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Affaire Charles Sapin : Sibyle Veil, manageuse au courage d'énarque...

20 September 2026 at 16:55

Par Eric V.

La reculade de la direction de Radio France dans l'affaire de Charles Sapin et de sa chronique illustre une nouvelle fois le mal de notre République : l'incapacité de l'élite publique (en l'espèce celle de Sibyle Veil, patronne de Radio France) à manager correctement ses équipes, malgré les leçons de "courage" et de "responsabilité" dont elle aime si souvent à se targuer.

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Par franchise, je commence cette chronique en signalant que je suis contributeur sporadique (et bénévole) à Valeurs Actuelles. Certains pourront penser que cette collaboration (bien légère au demeurant, et sur des bases saines, puisque je ne cache pas mon mépris pour la transformation progressive du journal, comme du JDD, en chronique des chiens écrasés par les Arabo-Musulmans qui prépareraient une imaginaire guerre civile contre les Français de souche) influence les lignes qui suivent. Libre à eux de le penser...

Mais ils se trompent.

Je vais épargner aux lecteurs la diversion que je vois partout (je pense au post d'Alexandre Devecchio sur Linkedin, qui en constitue une brillante illustration) où il est de bon ton d'accabler la gauche "sectaire" qui a mené la fronde, et de louer les intentions paraît-il louables de la pourtant défaillante Sibyle Veil, patronne de Radio France.

Pour ma part, comme je n'ai nul service à demander à Sibyle Veil, et nulle intention de bénéficier des ondes de Radio France, je me permets de traiter ce qui me semble le point essentiel : l'échec managérial majeur que représente le renoncement final à une chronique hebdomadaire de quelques minutes confié à un intervenant qu'une intersyndicale a décidé de se payer.

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Reprenons les faits en quelques mots...

Avant l'été, en bouclant sa grille de rentrée, Céline Pigalle, directrice de France Inter depuis mars, cherche un éditorialiste politique qui représente « les idées et les valeurs de la droite républicaine », en pendant de Camille Vigogne, du Nouvel Obs. Elle pense à Charles Sapin, alors au Point. Entre-temps, il rejoint Valeurs actuelles comme directeur adjoint de la rédaction. Elle l'appelle ; il lui dit qu'il y va pour en changer la ligne ; elle maintient.

Le recrutement est annoncé le 26 août, à Radio France et à France Télévisions. Première chronique le dimanche 30 août. Le 2 septembre, les salariés votent la grève. Le 3, Sibyle Veil refuse tout retrait dans Le Monde. Le 10, Céline Pigalle s'explique au micro de la médiatrice et pose elle-même la clause de sortie : « s'il se produisait quoi que ce soit d'équivalent à ce qui s'est produit dans le passé dans ce journal, il faudrait arrêter ». Grève les 13 et 14 septembre. Le 19, la direction propose de transformer l'édito en séquence de débat ; Sapin refuse et s'en va. Bilan : deux chroniques, aucun incident d'antenne, et une clause de sortie actionnée sans que sa condition ait été remplie.

Il y a bien là une reculade, très différente de l'attitude suivie lors de la grève historique de 63 jours, fin 2019 et début 2020, contre 299 suppressions de postes et 60 M€ d'économies imposées par le gouvernement, ou de l'attitude lors de l'affaire Meurice, licencié en juin 2024 pour « déloyauté répétée », après une mise en garde de l'Arcom et la réitération à l'antenne, le 28 avril, de sa blague sur Nétanyahou — alors même que la plainte pour provocation à la haine avait été classée sans suite au printemps. Radio France a sanctionné au-delà de ce que la loi exigeait.

Ceci pose la question des raisons expliquant la reculade dans l'affaire Sapin.

Celle-ci illustre bien le "courage" managérial à géométrie variable en vigueur dans certains milieux parisiens - instabilité managériale qui tétanise tant de cadres intermédiaires et nourrit la méfiance quotidienne de ceux-ci dans les fonctions qui leur sont confiées. Beaucoup le savent : avoir un patron énarque (mais polytechnicien, HEC ou Saint-Cyrien, ce n'est guère mieux), dans l'administration, suppose d'apprendre un langage codé. Officiellement, le patron est un héros de guerre, dans la pratique, il est absorbé par des calculs politiques où son déroulement de carrière indique plus ou moins secrètement le Nord de sa boussole décisionnelle.

L'affaire Sapin le confirme.

L'énarque Sibyle Veil à la manoeuvre

Dans le déroulement de cette crise, la directrice générale de Radio France, Sibyle Veil, n'a guère mouillé la chemise. Pourtant, elle est un poids lourd de la caste au pouvoir en France, et l'on peut penser que son rôle, vu la dimension politique de l'affaire, consistait à prendre position et à tenir la ligne de front.

Mais cette énarque illustre bien le pourrissement de la caste par l'intérieur. Par cette expression, je ne la vise pas personnellement, et je ne pense pas en l'espèce qu'elle soit pire que les autres. C'est tout notre sujet : le management par l'énarchie est devenu une question de système, de culture, de modèle transmis à l'école, où la personnalité de ceux qui sont aux responsabilités importe au fond assez peu. Le processus managérial à suivre laisse peu de place à l'innovation individuelle, il repose tout entier sur des "marqueurs" collectifs auxquels il vaut mieux ne pas déroger, même si l'on s'appelle Sibyle Veil, née Petitjean, et que l'on est camarade de promotion d'Emmanuel Macron.

Je soutiens en revanche que le système managérial des grands corps de l'État est vicié de l'intérieur. Il consiste à prendre le moins de risque possible pour ne pas nuire à sa réputation et à sa carrière, mais à faire grief aux subalternes des risques qu'ils n'ont pas pris pour servir la notoriété du chef. Je l'ai soutenu la semaine dernière, je le confirme par l'exemple aujourd'hui.

Pourquoi les polytechniciens et les énarques n’ont aucun courage managérial mais beaucoup de mépris social
On a supprimé les grands corps en 2021 ; six cents agents y demeurent. Pourquoi un système qui retire la chute ne peut produire aucun arbitrage difficile.
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Un cas d'école presque pur

Dans l'affaire Sapin, Sibyle Veil a parfaitement déroulé le manuel de management en vigueur à l'ENA.

D'abord, elle a laissé Céline Pigalle en première ligne. Certes, Sibyle Veil a donné le change dans une interview au Monde début septembre, mais là encore, le geste mérite d'être compris.

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Donner une interview au Monde, ça ne se refuse pas, surtout si cela donne l'occasion de jouer aux héros des temps modernes, imposant la "pluralisme" à une maison qui n'aime pas ça, ou qui limite sa compréhension du pluralisme à la gauche bobo des beaux quartiers. Cette interview était par ailleurs l'occasion de signaler aux "politiques" que la directrice générale avait bien entendu les messages passés (souvent maladroitement et de façon contre-productive, au demeurant) par la commission Alloncle.

Bref, Sibyle Veil a pris une part d'énarque dans le conflit : elle s'est montrée dans la presse, elle a fait de belles phrases, puis elle a rangé son carquois et elle a fait machine arrière pour retrouver la paix sociale.

Pourquoi avait-elle mieux tenu en 2020 ? Parce que le plan d'économies était une commande politique.

Ce n'est pas moi qui le dis, c'est elle, au JDD, le 14 décembre 2019, au vingtième jour de grève : « Au moment où le montant des économies était décidé par l'État en 2018, je me suis battue pour défendre tout ce que Radio France apporte à la société, mais aussi pour qu'on ne me dicte pas la façon de procéder. » Le pouvoir la soutenait et avait l'initiative ; il ne lui restait qu'à tenir. Et elle tenait, dans le même entretien, avec des mots qu'on relit aujourd'hui avec intérêt : « Non, ce serait irresponsable. […] L'immobilisme, lui, n'est pas à l'ordre du jour. Ce projet prépare l'avenir de Radio France, il n'y a pas d'alternative. »

Et ceci, qui vaut pour toute grève, y compris celle des 13 et 14 septembre : « Il ne doit pas y avoir de disproportion entre mobilisation réelle et mobilisation ressentie. » Elle chiffrait alors elle-même : 25 % de grévistes le premier jour, 2 à 3 % ensuite. Quel fut le taux des 13 et 14 septembre ? 12% sur le groupe, 38% sur France Inter. C'est l'ordre de grandeur de la première semaine de 2019, celle qu'elle avait traversée sans bouger avant d'en tenir soixante-deux autres.

Quand il s'agit d'obéir à un ordre, l'énarque est toujours plus courageux que quand il s'agit de réaliser ses propres initiatives.

Pourquoi avait-elle mieux tenu dans l'affaire Meurice ? Parce que l'Arcom faisait levier et menaçait.

Courageuse comme une énarque, donc

Revenons-en au fil : nous voyons ici se dessiner le courage managérial propre à l'énarchie.

Quand il s'agit d'appliquer des décisions prises par d'autres, l'énarque peut tenir sa ligne, avec plus ou moins d'adresse. Mais si l'affaire tourne mal, il peut rejeter la responsabilité du naufrage sur les donneurs d'ordre et dégager la sienne.

Quand il s'agit d'appliquer ses propres décisions, l'énarque se montre beaucoup plus prudent. Il aime bien se montrer dans les journaux pour faire des effets d'annonce. Mais si l'affaire tourne mal, son réflexe est de chercher des lampistes pour payer à sa place, c'est-à-dire pour endosser l'échec.

Tel est le courage managérial de ceux à qui le pouvoir administratif est confié. Une seule obsession : ne jamais se mettre en danger personnellement, se dérober toujours à la responsabilité ultime de ses propres actes.

Le PEA est devenu le premier motif de litige financier en France : comment sécuriser le vôtre, étape par étape

20 September 2026 at 10:44

Par Vincent Clairmont

La médiation de l'Autorité des marchés financiers a traité 462 dossiers relatifs au PEA en 2025, contre 185 en 2024 — une hausse de près de 150 % qui fait du plan d'épargne en actions le premier motif de saisine du médiateur, devant l'épargne salariale et les SCPI. Le mouvement ne ralentit pas : 1 865 dossiers tous produits confondus au premier semestre 2026, en progression de 31 % sur un an, le PEA conservant la tête. Près des trois quarts de ces dossiers portent sur un seul acte : le transfert d'un établissement à un autre. Et 92 % des propositions du médiateur ont été acceptées par les deux parties en 2025 — autrement dit, dans la quasi-totalité des dossiers instruits, le tort n'était pas du côté de l'épargnant.

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Ces chiffres ne décrivent pas un produit défaillant. Ils décrivent un produit dont l'avantage fiscal repose entièrement sur une variable administrative — la date d'ouverture du plan — que le titulaire ne détient pas lui-même. Ce que vous protégez dans un PEA n'est pas votre capital : c'est un compteur, tenu par un tiers, et que trois ou quatre gestes mal exécutés suffisent à remettre à zéro. Je reprends le cycle de vie du plan étape par étape, avec à chaque étape le geste défensif correspondant.

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1. À l'ouverture : démarrer le compteur avant d'avoir l'argent

Un contribuable ne peut détenir qu'un seul PEA. Le plafond de versements est de 150 000 euros, porté à 225 000 euros en cumulant avec un PEA-PME, et limité à 20 000 euros pour le PEA jeunes ouvert par un majeur de moins de 25 ans rattaché au foyer fiscal de ses parents. Un couple marié ou pacsé dispose donc de deux plans, soit 300 000 euros de versements.

Le point décisif est ailleurs : l'antériorité fiscale — les cinq années au terme desquelles les gains sortent exonérés d'impôt sur le revenu — court à compter de la date du premier versement, quel qu'en soit le montant. Un plan ouvert avec dix euros et laissé dormir cinq ans est fiscalement mûr ; un plan ouvert aujourd'hui avec 150 000 euros ne l'est pas.

Je préconise d'ouvrir un PEA dès aujourd'hui avec le versement minimal accepté par l'établissement — de 10 à 500 euros selon les enseignes — si vous n'en détenez pas encore, y compris si vous n'avez aucune intention d'investir en actions dans l'immédiat. Le coût est nul, le gain est de cinq ans d'antériorité. Et archivez immédiatement l'avis d'opération du premier versement en PDF, hors de l'espace client de la banque : c'est la seule preuve d'antériorité que vous détiendrez en propre, et vous en aurez besoin.

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2. Au fil des versements : le plafond n'est pas ce que vous croyez

Les 150 000 euros plafonnent le cumul des versements, pas la valeur du plan. Un PEA alimenté à hauteur de 150 000 euros et qui en vaut 400 000 après quinze ans

Spread à 100 points de base, BCE à 2,50 % : la revue patrimoniale du dimanche

20 September 2026 at 10:05

Par Vincent Clairmont

Chaque dimanche, je passe en revue ce que la semaine a changé pour votre épargne. Cette semaine : les taux français et la BCE, le calendrier fiscal d'octobre et de novembre, le PLF 2027, l'or et l'argent, le bitcoin, les livrets et l'euro, et l'avancement de la déclaration automatique des cryptoactifs.

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Vendredi 18 septembre, l'écart de rendement entre l'emprunt d'État français à dix ans et son équivalent allemand a franchi 100 points de base — un point de pourcentage — pour la première fois depuis 2012, l'OAT dix ans cotant 4,5502 %, un niveau inédit depuis 2008. Le 10 septembre, la BCE avait relevé ses trois taux directeurs de 25 points de base, portant la facilité de dépôt à 2,50 %. L'inflation de la zone euro s'est établie à 3,2 % en août, après 2,9 % en juillet. L'once d'or s'échangeait à 4 371 dollars jeudi, le bitcoin à 81 354 dollars samedi. Je reprends ces dossiers un par un.

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Taux et dette française

Deux mouvements se superposent, et il faut les distinguer.

Le premier est monétaire : facilité de dépôt à 2,50 %, refinancement principal à 2,65 %, prêt marginal à 2,90 %, deuxième hausse de l'année, motivée par le choc énergétique (+16,7 % sur un an en France en août, après +12,6 % en juillet). Francfort projette une inflation moyenne de 3,0 % en 2026 et ne présente plus 2,50 % comme le terme du cycle : d'autres hausses sont possibles. Le second mouvement est souverain : le spread OAT-Bund, c'est-à-dire le supplément de rendement exigé pour prêter à la France plutôt qu'à l'Allemagne, ne dépend pas de la BCE mais de la trajectoire budgétaire française.

Un OAT à 4,55 % n'est pas une occasion d'achat. C'est le prix d'un risque qui se réévalue, sur un émetteur dont vous subissez déjà la fiscalité, la monnaie et la réglementation.

Je préconise 25 % du portefeuille en bons du Trésor américains à trois et six mois — les T-bills, dette d'État à très court terme, sans risque de taux si on les porte jusqu'à l'échéance — et 0 % en obligations souveraines de la zone euro.

Voici donc le récapitulatif de l'allocation Barbell que je préconise :

“STF está em ponto de não retorno”, diz pesquisadora sobre crise de credibilidade da Corte

20 September 2026 at 08:00

Os acontecimentos envolvendo o Supremo Tribunal Federal (STF) foram destaques de notícias nos últimos dias, dentro e fora do Brasil. A sessão extraordinária da Corte, realizada na última terça-feira (15), deveria definir os rumos da investigação envolvendo o ministro Alexandre de Moraes no caso Banco Master, mas terminou com um pedido de vista, com prazo de até 90 dias para a retomada. 

Para analisar o atual cenário e as perspectivas para o futuro da Corte, o Pauta Pública desta semana recebe Eloísa Machado de Almeida, coordenadora do grupo de pesquisa Supremo em Pauta e professora de direito da Fundação Getúlio Vargas.

Para Eloísa, a crise chegou a um ponto em que não há saída rápida ou fácil para que o órgão recupere sua capacidade de tomar decisões e volte a ser respeitado no Brasil. “Essa crise já passou de um ponto de não retorno […] A fase que o Supremo está é de contenção de danos. E qualquer cenário que se olhe daqui para frente parece muito ruim”, afirma. 

Almeida também reforça a importância do jornalismo para esclarecer os acontecimentos envolvendo os ministros, mas alerta para os impactos que a imprensa pode causar na democracia quando adota interesses partidários, principalmente em ano eleitoral. 

Leia os principais pontos da conversa e ouça o podcast completo abaixo.

EP 234 “STF em ponto de não retorno” – com Eloísa Machado de Almeida

18 de setembro de 2026 · Coordenadora do grupo de pesquisa Supremo em Pauta analisa a crise do STF e os desafios da recuperação de credibilidade

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Na última terça (15), a esperada sessão do STF que decidiria se haveria investigação do ministro Alexandre de Moraes, acabou suspensa após pedido de vista do ministro Flávio Dino. Qual seu balanço sobre o que aconteceu nessa sessão e as possíveis consequências dessa nova decisão e os caminhos que essa crise pode tomar?

Dada a amplitude da crise no Supremo Tribunal Federal, que envolve vários ministros de uma só vez, era esperado que um dos pontos centrais fosse o debate sobre quem poderia votar e participar dessa sessão de julgamento. E ainda que a gente tenha Dias Toffoli e Nunes Marques como ministros que se declararam ali suspeitos para participar da sessão, me parece bastante inadequado Mendonça e Moraes deliberarem sobre um caso que é diretamente de seus interesses. 

Acredito que teria sido melhor se a sessão tivesse dedicado um tempo para debater esse caso em razão das mensagens envolverem vários dos ministros diretamente ou indiretamente através dos seus familiares. Na minha avaliação, a sessão aprofundou a crise no STF, mostrou que não estão claros os caminhos que o tribunal vai adotar para lidar com essas denúncias – que envolvem supostos crimes e impropriedades de seus ministros –, bem como a instrumentalização política da investigação.

O que a gente viu foi uma sessão sem uma capacidade de resolver o problema e até mesmo de encaminhar quais seriam os próximos passos. E nós vimos um desgaste ali muito grande entre os ministros. Nesse sentido, o pedido de vista do ministro Flávio Dino me pareceu adequado, capaz de amenizar os ânimos e impedir que às vésperas do período eleitoral a gente tenha qualquer utilização indevida dessas informações.

O tema dessa temporada do Pauta é “diálogos para entender o que é real”. Eu acho que essa é uma boa pergunta nesse momento do Brasil: o que é real no meio disso tudo? No que o ouvinte precisa prestar mais atenção no meio da bagunça desse momento?

O fato de ainda estarmos numa fase muito inicial de investigação traz essa sensação também de que a gente tem documento sobre tudo, com essa dificuldade de selecionar o que importa ou não importa. 

Acho que isso é bem o retrato do momento dessa investigação no Supremo Tribunal Federal, porque é só com o avanço das investigações, é só com os relatórios finais da Polícia Federal que vão promover indiciamentos e, eventualmente, com o oferecimento de denúncias pelo Ministério Público, que a gente consegue entender como é que essas esses documentos, essas mensagens, essas reuniões, essas festas, se articulam, eventualmente, em alguma prática criminosa. 

Que é o que a gente chama de uma narrativa, né? De uma explicação, de uma historinha que vai contar o que aconteceu em relação ao Banco Master, se houve ou não participação de ministros e de outros poderosos, e como essas provas, às quais a gente teve acesso, agora de maneira bastante ampla e desenfreada, vão servir para corroborar essa história ou eventualmente para também derrubar algumas impressões que têm sido feitas.

Então, acho que a primeira coisa é: não é à toa que a gente está confuso. É porque essa informação bruta raramente é revelada para todo mundo. O que vem à tona é a maneira como os órgãos de acusação e de persecução penal, e de investigação, constroem uma narrativa. E essa narrativa ainda não foi construída em razão de um estágio muito inicial das investigações. 

Então,se eu puder dar um alerta aqui para as ouvintes e para os ouvintes, é de olhar sempre com bastante desconfiança para essas informações que têm aparecido, não por eventualmente elas terem algum tipo de viés, mas pelo fato de parte delas estar sendo usada para corroborar uma narrativa quando a avaliação toda ainda não foi feita.

Quais são os caminhos para a Corte retomar e ganhar a credibilidade da população como capaz de aplicar a lei com base na constituição e não em preferências partidárias? Como a Corte vai sair disso tudo?

Eu tenho dito e escrito que essa crise já passou de um ponto de não retorno, que não tem saída rápida, não tem saída fácil. Essa crise chegou, se instalou e ainda vai piorar. Me parece que os danos serão profundos e alguns deles talvez permanentes. E aí, nesse cenário, o que o tribunal pode fazer talvez seja conter danos. Para dentro do tribunal, em relação à sua capacidade de tomar decisões, de julgar, de ter sessões plenárias, de conseguir resolver os casos que são relevantes que estão lá, mas também da porta para fora, de que sejam decisões respeitadas e observadas pelos demais poderes.

A fase que o Supremo está na minha avaliação é de contenção de danos. E qualquer cenário que você olhar daqui para frente parece muito ruim. É, então, caso não aconteça nada em relação à sessão e à investigação de ministros, isso será um problema. Na hipótese de ser aberta uma investigação, isso também vai gerar um dano, vai ser um problema, na hipótese de ministros serem afastados, alguns ou todos, isso também vai gerar um problema. 

Então nesse ponto de não retorno, me parece que o Supremo vai ter um caminho muito árduo para recuperar a sua capacidade de tomar decisões e de ser respeitado, e que talvez ele não recupere isso tão logo e que talvez, inclusive, ele sofra restrições e reformas vindas de outros poderes. 

A minha sensação, desculpa dizer, é bem pessimista. Eu acho que um tribunal mais enfraquecido sai de tudo isso e não será bom ter um tribunal enfraquecido na atual conjuntura brasileira com tantas promessas constitucionais ainda a serem realizadas.

Trump Bans CNN, Politico and MS NOW from White House 'Effective Immediately'

19 September 2026 at 13:01

President Donald Trump banned CNN (Lean Left bias), Politico (Lean Left), and MS NOW (Left) from the White House "effective immediately" via Truth Social on Friday.

Trump's Announcement: "I am proud to announce that, effective immediately, I am banning Fake News CNN, MS NOW [and] Politico… from the White House as a result of their constant 'reporting' FAKE NEWS! Media Outlets shouldn't be able to constantly write or report FICTION and LIES when they're covering the President of the United States, the Trump Administration, or the United States of America. Other Fake News Media Outlets to follow."

The Outlets' Responses: CNN asserted, "We have a right under the US Constitution to do that reporting without hindrance or interference from the government." The outlet reported, "There was no indication his administration had taken any steps to follow through. CNN's team remained at the White House Friday afternoon," and said, "Should the ban which President Trump threatened go ahead, it would be an illegal assault on that fundamental and constitutionally-protected right." Politico similarly stated that it "will continue to fairly report on this White House and future ones [and] vigorously defend our First Amendment rights against any attempt to restrict them." MS NOW declined to issue an initial comment.

How The Media Covered It: Outlets across the political spectrum were critical of Trump's announcement. HuffPost (Left) called it "further escalation in his ongoing war against press freedom" and labeled the three news outlets as "credible." New York Post (Right) – though it didn't criticize the announcement or support the outlets as staunchly – said, "The prospective order has major practical implications – potentially upending the long-standing ability of reporters to gain access to the White House." It gave voice to a Fox News (Right) correspondent who denounced Trump's apparent agenda but noted, "It was unclear whether Trump intends for the outlets to [lose their] special access to the president or [be] banished altogether from the White House grounds — though the president indicated he favored the latter… Trump himself admitted his proposed restrictions might not hold up in court."

For Context: The White House attempted to ban Associated Press (Lean Left) from the Oval Office over the outlet's refusal to use "Gulf of America" instead of "Gulf of Mexico" in 2025. Some outlets on the right, such as Fox News and Newsmax (Right) sided with the outlet, and the case remains ongoing.

RELATED: White House Blocks AP from Oval Office Over 'Gulf of America' Stance | AllSides

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Município de Loulé reforça apoio às Juntas de Freguesia

20 September 2026 at 07:00

Com o objetivo de descentralizar serviços, a Autarquia de Loulé aprovou, em sessão camarária, os contratos interadministrativos relativos à transferência de verbas para as Juntas de Freguesia.

A Câmara de Loulé atribuiu anualmente às onze Juntas entre 15 e 20 milhões de euros para apoiar o trabalho desenvolvido nas freguesias; um trabalho que se pretende venha a abarcar cada vez mais competências.

Além de respostas que as freguesias já dão, como o corte de ervas na via pública ou a recolha de resíduos à volta de contentores, também os arranjos de calçadas, pintura de passadeiras ou projetos estruturantes como abastecimento de água e esgotos poderão passar, de forma progressiva, a ser realizados pelas próprias Juntas.

Entre algumas iniciativas em que as freguesias do concelho já têm um papel determinante estão o abastecimento de água de Salir ou o novo edifício da sede da Junta de Freguesia de S. Clemente, duas obras nas quais a Câmara Municipal de Loulé já investiu 2 milhões de euros.

“Estamos a falar de 10% do orçamento da Câmara para termos respostas mais rápidas, mais ágeis áquilo que são as necessidades de toda a população. Em vez de termos uma Câmara Municipal, termos uma Câmara mais onze Freguesias, dando também capacidade ao trabalho que é feito por todos os presidentes que estão disponíveis para trabalhar em conjunto”, afirmou o autarca Telmo Pinto.

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