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Chat dell’odio a Crema, la Polizia scopre le ronde fasciste: “Organizzate per aggredire stranieri e maranza”

23 October 2026 at 17:23

Crema, scoperta la chat dell’odio: “Ronde per aggredire gli stranieri”

Una chat di gruppo nata con un obiettivo preciso: organizzare spedizioni punitive nel cuore di Crema e mettere in atto delle vere e proprie ronde “per individuare e aggredire stranieri e maranza”. A scoprirla sono stati gli agenti della Polizia di Stato durante gli accertamenti e i controlli scattati dopo i cortei e i disordini registrati il 17 e il 18 ottobre.

Il canale social mostrava come foto identificativa il volto di Benito Mussolini ed era gestito da un giovane italiano di vent’anni, già noto alle forze dell’ordine per precedenti di furto e minacce. All’interno della conversazione sono stati trovati numerosi testi che istigavano alla violenza, conditi da insulti a sfondo razziale ed estremista come “iniziamo dai negri”, “riapriamo i forni” e “viva il Duce sempre”.

Nel frattempo, sul fronte delle manifestazioni, arriva il cambio di programma da parte degli organizzatori: “Le piazze annunciate per sabato sono annullate. Non saranno più i luoghi indicati nei nostri appelli. Non rinunciamo a scendere in strada: cambiamo il modo in cui lo facciamo“. L’annuncio è stato diffuso via social dai portavoce del Movimento 17 ottobre. Il gruppo di recente formazione ha chiarito che “alle 14.30 in punto, in ogni città” verranno resi noti “tre concentramenti”. 

L’indicazione fornita ai partecipanti è che “ognuno si organizzi con il proprio punto di riferimento” e che successivamente, alle 15.30, verrà resa nota “la piazza finale”. “I tre concentramenti si muoveranno in corteo”,spiegano i promotori descrivendoli come “tre fiumi che confluiscono”, prima di concludere con un messaggio di sfida: “Non ci hanno fermato le leggi non ci fermeranno i blindati”.

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Enfin une app qui permet de contourner les black-out policiers

23 October 2026 at 16:00

Par Renaud Jacobs

Le 19 octobre, Gabriel Attal propose de couper les réseaux sociaux dans les quartiers en émeute. Le 21, le ministre de l'Intérieur n'exclut rien, et Orange tombe en panne dix heures dans toute la France. Le 22, une application qui fonctionne sans Internet passe numéro un de l'App Store français. Elle s'appelle Bitchat. Voici ce qu'elle contourne vraiment, et ce qu'elle ne contourne pas.

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Jeudi 22 octobre, Bitchat a pris la première place de la catégorie Réseaux sociaux de l'App Store français, devant Telegram et Signal. Elle y était encore vendredi. Personne n'en avait entendu parler en France une semaine plus tôt.

La séquence qui l'y a portée tient en trois dates. Le 19 octobre, deux jours après les pillages du 17, Gabriel Attal propose sur RTL un « blocage temporaire ciblé » des réseaux sociaux dans les zones touchées. Le 21, Laurent Nuñez évoque devant les parlementaires une suspension des réseaux en cas de nouveaux pillages, en rappelant que le Conseil d'État ne l'interdit pas dans des circonstances exceptionnelles. Le même jour, une panne nationale d'Orange prive une partie de ses abonnés de réseau mobile pendant près de dix heures. C'est une panne technique, sans rapport avec le maintien de l'ordre. Mais elle montre à chacun, pendant une journée, ce qu'est un téléphone qui ne capte plus.

À ce jour, aucune coupure n'a été décidée. Le marché, lui, n'a pas attendu.

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Comment ça marche

Bitchat a été lancée en juillet 2025 par Jack Dorsey, le fondateur de Twitter. Le principe est ancien, l'exécution est soignée.

Chaque téléphone sur lequel l'application est installée sert à la fois d'émetteur et de relais, par Bluetooth basse consommation, le protocole qui relie vos écouteurs à votre téléphone. Un message part de mon téléphone vers le plus proche, qui le passe au suivant, et ainsi de suite. Cela forme ce qu'on appelle un réseau maillé (mesh) : pas d'antenne, pas d'opérateur, pas de serveur central. Il n'y a pas non plus de compte, ni de numéro de téléphone, ni d'adresse électronique. Les messages privés sont chiffrés de bout en bout. Trois pressions sur le logo effacent tout. Quand Internet revient, l'application bascule sur Nostr, un protocole décentralisé fait de centaines de relais indépendants.

Ce n'est pas une première. FireChat et Bridgefy faisaient la même chose à Hong Kong en 2014 et en 2019. La différence est l'ampleur. Pendant les manifestations de Madagascar, en septembre 2025, environ 70 000 téléchargements en une semaine. Au Népal, près de 50 000 en une seule journée, pendant l'interdiction des réseaux sociaux. En janvier 2026, en Ouganda et en Iran, pendant les coupures d'Internet.

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Première observation : contre une coupure, ça marche

Sur le point que promet le titre, la réponse est oui. Un gouvernement qui coupe le réseau mobile, ou qui bloque les grandes plateformes, ne touche pas Bitchat. Il n'y a rien à couper : ni serveur à saisir, ni opérateur à réquisitionner, ni entreprise à qui envoyer une injonction. Deux téléphones à portée l'un de l'autre se parlent, et c'est tout.

Les États l'ont compris. En avril 2026, Apple a retiré l'application de son magasin chinois à la demande du régulateur. En juillet, New Delhi a ordonné à GitHub de rendre le code source inaccessible en Inde, sous trois heures. C'était, selon les défenseurs des libertés numériques, la première tentative connue de géobloquer un logiciel libre. Le résultat est instructif. Le code avait déjà été copié sur des plateformes décentralisées. L'ordre, rendu public par Dorsey, a fait connaître l'application : 430 000 utilisateurs actifs par jour en Inde le 26 juillet, et 74 % des téléchargements mondiaux de la semaine.

En Inde, l'ordre de blocage a fait plus pour Bitchat que n'importe quelle campagne de lancement.

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Deuxième observation : ce n'est pas un réseau, c'est une foule

C'est ici qu'il faut ralentir, parce que la plupart des articles enthousiastes s'arrêtent là.

Bitchat ne remplace pas Internet. Le Bluetooth porte à quelques dizaines de mètres, une centaine dans de bonnes conditions. Jack Dorsey annonce jusqu'à 300 mètres en passant de relais en relais. Le réseau n'existe donc que là où il y a beaucoup de téléphones serrés : un festival, un cortège, une place occupée. Dans une rue vide, il ne se passe rien. L'institut britannique BISI, qui a étudié l'application, le dit sobrement : utile pour de courtes distances dans des lieux denses, pas une solution autonome aux coupures.

Autre limite, plus triviale : on ne télécharge pas une application quand le réseau est coupé. C'est précisément ce que les gens font cette semaine.

Troisième observation : contourner n'est pas se cacher

C'est la confusion la plus dangereuse, et je la vois partout depuis lundi.

Le canal public de Bitchat, celui où tout le monde parle à tout le monde, est lisible par n'importe qui à portée avec l'application installée. Cela inclut un policier en civil. Les messages privés sont chiffrés, mais le chiffrement protège le contenu, pasle reste. Qui parle à qui, quand, depuis où : ces métadonnées restent observables. Le professeur Alan Woodward, cryptographe à l'université du Surrey, rappelle qu'elles suffisent souvent à repérer les organisateurs d'un rassemblement. Le BISI ajoute deux faiblesses techniques : une authentification des contacts encore fragile, qui permet de se faire passer pour quelqu'un d'autre, et des clés de chiffrement qui ne changent pas au cours d'une session. En juillet 2025, quelques jours après la sortie de la version d'essai, un chercheur avait montré qu'on pouvait usurper l'identité d'un contact favori. Des correctifs ont suivi, mais l'outil a beaucoup moins de recul que Signal.

Un dernier piège concerne ceux qui chercheront l'application après une coupure. Ils l'installeront depuis des sources non officielles, et rien ne garantira qu'ils récupèrent la vraie.

En somme, Bitchat permet de parler quand on vous a retiré l'antenne. Elle ne vous rend pas invisible. Ce sont deux promesses différentes, et seule la première est tenue.

Ce que cela change pour le débat français

Reste la question que le titre pose en creux : à quoi servirait une coupure, en France, maintenant que cet outil circule ?

Le cadre existe. Le Conseil d'État, le 1er avril 2025, statuant sur le blocage de TikTok en Nouvelle-Calédonie, a jugé qu'un Premier ministre pouvait suspendre un réseau social sans loi spécifique, à trois conditions. Il faut des circonstances exceptionnelles qui rendent la mesure « indispensable ». Elle ne peut durer que tant qu'aucune solution moins intrusive n'est techniquement disponible. Et elle doit être limitée dans le temps. Le blocage calédonien a été jugé illégal faute de date de fin.

Le mot qui compte est « indispensable ». Une mesure est indispensable si elle atteint son but et si rien d'autre ne l'atteint. Or le but invoqué par Gabriel Attal est d'empêcher des pillards de se coordonner dans une zone précise. C'est-à-dire, techniquement, des gens rassemblés au même endroit, à quelques dizaines de mètres les uns des autres. C'est exactement la situation où un réseau maillé fonctionne le mieux.

Une coupure ciblée gênerait donc surtout ceux qui ne sont pas dans la foule : le riverain qui veut savoir si sa rue est sûre, le commerçant qui appelle son assurance, la famille qui cherche un proche. La foule, elle, continuerait de se parler.

Je n'ai pas d'avis tranché sur ce que l'État doit faire un soir de pillage. Mais sur la question technique, la réponse est établie : contre une foule équipée, la coupure ciblée échoue précisément là où elle prétend agir. Un juge qui appliquera la grille du 1er avril 2025 devra en tenir compte.

Bitchat ne rend pas le black-out impossible. Elle le rend inutile contre ceux qu'il vise.

China previews a world where the algorithm is switched off

16 October 2026 at 07:34

The Australian government has introduced its digital duty of care legislation to parliament today. The bill includes an “off switch” to allow social media users to opt out of recommender algorithms. If passed, Australians could choose to switch off their algorithmic recommendation and consume a news feed populated by the accounts they subscribe to. It’s […]

The post China previews a world where the algorithm is switched off appeared first on Asia Times.

EU General Court Backs Brussels in Landmark Digital Services Act Dispute Over Platform User Numbers

15 October 2026 at 09:19

The EU General Court has upheld the European Commission’s decision to classify Stripchat as a very large online platform, establishing important limits on how technology companies can challenge the calculation of their European user numbers.

The European Union’s General Court has rejected a legal challenge to the European Commission’s classification of adult entertainment platform Stripchat under the Digital Services Act, strengthening Brussels’ authority to determine which online services must comply with the legislation’s most demanding obligations.

In its judgment delivered on 14th October, the Luxembourg-based court dismissed the action brought by Technius Ltd, the company operating Stripchat, against its designation as a very large online platform.

The dispute centred on how the Commission calculated the platform’s average monthly active users in the European Union, which determines whether additional regulatory obligations apply.

Under the Digital Services Act, platforms exceeding 45 million monthly active recipients in the EU are subject to enhanced supervision, including requirements concerning systemic risks, transparency, content moderation and independent auditing.

The judgment addresses a fundamental question for European digital regulation: whether companies can exclude particular categories of website visits when calculating the number of people using their services.

How Brussels challenged the platform’s figures

In February 2023, Technius reported that Stripchat had approximately 31.8 million average monthly active recipients in the EU, placing it below the threshold for very large online platforms.

The company relied on information provided by Similarweb, a commercial service measuring website traffic and user behaviour.

However, the Commission questioned the methodology used to reach that figure. Technius had discounted certain visits on the grounds that users entered the website but departed without engaging with its content.

Such visits are commonly described as bounced visits and frequently appear in commercial website analytics.

The Commission concluded that the company’s deductions had significantly underestimated its audience because the original Similarweb calculation of unique visitors already incorporated a filtering process excluding many bounced visits.

On that basis, Brussels calculated that Stripchat had more than 62 million monthly unique visitors in the EU, well above the statutory threshold.

The Commission consequently designated the platform as a very large online service on 20th December 2023. Technius challenged the decision, arguing that the figures were unreliable and that the absence of a prescribed calculation methodology undermined legal certainty.

The EU General Court rejected both arguments.

Court rejects challenge to calculation methodology

According to the court’s official explanation, the Commission had adequately explained its calculation and was entitled to rely on the data available when the designation decision was adopted.

The judges found that Technius had effectively applied deductions to figures from which relevant traffic had already been filtered, producing an artificially reduced estimate of active recipients.

The judgment also addressed a potentially significant complication.

After the Commission adopted its decision, Similarweb revised its methodology. Using the corrected method, Stripchat’s estimated monthly active audience for the relevant period was approximately 37.3 million.

That figure was below the threshold for classification as a very large online platform. Nevertheless, the court held that the subsequent correction did not invalidate the original designation.

The judges determined that the Commission’s decision had to be assessed according to the facts, applicable law and permissible evidence available when the decision was taken.

The ruling therefore does not establish that Stripchat currently exceeds 45 million monthly users. It confirms that the later recalculation was insufficient to annul the Commission’s December 2023 decision.

A significant precedent for digital regulation

The consequences extend beyond one adult entertainment website.

The Digital Services Act covers online intermediaries operating in the European market, including social networks, marketplaces, hosting services and other platforms.

Its obligations increase according to the size and nature of a company’s operations. Very large online platforms must assess systemic risks associated with their services, introduce appropriate mitigation measures and submit to independent audits.

The Commission is responsible for supervising their additional obligations and can impose substantial financial penalties for established infringements.

The distinction between the two categories can therefore have considerable financial and operational consequences.

Companies falling below the 45 million threshold remain subject to relevant DSA obligations but do not face the same additional requirements imposed on the largest platforms.

The General Court’s ruling confirms that companies cannot escape designation by applying an unreliable interpretation of website traffic data.

At the same time, the Commission’s published supervisory framework allows a designation to be revoked when a platform remains below the threshold for a full year.

European technology enforcement faces growing scrutiny

The judgment comes as the Commission faces multiple legal challenges to its enforcement of Europe’s digital legislation.

As EU Today previously reported, Washington has sought to intervene in proceedings concerning the Commission’s €120 million Digital Services Act fine against X, introducing an additional diplomatic dimension to European regulatory disputes.

The Commission is also pursuing separate investigations into whether major platforms comply with obligations concerning the protection of minors, advertising transparency and the management of illegal content.

In another case examined by EU Today, Brussels reached preliminary findings concerning TikTok’s default privacy settings for children, illustrating the practical consequences of the stricter duties imposed on very large online platforms.

The Stripchat judgment concerns designation rather than a finding that the company breached any substantive safety obligation. Its immediate consequence is to preserve the Commission’s original classification decision.

Technius may still appeal to the Court of Justice of the European Union on points of law within two months and ten days of notification of the judgment.

For European regulators, the decision provides judicial support for using established commercial analytics when assessing the reach of online platforms, provided that the methodology is adequately explained and the underlying evidence is reliable.

For technology companies, it confirms that the legal assessment of user numbers extends beyond the figures they choose to report to Brussels. The Commission can scrutinise those calculations and reject methods that fail to provide a reliable estimate of an online service’s European audience.

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