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Every game could be the last one for Don Manuel, the 105-year-old chess player

The world’s oldest chess player, Manuel Álvarez Escudero, at right, shakes hands with Darío Liern at the end of their game in the tribute tournament for his 105th birthday, this Monday at the Moratalaz Sports Center in Madrid.

There is something curious about birthdays. The most celebrated ones are children’s and those of very elderly people. Reaching 100 years or more is often hailed as a special event. But the birthday of Don Manuel Álvarez Escudero, 105, is really exceptional. Every year he receives a singular tribute: a chess tournament that bears his name.

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Manuel Álvarez Escudero's chess federation membership card, dated September 8,1952. Photo courtesy of the Chess Club of Moratalaz.Manuel Álvarez Escudero, left, during a match in the Madrid chess league, in 1998. Photo provided by Luis Reyes included in his work on Álvarez Escudero’s career.Manuel Álvarez Escudero, 105, the world’s oldest chess player.
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Porto de Sines foi promover segmento da carga refrigerada em Madrid

O Porto de Sines marcou presença na Fruit Attraction 2026, uma das maiores e mais importantes feiras internacionais dedicadas ao setor das frutas, legumes e produtos hortofrutícolas, que decorre anualmente em Madrid.

Para a autoridade portuária de Sines, a participação neste certame assenta na estratégia de acompanhamento de stakeholders e na promoção da oferta logística existente com vista ao desenvolvimento da carga de importação e exportação.

Com efeito, o contacto direto com produtores, distribuidores, operadores logísticos e retalhistas permite obter feedback e aferir o desempenho do porto, sendo ainda uma oportunidade para apresentar os projetos de desenvolvimento das infraestruturas, a conectividade a mercados distantes e as condições de despacho das mercadorias.

O segmento da carga refrigerada, que engloba o setor frutícola, constitui um nicho estratégico de elevado valor para o Porto de Sines, funcionando como um importante catalisador para a captação de novos fluxos de mercadorias, com o objetivo de posicionar Sines como porta de entrada e saída de cargas na Península Ibérica, principalmente no que respeita às rotas atlânticas.

Nesta missão ficou particularmente evidente a satisfação dos operadores, importadores e exportadores com o desempenho do Porto de Sines na carga contentorizada refrigerada no corrente ano de 2026, resultado do excelente nível de comprometimento e cooperação que se verifica entre os diferentes intervenientes no porto, que tem sido a chave para afirmar Sines como um porto relevante neste segmento de carga cada vez mais competitivo.

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Porto de Sines em Madrid para promover segmento da carga refrigerada

O Porto de Sines marcou presença na Fruit Attraction 2026, uma das maiores e mais importantes feiras internacionais dedicadas ao setor das frutas, legumes e produtos hortofrutícolas, que decorre anualmente em Madrid. Para a autoridade portuária de Sines, a participação neste certame assenta na estratégia de acompanhamento de stakeholders e na promoção da oferta logística […]

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Spain’s ‘grandchildren’s law’ before the Supreme Court: Who can vote on November 29?

Spain’s Supreme Court has refused to restore the voting rights of tens of thousands of people who acquired Spanish nationality under the so-called grandchildren’s law, a measure that allows descendants of Spaniards who went into exile during the Civil War and the Franco dictatorship to claim citizenship.

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© Alberto Ortega (Europa Press)

The Spanish Supreme Court building.
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Mariana Mazzucato, economist: ‘Housing is a human right and the foundation for everything else’

The economist Mariana Mazzucato believes in getting out into the field, rolling up her sleeves and seeing how her ideas are put into practice to improve people’s lives. She has just returned from Brazil and Mexico after several weeks working with local communities. She welcomes EL PAÍS into her London home, in the Camden neighborhood, with an energy that seems remarkable for someone who should still be battling jet lag.

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© Kalpesh Lathigra

Mariana Mazzucato at he London home on September 25, 2026.
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Mourinho andou a correr pelo campo mas teve tudo menos festa

Após uma primeira parte que acabou com assobios do Bernabéu, Diomande adiantou o Real frente ao Villarreal mas caso do jogo estava para chegar: Vinícius Jr. marcou, VAR anulou e acabou expulso (1-0).

© Angel Martinez

Vinícius Jr. entrou na segunda parte, marcou mas acabou por ser expulso após ação do VAR por ter puxado os cabelos de um adversário no início da jogada do 2-0 (que foi anulado)
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Madrid, refuge latino-américain

Depuis le milieu des années 2010, de riches Latino-Américains, en particulier vénézuéliens, choisissent de s'installer dans la capitale espagnole. En parallèle, des centaines de milliers de leurs compatriotes moins privilégiés viennent occuper les emplois les plus précaires ou monter des petits commerces. Parmi eux, de potentiels futurs électeurs que la droite cherche à séduire.

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David Canales. – Manifestation d'opposants au gouvernement du président vénézuélien Nicolás Maduro, Madrid, 2023
© David Canales / SOPA Images / Sipa USA - Alamy Live News

Trottoirs immaculés, grandes avenues ouvertes et bordées d'arbres, passants chics, restaurants gastronomiques… Le quartier madrilène de Salamanca, où le revenu médian place ses habitants dans le 1 % le plus riche d'Espagne, arbore les attributs habituels des beaux quartiers d'une capitale européenne. Ce fief de la haute bourgeoisie, prudemment épargné par les bombes de Francisco Franco lors du siège de la ville entre 1936 et 1939, accueille désormais une nouvelle population étrangère tout aussi aisée.

« Il y a environ cinq mille riches Vénézuéliens à Salamanca », constate David Placer, qui se présente comme un « journaliste indépendant spécialiste de la communauté vénézuélienne ». M. Juan Carlos Gutiérrez fait partie de ces personnes fortunées. Il nous accueille chaleureusement dans son nouveau restaurant, El Impero. Les détails sont soignés, à l'image de cet avocat pénaliste aujourd'hui spécialisé dans le droit international relatif aux droits humains, dans le privé mais aussi auprès de la Cour pénale internationale (CPI). Cuisine ouverte, chefs italiens, opéra chanté par un artiste équato-guinéen, ambiance cosmopolite : l'avocat des figures de l'opposition au chavisme semble ravi de son premier investissement en Espagne.

Restaurants italiens et appartements de luxe

Trois anciens présidents mexicains de droite ont aussi choisi de s'installer à Madrid : MM. Felipe Calderón, Enrique Peña Nieto et Carlos Salinas de Gortari, lequel a récemment obtenu la nationalité. Depuis 2013, ils sont nombreux à avoir, comme eux, choisi la capitale espagnole pour nouveau havre. Ces Vénézuéliens, Mexicains, Colombiens venus investir ici, et parfois vivre et travailler, jettent cependant souvent leur dévolu sur des biens plus discrets — et plus coûteux — que des restaurants italiens. En particulier des appartements entièrement rénovés avec le plus grand luxe par des promoteurs spécialisés. Le quartier de Salamanca en regorge. « Ils font trois cents à quatre cents mètres carrés, c'est quelque chose de normal pour ce type d'appartements, pour un prix moyen de 12 000 à 14 000 euros le mètre carré », nous expliquent Mme Ofelia Núñez et M. Carlos de Almeida, respectivement directrice de l'investissement résidentiel et directeur des nouvelles constructions résidentielles de la branche espagnole de l'entreprise américaine de conseil en immobilier Coldwell Banker Richard Ellis (CBRE). Le prix moyen du mètre carré dans la capitale était évalué à 4 335 euros en mars 2024, contre 3 741 euros deux ans plus tôt.

Les changements introduits par le Parti populaire (PP, droite) en 2013 expliquent en grande partie l'intérêt soudain des Latino-Américains pour l'immobilier de luxe à Madrid. « L'une de ces dispositions est la création des Socimi [sociétés anonymes cotées d'investissement immobilier], des entreprises consacrées à la spéculation immobilière et qui ne paient presque aucun impôt sur les bénéfices, nous explique Mme Valeria Racu, porte-parole du Syndicat des locataires de Madrid. Cela permet un cycle spéculatif très rapide. » Le clan de M. Henrique Capriles Radonski, candidat à la présidentielle vénézuélienne contre Hugo Chávez en 2012 puis contre M. Nicolás Maduro en 2013, s'est très vite montré friand de ce nouveau régime fiscal, comme en témoigne le lancement des sociétés Agartha (2014) et Orinoquia Real Estate (2017), destinées respectivement au coworking et aux locations de courte durée de logements de standing.

« Madrid propose la pression fiscale la plus réduite de toutes les régions espagnoles », se félicite Mme Kuka Jiménez, directrice de la communication d'Invest In Madrid, un organisme qui dépend de la direction de l'économie de la communauté autonome. « Elle est actuellement la seule à ne pas avoir ses propres impôts locaux », s'enthousiasme-t-elle. Un choix qui lui a permis de devenir le principal point d'entrée des investissements directs étrangers, avec plus de 50 % du total de ceux réalisés dans le pays (1). « Un énorme dumping fiscal », selon M. Pablo Carmona, de la Fondation des communs.

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Olmo Calvo. – Livreurs d'origine latino-américaine, Madrid, 2019

« Toutes les semaines, nous avons deux ou trois investisseurs en provenance d'Amérique latine qui cherchent à acquérir une résidence, à 80 % à Madrid », raconte le cofondateur du cabinet Cremades & Calvo-Sotelo. M. Javier Cremades, l'un des plus prestigieux avocats du pays, nous reçoit dans ses locaux tapissés de portraits des deux fondateurs. Depuis la très chic rue Jorge Juan, en plein quartier de Salamanca, M. Cremades fournit des conseils aux fortunes étrangères désireuses de s'implanter en Espagne et aide en matière de droits humains. Notamment en soutenant l'opposition vénézuélienne en exil. « Nous avons aussi travaillé pour l'administration [du « président par intérim » autoproclamé de 2019 à fin 2022] Juan Guaidó afin de tenter de récupérer des actifs [de l'État vénézuélien au profit de cette administration parallèle] ».

L'argent n'est cependant pas le seul motif d'émigration. Les Vénézuéliens récemment arrivés à Madrid en délicatesse avec le gouvernement de M. Maduro sont nombreux. « En 2017, j'étais physiquement épuisé », confie M. Gutiérrez, désormais associé du cabinet Cremades & Calvo-Sotelo. Il fuit alors le pays et abandonne ses affaires, dans l'hôtellerie et la vente de voitures. M. Antonio Ledezma, maire de Caracas de 2008 à 2015 et l'un des opposants les plus hostiles au pouvoir, quitte également le pays en 2017. À peine arrivé, il se voit offrir la nationalité espagnole par l'ancien président du gouvernement Mariano Rajoy (PP), et la refuse. D'autres l'acceptent, comme le père de l'opposant radical Leopoldo López, M. Leopoldo López Gil, aujourd'hui député européen du PP, les parents de M. Capriles Radonski, ou M. Miguel Henrique Otero. Ce dernier a vu le journal vénézuélien dont il est directeur et propriétaire, El Nacional, un temps favorable à Chávez lorsque celui-ci cheminait vers sa première élection (1998), attaqué par le pouvoir actuel. Il dirige désormais une édition numérique du titre depuis chez lui, dans le quartier de Salamanca, dont il définit la ligne comme « opposée aux populismes de gauche ».

« C'était plus facile que d'aller aux États-Unis »

Tous les nouveaux arrivants à Madrid en provenance d'Amérique latine ne sont pourtant pas des multimillionnaires, d'anciens dirigeants de droite ou des opposants politiques. « Le nombre de Vénézuéliens a explosé dans les quartiers d'Entrevías ou de San Diego, observe Placer. Ce sont des quartiers pauvres de Madrid. » Outre l'opposition en exil, beaucoup de Vénézuéliens sont venus en Espagne dans l'espoir d'une vie meilleure.

Un détour par le marché couvert de Maravillas, dans le quartier populaire de Tetuán, permet de s'en rendre compte. Le bâtiment abrite de nombreux étals, la plupart tenus par des Latino-Américains. En plus de la farine de maïs qui permet de confectionner les arepas, des petits pains typiques de la cuisine colombienne et vénézuélienne, on y trouve des piles d'exemplaires du bimensuel gratuit El Venezolano. M. Miguel T. a installé là son commerce d'arepas depuis quatre ans, et reconnaît sans ambages : « Je ne me mêle pas trop de politique. Nous sommes ici pour des raisons économiques. » Un peu plus loin, M. Gema Serrano tient un stand de primeurs. Sa compagne est ainsi vénézuélienne et est venue à Madrid « pour des questions de sécurité plus que de politique », et parce que « c'était plus facile que d'aller aux États-Unis ».

Depuis janvier 2015, les migrants latino-américains gonflent le chiffre des arrivées d'étrangers dans la région de Madrid. Ils y représentaient alors 49 % (561 000 personnes) des immigrés. Début 2022, 58 % des étrangers (816 000) vivant dans la communauté autonome étaient nés dans un pays d'Amérique latine. Alors que les personnes originaires de Chine, du Maroc ou de Roumanie ont vu leur nombre stagner ou baisser, celui des Vénézuéliens, Colombiens, Péruviens, Dominicains et Honduriens a considérablement augmenté. En 2021, les Équatoriens privaient les Roumains de leur statut de communauté étrangère la plus importante de la région, avant d'être eux-mêmes dépassés par les Vénézuéliens en 2022 (2).

Porosité des droites des deux côtés de l'Atlantique

« La majorité est issue de la classe moyenne ou aisée, avec des diplômes universitaires. Les pauvres fuient à pied », précise M. Cremades. Un profil sociologique que confirme le directeur d'El Nacional, M. Otero : « Ceux qui arrivent ici sont les plus riches, car il faut acheter un billet d'avion. Pour aller en Colombie, il suffit de traverser un pont. » Les précaires sud-américains constituent le gros des troupes de livreurs à vélo qui quadrillent la ville pour le compte de Deliveroo, Uber Eats ou Glovo. M. Pedro H., l'un de ces travailleurs des plates-formes, confirme le phénomène : sur les huit livreurs avec lesquels il attend les commandes, place de la Glorieta de Cuatro Caminos, dans le quartier de Tetuán, six sont vénézuéliens et deux colombiens. La plupart louent le droit d'utiliser l'application à un autoentrepreneur déclaré, faute de bénéficier d'un permis de travail. Le tout pour dix heures de disponibilité par jour et un revenu oscillant entre 600 et 800 euros mensuels.

La langue et la culture ont beau rester un facteur facilitant a priori l'intégration, les plus pauvres ne sont pas accueillis à bras ouverts. Cependant, contrairement aux autres nationalités, les Vénézuéliens obtiennent en général le permis de résidence. Et ce depuis 2018 et une décision de la commission interministérielle de l'asile et des réfugiés — sous le gouvernement de M. Rajoy — qui accorde aux Vénézuéliens la possibilité de bénéficier d'un droit de résidence temporaire pour des motifs humanitaires, et non en vertu du droit d'asile. En tout, selon les données du ministère de l'intérieur, 113 487 décisions favorables ont été rendues entre 2019 et 2022. Selon Mme Elena Muñoz, responsable juridique au sein de la Commission espagnole d'aide aux réfugiés, une organisation non gouvernementale (ONG) qui œuvre en faveur des demandeurs d'asile, « 98 % de ces autorisations [au titre du motif humanitaire] ont été données à des Vénézuéliens ». Les Latino-Américains peuvent par ailleurs demander la nationalité espagnole après deux ans de résidence légale dans le pays. Ils jouissent de facilités en matière de visas de tourisme.

Pour les plus aisés et les plus diplômés, la situation est différente. La qualité de vie d'une capitale européenne, la présence de nombreuses universités privées, des prix de l'immobilier de luxe encore relativement attractifs comparés à Miami ou Paris, la langue et la culture communes, ainsi que la solidarité de classe qui fonctionne grâce aux relais bien placés auprès des gouvernements, en particulier de droite, ont fait de Madrid une destination à la mode.

« Il y a toujours eu une relation très intense entre la droite espagnole et la droite vénézuélienne », confirme Juan Carlos Monedero, professeur de science politique à l'université Complutense de Madrid, spécialiste de l'Amérique latine et par ailleurs cofondateur du parti de gauche radicale Podemos. Bien que ces liens aient une très forte dimension personnelle et entrepreneuriale, selon lui, ils sont aussi nourris par une proximité politique.

Réélue en mai 2023 avec la majorité absolue des sièges à la tête de la communauté autonome de Madrid et désormais figure majeure du PP, l'ultralibérale Isabel Díaz Ayuso a d'ailleurs fait de l'antichavisme un leitmotiv de son discours. Son slogan « Communisme ou liberté » est massivement utilisé par son camp depuis les élections locales de 2021. Une branche de la direction du PP de Madrid consacrée aux « nouveaux Madrilènes », placée sous le contrôle de Mme Ayuso, a été créée et confiée à un Vénézuélien, M. Gustavo Eustache. Si ce dernier, que nous rencontrons au siège de la formation, rue Génova, assure « avoir travaillé avec énormément de communautés », il admet cibler surtout les Latino-Américains, qui représentent « le gros de ceux qui ont le droit de voter ». M. Eustache, qui arbore fièrement son bracelet « Communisme ou liberté », connaît par cœur les chiffres et la composition des communautés d'étrangers, et laboure sans relâche le terrain pour sa candidate. Quitte à investir jusqu'aux autels des églises évangéliques assidûment fréquentées par la frange la plus conservatrice de cet électorat (3).

M. Eustache serait-il devenu essentiel pour le PP ? Au niveau national, la question ne se pose pas vraiment : le nombre de Latino-Américains jouissant de la double nationalité, disposant donc du droit de vote, s'avère trop faible. Les données de l'Institut national des statistiques espagnol (INE) permettent d'identifier 2,2 millions d'étrangers disposant du droit de vote (6,5 % du corps électoral), dont 1,5 million de Latino-Américains (4,3 % du corps électoral) (4). À Madrid, la situation est différente : d'une part, la concentration de personnes nées à l'étranger est beaucoup plus importante ; d'autre part, les titulaires d'une double nationalité ne sont pas forcément les seuls à voter. En effet, lorsqu'il existe une convention permettant aux Espagnols de voter dans un pays étranger, l'Espagne applique la réciprocité pour les élections municipales.

« C'est la nouvelle réalité. Les personnes nées à l'étranger représentent 21 % de la population de la communauté autonome de Madrid, près de 1,5 million de personnes — 61 % d'origine latino-américaine, 21 % d'origine européenne —, dont 1 million bénéficiant du droit de vote [aux municipales]  : 500 000 du fait d'accords bilatéraux, et 500 000 à la suite de l'obtention de la nationalité », détaille M. Eustache. Un chiffre certes non négligeable, mais cela ne signifie pas que tous votent, ni que tous votent à droite… Comparé au poids électoral des Latino-Américains dans le comté de Miami-Dade — 915 000 personnes, soit 58 % des inscrits, dont un tiers sont cubains —, celui des Latino-Américains de Madrid est donc à relativiser (5).

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Olmo Calvo. – Immeuble de luxe habité majoritairement par de riches Latino-Américains, quartier de Salamanca, Madrid, 2021

La droite construit ce récit antichaviste et pro-immigrés latino-américains à destination des Espagnols : il permet de mobiliser l'électorat conservateur et bourgeois grâce à l'indémodable peur des communistes prêts à prendre possession des avenues de la capitale. La diabolisation de la gauche, souhaitant transformer l'Espagne en un « chaos digne du Venezuela », constitue celle-ci en repoussoir. Pour les conservateurs, cette dramatisation vise aussi à contenir le concurrent d'extrême droite, le parti Vox, en jouant la carte du vote utile (6). « Dans la construction de la figure du méchant universel, le Venezuela a remplacé Cuba et l'URSS, analyse ainsi Monedero. Cela s'ajoute au fait qu'une partie d'entre nous, en Espagne, notamment chez Podemos, avons eu des relations avec les gouvernements progressistes en Amérique latine. Moi, j'ai travaillé avec Chávez, par exemple. »

La persistance de cette thématique dans le discours du PP et de Vox peut aussi être vue comme un marqueur idéologique au sein de la droite. Il lui est d'autant plus utile qu'il permet d'opposer un échec à son propre échec : celui du capitalisme néolibéral et la crise de 2008, qui a violemment éprouvé l'Espagne. La droite vénézuélienne et la droite espagnole cherchent en effet à construire la légitimité de leur discours suivant une posture de défense inconditionnelle de la démocratie. Alors que Mme Ayuso traite l'ancien dirigeant de Podemos et l'actuel président du gouvernement Pedro Sánchez de dictateur, M. Ledezma affirme de son côté que Podemos « est une franchise du chavisme ». Le parti d'extrême droite Vox n'hésite pas à relativiser les crimes du franquisme ? « Ils défendent la démocratie », nous explique-t-il. Il ira même jusqu'à signer, en octobre 2020, la « lettre de Madrid », un document élaboré à l'initiative d'une fondation présidée par M. Santiago Abascal, le dirigeant de Vox. Le Forum de São Paulo, une structure qui rassemble la gauche latino-américaine, y est qualifié de « groupe criminel » et les gouvernements de gauche de la région de « totalitaires » (7). Parmi les autres signataires, Mme Marion Maréchal, la nièce de Mme Marine Le Pen, M. Eduardo Bolsonaro (fils de l'ancien président d'extrême droite du Brésil), Mme Giorgia Meloni, la dirigeante de Fratelli d'Italia devenue depuis présidente du Conseil en Italie…

La porosité entre les droites des deux côtés de l'Atlantique est accentuée par le fait que la plupart des membres de la communauté vénézuélienne, moins politisés, peu ou pas fortunés, ne sont pas des admirateurs du gouvernement de M. Maduro. Ce qui les rend souvent sensibles aux discours critiques concernant le rôle de l'État ou les méfaits du « socialisme ». « Il est logique de penser qu'ils ne vont pas s'affilier à des partis similaires à ceux qu'ils ont fuis », note ainsi M. López Gil.

« Le vote des Latinos qui fuient l'Amérique latine est un vote conservateur : la famille, la loi, l'ordre, la libre entreprise », veut croire de son côté M. Otero. Monedero confirme : « À court terme, il est pratiquement impossible de convaincre ces personnes de soutenir la gauche, parce que leur architecture neuronale leur dit que la gauche est mauvaise. » Un constat que semble corroborer une étude menée en 2021 par Laura Morales et Carles Pamies, auprès des Vénézuéliens résidant en Espagne, dans laquelle les deux chercheurs montrent que ces derniers « sont beaucoup plus susceptibles de voter pour des partis de droite que le reste des Latino-Américains » (8).

Un processus de gentrification qui s'accélère

Mais les Vénézuéliens émigrés sont-ils si à droite que cela ? « Ils sont en réalité plus antichavistes que de droite », estime le journaliste Placer. Difficile dans ces conditions de former un bloc idéologiquement cohérent. Plusieurs interlocuteurs pointent d'ailleurs l'absence de réelle organisation de la communauté, avec des groupes poursuivant chacun leur propre feuille de route. « Ce n'est pas une communauté si forte, chacun s'occupe un peu de ses affaires », explique par exemple M. Miguel T., le commerçant du marché de Maravillas. Placer pointe lui aussi l'absence de structuration dans et entre les différents groupes de Vénézuéliens : « Je ne crois pas que leur but soit d'influencer leur pays d'origine depuis Madrid. Ils n'ont pas de projet politique. Le but est davantage de peser ici, entre eux, pour leurs affaires », tranche-t-il. Leur penchant très à droite est aussi un handicap, selon lui : « Aux États-Unis, les Cubains sont plus intelligents, ils maintiennent des contacts avec les deux bords. Ici, ils ont oublié le PSOE [Parti socialiste ouvrier espagnol], qui est au pouvoir. »

En tout état de cause, l'arrivée de Latino-Américains fortunés a déjà eu une incidence : « Cela génère un processus de gentrification », explique le sociologue Andrés Walliser. Avec un changement important dans la configuration du régime de propriété dans les zones concernées. « Dans ces quartiers, aujourd'hui, le marché est saturé ; il ne reste que quelques immeubles appartenant à une seule famille », confirment Mme Núñez et M. de Almeida, de CBRE Espagne. Ainsi, les acheteurs se tournent petit à petit vers d'autres quartiers. « Les fonds d'investissement et les agences spécialisées expulsent les locataires [en renchérissant le prix des loyers], qui se tournent alors vers d'autres quartiers, dont ils expulsent à leur tour les habitants », résume Mme Racu.

À défaut d'une capitale des oppositions de droite aux gouvernements de gauche, les millionnaires latino-américains du continent auront au moins activement participé à l'émergence… d'une Miami immobilière fondée sur le dumping fiscal.

Voir en ligne : /2024/05/ESTRUCH/66822

(1) « Inversión exterior » (PDF), Subdirección general de análisis económico, communauté autonome de Madrid, deuxième trimestre 2022.

(4) Fernando Peinado, « ¿A quién votan los hispanoamericanos ? », El País, 26 mars 2023.

(5) Luis Noe-Bustamante, « Latinos make up record 17 % of Florida registered voters in 2020 », Pew Research Center, Washington, DC, 19 octobre 2020.

(6) Lire Maëlle Mariette, « Impossible recentrage du Parti populaire espagnol », Le Monde diplomatique, juillet 2023.

(8) Laura Morales et Carles Pàmies, « El voto de los venezolanos (y otros latinoamericanos) en Madrid : mitos y realidades », 26 avril 2021.

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Timeline of the Maricarmen case: From four eviction attempts to a housing movement that shook Spain

Maricarmen Abascal faced four eviction attempts, and the last one succeeded. It happened two weeks ago. The 87-year-old woman left her Retiro home in a wheelchair; she had lived there for almost her entire life. Once outside, she was helped onto a stretcher and taken to Gregorio Marañón Hospital. She died there on Wednesday.

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Maricarmen, on October 29, 2025, after one of the eviction attempts.Vigil at Puerta del Sol over Maricarmen’s death, this Wednesday.

© JUAN BARBOSA

Procession organized by the Tenants’ Union to denounce Maricarmen's eviction, on June 2.
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‘Thank you for changing Spain’: Madrid’s Sol protest camp mourns Maricarmen

When news of the death of Maricarmen Abascal began to spread through the protest camp in Madrid’s Puerta del Sol, many at first dismissed it as a cruel joke. But as the reports gained traction and mobile phones lit up inside and outside the tents, disbelief gave way to shock, and then anger. Meanwhile, as birds sense a storm before it breaks, police officers were already taking up positions, alert to what the death of such an emblematic figure might mean. Sirens never bring good news.

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A tribute to Maricarmen near Madrid's Puerta del Sol on Wednesday.
A march in memory of Maricarmen following her death, this Thursday.

© Associated Press/LaPresse (APN)

A vigil for Maricarmen Abasascal in Madrid on Thursday.
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Maricarmen Abascal morre aos 87 anos sem conseguir regressar à casa de onde foi despejada em Madrid

AF! Maricarmen Abascal, de 87 anos, morreu esta quarta-feira no Hospital Gregorio Marañón, em Madrid, cerca de duas semanas depois de ter sido despejada da casa onde viveu durante cerca de sete décadas. A morte foi confirmada pelo Sindicato de Inquilinas. O despejo e o acordo Maricarmen foi desalojada em 23 de setembro da sua […]
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Maricarmen, the woman who became a symbol of Spain’s housing crisis, dies at 87

Maricarmen Abascal, the woman whose eviction became a rallying cry against Spain’s housing crisis, died on Wednesday at Madrid’s Gregorio Marañón Hospital at the age of 87, the Tenants’ Union announced in a statement.

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Maricarmen waits at home, before being evicted.
Protest camp at Puerta del Sol in response to Maricarmen's eviction and the housing crisis in Spain, Madrid. Maricarmen, the day the eviction was halted.

© Santi Burgos

Maricarmen Abascal, in her home in the Ibiza neighborhood of Madrid, before being evicted.
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Hispanidad or latinidad: Shakira opens debate on cultural identity beyond a common language

Shakira during a concert in Madrid, September 18.

And Shakira said: “Let’s not speak only of hispanidad: let’s speak of latinidad, an even broader embrace. Hispanidad is beautiful, but it falls short of everything we are. Spanish is Latino; Portuguese, Italian, and French are too. And all Latin Americans are Latinos.”

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The philologist and professor Lola Pons at the EL PAÍS headquarters in Madrid last week.The writer Melba Escobar, at her home in Madrid, in March 2026.Journalist Álex Grijelmo, in Arequipa, at the 10th International Congress of the Spanish Language, October 13, 2025.
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The Madrid bear sculpture meant for a Miami roundabout that ended up inside a restaurant instead

Sometimes people count their chickens before they hatch. That’s what happened to the regional premier of Madrid, Isabel Díaz Ayuso, in June 2022 during one of her trips to Miami, where she posed beside a large bear sculpture that she said would end up on a public roundabout in the southern Florida city. Meant to represent Madrid, the large, candy-like bear has instead been parked in the hallway of a well-known Miami restaurant, where it serves as a decorative item.

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Left to right: the sculptor Eladio de Mora, Hombres G drummer Javier Molina; Madrid regional premier Isabel Díaz Ayuso; Hombres G frontman David Summers; and the entrepreneur Carlos Galán, on June 26 2022.A bear painted like the Madrid regional flag has become a decorative element at Crazy About You restaurant, in Brickell, Miami's financial district.

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Madrid regional premier Isabel Díaz Ayuso speaking to the press in Miami in June 2022.
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The botanist who took 30 years to name 18 trees: 'It is a race against myself'

Botanist José Luis Fernández-Alonso at the Royal Botanical Garden in Madrid on Wednesday, September 23, 2026.

It is as though the walls of his office were almost covered by the dead branches of a tree. Floor-to-ceiling shelves are packed with folders, their once-red and green covers faded by time. Inside are dozens of tropical dried plant specimens, tied with string alongside pages of notes. To most people, the mass of documentation would look like a pile of leaves fallen from the sky, but José Luis Fernández-Alonso knows exactly where everything is in his small jungle.

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The botanist José Luis Fernández-Alonso in a greenhouse at the Royal Botanical Garden.The botanist José Luis Fernández-Alonso sits on a bench at the Royal Botanical Garden.
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The end of the world has yet to reach Spain’s Sol square

It’s Friday night in Madrid. Walking down Preciados street towards Sol square, the tents and the huge banners announcing the protest encampment can already be seen some distance away. Suddenly, a voice cries out amid the crowds from an indeterminate spot on the street. It belongs to an old man with white hair, his nose and chin almost touching. His name is Héctor, he is Ecuadorian, he is going hoarse, and he deserves some credit for what he is attempting to do: standing next to the epicenter of Spain’s mass protests for decent housing, with a country convulsed and fed up with prohibitive prices and home evictions, Héctor is preaching the end of the world and urging people to return to God. “What do you think of what’s happening over there, in Sol?” the reporter asks, pointing to the packed square. Héctor, escorted by a woman named Noemí, approaches and whispers mysteriously: “The final times are always dangerous times. Uncivilized times.” He then asks Noemí to show the reporter some texts from Timothy. “The first thing people must do is repent and return to God,” he concludes. He says goodbye with a smile and goes back to his shouting.

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© Jaime Villanueva

Three participants in the encampment in Puerta del Sol, Madrid, on October 3.
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El edificio «blindado» donde se guardan los tesoros más valiosos de Madrid

Sin llamar la atención, cerca del eje financiero de Plaza Castilla, desde hace menos de un año se encuentra uno de los edificios más seguros de la capital. Este alberga millones de euros en patrimonio, entre joyas, obras de arte, vinos y artículos de coleccionista. Desde diciembre, este recinto en la calle Pedro Villar lleva atrayendo clientes que buscan entre sus puertas el máximo nivel de seguridad y, sobre todo, no guardar en sus casas artículos que puedan convertirlos en objetivo de robos o estafas. Así bajo, un contrato, cláusulas y un valor asegurado, Centro de Valores custodia los tesoros de los madrileños que buscaban un espacio donde guardarlos y poder acceder a ellos cuando quieran, durante las 24 horas del día. Por este motivo, el suizo Brian Lavio, presidente de Centro y con experiencia en seguridad en algunas de las relojeras más cotizadas del mundo, asegura que la ubicación del edificio era difícil de mejorar, ya que se encuentra bien comunicada con respecto a todas las zonas donde residen sus potenciales clientes. El edificio cuenta además con un acceso directo en coche, por lo que el cliente no tendría que estar en ningún momento con la mercancía de valor por la calle. «Nuestra prioridad principal es meter en protección a nuestros clientes desde que llegan a estas instalaciones», asegura Brian mientras apunta que se trata de un «concepto pionero en Europa».

«Hace tiempo que encontramos la necesidad de crear un edificio que pudiese dar la suficiente seguridad a los clientes para traernos nosotros el riesgo y liberarles de esa responsabilidad en su día a día. Para ello, hemos creado espacios acondicionados para los bienes que quieren proteger», explica. El centro surge a finales del pasado año, en un contexto en el que las soluciones tradicionales de custodia han reducido su disponibilidad y en el que coleccionistas y particulares demandan infraestructuras especializadas con acceso permanente y estándares reforzados de seguridad y conservación. «Los pocos bancos que siguen ofreciendo estos servicios parten de tarifas más elevadas y los seguros de hogar también están muy por encima de nuestros precios», garantiza Brian. En definitiva, resume que la misión de este depósito de patrimonio tangible reside en «reducir lo máximo posible los parámetros que puedan comprometer la seguridad». Por ello, no hay llaves para acceder al edificio, sino que «la llave es el cliente en sí».

El operativo de seguridad es de película. Un triple sistema biométrico combina reconocimiento dactilar, de pulso cardíaco y facial. Todo ello después de atravesar dos puertas de seguridad y haber facilitado la documentación al personal que custodia el edificio. Brian insiste en que es imprescindible combinar los tres niveles de seguridad, el humano, el físico y el digital. Esto significa integrar en un mismo sistema la vigilancia de los guardias, apoyados en toda la red de cámaras y sensores, así como llaves físicas y digitales, para que ni siquiera el sistema más complejo de «hackeo» sea suficiente para acceder. Incluso, cuentan con un protocolo anticoacción por el que para acceder a determinadas salas sea imprescindible la intervención de dos personas de distintas empresas. Por si fuera poco, todas las salas cuentan con sistemas antiincendios de última generación e incluso sensores de vibración, lo que hace imposible incluso acceder por algún tipo de túnel. De hecho, se acercioraron de que debajo del edificio no pasase el Metro –ni ningún túnel– y contase con cierta pendiente para no ser susceptible a posibles inundaciones. Todo ello permite alcanzar a Centro de Valores certificación de «nivel 8 EX», siendo el 7 el habitual en el sector. En este edificio está todo calculado y previsto hasta el último detalle. Sin embargo, existen limitaciones explícitas con diferentes bienes, pues no se contempla el almacenamiento de sustancias químicas, así como productos perecederos o armamento.

Otro de los objetivos de Centro de Valores es crear un espacio para comunidades de coleccionistas. En la sala dedicada al vino, los miembros pueden intercambiar o pujar por ciertas botellas. También el Centro ofrece salas de máxima seguridad para que los clientes puedan cerrar allí transacciones o adquisiciones bajo las máximas garantías. El complejo, conformado por dos edificios y más de 1.000 metros cuadrados, tiene una capacidad para albergar más de 10.000 cajas de seguridad, más de 100.000 botellas de vino y hasta 1.200 obras de arte, integrando en un mismo entorno soluciones específicas para cada tipo de objeto y contando siempre con espacio libre para alguna necesidad inesperada. De hecho, también han colaborado con museos para la gestión del inventario de ciertas exposiciones. Entre sus espacios destaca la cámara acorazada de unos 400 metros cuadrados. Otras salas como las dedicadas al arte o al vino, cuentan con un preciso sistema de control de temperatura y humedad, que garantiza la adecuada conservación de los artículos incluso ante la amenaza de un posible «apagón».

Brian matiza que, a veces, guardan objetos cuyo valor económico no es realmente elevado: «La definición de valor al final es muy personal. Tú mismo das un valor a las cosas de tu día a día, que pueden tener un valor muy alto emocional y para otra persona ser irrisorio. Los casos más habituales suelen ser una foto o un regalo de una persona que ya no está, que monetariamente no vale el seguro de una caja, pero para una persona vale una vida».

En Centro de Valores trabajan bajo estándares internacionales que refuerzan la seguridad, la calidad, la trazabilidad y la responsabilidad ambiental de cada uno de los procesos. Cuenta con las máximas certificaciones, todas ellas auditadas por entidades independientes. Estos marcos certifican que los procedimientos están documentados, controlados y revisados de forma periódica, con el objetivo de proteger los bienes de sus clientes mediante procesos rigurosos, seguros y verificables. El alcance incluye la recepción, el almacenamiento en cámara acorazada, los controles de acceso, la monitorización ambiental, la entrega y la gestión segura de la información asociada a cada operación. Además, siguen aplicando medidas de mejora continua, formación interna, control de impactos ambientales y protección de la información, reforzando de esta forma su compromiso con «la seguridad patrimonial, la confidencialidad, la sostenibilidad y la excelencia operativa».

Cómo proteger el oro

Guardar oro físico de forma adecuada requiere tomar decisiones distintas a las que se plantean con otros bienes de valor. Un lingote, varias monedas de inversión o una colección de metales preciosos pueden concentrar un patrimonio considerable en un espacio muy reducido, lo que facilita su almacenamiento pero también hace especialmente importante elegir bien el lugar, la cobertura aseguradora y la documentación que se conserva junto a cada pieza.

Entre las opciones habituales para guardar oro se encuentran el domicilio, las cajas de seguridad bancarias y los centros privados de alta seguridad. No existe una solución idéntica para todos los propietarios, sino que la elección depende del valor y volumen de los metales, la frecuencia con la que se necesite acceder a ellos, el nivel de protección requerido, las condiciones del seguro y el grado de privacidad que se busque dentro del marco legal aplicable.

También conviene distinguir entre tipos de bienes. «No se gestiona necesariamente igual un lingote adquirido recientemente y acompañado de su factura que una colección de monedas heredada, piezas numismáticas con valor adicional o metales preciosos cuya documentación histórica está incompleta», aclaran desde Centro de Valores. En todos los casos, una custodia bien organizada debería permitir proteger físicamente los bienes y mantener suficientemente acreditadas su identificación, procedencia y valoración. En este edificio, los metales preciosos se encuentran entre los bienes compatibles con el servicio de cajas de seguridad privadas en Madrid. Las cajas cuentan actualmente con una cobertura inicial a partir de 25.000 euros, ampliable conforme a las condiciones aplicables, diferentes formatos, visitas ilimitadas y posibilidad de incorporar personas autorizadas sin recargo.

El verano, el principal riesgo

Durante las vacaciones de verano cada año sigue aumentando la preocupación relacionada con los robos en viviendas y la protección de objetos de valor durante ausencias prolongadas. Aunque la tecnología de seguridad doméstica ha evolucionado enormemente durante los últimos años, los robos en casas y viviendas siguen siendo una de las principales inquietudes, especialmente entre personas que conservan en casa joyas, relojes, documentación sensible, obras de arte, vino de colección o bienes patrimoniales de alto valor económico y emocional.

Cada vez más especialistas coinciden en una idea de que el problema no es únicamente el robo, sino seguir concentrando patrimonio sensible dentro de la vivienda habitual. Según distintos informes de seguridad, estos periodos continúan siendo uno de los momentos de mayor vulnerabilidad para viviendas vacías con objetos de valor. Para ellos, el principal objetivo ya no es únicamente evitar una intrusión, sino reducir el nivel de exposición, mejorar la conservación y limitar riesgos asociados a pérdidas, deterioro o accesos no autorizados. Las viviendas unifamiliares, chalets y propiedades con menor ocupación durante vacaciones suelen concentrar parte de esta preocupación, especialmente cuando existen bienes patrimoniales de valor dentro del domicilio.

Por todos estos motivos, Brian y su equipo llevan más de dos años volcados en lanzar este proyecto, recurriendo a empresas con experiencia para garantizarse los máximos certificados de seguridad. También, su experiencia en el sector de los relojes le ha permitido conocer bien el perfil de cliente que requiere este servicio, conociendo sus principales preocupaciones, intereses así como la forma de tratar con él.

© PHOTOGRAPHERS

Visita al centro de valores. Edificio con más cajas fuertes de España. David Jar

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Tens of Thousands March Across Spain as Housing Crisis Returns to the Streets

Tens of thousands of people have demonstrated across Spain after parliament rejected two government housing decrees, bringing the country’s dispute over rents, evictions and housing supply back onto the streets.

Tens of thousands of people marched across Spain on Saturday, 3rd October, demanding action over rising rents, evictions and access to housing, a day after parliament rejected two government measures intended to strengthen protections for tenants.

In Madrid, the government delegation estimated attendance at around 70,000, while organisers put the figure considerably higher. Demonstrations were organised in more than 50 cities. In Valencia, clashes broke out near a property investment conference at the City of Arts and Sciences, while protests elsewhere were largely peaceful. The nationwide demonstrations followed several days of mobilisation by Spanish tenants’ organisations.

The immediate political trigger came on Friday, when the Congress of Deputies rejected two housing decrees proposed by Prime Minister Pedro Sánchez’s minority government.

The government had approved a package of emergency housing measures including stronger protection against evictions for vulnerable households, changes affecting property investment companies and measures intended to increase the availability of affordable rental accommodation. A second decree included provisions for the automatic renewal of some rental contracts.

The measures were defeated after the Popular Party, Vox and Junts opposed them. Junts argued that the proposals would not resolve the underlying shortage of housing and risked discouraging property owners from putting homes onto the market.

Housing has become one of Spain’s most politically sensitive domestic issues, particularly in Madrid, Barcelona, Valencia and other cities where rising demand has coincided with limited supply, strong tourism and a large short-term rental market.

The protests have also been shaped by the eviction of 87-year-old Maricarmen Abascal from the Madrid flat where she had lived for decades. The case attracted national attention and became a focal point for campaigners demanding stronger protection for tenants.

Spain has already taken measures against short-term tourist accommodation. EU Today reported last year on Spain’s move to block more than 65,000 Airbnb listings that the authorities said did not comply with regulatory requirements.

Barcelona has gone further, announcing plans to end approximately 10,000 tourist-apartment licences by 2028 as the city seeks to return properties to the long-term residential market.

The argument, however, extends beyond holiday rentals.

Spain faces a structural shortage of housing in areas experiencing strong population and employment growth. Tenant organisations favour stronger rent controls, longer contracts and greater restrictions on institutional investors. Property organisations and political opponents of tighter controls argue that excessive intervention can reduce rental supply and discourage construction.

The same debate is increasingly visible across Europe.

Figures published by Eurostat on 1 October showed EU house prices rising by 4.7 per cent in the second quarter of 2026 compared with the same period last year. Rents increased by 3 per cent. Compared with the first quarter, house prices rose by 1.2 per cent and rents by 0.7 per cent.

EU Today recently examined how Berlin’s housing shortage and rapidly rising rents became a central issue in the city’s election campaign, illustrating how affordability has moved up the political agenda across several European capitals.

Brussels has also become more involved. The European Commission’s first European Affordable Housing Plan, presented in December 2025, focuses on increasing supply, mobilising investment, accelerating construction and giving authorities additional scope to address short-term rentals in areas experiencing housing pressure.

EU Today reported when the plan was launched that it included proposals for new action on short-term rentals and housing investment. The Commission has since begun building a European Housing Alliance bringing together governments, cities, regions and housing organisations.

The Commission estimates that house prices across the EU have risen by more than 60 per cent since 2013, while average rents have increased by around 20 per cent. It has nevertheless stressed that most housing policy remains under national, regional and local authority.

Spain therefore represents one of the more acute versions of a wider European problem: how to increase supply while deciding how far governments should regulate rents, tourist accommodation and investment in residential property.

Saturday’s demonstrations show that the issue is no longer confined to housing policy.

For Sánchez, the defeat of the two decrees has exposed once again the difficulty of securing parliamentary majorities for major legislation. For Spain’s opposition parties, the dispute centres increasingly on whether government intervention is helping to expand housing supply or restricting it.

For tenants facing higher rents, the immediate question is whether any new legislation can materially increase the number of homes they can afford.

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The migration routes of pollution: How ozone, Saharan dust and wildfire smoke cross borders

Pollution crosses any border. Residents of Seville saw this in August when the huge Niebla wildfire in Huelva province collapsed air quality levels in the Andalusian capital. Madrid residents experienced it days earlier when the regional government asked them to stay indoors because smoke was arriving from out-of-control fires in the Sierra Oeste and Ávila province. This pollution, laden with harmful particles, travels tens or hundreds of miles, and sometimes crosses countries and oceans. “Air quality in our cities, towns or countries is not only influenced by local activities but can be affected by pollution from neighboring or quite distant nations,” explains Ian Marnane, head of the Environment and Health Unit at the European Environment Agency (EEA).

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© NICOLAS TUCAT (AFP)

Firefighters in southeastern France on August 17, 2026.
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