fake news, fabricating an attack on one of the two sacred mosques – no doubt as preparation for a false flag; then Yemen promptly denies striking any (italics mine) Saudi land.

That means that Sana’a is subtly declaring, for everyone to understand, that they no longer conduct foreign (italics mine) operations on the three provinces: Jizan, Najran and Asir. They are already – psychologically and operationally – setting the stage to recover their stolen territory.

All that gells into this succint Yemen-based analysis of the deconstruction of the bling-bling House of Saud:

“Yemen is nuking the uber-fragile pillars of the non-oil economy on which the desert Pirates placed all their hopes: Image, (FDI) Investments, Escapism, and Impunity & Invulnerability from terrorism abroad.”

How Pakistan and Iran bypass the IMF

Now pay attention to something quite startling that happened mid-week in Bangkok, during the annual IMF/World Bank meeting – duly greeted by Thai street protests.

The head of Iran’s Central Bank, Abdolnaser Hemmati, met the head of Pakistan’s Central Bank, Jameel Ahmad, on the sidelines of the foremost annual ritual in praise of the U.S. dollar.

Pakistan is under the fierce structural adjustment clutches of the IMF/World Bank – and on top of it threatened with U.S. sanctions because it trades with Iran.

So Pakistan-Iran de facto discussing de-dollarization right inside the lion’s den – the U.S. dollar temple – is beyond priceless.

The infrastructure is in place since 2023 – via a currency swap agreement using the rial and the rupee instead of the U.S. dollar. Barter is managed by both Central Banks, and banking channels run through Bank Melli in Iran and Bank Mellat in Pakistan. Their border markets – at least 6 of them – are booming: physical trade routes completely bypassing the U.S. dollar.

What they were discussing in Bangkok earlier this week is how to expand the whole thing: they couldn’t give a damn to U.S. secondary sanctions. Especially because Tehran is offering Islamabad what the American system simply cannot: sovereignty, no regime change, no austerity, no lecturing and most of all no structural adjustment.

Not to mention that Pakistan badly needs Iranian gas – and China-enabled New Silk Road trade routes.

Iran built a whole economy completely bypassing the IMF – and capable of surviving a tsunami of sanctions, a blockade, and war.

Now Iran and Pakistan are deep into building a post-American financial order in the intersection between West Asia and South Asia – complete with currency swaps, barter trade, booming border markets and appropriate banking channels, making a mockery of secondary sanctions.

By the way, this is happening just as an immense Iranian train, loaded with crude oil – and the first of many – is ready to depart to… China via Central Asia, on the New Silk Road railway built by China.

The coiled cobra may be ready to strike. But the cobra, since times immemorial, also loves to do business.

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