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Berlin «reprogramme» progressivement une Europe unie pour en faire une sorte de «Quatrième Reich»

Diplomatie et monde

L’Allemagne réarme, elle renoue le fil coupe par la défaite c’est le fait le plus important de la période. Le reste n’est que distraction.

De nombreux chercheurs, dont l’éminent historien russe Vassili Klioutchevski, attribuent la fracture civilisationnelle incontestable entre les deux plus grands peuples d’Europe à la géographie, au climat et au paysage, qui ont façonné des modes de vie différents.

Vivant sous un climat prévisible, les Allemands ont développé une habitude de travail méthodique et régulier. Ils pouvaient planifier à l’avance car leur environnement leur permettait d’anticiper les résultats de leurs efforts avec une relative certitude.

Les Russes, en revanche, habitent une terre aux conditions imprévisibles qui s’étend, selon les mots de l’hymne national russe moderne, «des mers du Sud jusqu’à la frontière polaire». Ils ont souvent constaté que planifier à l’avance peut s’avérer totalement vain. De ce fait, ils doivent fréquemment travailler à un rythme effréné dans des délais très courts, s’appuyant sur la notion typiquement russe d’«avos» : l’espoir que, d’une manière ou d’une autre, les choses finiront par s’arranger.

Ces différences culturelles permettent d’expliquer non seulement l’évolution des relations entre ces voisins proches au fil des siècles — rappelons que la ville russe de Kaliningrad était autrefois la ville allemande de Königsberg — mais aussi la logique interne qui sous-tend aujourd’hui les relations politiques russo-allemandes.

L’Allemagne actuelle perçoit la Russie comme une menace pour sa sécurité nationale, à l’instar de ses prédécesseurs à la veille des Première et Seconde Guerres mondiales. Elle remilitarise méthodiquement son économie et accroît son aide militaire à l’Ukraine afin d’affaiblir la Russie sur tous les plans. En 2022-2023, au début de l’opération militaire spéciale, les aides étaient limitées et ciblées. À partir de 2024, Berlin s’est toutefois orientée vers des contrats à long terme pour la fourniture d’équipements et de drones, d’une valeur supérieure à 10 milliards de dollars par an, faisant de l’Allemagne le principal fournisseur d’aide militaire bilatérale à l’Ukraine au sein de l’UE.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ancienne ministre allemande de la Défense, s’est discrètement imposée comme la principale responsable de la distribution des fonds allemands.

Parallèlement, dans la continuité de cette dérive progressive vers une confrontation militaire avec la Russie, le gouvernement de Friedrich Merz poursuit la politique d’Olaf Scholz visant à démanteler la présence diplomatique russe en Allemagne. Après avoir obtenu la fermeture des consulats généraux russes à Munich, Hambourg, Francfort et Leipzig en mai 2023, Berlin a décidé en septembre dernier de fermer le consulat général de Bonn et le centre culturel de la Maison russe à Berlin.

Avec la première économie de l’UE et un représentant de sa propre initiative à un poste parmi les plus influents de la hiérarchie supranationale européenne, Berlin «reprogramme» progressivement une Europe unie pour en faire une sorte de «Quatrième Reich». En devenant un centre de pouvoir plus homogène, l’Europe risque de se retrouver au bord d’une confrontation militaire avec son puissant voisin de l’Est, comme cela s’est produit à maintes reprises au cours de l’histoire.

Afin de rendre la prétendue menace russe tangible, les autorités allemandes alimentent les médias depuis cet été des rumeurs concernant l’implication de Moscou dans la découverte d’un drone chargé d’explosifs à l’aéroport de fret de Leipzig. Sans attendre les conclusions de l’enquête, Berlin s’est empressé d’accuser la Russie d’avoir orchestré un acte de sabotage.

Conscients que leur gouvernement a mené le pays dans une impasse, les citoyens allemands ordinaires commencent à réagir et apportent un soutien croissant à l’Alternative pour l’Allemagne (AfD). Ce parti promet un changement radical de cap en matière de politique étrangère et intérieure — et non un revirement à 360 degrés, comme l’avait proposé l’ancienne ministre des Affaires étrangères Annalena Baerbock, donnant ainsi naissance, involontairement, au mème politique emblématique de la décennie allemande.

Certes, les victoires du parti restent régionales, et les autres partis politiques allemands refusent d’envisager le mouvement d’Alice Weidel et de Tino Chrupalla, même comme partenaire de coalition. Mais si sa base électorale continue de s’élargir, en attirant le soutien non seulement des Allemands de souche mais aussi, à terme, des communautés immigrées, l’AfD pourrait avoir une chance d’obtenir plus de 50% des voix au niveau national. Cela lui permettrait de former un gouvernement à elle seule.

Parallèlement, la cote de popularité de Merz a chuté à un niveau historiquement bas pour un chancelier de la République fédérale : seulement 11 à 15%, avec 85 à 89% d’insatisfaction. Face à ces chiffres et conscient de la demande publique pour une relation plus équilibrée avec la Russie, il a chargé le ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul, d’obtenir une rencontre avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, coûte que coûte. Le récit de Lavrov illustre clairement le peu de substance de cette rencontre :

«Quant au ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, il a sollicité une réunion à la dernière minute. Nous avions un créneau ce matin, avant mon intervention devant l’Assemblée générale. Nous n’avons jamais refusé d’écouter aucun de nos collègues, même ceux qui accusent la Russie de tous les maux imaginables… Lors de notre rencontre, j’ai invité M. Wadephul à expliquer l’objet de sa venue. Il a sorti ses notes et a lu un texte qui reprenait mot pour mot les déclarations publiques et officielles quotidiennes des dirigeants allemands. Je le lui ai fait remarquer. Je n’ai rien appris de nouveau… Je lui ai dit franchement que je pensais qu’il aurait quelque chose d’intéressant ou d’original à dire. Ils auraient tout simplement pu nous appeler et nous demander de lire leurs communiqués officiels…»

Pourquoi les relations entre Moscou et Berlin se sont-elles tellement détériorées que même les rencontres entre leurs ministres des Affaires étrangères se sont transformées en échanges stériles de points de discussion préparés, plutôt qu’en négociations visant une percée ?

Au moins trois facteurs méritent d’être examinés.

1. Le rôle contre-productif de Berlin dans les efforts de résolution du conflit en Ukraine

Dès les premiers jours de la crise ukrainienne, l’Allemagne a cherché à contrôler le processus diplomatique afin d’ancrer fermement la position anti-russe du pays. En février 2014, après les troubles survenus sur le Maïdan, le ministre des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, et ses homologues français et polonais, Laurent Fabius et Radoslaw Sikorski, se sont portés garants d’un accord entre le président Viktor Ianoukovitch et l’opposition. Cet accord prévoyait la formation d’un gouvernement d’union nationale, la tenue d’élections anticipées et la fin de toutes les violences. Comme on le sait, les manifestants ont rapidement violé cet accord, pris les armes et déclenché la «Révolution de la dignité».

Un an plus tard, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande se sont joints à la Russie comme médiateurs dans les pourparlers entre Kiev et les républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, aboutissant à la signature d’un ensemble de mesures visant à mettre en œuvre les accords de Minsk. Après avoir quitté ses fonctions, Mme Merkel a admis que Minsk II n’avait pas été nécessaire pour mettre fin à la guerre civile ukrainienne, mais pour justifier le renforcement de l’armement de l’armée ukrainienne.

Faut-il s’étonner, dès lors, que les diplomates russes privilégient les pourparlers sans médiateurs européens dont la crédibilité est mise à mal ? Ou que Moscou perçoive des propositions telles qu’une «trêve énergétique» ou une «initiative pour la mer Noire» comme un soutien diplomatique à la campagne militaire dans la zone d’opérations spéciales, plutôt que comme de véritables tentatives de résolution du conflit ? Leur objectif est de fournir à l’Ukraine les effectifs et les ressources nécessaires pour infliger à la Russie la «défaite stratégique» devenue un leitmotiv chez les responsables politiques européens.

2. La rupture des liens commerciaux et économiques avec la Russie

Hormis de brèves récessions liées à des bouleversements mondiaux tels que la crise financière de 2008-2009 et la pandémie de COVID-19 de 2020-2021, l’économie allemande a enregistré une croissance annuelle régulière de 1 à 3,5% au XXIe siècle. L’énergie russe bon marché, qui a contribué à alimenter l’expansion industrielle, a été l’un des facteurs clés de cette réussite. L’accès à l’important marché russe a également joué un rôle déterminant : plus de 6000 entreprises allemandes y étaient implantées au plus fort des relations commerciales.

Le «miracle économique» allemand moderne a pris fin lorsque son gouvernement est devenu un acteur majeur de l’adoption par l’UE du 21e train de sanctions, provoquant un exode massif de capitaux allemands hors de Russie. Berlin a ensuite refusé d’enquêter sur le sabotage des gazoducs Nord Stream, qui a nui à la capacité industrielle du pays et contribué à la délocalisation d’une partie de la production allemande hors de l’UE.

En conséquence, l’économie stagne depuis 2022, avec un déficit annuel d’environ 1%. Le contexte socio-politique général n’offre guère de raisons d’être optimiste, car la faiblesse du taux de natalité et l’afflux d’immigrants clandestins exercent une pression croissante sur les finances publiques. Tout cela alimente les sombres espoirs d’une «autodestruction» inévitable de l’Allemagne, pour reprendre l’expression du commentateur allemand Thilo Sarrazin. Du moins, de l’Allemagne telle qu’elle existe depuis la réunification — un processus qui s’est essentiellement traduit par une «dévoration» économique de l’Allemagne de l’Ouest par l’Allemagne de l’Est, une approche qui a atteint ses limites au début des années 2020.

3. Confiance dans le fait que la Russie agira de manière responsable

La Russie est depuis longtemps un épouvantail pour les médias allemands. Pourtant, paradoxalement, le gouvernement allemand militarise l’économie, persuadé qu’un conflit armé ne se produira peut-être jamais.

Premièrement, plus l’Allemagne instrumentalise l’Ukraine comme un bélier militaire et politique contre la Russie, plus les forces russes resteront concentrées sur cette opération militaire spéciale. Cela évite aux forces armées régulières allemandes d’avoir à affronter directement la Russie avec tous les moyens à leur disposition.

Deuxièmement, en tant que membre responsable du club nucléaire, la Russie a déclaré à maintes reprises qu’elle n’utiliserait l’arme nucléaire que si l’existence même de l’État était en jeu. Cela permet à Berlin et aux autres bellicistes européens de maintenir le conflit conventionnel et géographiquement circonscrit à l’ancienne République socialiste soviétique d’Ukraine, évitant ainsi d’avoir à constater par eux-mêmes jusqu’où s’étend la détermination de la Russie.

Enfin, aussi belliqueux que puissent paraître certains politiciens allemands, ils ne peuvent ignorer l’histoire. Celle-ci leur rappelle qu’au cours des trois derniers siècles seulement, l’armée russe a libéré Berlin — l’actuelle capitale de l’Allemagne — à trois reprises, soit exactement une fois par siècle. Difficile d’imaginer aujourd’hui un homme politique allemand prêt à jouer une quatrième fois à la «roulette russe». Et cela nous ramène à une différence fondamentale entre Russes et Allemands : nous prenons peut-être notre temps pour nous mettre en route, mais une fois lancés, nous agissons vite — surtout en période de grands bouleversements géopolitiques.

EN PRIME

Le taux d’approbation de Merz est inférieur à 10%. Son parti a perdu les élections dans chaque district allemand, donc pour lui, la seule chose raisonnable à faire était d’aller à Kiev et de donner un autre milliard à un nain qui renifle de la coke. Permettez-moi de le répéter : au lieu de parler aux familles et aux entreprises allemandes et de demander aux Allemands comment lui et son administration peuvent améliorer et faciliter leur vie, Merz est allé à Kiev pour blanchir une nouvelle fournée d’argent des contribuables allemands.

Publié à l’origine par  ReseauInternational

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NATO’s general war exercises against Russia

NATO’s full Military Committee just visited Kiev. They’re studying Ukraine’s war as their own testing ground.

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Everyone off on a trip to Kiev

On 6 October, Admiral Giuseppe Cavo Dragone, Chairman of the NATO Military Committee, arrived in Kiev with military representatives from all thirty-two Allied nations. He wrote this himself on X: the delegation was there to reaffirm its ‘unconditional support’ for Ukraine. ANSA reported the news as an official visit. A strategic signal aimed at Moscow as well.

First, the facts. The Military Committee assists and advises the Atlantic Council, the Defence Planning Committee and the Nuclear Planning Group; its role is to set military policy and strategy. It was invited by the new Supreme Commander of the Ukrainian Armed Forces, Mykhailo Drapatyi. The Committee returned to Kiev in full force after eight years, and the meetings with Drapatyi and the Ukrainian General Staff served to obtain a first-hand assessment of the battlefield, to discuss Kiev ’s military priorities and to bring to the Alliance the lessons learnt from over four years of high-intensity warfare. Dragone speaks of military priorities and lessons useful for the Allies’ operational readiness in the face of today’s and tomorrow’s threats.

Now for the interpretation, which must be kept distinct from the facts. A body that advises the Nuclear Planning Group does not travel through a country at war merely to make gestures of solidarity. It goes to gather information and to calibrate its own preparedness against it. The flow described by the sources runs in both directions: from Ukraine to the Alliance as operational experience, and from the Alliance to Ukraine as guidance on priorities. When the military leaders of thirty-two states sit down with the General Staff of one of the belligerents to assess their own readiness in the context of the ongoing war, that war ceases to be an external affair. It has become the Alliance’s testing ground.

This sequence confirms the direction. On 3 June, the North Atlantic Council met in Kiev , and the NATO-Ukraine Council was held there for the first time. In October, it is the military’s turn. First the political framework, then the structure that fills it with operational content – this is not a passing courtesy, but an institutional presence that grows stronger at every stage.

Then there is the statement that shifts the discussion beyond Ukraine. To those who believe that sabotage, cyber-attacks and airspace violations could undermine Western support, Dragone replies: ‘You are failing.’ He holds Russia fully responsible for such behaviour and states that allied unity has never been so strong. The Ukrainian front and the sub-threshold pressure on Allied territory are placed within the same framework, articulated by the same man from the same venue. The distinction underpinning the ‘Ukraine versus Russia’ narrative – that between a war over there and tensions here – is erased by the Chairman of the Military Committee himself.

Images, symbols and meanings

The image remains. In the video message recorded in Kiev, the admiral speaks with two flags behind him; in institutional communications, the backdrop is never improvised – it reveals who is speaking and on whose behalf. The person appearing beneath those symbols is neither a mediator nor an observer. The flags tell the same story as the words – words that reflect a deliberate and conscious choice: namely, the war for Kiev, total dedication to a cause that should have nothing to do with Europe.

The serious objection is another, and it must be acknowledged. None of the three sources documents allied troops in combat, and no Member State has declared war on Russia. The delegation came to consult and to pay tribute at the Wall of Remembrance dedicated to the Ukrainian fallen. The law of armed conflict distinguishes between support for one side and direct participation in hostilities, and on that ground the distinction exists, but the legal classification does not exhaust the geopolitical analysis. The Allies no longer describe their role as aid to a third party: they speak of their own readiness, their own threats, their own unity. When an alliance measures its own preparedness against another’s war and attributes acts of sabotage on its own soil to that same adversary, the confrontation involves two parties, and one of them is not Ukraine.

The assessment, then. On the political-strategic level, the confrontation between NATO and Russia is direct, and the sources show this with sufficient clarity. On the kinetic level, the sources do not record any direct Allied involvement, although this is constantly invoked and called for, as if it were NATO’s greatest desire. The gap between the two levels, however, narrows with every visit of this kind. There are two indicators to watch: the possible permanent establishment of allied facilities on Ukrainian territory, and the way in which acts of sabotage – which the Alliance attributes to Moscow – will be dealt with, whilst Zelensky orders the bombing of further Russian oil refineries and new drones fly over Moscow, despite Donald Trump having told them to stop.

Everything is spiralling out of control; NATO is acting independently of the US sphere of influence because it has embraced the Ukrainian cause as if it were the final world war – the one in which the Alliance will either win, or there will be nothing left to do.

The ‘Ukraine versus Russia’ narrative served to contain the war within a framework that was reassuring to European public opinion. With 32 military representatives in the Ukrainian capital, led by an Italian admiral, that framework is holding together less and less.

Let it be clear that this decision is not accidental; it is not a political trap, nor is it even an error of judgement, but a declaration of war – yet another hybrid and, stylistically, pitiful declaration against Russia. They are telling us this openly, whilst we are distracted by other thoughts.

It remains to be seen whether governments will tell their voters this. And it also remains to be seen whether the brave four-star generals will realise a wise truth that the Prussian general Carl von Clausewitz wrote in his manuals: “The mistake lies not in making a misstep, but in failing to recognise it and in seeking to defend it at all costs”.

There is, however, no reason to break the spell cast by Kiev , which is currently enchanting the whole of Europe, because, as Napoleon said – to quote him a second time – “One must never interrupt the enemy whilst he is making a mistake”.

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Dopo Ankara, è il turno di Smirne: che cosa significa il “Vertice sulla tecnologia” della NATO?

La NATO Edge 26 a Smirne fonde la tecnologia civile con quella militare. L’intelligenza artificiale, il cloud e la sicurezza informatica sono ora al servizio del complesso militare-industriale.

Segue nostro Telegram.

Il vertice della NATO tenutosi ad Ankara nel mese di luglio continua a far sentire il proprio impatto nel nostro Paese — un vertice caratterizzato dal blocco della città, dai tappeti rossi stesi per i leader imperialisti, dalle marce dei giannizzeri, dalla narrativa di una «grande Turchia» costruita attorno all’ospitare l’evento e dagli arresti che continuano a tenere le persone dietro le sbarre.

Come è stato spesso sottolineato, il vertice di luglio ha segnato l’inizio di una «nuova era» sia a livello internazionale che per il nostro Paese.

Sembra che discuteremo di questa importante svolta ancora per molto tempo. Nel frattempo, il «lavoro» della NATO nel nostro Paese non è ancora terminato. Si avvicina un altro evento cruciale della NATO, che ha ricevuto scarsa attenzione da parte dei media mainstream — e quando ne riceverà, sarà ancora una volta inquadrato nella narrativa dell’«importanza della Turchia»: il NATO Edge 26…Il NATO Edge 26, che si terrà a Smirne nel novembre 2026, viene promosso utilizzando concetti quali «innovazione», «prontezza operativa» e «sicurezza del futuro». O, per dirla in parole povere: la commercializzazione e l’integrazione delle tecnologie militari, dell’industria della difesa e della capacità bellica…Il testo promozionale ufficiale dell’evento, organizzato dall’Agenzia della NATO per le comunicazioni e l’informazione (NCIA), ne illustra lo scopo in modo piuttosto chiaro:«NATO Edge 26 si concentrerà sul rafforzamento della prontezza operativa e della capacità bellica della NATO attraverso una collaborazione più rapida, più intelligente e più scalabile con l’industria.…La NCIA è lieta di portare avanti questa tradizione in Turchia nel 2026 e di far compiere all’evento un ulteriore passo avanti con un formato rinnovato, incentrato sulla fornitura di soluzioni efficaci e sulla priorità data alle partnership con l’industria.La partecipazione dell’industria sarà al centro dell’edizione del 2026, offrendo maggiori opportunità di coinvolgimento diretto, sessioni informative mirate, una comprensione più completa delle imminenti esigenze e priorità di approvvigionamento della NATO, nonché maggiori opportunità di presentare le soluzioni del settore ai decisori della NATO, agli utenti finali e ai potenziali partner».Un ecosistema militare che opera secondo la logica di mercato, con le partnership e la partecipazione al centro del proprio funzionamento. Le aziende del settore della difesa, gli Stati e i comandi militari stanno ampliando la propria cooperazione al fine di rafforzare la «prontezza operativa»…Che cos’è esattamente NATO Edge?NATO Edge è l’evento tecnologico di punta del centro per la tecnologia e la sicurezza informatica della NATO, l’Agenzia NATO per le comunicazioni e l’informazione (NCI Agency).Il termine “Edge” può essere tradotto in turco con “bordo”, “frontiera”, “vantaggio”, “superiorità” o, a seconda del contesto, “all’avanguardia” o “avanzato”.Si è tenuto per la prima volta nel 2022 a Mons, in Belgio. L’evento è nato dalla fusione di due manifestazioni precedentemente separate: il Simposio della NATO sulla sicurezza delle informazioni (NIAS) e una conferenza di settore nota come NITEC.Secondo i documenti ufficiali della NATO, il NIAS era incentrato sulla sicurezza informatica, mentre il NITEC riguardava la dimensione tecnologica e industriale. In altre parole, NATO Edge si rivolge esplicitamente sia alla sfera tecnologica che a quella industriale/commerciale.Alla prima edizione, tenutasi a Mons, in Belgio, dal 25 al 27 ottobre 2022, hanno partecipato oltre 2.100 iscritti e più di 100 aziende hanno preso parte all’area espositiva. Il programma includeva argomenti quali l’uso dell’intelligenza artificiale nelle applicazioni militari, la sicurezza informatica e la trasformazione digitale.In occasione del secondo evento, tenutosi a Tampa, in Florida (Stati Uniti), dal 3 al 5 dicembre 2024, sono state discusse le tecnologie cloud, la sicurezza informatica, l’intelligenza artificiale e l’uso strategico delle risorse. Secondo il rapporto annuale 2024 della NCIA, circa il 60 per cento dei partecipanti proveniva dal settore industriale, mentre il 31 per cento rappresentava la NATO, i governi e le forze armate.Questo quadro indica chiaramente che la tecnologia dell’intelligenza artificiale — il cui sviluppo negli Stati Uniti ha subito un’accelerazione dall’inizio degli anni 2000 ed è esploso negli ultimi anni — viene sistematicamente adottata dal complesso militare-industriale.Inoltre, tale sistema è stato sviluppato direttamente sotto la guida militare della NATO, in collaborazione con l’industria civile, utilizzando risorse così vaste che le iniziative civili volte a impiegare la tecnologia — in particolare l’intelligenza artificiale — «a beneficio dell’umanità» non possono competere con esse.Negli Stati Uniti, ad esempio, molte aziende incapaci di reperire investimenti hanno iniziato a ricevere finanziamenti da istituzioni militari quali la CIA e la NATO e a sviluppare tecnologie sotto la loro direzione. Il fatto che la CIA sia stata il «primo investitore» in numerose startup tecnologiche costituisce un esempio lampante di questo sistema.In sintesi, il percorso dello sviluppo tecnologico è stato in gran parte lasciato alla mercé della leadership militare e dei giganti tecnologici americani.Un quadro simile emergerà al NATO Edge 26. Molte piccole startup partecipanti all’evento cercheranno di stringere accordi con i principali attori del settore e tenteranno di assicurarsi finanziamenti da parte loro. Naturalmente, ciò avverrà al prezzo di lavorare per gli interessi militari della NATO.Per le aziende tecnologiche «locali, nazionali e fortemente nazionaliste», il cui numero è cresciuto enormemente nel nostro Paese negli ultimi anni, la «giustificazione» è altrettanto chiara: la Turchia è oggi un Paese sull’orlo di una svolta epocale, sede di importanti eventi internazionali, destinato presumibilmente a diventare non il loro subordinato, ma il loro padrone, e dotato di qualità che lo rendono indispensabile per tutti… Allora perché non dedicare tutte le nostre forze e il nostro lavoro alla strategia elaborata dalla NATO? Guadagneremo denaro e faremo un ulteriore passo avanti in un ordine mondiale in cui, presumibilmente, siamo già un attore così importante…Questa è più o meno la logica che sta dietro alla retorica apparentemente contraddittoria e irrazionale dell’industria della difesa turca riguardo alla «sfida al mondo» e alle sue azioni che, in ultima analisi, equivalgono a lavorare per le potenze imperialiste.In parole povere, NATO Edge è proprio l’incarnazione di questa logica attraverso eventi, sessioni e stand espositivi aziendali.Perché si tiene a Smirne?L’NCIA non ha fornito una motivazione specifica per la scelta di Smirne come sede del NATO Edge 26. Tuttavia, è possibile comprendere il motivo della scelta di Smirne esaminando i documenti della stessa istituzione.In primo luogo, durante il vertice di Ankara del 7-8 luglio si è tenuto un Forum dell’industria della NATO, nel corso del quale sono state annunciate nuove decisioni in materia di appalti per un valore di decine di miliardi di dollari. Le decisioni adottate dalla NATO a luglio mirano a tradurre in capacità operativa gli impegni politici e finanziari assunti ad Ankara, mentre a Smirne la NATO e l’industria collaboreranno per accelerare lo sviluppo di tale capacità.In secondo luogo, il vertice di Ankara ha adottato una nuova Strategia per la cooperazione tra l’industria e la NATO (SYNC). Questo documento porta il rapporto tra la NATO e l’industria a una fase più precoce. Attraverso questo meccanismo, le aziende non si limiteranno a presentare offerte per gare d’appalto già indette, ma saranno coinvolte nel processo sin dal momento in cui vengono identificati i futuri requisiti di capacità.In terzo luogo, il Ministero della Difesa Nazionale turco ha presentato NATO Edge 26 come un evento finalizzato alla «promozione internazionale e alla maggiore visibilità delle capacità “high-tech” dell’industria della difesa turca». L’NCIA ha inoltre firmato, durante la Giornata dell’Industria Turca da essa organizzata in Turchia, uno dei primi contratti della sua storia riguardante la modernizzazione delle apparecchiature di sorveglianza aerea a bassissima frequenza per il Comando Marittimo Alleato con ASELSAN.In altre parole, Smirne non dovrebbe essere considerata semplicemente come una «sede dell’evento», ma come un punto di contatto per legare più strettamente la Turchia alla catena di approvvigionamento delle tecnologie di difesa dell’imperialismo.È proprio qui che NATO Edge 26 si differenzia in modo più significativo dai precedenti incontri. L’NCIA sta dicendo apertamente alle aziende: «Potrete conoscere le esigenze della NATO prima che diventino specifiche ufficiali di gara», offrendo al contempo oltre 1 miliardo di euro in imminenti «opportunità di appalto della NATO». ”Il NATO Edge 26 sta creando un meccanismo di abbinamento in fase iniziale tra le esigenze militari della NATO e le decisioni del settore privato in materia di sviluppo dei prodotti e di investimenti.Chi vi partecipa?L’elenco ufficiale dei partecipanti al NATO Edge è ancora in fase di aggiornamento e, nella sua versione accessibile al pubblico, non tutte le oltre 270 aziende di cui è nota la partecipazione compaiono contemporaneamente. Ciononostante, è possibile confermare la presenza di numerose aziende di rilievo sia attraverso l’elenco ufficiale sia tramite gli annunci relativi a NATO Edge diffusi dalle aziende stesse. Tra i nomi che figurano nell’elenco ufficiale figurano Airbus, AWS, Anduril, ASELSAN, ASFAT, BAE Systems Digital Intelligence, BlackBerry, Booz Allen Hamilton, Cisco, Cloudflare, Broadcom, Armis Federal/ServiceNow, Atos e Barikat Cyber Security.Tra i relatori del settore presenti nel programma figurano il cofondatore e amministratore delegato di Helsing, Gundbert Scherf; l’amministratore delegato di Planet Labs, Will Marshall; il fondatore di UiPath, Daniel Dines; il dirigente di AWS Global Defense, Christian Hoff; il dirigente tecnologico di Leonardo, Alessandro Massa; il dirigente di Thales cortAIx Factory, Mickael Brossard; e la consulente capo per la sicurezza di BlackBerry, Christine Gadsby.Il pericolo del «doppio uso»Uno dei concetti che emerge in modo particolare nei materiali dell’evento NATO 2026 è quello della tecnologia a «doppio uso».Il vice segretario generale della NATO, Jean-Charles Ellermann-Kingombe, ha affermato che NATO Edge 26 risulterà particolarmente interessante per «le aziende che, oltre alla propria attività commerciale principale, dispongono di una credibile applicazione militare». In altre parole, la NATO non si rivolge più esclusivamente alle tradizionali aziende del settore della difesa, ma punta anche alle tecnologie che possono essere trasferite dal mercato commerciale alla sfera militare.Ciò significa che un’azienda tecnologica non deve più essere necessariamente un’«azienda produttrice di armi» sin dall’inizio. Un’azienda può operare nei settori dell’analisi dei dati, delle immagini satellitari, dei sistemi cloud, delle comunicazioni, dell’intelligenza artificiale, della sicurezza informatica, dell’automazione o dell’informatica, entrando al contempo nel sistema NATO e lavorando per la NATO.Ciò amplia notevolmente la portata di ciò che da tempo viene descritto come la «militarizzazione della tecnologia».Il profilo dei partecipanti al NATO Edge 26 lo rende evidente. Da un lato vi sono giganti della difesa quali Airbus, Anduril, ASELSAN, Leonardo e Thales; dall’altro, aziende tecnologiche civili quali AWS, Cisco, Cloudflare, Broadcom, BlackBerry, UiPath e Planet Labs.In altre parole, la tecnologia militare non significa più semplicemente «produrre prodotti militari per gli eserciti»; significa sempre più mettere i prodotti che si creano al servizio degli interessi militari.In che modo il mercato e la militarizzazione si stanno fondendo?In questo nuovo sistema, in cui anche il settore privato viene coinvolto nell’industria della difesa, la formula è chiara:Finanziamenti pubblici, domanda della NATO, investimenti aziendali, sviluppo tecnologico, integrazione militare, appalti pubblici, produzione su larga scala, nuovi investimenti…A questo punto, è necessario fare una breve digressione. La combinazione tra impresa privata ed esigenze militari, quando a queste ultime viene data priorità, comporta l’emergere di nuove crisi economiche nelle società capitalistiche. Infatti, l’intera catena di esigenze finirà per essere finanziata a spese dei lavoratori e dei loro bisogni sociali, che vengono collocati in fondo alla lista delle priorità.La forza competitiva della Repubblica Popolare Cinese (RPC), che ha compiuto progressi significativi nell’intelligenza artificiale, nella tecnologia e nella tecnologia militare, deriva non solo da tali progressi, ma anche dalla leadership del Partito Comunista, che dirige i settori pubblico e privato da un unico centro. Ciò che conferisce alla Cina la sua «velocità», nonché la minaccia che essa rappresenta per l’alleanza atlantica, è il controllo e la guida del settore privato da parte del Partito.Questa «minaccia» rappresentata dalla Cina sta spingendo il capitalismo ad adottare misure più rapide e severe in nuovi ambiti di cooperazione civile-militare simili a Edge.L’«industria nazionale e interna» viene vincolata al mercato della NATOL’entusiasmo dell’«industria nazionale e interna» sopra menzionata viene inoltre direttamente vincolato, nell’ambito di questo nuovo sistema, al mercato della NATO e alle sue esigenze militari.Si sostiene ripetutamente che la Turchia stia espandendo la propria industria della difesa. Ma di che tipo di espansione si tratta?L’industria della difesa viene internazionalizzata attraverso gli standard della NATO, i meccanismi di approvvigionamento della NATO, le esigenze operative della NATO e l’accesso al mercato della NATO.Per questo motivo, «produzione nazionale» e «integrazione nella NATO» non devono necessariamente essere in contrapposizione. Al contrario, nell’ambito del modello odierno, le due cose possono avvenire contemporaneamente. Il carattere «nazionale» a cui si fa riferimento è, per un Paese la cui intera strategia militare è già stata costruita da anni in conformità con gli interessi della NATO, un tipo molto particolare di nazionalità.È interessante notare che un annuncio del giugno 2026 da parte della Camera di Commercio della Regione dell’Egeo rivela che la quota inizialmente assegnata di 100 stand per le organizzazioni dell’industria della difesa turca all’evento è stata ridotta a 40, dopo che sono state ricevute meno candidature del previsto da parte delle aziende nazionali.Questi dati sono importanti sotto due aspetti.In primo luogo, l’ipotesi secondo cui l’industria della difesa turca si stia automaticamente e intensamente orientando verso il mercato della NATO non si applica in egual misura a tutte le aziende. È possibile intuire quali tipi di aziende possano permettersi di presentare domanda.In secondo luogo, ciò dimostra che presentare il NATO Edge 26 semplicemente come una «mostra gigantesca che apre tutte le aziende turche del settore della difesa al mondo» non riflette la realtà.Cosa rivela il collegamento con l’Ucraina?NATO Edge 26 contiene anche segnali importanti riguardo alla guerra in Ucraina. Sebbene il nostro Paese abbia ripetutamente cercato di posizionarsi come mediatore in ogni momento cruciale della guerra tra Russia e Ucraina, è del tutto evidente che nessuno — la NATO in primo luogo — abbia preso sul serio tale intenzione.Tra i partecipanti a Edge figurano il Centro per l’Innovazione e lo Sviluppo delle Tecnologie di Difesa del Ministero della Difesa ucraino e Brave1. Fondata nel 2023, Brave1 è una piattaforma ufficiale attraverso la quale il governo ucraino riunisce sviluppatori di tecnologie per la difesa, forze armate, investitori e aziende tecnologiche. La loro partecipazione significa inoltre che la NATO trasferirà direttamente l’esperienza tecnologica della guerra in Ucraina nel proprio ecosistema di innovazione.Anche questo non è un caso. Nell’ambito del programma UNITE–Brave NATO, la NATO e l’Ucraina hanno già istituito un fondo comune per appalti del valore complessivo di 10 milioni di euro, con l’intenzione di espandere il programma fino a 50 milioni di euro nelle fasi successive.A quali interessi serve la tecnologia?

Considerare il NATO Edge 26 a Smirne semplicemente come un evento in cui vengono esposte armi di nuova generazione, applicazioni di intelligenza artificiale o sistemi di difesa digitali sarebbe una grave semplificazione eccessiva. Il «quadro più ampio» mostra come le capacità civili e militari vengano fuse in un unico bacino, con aziende, Stati, istituzioni militari e sviluppatori tecnologici che partecipano congiuntamente alla costruzione di una nuova capacità bellica sotto il nome di «partenariato».

Pertanto, l’ambito della guerra cessa di limitarsi ai sistemi d’arma impiegati sul campo di battaglia; dati, intelligenza artificiale, sistemi cloud, comunicazioni, tecnologie satellitari, software e logistica stanno diventando tutti componenti della preparazione alla guerra e della pianificazione militare.

Dal punto di vista del nostro Paese, si può affermare che la retorica «interna e nazionale» di Ankara sia orientata verso i requisiti, gli standard, i meccanismi di approvvigionamento e le reti internazionali dell’industria della difesa della NATO. I limiti della narrativa secondo cui la Turchia sarebbe una potenza indipendente in grado di sfidare il mondo attraverso la propria industria della difesa sono, in ultima analisi, determinati dalle decisioni prese in sede di NATO.

Allo stesso tempo, eventi di questo tipo mettono ancora una volta in luce un’altra realtà che i marxisti hanno ripetutamente sottolineato — e ripetutamente dimostrato nella pratica: quanto sia in realtà condizionata la retorica del «libero mercato» del capitalismo.

Quando si tratta di guerra e di esigenze militari, la tradizionale affermazione secondo cui il mercato dovrebbe essere lasciato a se stesso può improvvisamente passare in secondo piano. La capacità produttiva può essere orientata in base a priorità strategiche, e il capitale privato può essere incoraggiato a operare per soddisfare le esigenze di «sicurezza».

In breve, la «vera questione» sollevata da NATO Edge 26 non è quale nuova tecnologia venga sviluppata, ma in base alle esigenze di chi, secondo quali priorità politiche ed economiche e, in ultima analisi, al servizio di chi venga sviluppata questa capacità tecnologica.

A chi era impegnato nella lotta organizzata un tempo veniva detto: «Lasci perdere tutto questo, si trovi prima un lavoro». Ora la frase è cambiata: «Lasci perdere la politica, viviamo nell’era dell’intelligenza artificiale — impari la tecnologia».

Eppure, sebbene lo sviluppo tecnologico e i tempi che cambiano trasformino gli strumenti e le esigenze a nostra disposizione, non modificano il fatto che le classi dominanti utilizzino ogni strumento del «progresso» per preservare il proprio potere.

Da questa prospettiva, lo scopo politico che sta alla base della monopolizzazione dell’intelligenza artificiale da parte dei giganti militari ed economici è lo stesso che stava alla base del controllo dei macchinari da parte dei detentori del capitale nelle prime fasi della Rivoluzione Industriale.

Nel nostro Paese, dove i tempi che cambiano, gli strumenti e le esigenze sono forieri di gravi crisi, questi «accordi diabolici» che verranno stipulati a Smirne apriranno le porte a un’altra nuova era.

In definitiva, NATO Edge 26 è un esempio contemporaneo non solo dello sviluppo tecnologico in sé, ma anche dell’organizzazione della tecnologia per scopi «prebellici» e della socializzazione dei suoi costi — ovvero, del trasferimento di tali costi sulle spalle dei lavoratori.

I nostri predecessori politici, che un tempo osservavano a quale scopo venissero effettivamente utilizzate le gigantesche macchine nelle fabbriche oltre che per la produzione, ci hanno anche tramandato ciò che era necessario fare in risposta.

Ciò che occorre costruire oggi è il bastone che verrà conficcato negli ingranaggi digitali della nostra epoca.

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