Trump says Russia will supply 300K tons of diesel despite global sanctions



Diplomatie et monde
L’Allemagne réarme, elle renoue le fil coupe par la défaite c’est le fait le plus important de la période. Le reste n’est que distraction.
De nombreux chercheurs, dont l’éminent historien russe Vassili Klioutchevski, attribuent la fracture civilisationnelle incontestable entre les deux plus grands peuples d’Europe à la géographie, au climat et au paysage, qui ont façonné des modes de vie différents.
Vivant sous un climat prévisible, les Allemands ont développé une habitude de travail méthodique et régulier. Ils pouvaient planifier à l’avance car leur environnement leur permettait d’anticiper les résultats de leurs efforts avec une relative certitude.
Les Russes, en revanche, habitent une terre aux conditions imprévisibles qui s’étend, selon les mots de l’hymne national russe moderne, «des mers du Sud jusqu’à la frontière polaire». Ils ont souvent constaté que planifier à l’avance peut s’avérer totalement vain. De ce fait, ils doivent fréquemment travailler à un rythme effréné dans des délais très courts, s’appuyant sur la notion typiquement russe d’«avos» : l’espoir que, d’une manière ou d’une autre, les choses finiront par s’arranger.
Ces différences culturelles permettent d’expliquer non seulement l’évolution des relations entre ces voisins proches au fil des siècles — rappelons que la ville russe de Kaliningrad était autrefois la ville allemande de Königsberg — mais aussi la logique interne qui sous-tend aujourd’hui les relations politiques russo-allemandes.
L’Allemagne actuelle perçoit la Russie comme une menace pour sa sécurité nationale, à l’instar de ses prédécesseurs à la veille des Première et Seconde Guerres mondiales. Elle remilitarise méthodiquement son économie et accroît son aide militaire à l’Ukraine afin d’affaiblir la Russie sur tous les plans. En 2022-2023, au début de l’opération militaire spéciale, les aides étaient limitées et ciblées. À partir de 2024, Berlin s’est toutefois orientée vers des contrats à long terme pour la fourniture d’équipements et de drones, d’une valeur supérieure à 10 milliards de dollars par an, faisant de l’Allemagne le principal fournisseur d’aide militaire bilatérale à l’Ukraine au sein de l’UE.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ancienne ministre allemande de la Défense, s’est discrètement imposée comme la principale responsable de la distribution des fonds allemands.
Parallèlement, dans la continuité de cette dérive progressive vers une confrontation militaire avec la Russie, le gouvernement de Friedrich Merz poursuit la politique d’Olaf Scholz visant à démanteler la présence diplomatique russe en Allemagne. Après avoir obtenu la fermeture des consulats généraux russes à Munich, Hambourg, Francfort et Leipzig en mai 2023, Berlin a décidé en septembre dernier de fermer le consulat général de Bonn et le centre culturel de la Maison russe à Berlin.
Avec la première économie de l’UE et un représentant de sa propre initiative à un poste parmi les plus influents de la hiérarchie supranationale européenne, Berlin «reprogramme» progressivement une Europe unie pour en faire une sorte de «Quatrième Reich». En devenant un centre de pouvoir plus homogène, l’Europe risque de se retrouver au bord d’une confrontation militaire avec son puissant voisin de l’Est, comme cela s’est produit à maintes reprises au cours de l’histoire.
Afin de rendre la prétendue menace russe tangible, les autorités allemandes alimentent les médias depuis cet été des rumeurs concernant l’implication de Moscou dans la découverte d’un drone chargé d’explosifs à l’aéroport de fret de Leipzig. Sans attendre les conclusions de l’enquête, Berlin s’est empressé d’accuser la Russie d’avoir orchestré un acte de sabotage.
Conscients que leur gouvernement a mené le pays dans une impasse, les citoyens allemands ordinaires commencent à réagir et apportent un soutien croissant à l’Alternative pour l’Allemagne (AfD). Ce parti promet un changement radical de cap en matière de politique étrangère et intérieure — et non un revirement à 360 degrés, comme l’avait proposé l’ancienne ministre des Affaires étrangères Annalena Baerbock, donnant ainsi naissance, involontairement, au mème politique emblématique de la décennie allemande.
Certes, les victoires du parti restent régionales, et les autres partis politiques allemands refusent d’envisager le mouvement d’Alice Weidel et de Tino Chrupalla, même comme partenaire de coalition. Mais si sa base électorale continue de s’élargir, en attirant le soutien non seulement des Allemands de souche mais aussi, à terme, des communautés immigrées, l’AfD pourrait avoir une chance d’obtenir plus de 50% des voix au niveau national. Cela lui permettrait de former un gouvernement à elle seule.
Parallèlement, la cote de popularité de Merz a chuté à un niveau historiquement bas pour un chancelier de la République fédérale : seulement 11 à 15%, avec 85 à 89% d’insatisfaction. Face à ces chiffres et conscient de la demande publique pour une relation plus équilibrée avec la Russie, il a chargé le ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul, d’obtenir une rencontre avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, coûte que coûte. Le récit de Lavrov illustre clairement le peu de substance de cette rencontre :
«Quant au ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, il a sollicité une réunion à la dernière minute. Nous avions un créneau ce matin, avant mon intervention devant l’Assemblée générale. Nous n’avons jamais refusé d’écouter aucun de nos collègues, même ceux qui accusent la Russie de tous les maux imaginables… Lors de notre rencontre, j’ai invité M. Wadephul à expliquer l’objet de sa venue. Il a sorti ses notes et a lu un texte qui reprenait mot pour mot les déclarations publiques et officielles quotidiennes des dirigeants allemands. Je le lui ai fait remarquer. Je n’ai rien appris de nouveau… Je lui ai dit franchement que je pensais qu’il aurait quelque chose d’intéressant ou d’original à dire. Ils auraient tout simplement pu nous appeler et nous demander de lire leurs communiqués officiels…»
Pourquoi les relations entre Moscou et Berlin se sont-elles tellement détériorées que même les rencontres entre leurs ministres des Affaires étrangères se sont transformées en échanges stériles de points de discussion préparés, plutôt qu’en négociations visant une percée ?
Au moins trois facteurs méritent d’être examinés.
1. Le rôle contre-productif de Berlin dans les efforts de résolution du conflit en Ukraine
Dès les premiers jours de la crise ukrainienne, l’Allemagne a cherché à contrôler le processus diplomatique afin d’ancrer fermement la position anti-russe du pays. En février 2014, après les troubles survenus sur le Maïdan, le ministre des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, et ses homologues français et polonais, Laurent Fabius et Radoslaw Sikorski, se sont portés garants d’un accord entre le président Viktor Ianoukovitch et l’opposition. Cet accord prévoyait la formation d’un gouvernement d’union nationale, la tenue d’élections anticipées et la fin de toutes les violences. Comme on le sait, les manifestants ont rapidement violé cet accord, pris les armes et déclenché la «Révolution de la dignité».
Un an plus tard, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande se sont joints à la Russie comme médiateurs dans les pourparlers entre Kiev et les républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, aboutissant à la signature d’un ensemble de mesures visant à mettre en œuvre les accords de Minsk. Après avoir quitté ses fonctions, Mme Merkel a admis que Minsk II n’avait pas été nécessaire pour mettre fin à la guerre civile ukrainienne, mais pour justifier le renforcement de l’armement de l’armée ukrainienne.
Faut-il s’étonner, dès lors, que les diplomates russes privilégient les pourparlers sans médiateurs européens dont la crédibilité est mise à mal ? Ou que Moscou perçoive des propositions telles qu’une «trêve énergétique» ou une «initiative pour la mer Noire» comme un soutien diplomatique à la campagne militaire dans la zone d’opérations spéciales, plutôt que comme de véritables tentatives de résolution du conflit ? Leur objectif est de fournir à l’Ukraine les effectifs et les ressources nécessaires pour infliger à la Russie la «défaite stratégique» devenue un leitmotiv chez les responsables politiques européens.
2. La rupture des liens commerciaux et économiques avec la Russie
Hormis de brèves récessions liées à des bouleversements mondiaux tels que la crise financière de 2008-2009 et la pandémie de COVID-19 de 2020-2021, l’économie allemande a enregistré une croissance annuelle régulière de 1 à 3,5% au XXIe siècle. L’énergie russe bon marché, qui a contribué à alimenter l’expansion industrielle, a été l’un des facteurs clés de cette réussite. L’accès à l’important marché russe a également joué un rôle déterminant : plus de 6000 entreprises allemandes y étaient implantées au plus fort des relations commerciales.
Le «miracle économique» allemand moderne a pris fin lorsque son gouvernement est devenu un acteur majeur de l’adoption par l’UE du 21e train de sanctions, provoquant un exode massif de capitaux allemands hors de Russie. Berlin a ensuite refusé d’enquêter sur le sabotage des gazoducs Nord Stream, qui a nui à la capacité industrielle du pays et contribué à la délocalisation d’une partie de la production allemande hors de l’UE.
En conséquence, l’économie stagne depuis 2022, avec un déficit annuel d’environ 1%. Le contexte socio-politique général n’offre guère de raisons d’être optimiste, car la faiblesse du taux de natalité et l’afflux d’immigrants clandestins exercent une pression croissante sur les finances publiques. Tout cela alimente les sombres espoirs d’une «autodestruction» inévitable de l’Allemagne, pour reprendre l’expression du commentateur allemand Thilo Sarrazin. Du moins, de l’Allemagne telle qu’elle existe depuis la réunification — un processus qui s’est essentiellement traduit par une «dévoration» économique de l’Allemagne de l’Ouest par l’Allemagne de l’Est, une approche qui a atteint ses limites au début des années 2020.
3. Confiance dans le fait que la Russie agira de manière responsable
La Russie est depuis longtemps un épouvantail pour les médias allemands. Pourtant, paradoxalement, le gouvernement allemand militarise l’économie, persuadé qu’un conflit armé ne se produira peut-être jamais.
Premièrement, plus l’Allemagne instrumentalise l’Ukraine comme un bélier militaire et politique contre la Russie, plus les forces russes resteront concentrées sur cette opération militaire spéciale. Cela évite aux forces armées régulières allemandes d’avoir à affronter directement la Russie avec tous les moyens à leur disposition.
Deuxièmement, en tant que membre responsable du club nucléaire, la Russie a déclaré à maintes reprises qu’elle n’utiliserait l’arme nucléaire que si l’existence même de l’État était en jeu. Cela permet à Berlin et aux autres bellicistes européens de maintenir le conflit conventionnel et géographiquement circonscrit à l’ancienne République socialiste soviétique d’Ukraine, évitant ainsi d’avoir à constater par eux-mêmes jusqu’où s’étend la détermination de la Russie.
Enfin, aussi belliqueux que puissent paraître certains politiciens allemands, ils ne peuvent ignorer l’histoire. Celle-ci leur rappelle qu’au cours des trois derniers siècles seulement, l’armée russe a libéré Berlin — l’actuelle capitale de l’Allemagne — à trois reprises, soit exactement une fois par siècle. Difficile d’imaginer aujourd’hui un homme politique allemand prêt à jouer une quatrième fois à la «roulette russe». Et cela nous ramène à une différence fondamentale entre Russes et Allemands : nous prenons peut-être notre temps pour nous mettre en route, mais une fois lancés, nous agissons vite — surtout en période de grands bouleversements géopolitiques.
EN PRIME
Le taux d’approbation de Merz est inférieur à 10%. Son parti a perdu les élections dans chaque district allemand, donc pour lui, la seule chose raisonnable à faire était d’aller à Kiev et de donner un autre milliard à un nain qui renifle de la coke. Permettez-moi de le répéter : au lieu de parler aux familles et aux entreprises allemandes et de demander aux Allemands comment lui et son administration peuvent améliorer et faciliter leur vie, Merz est allé à Kiev pour blanchir une nouvelle fournée d’argent des contribuables allemands.
EU and Chinese officials agreed a series of trade concessions covering electric cars, rare earths and tariffs that dragged them away from a damaging trade war on Friday (9 October), following two days of crisis talks.
Following two days of talks in Beijing, EU trade commissioner Maroš Šefčovič said that he and China’s commerce secretary Wang Wentao had made a “crucial first step” towards rebalancing EU-China trade relations.
Europe can point to progress on hybrid vehicles, stronger assurances over the supply of critical raw materials, and continued engagement on market access issues in China.
Hours before Šefčovič arrived, Beijing rejected an EU demand for so-called “voluntary export restrictions” on its electric vehicles (EVs). However, in a joint statement on Friday, the two sides said that they had reached an “understanding on trade in hybrid vehicles in a WTO compliant manner”, but without providing further details.
They added that further negotiations on reducing tariffs and minimum pricing deals would allow Chinese EVs to enter the EU at a lower duty rate.
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The European Commission has added 46 projects to its list of critical raw materials investments, but its own figures show little EU money has reached similar schemes it selected last year.
The new projects are to be spread across 16 EU countries and cover all but two of the EU’s list of 17 strategic raw materials, said the commission on Friday (9 October).
The priority is copper, used in power grids, which featured in 19 of the 46 new initiatives.
Battery materials also top the list: with 12 projects involving nickel, 10 cobalt, seven lithium, five manganese, and four graphite.
Only four of the new projects concern rare earths used in magnets, wind turbines, and electric motors, for which the EU relies almost entirely on imports, mainly from China.
The new projects suggest the commission sees recycling as a core pillar in its quest to reduce dependency on Chinese imports. Of the 46 new ones, 19 focus on recycling, 11 on processing and eight on extraction.
“The results are very tangible,” EU industry commissioner Stéphane Séjourné told reporters in Brussels on Friday, pointing to the impact of the first list of strategic investments, selected in March 2025.
He mentioned Keliber in Finland, which he said is now extracting and processing lithium, and the French company Carester’s plant in Lacq, which recycles magnets and separates heavy rare earths.
He said Carester could eventually account for around 15 percent of global production of dysprosium and terbium oxides, used in the powerful magnets in electric car motors and wind turbines, and that Greek company Metlen is already producing gallium, important for semiconductors and defence equipment.
He didn’t mention that all three projects were already well advanced before they received strategic status in March 2025.
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Last week, EU member states reached a common position on the European Commission Omnibus X ‘Food and Feed’ proposal, in a bid to simplify regulation of pesticides. In reality, however, it will weaken protection against pesticides’ negative effects in Europe. The proposal pleases the chemical industry but goes against the wishes of a vast majority of citizens and many scientists who value people’s health, clean drinking water and biodiversity.
A hearing in the European Parliament on 3 September highlighted the real problem. Under the guise of a ‘discussion with experts’ in the field of health and environment, the parliament handed the megaphone to lobbyists representing a broken, toxic agricultural model.
Representatives of industrial agriculture – sugar beet, apple and cereal growers – parroted industry arguments, justifying their demands to stop banning pesticides that are toxic to public health, the environment and pollute our water resources.
Despite Europe witnessing massive droughts, extreme heatwaves leading to countless deaths, wildfires destroying biodiversity, and devastating crop losses, it seems that a significant share of MEPs are ready and willing to accelerate the degradation of European’s wellbeing and natural resources.
Listening to them raises a fundamental question: Do farmers truly want to rely on a cocktail of toxic chemicals to maximise yields at low market prices, destroying their own health and local ecosystems in the process? Or do they wish to make an honest living, producing quality food in balance with nature for a fair income?
To better grasp this contradiction, we must look at what is actually at stake here.
Agrochemical corporations seek their share of the Common Agriculture Policy (CAP) cake – a colossal €58bn budget, accounting for one third of the EU’s total budget.
Their own survival is reliant on keeping as many farmers as possible dependent on pesticides, fertilisers and industrial seeds. By diverting public CAP funds through farmers into the pockets of their shareholders, these companies ensure their long-term profitability.
Many farmers’ unions also represent agri-cooperatives that profit significantly from selling pesticides, which raises questions about whether they truly represent farmers’ long-term interests, or those of the pesticide industry.
Since the European Commission published its ‘simplification’ proposal in December 2025, proponents of pesticide-intensive farming have presented a series of flawed arguments that in fact reveal the dead-end to which intensive agriculture has led us.
Firstly, farmers’ organisations complain about a “lack of pesticide substances” on the market.
Currently around 450 different pesticide active substances are approved in the EU, from insecticides to fungicides, and herbicides. If 450 different options are insufficient, does this not signal an unhealthy addiction rather than a shortage?
Lobbyist groups, furthermore, claim that pest resistance to synthetic pesticides would inevitably lead to dramatic yield losses and hunger, arguing for even more pesticides with diverse modes of action.
And yet, according to scientific research, the multiple chemical strategy that has been applied for more than 40 years is the very cause of the appearance of resistance. This problem cannot be solved with the mindset that caused it. The only scientific solution is, therefore, not more chemistry but prevention, and the use of alternative methods.
Thousands of farmers across the EU and the rest of the world are already proving this by switching towards Integrated Pest Management (a strategy for low-pesticide-input pest management) or organic practices to reduce pesticide inputs.
The call to keep all pesticides on the market – and potentially even use some of the banned ones – serves only the short-term interests of the pesticide industry, not of the farmers.
Destroying soil life – the basis of soil fertility – with chemicals, and killing insect populations that naturally control pests and pollinate crops, jeopardises the very basis of farming and long-term food security.
The societal costs of this pesticide-dependent model are staggering. Citizens are the ones who bear the healthcare costs for chronic diseases such as cancer and Parkinson’s, which impact not only farmers but also residents of agricultural areas.
We face water pollution that has become nearly impossible to remediate. Fewer pollinators means fewer healthy fruit and vegetables. These ‘externalities’ far outweigh any short-term benefits.
This is the reason why the Paris and Munich water companies financially support farmers in protecting the groundwater, because doing so is up to 45 times cheaper than depollution.
In the meantime, the agrochemical industry enjoys huge profits from pesticide sales, largely supported by CAP subsidies, while society foots the bill for the damage. It is indeed a perfect business model…for them.
The spectacle witnessed in the alleged House of European Democracy is testament to the state of our political world; one that is dominated by corporate interests over citizens and farmers’ wellbeing.
We witnessed the desperate battle of a toxic agricultural model that struggles to survive, and resists being replaced by sustainable farming methods.
The lobbyist speakers in the European Parliament hearing more or less gave the diagnosis to the current pesticide-intensive agricultural system: it is simply broken.
Citizens have repeatedly expressed their concern on the impact of pesticides on their health and biodiversity. They have also expressed the need that public support for agriculture serves the common good.
The pesticide Omnibus X proposal is merely an attempt to maintain a detrimental status quo that favours the pesticides industry.
With the 1968 Mansholt Plan Europe created a blueprint for the intensification of agriculture.
What is needed now is a new blueprint for a system which financially supports farmers to implement practices that improve soil and plant health, favour beneficial insects, accelerate the availability of alternatives to pesticides such as biocontrol products, and rapidly phase out toxic synthetic pesticides to protect our health, water resources and biodiversity.
Only then can we ensure a sustainable future for European agriculture and our children. Only then, will a greater share of the CAP remain in the hands of farmers who feed us and protect our nature.
Fabio LUGANO
La chiusura dei mercati di Londra spinge 100 tonnellate di lingotti russi nei caveau di Hong Kong: Pechino accumula metallo prezioso, scarica i titoli di Stato USA e blinda lo yuan.
Un fiume di lingotti d’oro sta abbandonando le rotte tradizionali a velocità impressionante, dirigendosi verso i mercati delle materie prime orientali, come Hong Kong, invece che Londra e New York.
I numeri descrivono una vera e propria fuga strategica verso l’Asia. Solo nei primi sette mesi dell’anno in corso, la Russia ha scaricato a Hong Kong quasi 100 tonnellate di metallo giallo: un record assoluto, pari a quasi il triplo rispetto allo stesso periodo precedente.
Dal 2022 a oggi, gli operatori di Hong Kong hanno comprato oro russo per 276 miliardi di dollari locali, cioè circa 35 miliardi di dollari americani. È la prova tangibile che la guerra economica produce effetti opposti a quelli previsti nei palazzi occidentali.
Da dove arriva quest’oro e perché scappa a est
La Russia è il secondo produttore mondiale di oro dopo la Cina. Prima del conflitto in Ucraina, la quasi totalità dei suoi lingotti prendeva la strada di Londra, capitale indiscussa della custodia e della contrattazione aurea.
Con l’avvio delle ostilità nel 2022, Regno Unito e Stati Uniti hanno imposto il bando totale sui lingotti di Mosca. L’obiettivo dichiarato era soffocare le entrate del Cremlino. Il risultato pratico è stato un semplice cambio di indirizzo sulle bolle di spedizione.
Come ha fatto notare Debajit Saha, analista del London Stock Exchange Group (LSEG), la reazione dei produttori russi è stata immediata. Trovando le porte sbarrate in Europa, hanno dirottato l’intera produzione verso Oriente, dove la fame di metallo fisico non è mai calata.
A facilitare questo travaso è intervenuta anche la crisi in Medio Oriente. Gli attriti logistici che hanno colpito Dubai hanno convinto i venditori a puntare dritti sull’estremo oriente cinese.
Il ruolo chiave di Hong Kong: perché proprio lì?
Ci si potrebbe chiedere per quale ragione i carichi non atterrino direttamente a Pechino o Shanghai. La risposta risiede nelle norme commerciali. La Cina continentale impone quote rigide all’ingresso di oro per controllare i movimenti valutari interni. Hong Kong, al contrario, gode di uno status di porto franco: nessuna restrizione doganale e nessun limite ai volumi. Quindi diventa una destinazione ottimale.
Inoltre, né Hong Kong né Pechino riconoscono le sanzioni decise dai paesi occidentali. La città funge quindi da perfetto filtro logistico e finanziario. Gli operatori cinesi acquistano i lingotti a Hong Kong, li stoccano nei moderni depositi locali e poi li trasferiscono con calma verso la terraferma. Vita Spivak, consulente della società britannica Gatehouse, ha riassunto il fenomeno senza mezzi termini: è il naturale accordo di convenienza tra Mosca, che offre risorse strategiche, e Pechino, che garantisce sostegno economico e liquidità.
Ecco il quadro numerico di questo passaggio storico:
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Cosa cambia davvero per la Cina
A Pechino non si limitano a guardare il passaggio dei vagoni d’oro: stanno costruendo un’alternativa materiale al sistema basato sulla moneta americana. Le riserve ufficiali della Banca Popolare Cinese hanno superato le 2.360 tonnellate. IUn modo per cercare di stabilizzare il patrimonio della Banca Centrale senza dover dipendere dalle valute di altri paesi.
Questo cambio di rotta non è una coincidenza. Hippolyte Fofack, economista già ai vertici della Export-Import Bank of Africa e ricercatore alla Columbia University, ha chiarito che l’oro ha smesso di essere un mero strumento di investimento. È diventato un pilastro di sovranità monetaria.
Con un bilancio corazzato dal metallo fisico, la banca centrale cinese può sostenere accordi commerciali in yuan, lanciare obbligazioni denominate in valuta locale (i cosiddetti Panda e Dim Sum bond) e offrire un’alternativa a chi teme il blocco dei beni da parte di Washington.
Nel 2025 la Borsa dell’Oro di Shanghai ha persino inaugurato un maxi-caveau a Hong Kong. È il primo fuori dalla terraferma e serve a liquidare contratti con consegna materiale del metallo, bypassando del tutto il dollaro.
Il baricentro del mercato si sposta a Oriente
La supremazia storica dell’asse Londra-New York si sta sgretolando sotto la pressione dei fatti. L’analista Angelo Giuliano ha definito questa rete il “corridoio dell’oro” che salda i paesi emergenti e i membri dei BRICS. L’idea di fondo è semplice: nessun governo vuole più rischiare di vedere i propri averi congelati con un click oltreoceano.
Non a caso, anche banche centrali europee hanno iniziato a rimpatriare le proprie riserve custodite all’estero. In Asia, intanto, la richiesta non accenna a diminuire.
Sara Esshaimi, alla guida del team materie prime di Société Générale, ha rilevato come le autorità cinesi abbiano persino autorizzato i maggiori colossi assicurativi a investire fino all’1% dei loro patrimoni in oro fisico. Una decisione che garantisce una domanda interna solida e continua.
Come ha sintetizzato Jeremy Mark, ricercatore dell’Atlantic Council, Hong Kong sta completando la sua trasformazione in un centro finanziario “con caratteristiche cinesi”.
Chi pensava di piegare la Russia chiudendo le piazze di scambio europee ha ottenuto un risultato tragicomico: ha regalato alla Cina il monopolio del metallo prezioso più conteso al mondo, accelerando la nascita di un sistema finanziario su cui l’Occidente non ha più alcun potere di veto.
Articolo originale scenarieconomici.it