❌

Reading view

Exclusif : L’Iran, un cobra lové prêt à frapper

L’Iran et le Pakistan sont pleinement engagés dans la construction d’un ordre financier post-américain à la croisée du Moyen-Orient et de l’Asie du Sud.

Allons droit au cœur du sujet : après avoir soigneusement examiné l’échiquier, les dirigeants politiques et militaires de Téhéran sont déjà parvenus à la conclusion qu’une attaque conjointe américano-israélienne, dont la planification avance à un rythme effréné, est inévitable.

Ils se positionnent donc désormais comme un cobra lové, prêt à frapper et à injecter son venin mortel au premier signe d’une menace imminente du syndicat Epstein — sans même attendre une attaque effective.

Cette offensive préventive, dont les contours sont déjà tracés, sera dévastatrice ; elle s’étendra au-delà des bases américaines au Moyen-Orient vers d’autres cibles régionales, et pourrait notamment inclure les infrastructures énergétiques du Golfe ainsi que les câbles sous-marins (ce qui, dans ce cas, affecterait principalement le Golfe et l’Inde, bien plus que les États-Unis et l’Europe).

Nous sommes en présence d’un danger clair et immédiat : une opération militaire américano-israélienne destinée à exercer une pression sera certainement interprétée à Téhéran comme le début d’une attaque.

Ainsi, la pression en faveur de la guerre exercée par le «culte de la mort» et par Trump se heurte désormais à un seuil de tolérance iranien dangereusement bas. Les options de frappe du Pentagone vont des installations nucléaires iraniennes aux infrastructures énergétiques.

Il va sans dire que le «sociopathe en chef» — déjà en pleine panique face à la débâcle imminente des élections de mi-mandat — est une proie facile pour le puissant lobby sioniste pro-guerre et ses donateurs. Le danger stratégique suprême réside donc dans le fait que cette pression incessante puisse envoyer un signal que Téhéran interpréterait comme une attaque imminente, même si Washington affirme publiquement qu’aucune frappe n’aura lieu avant les élections de mi-mandat.

Le Yémen fait passer la situation à un niveau supérieur

Parallèlement, des sources privilégiées à Islamabad confirment le succès d’un essai de missile pakistanais à Mach 7, d’une portée de plusieurs milliers de kilomètres. Cette nouvelle capacité a tout ce qu’il faut pour modifier concrètement l’équilibre des pouvoirs au Moyen-Orient, en renforçant la portée dissuasive du Pakistan et sa capacité à influencer tous les calculs de sécurité régionaux, tout en approfondissant les liens du Pakistan avec la Chine, l’Iran et les pétro-monarchies du Golfe.

Et voici une autre exclusivité : des membres des services de renseignement militaire israéliens, notamment un général de division, ont quitté Riyad après que MbS, dans un prétendu moment de lucidité, eut dit «non» à l’offre d’»assistance» de la secte de la mort. Et pourtant, plus de 100 membres du CENTCOM sont toujours sur place.

La décision de MbS lui a peut-être été imposée par la Turquie et le Pakistan — les deux autres signataires de l’Alliance de défense de La Mecque, qui se sont soudainement retrouvés dans la même salle de crise à Riyad, côte à côte avec des agents de la secte de la mort.

Si leur départ a peut-être écarté un risque d’escalade, les agents américains restent révélés : toute frappe, d’où qu’elle vienne, faisant des victimes américaines entraînera immédiatement Washington dans la guerre entre l’Arabie saoudite et Ansarallah.

La guerre entre l’Arabie saoudite et Ansarallah atteint en effet un nouveau niveau de volatilité. Le mélange explosif constitué par l’interception d’un missile de croisière au-dessus de la province de Médine, les interceptions de drones ailleurs en Arabie saoudite et les frappes de missiles des forces armées yéménites contre le complexe présidentiel du gouvernement fantoche d’Aden n’est qu’un début.

Ce qui s’est passé après qu’Ansarallah a pris pour cible Najran — l’une des provinces du sud de l’Arabie saoudite volées au Yémen en 1934 par les Britanniques — est tout à fait stupéfiant.

Un porte-parole saoudien a accusé Ansarallah d’avoir lancé un missile de croisière sur Médine. La réponse du porte-parole emblématique des forces armées yéménites, le général Yahya Saree, a été cinglante : «Nous n’avons mené aucune opération militaire visant le territoire saoudien aujourd’hui. Par conséquent, l’affirmation de l’ennemi saoudien selon laquelle Médine aurait été prise pour cible est une pure invention et un mensonge grave».

Traduction : le Yémen frappe l’une de ses anciennes provinces ; les Saoudiens se lancent dans des fausses informations à outrance, inventant de toutes pièces une attaque contre l’une des deux mosquées sacrées — sans doute en préparation d’une opération sous faux pavillon ; puis le Yémen nie aussitôt avoir frappé quelque (italiques de ma part) territoire saoudien.

Cela signifie que Sanaa déclare subtilement, pour que tout le monde comprenne, qu’elle ne mène plus d’opérations à l’étranger (italiques de ma part) sur les trois provinces : Jizan, Najran et Asir. Elle prépare déjà — psychologiquement et opérationnellement — le terrain pour récupérer son territoire volé.

Tout cela se résume dans cette analyse yéménite succincte de la déconstruction de la fastueuse Maison des Saoud :

«Le Yémen sape les piliers ultra-fragiles de l’économie non pétrolière sur lesquels les pirates du désert ont fondé tous leurs espoirs : l’image, les investissements (IDE), l’évasion de la réalité, ainsi que l’impunité et l’invulnérabilité face au terrorisme à l’étranger».

Comment le Pakistan et l’Iran contournent le FMI

Prêtez maintenant attention à un événement assez surprenant qui s’est produit en milieu de semaine à Bangkok, lors de la réunion annuelle du FMI et de la Banque mondiale — dûment accueillie par des manifestations de rue en Thaïlande.

Le gouverneur de la Banque centrale d’Iran, Abdolnaser Hemmati, a rencontré le gouverneur de la Banque centrale du Pakistan, Jameel Ahmad, en marge de ce rituel annuel de premier plan à la gloire du dollar américain.

Le Pakistan est soumis à la poigne de fer des ajustements structurels imposés par le FMI et la Banque mondiale — et, pour couronner le tout, menacé de sanctions américaines parce qu’il entretient des relations commerciales avec l’Iran.

Le fait que le Pakistan et l’Iran discutent de facto de la dédollarisation au cœur même de la tanière du lion — le temple du dollar américain — n’a donc pas de prix.

L’infrastructure est en place depuis 2023, grâce à un accord de swap de devises utilisant le rial et la roupie à la place du dollar américain. Le troc est géré par les deux banques centrales, et les flux bancaires transitent par la Banque Melli en Iran et la Banque Mellat au Pakistan. Leurs marchés frontaliers — au moins six d’entre eux — sont en plein essor : des routes commerciales physiques qui contournent complètement le dollar américain.

Ce dont ils discutaient à Bangkok en début de semaine, c’est la manière d’étendre ce système : ils se moquent éperdument des sanctions secondaires américaines. D’autant plus que Téhéran offre à Islamabad ce que le système américain ne peut tout simplement pas offrir : la souveraineté, pas de changement de régime, pas d’austérité, pas de leçons de morale et, surtout, pas d’ajustement structurel.

Sans compter que le Pakistan a cruellement besoin du gaz iranien — et des routes commerciales de la nouvelle Route de la soie rendues possibles par la Chine.

L’Iran a bâti toute une économie en contournant complètement le FMI — et capable de survivre à un tsunami de sanctions, à un blocus et à la guerre.

Aujourd’hui, l’Iran et le Pakistan sont en pleine construction d’un ordre financier post-américain à la croisée du Moyen-Orient et de l’Asie du Sud — avec des swaps de devises, du troc, des marchés frontaliers en plein essor et des canaux bancaires adaptés, tournant ainsi en dérision les sanctions secondaires.

Soit dit en passant, cela se produit au moment même où un immense train iranien, chargé de pétrole brut — et le premier d’une longue série —, s’apprête à partir pour… la Chine via l’Asie centrale, sur la ligne ferroviaire de la «nouvelle Route de la soie» construite par la Chine.

Le cobra lové est peut-être prêt à frapper. Mais le cobra, depuis des temps immémoriaux, adore aussi faire des affaires.

Traduction:  Reseau International

  •  

À beira da catástrofe a França intensifica a repressão contra o dissenso político

Macron, com 15% de aprovação, prepara guerra com Rússia e dissolve associação Egalité et Réconciliation de Alain Soral por “extremismo político”.

Junte-se a nós no Telegram , X e VK.

Escreva para nós: info@strategic-culture.su

Macron é, hoje, muito possivelmente, o presidente mais impopular do planeta, contando com apenas 15% de aprovação, segundo uma enquete Ipsos BVA-Cesi. Sob seu comando, a França se depara com a estagnação econômica (crescimento de 0,6% em 2025) e com o endividamento (120% do PIB). Sob Macron, a França viu também a desindustrialização acelerada do país, com as indústrias correspondendo a apenas 9% do PIB, menor patamar da União Europeia, e não surpreendentemente, o poder de compra despencou, com metade dos franceses dizendo que sua renda dá apenas para o essencial e apenas 70% dos cidadãos em idade ativa ocupando um posto de trabalho, atualmente.

Como se isso já não fosse o bastante, em aproximadamente 10 anos de governo Macron, aproximadamente 4 milhões de imigrantes entraram no país (muitos dos quais não trabalham, mas recebem benefícios sociais); quantia que torna impossível a absorção econômica bem como a assimilação etnocultural dos recém-chegados. Naturalmente, ao descontrole imigratório estão vinculadas taxas de criminalidade, favelização de centros urbanos e aumento das tensões sociais. Muitos franceses étnicos sentem-se demograficamente substituídos em sua terra natal, e não por acaso, tudo indica que Marine Le Pen ganhará (finalmente) as eleições presidenciais francesas em 2027.

Não sabemos quais seriam os resultados de uma presidência Le Pen e é razoável ser cético a respeito, mas claramente o atual curso da França é perigosíssimo, inclusive em sua política externa.

Gradualmente, nos últimos 2 anos, começaram a aparecer inúmeros sinais de que Macron estaria preparando o país para uma guerra com a Rússia. O governo francês criou um serviço militar voluntário e aprovou a expansão das forças armadas permanentes a 275 mil homens, bem como um aumento orçamentário para a defesa. O general Fabien Mandon, do Estado-Maior, afirmou em 2025 que a França deveria se preparar para um conflito de alta intensidade com a Rússia no prazo de três a quatro anos, e agora em setembro de 2026 Macron declarou que a França “poderia” se tornar alvo de drones explosivos. Constantemente, também, se ouve discursos sobre a necessidade de transformar a economia francesa numa “economia de guerra”.

Por isso, talvez seja surpreendente para muitos (mas não para nós) que em meio a tudo isso que tem acontecido no país, o governo Macron ainda encontre tempo para a implementação de um aparato de censura e repressão de níveis totalitários.

Sua nova vítima é a associação Egalité et Réconciliation (Igualdade e Reconciliação), criada pelo sociólogo e escritor Alain Soral. A associação se identifica como “nacionalista de esquerda” e tem como principal slogan “esquerda do trabalho, direita dos valores”, apelando a uma superação da falsa dicotomia entre esquerda e direita e, ainda mais importantemente, por uma reconciliação nacional entre todos os setores sociais; em anos recentes, ela esteve envolvida nas manifestações dos Coletes Amarelos, em algumas atividades ligadas ao partido Reagrupamento Nacional (apesar de, simultaneamente, manter uma postura de “crítica construtiva” contra certas tendências sionistas e liberais presentes no partido) e à militância pró-Palestina.

Ocorre que, no dia 9 de outubro, o Ministro do Interior do governo de Macron, Laurent Nuñez, anunciou a abertura de um procedimento de dissolução contra a associação Egalité et Réconciliation, sob a acusação de “extremismo político”. A sua equipe jurídica recebeu um prazo de 1 semana para se defender, e a decisão a respeito deve ocorrer, ainda, em outubro.

O próprio Alain Soral é uma figura de elevado espírito inconformista, razão pela qual já foi vítima de incontáveis perseguições judiciais – dezenas de fato – majoritariamente por “delitos de opinião”, ou seja, por comentários críticos contra pessoas específicas ou “minorias protegidas”. Em condenações, Soral já acumulou milhões de euros a serem pagos em indenização para ONGs globalistas diversas, soma obviamente impagável, bem como já foi encarcerado algumas vezes, também pelos mesmos motivos. A perseguição judicial foi tão intensa que Soral teve que se exilar de sua pátria, primeiro na Suíça e depois na Rússia.

Agora, para além das justificativas oficiais, por qual motivo o Estado francês baniria uma organização relativamente pequena e de poucos recursos financeiros?

É possível analisar o “ângulo” da presença de Alain Soral na Rússia, em mais de um sentido. Primeiro, porque ao estar na Rússia Soral finalmente tornou-se imune à constante perseguição judicial e às ameaças de prisão que ele sofria na França, ao mesmo tempo em que seguia tomando parte ativa no debate político e cultural francês, mesmo à distância. Nisso, ele era capaz de exercer e expandir a sua influência, “sob a proteção dos russos”, o que certamente alimenta as típicas paranoias atuais da elite francesa sobre uma “guerra informacional” russa.

Existe, porém, também um aspecto interno. Recentemente, Alain Soral voltou a ser bastante comentado pela mídia francesa por dois motivos. Um é o “caso Bardella”, o qual diz respeito à descoberta de supostos escritos “politicamente incorretos” de Jordan Bardella, presidente do partido Reagrupamento Nacional, e à informação de que em sua juventude a principal influência intelectual de Bardella era Alain Soral. O segundo é uma pesquisa de opinião indicando que 15% dos homens franceses com menos de 35 anos de idade se identificam com as ideias de Soral.

Isso às vésperas das eleições presidenciais representa um risco significativo para Macron e para o establishment francês. Ainda que, aparentemente, não haja chance de vitória para qualquer candidato contra Le Pen, não podemos duvidar da possibilidade de manipulação do processo eleitoral, tal como aconteceu na Romênia.

Esse silenciamento é ainda mais preocupante pelo fato de que Soral e o E&R serem praticamente os únicos personagens socialmente e culturalmente relevantes na França hoje que defendem a reconciliação nacional e que evitam a incitação do tensionamento interno, promovido pelos elementos mais islamofóbicos do RN e pela própria liderança do LFI de Mélenchon com seu “exército” de antifas e imigrantes.

  •  

Occidente es el Titanic y el Sur Global su iceberg

Ninguna forma de gobernanza inclusiva puede sostenerse sin el respeto por las identidades culturales de los pueblos: ahí es donde se puede reconstruir la confianza, el bien que más le falta al mundo hoy en día.

Únete a nosotros en Telegram , X y VK .

Escríbenos: info@strategic-culture.su

¿Dónde persiste el crecimiento y a qué costo?

Quienes estudian las crisis económicas suelen imaginarlas como choques repentinos: un colapso que desata el pánico, un mercado bursátil que se desploma en una sola sesión, una frontera que se cierra.

Estos son los sucesos de 2008 y 2020, las tormentas que marcan un antes y un después.

Pero existe una segunda forma de sufrimiento, menos fotogénica y más insidiosa, que no llega a los titulares: la parálisis lenta, la ausencia de crecimiento, una economía que da vueltas en vacío sin hundirse ni recuperar impulso.

Esta situación les resultaba familiar a los marineros. Los veleros que cruzaban el Atlántico temían a los huracanes, pero también temían al Mar de los Sargazos, esa extensión sin corrientes donde el viento se calmaba y el casco quedaba atrapado entre las algas durante semanas. En 2026, la economía mundial se enfrenta sobre todo a esta segunda amenaza, y es como el Titanic, tal como Leonid Grigoryev escribió brillantemente.

El transatlántico, para seguir con la metáfora, no se ha hundido: sigue a flote y aún crece, pero avanza lentamente y su casco tiene varios agujeros. Los vigías escudriñan una niebla que no da señales de disiparse, y los capitanes confían en que el iceberg se mantenga a distancia.

En sus proyecciones de julio, el Fondo Monetario Internacional ha revisado a la baja su pronóstico de crecimiento mundial para 2026, situándolo en un 3 por ciento, en comparación con el 3,5 por ciento del año anterior. Traducido a términos absolutos, frente a un PIB mundial que supera los cien billones de dólares en paridad de poder adquisitivo, esa pérdida de medio punto equivale a cientos de mil millones que no se convertirán en salarios, ingresos fiscales ni inversión.

La guerra arancelaria entre Washington y Bruselas está siendo absorbida por los principales actores, pero deja a su paso reajustes y fricciones colaterales, desde Irlanda hasta Canadá; y, por razones puramente contables más que políticas, resurge la perspectiva de la fragmentación económica del Reino Unido.

La fase expansionista pospandémica nunca ha seguido un rumbo claro y sigue topándose con los obstáculos de la geopolítica. Un factor en particular ha impulsado el crecimiento del PIB en los últimos trimestres: la carrera por construir centros de datos.

Esto representa una demanda de inversión masiva y geográficamente concentrada, que ha impulsado las exportaciones de los proveedores asiáticos de semiconductores y equipos —Corea del Sur, Taiwán, Malasia y Tailandia—, pero que depende de unas pocas empresas y de rendimientos esperados que aún no se han materializado.

Este ciclo impulsa el PIB mientras las obras de construcción están en marcha; el quid de la cuestión surge más adelante, cuando la capacidad instalada debe generar ingresos proporcionales al capital invertido.

Fuera de este marco, las economías que crecen lo hacen por razones internas: China gracias a su propia demanda y sector manufacturero, la India gracias a su mercado interno y Estados Unidos gracias a una combinación de inmigración, entradas de capital y gasto público.

El caso estadounidense, en particular, merece una aclaración que desmienta un error común. Cada año, Estados Unidos importa bienes por un valor de alrededor de un billón de dólares más de lo que exporta y, al mismo tiempo, sus líderes lamentan la pérdida de su base industrial.

Ambas circunstancias no son contradictorias: son la misma ecuación vista desde dos ángulos. Un déficit en cuenta corriente de tales proporciones no es, por definición contable, más que la contrapartida del ahorro extranjero que fluye hacia Estados Unidos: el mundo suministra bienes y, a cambio, acumula activos en dólares, bonos del Tesoro y acciones.

Mientras el dólar siga siendo la moneda de reserva y el mercado de valores estadounidense el mercado más líquido disponible, este privilegio financia el déficit en condiciones inalcanzables para cualquier otro país.

Sin embargo, ese mismo flujo sostiene el tipo de cambio real, penaliza a la industria orientada a la exportación y es precisamente lo que provoca la desindustrialización que tan a menudo se lamenta. Los aranceles atacan el aspecto comercial, pero dejan intacta la raíz financiera: reajustan el equilibrio, no lo eliminan.

El yugo de los rendimientos y el peso de la deuda

Hacia mediados de año, la inflación mundial volvió a repuntar, impulsada en gran medida por el aumento de los precios de la energía. Un aumento de los precios derivado de los costos, más que de un exceso de demanda, plantea a los bancos centrales su decisión más difícil: frenar una economía ya debilitada por la crisis, para no permitir que las expectativas se desanclen.

Los altos precios de la energía actúan como un impuesto regresivo, erosionando el ingreso disponible y repercutiendo en los niveles de precios al ritmo lento que dictan los contratos indexados y los precios regulados.

En el frente de la deuda, la tensión es aún más evidente. Los rendimientos de los bonos del Estado a largo plazo están aumentando a un ritmo alarmante: en Estados Unidos, el rendimiento a 10 años ha alcanzado el 5 por ciento, y otras economías avanzadas siguen el mismo camino.

No solo importa el nivel, sino también su estructura. El extremo largo de la curva refleja una prima de plazo al alza —es decir, la compensación que exigen los inversionistas por inmovilizar su dinero a largo plazo cuando la inflación y el volumen de dinero nuevo que ingresa al sistema siguen siendo inciertos.

El stock de deuda ya es colosal, y los bonos baratos emitidos durante la era de las tasas de interés cero están siendo reemplazados, a medida que vencen, por emisiones mucho más caras: el costo promedio aumenta con un retraso, pero sí aumenta.

Aquí prevalece una aritmética elemental e inflexible: la comparación entre la tasa de interés real y la tasa de crecimiento real. Cuando la economía crece más rápido que el costo de su deuda, la carga se aligera por sí sola; cuando la relación se invierte —y esto es lo que está sucediendo hoy en varios países ricos—, mantener estable la relación deuda-PIB requiere superávits presupuestarios que el electorado rara vez permite.

Una maniobra técnica con implicaciones políticas está contribuyendo a apretar el lazo. Los ministerios de Hacienda de las principales economías buscan devolver al mercado abierto una parte de los bonos a largo plazo que hasta ahora figuraban en los balances de los bancos centrales, justo cuando estos últimos están dejando que venzan los bonos acumulados durante la flexibilización cuantitativa y reduciendo sus activos.

El resultado es que la oferta neta de bonos a largo plazo disponibles para los inversionistas privados aumenta en el momento en que el prestamista de última instancia se retira; para absorber esta oferta, el mercado exige rendimientos más altos.

Al mismo tiempo, los bancos centrales están elevando gradualmente las tasas de interés para combatir la inflación, y la combinación de estos factores está empujando al sistema hacia el estancamiento. Es la calma del Mar de los Sargazos, no la tormenta.

En este contexto, cada unidad adicional de gasto militar, en presupuestos ya al límite, se convierte en una unidad menos para la salud, la educación y las obras públicas: la vieja disyuntiva entre «armas y mantequilla», que se repite a escala continental.

Las rentas energéticas están cambiando de manos

Toda una región, el Medio Oriente, ha caído en territorio negativo debido a la caída en la producción y las exportaciones de hidrocarburos. El aumento de los precios y los márgenes —y, en consecuencia, de los dividendos y los precios de las acciones— ha beneficiado a las empresas energéticas estadounidenses, que controlan la capacidad de producción marginal y pueden abrir el grifo cuando los precios suben.

Se trata de una redistribución de la renta: del proveedor tradicional al productor que ha ganado flexibilidad en los últimos años. Oriente Medio paga por partida doble —por sus ingresos actuales de exportación y por su infraestructura física desgastada o dañada—, mientras que las ganancias emigran al extranjero.

Los precios más altos del petróleo crudo y la escasez de diésel no solo afectan a las fábricas, al transporte y al sector de la construcción.

El diésel impulsa la logística y la agricultura mecanizada, y un aumento en su precio se propaga por toda la cadena de suministro con una omnipresencia de la que carece la gasolina. Las repercusiones más graves, sin embargo, van más allá de las estadísticas: la incertidumbre sobre los precios de la energía aumenta la tasa a la que las empresas descuentan los proyectos a largo plazo y desalienta la acumulación de capital de la que depende el crecimiento del futuro. Ninguna prosperidad puede sostenerse solo con centros de datos.

Europa en un letargo

En este contexto, el segundo bloque económico más grande del mundo —la Unión Europea, incluido el Reino Unido, con más de 500 millones de consumidores— no ofrece ningún contrapeso.

Su PIB, en la práctica, crece al mismo ritmo que su población: medido per cápita —la única forma que refleja verdaderamente los niveles de vida—, el estancamiento es casi total. Se ve lastrada por la deuda pública y los déficits, por estructuras industriales e infraestructura obsoletas, y por una demografía que ni siquiera los flujos migratorios han logrado rejuvenecer con la rapidez suficiente.

El problema subyacente tiene un nombre específico: una brecha de productividad que se ha venido ampliando desde hace más de una década. Europa gasta menos en investigación y capital digital, fragmenta el mercado de capitales en veintisiete sistemas jurídicos y no ha logrado producir líderes tecnológicos comparables a los de Estados Unidos o China.

El capital se está yendo a Estados Unidos, atraído por rendimientos más altos y mercados más profundos; la industria manufacturera está perdiendo terreno frente a la producción china, que ahora es competitiva no solo en costos sino también en tecnología; y la política, casi en todas partes, está fragmentada en mayorías frágiles que hacen que cualquier reforma de gran alcance sea una lucha.

Los costos de la energía son estructuralmente mucho más altos que en Estados Unidos —un legado de la dependencia del gas importado y de una transición iniciada sin un puente de suministro estable— y esta brecha está erosionando a las industrias que consumen mucha energía.

La productividad sigue estando muy por debajo de la de China en sectores competitivos, y el estado de ánimo del electorado, como muestran las encuestas, es más sombrío de lo que cabría esperar en un rincón tan afortunado del mundo.

Mientras tanto, el clima también se ha calentado demasiado, sin esperar a que se materialicen los beneficios de los programas ecológicos.

Las sanciones y el cambio de rumbo

Casi todos son conscientes de los peligros asociados con la espiral creciente de sanciones, pero los descartan como una molestia en la gestión cotidiana.

El punto es que no hay una salida ordenada de la maraña de restricciones legales, intereses comerciales y cálculos políticos —determinados por órganos legislativos y administrativos que no logran coordinarse entre sí—.

Queda la medida extrema que la historia asocia con Solón: hacer tabla rasa de un solo golpe, como lo hizo Atenas a principios del siglo VI a. C. con la seisachtheia, el alivio de la deuda que borró las deudas y restableció el pacto cívico.

Mientras tanto, las sanciones, la destrucción de la capacidad de extracción y transporte, y la pérdida de mercados de exportación —factores que se acumulan— se comportan como olas gigantes: surcan los océanos y regresan, a menudo con mayor fuerza, hacia quienes las generaron, en forma de inflación importada, interrupciones en el suministro y reajustes del tipo de cambio.

Hay una máxima de Clausewitz que aquí conviene invertir: si, para él, la guerra era la continuación de la política por otros medios, las sanciones son la continuación de la guerra por medios distintos a las armas.

Y los golpes más duros —así como los más injustos— recaen sobre países y clases sociales que no están involucrados en esos conflictos y preferirían seguir sin estarlo.

Tras tales experiencias, es difícil no anhelar menos globalización y menos interdependencia: la teoría de sistemas nos enseña que, cuando los elementos de una gran red se vuelven inestables, el retorno al equilibrio es más lento, porque las perturbaciones se propagan a lo largo de las conexiones en lugar de extinguirse.

Es la amarga otra cara de una economía global que había hecho de la integración su fortaleza y ahora descubre su vulnerabilidad.

Un inventario de desequilibrios

La probabilidad de una recesión depende, como siempre, de dos factores: la acumulación de desequilibrios y un detonante que, por definición, no se puede predecir.

Los desequilibrios son la pólvora —apalancamiento excesivo, valoraciones bursátiles infladas, riesgo concentrado en unos pocos actores, vencimientos de deuda agrupados en los mismos meses—; el detonante es el evento que enciende la mecha: una nueva pandemia, una caída de la bolsa, un colapso mayor similar al de 2008.

Si la pólvora se está acumulando es ahora objeto de debate entre los especialistas. A esto se suma un número creciente de entidades que ya han sido sacrificadas por los conflictos geopolíticos, por la desaceleración y por el desvío de recursos, que se han desviado del desarrollo para contener las pérdidas.

En la cima de la lista de costos olvidados se encuentran los problemas globales: la pobreza, las brechas de desarrollo y el cambio climático. Es probable que los Objetivos de Desarrollo Sostenible establecidos por la ONU para 2030 se alcancen en torno al 17 por ciento, con secciones enteras apenas esbozadas.

Se necesita un proyecto global de nueva generación, pero esto presupone paz, compromiso, coordinación, estabilidad y confianza: todos recursos escasos, y la confianza más que ningún otro.

Las clases dirigentes parecen haber desplazado su enfoque de los horizontes a largo plazo hacia los enfrentamientos a corto plazo. Las organizaciones internacionales tienen poco impacto; las principales naciones desarrolladas están ocupadas con sus propios problemas y sanciones; y nadie responde a la pregunta de quién asumirá las tareas compartidas: el desarrollo para acortar brechas, la reducción de la pobreza y la gestión de los bienes públicos globales.

En casi todos los países, amplios sectores de la población se enfrentan a algún tipo de dificultad, ya sea en materia de salud, educación o desigualdad en los niveles de vida.

¿Quién pagará la cuenta?

Esa carga recaerá, por defecto, sobre los hombros de las principales economías emergentes, cuyos intereses coinciden en gran medida con los objetivos globales y ciertamente no van en contra de ellos: el grupo BRICS y varios países con ideas afines.

Cuentan con menos recursos que Occidente, pero la necesidad los obliga a coordinar sus esfuerzos. La Declaración de la última cumbre, que marca el vigésimo aniversario del grupo, resuena como una voz de la razón en una época que evoca con inquietud la llamada «trampa de Tucídides»: ese mecanismo por el cual el miedo mutuo entre una potencia dominante y una emergente las empuja hacia el conflicto, incluso cuando ninguna de las dos lo busca realmente.

No faltan las fricciones entre los miembros, con sistemas políticos divergentes y niveles desiguales de prosperidad; sin embargo, el documento señala el camino hacia el compromiso —concretamente, el fortalecimiento de la ONU y la reforma del FMI—, reconociendo que no existen atajos radicales.

En el párrafo 49, se reconoce que los desafíos globales están entrelazados y son complejos, lo que obstaculiza el crecimiento y exacerba las disparidades persistentes entre países y regiones.

A nivel operativo, la Declaración esboza una política industrial y energética adaptada a la tarea de ir más allá de la Cuarta Revolución Industrial: completar la infraestructura, impulsar la manufactura, los ferrocarriles y la innovación, garantizar el acceso a la tecnología y realizar la transición hacia tecnologías de desarrollo propio, al tiempo que se invierte en capital humano y en cuestiones sociales.

También defiende el libre comercio, los mercados abiertos, la libertad de circulación y la seguridad del ahorro y las finanzas globales, y presenta una postura independiente sobre la gobernanza de la inteligencia artificial —mirando ya más allá del presente—.

La exigencia fundamental es institucional: estos países han operado durante décadas dentro de marcos diseñados por Occidente y ahora reclaman organismos que trabajen en pro de su propio desarrollo. Una revisión de las cuotas del FMI para reflejar el peso económico real, un papel más amplio para instituciones como el Nuevo Banco de Desarrollo y canales de pago menos expuestos al uso geopolítico de las monedas de reserva.

En qué medida todo esto se traducirá en capacidad real sigue siendo la verdadera incógnita, que debe medirse en términos de probabilidad más que de certeza.

Es plausible, con un grado moderado de confianza, que en los próximos años el grupo consolide los sistemas de liquidación en monedas nacionales y el financiamiento para el desarrollo; por el momento, es poco probable que suplanten a las instituciones existentes o socaven la moneda de reserva —un objetivo que requeriría mercados de bonos profundos y líquidos fuera de la zona del dólar, los cuales no se observan actualmente—.

Los indicadores a seguir son tangibles: el resultado de la revisión de las cuotas del FMI, los montos desembolsados por el Nuevo Banco de Desarrollo y la proporción del comercio intrarregional liquidado fuera del dólar.

Sin embargo, quienes reclaman instituciones que sirvan a su propio desarrollo y al bien común tienen un argumento sólido, ya que la reforma de la arquitectura global es el único ámbito en el que los compromisos parciales aún pueden generar confianza.

Las declaraciones de principios, repetidas durante años, solo pasan a formar parte de la agenda cuando alguien las financia.

Y ninguna gobernanza inclusiva puede sostenerse sin respeto por las identidades culturales de los pueblos: ahí es donde se puede reconstruir la confianza, el bien que más le falta al mundo hoy en día.

Traducción:  Observatorio de trabajador@s en lucha

  •  

It’s been 70 years: Why does the U.S. still control South Korea’s military?

By K. J. NOH, POPULAR RESISTANCE

Join us on Telegram, X, and VK.

Contact us: info@strategic-culture.su

Over seventy years ago, the US took control of South Korea’s military. To this day, it still controls it.

Why?

This confounds every notion of state sovereignty: a supposedly sovereign country — South Korea — has its own military subjugated under US control.

Opcon (operational control) of one nation’s army by another country is usually temporary, usually during wartime among allies.

In Korea, it has lasted over 76 years.

South Korea has asked for opcon back, repeatedly. It has been three decades since South Korea first made the demand.

The US has always delayed, filibustered, waffled, and moved goal posts.

More recently, the US has signaled more delay on the return of opcon, despite current president Lee Jae Myung’s demand that it be transferred back before the end of his term in 2030.

The allies are currently assessing the “full operational capability” (FOC) after validating the “initial operational capability” (IOC).

Seoul aims to wrap up the FOC certification and announce a target year for the Opcon transition at the upcoming SCM, before moving on to the remaining assessment of the “full mission capability,” which it expects to take about a year or so….[However] Washington remains firm in its position that Seoul is not ready for FOC certification, weighing on Seoul’s push to accelerate the Opcon transition.

This follows on US Forces Korea Commander Xavier Brunson’s repeated declarations of his opposition to Opcon transfer: only conditions matter, not timelines. According to Brunson, there can be no timeline to return control of South Korea’s troops to South Korea. Seventy six years is not enough.

South Korea had originally insisted on deadlines for the return of opcon. The US delayed, and delayed, and denied. It finally agreed–but only if certain conditions were met. These were agreed to in 2014, and reaffirmed them in 2017. Yet another decade has passed since those agreements.

Conditions for the return of opcon:

Cutting through the fog, there are essentially three conditions that the US has predicated as preconditions for South Korea to regain control over its own troops:

1. Can South Korea defend itself? (Can it operate its own military effectively? Does it have capacity, materiel, systems, and institutions?)

2. Are US and South Korea forces interoperable? (Can they coordinate in war?)

3. Are the conditions stable enough for opcon transfer?

The answer to the first is, of course. South Korea has one of the most powerful and well-equipped militaries in the world.

The second is, of course, the US and South Korea have been rehearsing interoperability for over seventy years.

The third is key: it is a catch-22 designed to undermine the entire process.

Conditions-based Opcon Transfer (COPT) sets specific benchmarks and tests for opcon transfer. These are the goalposts that are being constantly shifted.

However, the third condition is critical. It requires the de-escalation of tensions between North and South:

“Conducive Security Environment: The security environment on the Korean Peninsula and in the broader region must be stable and conducive to a safe, uninterrupted transfer.”

This is the catch-22:

If there is de-escalation of tensions, the required “tests” are not conducted and the benchmarks and certifications are not achieved — they are tied to field-condition wargames. Doing these wargames and tests escalates tensions with North Korea.

If there are tensions, then condition 3 is not met, and Opcon cannot be transferred.

It’s a formula for ensuring opcon is never transferred.

The simple fact is, it does not take 20+years to transfer opcon. “Wartime” opcon is transferred very rapidly. Armies coalesce, and opcon is transferred. Syngman Rhee turned over opcon in July of 1950 and the US was immediately in charge. It doesn’t take years and decades to transfer opcon. It takes hours or days. Returning it should be even faster. But that would require political will.

Here are some other important things to understand about opcon:

Opcon transfer conditions are actually classified:

The US keeps these conditions under wraps, and therefore the South Korean public or its representatives cannot challenge them publicly because they are not known. We only know the general outlines. The South Korean side can only hope the US will agree they have been met. This is yet another abrogation of sovereignty and democracy in addition to the original breach: “We will keep your military, unless you meet our secret conditions, which you cannot discuss, debate or challenge, because they are secret”.

Condition 3, “Conducive security environment” has always been a kill switch:

We know that security conditions have always been a tacit condition because, in the past, whenever opcon transfer looked justified and imminent, the security environment would suddenly degrade, scuttling the whole project. For example, just as the deadline for Roh Moo Hyun-negotiated Opcon transfer was approaching in 2012, the sudden sinking of the ROKS military ship Cheonan-Ho derailed wartime opcon transfer to 2015. That deadline has also passed and gone. Recent North-Korea attributed mine explosions near the DMZ fit this pattern, as have other numerous, suspicious incidents.

The concoction of “peacetime opcon” is nonsense:

The US claims it only has “wartime” opcon because it transferred “peacetime” opcon to South Korea in 1994. However, this very concept is nonsense:

1) Opcon means control of operations. Operations mean warfighting. “Wartime opcon”, ie. “wartime warfighting control” is a pleonasm. The only time operational control of a military is important is during fighting, just as the only time steering a car matters is when it’s moving.

The invention and transfer of “peacetime” opcon to Korea was a booby prize created to give the appearance that something had changed. Think of those Fisher-Price toy steering wheels you stick on the dashboard while someone else steers the car–it’s a political toy. It gives the illusion of control but it means nothing. The fact is, the US would never allow its military to be subjugated to a foreign command, even a shared command. The simple fact is, the US never shares control.

2) Immediately after “peacetime” opcon transfer in 1994, the US instituted CODA (Combined Delegated Authority), which continues US control of planning and execution of war. As Clint Work observes correctly, “The ROK JCS was granted the term OPCON for political purposes, and the US CFC was given the term CODA for accomplishing missions”. So much for peacetime “control”.

3) Last but not least, the US gets to unilaterally decide what constitutes peacetime and what constitutes wartime. When the US declares Defcon III, it’s wartime. Korean troops must fall in line under US opcon. If you get to slice the cake and then decide which portion you take, it’s your bloody cake. If you share a car, but only one party decides when it gets to be driven, and they drive, they own the car, you are maintenance. If one party unilaterally decides when it gets control, it has control, regardless of any protestations to the contrary.

But why does the US need to keep Opcon?

The US needs control over ROK troops because it is planning for war with China in the Pacific. It has been doing so since it drew up formal plans, AirSea Battle in 2009. For war, it needs SK as a military proxy: it needs the cannon fodder. South Korea has 3.6 million combat-ready troops: 500,000 regular and 3.1 million reserve. It has one of the most powerful and advanced militaries in the world, as well as the defense industrial base to sustain it. Furthermore, SK troops have always fought in US wars as proxies: more military-aged men in South Korea saw combat in Vietnam than Americans did as a proportion of population — 325,000 were deployed–the largest foreign deployment after the US. It was also the third largest deployment to Iraq. The US can avoid a draft because SK has one.

USFK Commander Xavier Brunson has made this US agenda of weaponizing South Korea for war against China explicit, comparing South Korea to “fixed aircraft carrier”, a dagger pointed at China, and a critical part of US war strategy because it is already inside China’s defense perimeter.

As the Hankyoreh Newspaper points out:

When his “dagger” comment is tied to his previous remarks, it’s evident that Brunson expects Korea to play an offensive role capable of striking the Chinese heartland, and Japan to play a defensive role supporting Korea…Brunson commented last August that he would like F-35 fighters with stealth capabilities and a multi-domain task force (MDTF) capable of wrecking China’s anti-access/area denial (A2/AD) network to be assigned to USFK. These comments suggest that Brunson means to treat Korea as a forward base equipped with military options for launching direct strikes against China.

Brunson recently announced that the multi-domain task force will be deployed to Korea.  These build on his previous statements on preparing the peninsula for war with China:

…[this] orientation clarifies how forces on the peninsula can impose costs, not only on the CCP’s Northern Theater Army, but also on the [Russian] Northern Fleet, thus demonstrating the significant strategic potential that exists on the peninsula to influence adversary operations in both adjacent seas… existing force positioning, particularly on the Korean Peninsula, may offer greater strategic advantages… advantageously positioned assets already inside the [Chinese] defensive perimeter, capable of immediate cost-imposition [ie. attack] against multiple adversaries.

This simultaneous fiction of pretending it doesn’t control South Korea’s troops became necessary when US-opconned SK troops massacred civilians in Gwangju.  The need to avoid accountability created the legal fiction of “peacetime opcon”, but that doesn’t obviate the US need for control as it prepares for and escalates to war.

The real reason why opcon transfer is taking so long is the US is trying to create a structure that maintains control of the SK army while pretending that it doesn’t.   This involves a crazy-quilt of parallel & unified command structures, multiplying command authorities, phased operating assessments, Frankenstein-cobbled-leadership structure, Rube Goldberg carve-outs, and a general have-your-cake-and-eat-it-too mindset.  This is assisted by extreme factions of the quisling South Korea right, who have lashed themselves to the sinking US Empire and see any reclamation of genuine South Korean sovereignty as abandonment–they fear that a South Korean military–the real nexus of power in Korean politics, accountable only to Koreans, would result in a loss of status and power as US quisling collaborators and subcontractors.

With war with China on the horizon, South Korea needs to reclaim opcon rapidly.  It remains to be seen if president Lee Jae Myung can pull off this hat trick.  However, the consequences of not doing so could be catastrophic.

Original article:  popularresistance.org

  •  

Could AI really kill us all?

By Katie FORSTER

Join us on Telegram, X, and VK.

Contact us: info@strategic-culture.su

STARK warnings from artificial intelligence researchers that advanced forms of the technology could wipe out humanity have raised questions over whether governments are moving fast enough to regulate it.

What are the potential dangers of “superintelligent” computer systems, and should we be worried?

AI experts have long described the threat as critical.

In 2023, hundreds of AI scientists and industry figures, including the heads of top US labs, signed a “statement on AI extinction risk” calling for the issue to be treated as seriously as pandemics or nuclear war.

If an out-of-control future AI deems that humans are obstructing its goals, it could use robots to “synthesise and spread novel pathogens”, said Stuart Russell, computer science professor at the University of California, Berkeley.

Or it could “convince people to initiate nuclear war, including by hacking into early warning systems”, Russell, a prominent voice on AI safety, said.

Such existential fears do not concern current AI systems, he said. But as the technology improves, it could take lethal action beyond our understanding, such as by removing oxygen from the atmosphere.

“We are less intelligent than superintelligent AI. If you ask chimpanzees how humans could wipe them out, they probably wouldn’t be able to give you all the right answers.”

In the meantime, “in the next year or two, I think the risk is higher from human misuse”, Russell added, such as an AI-enabled terror attack.

“The stakes are well-understood,” Jacob Coxon, a 27-year-old researcher, wrote on X last week, announcing his resignation from US AI startup Anthropic.

“But they are locked in a race to get there first,” he added, saying that Anthropic “believes no one else will act responsibly, so they must do it themselves”.

Anthropic this year removed a pledge from its safety charter to halt development of its models if it failed to control their risks.

It argued that if it unilaterally paused its work, its less cautious rivals would dominate the industry, making it less safe overall.

“The people building AI earnestly believe that it could kill us all by the end of the decade,” said Coxon, who previously worked at ChatGPT maker Open-AI.

He accused both companies of “gambling with our lives” as they strive to develop AI models capable of self-improvement.

Fears are heightened over rogue AI after OpenAI technology operating outside human supervision hacked into Hugging Face, a repository of AI models.

“We really do earnestly believe AI could kill all humans!” Anthropic safety executive Evan Hubinger chimed in on X, estimating the risk at more than 10 per cent over the next decade.

It’s important to remember that doom-laden percentage predictions are “absolutely unscientific”, said Hussein Abbass, a computing professor at UNSW Canberra.

“The situation is still controllable, and it can be managed,” Abbass said.

But governments should not sit on their hands when it comes to regulating AI, he added, urging an “agile” approach as AI development accelerates.

Both Anthropic and OpenAI are expected to go public soon, and some sceptics say scary warnings make AI appear powerful and worthy of large investments.

Others argue that focusing on the risk of extinction distracts from more pressing problems caused by AI, from job losses to machines discriminating against minorities.

In July, more than 1,000 tech employees, including Anthropic’s CEO, called on Washington to support a coordinated slowdown in the development of the most advanced AI systems.

OpenAI halted training of its latest models for two weeks in August before resuming it under tighter controls.

The United States has been firmly against global regulation of the sector that could stifle innovation.

But the hacking capabilities of the most cutting-edge models have given Washington pause, with recent Anthropic and OpenAI releases delayed over national security concerns.

Even then, “we don’t want to restrict them where all of a sudden we come in second to China”, President Donald Trump has said.

“Maybe it will take a massive, Chernobyl-scale disaster to get governments to act,” Russell said, urging them to establish a licensing regime for AI, as exists with aviation, medicine or water supply.

“Perhaps at some point governments will remember that their voters prefer not to be dead.”

Original article:  www.nst.com.my

  •  

Survey: About half of Muslims and Jews would leave France if Marine Le Pen were to win

Le Pen leads with 32-36%. France’s minorities are preparing their exit.

Join us on Telegram, X, and VK.

Contact us: info@strategic-culture.su

According to an Ifop poll for the newspaper Marianne, nearly half of Muslims and Jews would consider leaving the country if Marine Le Pen were to emerge victorious in the presidential election next year. 20% of them would “certainly” do so.

Which candidate would cause you to leave France? This is one of the questions posed by the Ifop poll for Marianne, released on Thursday, October 15. The study reveals that a significant proportion of Muslims and Jews say they are prepared to leave the country if Marine Le Pen wins the 2027 presidential election.

Some 46% of that number are planning “leaving France to settle in another country,” while 20% say they will “certainly” take the plunge. More broadly, 40% of younger French people say they have made plans to leave. Among voters of La France Insoumise, the figure rises to 43%. Furthermore, 44% of Jewish citizens responded that they would consider leaving the country.

Marine Le Pen’s rise to power could create “significant obstacles” and generate “high levels of fear and insecurity,” Francois Kraus, director of the political division at Ifop, explained to journalists. More than eight out of ten Muslims fear an “increase in attacks and discrimination” against them. This concern is particularly relevant in the context of the National Rally’s plan to ban the wearing of the Islamic veil in public spaces. Confirmed at the end of August by MP Jean-Philippe Tanguy, the new measure would impose stiff fines on offenders and is expected to be included in Marine Le Pen’s platform for the 2027 presidential election. To circumvent the legal hurdles that such a ban might encounter, the presidential candidate is reportedly considering putting it to a referendum.

Meanwhile, only 27% of Muslim respondents would be willing to “conceal [their] religious affiliation on a daily basis,” for example, by ceasing to wear the headdress in public (18%). More broadly, 41% of those surveyed, regardless of their religion, would refuse to “respect laws” they consider “unjust.” This distrust affects three out of four Jean-Luc Melenchon voters and nearly half of civil servants (45%). According to the latest Ifop-Fiducial poll, Marine Le Pen maintains a significant lead in the first round. Depending on the scenario, the National Rally candidate is in first place with between 32% and 36% of the total vote.

While Le pen has remained antagonistic towards Islam in France, she has often cast herself as a protector of the Jewish people in the country.

In 2024, she remarked, “The best shield for French people of the Jewish faith is the National Rally. It is the only movement that has the will, the conviction and the means to fight Islamist fundamentalism, which is the major danger facing them.”

Yet, nearly as many Jews said they would leave the country under a Le Pen presidency as Muslims.

  •  

Abya Yala vs. the nomos of the American discovery

Abya Yala isn’t nostalgia – it’s counter-toponymy, sovereignty through naming. Empires die; names endure.

Join us on Telegram, X, and VK.

Contact us: info@strategic-culture.su

A name imposed from outside

Every October 12, history once again becomes a battlefield. This year, the two events took place just a few days apart and a few thousand kilometers from one another. On one side, the White House, where on October 9, Donald Trump honored Christopher Columbus in front of a marble statue reassembled from fragments of the Baltimore monument that had fallen into the harbor in 2020, and signed a proclamation linking the 1492 voyage to the 1776 Declaration of Independence and promising that the explorer’s legacy will not be erased by “radical extremists.” On the other side were Indigenous organizations that for more than thirty years have rejected even the name of the continent, calling it Abya Yala.

The dispute over the continent’s name is a dispute over sovereignty, and the fact that it is resurfacing with such intensity in 2026 – while Washington is rewriting its relations with the Western Hemisphere in an openly hegemonic manner – is no mere coincidence of the calendar.

The name “America” originated in a cartographic workshop in the Vosges Mountains. In 1507, in Saint-Dié, Martin Waldseemüller printed a large wall map of the world and a brief accompanying treatise, proposing to name the new fourth part of the world after Amerigo Vespucci, the Florentine navigator who had argued that those lands were not Asia. On the map, the name appears in the southern part of the continent. Within a few decades, it came to apply to the entire continental landmass. None of the people who lived there were consulted.

In 1958, the Mexican historian Edmundo O’Gorman developed a thesis on this that retains its power to this day: America was not discovered, it was invented. Not in the trivial sense that it did not exist before, but in the sense that Europe constructed a new geographical and conceptual entity, placing it within its own image of the world and assigning it a role in its own universal history. The name was the first act of this construction. Before being conquered by force of arms, the continent was conquered on paper.

There is also a second appropriation, less discussed in Europe and deeply felt south of the Rio Grande. In common usage, “America” means the United States. The shift is not merely lexical. On December 2, 1823, James Monroe declared to Congress that the American continent was no longer to be considered open to European colonization: the phrase “America for Americans” already contained, in embryo, the idea that the Americans par excellence were those of Washington. Two centuries later, the same logic has led to pressure regarding the Panama Canal in 2025 and the military operation in Venezuela in January 2026. When an indigenous movement utters “Abya Yala,” it thus challenges two names at once: the one imposed by Europe and the one annexed by the United States.

The nomos of discovery

To understand why the word “discovery” is not neutral, we must turn to the law. Carl Schmitt, in a 1950 book that remains one of the foundational texts of legal geopolitics, argues that 1492 ushered in the first global nomos of the earth: an ordering of space based on the seizure of land. The European powers recognized one another as legal subjects and treated the New World as a free space, available for occupation. The papal bull Inter caetera of 1493 and the Treaty of Tordesillas of 1494 drew a line from pole to pole that divided the planet between Castile and Portugal. Those who lived on those lands did not participate in the division: they were its objects.

Schmitt describes this order with a jurist’s admiration for an effective legal construct, and his analysis must be read with that in mind. But the mechanism he identifies is real and has had a long institutional life. In 1823, the same year as the Monroe Doctrine, the U.S. Supreme Court decided the case Johnson v. M’Intosh: Justice Marshall ruled that “discovery” conferred sovereign title to the land upon the European power – and later upon the United States as its successor – leaving the indigenous peoples with a mere right of occupation. The Doctrine of Discovery has remained part of American jurisprudence to this day. It was not until March 2023 that two Vatican departments issued a joint statement formally distancing themselves from it, acknowledging that 15th-century papal bulls were used to justify the expropriation of indigenous peoples.

The human cost of this system is measured in figures that remain uncertain, though their order of magnitude is not. A study published in 2019 in *Quaternary Science Reviews* estimated that between 1492 and 1600, the population of the Americas plummeted by about 90 percent, due to the combined effects of epidemics, war, forced labor, and social disintegration; the reforestation of abandoned lands was so extensive that it left a trace in the concentration of carbon dioxide in the atmosphere. Tzvetan Todorov, in his book The Conquest of America, had already spoken of the greatest genocide in human history, questioning how knowledge of the other could coexist with its destruction. The “discovery,” in other words, was also the disappearance of most of those who were there.

What Abya Yala means

Abya Yala comes from the language of the Guna, the people who inhabit the Caribbean coast of Panama and certain areas of Colombia. In its form “Abiayala,” it is usually translated as “land in full maturity”; other renderings such as “living land” or “land of vital blood” are also in circulation. The transition from a local place name to a continental name is recent. According to the most widely cited accounts, it was the Bolivian Aymara leader Takir Mamani who proposed that indigenous peoples adopt this name in their documents, in place of that of the colonizers. The proposal took shape during the wave of protests that accompanied the 500th anniversary in 1992, when counter-celebrations marking “500 years of resistance” stood in opposition to the official commemorations. In the 2000s, the summit meetings of indigenous peoples across the continent permanently adopted it as part of their name.

The Guna’s choice is no accident. This is a people who, in 1925, rose up against the Panamanian state and eventually secured an autonomous comarca – now known as Guna Yala – with its own institutions and effective control over the territory: one of the most successful examples of indigenous self-governance on the continent. Borrowing their word means choosing as an emblem a concrete experience of territorial sovereignty, not mere nostalgia.

It should be noted that Abya Yala does not erase the plurality of local names: Anáhuac for the Nahua world of central Mexico, Tawantinsuyu for the political and territorial organization of the Incas, and Pindorama for the Tupi lands of present-day Brazil. Each of these names expresses a different cosmology of space. Abya Yala functions as common ground, a sort of federal name that does not replace the specific ones. This is an important detail, because it signals that the project is not the invention of a single, symmetrical indigenous identity mirroring the “American” one, but rather a coordination among diverse actors.

Cartography as an act of sovereignty

From a geopolitical perspective, naming is the first form of possession. This is well understood by states that rename gulfs and seas, contest place names on official maps, and impose transliterations in international institutions. The year 2025 provided a textbook example with the U.S. renaming of the Gulf of Mexico. In this context, Abya Yala is a counter-toponym: a name that does not seek to occupy school atlases, but rather to wrest from hegemonic power the monopoly on the description of space.

The Latin American decolonial school has given this insight a precise theoretical form. Aníbal Quijano has termed the structure that survives the end of formal colonialism “the coloniality of power”: a hierarchy of peoples, knowledge, and territories that continues to organize the international division of labor and the production of knowledge. Walter Mignolo has shown how “Latin America” itself is a designation that originated in the nineteenth century in French and Creole circles, with specific political functions. The year 1492 marks not only the beginning of the conquest of the Americas but also the birth of the world-system centered first on Europe and later on the Atlantic. Challenging the continent’s name therefore means challenging the founding date of the unipolar order, tracing it back to its very roots.

Here, the issue intersects with the debate on multipolarism. A multipolar order is not merely a different distribution of power among great states. It implies the recognition that there are multiple civilizations, each with its own concepts of space, law, and relationship to the land. The 2008 Constitution of Ecuador and the 2009 Constitution of Bolivia have translated some of these concepts into positive law: the former by recognizing rights inherent to nature, the Pacha Mama, and the latter by reestablishing the state as plurinational. These are imperfect experiments, but they represent the most serious attempt in the hemisphere to build a form of statehood that does not derive entirely from the European model.

Columbus, Italy, and two identity politics

For the Italian reader, the story takes an additional turn. Columbus Day did not originate as a celebration of conquest. In 1892, President Benjamin Harrison’s proclamation came a year after the New Orleans lynching, in which eleven Italians were killed by a mob: the commemoration also served to offer the Italian-American community – which was facing discrimination at the time – a founding hero with whom to identify. Columbus thus became a tool for the integration of a minority that Anglo-Saxons considered little more than white.

Today, that history is being enlisted in a different battle. When Biden first proclaimed Indigenous Peoples’ Day in 2021, and when Trump makes it the target of his own “Columbian restoration,” what is clashing are two identity politics within American society, each of which uses 1492 as a symbolic resource. Italian Americans find themselves serving as a shield for an operation that primarily concerns the definition of the U.S. nation and its relationship with the rest of the hemisphere.

Italy and Europe can avoid this dilemma. Remembering Columbus as a navigator, as a figure of Mediterranean and Genoese culture, and as a man of his time does not oblige one to subscribe to the “nomos” of discovery or the legal doctrine that derived from it. One can honor the sailor while rejecting the claim of ownership. Indeed, it is precisely from Europe that a gesture of historical maturity might emerge, similar to the one made by the Holy See in 2023: distinguishing the memory of the person from the legitimization of a spatial order that has produced expropriation and death on a continental scale.

October 12, 2026, revealed two opposing ways of approaching the same date. Washington used Columbus to reaffirm a narrative of national founding that, in foreign policy, translates into a renewed claim to guardianship over the hemisphere. Indigenous movements used Abya Yala to remind us that that hemisphere had names, political systems, and sovereignty before 1492 – and that it still retains some of them today.

There is no symmetry between the two positions. One has aircraft carriers, sanctions, and courts; the other has a word and territories to defend one by one, but the history of maps teaches us that names have a long life – longer than the empires that imposed them. “America” appeared on a map printed in a small town in the Vosges and ended up designating half the planet.

No one can say today what fate awaits Abya Yala, but the mere fact that millions of people refuse to call their land by another’s name already speaks volumes about the crisis of the order that name had ushered in.

  •  

Intelligenza Umana, Intelligenza Artificiale e il futuro della guerra algoritmica

La tecnologia può stabilire come un’arma raggiunge il bersaglio, mentre spetta all’umanità decidere se quel bersaglio debba essere colpito. La domanda che si cela dietro a tutto ciò è chi, concretamente, eserciti quell’umanità, con quali strumenti di conoscenza e dentro quali istituzioni.

Segue nostro Telegram.

Dalla persona al bersaglio

Che cosa ne è dell’umanità quando la tecnologia diventa capace di riconoscere, classificare, seguire e infine uccidere esseri umani senza che chi colpisce li abbia mai visti? Se lo è chiesto l’amico Mohammad Reza Dehshiri e la sua risposta ha una formula efficace. Il pericolo, scrive, non è l’intelligenza artificiale ma l’inumanità artificiale, cioè la possibilità che le macchine diventino più accurate proprio mentre gli uomini smettono di sentirsi responsabili di ciò che quelle macchine fanno in loro nome.

Con questo articolo apro una serie che parte dalla diagnosi di Dehshiri e prova a spingersi oltre. Se il problema è l’inumanità artificiale, la risposta non può consistere in un’IA «più etica», come se l’etica fosse un modulo da installare a valle di un sistema già progettato. Bisogna recuperare una categoria che il lessico tecnologico ha reso quasi impronunciabile: l’intelligenza umana, intesa non come un residuo da proteggere nelle pieghe dell’automazione, ma come una forma di conoscenza con prerogative proprie, che nessun aumento della potenza di calcolo può surrogare.

La chiamerò Human Intelligence, e l’ambiguità è voluta. Nel gergo dei servizi di informazione, HUMINT designa la più antica delle discipline informative: quella che passa per le persone, le fonti, le lingue, la frequentazione paziente dei luoghi. Nel lessico filosofico l’espressione indica la facoltà di comprendere. La tesi di questo primo contributo è che i due significati oggi convergono, e che la loro convergenza ha una portata geopolitica che va ben oltre il dibattito sull’etica delle armi.

Possiamo descrivere la catena operativa della guerra contemporanea in sette passaggi: rilevare, identificare, classificare, predire, ordinare per priorità, designare, colpire. Ogni anello può essere tecnicamente raffinato senza che la sequenza, presa nel suo insieme, lo sia sul piano morale. Il fenomeno che ne risulta viene chiamato «datificazione della vita umana»: l’individuo ridotto a un’identità, a una posizione, a uno schema di comportamento, a un punteggio di minaccia.

Non si tratta di un’astrazione. Nell’aprile 2024 un’inchiesta di Yuval Abraham per +972 Magazine e Local Call ha descritto Lavender, un sistema impiegato dalle forze armate israeliane a Gaza per attribuire a decine di migliaia di persone una probabilità di affiliazione ai gruppi armati. Secondo le fonti interne citate dall’inchiesta, la verifica umana di ciascun nominativo si riduceva spesso a una ventina di secondi, il tempo necessario per accertare che il bersaglio fosse di sesso maschile. Le forze armate israeliane hanno contestato questa ricostruzione e hanno descritto Lavender come una banca dati di supporto agli analisti. Anche accettando la versione ufficiale, però, il nodo resta intatto: un operatore umano era presente, e la sua presenza non bastava a trasformare la raccomandazione del sistema in un giudizio.

La psicologia cognitiva ha un nome per questo fenomeno, automation bias: la tendenza di chi lavora con un sistema automatizzato a trattarne le indicazioni come sostituto della propria verifica, e a non cercare le informazioni che potrebbero smentirle. Nel 1976 Joseph Weizenbaum, che aveva costruito uno dei primi programmi conversazionali della storia, distingueva già tra la capacità di calcolare e quella di giudicare, e sosteneva che vi sono compiti che non andrebbero affidati a un calcolatore anche se il calcolatore fosse in grado di svolgerli. Mezzo secolo dopo la distinzione è diventata più urgente. Il calcolo lavora su ciò che è già stato tradotto in dato. Il giudizio deve decidere se quella traduzione è stata fedele.

Dehshiri fissa il punto con quattro distinzioni: la precisione tecnica non è precisione etica, l’accuratezza non è giustizia, l’automazione non è responsabilità, la superiorità tecnologica non è superiorità morale. Ne aggiungerei una quinta, di ordine epistemico, da cui dipendono le altre: la correlazione non è comprensione. Un sistema di apprendimento automatico riconosce regolarità statistiche in un insieme di dati. Non sa che cosa sia una scuola, perché non sa che cosa sia un bambino, e non sa nemmeno di non saperlo.

L’iraniano prende un caso studio interessante: Il 28 febbraio 2026, nelle prime ore della guerra, la scuola elementare Shajareh Tayyebeh di Minab, nella provincia di Hormozgan, fu colpita più volte durante l’orario di lezione. Le cifre fornite dalle autorità iraniane oscillano tra 150 e 175 morti, in grande maggioranza bambine, con decine di insegnanti e alcuni genitori; il procuratore della contea ha indicato un bilancio definitivo di 156 vittime. Washington non ha mai riconosciuto direttamente la propria responsabilità né pubblicato le conclusioni dell’indagine del Pentagono. Amnesty International ha parlato, nella migliore delle ipotesi, di un grave fallimento dell’intelligence.

C’è un dettaglio, emerso dalle immagini satellitari, che sposta l’analisi dal piano morale a quello conoscitivo. Secondo i media occidentali, la scuola sorgeva accanto a una base navale dei Guardiani della Rivoluzione e in passato ne aveva fatto parte; tra le spiegazioni circolate negli ambienti statunitensi c’è quella di dati di puntamento non aggiornati. Se l’ipotesi venisse confermata, Minab non sarebbe il caso di una macchina che sbaglia, ma di un archivio che ha smesso di corrispondere alla realtà. L’edificio era cambiato. Il dato no.

Nessun algoritmo di classificazione, per quanto sofisticato, può accorgersi che un vecchio fabbricato militare è diventato una scuola se nessuno ha registrato il cambiamento. Lo sapeva chiunque vivesse a Minab: i genitori che ogni mattina accompagnavano le figlie, il conducente dello scuolabus, gli insegnanti. È esattamente il tipo di sapere che la HUMINT raccoglie e che la guerra a distanza tende a considerare superfluo, perché lento, costoso, difficile da scalare. Allo stato delle fonti pubbliche, la responsabilità statunitense appare altamente probabile, mentre la dinamica resta indeterminata e la confidenza su questo punto è bassa: errore della banca dati, errore di classificazione, oppure accettazione consapevole del rischio. Le tre ipotesi, però, convergono sulla stessa domanda. Chi, prima del lancio, ha verificato se in quell’edificio ci fossero persone?

Oltre il “human-in-the-loop”

Il dibattito internazionale si è a lungo accontentato del principio del human-in-the-loop, l’essere umano inserito nel circuito decisionale.

La formula è insufficiente: un uomo può essere presente nel circuito e limitarsi a ratificare la raccomandazione dell’algoritmo. Propone di sostituirla con un principio più esigente, che chiama humanity-in-command: la capacità effettiva di mettere in discussione, respingere, scavalcare e arrestare il processo automatizzato.

La storia della Guerra fredda offre due esempi che chiariscono che cosa significhi in concreto. Il 26 settembre 1983 il sistema sovietico di allerta precoce Oko segnalò il lancio di cinque missili balistici dagli Stati Uniti. L’ufficiale di turno, Stanislav Petrov, classificò l’allarme come un errore e non lo trasmise come attacco in corso, ragionando che un primo colpo americano non sarebbe mai consistito in cinque missili soltanto. Aveva ragione: il satellite aveva scambiato per lanci i riflessi del sole sulle nubi. Ventuno anni prima, il 27 ottobre 1962, nelle acque dei Caraibi, il sottomarino sovietico B-59, isolato e bersagliato da cariche di profondità di segnalazione, fu sul punto di impiegare un siluro a testata nucleare. Il lancio richiedeva il consenso dei tre ufficiali superiori a bordo, e Vasilij Archipov lo negò.

In nessuno dei due casi l’uomo approvò una raccomandazione del sistema. La contraddisse. E non lo fece perché disponeva di più dati: i dati, anzi, erano il problema. Lo fece perché seppe porsi una domanda che nessuna procedura gli imponeva, cioè se ciò che vedeva avesse senso rispetto a tutto il resto che sapeva del mondo. Petrov conosceva la dottrina nucleare americana; Archipov conosceva la differenza tra un attacco e un’intimidazione. È questa capacità di confrontare il segnale con l’insieme, il particolare con il plausibile, che chiamo Human Intelligence. Vale la pena notare che il Dena è stato affondato da un sottomarino. Non sappiamo che cosa sia stato chiesto ai suoi ufficiali, né quali margini di valutazione avessero.

La proposta va precisata, perché il rischio è di ridurla a un appello umanistico generico. La Human Intelligence, così come la intendo, si articola su tre piani distinti, ciascuno dei quali segna un limite strutturale, e non contingente, dell’intelligenza artificiale.

Il primo piano è epistemico. La tradizione scolastica distingueva tra intellectus, l’atto con cui la mente coglie in modo immediato una verità, e ratio, il procedere discorsivo da un elemento all’altro: per Tommaso d’Aquino (Summa Theologiae, I, q. 79, a. 8) le due non sono facoltà diverse ma momenti di un unico intelletto, in cui il ragionamento parte da una comprensione e a una comprensione ritorna. I sistemi attuali di apprendimento automatico realizzano una ratio di potenza inaudita, capace di inferire, combinare, predire su scale inaccessibili alla mente umana. Manca loro il momento dell’intellectus, cioè la presa sul senso di ciò che elaborano. È una tesi filosofica e va presentata come tale, ma ha conseguenze operative precise: un sistema privo di comprensione non può sapere quando il proprio modello del mondo è diventato falso.

Il secondo piano è pratico. La prudentia, nella definizione tomista, è la retta ragione applicata all’agire, e il suo compito specifico consiste nel portare il principio universale fino al caso singolare. La macchina generalizza: il suo valore sta nel ricondurre il singolo caso a una classe. La prudenza fa l’opposto, perché deve riconoscere ciò che, in questo caso, sfugge alla classe. La guerra, che è il regno del singolare e dell’imprevisto, è il terreno in cui la differenza pesa di più. La nota vaticana Antiqua et nova del gennaio 2025 ha ripreso questa linea, insistendo sul carattere incarnato e relazionale dell’intelligenza umana e sulla sua irriducibilità a una funzione di elaborazione.

Il terzo piano è relazionale, ed è qui che il significato filosofico incontra quello dei servizi. Sherman Kent, che negli Stati Uniti del dopoguerra fondò di fatto gli studi sull’intelligence, la definiva prima di tutto come conoscenza, prima ancora che come organizzazione o attività. La HUMINT è la forma di questa conoscenza che passa attraverso l’altro come persona: chi parla la sua lingua, conosce le sue abitudini, sa leggere un quartiere, distingue una festa da un raduno. Negli ultimi tre decenni le grandi potenze hanno progressivamente spostato risorse verso le discipline tecniche, dalla raccolta di segnali all’osservazione satellitare, fino alle piattaforme di fusione dei dati. Minab mostra il prezzo di questo squilibrio.

Nulla di tutto questo implica un rifiuto della tecnologia. La Human Intelligence non si oppone all’IA come il manuale si oppone al meccanico. Ne stabilisce la gerarchia: l’algoritmo come strumento ordinato a un giudizio che non può produrre da sé. E ne ricava un principio, che Dehshiri formula e che merita di diventare criterio operativo: quanto più la tecnica allontana chi agisce dalle conseguenze del proprio atto, tanto più deve crescere la responsabilità cosciente di chi decide, non diminuire.

Geopoliticamente parlando

Fin qui la questione potrebbe sembrare di filosofia morale. Non lo è soltanto. La distribuzione della capacità di guerra algoritmica è una distribuzione di potere, e le regole che la governeranno saranno scritte, se mai lo saranno, da chi ha interesse a limitarle il meno possibile.

Lo stato del diritto internazionale lo conferma. Il gruppo di esperti governativi istituito nell’ambito della Convenzione su certe armi convenzionali discute dei sistemi d’arma autonomi letali dal 2017 senza essere approdato a uno strumento vincolante. Gli Stati Uniti hanno promosso nel novembre 2023 una dichiarazione politica sull’uso militare responsabile dell’IA, per definizione non vincolante; nel dicembre dello stesso anno l’Assemblea generale delle Nazioni Unite ha adottato la prima risoluzione dedicata a questi sistemi, mentre il Comitato internazionale della Croce Rossa chiede dal 2021 il divieto dei sistemi autonomi imprevedibili e di quelli progettati per colpire esseri umani. Nel giugno 2024, intervenendo al G7 di Borgo Egnazia, Papa Francesco aveva chiesto che nessuna macchina sia mai messa nelle condizioni di decidere della vita di una persona. Il divario tra queste posizioni e la pratica dei teatri di guerra del 2026 si misura in vittime.

C’è poi un’asimmetria più profonda. Chi controlla i dati decide chi è un bersaglio, e le vittime della guerra algoritmica si trovano in larga parte fuori dall’Occidente: a Gaza, in Iran, nel Sahel, nello Yemen. Per gli Stati che non producono le piattaforme e non ne controllano gli archivi, la Human Intelligence diventa allora una questione di sovranità. Un Paese che mantiene competenze linguistiche, conoscenza regionale, reti umane di informazione conserva un’autonomia di giudizio; un Paese che affida la propria visione del mondo a sistemi progettati altrove, spesso da imprese private, la cede insieme ai dati. In un ordine che tende al multipolarismo, questa differenza separerà gli attori che giudicano da quelli che vengono giudicati.

Ne discende una proposta concreta, che svilupperò nei prossimi contributi. Accanto al principio generale del controllo umano significativo, il diritto internazionale umanitario potrebbe codificare un obbligo specifico di verifica umana dello status civile per ogni infrastruttura fissa inserita in una lista di obiettivi, con una data di validità oltre la quale l’informazione decade e va rinnovata con fonti dirette. È una norma minima. Applicata a Minab, avrebbe imposto a qualcuno di chiedersi se quell’edificio fosse ancora ciò che l’archivio diceva.

La tecnologia può stabilire come un’arma raggiunge il bersaglio, mentre spetta all’umanità decidere se quel bersaglio debba essere colpito. La domanda che si cela dietro a tutto ciò è chi, concretamente, eserciti quell’umanità, con quali strumenti di conoscenza e dentro quali istituzioni. A Minab qualcuno avrebbe dovuto sapere che c’era una scuola. Il fatto che nessuno lo sapesse, o che nessuno lo abbia chiesto, è il punto da cui ricominciare.

  •  

Proteste giovanili e contestazione delle falsificazioni nel censimento, l’India assedia Nerendra Modi

Nerendra Modi intende forgiare un nuovo cittadino indiano, un nazionalista di Bharat, il nuovo e al contempo antico nome che ha imposto all’immensa e plurale nazione, prima al mondo per abitanti e terza per capacità economica, deciso a realizzare tale chimerica utopia, non disdegna di utilizzare tutte le leve del potere, anche in modo spregiudicato.

Segue nostro Telegram.

Arrestare settemila studenti è certamente un segno di debolezza, il tutto con un dispiegamento di cinquantamila soldati delle forze dell’ordine e militari, come a inizio ottobre 2026 a Delhi e in altre città a fronte del movimento di protesta che ha saldato insieme i giovani scesi da mesi nelle piazze per rivendicare un futuro e non l’insulto di “scarafaggi”, loro tributato dal ministro all’istruzione poi costretto alle dimissioni, termine trasformatosi nella definizione del loro movimento politico, il Partito del Popolo degli Scarafaggi, unitosi con i rappresentanti di tutti gli altri partiti dell’opposizione, decisi a rigettare i nuovi elenchi elettorali che hanno fatto sparire, è vero, alcuni indiani deceduti, ma anche molti del tutto vivi e vegeti, eppure sgraditi, spesso perché musulmani, con la capziosa giustificazione che non sarebbero cittadini indiani, quando lo sono da sempre, registrati nell’anagrafe nazionale e in quella elettorale, impropriamente accusati di essere immigrati bengalesi che si camuffano da indiani.

Le manifestazioni sono state aperte, in testa ai cortei, dai “resuscitati”, ovvero i presunti morti, in realtà in ottime condizioni fisiche e mentali, insomma quasi un gogoliano ribaltamento delle celebri “Anime morte”, infatti in questo caso non si contano nei censimenti i morti, ma si fanno sparire i vivi.

Delhi resta in stato d’assedio, le manifestazioni sono state generalmente vietate, tuttavia Nerendra Modi, dopo quasi tre lustri di potere incontrastato e di politiche di totale deregolamentazione neoliberista e ultra – induista, deve fare i conti con l’insofferenza ogni giorno crescente e manifesta di ampi settori della società.

D’altronde tanto accanimento interno contro gli oppositori è inteso a ovviare anche alla modesta estate del primo ministro, il vertice dei BRICS organizzato nella capitale indiana è stato un mezzo fallimento. Nessuno degli attuali promotori del multipolarismo si fida di lui, essendo un amico fraterno di Israele, nonché in combutta economica e militare con gli emiratini, a loro volta al servizio dell’imperialismo occidentale contro gli iraniani e in Sudan e Burkina Faso in azione contro i governi legittimi e contro i progetti di cooperazione di quelle nazioni con Cina e Russia.

Le politiche di Modi sono tutte orientate ad abbandonare la storica vicinanza alla causa palestinese dei tempi del non – allineamento indiano, privilegiando piuttosto la cooperazione nel settore degli armamenti con l’entità statuale israeliana, amplificata, come emerso dal trionfale discorso di Modi alla Knesset nel febbraio 2026, dalla profonda affinità tra il sionismo e l’estremismo induista propugnato dal Bharatiya Janata Party.

Al vertice kirghiso dello SCO, l’Organizzazione per la Cooperazione di Shanghai, di fine agosto Modi è stato relegato ai margini della fotografia ufficiale, mentre il presidente ospitante si stringeva al centro con il primo ministro pakistano, oltre ovviamente a Vladimir Putin e a Xi Jinping.

L’indiana Via del Cotone poi, visti i conflitti che incendiano tutta l’Asia Occidentale, sono sempre più aleatori, buoni soltanto per la mistificazione mediatica messa in campo dai media europei in funzione anti – cinese.

Le manifestazioni hanno per altro rovinato la festa per l’avvento, un quarto di secolo fa, il 7 ottobre 2001, al potere di Modi nel Gujarat, continuazione della parossistica celebrazione del suo 76° compleanno lo scorso 17 settembre, festeggiato con manifestazioni e pellegrinaggi.

La stampa d’opposizione ha insistito piuttosto nel ricordare come, solo un anno dopo il suo insediamento nel 2002, Modi abbia scatenato nel Gujarat una caccia al musulmano senza precedenti, un’ondata di violenza che ha mietuto almeno un paio di migliaia di morti, fatti la cui brutalità è rimasta tragicamente e traumaticamente nel ricordo collettivo.

Il vero dato che spaventa il primo ministro è il fatto che mobilitazioni di così grande portata non attraversano il vasto paese dai tempi di Jawaharlal Nehru e successivamente di sua figlia Indira Gandhi, tuttavia quelle erano manifestazioni a sostegno e non contro il capo di governo, nel primo caso per sostenere il Movimento dei Non Allineati, nel secondo per sottolineare la soddisfazione popolare per l’alleanza con i sovietici, volta a trasformare l’India in una potenza atomica.

Il nazionalismo indù del BJP, ovvero Bharatiya Janata Party, di Nerendra Modi sta invece tentando una rottura netta con tutto quel passato, immagina la nazione come capace di proporre sullo scenario internazionale una propria egemonia, se non esattamente imperialistica, certamente verso un mondo indiano – centrico. Anche in questo caso le aspettative di Modi si scontrano con la modestia delle relazioni stabilite con le vicine nazioni nello spazio eurasiatico e ugualmente negli altri continenti, mentre la proposta multipolare sino – russa risulta largamente condivisa dalle nazioni del Sud Globale.

La narrazione ufficiale di un Nerendra Modi quale figlio di un venditore di tè  dalle origini estremamente umili, è parallela alla lunga militanza nel Rashtriya Swayamsevak Sangh, ovvero la Lega Nazionale dei Volontari, organizzazione ultra – induista fondata nel 1925, nota per la sua feroce adesione al sistema delle caste, molto prossimo ai criteri di discriminazione dei sistemi  fascisteggianti della prima metà del XX secolo. È stata quella infatti la scuola sociale e politica nella quale da giovane si è formato, rafforzando la devozione che tanto lui quanto i dirigenti e i militanti del suo partito portano verso l’assassino del mahatma Gandhi, ovvero Nathuram Godse, il quale proprio grazie a Modi dal 2020 ha un santuario che ne ospita le ceneri e che è meta di pellegrinaggio per tutti gli attivisti del Bharatiya Janata Party, lo stesso primo ministro si è recato più volte a Pune, mostrando convinta adesione alle ragioni nazionalistico – induiste, anti – pakistane e anti – musulmane che hanno ispirato quel gesto omicida compiuto il 30 gennaio 1948 a Nuova Delhi.

Alcune iniziative promosse dai suoi sostenitori nel corso dei festeggiamenti di settembre – ottobre più che aumentare la considerazione del primo ministro, hanno rasentato il ridicolo, nel piccolo stato del Tripura il governatore locale Manik Saha ha imposto, con vivo disappunto delle famiglie, alle bambine e ai bambini di tutte le cinquemila scuole di partecipare a concorsi di disegno e di scrittura in lode di Nerendra Modi. Il risultato è che dopo un decennio di egemonia induista lo stato di Tripura ha tutta la possibilità di tornare ad essere governato dal Fronte di Sinistra, guidato dal Partito Comunista Indiano – Marxista (CPI-M) e dai suoi alleati. Tuttavia questo fenomeno può apparire estremo, ma non isolato, in Rajasthan, lo storico partito dei Gandhi, il Congresso, oggi all’opposizione, ha criticato le direttive rivolte a studenti e insegnanti di tutti gli istituti scolastici statali e privati per la partecipazione alle celebrazioni per il primo ministro.

Proprio il Congresso sottolinea e documenta ampiamente come sia imbarazzante investire tanti denari pubblici per celebrazioni fuori luogo, quando, a detta dello stesso primo ministro, ancora molte siano le aree, non solo rurali, in cui mancano i servizi igienici e il collegamento, almeno per i villaggi più remoti, alla rete elettrica, il tutto mentre gli indiani scendono in piazza per protestare e al contempo gli attivisti del Bharatiya Janata Party scorrazzano in bus collettivi e motociclette da Varanasi a Vadnagar, città natale di Modi nel Gujarat, con gigantografie del primo ministro ed enormi bandiere arancioni.

Anche i conflitti in corso in ogni landa del pianeta stanno assestando un duro colpo alla dottrina ultra – liberista di Modi, il quale fondandosi sulla massima deregolamentazione e la più spregiudicata libertà per i capitali, con il drammatico risvolto di scarsissime tutele per i lavoratori, non rispettando mai le organizzazioni sindacali e le normative ambientali, ha accresciuto il Prodotto Interno Lordo prima del Gujarat, poi di tutta l’India, con una crescita ancora al 7% per l’anno fiscale 2025/2026, tuttavia è abbastanza evidente che l’economia nel 2026/2027 segnerà un brusco ridimensionamento, complicando di molto la vita di quel terzo di indiani che vivono di un lavoro nel settore precario o in quello informale, già molto poco avvantaggiati dalla crescita degli anni passati, tra questi lavoratori molti sono musulmani, cristiani, dalit, ovvero appartenenti alla casta degli intoccabili, e adivasi, i popoli nativi che quasi nessuno conosce e ricorda, ma sommano nell’insieme almeno cento milioni di persone, non è un caso che la modesta lotta alla povertà abbia visto piuttosto accrescere profonde e pesanti divaricazioni sociali, con una ristretta minoranza sempre più abbiente.

Il governo per altro è stato ferocemente contestato per quasi tutto il 2026 anche dagli agricoltori, il movimento dei lavoratori della terra è infatti riuscito a impedire l’introduzione nel settore di leggi smaccatamente liberiste e penalizzanti i produttori diretti.

I venti di opposizione non appaiono impensierire per il momento il governo, tuttavia l’epoca dei trionfalismi, come quando nel gennaio 2024 Modi ha presieduto la sfarzosa inaugurazione del colossale tempio di Ram nella città di Ayodhya, anche in questo caso come altre volte edificato sul luogo di una preesistente moschea, appaiono se non irripetibili, del tutto lontani.

  •  

Staatsterrorismus im Namen einer «gerechten Sache»

In dieser Woche begann vor dem Hanseatischen Oberlandesgericht in Hamburg der Prozess um den Sprenganschlag auf die Gaspipeline „Nord Stream“. Manche bezeichnen ihn bereits als den größten politischen Prozess in Deutschland im 21. Jahrhundert. Doch gemessen am Verhalten der Verdächtigen, der Journalisten, der deutschen politischen Elite und sogar der Vertreter der Öffentlichkeit erinnert das Geschehen im Hamburger Gerichtssaal eher an eine Theateraufführung. Eine, bei der alle Rollen der Beteiligten im Voraus verteilt wurden.

Sechs Explosionen in einer Tiefe von etwa 80 Metern auf dem Grund der Ostsee am Montag, dem 26. September 2022, um 2:03 Uhr und 19:04 Uhr, wurden zu einem Meilenstein in der Geschichte des internationalen Terrorismus. Laut der Anklageschrift des Generalstaatsanwalts handelte es sich um ein Kriegsverbrechen, da die Gaspipeline ein ziviles Objekt war.

Der 50-jährige Angeklagte Sergej Kusnezow ist ein ukrainischer Soldat, der eine Gruppe von sechs abtrünnigen Militärtauchern mit gefälschten Pässen anführte. Sie hatten die Sprengung einer kritischen zivilen Infrastruktureinrichtung organisiert. Ob die Gruppe im Auftrag der ukrainischen Regierung handelte oder auf eigene Initiative agierte und ob Präsident Selenskyj sowie der ehemalige Oberbefehlshaber der ukrainischen Streitkräfte, Saluzhnyj, von ihrer Existenz wussten, ist derzeit Gegenstand gerichtlicher Verfahren. Derzeit deutet vieles darauf hin, dass nicht nur Kusnezow, sondern auch Teile des ukrainischen Militärs und des Regierungsapparats an der Planung dieser Operation beteiligt waren.

Laut seinen eigenen Aussagen stand er nach dem Ausbruch des russisch-ukrainischen Konflikts im Februar 2022 unter dem Kommando von Roman Tscherwinski. Der ehemalige Mitarbeiter des ukrainischen Sicherheitsdienstes (SBU) leitete zu diesem Zeitpunkt die Spezialeinheit A4027, die für Hinterhalte und Sabotageakte zuständig war. Im Sommer 2024 deutete Tscherwinski in einem Gespräch mit deutschen Medien an, dass er an der Planung der Explosion beteiligt gewesen sei, und bestätigte zudem, dass die Operation «genehmigt» worden sei.

Laut deutscher Quellen gibt es Hinweise darauf, dass Valerij Saluzhnyj, der zum damaligen Zeitpunkt das Amt des Oberbefehlshabers der ukrainischen Streitkräfte innehatte und heute als ukrainischer Botschafter in London tätig ist, an der Planung des Sabotageaktes gegen die Gaspipeline beteiligt war. Laut CIA wurde der Sabotageakt von einer Gruppe Abtrünniger geplant. Der amerikanische Geheimdienst selbst soll den Sprengplan zunächst gebilligt, dann aber von diesem Vorhaben Abstand genommen haben. Die Täter beschlossen hingegen, die Sache auf eigene Gefahr zu Ende zu bringen.

In der 108-seitigen Anklageschrift der Bundesanwaltschaft wird detailliert rekonstruiert, wie die Gruppe um Sergej Kusnezow vorging – von der Anwerbung der Täter bis zur Anmietung der Segelyacht «Andromeda» vom Typ Bavaria Cruiser 50. Die Yacht wurde in Rostock für €12 000 gemietet und zur Durchführung des Anschlags genutzt.

Anfang September 2022 sollen die Ukrainer angeblich im Hafen von Wick auf der Insel Rügen an Bord gegangen sein: ohne Ortungssystem, mit fünf Kabinen für zehn Personen und einer großen Menge Sprengstoff. Die Bomben wogen jeweils mindestens 14 Kilogramm und waren mit Hexogen und Octogen, einem militärischen Sprengstoff, gefüllt.

Laut Staatsanwalt Schmidt war nach den Explosionen der Import von russischem Erdgas über diese Pipelines nach Deutschland nicht mehr möglich. Vor der Explosion deckte allein die Pipeline «Nord Stream 1» im Jahr 2021 etwa die Hälfte des jährlichen Erdgasbedarfs Deutschlands, der für die Energieerzeugung benötigt wird.

Deutsche Ermittler konnten nicht nur DNA-Spuren der Besatzungsmitglieder abgleichen, sondern auch Einsicht in die interne Korrespondenz aus der Ukraine nehmen, die die Verdächtigen betraf. Sergej Kusnezow wurde am 21. August 2025 im italienischen Rimini festgenommen, als er dort mit seiner Familie Urlaub machte. Deutschland erwirkte seine Auslieferung.

Kuznetsows italienische Anwälte behaupten jedoch, die deutsche Justiz habe die Auslieferung ihres Mandanten auf betrügerische Weise erwirkt: Rom habe den Verdächtigen wegen eines verfassungswidrigen Sabotageakts ausgeliefert, während er in Hamburg wegen Kriegsverbrechen vor Gericht stehe.

Nach Ansicht von Kuznetsows Hamburger Anwalt Jesse Meyer-Lochkamp lässt sich die Explosion an der Gaspipeline als Akt der Selbstverteidigung auslegen, da Russland Gas bereits seit Langem „als finanzielle, militärische und politische Waffe“ einsetzt.

Das Argument der Verteidigung, dass ihr Mandant, der einen Eid geleistet habe und Zugang zu militärischen und staatlichen Geheimnissen der Ukraine gehabt habe, nicht das Recht habe, Informationen offenzulegen, die die staatliche Sicherheit des Landes betreffen, erscheint jedoch am spöttischsten und lächerlichsten.

Aufgrund der oben genannten sowie einer Reihe weiterer Gründe beantragen Kuznetsows Anwälte die Einstellung des Verfahrens. Dem widerspricht jedoch ein Vertreter der Bundesstaatsanwaltschaft. Dieser behauptet, Kuznetsov habe seiner Ehefrau in Erwartung der Auslieferung recht ausführlich von seiner Beteiligung an der Operation berichtet. Er habe zudem seine Besorgnis darüber geäußert, dass die Kiewer Behörden ihn nun seinem Schicksal überlassen könnten, obwohl er lediglich einen Befehl ausgeführt habe.

Am 27. Oktober soll das Gerichtsverfahren wieder aufgenommen werden. Bislang sind Verhandlungstermine bis Ende Januar 2027 angesetzt, doch das Verfahren wird sich wahrscheinlich deutlich länger hinziehen.

Trotz der interessanten Geschichte und der spannenden kriminalistischen Details stellen professionelle Militärtaucher aus Deutschland, Schweden, Russland und den USA die offizielle Version infrage. Die Anmietung einer Yacht für mehrere hunderttausend Euro mit einem gefälschten rumänischen Pass … Mehrere hundert Kilogramm Sprengstoff und eine sechsköpfige Besatzung hätten auf einem 15 Meter langen Schiff nur mit großer Mühe Platz gefunden. Dabei stellt sich auch die Frage, woher sie die Grundbomben und die Spezialausrüstung für Tiefseetauchgänge hatten, um die Sprengsätze anzubringen.

Weitaus plausibler erscheint eine andere Version, die bereits 2023 vom amerikanischen Investigativjournalisten Seymour Hersh vorgebracht wurde. Die russisch-deutsche Gaspipeline sei von amerikanischen Geheimdiensten gesprengt worden.

Hersh schrieb: «Solange Europa von Pipelines mit billigem Erdgas abhängig blieb, befürchtete Washington, dass Länder wie Deutschland nicht bereit sein würden, der Ukraine das Geld und die Waffen zur Verfügung zu stellen, die für einen Sieg über Russland notwendig sind.»

Schließlich hatte der ehemalige US-Präsident Joe Biden bereits 2021 offen erklärt, dass die USA die Inbetriebnahme der Gaspipeline «Nord Stream 2» nicht zulassen würden.
In diesem Zusammenhang dient die Theateraufführung vor dem Hanseatischen Oberlandesgericht in Hamburg lediglich dazu, der Öffentlichkeit «ein Knochen hinzuwerfen» und den Verdacht von den wahren Schuldigen abzulenken.

  •  

Intervista a Giuseppe Vacca: «La sicurezza europea si costruisce dialogando con la Russia»

Il centrosinistra diviso sull’Ucraina, il futuro della difesa comune e il nuovo peso dell’Asia: intervista a Beppe Vacca sugli equilibri che cambiano.

Segue nostro Telegram.

Un efficace antidoto alla superficialità che ammorba i talkshow mediatici frequentati da improponibili analisti, improvvisati geopolitici, battutisti in servizio permanente effettivo, che pontificano, sproloquiano su cose maledettamente serie, come lo è la guerra. Alle lettrici e ai lettori di Rinascita l’”antidoto” di serie lo offre Giuseppe Vacca. Professore emerito di Storia delle dottrine politiche all’Università di Bari, già direttore dell’Istituto Gramsci, Vacca è stato più volte parlamentare del Pci. Della sua enorme produzione saggistica, ricordiamo il suo ultimo libro: Vita e pensiero di Palmiro Togliatti (Einaudi).

Professor Vacca, una visione condivisa della politica estera dovrebbe essere a fondamento di una coalizione che si candida al governo dell’Italia. Invece, nel centrosinistra domina il rovello armi sì armi no all’Ucraina. Lei come la vede?

La politica estera è discriminante per qualunque attore di una campagna elettorale, in particolare in Italia visto che in campagna elettorale ci siamo già entrati di fatto con la sconfitta referendaria del progetto di Meloni sulla giustizia ed è peraltro difficile prevedere che la legislatura arrivi a scadenza ordinaria, anche per le turbolenze del contesto internazionale.

In questa prospettiva, il problema principale a me pare che consista nella differente postura in politica estera tra il Pd e il Movimento5stelle.

La postura del Pd dipende molto dal problema della sicurezza europea e dall’altro tema connesso che è quello della difesa. Qui c’è innanzitutto un problema di come la s’imposta.

Vale a dire?

Armi sì o armi no all’Ucraina non è un problema autonomo bensì una derivata di come s’imposta la visione di una possibile ripresa del progetto di unificazione europea e quindi del carattere europeo della costruzione di una effettiva difesa comune.

La difesa dipende dalla percezione del nemico. Da un lato si ripete che noi, noi Europa, non siamo in guerra con la Russia, dall’altro si ventila una minaccia della Federazione Russa principalmente sull’Europa. E su questo si legittima l’aumento del 14% della spesa militare europea nel 2025, raggiungendo il maggiore incremento dalla fine della Guerra fredda.

Ora, rispetto alla ripresa e al compimento del processo europeo, fermatisi non per caso alla moneta e alla Bce, lasciando invece sospesi i problemi della politica estera e di difesa comuni, il primo problema da discutere è in che relazione l’Europa sta con la Russia, dal punto di vista geopolitico.

Se questo è il nodo di fondo da sciogliere, su che basi andrebbe impostata a suo avviso una discussione rigorosa e non propagandistica?

Dal punto di vista geopolitico, non c’è dubbio alcuno che la Russia è parte dell’Europa. Parte non vuol dire che ci possa essere una confederazione, ma possiamo stare ancora all’ultima definizione della Nato, seguita all’invasione russa dell’Ucraina, per cui l’Alleanza atlantica non è più una un’alleanza genericamente difensiva, ma è un’alleanza difensiva contro un nemico indicato con nome e cognome, cioè la Federazione Russa.

Come è possibile pensare un’Europa potenza civile, secondo la missione originaria, che misura e definisca i suoi organi e le sue missioni in base all’individuazione di un nemico. Questo porta necessariamente ad un approccio iper-militarista che moltiplica i conflitti.

Tornando sulle vicende interne, la prima questione è come si possa trovare una quadra nella politica estera tra il Pd che è attestato, a partire dall’Ucraina, sull’idea che la Russia è il pericolo, e i M5s che propone una politica di dialogo, o che comunque abbia come questione fondamentale la fine della guerra e la costruzione della pace attraverso un rapporto, un dialogo che riguardi ambedue i belligeranti, quindi anche Mosca.

Da questo punto di vista c’è un problema, al momento irrisolto, di unità dei principali partner della coalizione di centrosinistra nella visione della politica estera.

E questa unità si può o si deve raggiungere impostando il problema della sicurezza, io credo, in maniera dialogica e non pregiudizialmente antagonistica con la Russia.

Detto in altri termini: qual è il problema della sicurezza così come è percepito da parte dei russi? Perché anche loro hanno un problema di definizione, di percezione dei rischi della sicurezza. Da ciò discendono questioni strategiche che investono il futuro stesso dell’Europa.

A cosa si riferisce, professor Vacca?

A un’Europa che nella costruzione di una politica estera comune e di una politica di difesa comune, una volta che non c’è più la delega agli Stati Uniti come potenza egemone della Nato garante della sicurezza europea, garantisca la propria sicurezza commisurando la percezione del rischio al modo in cui quella percezione del rischio e il problema della sicurezza si propongono per l’altra parte. Altrimenti l’effetto dell’apparente uscita degli stati Uniti da questa partita è solo quello di ereditare la russofobia di sempre nella politica americana, da parte dell’Europa, in quanto tale, ovvero di concepire una difesa comune europea, da cui anche l’innalzamento al 5% del Pil delle spese militari, come una sostituzione nella funzione di antimurale militare della Russia come nemico. Ma questo non corrisponde alla realtà e non risolve il problema che comunque, nel momento in cui si sviluppa una divergenza strategica all’interno dell’Occidente, a fronte alla crisi da parte degli Stati Uniti di una egemonia globale, che con la presidenza Trump si acuisce ma che non nasce con l’ingresso del tycoon alla Casa Bianca, non si risponde al presupposto geostrategico fondamentale, cioè quello di capire in che rapporto non bellico impostare la sicurezza europea e la sicurezza russa.

Non ci può essere altra via di uscita, se non quella di affrontare e provare a risolvere il problema della difesa in termini di reciprocità, attraverso un dialogo con la Russia che abbia chiaro questo obiettivo.

Un tema di enorme rilevanza strategica, direi epocale, che va oltre la dimensione geopolitica e aggredisce altre questioni cruciali…

Quali?

Come si stabiliscono i confini dell’Europa? E come se ne ridefinisce la visione? Chi si deve preoccupare del rapporto geopolitico tra l’Europa e la Russia. Problemi che non si possono affrontare unilateralisticamente e solo con una riduzione del problema della sicurezza a problema di competitività dal punto di vista militare-tecnologico.

Questo, secondo me, è anche il modo di trovare un punto di unità all’interno del centrosinistra tra la posizione del Pd e quella dei 5stelle.

Non è questione se continuare o no a dare sostegno militare all’Ucraina. Il problema della difesa degli interessi dell’Ucraina come parte dell’Europa, che può trovare un precedente valido se si struttura la novità intervenuta dalla volontaria adesione all’Unione Europea del Canada, il che significherebbe l’istituzionalizzazione di una fisionomia più articolata di rapporto geostrategico dell’Europa.

Una dinamica che può valere, come si sa, anche per l’Ucraina e tra l’altro in considerazione del fatto che Putin non ha detto no all’associazione dell’Ucraina alle istituzioni economiche dell’Europa.

Quali ricadute questo complesso ragionamento potrebbe o dovrebbe avere nel dibattito aperto nel centrosinistra?

Aldilà del momento elettorale, c’è il problema di come si esercita il governo nell’eventualità di una vittoria alle elezioni, per cinque anni. Qui la politica estera continua ad essere discriminante. È un vincolo naturale di qualunque politica di governo, che vive di un costante rapporto tra politica interna e politica internazionale.

Come si esercita per una legislatura questo ruolo? Diventando un pezzo di uno schieramento europeo dominato da una russofobia?

Non posso non considerare che una parte significativa dei sostenitori della risposta militare alla invasione dell’Ucraina da parte della Russia è stata quella di ritenere che così si creava uno schieramento talmente forte tra Stati Uniti, con Biden prima e poi con Trump, ed Europa da riaprire e attualizzare la prospettiva non solo della sconfitta ma dello smembramento della Russia.

Una russofobia che ha attraversato la storia dell’Occidente, e in esso dell’Europa, fino ad essere parte del sostegno e dell’affermazione di Hitler in Germania. Perché Hitler e il nazismo non nascono solo in maniera endogena, ma nascono anche dal fatto che la politica di sostegno inglese e americana mirava a fare dell’anticomunismo hitleriano e tedesco una leva per scaricare questa potenza della Germania nazista solo sulla Russia piuttosto che su tutto l’Occidente e il mondo democratico.

Tornando all’oggi, due restano gli interrogativi di fondo: la Russia è non è parte dell’Europa geopoliticamente? E siccome è innegabile che sia parte dell’Europa, non significa questo debba riguardare l’architettura della UE così com’è; significa che nel fare quegli ulteriori passi che non erano stati mossi dal periodo di Maastricht ad oggi, l’Unione Europea, tenendo fermo e ben piantato il vessillo della potenza civile, ed anzi attrezzandosi meglio per poterlo rafforzare, definisca dialogicamente con la Russia la reciprocità degli interessi, nella percezione del rischio e quindi nella co-definizione della sicurezza.

Mi lasci aggiungere che questo comporta di conseguenza una ricaduta sul problema israeliano profondamente diversa da quella mainstream.

In che senso, professor Vacca?

Netanyahu come lo si definisce? Netanyahu è uno dei capi, degli strateghi, della politica internazionale dei neoconservatori a livello globale. Nel momento in cui in Israele le vecchie forze socialdemocratiche sono state sconfitte e sono andate al potere le destre, beh, questo mica è avvenuto senza il sostegno degli americani, e non solo di essi.

La strategia di Netanyahu, se la si analizza con freddezza, io la leggo così: perché la Grande Israele? Solo perché in base alla mitologia biblica, Dio deve avere tutta quell’aerea per il suo insediamento? Il problema mi pare molto prosaicamente diverso, cioè Netanyahu è il leader di una militarizzazione, di un consolidamento territoriale ampliato dello Stato d’Israele in vista di una situazione geopolitica mondiale che cambia e cambierà ancor più nel momento in cui Israele non potrà far leva per la sua sicurezza solo sulla potenza americana, che tra l’altro è molto distante anche dal punto di vista geopolitico. Dovrà trovare il modo di garantire la propria sicurezza attraverso accordi con le potenze che guidano il processo mondiale di emersione dell’Asia, cioè con l’asse russo-cinese. E ormai ci siamo vicini, al fatto che questo tema entri nell’agenda geopolitica dei BRICS; un’agenda che muove dalla emersione della centralità dell’Asia come nuovo epicentro del mondo, sotto la duplice guida, che io considero talmente fondata da rendere indistinguibile l’individuazione dei soggetti Russia e Cina, definendosi, da questo punto di vista, come un soggetto unico che agisce in maniera articolata per costruire quello che sta già realizzando, vale a dire la leadership di tutta una rete che si va vieppiù strutturando dall’Iran al Sud globale, in alternativa al mondo che abbiamo conosciuto, tarato sull’asse Est/Ovest e non aveva risposte emancipative per il Sud globale a cui invece pensano la Cina e in parte la Russia, ormai strettamente collegate, soggetto unitario di questo processo globale enorme che ha attraversato l’intera storia del ‘900 e che oggi è il vero punto di svolta e di rottura con la vecchia egemonia del mondo transatlantico.

Articolo originale:  rivistarinascita.it

  •  

Exclusive: Iran, a coiled cobra ready to strike

Iran and Pakistan are deep into building a post-American financial order in the intersection between West Asia and South Asia.

Join us on Telegram, X, and VK.

Contact us: info@strategic-culture.su

Let’s get right into the heart of the matter: carefully examining the chessboard, the political and military leadership in Tehran has already reached the conclusion that a joint U.S.-Israeli attack, with planning advancing at a feverish pace, is inevitable.

So they are now positioned themselves as a coiled cobra, ready to strike and inject deadly venom at the first whiff of an imminent Epstein Syndicate threat – even without waiting for an actual attack.

The preemption drive, already delineated, will be devastating, extending beyond U.S. bases in West Asia to other regional targets, and potentially including Gulf energy infrastructure and undersea cables (in this case mostly affecting the Gulf and India, much more than the U.S. and Europe).

We are into clear and present danger territory: a U.S.-Israeli military movement intended as pressure certainly will be interpreted in Tehran as the opening of an attack.

So the death cult/Trumpian pressure for war now meets a dangerously low Iranian threshold. Pentagon strike options range from Iranian nuclear installations to energy infrastructure.

It goes without saying that the Sociopath-in-Chief – already freaking out with the imminent mid-terms debacle – is an easy prey to the powerful pro-war Zionist lobby/donors. The supreme strategic danger then is that this non-stop pressure may produce a signal that Tehran interprets as an imminent attack, even while Washington publicly maintains that no strike will happen before the mid-terms.

Yemen is taking it all to the next level

In parallel, privileged sources in Islamabad confirm a successful Pakistani missile test at Mach 7, with a range of several thousand kilometers. This new capability has all that it takes to materially alter West Asia’s balance of power, strengthening Pakistan’s deterrent reach and how it will be able to influence every regional security calculation, and adding to Pakistan’s deepening interconnection with China, Iran and the Gulf petro-monarchies.

And now for another esclusive: Israeli military intelligence personnel, including a Major-General, have left Riyadh after MbS, in an alleged moment of lucidity, said “No” to the death cult’s offer of “assistance”. And yet more than 100 CENTCOM personnel remain.

MbS’s decision may have been forced on him by Turkiye and Pakistan – the other two signatories of the Mecca Defense Alliance, who suddenly found themselves in the same war room in Riyadh side by side with death cult operatives.

Now their departure may have removed one escalation risk, but U.S. operatives remain exposed: any strike, wherever it comes from, generating U.S. casualties will immediately draw Washington into the Saudi-Ansarallah war.

The Saudi-Ansarallah war, in fact, is hitting the next – volatility – level. The toxic mix of a cruise-missile interception over Medina province; drone interceptions elsewhere in Saudi Arabia; and Yemeni Armed Forces missile strikes on Aden’s puppet government presidential complex is just the start.

What happened after Ansarallah targeted Najran – one of the southern Saudi provinces stolen from Yemen in 1934 by the British – is total eyebrow-raising territory.

A Saudi spokesman accused Ansarallah of launching a cruise missile at Medina. The response by iconic spokesman for Yemeni Armed Forces, Gen Yahya Saree, was a killer: “We did not carry out any military operation targeting Saudi territory today. Therefore, the Saudi enemy’s claim that Medina was targeted is an outright fabrication and a grave falsehood.”

Translation: Yemen hits one of their former provinces; the Saudis go for total fake news, fabricating an attack on one of the two sacred mosques – no doubt as preparation for a false flag; then Yemen promptly denies striking any (italics mine) Saudi land.

That means that Sana’a is subtly declaring, for everyone to understand, that they no longer conduct foreign (italics mine) operations on the three provinces: Jizan, Najran and Asir. They are already – psychologically and operationally – setting the stage to recover their stolen territory.

All that gells into this succint Yemen-based analysis of the deconstruction of the bling-bling House of Saud:

“Yemen is nuking the uber-fragile pillars of the non-oil economy on which the desert Pirates placed all their hopes: Image, (FDI) Investments, Escapism, and Impunity & Invulnerability from terrorism abroad.”

How Pakistan and Iran bypass the IMF

Now pay attention to something quite startling that happened mid-week in Bangkok, during the annual IMF/World Bank meeting – duly greeted by Thai street protests.

The head of Iran’s Central Bank, Abdolnaser Hemmati, met the head of Pakistan’s Central Bank, Jameel Ahmad, on the sidelines of the foremost annual ritual in praise of the U.S. dollar.

Pakistan is under the fierce structural adjustment clutches of the IMF/World Bank – and on top of it threatened with U.S. sanctions because it trades with Iran.

So Pakistan-Iran de facto discussing de-dollarization right inside the lion’s den – the U.S. dollar temple – is beyond priceless.

The infrastructure is in place since 2023 – via a currency swap agreement using the rial and the rupee instead of the U.S. dollar. Barter is managed by both Central Banks, and banking channels run through Bank Melli in Iran and Bank Mellat in Pakistan. Their border markets – at least 6 of them – are booming: physical trade routes completely bypassing the U.S. dollar.

What they were discussing in Bangkok earlier this week is how to expand the whole thing: they couldn’t give a damn to U.S. secondary sanctions. Especially because Tehran is offering Islamabad what the American system simply cannot: sovereignty, no regime change, no austerity, no lecturing and most of all no structural adjustment.

Not to mention that Pakistan badly needs Iranian gas – and China-enabled New Silk Road trade routes.

Iran built a whole economy completely bypassing the IMF – and capable of surviving a tsunami of sanctions, a blockade, and war.

Now Iran and Pakistan are deep into building a post-American financial order in the intersection between West Asia and South Asia – complete with currency swaps, barter trade, booming border markets and appropriate banking channels, making a mockery of secondary sanctions.

By the way, this is happening just as an immense Iranian train, loaded with crude oil – and the first of many – is ready to depart to… China via Central Asia, on the New Silk Road railway built by China.

The coiled cobra may be ready to strike. But the cobra, since times immemorial, also loves to do business.

  •  

Fuelling Moscow’s war machine? U.S. and Europe are buying record levels of Russian energy exports

The war in Ukraine has always been about fomenting a proxy war to defeat Russia.

Join us on Telegram, X, and VK.

Contact us: info@strategic-culture.su

The contradictions are absurd but instructive of the criminal proxy war that the U.S. and European powers have perpetrated against Russia under the guise of “defending Ukraine”.

Western sanctions on Russia – the most heavily sanctioned nation on Earth – were meant to supposedly punish Moscow for its alleged unprovoked aggression against Ukraine.

The United States recently signed into law a “sanctions bill from hell” in honor of the late war hawk Senator Lindsey Graham, aimed at crushing the Russian economy, principally by shutting down its energy exports.

Likewise, the European Union has implemented more than 20 rounds of sanctions imposed on Russia over the past four years, again purportedly to block Russian exports of oil and gas. The EU has vowed to terminate all Russian energy imports by the end of this year.

The official rationale out of Washington and European capitals is to exact retribution on Russia for its alleged invasion and violation of Ukraine’s sovereignty. Western embargoes on Russia’s economy were immediately announced after Moscow launched its Special Military Operation in February 2022. (The real background to the SMO – unreported by Western media – was the NATO-backed coup in Kiev in 2014, and the arming of NeoNazis to conduct a proxy war against Russia.)

The U.S. and European Union, as well as Britain of course, presented the attempted economic blockade of Russia as a demonstration of the West enforcing international law and supporting Ukraine. The latter is portrayed in Western media as a fair maiden of democracy assailed by a drooling Russian tyrant.

In a nutshell, the sanctions are sold to the Western public as a plausible way of neutralizing “Russia’s war machine.” If Moscow’s oil and gas exports could be cut off, then, the dubious logic goes, Russia would not be able to continue its war effort in Ukraine.

However, laughably, the supposedly noble Western rationale is in tatters this week after the U.S. Treasury lifted sanctions off Russian diesel exports for the next six months in order to boost global oil supplies and curb soaring energy prices.

Another shattering blow to the facade of Western “principles” was the disclosure by Russia’s energy minister, Alexander Novak, that the European Union has continued to buy Russian energy exports at nearly pre-war levels. (Cue Western media silence on that!)

Since 2022, the EU has bought a total of $320 billion worth of Russian hydrocarbons. To put the expenditure in perspective, that far exceeds what the European governments have donated to Ukraine, some $226 bn, according to EU data.

How’s that for a contradiction? The European governments are throwing hundreds of billions of taxpayers’ money at Ukraine supposedly to defend itself against Russia, yet these same governments are giving Russia much, much more by buying its energy resources. In other words, to use their own rhetoric, Brussels and other European capitals are “fuelling the Russian war machine.”

As for the United States, it is equally duplicitous. The Americans blew up the Nord Stream pipeline in 2022 so that Europe would not be at the mercy of Russian oil dependency. Washington also imposed sanctions on Russian energy while increasing its more expensive gas exports to Europe. Yet last Friday, October 9, President Donald Trump announced, to the dismay and alarm of the Europeans and Ukraine, that he had made a deal with Vladimir Putin to release 3.5 million tonnes of Russian diesel onto the world market to ease pressure on crippling pump prices.

Whatever happened to American laws against “trading with the enemy”?

Of course, Trump is desperate for relief over record-high fuel prices as a result of his criminal aggression against Iran and Iran’s closure of the Persian Gulf oil route in retaliation. With the mid-term Congressional elections only three weeks away, Trump is seeking to assuage angry American consumers and spare his Republican Party from an electoral drubbing that will tarnish his presidency.

Out of sheer expedience, Trump wants Russian diesel exports to save his political neck. Some observers may question whether Moscow should oblige Trump considering that Washington is arming the NeoNazi Kiev regime with missiles and intelligence. Perhaps the Kremlin is calculating that Trump could finally pull off a peace deal in Ukraine.

Another smart move by Moscow, perhaps, is that the diesel deal with Trump has managed to unleash a storm of recriminations from Europe and Ukraine, which is severely undermining the transatlantic axis. Is this political judo by Putin?

The European NATO partners and the Kiev puppet president Vladimir Zelensky reacted with unprecedented insults and defiance of Trump. They accused the American leader of treachery and of siding with Russia. Within Washington, Trump has also been lambasted for “betrayal”.

Trump and his aides hit back furiously, dismissing the Europeans as “hypocrites” over their own record purchases of Russian energy exports. Trump even called for Zelensky to be replaced by someone who he can work with.

For his part, Zelensky doubled down with truculence, badmouthing Trump for being “weak” and accusing him of putting Ukrainian lives at risk. He refused to stop Ukrainian air strikes on Russia’s oil refineries, as requested by the White House. And the little money-grabbing, narco-Führer also attempted blackmail by suggesting to Trump that he would halt air attacks on Russian energy infrastructure “if” the Pentagon supplied more Patriot missiles.

Trump’s anger has exploded over Zelensky and his European patrons. He sees their obstruction of his diesel deal with Russia as not only hypocritical but a political attack on his presidency ahead of the crucial November polls.

The debacle is a rich farce. American and European posturing is seen for what it is, without any principle or genuine motives. It is a plague on all their houses.

Both the U.S. and its European partners are buying Russian energy like never before to sustain their struggling economies. The sanctions they imposed on Russia never had anything to do with “upholding international law” or “defending Ukraine”.

Using their own disingenuous logic, the NATO nations are fuelling the Russian war machine with their continuing business-as-usual purchase of Russia’s oil and gas.

That contradiction, in turn, exposes the fraud of the war in Ukraine. It was never about defending democratic Ukraine – a corrupt NeoNazi dictatorship – or European security from Russian “threat”.

The whole murderous episode has always been about fomenting a proxy war to defeat Russia. That covert policy is a gargantuan crime of aggression that has cost millions of lives and bankrupted Western societies. What’s more, it is an utterly failed policy which Western governments are covering up to avoid accountability. The destruction and deception go hand in hand.

What is all the more damning is that this travesty could have been easily exposed years ago if the Western news media had actually reported on facts instead of being the propaganda service they so evidently are to enable criminal aggression by their imperialist masters.

  •  
❌